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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble jusqu'à midi avec nos éditorialistes qui vont nous rejoindre dans quelques instants.
00:00:07Ulysse Gosset, Lucie Robquin et Jérémy Trottin pour la politique avec un sommaire qui est particulièrement riche et chargé ce matin.
00:00:14Il y a d'abord cette tempête qui est en train de traverser la France avec des vents qui dépassent les 160 km heure ce matin du côté de la Normandie.
00:00:23Et il y a du monde là-bas parce qu'évidemment on est en période de vacances de la Toussaint.
00:00:27Les côtes de la Manche et de l'Atlantique sont battues par cette tempête.
00:00:30Nous verrons s'il y a des premiers ligats et comment ces intempéries vont évoluer dans la journée.
00:00:34Également au sommaire une vidéo exceptionnelle sur le cambriolage du Louvre.
00:00:39Vous allez voir les voleurs filmés sur leur nacelle pendant la redescente.
00:00:45C'est juste après le cambriolage.
00:00:47Vous verrez ce document qui est vraiment étonnant avec ensuite la tentative d'incendier le véhicule.
00:00:54Et puis la fuite à scooter sur ce moment avec cette vidéo que nous vous montrerons.
00:00:58Enfin la femme qui a été séquestrée pendant 5 ans.
00:01:01Nous serons devant le pavillon où tout s'est passé.
00:01:02Les voisins sont sous le choc.
00:01:04Vous entendrez le compagnon de la principale suspecte.
00:01:08Notre équipe est allée taper à sa porte il y a quelques heures.
00:01:12Voilà c'est parti pour 2h de direct.
00:01:13Et on commence comme chaque jour par un journal complet présenté par Pauline Pioche.
00:01:28Bonjour Pauline.
00:01:30Alors la tempête évidemment c'est le titre numéro 1 de l'actualité ce matin en France.
00:01:34Soyez prudents il y aura encore 19 départements qui sont en vigilance orange.
00:01:38Du nord à l'accord, certaines rafales de Vornes sont vraiment très impressionnantes.
00:01:42Attention également aux très fortes vagues du côté des Londres, de la Gironde.
00:01:46De nombreuses plages sont interdites d'accès dans plusieurs régions.
00:01:50Par mesure de sécurité, les TER ne circulent pas aujourd'hui.
00:01:54On prend la direction justement de la Charente-Maritime.
00:01:57Bonjour Thomas Irmant.
00:01:58Ce chiffre reste impressionnant.
00:02:00142 km enregistrés au niveau de l'île de Ré.
00:02:03Oui et même regardez, 119 km heure mesurés ce matin à La Rochelle.
00:02:09C'est un record pour un mois d'octobre.
00:02:11Regardez ici nous sommes à l'intérieur d'un garage automobile.
00:02:15Regardez le plafond.
00:02:16Ces plaques de plate se sont effondrées par la force du vent.
00:02:21On a relevé 90 km par heure.
00:02:23Vous allez me dire que ce n'est pas grand chose.
00:02:24Mais regardez les dégâts à l'intérieur de ce garage automobile.
00:02:27Une vitre a également été soufflée.
00:02:29Et puis on va vous montrer maintenant à l'extérieur de ce garage.
00:02:33C'est une partie de la façade de Tôles qui s'est envolée par la force du vent.
00:02:37Nous avons repéré de nombreux dégâts depuis ce matin.
00:02:40Notamment des chutes d'arbres sur les axes secondaires.
00:02:42Beaucoup de prudence sur les différents axes routiers.
00:02:44Je termine sur la circulation des trains.
00:02:46Une vingtaine de lignes en Nouvelle-Aquitaine sont supprimées.
00:02:49Ainsi que le TGV La Rochelle-Paris supprimé toute la journée.
00:02:53Voilà, on voit les tout premiers dégâts.
00:02:54Grâce à vous Thomas, merci beaucoup.
00:02:55Vous êtes avec Corentin Guistot pour les images.
00:02:58Autre actualité ce matin, Pauline, les suites de cette affaire terrible,
00:03:02affaire de séquestration en Loire-Atlantique, dans un village qui s'appelle Saint-Molphe.
00:03:06Une femme de 45 ans qui a été donc enfermée et torturée pendant 5 ans.
00:03:10Et son récit est corroboré par les enquêteurs.
00:03:12Les deux suspects qu'elle accuse sont une femme de 60 ans, un homme de 82 ans.
00:03:17Tous les deux sont mis en examen.
00:03:19D'après le procureur de Nantes, la victime vivait dans le garage de la maison.
00:03:23On voit ça ce matin avec Antoine Fernandez, Pierre-Emmanuel Bessé et Margot Visad.
00:03:27Lorsque nous l'interrogeons, l'homme de 82 ans reconnaît les faits, sans difficulté.
00:03:34On nous dit que vous séquestriez quelqu'un ?
00:03:39C'est exact, oui.
00:03:41Mise en examen et placée sous contrôle judiciaire.
00:03:43L'octogénaire est accusé d'avoir séquestré et violenté une femme pendant 5 années.
00:03:47Le suspect vit avec une femme de 60 ans, aussi mise en examen et actuellement en détention provisoire.
00:03:54Ils sont tous les deux suspectés de faits de séquestration avec torture ou actes de barbarie.
00:03:59C'était qui cette personne ?
00:04:01C'était une personne qui travaillait avec la dame qui est capitée ici.
00:04:06Elle avait des problèmes de couple et elles se sont toutes les deux rapprochées.
00:04:11Elles se sont brouillées toutes les deux et puis ça a pris des compromis.
00:04:17Et elle était enfermée dans le garage ?
00:04:20Oui.
00:04:20La victime de 45 ans, qui est parvenue à s'échapper la semaine dernière, est amégrie et en hypothermie.
00:04:27Durant ces cinq longues années, elle vivait recluse dans le garage, dormait sur un transat
00:04:32et a été sommée de faire ses besoins dans des sacs.
00:04:35Et vous, quand vous êtes arrivé, ça ne vous a pas paru étonnant ?
00:04:38Je l'ai eu. Je pourrais bien faire avec tout mon ami.
00:04:41Les deux suspects ont reconnu l'effet matériel, tout en les minimisant considérablement selon le procureur.
00:04:47La victime s'est vue fixer une incapacité totale de travail de 30 jours par le médecin légiste.
00:04:53Deuxième nuit de détention pour Nicolas Sarkozy.
00:04:57On imagine que ses avocats sont venus ce matin pour le paroloir, comme ils le font chaque jour.
00:05:02Mais ce qui frappe surtout, c'est qu'à peine était-il arrivé qu'il était déjà victime de menaces de mort.
00:05:06Et une enquête d'ailleurs est ouverte parce qu'une vidéo a été trouvée sur les réseaux sociaux
00:05:12dans laquelle effectivement l'ancien chef de l'État est menacé de mort.
00:05:16Bonjour Nicolas, vous vous trouvez ce matin pour BFM TV devant la prison de la santé.
00:05:21Ce qu'on sait, c'est que trois détenus ont été placés en garde à vue.
00:05:26Oui absolument, trois garde à vue qui ont donc été faites très rapidement après la découverte de cette vidéo.
00:05:32Vous l'avez dit, on parle d'une vidéo d'une trentaine de secondes
00:05:35qui est filmée depuis une cellule de la prison de la santé.
00:05:37On y voit de nuit la cour de la prison.
00:05:40On entend notamment des invectives à l'encontre de l'ancien président Nicolas Sarkozy,
00:05:44condamné et incarcéré ici pour association de malfaiteurs.
00:05:48Notamment, on lui demande de rendre l'argent.
00:05:50On dit, on va venger Kadhafi.
00:05:51Fin de citation.
00:05:52Des menaces donc qui ont été prises très au sérieux
00:05:54puisque la cellule de laquelle émanaient ces interpellations au président
00:05:59a été immédiatement repérée.
00:06:01Les trois occupants ont été placés en garde à vue
00:06:02et deux téléphones portables ont également été saisis par les enquêteurs.
00:06:08Merci beaucoup Nicolas.
00:06:10Vous êtes avec Léane Delabrière.
00:06:12La France est-elle en train de se préparer à une crise militaire majeure avec la Russie ?
00:06:18C'est une petite phrase du chef d'état-major qui fait froid dans le dos.
00:06:21Oui Julien, c'est ce qui ressort en fait de la commission de la défense d'hier.
00:06:24D'ailleurs, la loi de programmation militaire devrait être actualisée
00:06:27pour permettre une accélération du réarmement de la France.
00:06:30Le chef d'état-major des armées a notamment expliqué hier
00:06:33que les forces françaises doivent se tenir prêtes à un conflit généralisé.
00:06:37Fabien Mandon a insisté sur la menace russe.
00:06:40Donc on a des armées très conscientes, très prêtes,
00:06:45mais malgré tout, la perception aujourd'hui de la Russie,
00:06:48c'est que l'Europe collectivement est faible.
00:06:53Donc moi, le premier objectif que j'ai donné aux armées,
00:06:57c'est de se tenir prête à un choc dans 3-4 ans qui serait une forme de test.
00:07:05Peut-être que le test existe déjà sous des formes hybrides,
00:07:09mais peut-être plus violent.
00:07:10Voilà, ce qui inquiète particulièrement, c'est ce timing qu'il nous donne.
00:07:13Ulysse Gosset qui est à vos côtés nous dira tout à l'heure
00:07:14jusqu'à quel point il faut prendre cet avertissement du SEMA au sérieux.
00:07:18Une bonne nouvelle maintenant, la libération de Sofiane Seili.
00:07:22Il était incarcéré en Russie.
00:07:23Vous vous souvenez de ce cycliste qui avait été arrêté ?
00:07:26Oui, cycliste français, effectivement, qui était parti de Lisbonne début juillet.
00:07:29Il a été arrêté sur la route alors qu'il tentait de battre un record à vélo.
00:07:32Il a finalement été condamné à une amende pour franchissement illégal
00:07:36de la frontière dans l'extrême-orient russe.
00:07:37Il risquait jusqu'à deux ans de prison.
00:07:39Merci beaucoup, Pauline.
00:07:41Vous revenez à 11h pour un point complet sur l'information, notamment sur la tempête
00:07:45pour vous informer sur ce qui est en train de se passer sur la France avec cette tempête.
00:07:49Benjamin qui continue de s'abattre particulièrement sur l'ouest du pays.
00:07:54Toutes nos équipes sont mobilisées sur les côtes de la Manche ainsi que les côtes atlantiques.
00:07:59Et on voit, en regardant vos cheveux aux uns et aux autres, que ça continue de souffler très fort.
00:08:05Tiens, commençons par aller le voir du côté de la Gironde.
00:08:07C'est vous, Célia Vallée, qui avez eu le courage d'aller sur la plage ce matin
00:08:13et qui faites face à ces vagues de plus en plus hautes.
00:08:16Alors c'est vrai, Célia, qu'à la canon, on a l'habitude des grosses vagues.
00:08:19Mais enfin là, ça viendrait à l'idée de personne de prendre la planche de surf.
00:08:22Beaucoup de monde, oui, effectivement, sur le littoral, bien que les accès à la plage soient fermés.
00:08:30J'ai même rencontré des personnes qui sont venues prendre le petit déjeuner.
00:08:33Ils buvaient le café pas très loin du littoral.
00:08:36Alors la mairie et la préfecture rappellent qu'il faut rester prudent.
00:08:39Ils le savent, les personnes qu'on rencontre ce matin.
00:08:42Muriel, c'est votre cas. Vous faites votre promenade matinale.
00:08:45Vous êtes en vacances ici. Racontez-nous ce que vous avez vu ce matin.
00:08:48Eh bien, j'ai vu des super vagues. J'ai vu un littoral magnifique.
00:08:51Je suis habituée au littoral, mais un littoral comme ça, il faut venir le découvrir.
00:08:56C'est vraiment magnifique. Et on respire au moins. On respire.
00:08:59Vous me disiez que les tempêtes, vous connaissez, mais celle-là, elle est particulièrement impressionnante.
00:09:02Elle est particulièrement impressionnante parce que j'ai même vu des gens du coin qui m'ont dit
00:09:07que je n'ai pas pris le vélo parce que je savais que c'était dangereux.
00:09:10Donc ils ne sont pas habitués à une tempête aussi forte.
00:09:13Des photos, des vidéos, vous avez tout pris ce matin ?
00:09:15Ça y est, j'ai tout pris. J'ai tout dans la poche.
00:09:17Et je vais montrer à Saint-Nazaire ce que c'est la canot sous la forme de tempête.
00:09:20Merci beaucoup. Bonnes vacances alors.
00:09:23Il faut rester prudent évidemment. La mairie et la préfecture l'ont rappelé.
00:09:26Le vent ici, il est très fort. Il y a eu des rafales jusqu'à 132 km heure au Cap-Ferret à quelques kilomètres d'ici.
00:09:32Le vent, il est fort sur le littoral, mais il est également fort dans l'arrière-pays.
00:09:35Les services communaux restent vigilants parce qu'il y a beaucoup de forêts.
00:09:39Et ça pourrait fragiliser les pins et les arbres qu'il y a autour.
00:09:44Merci beaucoup Célia. Attention quand même, prudence, on ne cesse de le répéter.
00:09:49Sur les côtes, les plages sont interdites. Ça peut être dangereux.
00:09:53Virginie Hilson, c'est la côte atlantique justement qui est en première ligne ?
00:09:57Voilà exactement. C'est vrai que la tempête a démarré ce matin dans le nord-ouest.
00:10:02En premier plan, c'était la Bretagne, Pays de Loire et puis la Normandie.
00:10:05On a une brusse accélération du vent sur la Normandie ce matin.
00:10:08On a relevé à Fécamp par exemple une rafale à 160 km heure.
00:10:12Et puis c'était annoncé, c'est comme ça que la tempête devait évoluer.
00:10:15Ensuite, ce sont les côtes aquitaines qui y sont touchées.
00:10:18Donc avec des rafales de vent assez importantes en mesure par exemple 147 km heure dans les Landes.
00:10:24Donc une rafale qui a été relevée il y a à peine une heure entre 120 et 130 km heure aussi.
00:10:30Donc par exemple pour les Landes, 128 km heure au Cap Ferret.
00:10:34Donc oui, on a le phénomène de vague submersion.
00:10:38Donc la vigilance qui a été levée pour ces trois départements, la Gironde, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.
00:10:43Alors on est vraiment au cœur de l'événement pour la côte atlantique
00:10:46avec un pic attendu entre 6h et midi.
00:10:49Et ensuite, ça ira un petit peu mieux dans le courant de l'après-midi.
00:10:50Avec des dégâts qui commencent à se faire sentir.
00:10:53On l'a vu tout à l'heure dans le journal.
00:10:54Ce chiffre vient de tomber.
00:10:55Donc 100 000 foyers privés d'électricité.
00:10:58Julien Migaud-Muller nous en dira plus dans quelques instants sur l'ensemble des dégâts à ce stade.
00:11:04Sachez sur ces privations d'électricité que les régions principalement touchées sont la Nouvelle-Équitaine,
00:11:09la Franche-Comté et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
00:11:12Vous nous disiez, Virginie, que la tempête est arrivée par cette façade atlantique
00:11:17et qu'elle remonte, si j'ai bien compris, vers les côtes de la Manche et vers la Normandie.
00:11:21C'est d'ailleurs là que le vent a soufflé le plus fort.
00:11:24Depuis que cette tempête est arrivée, on a même dépassé les 160 km heure à Fécamp,
00:11:29ce qui est évidemment colossal.
00:11:30On va retrouver Aubert Guinamard à Fécamp.
00:11:33Est-ce que vous arrivez à tenir debout avec des rafales pareilles ?
00:11:35Écoutez, non, c'est difficile de tenir debout.
00:11:41On est sur le bord de mer.
00:11:42Il y a quelques touristes qui s'aventurent pour essayer de prendre quelques clichés.
00:11:46C'est des super clichés photos.
00:11:47En revanche, si on n'a pas de pluie sur l'écran de la caméra.
00:11:51Mais oui, sacré coup de vent ici à Fécamp.
00:11:53La maximale, et je tiens encore ma caméra pour ne pas qu'elle ne tombe,
00:11:56parce que ça souffle très fort.
00:11:57La maximale de rafales de vent, cette lumière enregistrée à 161 km heure.
00:12:02Le vent s'est levé dès 12h du matin ici à Fécamp.
00:12:06On annonce encore des gros coups de vent pour la matinée.
00:12:10Peu de dégâts, relativement peu de dégâts,
00:12:12parce que les focs en poids sont habitués à ces gros coups de vent.
00:12:15Peu de dégâts, mais en revanche, beaucoup de pluie,
00:12:17beaucoup de pluie qui tombe non-stop depuis 2h du matin.
00:12:20Et donc voilà, Fécamp avec relativement peu de dégâts.
00:12:23Quelques branches d'arbres qui sont tombées sur la route.
00:12:26Mais voilà, coup de vent assez fort ici à Fécamp.
00:12:30On voit que ça se poursuit. Merci beaucoup, Aubert.
00:12:33Virginie, est-ce qu'on peut dire que le pire est passé pour la Normandie ou pas ?
00:12:36Alors pas encore tout à fait.
00:12:38Ça va souffler encore assez fort au moins jusqu'à midi.
00:12:40Et puis ça va se calmer dans le courant de l'après-midi.
00:12:42Ensuite, on va surveiller les pluies,
00:12:44puisque en fait, cette dépression,
00:12:46enfin dans l'enroulement de cette dépression,
00:12:48on a aussi une perturbation très active avec des précipitations importantes
00:12:51qui pourront concerner le Nord-Ouest.
00:12:53Mais vraiment, ça ira mieux en deuxième partie de journée.
00:12:55Il y aura des précipitations dans l'intérieur des terres aussi.
00:12:58Voilà, exactement.
00:12:58Alors on a quand même deux départements qui sont placés en vigilance orange,
00:13:01donc pour pluie-inondation.
00:13:03On a le Cantal et la Corrèze aussi.
00:13:05Sur les contreforts du massif central, soyez très prudents.
00:13:08On attend vraiment de fortes pluies d'ici ce soir.
00:13:10Il est déjà tombé, donc beaucoup de pluie ces dernières 24 heures.
00:13:13Quasiment 100 mm par endroit.
00:13:15On en attend 30-40 mm encore d'ici ce soir.
00:13:18Sur les Alpes du Nord aussi,
00:13:19beaucoup de pluie avec des intensités horaires assez importantes,
00:13:2110-15 mm.
00:13:23Donc vraiment, vent et pluie sous surveillance ces prochaines heures.
00:13:26Et sur les vents, vous pensez qu'on dépassera les 161 ou bien c'est le maximum ?
00:13:30Ce n'est pas prévu.
00:13:30Ce n'est pas prévu.
00:13:31En tout cas, à l'intérieur des terres, on est plutôt entre 90-100 km heure.
00:13:34On peut dépasser les 100 km heure.
00:13:36C'est pour ça qu'on parle de tempête aussi.
00:13:38Et on va surveiller la Méditerranée
00:13:39puisque là, on attend une tempête de tramontagne
00:13:41parce qu'en fait, la tempête va vraiment se décaler
00:13:43un petit peu plus à l'est.
00:13:45Donc ça va souffler très fort cet après-midi,
00:13:47ainsi que du côté de la Corse.
00:13:48C'est pour ça que les deux départements de l'île de beauté
00:13:50sont aussi placés en vigilance orange.
00:13:52Oui, toutes les côtes sont concernées.
00:13:54Elle est impressionnante, cette image sur la plage des Sables d'Olonne
00:13:56avec le sable comme ça qui est déplacé par le vent.
00:13:59Et il y a aussi donc ces dégâts qui commencent à apparaître
00:14:01avec ce chiffre qui est assez impressionnant,
00:14:03qui est assez marqué de 100 000 foyers privés,
00:14:05à l'heure où on se parle, d'électricité.
00:14:08Julien Migomuller, pour les éclaireurs,
00:14:09nous donne l'ensemble des dégâts pour l'instant.
00:14:13Julien, quelles sont les principales conséquences matérielles ?
00:14:16Alors je vais vous parler des perturbations très concrètes pour vous
00:14:19si vous deviez prendre le train aujourd'hui.
00:14:21Déjà, un petit coup d'œil sur la Normandie.
00:14:24C'est quasiment l'arrêt total du trafic sur les lignes normandes.
00:14:27Seules quelques liaisons continuent de circuler.
00:14:29Les trains City entre Paris et Rouen, les Paris-Vernon,
00:14:31mais uniquement sur les trains que je vous ai affichés.
00:14:34Et selon les premières estimations,
00:14:36les perturbations pourraient encore se poursuivre demain matin.
00:14:39Ça ne s'arrête pas là.
00:14:40En Nouvelle-Aquitaine, cette fois-ci,
00:14:41de nombreuses lignes sont totalement interrompues,
00:14:44et cela sans substitution routière toute la journée.
00:14:48Bordeaux-La Rochelle notamment, Bordeaux-Andaille,
00:14:50ou encore Limoges-Poitiers.
00:14:52On part dans les pays de la Loire,
00:14:54où la situation est tout aussi compliquée.
00:14:56Le trafic est fortement perturbé
00:14:58dans les deux sens de circulation,
00:15:00sur la quasi-totalité des lignes TER.
00:15:03Vous les découvrez avec des suppressions à prévoir aussi
00:15:05en cours de journée,
00:15:06et des limitations de vitesse sur plusieurs axes.
00:15:08On prend la destination des Hauts-de-France.
00:15:11Maintenant, beaucoup d'annulations ce matin,
00:15:13toute la journée également.
00:15:15Arras-Saint-Paul notamment,
00:15:16supprimé Amiens-Compiègne,
00:15:19ou encore Beauvais-Creil.
00:15:20Et puis sur les trains qui circulent,
00:15:22la vitesse sera réduite à 70 km heure seulement.
00:15:25On va jeter un petit coup d'œil également
00:15:26à ce qui se passe dans le sud de la France,
00:15:28à Soufflefort également là-bas.
00:15:30La SNCF annule tous les TER entre Grasse et Cannes
00:15:33entre 14h et 17h,
00:15:35et il n'y aura aucune substitution routière.
00:15:37Et voilà donc pour ce Tour de France
00:15:40des perturbations ferroviaires.
00:15:41Merci beaucoup Julien.
00:15:42Vous continuez à surveiller évidemment
00:15:44les différentes informations pratiques
00:15:46qu'on peut vous donner en direct sur BFM TV.
00:15:49On voit que de très nombreuses régions sont touchées,
00:15:52et pas seulement celles qui se prennent
00:15:53la tempête de plein fouet si l'on peut dire.
00:15:56Principalement, on vient de le voir,
00:15:57les côtes atlantiques,
00:15:58mais aussi la Normandie.
00:15:59Direction justement la Manche avec Marie Roux.
00:16:03Où en est-on autour de vous Marie ?
00:16:05Eh bien écoutez, pour l'instant,
00:16:09la pluie s'est arrêtée,
00:16:10mais le vent souffle encore cette nuit.
00:16:12On a enregistré ici à Bernayville-Carteret
00:16:14des rafales qui allaient jusqu'à 135 km heure.
00:16:18On est avec M. le maire justement.
00:16:20Comment vous êtes préparé à cette tempête Benjamin ?
00:16:23Qu'est-ce que vous avez mis en place ?
00:16:24Est-ce que vous avez constaté des dégâts ce matin ?
00:16:26Alors nous, nous sommes en état de vigilance,
00:16:29juste de surveillance plutôt.
00:16:32Et donc ce matin, quand le garde-champêtre a fait un tour,
00:16:35moi j'en ai fait un,
00:16:36on n'a rien remarqué d'anormal.
00:16:39Donc pour l'instant, nous, tout va bien.
00:16:41Je suis d'astreinte,
00:16:42et les pompiers ne m'ont pas appelé cette nuit.
00:16:45Donc il n'y a pas eu de choses graves
00:16:46à déplorer aujourd'hui.
00:16:49Donc à cet instant, rien d'anormal.
00:16:52Pour l'instant, tout va bien.
00:16:53Vous m'aviez dit aussi,
00:16:54vous aviez pris les prédispositions,
00:16:56en tout cas sur le littoral.
00:16:58Il y a du sable en plus,
00:16:59il y a des rochers pour éviter
00:17:00que les vagues atteignent,
00:17:01en tout cas, les habitations.
00:17:03Oui, ça c'est un gros travail
00:17:04qu'on fait de manière récurrente tous les ans.
00:17:06Et donc on protège notre cordon du nerf.
00:17:08Et là, on constate que finalement,
00:17:10le cordon du nerf n'a pas été atteint.
00:17:12Et toutes nos protections ont bien tenu,
00:17:14ont bien fonctionné.
00:17:15Donc c'est un épisode, on va dire,
00:17:18qui s'est très bien passé pour nous.
00:17:20Merci beaucoup, M. le maire.
00:17:22d'avoir été avec nous.
00:17:23Alors le vent risque de continuer
00:17:25tout au long de la matinée
00:17:26jusqu'à midi au moins,
00:17:28heure à laquelle la vigilance
00:17:29orange, orange, orage violent
00:17:32devrait se stopper.
00:17:35Et puis il y a aussi cette vigilance
00:17:36vaccin-immersion qui devrait commencer,
00:17:38vigilance jaune à partir de midi.
00:17:41Merci beaucoup, Marie.
00:17:42On a tous appris l'expression
00:17:44cordon du nerf, grâce à vous,
00:17:46grâce à M. le maire.
00:17:48Virginie, on voit que le maire,
00:17:49il en a vu d'autres.
00:17:50C'est vrai que c'est une tempête importante,
00:17:51mais pour l'instant, en tout cas,
00:17:52ce n'est pas la fin du monde.
00:17:53Voilà, oui, exactement.
00:17:54Alors on a quelques rafales de vent
00:17:56exceptionnels parce qu'on a battu
00:17:57des records mensuels,
00:17:58effectivement, de vent
00:18:00et de rafales importantes.
00:18:02Mais c'est une tempête
00:18:04tout à fait classique
00:18:05pour la saison.
00:18:06Alors c'est vraiment juste
00:18:07le contexte qui en fait
00:18:08une tempête, on va dire,
00:18:10dangereuse parce qu'on a
00:18:11des coefficients de marée
00:18:11qui sont élevés,
00:18:12donc des phénomènes
00:18:13de vague submersion,
00:18:14et aussi parce qu'on a
00:18:14des sols complètement détrempés.
00:18:16Il a beaucoup plu
00:18:17ces derniers juins,
00:18:18alors notamment dans le sud-ouest.
00:18:20Donc on a des arbres
00:18:21qui, déjà, c'est vrai,
00:18:22ont beaucoup de feuilles.
00:18:23On est au début de l'automne,
00:18:24donc avec une prise de vent
00:18:25assez importante,
00:18:26mais qui donc peuvent chuter
00:18:27aussi très rapidement.
00:18:28Donc ça en fait
00:18:29une tempête dangereuse
00:18:30pour ces éléments-là.
00:18:31Après, les rafales de vent,
00:18:32en soi, beaucoup d'habitants
00:18:34vous diront dans le sud-ouest
00:18:35qu'ils y sont habitués.
00:18:36Alors on va retourner
00:18:36en Normandie, justement,
00:18:38retrouver quelqu'un
00:18:38qui est également habitué
00:18:40aux tempêtes
00:18:40et qui va nous dire
00:18:41si ce qu'elle constate
00:18:42autour d'elle
00:18:43est exceptionnel.
00:18:43C'est une skipeuse.
00:18:45C'est Anne-Claire Lebert
00:18:47qui doit s'élancer
00:18:48à partir de dimanche
00:18:49pour la Transat Café L'Or,
00:18:51ex-Transat Jacques Vabre.
00:18:53Ça part du Havre
00:18:53où vous vous trouvez.
00:18:54Donc merci beaucoup.
00:18:56Racontez-nous
00:18:56comment ça se passe
00:18:57autour de vous.
00:18:58Est-ce que c'est impressionnant
00:18:59ou pas tant que ça ?
00:19:00C'est impressionnant
00:19:02parce qu'il pleut.
00:19:03Mais non,
00:19:04c'est une tempête
00:19:05dont on a l'habitude
00:19:07de voir
00:19:07à cette époque-ci de l'année.
00:19:10Il y a eu
00:19:10beaucoup de dispositions
00:19:11qui ont été prises
00:19:12sur le village
00:19:13de la Transat Café L'Or
00:19:15pour éviter
00:19:15tout le problème.
00:19:17Le village est fermé
00:19:18au public aujourd'hui.
00:19:19On a passé la nuit
00:19:21par les équipes.
00:19:22Nos équipes,
00:19:23on les remercie.
00:19:24On a passé la nuit
00:19:24à surveiller les bateaux,
00:19:25à sécuriser les bateaux,
00:19:26à doubler les amarres.
00:19:27Mais comme on est
00:19:28à l'intérieur du bassin,
00:19:30il n'y a pas
00:19:30de problématique de vagues.
00:19:33Donc tout s'est bien passé.
00:19:34Il n'y a aucun dégât
00:19:35à signaler
00:19:36sur les bateaux.
00:19:38Justement,
00:19:38il y a des mesures
00:19:39de sécurité particulières
00:19:40qui ont été prises
00:19:41sur les bateaux.
00:19:41Racontez-nous comment
00:19:42on fait pour les protéger.
00:19:43Je ne sais pas,
00:19:44est-ce qu'on rajoute
00:19:45des boudins ?
00:19:45Est-ce qu'on les serre
00:19:46les uns contre les autres
00:19:47pour ne pas qu'ils s'entrechoquent ?
00:19:48Comment ça se passe ?
00:19:50Ils ne sont pas serrés
00:19:53les uns contre les autres.
00:19:54Plutôt au contraire,
00:19:55justement.
00:19:56Là, on a la chance
00:19:57d'avoir pas mal de place
00:19:58dans le bassin.
00:19:58Donc ils sont chacun...
00:20:00Enfin, moi,
00:20:00je suis l'avis sur un tri marrant,
00:20:02un Ocean 50,
00:20:03donc de 15 mètres.
00:20:05Donc ils sont seuls
00:20:06contre le pied.
00:20:07Donc on double les amarres,
00:20:08on passe les amarres
00:20:09dans des chaînes.
00:20:09Donc les amarres,
00:20:10c'est les ficelles
00:20:11qui les accrochent au pied
00:20:13qui permettent
00:20:13de les sécuriser.
00:20:14Donc on a doublé
00:20:15toutes les amarres.
00:20:16On a enlevé aussi
00:20:16les taux qui protègent
00:20:17les voiles.
00:20:18Donc c'est les couvertures
00:20:19qu'on met à terre
00:20:20pour protéger les voiles.
00:20:22Donc ça,
00:20:22on a enlevé
00:20:22pour ne pas que déchire
00:20:24pendant la tempête.
00:20:25Et voilà,
00:20:27sur le village,
00:20:28toutes les banderoles
00:20:29ont été affalées.
00:20:31Toutes les décorations
00:20:33entre guillemets
00:20:33ont été enlevées
00:20:34pour éviter
00:20:35que les barrières
00:20:36s'envolent.
00:20:36et puis toute la nuit,
00:20:38les équipes se sont relayées
00:20:39près des bateaux
00:20:40pour vérifier
00:20:41qu'il n'y a pas
00:20:41de problème
00:20:43qui débute.
00:20:45Est-ce que ça vous inquiète
00:20:46un peu
00:20:46pour le départ de dimanche ?
00:20:47Est-ce que quand vous regardez
00:20:48la mer ce matin,
00:20:48vous dites,
00:20:49finalement,
00:20:50je n'ai plus envie
00:20:50d'y aller ?
00:20:51Ah non,
00:20:53heureusement,
00:20:54non,
00:20:54non,
00:20:54ça ne m'inquiète pas du tout.
00:20:55La tempête sera passée
00:20:56dimanche
00:20:56sans aucun problème.
00:20:58C'est des phénomènes
00:20:59auxquels on est habitués.
00:21:02Donc,
00:21:02non,
00:21:03aucune crainte
00:21:04pour dimanche.
00:21:05Ça devrait être
00:21:06pratique à nous.
00:21:08Oui,
00:21:09bien sûr,
00:21:09ça va bien se passer.
00:21:10C'est tout ce qu'on vous souhaite
00:21:10en tout cas pour le départ
00:21:11dimanche,
00:21:12un départ qu'on suivra
00:21:13évidemment sur BFM TV.
00:21:15Merci beaucoup,
00:21:16Anne-Claire Lebert,
00:21:17pour nous avoir raconté
00:21:18ces heures
00:21:18d'angoisse,
00:21:20quand même un petit peu,
00:21:20de tempête
00:21:22juste avant le départ
00:21:23de la Transat
00:21:24qu'a fait l'or.
00:21:26Des images impressionnantes,
00:21:27ce sera dans quelques instants
00:21:28maintenant,
00:21:28sur le cambriolage du Louvre
00:21:30parce que vous allez voir
00:21:31les voleurs
00:21:32pendant qu'ils descendent
00:21:33sur la fameuse nacelle,
00:21:35sur ce camion
00:21:35qui était placé
00:21:37au pied du musée.
00:21:38Une vidéo
00:21:39qui a émergé
00:21:40dans le courant
00:21:41de la matinée
00:21:41qu'on va vous montrer
00:21:42et vous expliquer
00:21:43à tout de suite.
00:21:44Le cambriolage du Louvre
00:21:45et ses suites,
00:21:46vous allez voir maintenant
00:21:47un document exceptionnel.
00:21:50ce sont des images
00:21:51qui montrent
00:21:51la fuite des voleurs,
00:21:53des images
00:21:54que nous sommes en mesure
00:21:55de vous montrer
00:21:56parce que nous les avons
00:21:57autotifiées ce matin.
00:21:59Les voleurs sont filmés
00:22:00sur la fameuse nacelle,
00:22:02celle qui leur a permis
00:22:03de monter au premier étage
00:22:05et donc de repartir.
00:22:07Vous allez voir,
00:22:07c'est quelques secondes
00:22:09que dure leur descente.
00:22:10Ils sont partis.
00:22:36Voilà donc pour ces images
00:22:41et les commentaires.
00:22:42Boris Karlamov,
00:22:43évidemment,
00:22:43on a changé les voies
00:22:44pour ne pas qu'on identifie
00:22:45ceux qui sont en train
00:22:46d'intervenir.
00:22:48Racontez-nous l'histoire
00:22:49de ces images.
00:22:50Oui, ces images,
00:22:50elles ont donc été tournées
00:22:51aux alentours de 9h38
00:22:53lorsque les malfaiteurs
00:22:54ont donc dérobé
00:22:55tous ces bijoux.
00:22:56On y voit clairement
00:22:57sur cette vidéo
00:22:58l'un des malfaiteurs
00:23:00habillé de noir
00:23:01avec un gilet jaune
00:23:02sur les épaules.
00:23:03à côté une autre personne
00:23:04avec un casque de scooter
00:23:06sans nul doute
00:23:06l'un des pilotes
00:23:07des deux scooters T-Max
00:23:08qui ont servi
00:23:09à la fuite
00:23:11donc de ces quatre personnes.
00:23:13Ils descendent
00:23:13sur cette nacelle
00:23:14de manière relativement lente.
00:23:17On n'a pas l'impression
00:23:18qu'ils sont pressés.
00:23:19Eux, ils s'agitent
00:23:20un peu dans tous les sens.
00:23:21Ils aimeraient bien
00:23:21que ça aille plus vite.
00:23:22Absolument.
00:23:23Pourquoi ?
00:23:23Parce qu'au loin,
00:23:24quelques secondes après,
00:23:24on va entendre les sirènes
00:23:25des véhicules de police
00:23:27qui vont donc intervenir
00:23:28dans ce musée du Louvre.
00:23:29On a décidé
00:23:30de modifier les voies
00:23:31pour préserver
00:23:31l'anonymat
00:23:32des personnes
00:23:33auteurs de ces images
00:23:35mais on entend
00:23:36forcément leur stupéfaction
00:23:38avec ces mots.
00:23:40Ça y est,
00:23:41il faut...
00:23:43On arrête les entrées.
00:23:44Affirmatif répond
00:23:45une autre personne.
00:23:46Ils sont partis.
00:23:48Ces paroles sont tenues
00:23:49au moment où
00:23:49le malfaiteur
00:23:51va monter
00:23:51sur son scooter.
00:23:53On peut
00:23:53apercevoir
00:23:55derrière
00:23:56la bâche blanche
00:23:57le scooter T-Max
00:23:58avec le conducteur
00:23:59qui est en train
00:24:00de prendre
00:24:00la fuite.
00:24:01Ce sont
00:24:02de nouvelles images
00:24:03assez exceptionnelles
00:24:04tant
00:24:05les malfaiteurs
00:24:07apparaissent
00:24:08de manière
00:24:08visible
00:24:09après avoir
00:24:10commis
00:24:10leur méfait
00:24:12le vol
00:24:13de tous
00:24:13ces bijoux.
00:24:14Nouvelle vidéo
00:24:15qu'on est en mesure
00:24:16d'authentifier
00:24:17ce matin
00:24:17sur BFM TV.
00:24:18Ce qu'on est en mesure
00:24:19de vous donner
00:24:21aussi,
00:24:21c'est le témoignage
00:24:23Jérémy Normand
00:24:24que vous avez pu
00:24:25recueillir
00:24:26auprès
00:24:26d'un des surveillants
00:24:27qui justement
00:24:28se trouvait aussi
00:24:28dans cette salle
00:24:29à ce moment-là.
00:24:31Vous avez échangé
00:24:32avec lui
00:24:32que vous a-t-il dit
00:24:33précisément ?
00:24:34Exactement.
00:24:35Avec ce surveillant
00:24:35on va pouvoir vivre
00:24:36les secondes
00:24:37qui ont précédé
00:24:38la fuite
00:24:39de ces deux
00:24:40cambrioleurs.
00:24:41Il y avait
00:24:41cinq surveillants
00:24:42du musée du Louvre
00:24:43présents dans la galerie
00:24:44d'Apollon
00:24:44au moment du cambriolage
00:24:45quatre femmes
00:24:46et un homme.
00:24:47C'est donc l'une
00:24:48de ces cinq personnes
00:24:49qui a accepté
00:24:49de me raconter
00:24:50ce qu'il s'est passé.
00:24:52Il a pris la parole
00:24:54aussi pour se défendre
00:24:56face, dit-il,
00:24:56aux remarques
00:24:57qu'il voit
00:24:57sur les réseaux sociaux
00:24:58aux accusations
00:24:59d'élection.
00:24:59Ils ne sont pas restés
00:25:00les bras ballants.
00:25:01Exactement.
00:25:01La première chose
00:25:02qu'il me dit
00:25:02c'est que nous sommes
00:25:03des agents d'accueil
00:25:04pas des policiers.
00:25:05Il tient à faire
00:25:06la différence.
00:25:06Il explique que sa priorité
00:25:08c'est d'abord
00:25:08la sécurité des personnes
00:25:09et que c'est ce qu'ils ont fait.
00:25:11C'est exactement
00:25:11ce qu'ils ont fait, dit-il.
00:25:12On a sécurisé les personnes
00:25:13on les a évacuées
00:25:14de la salle
00:25:15pour laisser
00:25:15les types faire tout seuls
00:25:18et on s'est protégé, nous.
00:25:20Mais là, cette personne
00:25:21elle n'a pas quitté la salle.
00:25:22Elle est restée dans la salle
00:25:23dans un coin
00:25:24proche d'une issue de secours
00:25:25à une vingtaine de mètres environ
00:25:26des deux cambrioleurs
00:25:28et de là,
00:25:28elle a pu observer la scène
00:25:29pour, dit-elle,
00:25:30donner ensuite
00:25:31des éléments aux policiers.
00:25:32Alors, qu'est-ce qu'elle a vu ?
00:25:33Elle a vu les deux cambrioleurs
00:25:35s'affairer
00:25:36disqueux en main
00:25:36auprès des vitrines.
00:25:37Les deux qu'on voit ensuite
00:25:38sur la nacelle.
00:25:39L'un avec le gilet jaune
00:25:40et l'autre avec le casque.
00:25:41Exactement.
00:25:41L'un avec un casque
00:25:42l'autre cagoulé.
00:25:43Il a vu ces deux personnes
00:25:44s'affairer auprès de la vitrine.
00:25:46Je lui demande
00:25:46s'il les entend
00:25:47se parler entre eux.
00:25:48Il me dit absolument pas.
00:25:50Le bruit des disqueuses
00:25:50est tel qu'ils saturent la salle.
00:25:52On n'entend absolument rien.
00:25:54Et je lui demande ensuite
00:25:54s'il a eu peur
00:25:55pour sa propre sécurité
00:25:56parce qu'il est à quelques mètres
00:25:57seulement des deux malfaiteurs.
00:25:59Il ne sait pas, me dit-il,
00:26:00s'ils sont davantage armés
00:26:01que la disqueuse
00:26:02qu'ils ont sur eux.
00:26:04Et il me dit,
00:26:04c'est très étonnant,
00:26:05il me dit qu'en fait
00:26:06les deux malfaiteurs
00:26:07ne semblent même pas le remarquer.
00:26:09Ils ne le regardent pas.
00:26:10Tellement, me dit-il,
00:26:10ils sont déterminés
00:26:12auprès de la vitrine.
00:26:14Ils ne s'occupent pas d'eux.
00:26:15Et je lui demande ensuite
00:26:16s'ils ont essayé
00:26:17de le dissuader d'intervenir,
00:26:18s'il y a eu un échange,
00:26:19une interaction.
00:26:20Il me dit qu'il n'y en a pas eu.
00:26:22Pas du tout, même pas.
00:26:23Leur priorité, dit-il,
00:26:24c'était les vitrines.
00:26:25Je ne sais même pas
00:26:26s'ils nous ont vus.
00:26:27N'oubliez pas le temps d'action.
00:26:28Il fallait qu'ils agissent vite.
00:26:29On rappelle que tout ça s'est passé
00:26:30en à peine 4 minutes.
00:26:32Voilà donc ce qui s'est passé
00:26:33dans la galerie d'Apollon
00:26:39qu'il y a de nouveaux éléments
00:26:39qui tombent évidemment
00:26:40jour après jour sur cette scène.
00:26:43On en sait davantage aussi
00:26:43sur leurs difficultés
00:26:44à percer la vitrine.
00:26:46Visiblement, celui qui est
00:26:47en gilet jaune
00:26:47avait plus de facilité
00:26:48à percer la vitrine
00:26:49alors que l'autre avait du mal.
00:26:51Donc, dans un premier temps,
00:26:52celui qui a le gilet jaune
00:26:53arrive à prendre les bijoux.
00:26:54Ensuite, il va aider l'autre.
00:26:55Et puis, à ce moment-là,
00:26:56il décide qu'il faut y aller
00:26:57parce qu'on leur dit
00:26:58que la police est en train d'arriver.
00:27:00On continue à vous montrer
00:27:01évidemment ces images
00:27:02qui sont très, très spectaculaires
00:27:03de la fin de ce braquage
00:27:06de dimanche
00:27:06au Musée du Louvre.
00:27:07Merci beaucoup à tous les deux.
00:27:09Autre information importante
00:27:10qui est évidemment tombée hier,
00:27:12c'est cette affaire de séquestration.
00:27:13Et ce matin,
00:27:14la commune de Saint-Molphe
00:27:15en Loire-Atlantique
00:27:16est en état de choc
00:27:16après ces révélations
00:27:18parce qu'on a appris
00:27:19que pendant 5 ans,
00:27:20une femme âgée de 45 ans
00:27:21a été contrainte de vivre
00:27:23dans le garage
00:27:24et dans le jardin
00:27:25d'une maison.
00:27:26Un couple est accusé.
00:27:27La femme est incarcérée.
00:27:28L'homme, lui,
00:27:30est placé sous contrôle judiciaire.
00:27:32Pierre Barbain
00:27:32est sur place
00:27:33à Saint-Molphe.
00:27:35Dites-nous,
00:27:36l'état d'esprit
00:27:38ce matin
00:27:39du côté de ce village
00:27:40qui est évidemment
00:27:41encore sidéré.
00:27:44Oui, sidéré.
00:27:45Beaucoup de stupéfaction,
00:27:46de la surprise
00:27:47et aussi, bien évidemment,
00:27:49de nombreuses interrogations
00:27:51dans ce petit hameau
00:27:52de la commune
00:27:54de Saint-Molphe.
00:27:55Il n'y a que
00:27:55quelques habitants seulement.
00:27:58Et donc, forcément,
00:27:59tous les jours
00:27:59ou presque,
00:28:00tout le monde passe
00:28:01devant cette maison
00:28:03qui est située
00:28:04sur la route principale.
00:28:06Une question aujourd'hui
00:28:07dans toutes les bouches
00:28:09et dans tous les esprits,
00:28:10comment, eh bien,
00:28:11cette séquestration
00:28:12a pu durer
00:28:13pendant cinq ans
00:28:14sous leurs fenêtres,
00:28:16presque sous leurs yeux,
00:28:16sans que personne
00:28:17ne voit rien.
00:28:19C'est vrai qu'il y a
00:28:19beaucoup d'interrogations.
00:28:20Il y a beaucoup
00:28:20de surprises,
00:28:22de l'étonnement,
00:28:22bien évidemment.
00:28:23et c'est vrai
00:28:24que les habitants
00:28:25ont parfois du mal
00:28:26à trouver la parole
00:28:28tant ils sont sidérés
00:28:29par cette histoire
00:28:30qui s'est déroulée
00:28:31donc à quelques mètres
00:28:33de chez eux.
00:28:34Écoutez, notamment,
00:28:35Julie,
00:28:35cette étudiante
00:28:36qui vit chez ses parents
00:28:37depuis toujours
00:28:38dans cette commune,
00:28:40elle n'en revient toujours pas.
00:28:40Écoutez, là,
00:28:41au micro de Simon Pires de Souza.
00:28:44On se dit qu'en fait,
00:28:44ça peut arriver n'importe où.
00:28:46On ne pensait jamais
00:28:47qu'un petit village comme ça
00:28:48il se passait
00:28:48que ce soit ça, quoi.
00:28:49C'est vrai que des fois,
00:28:51le monsieur de 80 ans,
00:28:52on le voyait
00:28:52dans le chemin
00:28:53quand on promenait
00:28:54nos chiens, etc.
00:28:55Mais pas plus d'interactions
00:28:57que ça.
00:28:58Je le disais,
00:28:59la plupart des habitants
00:29:00ont du mal
00:29:01à trouver la parole,
00:29:02à mettre des mots
00:29:04sur cette horreur.
00:29:05Voilà comment ils nous décrivent
00:29:06ce qu'il s'est passé
00:29:07pendant 5 ans
00:29:08dans cette commune.
00:29:10Vous le disiez,
00:29:11les deux personnes
00:29:11mises en cause
00:29:12ont été mises en examen.
00:29:14La femme de 60 ans
00:29:15est en détention provisoire
00:29:16mais l'homme
00:29:16de 82 ans
00:29:18est ressorti libre,
00:29:19placé sous contrôle judiciaire.
00:29:21Ça veut dire
00:29:21qu'il vit toujours
00:29:22dans cette maison
00:29:22de Saint-Molphe.
00:29:23Et justement,
00:29:24cet homme,
00:29:24Pierre Barbin,
00:29:25merci beaucoup.
00:29:26On va l'écouter
00:29:26parce que notre équipe
00:29:28a pu toquer à sa porte.
00:29:30Alors,
00:29:30il n'a pas ouvert
00:29:30mais il a répondu
00:29:32et c'est un échange
00:29:32qui est assez saisissant.
00:29:33Regardez.
00:29:33On nous dit que vous séquestriez
00:29:36quelqu'un ?
00:29:39C'était qui cette personne ?
00:29:44C'était une personne
00:29:45qui travaillait
00:29:46avec la dame
00:29:47qui est capitaine.
00:29:48Elle avait des problèmes
00:29:50de couple
00:29:50et elles se sont
00:29:51toutes les deux
00:29:52rapprochées.
00:29:54D'accord.
00:29:55Mais pourquoi,
00:29:55en fait,
00:29:56on parle de séquestration
00:29:57alors ?
00:29:58Elles se sont
00:29:59mouillées
00:29:59toutes les deux
00:30:00et elle était
00:30:05enfermée
00:30:05dans le garage ?
00:30:07Oui.
00:30:09Depuis cinq ans ?
00:30:10Non.
00:30:12Dans l'entreprise.
00:30:13Et vous,
00:30:14quand vous êtes arrivé,
00:30:15ça ne vous a pas paru étonnant ?
00:30:16Je pourrais bien faire
00:30:18avec mon premier ami.
00:30:21Voilà,
00:30:21échange ahurissant.
00:30:23Maxime Cliruza,
00:30:24que sait-on
00:30:24sur l'enquête maintenant,
00:30:2624 heures après
00:30:26la révélation de cette affaire ?
00:30:27Oui,
00:30:28eh bien,
00:30:28tout a été dit
00:30:29dans le son
00:30:29qu'on vient d'écouter
00:30:30à l'antenne
00:30:31puisque lorsque
00:30:32la victime
00:30:33a été récupérée
00:30:34par les gendarmes,
00:30:35l'enquête a débuté,
00:30:37une enquête
00:30:37ouverte par le parquet
00:30:38et très rapidement
00:30:39lorsque les deux
00:30:40mises en cause,
00:30:41à savoir cet homme
00:30:42de 85 ans
00:30:43et la femme
00:30:44qui habitait également
00:30:45ici,
00:30:45âgée,
00:30:46elle,
00:30:46de 60 ans,
00:30:46les deux ont,
00:30:48tout comme dans le son
00:30:49que l'on vient d'écouter,
00:30:50reconnu les faits.
00:30:52Les faits
00:30:52que sont-ils ?
00:30:54C'est des faits,
00:30:55vous l'avez très bien dit,
00:30:55Julien,
00:30:56ahurissants.
00:30:57Pourquoi ?
00:30:57Car cette femme,
00:30:58elle dit avoir été séquestrée
00:30:59pendant 5 ans,
00:31:00cette victime,
00:31:01âgée de 45 ans,
00:31:02dans cette maison,
00:31:03à la base,
00:31:04elle est venue
00:31:04pour faire une colocation
00:31:05avec la dame
00:31:06dont on vient de parler.
00:31:08Cette colocation
00:31:09a au début,
00:31:10en tout cas,
00:31:10très bien commencé
00:31:11et puis rapidement,
00:31:12elle s'est retrouvée
00:31:13dehors,
00:31:14à savoir dans le jardin,
00:31:15contrainte à vivre
00:31:17dans une toile de tente
00:31:17et puis ensuite,
00:31:18c'est une tierce personne,
00:31:20à savoir l'homme
00:31:20que l'on vient d'écouter,
00:31:21âgée de 85 ans,
00:31:22qui est arrivé
00:31:23dans cette maison
00:31:23et c'est à ce moment-là
00:31:25que la victime
00:31:25a été contrainte
00:31:26de vivre enfermée
00:31:27dans le garage,
00:31:29à manger de la bouillie,
00:31:31mélangée à du liquide vaisselle
00:31:32et à faire ses besoins
00:31:33dans des sacs plastiques.
00:31:35Lorsque les gendarmes
00:31:36sont intervenus
00:31:37pour vérifier ces faits,
00:31:38effectivement,
00:31:39non seulement
00:31:39les deux mises en cause
00:31:40ont reconnu,
00:31:41comme je vous le disais,
00:31:42mais en plus,
00:31:43il y avait des parpaings
00:31:43pour bloquer
00:31:44la sortie du garage.
00:31:45On a envie de savoir
00:31:46évidemment ce qui peut se passer
00:31:47dans la tête de ce couple,
00:31:49mais également ce qui a pu se passer
00:31:50dans la tête de la victime.
00:31:51Laure Westphal est avec nous,
00:31:52docteur en psychopathologie.
00:31:54Merci, merci beaucoup.
00:31:55C'est vrai que quand on entend
00:31:56cet échange
00:31:57qui est vraiment saisissant,
00:31:58on voit bien
00:31:59que ce monsieur
00:32:00n'a manifestement
00:32:00absolument pas conscience
00:32:01de ce qui se passait
00:32:04depuis plusieurs années.
00:32:05Et ça vous surprend,
00:32:05ce détachement
00:32:06avec lequel il dit
00:32:08« bah oui, oui, oui, oui ».
00:32:09Il y a plusieurs perspectives
00:32:10dans lesquelles on peut se placer.
00:32:11Oui, il y a la perspective
00:32:12de ce couple.
00:32:13Donc là,
00:32:14on en sait très peu
00:32:15pour le moment
00:32:16sur les mécanismes
00:32:17qui ont permis
00:32:18l'un et l'autre
00:32:18à placer cette femme
00:32:20dans un tel état
00:32:21de suggestion.
00:32:22C'est-à-dire,
00:32:22quels ont été les mécanismes
00:32:24qu'ils ont employés.
00:32:26Bon, en tout cas,
00:32:27ça peut faire penser
00:32:28à des mécanismes
00:32:29quand même assez pervers.
00:32:30C'est-à-dire qu'ils ont
00:32:32conscience de ce qu'ils font
00:32:33et ils ont conscience
00:32:34du procédé de déshumanisation
00:32:36en quoi ça consiste,
00:32:37de faire dormir
00:32:38quelqu'un dehors,
00:32:39de la priver de ses besoins,
00:32:40de la priver
00:32:41de ses repères spatio-temporels,
00:32:43de la priver
00:32:43de son cercle social.
00:32:46C'est une entreprise
00:32:47de déshumanisation quand même.
00:32:49Alors, du point de vue
00:32:50de la victime,
00:32:51il va s'agir aussi
00:32:52de comprendre
00:32:53comment elle est rentrée
00:32:56dans cette emprise
00:32:57en réalité.
00:32:58Et l'emprise
00:32:58est toujours très progressive.
00:33:00C'est-à-dire qu'au début,
00:33:01il peut y avoir
00:33:01une confiance
00:33:02qui est accordée
00:33:02en une personne,
00:33:04en une autre.
00:33:04Et puis,
00:33:05très progressivement,
00:33:06la confiance peut
00:33:07se retourner
00:33:08contre elle-même
00:33:09lorsque, finalement,
00:33:11il y a des formes
00:33:12de maltraitance,
00:33:12de torture.
00:33:13C'est quand même
00:33:14assez violent
00:33:14ce qu'elle a vécu.
00:33:15Et l'attachement
00:33:16se développe
00:33:17au fur et à mesure
00:33:18que la personne
00:33:19a l'impression
00:33:19d'avoir besoin
00:33:20de la personne
00:33:21qui la maltraite.
00:33:22C'est comme ça
00:33:22qu'on arrive
00:33:23à un retournement
00:33:23où, finalement,
00:33:24la personne
00:33:25qui pourrait se défendre
00:33:26au contraire
00:33:27s'assujettit
00:33:28et de plus en plus
00:33:30dépendante
00:33:30de la personne
00:33:32qui lui fait du mal.
00:33:32Et c'est comme ça
00:33:33que ça peut durer
00:33:33extrêmement longtemps.
00:33:34Elle finit par accepter
00:33:35son sort jusqu'au jour où ?
00:33:37En ayant peur
00:33:38pour sa survie.
00:33:39Oui, jusqu'au jour
00:33:39où il y a une prise
00:33:40de conscience.
00:33:41Alors, comment cette prise
00:33:42de conscience a eu lieu ?
00:33:43C'est quand même
00:33:43cinq ans après.
00:33:44C'est quand même...
00:33:45Voilà.
00:33:45Alors, il a fallu
00:33:46un éclair de lucidité
00:33:47ou peut-être
00:33:48une altercation,
00:33:49on ne sait pas.
00:33:49En tout cas,
00:33:50il y a un point
00:33:50qui a permis
00:33:51de faire repère,
00:33:53un point symbolique
00:33:54qui lui a permis
00:33:54de quitter
00:33:55cette emprise
00:33:56psychique et physique.
00:33:58Éclairage passionnant.
00:34:01Laure Westphal,
00:34:02ça rappelle évidemment
00:34:02cette affaire,
00:34:03une autre affaire
00:34:05que tout le monde
00:34:06a sur les lèvres,
00:34:07c'est l'affaire
00:34:07Natacha Kampouche.
00:34:08C'est l'un des précédents
00:34:09que va nous montrer
00:34:09Julien Migaud-Muller.
00:34:10Alors, rappelez-nous
00:34:14cette affaire Kampouche
00:34:15et puis surtout,
00:34:16est-ce qu'on a
00:34:17des nouvelles d'elle
00:34:17depuis Julien ?
00:34:18Alors, on est en Autriche,
00:34:19on est en 1998,
00:34:21Natacha Kampouche
00:34:22a dix ans,
00:34:23elle rentre de l'école
00:34:24et elle disparaît,
00:34:25kidnappée,
00:34:26emmenée par un homme
00:34:27qui va la séquestrer
00:34:28pendant huit ans
00:34:29dans une cave minuscule.
00:34:31On va la voir,
00:34:32cette cave derrière moi,
00:34:33cinq mètres carrés à peine,
00:34:35un ancien abri
00:34:36anti-atomique
00:34:37sous sa maison,
00:34:38huit ans d'enfermement,
00:34:39huit ans d'isolement total.
00:34:41Quand elle s'échappe,
00:34:42seule,
00:34:43en 2006,
00:34:44elle ne pèse que 38 kilos
00:34:45et elle racontera plus tard
00:34:47parce qu'elle a donné
00:34:47des interviews,
00:34:48elle a même eu
00:34:48une émission de télévision
00:34:49avoir été violée
00:34:50à plusieurs reprises.
00:34:52Son histoire,
00:34:52elle bouleverse
00:34:53toute l'Autriche,
00:34:54elle en fera même
00:34:55un livre,
00:34:56ce livre que vous voyez
00:34:57et un film également
00:34:58qui retracera son calvaire.
00:35:00Quant à son ravisseur,
00:35:01lui,
00:35:02il se suicide
00:35:02le jour même
00:35:03de l'évasion
00:35:04de Natacha Kampouche.
00:35:05Mais le détail
00:35:06qui a marqué
00:35:07et même qui a choqué
00:35:08l'opinion publique
00:35:09en Autriche,
00:35:10c'est que Natacha Kampouche
00:35:11a racheté
00:35:12presque deux ans
00:35:13jour pour jour
00:35:14la maison
00:35:15dans laquelle
00:35:15elle a été séquestrée
00:35:16ou elle a été enfermée
00:35:18comme pour reprendre
00:35:19finalement le contrôle
00:35:20sur son propre passé.
00:35:21Alors tout le monde
00:35:21se souvient de cette affaire,
00:35:22Julien,
00:35:22mais ce n'est pas la seule.
00:35:23Oui,
00:35:24toujours en Autriche,
00:35:25décidément l'affaire
00:35:26Elisabeth Fritzel,
00:35:27une histoire glaçante,
00:35:2924 ans de captivité
00:35:30entre 1984 et 2008.
00:35:33Elle avait 18 ans à peine
00:35:34quand tout a commencé.
00:35:36C'est son propre père,
00:35:37Joseph Fritzel,
00:35:38qui l'a enfermée
00:35:38dans la cave
00:35:40de la maison familiale
00:35:40et il l'a violée,
00:35:42écoutez bien,
00:35:42des centaines de fois.
00:35:44Elle met au monde
00:35:45sept enfants,
00:35:45dont trois,
00:35:46qui grandissent
00:35:47à ses côtés
00:35:47dans la cave
00:35:48sans jamais voir
00:35:49la lumière du jour.
00:35:51Joseph Fritzel
00:35:51sera condamné
00:35:52à la prison à vie.
00:35:54Et puis,
00:35:54il y a également
00:35:55l'affaire de Cleveland
00:35:56aux Etats-Unis,
00:35:57une histoire à peine croyable
00:35:58qui a bouleversé
00:35:59les Etats-Unis
00:36:00entre 2002 et 2004.
00:36:03Il y a trois jeunes femmes
00:36:04qui disparaissent
00:36:04à quelques kilomètres
00:36:06les unes des autres
00:36:06et pendant plus
00:36:07d'une décennie,
00:36:08eh bien,
00:36:09leurs familles les cherchent
00:36:10sans jamais imaginer
00:36:12qu'elles étaient
00:36:12à quelques mètres d'elles,
00:36:14à quelques rues de chez elles,
00:36:16dans la maison d'un homme,
00:36:17Ariel Castro,
00:36:18chauffeur de bus scolaire.
00:36:20Il les a écoutées bien battues,
00:36:22affamées, violées,
00:36:22enchaînées
00:36:23pendant onze longues années
00:36:25jusqu'à ce jour
00:36:26de mai 2013
00:36:27où l'une d'elles
00:36:28parvient à briser une porte,
00:36:29à s'échapper
00:36:30et à appeler à l'aide.
00:36:31Le ravisseur a été condamné
00:36:33à plus de mille ans de prison.
00:36:35Il s'est suicidé
00:36:36un mois plus tard
00:36:36dans sa cellule.
00:36:37Merci beaucoup, Julien,
00:36:38des affaires qui font
00:36:39tout, évidemment,
00:36:40froid dans le dos.
00:36:41Allez, c'est l'heure
00:36:41des points de vue.
00:36:42Nos éditorialistes
00:36:42nous ont rejoints.
00:36:45En commençant par la politique,
00:36:47Jérémy Trottin,
00:36:48aujourd'hui,
00:36:48avec la sanction
00:36:50qui est tombée chez LR,
00:36:51on allait voir ce qu'on allait voir,
00:36:52ces ministres qui défient
00:36:54l'autorité de Bruno Retailleau
00:36:56et qui vont au gouvernement
00:36:57malgré la consigne.
00:36:59Pas du tout.
00:37:00Alors, c'est passé,
00:37:00mais crème.
00:37:01Oui, c'est ça.
00:37:01Patatra.
00:37:02Bruno Retailleau
00:37:03a mangé une partie
00:37:04de son chapeau
00:37:05et pourtant,
00:37:05il avait sorti les muscles.
00:37:06Il avait promis
00:37:07d'exclure ces ministres républicains
00:37:10qui étaient allés
00:37:11dans le gouvernement
00:37:12le corps nudeux
00:37:13malgré la volonté
00:37:14de non-participation
00:37:15du parti.
00:37:17Alors, pourquoi
00:37:18il n'a pas pu aller
00:37:19au bout de sa démarche ?
00:37:20Il n'a pas pu exclure
00:37:21ces ministres
00:37:23mais seulement les suspendre ?
00:37:24Tout simplement
00:37:24parce que son image
00:37:25en interne
00:37:26est très amuyé.
00:37:27Ça volte face
00:37:28en moins de 24 heures.
00:37:30Je participe
00:37:30d'un côté
00:37:31au gouvernement
00:37:32le corps nudeux
00:37:32et finalement,
00:37:33non, pas du tout
00:37:34parce que Bruno Le Maire
00:37:35est ministre des armées.
00:37:36Cette position
00:37:37est encore très largement
00:37:39critiquée au sein
00:37:40de ses rangs.
00:37:40Cette incohérence
00:37:41a encore été pointée
00:37:42du doigt hier
00:37:43par d'importantes figures
00:37:44de la droite,
00:37:45Xavier Bertrand,
00:37:46mais aussi l'ennemi
00:37:47de l'intérieur,
00:37:48Laurent Wauquiez.
00:37:48Et pourtant,
00:37:49avec ce bureau politique,
00:37:50dit que l'objectif
00:37:51de Bruno Retailleau
00:37:52hier était bien
00:37:53justement d'avoir
00:37:53un acte d'autorité
00:37:54important,
00:37:55d'exclure ses ministres
00:37:56pour totalement reprendre
00:37:58les commandes
00:37:59du mouvement.
00:38:00On le voit,
00:38:01ça n'a pas spécialement fonctionné.
00:38:02Alors, ça n'empêche pas
00:38:03le patron des LR,
00:38:04Bruno Retailleau,
00:38:05de garder la main,
00:38:07en tout cas,
00:38:08le souhaite-t-il
00:38:08pour la présidentielle ?
00:38:09Oui, s'il veut être candidat,
00:38:11le chemin néanmoins
00:38:12s'annonce beaucoup plus sinueux
00:38:14pour Bruno Retailleau,
00:38:16celui qui a longtemps
00:38:17fait un sans-faute
00:38:17au ministère de l'Intérieur
00:38:19et qui avait fait un bond
00:38:20dans les sondages,
00:38:21a perdu en crédibilité.
00:38:23Il voulait apparaître
00:38:24comme un facteur de stabilité.
00:38:26Il a totalement déstabilisé
00:38:27le champ politique
00:38:28avec son départ du gouvernement.
00:38:30Il a perdu également
00:38:31le statut naturel
00:38:32de leader de son parti
00:38:34avec Laurent Wauquiez,
00:38:35toujours,
00:38:36et Xavier Bertrand,
00:38:37plus que jamais,
00:38:38en embuscade.
00:38:39Néanmoins,
00:38:39comme vous le dites,
00:38:40Julien,
00:38:40il ne s'avoue pas vaincu.
00:38:43On l'a vu encore hier
00:38:44dans le Figaro.
00:38:45Il cherche désormais
00:38:45un peu à réécrire l'histoire.
00:38:47Mais a posteriori,
00:38:48si nous sommes partis,
00:38:49en résumé,
00:38:49c'est parce qu'on savait
00:38:50que ce budget
00:38:51allait être un budget de gauche.
00:38:53En tout cas,
00:38:53ça va être un petit peu dur
00:38:54à faire passer de cet argument.
00:38:55Et les faits me donnent raison.
00:38:57Voilà, c'est ce qu'il dit.
00:38:57Et les faits me donnent raison.
00:38:58C'est la justification
00:38:59a posteriori.
00:39:00En tout cas,
00:39:00c'est ce qu'il va prôner
00:39:01auprès de ses électeurs.
00:39:02Il va entamer très prochainement
00:39:03un tour de France.
00:39:05Bruno Retailleau,
00:39:06une forme de chemin de croix.
00:39:08C'est un classique.
00:39:09C'est un classique,
00:39:09le fameux tour de France.
00:39:11Alors évidemment,
00:39:12vous nous parlez
00:39:12de la suspension
00:39:13de la réforme des retraites.
00:39:14Lucie,
00:39:14je me tourne vers vous
00:39:15parce qu'elle reste
00:39:16très commentée.
00:39:18Surtout qu'on sait
00:39:18depuis quelques heures
00:39:20maintenant
00:39:20qui va payer la note.
00:39:21Et bien voilà,
00:39:22ce sont nous tous,
00:39:24les retraités
00:39:25et ceux qui payent
00:39:25les mutuels
00:39:26qui vont passer
00:39:27à la caisse.
00:39:28Oui,
00:39:29on avait le choix
00:39:29entre travailler plus
00:39:31ou payer plus d'impôts.
00:39:32et on a fait le choix
00:39:32de payer plus d'impôts.
00:39:34En fait,
00:39:34cette mesure,
00:39:35elle résume bien
00:39:35ce qu'est la France aujourd'hui.
00:39:36C'est un pays
00:39:37qui travaille moins
00:39:38et qui paye toujours
00:39:39plus d'impôts.
00:39:40Comme prévu,
00:39:41vous le savez Julien,
00:39:42l'âge de départ
00:39:43à la retraite
00:39:43est gelé
00:39:44à 62 ans
00:39:45et 3 trimestres.
00:39:46Et pour compenser,
00:39:47l'État va nous imposer
00:39:48une taxe sur les mutuels
00:39:50qui évidemment
00:39:51se répercutera
00:39:52sur la facture
00:39:53que vous payez
00:39:53chaque année
00:39:54pour financer
00:39:54votre assurance santé.
00:39:56Ce refus
00:39:57de travailler plus,
00:39:58il va aussi se solder
00:39:59par un appauvrissement
00:40:00des retraités.
00:40:02Vous vous souvenez
00:40:02que l'an prochain,
00:40:04les pensions
00:40:04devaient être gelées.
00:40:06L'année d'après,
00:40:07ce sera encore pire.
00:40:09La revalorisation
00:40:09des pensions
00:40:10sera inférieure
00:40:11de 0,9 point
00:40:13à l'inflation.
00:40:14C'est donc une perte
00:40:14de pouvoir d'achat
00:40:15pour les retraités.
00:40:16C'est fait pour financer,
00:40:17pour sauver
00:40:18le système des retraites.
00:40:19Ça ne va pas faire hurler
00:40:20les syndicats ça ?
00:40:21Pas vraiment,
00:40:21figurez-vous,
00:40:22parce que lorsqu'ils avaient
00:40:23négocié sur les retraites
00:40:24en juin dernier,
00:40:25c'était lors du conclave,
00:40:27les syndicats
00:40:27et le patronat
00:40:28estimaient que c'était
00:40:29la moins pire des mesures.
00:40:30Ils étaient plutôt favorables
00:40:31à cette désindexation
00:40:33des retraites
00:40:33pour sauver le système.
00:40:35En matière de retraite,
00:40:36il n'y a pas de miracle.
00:40:38Soit vous travaillez plus
00:40:39et ça,
00:40:39les Français l'ont
00:40:40massivement rejeté.
00:40:41Soit vous payez plus
00:40:42de cotisations sociales
00:40:43et ça,
00:40:44le patronat est farouchement contre.
00:40:46Soit vous désindexez
00:40:46les pensions.
00:40:47C'est ce qui arrive aujourd'hui.
00:40:49Il y a une autre solution
00:40:49qui existe,
00:40:50qui est encore plus scandaleuse,
00:40:51c'est de financer
00:40:52les retraites par la dette.
00:40:54C'est ce qu'on fait
00:40:54depuis des années.
00:40:56Je vous rappelle,
00:40:56Julien,
00:40:57que la moitié de la dette
00:40:57qu'on a accumulée
00:40:58depuis 2017,
00:41:00c'est les retraites
00:41:01et on va continuer
00:41:02de le faire
00:41:02dans les années suivantes.
00:41:04Je ne sais pas
00:41:05si vous avez suivi
00:41:05les débats qui ont eu lieu
00:41:06cette nuit
00:41:07en commission des finances
00:41:08mais les députés
00:41:08ont réduit
00:41:11l'effort budgétaire
00:41:14qui était prévu
00:41:14l'an prochain
00:41:15de 7 milliards d'euros.
00:41:16Ça va être payé
00:41:17par la dette,
00:41:17ça va être payé
00:41:18par nos enfants.
00:41:18Surtout qu'il faut
00:41:20de l'argent
00:41:20pour la défense nationale,
00:41:22pour les armées.
00:41:23Ce n'est pas Ulisse Gosset
00:41:24à vos côtés
00:41:24qui va dire le contraire,
00:41:25d'autant plus
00:41:25que le chef d'état-major
00:41:26nous annonce
00:41:28un choc
00:41:29avec la Russie
00:41:30et il fixe même
00:41:31le timing
00:41:31trop aux 4 ans.
00:41:32Oui, c'est le chiffre
00:41:33qui frappe ce matin.
00:41:353-4 ans,
00:41:36on est en 2025,
00:41:37c'est-à-dire avant 2030,
00:41:39une guerre avec la Russie.
00:41:40Est-ce que c'est cela
00:41:40qu'il veut dire ?
00:41:41Alors vous me direz,
00:41:42c'est un contexte budgétaire
00:41:43justement parce qu'il y a
00:41:44une bagarre évidemment
00:41:45qui s'annonce
00:41:46pas simplement au Parlement
00:41:47mais aussi avec Bercy
00:41:48entre le ministère des Finances
00:41:49et le ministère des Armées.
00:41:50C'est pour verrouiller
00:41:51les crédits.
00:41:52Et on est à plus 13%.
00:41:53Plus 13%,
00:41:55c'est beaucoup.
00:41:56Ça fait près
00:41:57de 7 milliards d'euros.
00:41:58De plus.
00:41:59Exactement le chiffre
00:42:00qui vient d'être indiqué.
00:42:02Donc les militaires
00:42:04sont là pour nous rappeler
00:42:05les enjeux.
00:42:06Et c'est ce qu'a fait
00:42:06le chef d'état-major.
00:42:08C'est pas banal quand même
00:42:09de voir le patron des armées
00:42:10nous dire qu'il y a
00:42:11une vraie menace de guerre
00:42:12avec la Russie
00:42:13d'ici 3 ou 4 ans.
00:42:14En ajoutant,
00:42:15d'ailleurs,
00:42:16la guerre a déjà commencé
00:42:17d'une certaine manière.
00:42:18C'est pas la guerre frontale
00:42:19avec des chars,
00:42:20des tranchées,
00:42:21des drones.
00:42:22C'est la guerre hybride
00:42:22avec la désinformation,
00:42:24avec la déstabilisation
00:42:25des sociétés,
00:42:26avec des cercueils
00:42:27sur la tour Eiffel
00:42:28ou bien des étoiles de David
00:42:30un peu partout
00:42:31avec des agents
00:42:32payés par la Russie
00:42:33pour nous faire peur.
00:42:35Mais il y a la réalité
00:42:36qui s'impose à nous aujourd'hui.
00:42:38C'est déjà le retour
00:42:39de la guerre en Europe
00:42:39et je voulais aujourd'hui
00:42:40partager avec vous
00:42:41une image,
00:42:42enfin une vidéo.
00:42:43C'est l'image
00:42:44de cette maternelle
00:42:45qui a été frappée
00:42:46par la Russie
00:42:48hier à Kharkiv,
00:42:49une ville menacée
00:42:50où on voit
00:42:51vraiment
00:42:52ces photos,
00:42:53ces images incroyables,
00:42:54ces pères de famille,
00:42:56ces pompiers,
00:42:57ces mères de famille
00:42:57qui sortent les enfants
00:42:59les uns après les autres
00:43:00de la maternelle
00:43:01qui vient d'être bombardée.
00:43:03Hélas,
00:43:03c'est le quotidien en Ukraine
00:43:04depuis presque trois ans maintenant.
00:43:06Oui, mais là,
00:43:07c'est les enfants.
00:43:07Oui, bien sûr.
00:43:08Ils ont hélas déjà été ciblés.
00:43:10C'est vrai, vous avez raison.
00:43:11Elles ont périlé ces images.
00:43:12C'est vraiment tragique
00:43:13parce que ces enfants
00:43:14n'y sont pour rien.
00:43:15D'ailleurs,
00:43:15les civils n'y sont pas
00:43:17pour grand-chose non plus.
00:43:18Sauf qu'en Ukraine,
00:43:19c'est important de le dire,
00:43:20il y a une résistance
00:43:21de la nation ukrainienne,
00:43:22pas simplement de l'armée.
00:43:23Mais regardez ces images,
00:43:24regardez ces petits-enfants.
00:43:26C'est une honte absolue.
00:43:28Vous voulez des points de vue ?
00:43:29Eh bien là,
00:43:29c'est des parties prises.
00:43:31Il y en a un,
00:43:31c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:43:33tolérer qu'aujourd'hui,
00:43:34en 2025,
00:43:35une grande puissance
00:43:36comme la Russie
00:43:37puisse bombarder ainsi
00:43:38des maternelles
00:43:39tous les jours
00:43:40avec des drones.
00:43:41Vous savez,
00:43:41la nuit dernière,
00:43:42plus de 400 drones
00:43:43et des missiles.
00:43:45Et c'est la répétition
00:43:46à chaque fois,
00:43:47chaque jour,
00:43:48la même chose.
00:43:48Et parfois,
00:43:49effectivement,
00:43:49ça tombe sur une maternelle.
00:43:51C'est insupportable.
00:43:52Non, mais vous avez raison.
00:43:53Et ce que je voulais dire,
00:43:53c'est que, hélas,
00:43:54justement,
00:43:55il y a peut-être une tendance
00:43:55à s'habituer à ces images.
00:43:57Et ce que vous nous dites ce matin,
00:43:57c'est qu'il ne faut pas
00:43:58s'y habituer
00:43:59parce que c'est évidemment abominable.
00:44:01Même si ça se répète,
00:44:02il faut s'en indigner
00:44:03de plus en plus.
00:44:04Et Donald Trump,
00:44:05lui aussi,
00:44:06commence à trouver
00:44:10tu viens le soir
00:44:11et tu me dis
00:44:11j'ai eu une conversation
00:44:12avec Vladimir,
00:44:12ça s'est très bien passé.
00:44:13Et le lendemain,
00:44:14je me réveille
00:44:14et il y a de nouveaux
00:44:15moindements.
00:44:15C'est exactement ça.
00:44:17Trump qui est en train
00:44:17de changer quand même.
00:44:18Une fois de plus.
00:44:19On a souvent dit ça
00:44:20et hélas,
00:44:21il rechange souvent
00:44:21dans l'autre sens aussi.
00:44:22Mais alors,
00:44:23peut-être qu'aujourd'hui,
00:44:24c'est différent
00:44:24parce que c'est le ministre
00:44:25des Finances,
00:44:26le ministre,
00:44:28le chargé du Trésor américain,
00:44:29c'est lui qui a les manettes
00:44:30de la bourse
00:44:31et c'est important
00:44:31qui a décidé
00:44:32d'infliger des sanctions
00:44:33aux deux plus grandes
00:44:34sociétés russes
00:44:35de pétrole.
00:44:37Lukoy et Rosneff,
00:44:38c'est deux des géants
00:44:39mondiaux du pétrole.
00:44:40Ça a fait d'ailleurs
00:44:41grimper les prix du pétrole
00:44:43à la bourse
00:44:43et ça veut dire
00:44:44que ça a un impact immédiat.
00:44:46Il y a un petit changement,
00:44:47on verra si c'est ou pas.
00:44:48Et l'Europe vient d'annoncer
00:44:49des sanctions
00:44:50il y a quelques minutes.
00:44:50Elles sont effectivement
00:44:51réunies à Bruxelles aujourd'hui
00:44:52pour imposer plus de sanctions
00:44:54à la Russie.
00:44:55Le débat sur le budget
00:44:56en été il y a quelques instants,
00:44:57on va y retourner
00:44:57dans quelques minutes maintenant
00:44:58avec Marine Le Pen
00:44:59parce qu'elle va présenter
00:45:01en direct le contre-budget
00:45:03proposé par le Rassemblement National
00:45:04et vous l'entendrez
00:45:05évidemment dans Arnaud Direct.
00:45:07A tout de suite.
00:45:08Il est pratiquement 11h,
00:45:10vous êtes dans Arnaud Direct.
00:45:11Regardez ce qui nous attend
00:45:12pour l'heure qui vient.
00:45:13On va regarder
00:45:14dans quelques instants
00:45:15le contenu du contre-budget
00:45:17proposé par le Rassemblement National.
00:45:19C'est Marine Le Pen
00:45:19qui va le présenter
00:45:20et dira comment elle compte
00:45:21combler le déficit
00:45:22et réduire la dette.
00:45:23Vous l'entendrez en direct
00:45:24alors que le débat
00:45:25évidemment fait rage
00:45:25en commission à l'Assemblée.
00:45:28La tempête, Benjamin
00:45:29et ses rafales de vent
00:45:31chronométrées
00:45:32à plus de 160 km heure
00:45:34du côté de la Normandie.
00:45:37Cette tempête frappe
00:45:38les côtes ouest
00:45:39avant de gagner
00:45:41l'intérieur des terres
00:45:42et nos équipes nous diront
00:45:43s'il y a des dégâts.
00:45:44Vous voyez que 100 000 foyers
00:45:45sont déjà privés d'électricité.
00:45:46Et puis,
00:45:47une vidéo exceptionnelle
00:45:49sur le cambriolage du Louvre.
00:45:51Vous allez voir
00:45:51les voleurs qui sont filmés
00:45:52pendant qu'ils descendent
00:45:54de la nacelle,
00:45:55pendant qu'ils descendent
00:45:56sur la nacelle,
00:45:56juste après le cambriolage
00:45:57sur la nacelle
00:45:57de ce fameux camion
00:45:58utilisé dimanche.
00:46:00Voilà pour le programme.
00:46:07Avec d'abord
00:46:08les toutes dernières informations
00:46:09présentées par Pauline Pioche
00:46:10et notamment
00:46:11les conséquences
00:46:12de cette tempête
00:46:13Benjamin
00:46:13qui s'abat sur la France
00:46:14depuis une douzaine d'heures
00:46:16maintenant.
00:46:17Et ce chiffre
00:46:18qui est assez impressionnant,
00:46:19c'est le nombre
00:46:19de foyers privés d'électricité.
00:46:20Il y en a 100 000, Pauline.
00:46:21100 000 au total,
00:46:22principalement en Nouvelle-Aquitaine.
00:46:23Mais l'Auvergne-Ronaples
00:46:26est également touchée
00:46:26ainsi que la Bourgogne-Franche-Comté.
00:46:2819 départements,
00:46:29je vous le rappelle,
00:46:30qui sont en vigilance orange
00:46:31depuis ce matin
00:46:32avec des rafales de vent
00:46:33qui ont dépassé.
00:46:34Alors que pardon,
00:46:34je vous entierre,
00:46:35Pauline Marine Le Pen arrive.
00:46:36rassemblement.
00:47:06rassemblement national
00:47:07alors que le débat
00:47:08fait rage en ce moment
00:47:09en commission
00:47:10et qu'il va arriver
00:47:11dans l'hémicycle demain.
00:47:13Jean-Philippe Tanguy
00:47:14qui est le monsieur économie
00:47:15du rassemblement national
00:47:16depuis plusieurs années maintenant
00:47:17et qui a évidemment
00:47:19beaucoup travaillé sur le sujet
00:47:20qui est très offensif
00:47:21lors des débats
00:47:23en commission
00:47:24et qui anime le débat
00:47:28et qui commande
00:47:28chacun des amendements.
00:47:29On va voir les propositions
00:47:31qu'ils vont faire
00:47:32dans quelques instants.
00:47:32On peut imaginer
00:47:33beaucoup de mesures d'économie
00:47:34prévues notamment
00:47:34sur l'immigration.
00:47:36C'est l'un des axes principaux
00:47:39Jérémy Trottin
00:47:40du programme économique
00:47:42du RN depuis longtemps.
00:47:43Oui, même si on voit
00:47:44qu'ils ont aussi un peu
00:47:45élargi leur champ économique
00:47:47avec la volonté
00:47:48de faire...
00:47:49Allez, c'est parti.
00:47:50Merci pour votre présence
00:47:52sur cette présentation
00:47:53du contre-budget
00:47:54du groupe rassemblement national.
00:47:57Notre contre-budget
00:47:58n'est pas un autre budget.
00:48:00Il serait illusoire
00:48:01et mensonger
00:48:02de faire croire
00:48:03que notre groupe
00:48:04peut à lui seul
00:48:05remplacer l'administration
00:48:07qui travaille au quotidien
00:48:08sur le budget
00:48:09de notre pays.
00:48:10Notre contre-budget
00:48:11vient corriger
00:48:12la copie initiale.
00:48:13Et de l'aveu même
00:48:15de son auteur,
00:48:16il est, je cite,
00:48:17« perfectible »
00:48:19d'où l'euphémisme
00:48:20exprimé il y a quelques jours
00:48:21par le Premier ministre
00:48:22lui-même.
00:48:23Avant tout,
00:48:24permettez-moi de rappeler
00:48:25que nos travaux budgétaires
00:48:26s'inscrivent
00:48:27dans un contexte
00:48:28gravement dégradé.
00:48:30Le tableau,
00:48:30ou plutôt la partition
00:48:32du Mozart de la finance
00:48:33est particulièrement dissonante.
00:48:34La dette atteint
00:48:36des niveaux records.
00:48:37Les intérêts de cette dette
00:48:39seront bientôt
00:48:39le premier poste
00:48:40du budget de l'État.
00:48:42Et comme cette dette
00:48:43est détenue pour moitié
00:48:44par des non-résidents,
00:48:46des dizaines de milliards d'euros
00:48:47quittent notre pays,
00:48:49dégradant notre balance
00:48:50des paiements.
00:48:51Les défaillances d'entreprises
00:48:52atteignent aussi des records.
00:48:54Le déficit public
00:48:55reste hors de contrôle.
00:48:57Bref,
00:48:58après 8 ans de macronisme,
00:49:00la crise budgétaire
00:49:01est une bien triste réalité.
00:49:03Face à cela,
00:49:04les partis du système
00:49:06macronistes
00:49:06et leurs alliés de circonstance,
00:49:08PS et LR,
00:49:09et alliés d'élection,
00:49:10LFI et PCF,
00:49:12et même quelques prix Nobel,
00:49:13ont la solution.
00:49:15Préserver leur poste
00:49:16et surtout empêcher
00:49:17le Rassemblement national
00:49:18d'arriver au pouvoir.
00:49:20Voilà leur seule
00:49:21et unique ligne politique.
00:49:23La nôtre à l'opposé.
00:49:25Elle a défense
00:49:26des intérêts
00:49:26de la France et des Français.
00:49:28Et cela passe bien sûr
00:49:29par l'élaboration
00:49:31d'un budget
00:49:32le meilleur possible.
00:49:33et quand on est
00:49:34dans l'opposition,
00:49:35par la modification
00:49:36de la version du gouvernement
00:49:38pour la rendre
00:49:38la moins mauvaise possible.
00:49:41Je me permets
00:49:41de vous rappeler
00:49:42qu'un budget,
00:49:43c'est la traduction financière
00:49:44de choix politiques.
00:49:46Ce n'est pas un tableau Excel
00:49:47avec des plus et des moins.
00:49:49Ce n'est pas une succession
00:49:50de mesures.
00:49:51C'est in fine,
00:49:52bien sûr,
00:49:53un équilibre arithmétique,
00:49:54mais c'est surtout
00:49:55un équilibre politique.
00:49:57En effet,
00:49:58l'impact sur le quotidien
00:49:59des Français,
00:50:00sur le quotidien
00:50:01des entreprises
00:50:02est direct,
00:50:03concret
00:50:03et souvent immédiat.
00:50:06Quand nous travaillons
00:50:06sur un contre-budget,
00:50:08notre première préoccupation,
00:50:09c'est
00:50:09quel impact sur les Français ?
00:50:12C'est quelle sera
00:50:12l'acceptabilité
00:50:14des mesures
00:50:14par les Français ?
00:50:16C'est est-ce que
00:50:17l'équilibre politique
00:50:18atteint
00:50:19est juste ?
00:50:22Notre deuxième préoccupation,
00:50:24c'est de préserver
00:50:24notre souveraineté
00:50:25et d'éviter
00:50:26toute émission étrangère
00:50:28dans notre politique budgétaire.
00:50:29Je pense bien sûr
00:50:30à l'Union européenne,
00:50:32voire au FMI,
00:50:33puisque je lis
00:50:34dans certains médias
00:50:35que cette hypothèse
00:50:36n'est malheureusement plus
00:50:37de l'ordre de la science-fiction.
00:50:39Notre troisième préoccupation,
00:50:41c'est d'éviter
00:50:42de dégrader la situation,
00:50:43car ce sont évidemment
00:50:44les Français,
00:50:45en particulier
00:50:45les générations futures,
00:50:47qui paieront,
00:50:48mais d'une manière
00:50:49plus prosaïque,
00:50:50car nous sommes convaincus
00:50:51que demain,
00:50:51c'est à nous
00:50:52que reviendra
00:50:52la responsabilité
00:50:53de redresser le pays
00:50:54à partir
00:50:55de cette situation.
00:50:58Enfin,
00:50:58quatrième préoccupation,
00:51:00un contre-budget
00:51:00qui vise à lier
00:51:02la baisse
00:51:03des mauvaises dépenses
00:51:04et la relance
00:51:04de notre économie.
00:51:05Nous n'avons pas
00:51:05les services de Bercy
00:51:07et de ses 130 000 agents
00:51:09à notre disposition.
00:51:11En tout cas,
00:51:12pas encore.
00:51:13Ce contre-budget
00:51:14servira de ligne directrice
00:51:16durant les discussions
00:51:17budgétaires
00:51:17en séance publique,
00:51:19soit directement
00:51:19avec des amendements
00:51:20défendus
00:51:21par nos députés,
00:51:22soit indirectement
00:51:23pour soutenir
00:51:24ou s'opposer
00:51:25aux amendements
00:51:26toxiques
00:51:27venus d'autres groupes.
00:51:30Le contre-budget
00:51:31que nous vous présentons
00:51:32aujourd'hui
00:51:32se fait à périmètre
00:51:33constitutionnel constant.
00:51:35Par exemple,
00:51:35certaines économies
00:51:36sur l'immigration
00:51:37nécessitent un changement
00:51:38constitutionnel.
00:51:39c'est, vous le savez,
00:51:41l'objet du référendum
00:51:42que je propose,
00:51:43mais aussi en fonction
00:51:44de ce qui est
00:51:44raisonnablement faisable.
00:51:46Par exemple,
00:51:47supprimer tout financement
00:51:49à l'audiovisuel public,
00:51:50ce qu'engendrera
00:51:50la privatisation,
00:51:52ne peut pas être,
00:51:52évidemment,
00:51:53vous l'aurez compris,
00:51:53appliqué dès 2026.
00:51:56Pour tendre le coup
00:51:57à certains raccourcis
00:51:57que je peux lire
00:51:58ici ou là,
00:51:59ça ne veut pas dire
00:52:00que nous abandonnons
00:52:01ces mesures.
00:52:02Alors je sais
00:52:03que vous allez me dire
00:52:03que certaines mesures,
00:52:04je pense par exemple
00:52:05à la baisse
00:52:05de notre contribution
00:52:06à l'Union européenne,
00:52:07n'est raisonnablement
00:52:09pas possible.
00:52:10Mais pour nous,
00:52:10raisonnablement,
00:52:11n'est pas synonyme
00:52:12d'impuissance politique.
00:52:13Oui,
00:52:14certaines mesures
00:52:14nécessitent une volonté
00:52:16politique forte,
00:52:17voire d'engager
00:52:18le bras de fer,
00:52:19en l'occurrence,
00:52:20pour cet exemple,
00:52:20avec l'Union européenne.
00:52:22Nous l'assumons
00:52:23et je dirais même
00:52:24nous le revendiquons.
00:52:26D'ailleurs,
00:52:27s'agissant du budget
00:52:28de l'Union européenne,
00:52:29permettez-moi de souligner
00:52:30que la baisse
00:52:30de la contribution
00:52:31de la France
00:52:31qui a été annoncée
00:52:32par Mme de Montchalin
00:52:34cet été,
00:52:34vient mettre fin
00:52:35au mensonge répandu
00:52:36par nos adversaires
00:52:37que baisser la contribution
00:52:38de la France
00:52:39à l'Union européenne
00:52:40était une forme
00:52:40de Frexit.
00:52:42Baisser la contribution
00:52:43de la France
00:52:44à l'Union européenne,
00:52:45c'est seulement défendre
00:52:46les intérêts
00:52:46de la France
00:52:47et des Français.
00:52:49Avant de donner
00:52:50la parole
00:52:50à Jean-Philippe Tanguy,
00:52:51notre référent
00:52:52de la Commission des Finances,
00:52:53je voudrais souligner
00:52:54que si notre contre-budget
00:52:55peut paraître ambitieux,
00:52:58c'est parce qu'il s'attaque
00:52:59avec force et volonté
00:53:00à ce que j'ai appelé
00:53:01les quatre tabous
00:53:02de la politique budgétaire,
00:53:03l'immigration,
00:53:04bien sûr,
00:53:05notre relation financière
00:53:06avec l'Union européenne,
00:53:07le train de vie
00:53:09d'un État
00:53:10manifestement plus
00:53:11à la bonne place
00:53:12et un casier abandon
00:53:13de toute volonté
00:53:14de lutter contre les fraudes.
00:53:16Nous arrivons donc
00:53:17à des économies
00:53:18nettes assez conséquentes,
00:53:20y compris en tenant compte
00:53:21des hausses prévues
00:53:22par les quatre lois
00:53:22de programmation,
00:53:24loi de programmation militaire
00:53:25avec la surmarche
00:53:26annoncée par le président
00:53:27de la République
00:53:28en juillet dernier,
00:53:29loi de programmation
00:53:30police-justice
00:53:31qui correspondait
00:53:32dans les montants
00:53:32à notre proposition
00:53:33de la présidentielle
00:53:33de 2022
00:53:34et loi de programmation
00:53:35de la recherche.
00:53:37Remettre l'État
00:53:38à la bonne place,
00:53:39arrêter les dépenses
00:53:40inutiles,
00:53:41inefficaces,
00:53:43pardon,
00:53:43voire toxiques
00:53:44et surtout répondre
00:53:45aux préoccupations
00:53:46des Français,
00:53:47voilà le contre-budget
00:53:48du groupe
00:53:49Rassemblement national
00:53:50que va vous exposer
00:53:51immédiatement
00:53:52Jean-Philippe Tanguy.
00:53:53Merci Madame la Présidente,
00:53:58bonjour à tous,
00:53:59merci pour votre présence.
00:54:01Permettez-moi d'abord
00:54:01de remercier
00:54:02l'ensemble des députés
00:54:03de la commission
00:54:05finance,
00:54:05notre collègue sénateur
00:54:06Christopher Zurek,
00:54:08nos collaborateurs
00:54:09et tous ceux
00:54:09qui ont participé
00:54:10à ce travail intense.
00:54:11Cette intervention
00:54:12de Marine Le Pen
00:54:13avant l'exposé
00:54:14très technique
00:54:15que va dérouler maintenant
00:54:16Jean-Philippe Tanguy.
00:54:18Alors,
00:54:19ce qui est intéressant
00:54:20d'abord sur le plan
00:54:20strictement politique
00:54:21parce qu'elle n'est pas
00:54:22rentrée dans le détail,
00:54:22Jérémy Trottin,
00:54:24c'est de voir que
00:54:24Marine Le Pen,
00:54:25là dans ces quelques minutes,
00:54:26elle fait tout
00:54:27pour apparaître
00:54:27sérieux,
00:54:29raisonnablement,
00:54:30voilà,
00:54:30elle n'a pas arrêté
00:54:31de dire ça,
00:54:31on ne vous promet
00:54:32pas le grand soir
00:54:32pour tout de suite.
00:54:33Elle explique
00:54:34que le budget présenté,
00:54:36le contre-budget
00:54:36n'est pas un contre-budget
00:54:37total parce qu'elle
00:54:38ne dispose pas
00:54:39des fonctionnaires
00:54:40de Bercy
00:54:41pour pouvoir être
00:54:42ultra précise,
00:54:43pas encore,
00:54:44donc elle explique
00:54:46que son budget
00:54:46sera sans doute
00:54:47lui aussi imparfait,
00:54:48donc elle l'explique,
00:54:49elle explique
00:54:50qu'en revanche,
00:54:52il y a des choses
00:54:52sur lesquelles
00:54:53elle veut absolument
00:54:53appuyer,
00:54:54elle veut absolument
00:54:55que ce budget
00:54:56soit juste pour les Français,
00:54:57qu'ils maintiennent
00:54:58la souveraineté de la France,
00:55:00qu'elle évite de dégrader
00:55:01la situation actuelle
00:55:02et aussi que ça permette
00:55:04finalement de relancer
00:55:05l'économie.
00:55:06C'est assez basique.
00:55:08Ce qu'on voit surtout,
00:55:08c'est que Marine Le Pen
00:55:09ne veut surtout pas
00:55:10aller dans le détail
00:55:11et ne veut surtout pas
00:55:12citer un chiffre
00:55:13par peur de se tromper.
00:55:15Ça a pu être le cas
00:55:16lors de débats
00:55:16à la présidentielle.
00:55:18Elle laisse ce côté-là
00:55:19à Jean-Philippe Tanguy.
00:55:22C'est un procès d'intention
00:55:23que vous lui faites là.
00:55:24Je pense qu'il y a aussi
00:55:25un petit peu de ça.
00:55:25Parfois, elle peut,
00:55:26sur les détails
00:55:27extrêmement techniques
00:55:28et économiques,
00:55:29être un petit peu flou.
00:55:30En tout cas,
00:55:31elle ne veut pas
00:55:31montrer ça aujourd'hui.
00:55:32En tout cas,
00:55:32il y a un enjeu
00:55:33pour le Rassemblement
00:55:34national aujourd'hui.
00:55:35C'est-à-dire qu'ils veulent
00:55:35absolument montrer
00:55:36qu'ils sont crédibles
00:55:37à l'approche
00:55:38d'éventuelles élections
00:55:39électorales,
00:55:39que ce soit des législatives
00:55:40anticipées
00:55:41ou la présidentielle,
00:55:43parce qu'ils estiment
00:55:43qu'ils ne peuvent plus
00:55:44faire finalement
00:55:45des annonces
00:55:46un peu surfées
00:55:48sur des annonces
00:55:49qui ne seraient pas crédibles.
00:55:50Ils ont besoin
00:55:50d'envoyer des messages
00:55:52à la fois au marché,
00:55:53mais aussi aux chefs
00:55:53d'entreprise,
00:55:54aux grands patrons.
00:55:55Et c'est l'un des objectifs
00:55:56de cette journée.
00:55:57C'est vrai, Lucie,
00:55:57que ça fait longtemps maintenant
00:55:58que le RN essaie
00:55:59de convaincre
00:56:00les chefs d'entreprise
00:56:00qu'ils sont aussi crédibles
00:56:01que les autres.
00:56:02Oui, bien sûr.
00:56:03On sait que maintenant,
00:56:04le RN se focalise beaucoup
00:56:06sur les petits propriétaires,
00:56:07sur les petits patrons.
00:56:08Et beaucoup de mesures
00:56:09qui vont être annoncées
00:56:10dans les minutes qui viennent
00:56:10sont vraiment adressées
00:56:12à cette catégorie
00:56:13de la population.
00:56:14Il va y avoir des choses
00:56:16sur la taxation
00:56:16des entreprises,
00:56:18mais vraiment,
00:56:18on va essayer d'exonérer.
00:56:19Enfin, le RN va essayer
00:56:20d'exonérer à chaque fois
00:56:22les petits patrons.
00:56:23C'est vraiment la base
00:56:23de son électorat.
00:56:24Ce qui m'a paru
00:56:25le plus intéressant
00:56:26dans ce qu'a dit Marine Lapenne,
00:56:27c'est qu'elle a
00:56:28un certain constat d'impuissance.
00:56:29Elle dit que la plupart
00:56:30des mesures défendues
00:56:31par le RN
00:56:31vont être très difficiles
00:56:33à mettre en œuvre.
00:56:34L'immigration,
00:56:35elle dit que ça va imposer
00:56:36un changement constitutionnel.
00:56:37Ce ne sera pas pour 2026.
00:56:39La suppression du financement
00:56:40de l'audiovisuel public,
00:56:41idem,
00:56:41ce ne sera pas pour 2026.
00:56:44à l'Union européenne,
00:56:45ce n'est raisonnablement
00:56:47pas possible.
00:56:47C'est très étonnant
00:56:48de voir qu'elle reconnaît
00:56:49elle-même
00:56:50que le programme
00:56:50est difficile.
00:56:51C'est la lucidité aussi
00:56:52parce qu'elle n'est pas
00:56:52encore au pouvoir.
00:56:53Elle ne veut pas faire
00:56:54de fausses promesses.
00:56:55On a le détail
00:56:55de ce que va dire
00:56:56Jean-Philippe Tanguy,
00:56:57mais on connaît,
00:56:57Thomas Gémin,
00:56:58déjà les grandes masses
00:56:58du programme
00:56:59du rassemblement national
00:57:00avec des dizaines de milliards
00:57:02attendus du côté
00:57:03de l'immigration.
00:57:05Est-ce que ce programme,
00:57:06pour ce que vous en connaissez
00:57:07jusque-là maintenant,
00:57:09il vous semble crédible
00:57:10sur le plan économique ?
00:57:12Est-ce que c'est déjà crédible
00:57:13par rapport à cette crédibilité
00:57:14supplémentaire
00:57:15que viendrait clémer
00:57:15Marine Le Pen ?
00:57:16Dans son discours liminaire,
00:57:19elle a listé
00:57:19quatre points principaux
00:57:21qui sont quatre tabous
00:57:22selon elle
00:57:22de la politique budgétaire.
00:57:23L'immigration,
00:57:24la contribution de la France
00:57:25à l'Union européenne,
00:57:26les agences de l'État
00:57:27et la fraude sociale et fiscale.
00:57:30Ce qui est intéressant,
00:57:30il me semble,
00:57:31c'est qu'il y a deux mots
00:57:32qui n'ont pas été évoqués.
00:57:33C'est les retraites
00:57:34et la santé.
00:57:35Or, aujourd'hui,
00:57:36les dépenses de retraite
00:57:37et de santé,
00:57:38c'est plus de 50%
00:57:39des dépenses publiques.
00:57:40Et quand on regarde
00:57:41les dépenses publiques
00:57:42depuis 20 ans,
00:57:43ce qui a véritablement augmenté,
00:57:45c'est ces dépenses sociales
00:57:46qui ont augmenté
00:57:46plus fortement que le PIB.
00:57:49Or, de nouveau,
00:57:49elle n'a pas dit un mot
00:57:50des retraites.
00:57:52Quand maintenant,
00:57:52on s'intéresse plus spécifiquement
00:57:54aux quatre items
00:57:55qu'elle a mentionnés,
00:57:56par exemple,
00:57:57l'immigration,
00:57:57donc il y a un débat
00:57:58sur le coût budgétaire.
00:57:59Est-ce que c'est un coût ?
00:58:00Est-ce que c'est un bénéfice
00:58:01pour l'économie française ?
00:58:02Mais en tout cas,
00:58:02c'est relativement fait.
00:58:03C'est entre moins 1% du PIB
00:58:05et plus 1% du PIB.
00:58:05La Cour des comptes
00:58:10qui met le coût le plus important,
00:58:12ce serait autour
00:58:12de 30 milliards d'euros.
00:58:14Donc, on voit bien
00:58:14que par rapport aux retraites
00:58:15qui sont autour
00:58:17de 400 milliards,
00:58:18on est très loin du compte.
00:58:19Oui, mais après,
00:58:1930 milliards, pardon,
00:58:20mais on n'est pas loin
00:58:21de l'objectif de réduction
00:58:23du prochain budget.
00:58:25C'est vrai,
00:58:25mais quand vous reprenez
00:58:26juste un point précis,
00:58:27c'est par exemple l'AME.
00:58:28L'aide médicale d'État.
00:58:29L'aide médicale d'État.
00:58:301,2 milliard.
00:58:32Donc, 0,1%
00:58:33des dépenses publiques.
00:58:35Quand vous reprenez
00:58:36les dépenses des agences de l'État,
00:58:40en tout,
00:58:41c'est 56 milliards,
00:58:42donc 2% des dépenses publiques.
00:58:44Et ça comprend en grande partie
00:58:45les dépenses d'universités.
00:58:47Donc, on voit bien que,
00:58:48oui, bien sûr,
00:58:49on peut s'attaquer potentiellement
00:58:51à ces différents postes,
00:58:52mais c'est vraiment des postes
00:58:53qui sont relativement marginaux
00:58:55par rapport à la problématique
00:58:57aujourd'hui des dépenses publiques.
00:58:58De nouveau,
00:58:59la problématique aujourd'hui
00:59:00des dépenses publiques,
00:59:01c'est la question des retraites
00:59:02à 25%
00:59:03et de la santé
00:59:04autour de 20%.
00:59:06Et donc,
00:59:06ne pas dire un mot
00:59:07de ces deux postes.
00:59:08Alors,
00:59:08mais c'est politiquement très sensible.
00:59:09Peut-être que Jean-Philippe Tanguy
00:59:10est en train de donner le détail
00:59:12au moment où on se parle.
00:59:13On ne va pas tout entendre,
00:59:14évidemment,
00:59:14mais on imagine
00:59:15qu'il va parler de ce sujet
00:59:16des retraites
00:59:17parce que, voilà,
00:59:17c'est majeur pour tout le monde.
00:59:18Oui, on voit que,
00:59:19d'ailleurs,
00:59:20sur cette réforme des retraites,
00:59:22ils avaient leur propre réforme
00:59:23lors de la précédente présidentielle
00:59:25et ils sont en train
00:59:25d'évoluer aussi
00:59:26sur ce point-là
00:59:27parce que c'est justement
00:59:28ces petits points
00:59:29qui restent du côté du RN
00:59:30et qui montrent
00:59:32que ce parti
00:59:32ne pourrait pas être
00:59:33totalement crédible
00:59:34d'un point de vue économique.
00:59:35Donc,
00:59:35ils sont aussi en train
00:59:36de bouger
00:59:37sur la question
00:59:37de cette réforme.
00:59:38Notamment sur la...
00:59:39Eux,
00:59:40ils sont toujours
00:59:40sur la retraite à 60 ans
00:59:41mais de moins en moins,
00:59:42si je veux dire.
00:59:42De moins en moins,
00:59:43en effet,
00:59:44parce qu'ils veulent
00:59:44qu'il y ait 40 ans
00:59:45de cotisation,
00:59:46que les gens
00:59:46qui sont en carrière longue
00:59:48et qui commencent plus tôt
00:59:49puissent partir
00:59:50dès 60 ans.
00:59:51Mais en réalité,
00:59:51quelqu'un qui rentrerait
00:59:52sur le marché du travail
00:59:53à 24 ans
00:59:55devrait en quitter
00:59:57à 60 ans.
00:59:59C'est 40 ans
01:00:00pour les carrières longues,
01:00:0142 ans pour les autres.
01:00:02C'est le projet actuel
01:00:04de Marine Le Pen.
01:00:05C'est le mieux disant quasiment
01:00:06à l'exception de Jean-Luc Mélenchon
01:00:07sur les anciens candidats
01:00:08à la présidentielle.
01:00:09C'est mieux disant
01:00:09que même la suspension
01:00:11de la réforme actuelle.
01:00:12Mais d'un point de vue économique,
01:00:13si elle veut apporter
01:00:15une certaine crédibilité
01:00:16et notamment auprès des patrons
01:00:17parce que c'est l'enjeu
01:00:18pour le RN aujourd'hui,
01:00:19elle doit bouger.
01:00:20Et ça commence à bouger
01:00:21et notamment du côté
01:00:22de Jordan Bardella
01:00:23qui n'est pas présent aujourd'hui.
01:00:24sur ces sujets des retraites
01:00:28et de la protection sociale,
01:00:29Jean-Philippe Tanguy
01:00:30est donc en train
01:00:31de s'exprimer.
01:00:32On l'écoute
01:00:33et on vous donnera
01:00:34un petit peu plus tard
01:00:35l'essentiel du détail
01:00:36des mesures obligées
01:00:37et notamment peut-être
01:00:38et très vraisemblablement
01:00:39même sur ce fameux sujet
01:00:40des retraites.
01:00:42Pendant ce temps,
01:00:42on surveille aussi
01:00:43l'évolution sur le fond
01:00:44des intempéries
01:00:45avec cette tempête,
01:00:45Benjamin,
01:00:46qui continue de balayer
01:00:48la France
01:00:48depuis hier soir maintenant
01:00:50et qui progresse
01:00:51depuis le sud-ouest
01:00:53et qui remonte
01:00:54avant d'aller
01:00:55dans l'intérieur des terres.
01:00:56Ici, on est en Gironde
01:00:57à Lacanau.
01:00:58Célia-Vallée
01:00:59est sur place
01:01:00Lacanau
01:01:01où le vent
01:01:02a soufflé très fort
01:01:04ces dernières heures
01:01:04et on voit aussi
01:01:05pendant que
01:01:06vous êtes sur la plage,
01:01:08Célia, derrière vous
01:01:09des vagues
01:01:09qui sont particulièrement
01:01:10impressionnantes
01:01:11même si le risque
01:01:12de vagues submersions
01:01:13semble-t-il
01:01:14est écarté pour l'instant.
01:01:17On est au-dessus
01:01:18de la plage, Julien,
01:01:19parce que la plage
01:01:20elle est interdite
01:01:20d'accès, évidemment
01:01:21personne dans l'eau
01:01:22mais beaucoup de monde
01:01:23juste au-dessus
01:01:24regardez ces enfants
01:01:26qui font le test
01:01:26avec le vent
01:01:27tellement il est important
01:01:28sur ces images
01:01:29de Corentin Guistot.
01:01:31On a croisé des touristes
01:01:33qui sont même venus
01:01:33prendre le petit déjeuner
01:01:34devant la houle
01:01:35on a même croisé
01:01:36des photographes amateurs
01:01:37il faut savoir
01:01:38qu'il y a eu des rafales
01:01:39jusqu'à 134 km heure
01:01:40au Cap Ferret
01:01:41ça souffle très fort ici
01:01:42et les tempêtes
01:01:43à Lacanau
01:01:44précisément
01:01:44elles ont des conséquences
01:01:46sur deux points
01:01:46d'abord l'érosion
01:01:48qui est accentuée
01:01:49par ces vagues
01:01:50mais il y a aussi
01:01:50des conséquences
01:01:51sur l'arrière-pays
01:01:52parce qu'il y a des risques
01:01:53de chute d'arbres
01:01:55étant donné qu'il y a
01:01:55beaucoup de forêts
01:01:56autour de nous
01:01:57les pompiers de Gironde
01:01:59ne notent pas
01:01:59d'intervention importante
01:02:02cette nuit
01:02:03et ce matin
01:02:03ils ont du personnel
01:02:04supplémentaire
01:02:05pour répondre
01:02:06aux appels
01:02:07des habitants
01:02:08ce matin
01:02:08il faut savoir
01:02:09qu'ici en Gironde
01:02:10ces habitants
01:02:11ils étaient 9000
01:02:12à être privés
01:02:13d'électricité
01:02:14des coupures
01:02:15d'électricité
01:02:16assez brèves
01:02:17mais tout de même
01:02:17pour 9000 personnes
01:02:18ce matin
01:02:19Merci beaucoup
01:02:21Célia
01:02:22on voit la situation
01:02:22du côté de Lacanau
01:02:23Marc, elle va évoluer
01:02:24comment cette tempête
01:02:26dans les heures qui viennent ?
01:02:27Alors le centre
01:02:27de la dépression
01:02:28est actuellement situé
01:02:29entre le sud
01:02:30des îles britanniques
01:02:31et le Pas-de-Calais
01:02:32donc on a toujours
01:02:33ces 19 départements
01:02:34qui sont placés
01:02:35en vigilance orange
01:02:36on aperçoit très bien
01:02:37l'enroulement dépressionnaire
01:02:38près des côtes de la Manche
01:02:39avec des rafales de vent
01:02:40qui ont été puissantes
01:02:41on a relevé jusqu'à
01:02:42161 km par heure
01:02:44à Fécamp
01:02:45en Seine-Maritime
01:02:46près de 150 km par heure
01:02:47au Cap de la Ève
01:02:48et puis on relève
01:02:49surtout des records de vent
01:02:50pour un mois d'octobre
01:02:52notamment à La Rochelle
01:02:54à Cognac
01:02:55ou encore à Lonce-le-Saunier
01:02:56dans le département du Jura
01:02:57donc voilà
01:02:57pour les premiers records de vent
01:02:59avec des rafales de vent
01:03:00donc sur les côtes
01:03:01qui atteignent localement
01:03:02les 130 à 150
01:03:04voire les 160 km par heure
01:03:07et dans les terres
01:03:08on dépasse localement
01:03:09les 100 à 110 km par heure
01:03:10comment ça se passe
01:03:11du côté de la Charente-Maritime
01:03:13le préfet Brice Blondel
01:03:14est avec nous
01:03:15bonjour monsieur le préfet
01:03:16merci de nous répondre
01:03:17quelle est la situation
01:03:19autour de vous
01:03:20est-ce que
01:03:21est-ce que le pire est passé
01:03:22ou est-ce que vous êtes en plein dedans
01:03:23on est encore dedans
01:03:25la situation est maîtrisée
01:03:27à ce stade
01:03:29tous les services de l'État
01:03:30restent en alerte maximum
01:03:32pompiers
01:03:33police
01:03:33gendarmerie
01:03:35et veille à ce que
01:03:38nous puissions apporter
01:03:39une réponse
01:03:40à toute situation
01:03:41critique
01:03:41qui se présenterait
01:03:42à ce stade
01:03:43on est encore
01:03:44au cœur du phénomène
01:03:45jusqu'à 14-15 heures
01:03:47mais les rafales de vent
01:03:48vont se poursuivre
01:03:49tout au long de l'après-midi
01:03:50des records de vent
01:03:51ont été enregistrés
01:03:52à 142 km heure
01:03:53à Saint-Clément-des-Baleines
01:03:54ce matin
01:03:55nous avons à ce stade
01:03:5712 000 foyers
01:03:58privés d'électricité
01:03:59même si la situation
01:04:00évolue
01:04:01heure après heure
01:04:02et tous les trains
01:04:04sont interrompus
01:04:05en Charente-Maritime
01:04:06pour autant
01:04:07à ce stade
01:04:09pas de victimes
01:04:10connues
01:04:11blessées
01:04:12graves
01:04:12nous avons eu
01:04:13un certain nombre
01:04:14d'accidents
01:04:14liés à des branches
01:04:15tombées sur la route
01:04:16à des arbres
01:04:17qui se sont couchés
01:04:18les pompiers
01:04:19sont intervenus
01:04:19à environ une trentaine
01:04:21de reprises
01:04:21principalement
01:04:22pour des reconnaissances
01:04:23des bâchages
01:04:24de toitures
01:04:24qui avaient été
01:04:26endommagés
01:04:26par la tempête
01:04:27mais pas de victimes
01:04:29graves
01:04:30à ce stade
01:04:30donc pour l'instant
01:04:32en croisant les doigts
01:04:33tout le monde est en alerte
01:04:34mais surtout
01:04:34les premiers acteurs
01:04:35de la sécurité
01:04:36ce sont nos concitoyens
01:04:38eux-mêmes
01:04:38qui respectent
01:04:39les consignes
01:04:40évite de prendre la voiture
01:04:41évite de rester sous les arbres
01:04:42et évite de s'exposer au danger
01:04:43et évite d'aller trop près
01:04:45sur les plages
01:04:45même si on l'a vu
01:04:46il y a quelques instants
01:04:46la dotation est forte
01:04:47avec les enfants
01:04:49qui sont en vacances
01:04:50et évidemment
01:04:51qui ont envie
01:04:52de se confronter
01:04:52à ces rafales de vent
01:04:53particulièrement importantes
01:04:55pas de blessés
01:04:56vous nous l'avez dit
01:04:57c'est une bonne nouvelle
01:04:58évidemment
01:04:58sur l'ampleur
01:05:00des premiers dégâts
01:05:00dont vous nous parlez
01:05:01pour l'instant
01:05:01ils restent aussi limités
01:05:02alors encore une fois
01:05:05la situation
01:05:05on est au coeur du phénomène
01:05:07donc elle évolue
01:05:08heure après heure
01:05:09les dégâts restent limités
01:05:10pas de coupure de route
01:05:11quelques branches tombées
01:05:13quelques arbres tombés
01:05:14notamment un arbre
01:05:16qui est tombé
01:05:16sur une voiture
01:05:16à Royan ce matin
01:05:18qui a fait trois blessés légers
01:05:19mais pas d'hospitalisation derrière
01:05:20donc à ce stade
01:05:21nous n'avons pas
01:05:22à déplorer de victimes
01:05:24encore une fois
01:05:24il faut que les gens
01:05:25soient responsables
01:05:26c'est pas le moment
01:05:27d'aller sur la plage
01:05:28c'est évidemment
01:05:28pas le moment
01:05:29de prendre son bateau
01:05:30et on compte sur
01:05:31tous les charentais maritimes
01:05:33pour respecter
01:05:34les consignes de sécurité
01:05:35qui leur ont été données
01:05:36depuis hier
01:05:37et ne pas s'exposer
01:05:38et ne pas se croire
01:05:39plus fort que le vent
01:05:39Le message effectivement est passé
01:05:42merci beaucoup monsieur le préfet
01:05:43vous nous disiez
01:05:4312 000 foyers privés d'électricité
01:05:45dans votre département
01:05:46au total sur l'ensemble du territoire
01:05:49on atteint les 100 000 foyers
01:05:52privés d'électricité
01:05:53vous restez sur BFM TV
01:05:54parce que dans quelques instants
01:05:55et bien vous verrez
01:05:56le cambrayolage du Louvre
01:05:58avec une vidéo
01:05:59qui montre la fuite
01:06:02des deux voleurs
01:06:03avec d'abord la nacelle
01:06:05sur le camion
01:06:06puis la fuite à scooter
01:06:07à tout de suite
01:06:08ce sont des images
01:06:10saisissantes
01:06:11de cette matinée
01:06:12des images du cambrayolage
01:06:13du Louvre
01:06:14nous sommes dimanche dernier
01:06:16à 9h40 et quelques
01:06:19et vous voyez ici
01:06:20ces deux hommes
01:06:21sur la nacelle
01:06:22qui s'en vont
01:06:23écouter les commentaires
01:06:24enregistrés par le micro
01:06:25voilà alors la voix a été modifiée
01:06:45pour pas qu'on puisse identifier
01:06:46ceux qui filment cette scène
01:06:48Boris Karlamov
01:06:49mais on entend
01:06:50en gros putain
01:06:51c'est la police
01:06:52il y a aussi quelqu'un
01:06:53qui demande
01:06:53si les entrées
01:06:55ont bien été stoppées
01:06:57et surtout
01:06:57cette image
01:06:58est évidemment très forte
01:06:59qui est une image nouvelle
01:07:00racontez-nous ce qu'on voit ici
01:07:01Boris
01:07:01oui on est aux alentours
01:07:02de 9h38
01:07:034 malfaiteurs
01:07:05ont donc participé
01:07:06à ce cambrayolage
01:07:06et sur ces vidéos témoins
01:07:08on y voit donc
01:07:08deux de ces 4 malfaiteurs
01:07:10l'un d'eux
01:07:11est vêtu dans gilet jaune
01:07:12habillé en noir
01:07:12et puis il y a son comparse
01:07:13avec un casque de moto
01:07:14alors que je vous interromps
01:07:16parce que pendant ce temps-là
01:07:16Marine Le Pen dévoile
01:07:17son programme économique
01:07:18mais aussi au quotidien
01:07:20le besoin de souveraineté économique
01:07:22or vous vous êtes positionné
01:07:24contre la taxe
01:07:25sur les petits colis
01:07:26qui a pour but
01:07:27de limiter l'invasion
01:07:29des colis chinois
01:07:30Tému et Chine
01:07:31comment est-ce que vous
01:07:32justifiez cette décision
01:07:33merci
01:07:33merci
01:07:34très simplement
01:07:35cette taxe
01:07:36ne préserve pas
01:07:37nos commerçants
01:07:38et ce qu'il nous reste
01:07:39d'industrie textile
01:07:39ou de petite industrie
01:07:41traditionnelle
01:07:42c'est une taxe
01:07:43pour faire les poches
01:07:44des français
01:07:45une fois de plus
01:07:45cette taxe
01:07:46je l'ai expliqué
01:07:46en commission finance
01:07:48d'ailleurs je n'ai eu
01:07:48aucune réponse
01:07:49ni du gouvernement
01:07:50ni du rapporteur général
01:07:51ni des représentants
01:07:53du gouvernement
01:07:54à l'assemblée
01:07:55s'ils existent encore
01:07:55pour nous expliquer
01:07:57en quoi cette taxe
01:07:58ne serait pas détournée
01:07:59au moment même
01:08:00où elle serait votée
01:08:01les chinois
01:08:02enfin les entreprises chinoises
01:08:03l'absorption révélateur
01:08:05soutenues par leur état
01:08:06auront très facilement
01:08:08moyen
01:08:09soit à travers la Hollande
01:08:10soit à travers la Belgique
01:08:11soit à travers
01:08:11un entrepôt bidon
01:08:12ou pire encore
01:08:13une usine
01:08:14qui s'appelle ça
01:08:15des usines d'assemblement
01:08:16qui sont en fait
01:08:17des entrepôts déguisés
01:08:18où ils pourront faire
01:08:19venir leurs produits
01:08:20et les expédier
01:08:21en France
01:08:22sans que ça protège
01:08:23à aucune manière
01:08:24l'industrie textile
01:08:26ou l'industrie
01:08:27traditionnelle française
01:08:28et nos commerçants
01:08:28donc je dis
01:08:29à nos commerçants
01:08:30qui d'ailleurs
01:08:30dans les retours
01:08:31que nous avons
01:08:31de nos 140 députés
01:08:33avec l'UDR
01:08:33sont assez unanimes
01:08:35ne sont pas du tout
01:08:36dupes
01:08:36de cette fausse bonne idée
01:08:38et la seule bonne idée
01:08:39c'est évidemment
01:08:40que l'Union Européenne
01:08:42sous l'impulsion de la France
01:08:43et parce que la France
01:08:44je vous le rappelle
01:08:44a le droit
01:08:45de faire appel
01:08:46à ce qu'on appelle
01:08:47en droit commercial
01:08:48et en droit communautaire
01:08:49la clause de sauvegarde
01:08:50quand ces intérêts économiques
01:08:52sont en jeu
01:08:53d'exiger enfin
01:08:54que l'Union Européenne
01:08:55se défende
01:08:56face à l'invasion
01:08:57de produits chinois
01:08:58ce qui est absolument incroyable
01:08:59c'est que la Commission Européenne
01:09:00reconnaît
01:09:00les pratiques
01:09:01de dumping
01:09:02de la Chine
01:09:03et ses entreprises
01:09:04et donc autorise
01:09:05et essaie de coordonner
01:09:06cette taxe
01:09:07sur les petits colis
01:09:07alors que son devoir
01:09:08son travail
01:09:09serait de mettre des taxes
01:09:10aux frontières
01:09:11de l'Union Européenne
01:09:12et faut-il rappeler
01:09:13que le Rassemblement National
01:09:14par la voix de Marine Le Pen
01:09:15s'était opposé
01:09:15à la suppression
01:09:16des quotas textiles
01:09:17qui étaient
01:09:18une des mesures
01:09:19les plus efficaces
01:09:20pour protéger
01:09:20notre industrie textile
01:09:21mais aussi protéger
01:09:22l'industrie textile
01:09:23des pays proches
01:09:24des pays européens
01:09:25notamment des pays
01:09:26de ce qu'il pouvait avoir
01:09:27d'industrie textile
01:09:28au Maghreb
01:09:29qui captaient aussi
01:09:29qui solidifiaient
01:09:31une partie de l'immigration
01:09:32également
01:09:32voilà
01:09:33donc c'était une erreur
01:09:34à double titre
01:09:35une erreur
01:09:35parce que ça a continué
01:09:36de ruiner
01:09:36l'industrie textile française
01:09:38mais aussi
01:09:38parce que malheureusement
01:09:39en fragilisant
01:09:40un certain nombre
01:09:41de tissus économiques
01:09:42proches
01:09:42du continent européen
01:09:44ça a aussi
01:09:45amplifié
01:09:46le phénomène migratoire
01:09:48ce qui est certain
01:09:49c'est que cette taxe
01:09:49comme tant d'autres
01:09:50ne vise uniquement
01:09:51qu'à remplir
01:09:51les caisses de l'Etat
01:09:52j'en finirai par
01:09:53une petite anecdote
01:09:53dans le sérieux
01:09:55de nos adversaires
01:09:56les macronistes
01:09:56ont proposé
01:09:57de passer cette taxe
01:09:58à un niveau tel
01:09:58que son rendement
01:09:59était estimé
01:10:00à 20 milliards d'euros
01:10:01donc des gens
01:10:03très sérieux
01:10:03ont estimé
01:10:04qu'on pouvait prendre
01:10:04aux français
01:10:0520 milliards d'euros
01:10:06sur leur commande
01:10:08de t-shirts
01:10:09et de gadgets
01:10:10parallèlement
01:10:11nous sommes en train
01:10:12de travailler
01:10:13et nous allons
01:10:14prochainement rencontrer
01:10:16le secteur bancaire
01:10:17sur ce sujet
01:10:18travailler en revanche
01:10:19sur ce qui peut
01:10:21s'assimiler
01:10:21à une lutte
01:10:22contre la fraude
01:10:23qui est la difficulté
01:10:25qu'une partie
01:10:26des importations
01:10:28en tout cas
01:10:29une partie
01:10:29des achats
01:10:30qui sont effectués
01:10:31via internet
01:10:32de produits étrangers
01:10:33ne respectent pas
01:10:35le versement
01:10:36de la TVA
01:10:36et ça c'est un vrai sujet
01:10:38et il y a
01:10:40nous avons réfléchi
01:10:42à des dispositifs
01:10:43que nous allons
01:10:43soumettre
01:10:44au secteur bancaire
01:10:44pour permettre
01:10:45précisément
01:10:46de lutter
01:10:47contre cette fraude
01:10:48à la TVA
01:10:49qui pour le coup
01:10:50crée une concurrence
01:10:52évidemment déloyale
01:10:54avec nos commerçants
01:10:56français
01:10:56Et voilà donc
01:11:01pour cette intervention
01:11:02de Marine Le Pen
01:11:03et de Jean-Philippe Tanguy
01:11:04et on voulait
01:11:05que vous les entendiez
01:11:06sur ce point précis
01:11:07parce que évidemment
01:11:08ça va faire réagir
01:11:09l'invité d'Arnaud Direct
01:11:10L'invité d'Arnaud Direct
01:11:14c'est Thierry Breton
01:11:15qui est ancien
01:11:16ministre de l'économie
01:11:17également ancien
01:11:17commissaire européen
01:11:18bonjour à vous
01:11:19alors on vient d'entendre
01:11:20ce qu'a dit
01:11:20Marine Le Pen
01:11:21et Jean-Philippe Tanguy
01:11:22sur cette taxation
01:11:24des petits colis
01:11:24c'est l'un des sujets
01:11:26budgétaires du moment
01:11:27je précise que
01:11:28vous sortez un livre
01:11:30Thierry Breton
01:11:30un livre qui est consacré
01:11:32aux 10 renoncements
01:11:33qui ont fait la France
01:11:34alors évidemment
01:11:35c'est pas un message
01:11:36très très optimiste
01:11:37parce que ce sont
01:11:37c'est un livre un peu
01:11:38historique
01:11:39les 10 renoncements
01:11:40dans l'histoire
01:11:41et alors évidemment
01:11:41ce titre
01:11:42il résonne à l'actualité
01:11:44et puisqu'on est
01:11:45sur les questions budgétaires
01:11:46on pense au renoncement
01:11:47sur les retraites
01:11:48qu'avez-vous pensé
01:11:49vous Thierry Breton
01:11:49de cette décision ?
01:11:52d'abord effectivement
01:11:53on vit une période
01:11:55de renoncement
01:11:56en tout cas moi
01:11:56c'est comme ça
01:11:57que je le sens
01:11:57depuis maintenant
01:11:58j'allais dire
01:11:59plusieurs années
01:12:00renoncement à la rigueur
01:12:01renoncement à tenir
01:12:03nos engagements
01:12:03renoncement à maîtriser
01:12:05nos finances publiques
01:12:06et ça a démarré
01:12:07en 1974
01:12:08mais évidemment
01:12:08ça s'accélère
01:12:09et avec cette accélération
01:12:10c'est le surendettement
01:12:12et je me suis posé
01:12:13la question
01:12:13est-ce que c'était
01:12:14au fond
01:12:15la première fois
01:12:15dans notre histoire
01:12:16qu'on vivait
01:12:17une telle période
01:12:18de renoncement
01:12:19ou est-ce qu'il y a eu
01:12:20d'autres moments
01:12:21dans notre riche histoire
01:12:22de France
01:12:22où on a renoncé
01:12:23et j'ai donc identifié
01:12:25une dizaine de renoncements
01:12:26où la France a renoncé
01:12:28et à chaque fois
01:12:29il y a eu des conséquences
01:12:30terribles
01:12:30c'est ça que vous racontez
01:12:31et j'ai essayé
01:12:32de démonter
01:12:33le mécanisme du renoncement
01:12:35et quasiment
01:12:36systématiquement
01:12:37à part quelques moments
01:12:38ou quelques fois
01:12:38ça a été un renoncement
01:12:39du bris
01:12:40mais à chaque fois
01:12:41on a une situation
01:12:42qui devient très difficile
01:12:43et elle est tellement difficile
01:12:46qu'on va pas la résoudre
01:12:47qu'on va renoncer
01:12:47et on a l'impression
01:12:48d'être très intelligent
01:12:49en la renonçant
01:12:50et systématiquement
01:12:52ma conclusion
01:12:53la conclusion du livre
01:12:54c'est que
01:12:55on perd toujours
01:12:56le prix à payer
01:12:58politique
01:12:59est toujours
01:13:00incommensurable
01:13:01par rapport
01:13:02aux bénéfices
01:13:03de l'instant
01:13:03alors effectivement
01:13:04on est aujourd'hui
01:13:06dans une période
01:13:07de renoncement
01:13:07j'ajoute
01:13:08que c'est pour précisément
01:13:10pouvoir rebondir
01:13:11que j'ai voulu faire
01:13:12ce travail
01:13:12d'introspection
01:13:13quelque part aussi
01:13:14aller au cœur
01:13:15de notre ADN historique
01:13:16qui n'est pas évidemment
01:13:17que des renoncements
01:13:18j'aurais pu écrire aussi
01:13:19les dix rayonnements
01:13:20qui ont fait la France
01:13:20parce qu'on a eu des moments
01:13:21absolument
01:13:22ou précisément
01:13:23plus de dix
01:13:23puisque je me suis arrêté
01:13:25à dix
01:13:26c'est bien déjà
01:13:27c'est bien
01:13:28et vous les lirez
01:13:29puisque je les liste
01:13:30de façon très précise
01:13:31je les détaille
01:13:32notamment dans mon dernier chapitre
01:13:33mais surtout
01:13:34je présente une feuille de route
01:13:35parce que derrière
01:13:36c'est fait effectivement
01:13:37pour rebondir
01:13:37alors pour revenir
01:13:38à votre question
01:13:39sur les retraites
01:13:40bah écoutez
01:13:41je crois qu'on a eu
01:13:42la réponse instantanée
01:13:44puisque dès qu'il y a eu
01:13:46cette suspension
01:13:47qui a été vécue
01:13:48évidemment comme un reniement
01:13:49et voire comme un renoncement
01:13:51pas plus tard
01:13:52que deux jours après
01:13:54l'agence Standard & Poor's
01:13:56va précipiter
01:13:58sa dégradation
01:14:00de la note française
01:14:01c'est très important
01:14:02ce qui s'est passé
01:14:02il faut juste s'y arrêter
01:14:03une seconde
01:14:04par Standard & Poor's
01:14:04c'est très important
01:14:05d'abord bon
01:14:06Standard & Poor's
01:14:06est la plus influente
01:14:07de nos agences de notation
01:14:08mais c'est surtout
01:14:09qu'elle avait prévu
01:14:10parce que maintenant
01:14:11les agences sont très régulées
01:14:13quand on annonce
01:14:14qu'évidemment
01:14:15on va augmenter
01:14:16ou baisser une note
01:14:17d'un état membre
01:14:18il faut qu'on le fasse
01:14:19de façon encadrée
01:14:20donc c'est pour ça
01:14:21que les agences
01:14:22doivent avoir un calendrier
01:14:23et s'y tenir
01:14:24deux ou trois fois seulement
01:14:26depuis les dix dernières années
01:14:28les agences
01:14:29ont bousculé
01:14:31leur calendrier
01:14:31parce qu'il y avait eu
01:14:32un fait générateur majeur
01:14:33par exemple la Russie
01:14:34lorsqu'il y a eu
01:14:36les sanctions
01:14:36par exemple
01:14:37qu'elles ont anticipé
01:14:38elle n'était pas censée
01:14:41se prononcer à ce moment-là
01:14:41mais il faut à ce moment-là
01:14:42qu'elle justifie
01:14:43de cette anticipation
01:14:44pour un fait absolument majeur
01:14:45qui va changer la donne
01:14:46et pour nous évidemment
01:14:47ça a été le renoncement
01:14:50à la réforme des retraites
01:14:51c'est comme ça
01:14:51que c'est vécu
01:14:52et donc oui je crois
01:14:54je suis de ceux
01:14:54qui croient que le poids politique
01:14:56le prix politique
01:14:57pardon
01:14:57mais justement
01:14:57on vous dit
01:14:58c'est le prix à payer
01:14:58pour la stabilité
01:14:59alors très bien
01:15:00c'est exactement ce qu'on dit
01:15:02dans tous les renoncements
01:15:02c'est le prix à payer
01:15:04pour la stabilité
01:15:05et généralement
01:15:05Churchill nous l'apprend
01:15:06j'ai du reste
01:15:07l'un des renoncements
01:15:08dont je parle dans le livre
01:15:10qui est le renoncement
01:15:12à l'âme en 1938
01:15:14et on se souvient
01:15:16que Daladier
01:15:16comparaison n'est pas raison
01:15:17évidemment
01:15:18mais le principe du renoncement
01:15:20c'est le même
01:15:20c'est évidemment
01:15:21Churchill qui le caractérise
01:15:24peut-être le mieux
01:15:25vous avez voulu avoir la paix
01:15:27vous avez le choix
01:15:28entre le déshonneur
01:15:29vous avez voulu avoir la paix
01:15:30et pour ceci
01:15:32le prix à payer
01:15:32c'était le déshonneur
01:15:33vous aurez
01:15:34et le déshonneur
01:15:35et la guerre
01:15:36on le disait la semaine dernière
01:15:38vous vous souvenez
01:15:38on avait eu cette phrase déjà
01:15:39monsieur Breton
01:15:40vous dites que toutes ces catastrophes
01:15:41se traduisent in fine
01:15:42enfin que tous ces renoncements
01:15:43se traduisent in fine
01:15:44par une catastrophe
01:15:45quelle est la catastrophe
01:15:46qui nous attend
01:15:47est-ce que c'est une crise financière
01:15:48ou est-ce que c'est l'arrivée
01:15:49des populistes en 2027
01:15:51que va-t-il se passer ?
01:15:52alors d'abord je ne dis pas
01:15:54que ce sont des catastrophes
01:15:55je dis que le prix à payer
01:15:56généralement
01:15:57à la fin
01:15:58est toujours beaucoup plus
01:15:59alors qu'il y a peut-être
01:15:59le prix à payer
01:16:00par exemple
01:16:00lorsque
01:16:01on décide de rayer
01:16:04d'un trait de plume
01:16:04pour payer les dommages
01:16:06de guerre
01:16:06en 1763
01:16:07lorsque la guerre
01:16:08de 7 ans est perdue
01:16:09et qu'on va abandonner
01:16:10l'Amérique du Nord
01:16:11et que Choiseul
01:16:12ministre des finances
01:16:13de l'époque
01:16:13ça c'est le passé
01:16:14mais attendez
01:16:15qu'est-ce qu'il va nous dire ?
01:16:16il va nous dire que
01:16:16je vais être très malin
01:16:18plutôt que de payer
01:16:19parce qu'on est déjà
01:16:19sur endetté
01:16:20en monnaie sonnante
01:16:21et trébuchante
01:16:22on va rayer d'un trait de plume
01:16:23l'Empire nord-américain
01:16:25on voit que l'histoire
01:16:26aurait été différente
01:16:26c'est comme ça
01:16:27qu'on parle du Canada
01:16:27la Louisiane
01:16:28exactement
01:16:28je veux dire que
01:16:29le prix à payer
01:16:30politique
01:16:31c'est l'histoire
01:16:32qui nous apprend
01:16:32est toujours
01:16:33beaucoup plus élevé
01:16:35que le bénéfice
01:16:36de l'instant
01:16:36en ce qui nous concerne
01:16:37évidemment
01:16:38il y a une stabilité
01:16:41mais on a vu
01:16:41que cette stabilité
01:16:42avait été mise à mal
01:16:42je viens d'en parler
01:16:43à l'instant
01:16:44dès le lendemain
01:16:45avec finalement
01:16:46l'anticipation
01:16:48de la note
01:16:50de dégradation
01:16:51de la France
01:16:52par Standard & Poor's
01:16:53donc voilà
01:16:54derrière
01:16:55on voit bien
01:16:56qu'on a encore
01:16:57totalement
01:16:57la stabilité
01:16:59elle n'est absolument
01:17:00pas réglée
01:17:01mais le message
01:17:02parce que
01:17:03Mme Robicard
01:17:04pose une question
01:17:04très importante
01:17:05et je voudrais juste
01:17:05si vous permettez
01:17:06peut-être y répondre
01:17:07en deux mots
01:17:07le message
01:17:09qu'on envoie
01:17:10à nos compatriotes
01:17:11à mon avis
01:17:12est dévastateur
01:17:13parce que
01:17:14au moins
01:17:14ça fait 8 ans
01:17:16qu'on discute
01:17:17sur ces questions
01:17:18et il y a
01:17:19un point
01:17:20à prendre en considération
01:17:21que tous les pays européens
01:17:23et tous les pays
01:17:24occidentaux
01:17:25ont pris en compte
01:17:26c'est l'allongement
01:17:27de la durée de vie
01:17:28et les évolutions
01:17:29démographiques
01:17:30et donc il faut
01:17:31surtout dans des principes
01:17:32de répartition
01:17:33il faut donc travailler
01:17:34plus longtemps
01:17:35tous les pays
01:17:36l'ont pris en compte
01:17:37et nous
01:17:37on avait enfin réussi
01:17:39alors c'était pas
01:17:40évidemment immense
01:17:41mais c'était déjà ça
01:17:41passer de 62,9 ans
01:17:43de travail
01:17:44pour pouvoir
01:17:46bénéficier de sa retraite
01:17:47et prendre la retraite
01:17:48à 64
01:17:49et bien ceci
01:17:50vient de s'effondrer
01:17:51et je crains
01:17:52que le prix
01:17:52à payer pour cela
01:17:53il va falloir tout
01:17:53recommencer à zéro
01:17:54ce sera très lourd
01:17:55parce que pendant ce temps-là
01:17:56les autres avancent
01:17:57le renoncement
01:18:01sur les retraites
01:18:01a permis une forme
01:18:02de stabilité politique
01:18:03peut-être temporaire
01:18:04mais aussi une forme
01:18:05de stabilité économique
01:18:07c'est ce que réclamaient
01:18:07les milieux
01:18:09pour pouvoir finalement
01:18:10faire en sorte
01:18:11que l'économie continue
01:18:12à fonctionner
01:18:12parce que le coût
01:18:13de l'instabilité
01:18:13le coût économique
01:18:14serait supérieur finalement
01:18:15au renoncement
01:18:17sur les retraites
01:18:17vous pensez quoi
01:18:18de ce point de vue-là ?
01:18:19J'entends évidemment ceci
01:18:20sauf que j'ai été
01:18:21commissaire européen
01:18:22j'ai été ministre des finances
01:18:23mais j'ai aussi été
01:18:24chef d'entreprise
01:18:25et j'ai dirigé
01:18:26comme vous le savez
01:18:27un certain nombre d'entreprises
01:18:28et je peux vous dire
01:18:28qu'à l'heure où nous parlons
01:18:29les budgets sont faits
01:18:31donc l'instabilité
01:18:32elle est déjà pricée
01:18:33elle est déjà budgétée
01:18:35tous ceux qui disent
01:18:36que finalement
01:18:37il valait mieux
01:18:38avoir la stabilité
01:18:40qui est une stabilité
01:18:42de façade
01:18:42on le voit bien
01:18:43avec les discussions
01:18:44budgétaires aujourd'hui
01:18:45du jour au lendemain
01:18:46tout peut de nouveau
01:18:46s'effondrer
01:18:47je ne le souhaite pas
01:18:48du reste
01:18:48je suis très clair
01:18:49mais le prix de l'instabilité
01:18:51on en est monsieur
01:18:52à quatre premiers ministres
01:18:53en un an
01:18:54il est déjà évidemment
01:18:55pris en compte
01:18:56par toutes les entreprises
01:18:58elles ont déjà fait
01:18:59leur budget pour 2026
01:19:00c'est la raison pour laquelle
01:19:02on a pu déjà
01:19:03mettre un prix
01:19:04sur cette instabilité
01:19:05il est déjà derrière nous
01:19:06il n'est pas devant nous
01:19:06ce prix c'est une baisse
01:19:08madame Robquin
01:19:08le sait mieux quiconque
01:19:09de 0,5% de croissance
01:19:11c'est ce que évaluent
01:19:12aujourd'hui les économistes
01:19:13du prix de l'instabilité
01:19:14dans lequel nous sommes
01:19:15donc ce prix il est déjà
01:19:16pricé
01:19:16ça va détruire de l'emploi également
01:19:17non mais le prix
01:19:18est déjà pricé
01:19:19donc
01:19:20j'allais presque dire
01:19:22c'est affreux
01:19:23ce que je vais dire
01:19:23c'est pas un premier ministre
01:19:25de plus pendant 15 jours
01:19:26qui va changer la donne
01:19:27donc ceux-ci
01:19:28les entreprises
01:19:29l'ont déjà prise
01:19:30en compte
01:19:31Thierry Breton
01:19:32est-ce que vous n'êtes pas
01:19:33en train de nous dire
01:19:34que cette suspension
01:19:34c'est finalement
01:19:36un enterrement
01:19:36puisque la réforme
01:19:38est suspendue
01:19:39jusqu'à la présidentielle
01:19:40est-ce qu'il peut y avoir
01:19:41en France
01:19:41un candidat
01:19:42à la présidentielle
01:19:43qui confirme
01:19:44la suppression
01:19:45de la réforme des retraites
01:19:46est-ce que finalement
01:19:46on ne va pas vers
01:19:47un enterrement
01:19:48pur et simple
01:19:49en 2027
01:19:49monsieur Gosset
01:19:50je fais référence
01:19:51là encore
01:19:51vous le mettez
01:19:52dans le livre
01:19:53à un moment
01:19:54où on a eu
01:19:55un grand réformateur
01:19:57c'était Turgot
01:19:58Turgot
01:19:59qui a fait vraiment
01:20:00des réformes libérales
01:20:011776
01:20:02absolument
01:20:03absolument
01:20:03et Turgot
01:20:05qui était du reste
01:20:06sans doute
01:20:06un des inspirateurs
01:20:07de l'Ame Smith
01:20:08il fait les réformes
01:20:09il y va
01:20:10il va de l'avant
01:20:12et patatras
01:20:14ça allait un peu trop loin
01:20:15il crée trop d'instabilité
01:20:17et finalement
01:20:18on revient vite
01:20:19à la stabilité
01:20:20des avantages acquis
01:20:21on sort Turgot
01:20:23suivez mon regard
01:20:24et derrière
01:20:25on va faire venir
01:20:27un certain nombre
01:20:27de ministres
01:20:28dont Necker
01:20:29et ils n'y arrivent pas
01:20:32et ils n'y arrivent pas
01:20:33et 10 ans après
01:20:33c'est la révolution française
01:20:34c'est pas du tout
01:20:35ce que je prédis pour nous
01:20:36ni ce que je nous souhaite
01:20:37mais ce que je veux dire
01:20:38c'est qu'aujourd'hui
01:20:39on est à 18 mois
01:20:41d'une échéance
01:20:42très importante
01:20:42je pense que c'est du reste
01:20:44très important
01:20:44qu'on discute
01:20:45des solutions
01:20:46à apporter
01:20:46j'en apporte dans le livre
01:20:47à la fin justement
01:20:48en ayant fait cette introspection
01:20:49mais je ne crois pas
01:20:51du tout
01:20:52que vous allez avoir
01:20:53un candidat
01:20:53qui va dire
01:20:54écoutez
01:20:54bonne nouvelle
01:20:55Élise et moi
01:20:56je suspends la suspension
01:20:58je ne suis pas convaincu
01:20:59aujourd'hui
01:21:00que ce soit le meilleur argument
01:21:01il suffit d'entendre
01:21:02il suffit d'entendre
01:21:03vous en voulez
01:21:03vous en voulez
01:21:05attendez attendez
01:21:05pourquoi les français
01:21:07n'admettent pas
01:21:08cette nécessité de la réforme
01:21:09à mon avis
01:21:10je l'ai écrit dans le livre
01:21:11il faut revenir à l'histoire
01:21:12parce qu'on a raconté
01:21:14des histoires aux français
01:21:15qui sont devenus progressivement
01:21:16je dirais
01:21:17un tabou
01:21:18un totem
01:21:19immuable
01:21:20c'était quoi
01:21:21en 1981
01:21:21on nous fait croire
01:21:23parce que c'était
01:21:24l'avancée sociale
01:21:25c'est évidemment
01:21:26François Mitterrand
01:21:27qu'on va avoir
01:21:28une nouvelle conquête sociale
01:21:29c'est le travailler moins
01:21:30j'allais presque dire
01:21:32pour paraphraser
01:21:33un autre de nos présidents
01:21:33de la République
01:21:34le travailler moins
01:21:35pour gagner plus
01:21:35et qu'est-ce qu'il va faire
01:21:37il va réduire massivement
01:21:39la durée du temps de travail
01:21:40la présentante comme un acquis social
01:21:42enfin c'était il y a près de 50 ans
01:21:43ça aurait pu être corrigé entre temps
01:21:45par d'autres gouvernements
01:21:46y compris le vôtre peut-être
01:21:47et bien excusez-moi
01:21:48c'est bien la raison
01:21:49pour laquelle je vais le dire
01:21:51on l'a fait en particulier
01:21:52vous ne pouvez pas m'attaquer
01:21:53de ne pas avoir baissé la dette
01:21:55je crois que je suis le seul
01:21:56à l'avoir fait
01:21:56mais je sais que vous le savez
01:21:57mais ce n'est pas ça la question
01:21:59la question c'est qu'on a fait croire
01:22:01on en est tous maintenant convaincus
01:22:03c'était du reste une troisième voie
01:22:05c'était vraiment un acquis social
01:22:07passer la retraite de 65 à 60 ans
01:22:11de 40 à 39 heures
01:22:12la cinquième semaine de congé payé
01:22:14et c'est devenu vraiment un acquis
01:22:16et c'est un totem immuable
01:22:18le problème c'est que cet acquis
01:22:19il n'était pas financé
01:22:20et la dette de la France
01:22:21c'est très intéressant
01:22:22je l'explique dans le livre
01:22:24la dette de la France
01:22:24va commencer à exploser
01:22:26à partir de ce moment-là
01:22:27passant de 20% en 81
01:22:29à 53%
01:22:30à la fin du double septennat
01:22:31de François Mitterrand
01:22:32mais aujourd'hui
01:22:34personne
01:22:34et c'est un des problèmes
01:22:35que nous avons en France aujourd'hui
01:22:36personne
01:22:37que ce soit les socialistes
01:22:39n'arrive pas à faire
01:22:40l'agornamento
01:22:40sur ce qui a été de bien
01:22:41François Mitterrand
01:22:42a fait des très grandes choses
01:22:43mais là
01:22:44effectivement
01:22:44il nous a fait rentrer
01:22:4650 ans
01:22:47M. Gosset
01:22:48ces deux générations
01:22:49donc c'est rentré maintenant
01:22:50dans nos mœurs
01:22:50et on a l'impression
01:22:51que si on lâche
01:22:52on va revenir
01:22:53sur un acquis social
01:22:54non
01:22:55on ne fait que suivre
01:22:56une évolution
01:22:56et c'est pour ça
01:22:57que je crois
01:22:58qu'il est très important
01:22:59peut-être
01:22:59c'est ce que j'ai essayé
01:23:00de faire modestement
01:23:01ensemble
01:23:02d'accompagner
01:23:03de nous accompagner
01:23:04pour relire cette histoire
01:23:06et voir
01:23:07où au moment ça a déraillé
01:23:08et où ça a modifié
01:23:10notre ADN
01:23:10et là notre ADN
01:23:11a été modifié
01:23:12est-ce qu'on va pouvoir
01:23:13le remodifier ?
01:23:14J'étais de ceux
01:23:14qui croyaient
01:23:15que c'était un acquis
01:23:16d'Emmanuel Macron
01:23:17au bout d'huit ans
01:23:18on avait enfin réussi
01:23:20et patatras
01:23:21on vient de suspendre
01:23:22la réforme des retraites
01:23:23Les dix renoncements
01:23:24qui ont fait la France
01:23:25il y aura un tome 2 peut-être
01:23:26Thierry Breton
01:23:27avec ce renoncement
01:23:28sur la réforme des retraites
01:23:32il y a d'autres renoncements
01:23:33aussi sur lesquels
01:23:33on a pu revenir
01:23:34et sur lesquels
01:23:34vous êtes très critique
01:23:35notamment sur les droits de douane
01:23:37avec l'Europe
01:23:38vous êtes très très critique
01:23:40là-dessus
01:23:40merci beaucoup
01:23:41on voit à votre livre
01:23:43et on va vous remontrer
01:23:45cette image du Louvre
01:23:46parce que c'est évidemment
01:23:47l'une des images importantes
01:23:48de cette matinée
01:23:49je ne sais pas si vous l'avez vu
01:23:50ce sont les voleurs du Louvre
01:23:52qui descendent ici
01:23:53par la nacelle
01:23:54accrochée à une échelle
01:23:56qui est posée sur un camion
01:23:57vous connaissez tous l'histoire maintenant
01:23:58et cette image
01:23:59elle nous est arrivée ce matin
01:24:00et on a maintenant
01:24:01les commentaires
01:24:02de ceux qui sont autour de la scène
01:24:03regardez
01:24:13alors Boris Carlamov
01:24:22je reviens donc vers vous
01:24:22pour que vous nous en disiez
01:24:23un petit peu plus
01:24:24sur ces images
01:24:25et sur les conditions
01:24:26dans lesquelles
01:24:26elles ont été tournées
01:24:27oui des images témoins
01:24:28qui ont donc été tournées
01:24:29dimanche matin
01:24:30aux alentours de 9h38
01:24:31au moment où ces 4 malfaiteurs
01:24:33vont prendre la fuite
01:24:34à bord de Scooter T-Max
01:24:35vers l'est de la capitale
01:24:37on y voit clairement
01:24:37sur ces images
01:24:38deux des 4 malfaiteurs
01:24:40l'un d'eux
01:24:40a un gilet jaune
01:24:41sur les épaules
01:24:42il est vêtu de noir
01:24:43et puis il y a son comparse
01:24:44avec un casque de moto
01:24:45qu'on imagine aisément
01:24:46être le pilote
01:24:47de ce scooter T-Max
01:24:49ils descendent lentement
01:24:50la nacelle
01:24:51mais on y constate
01:24:51une certaine agitation
01:24:52pourquoi une agitation ?
01:24:53puisqu'on entend
01:24:54quelques secondes après
01:24:55qu'ils aient mis le pied au sol
01:24:57des sirènes de police
01:24:58signe que l'intervention
01:24:59des forces de l'ordre
01:25:00est imminente
01:25:01cette vidéo a été tournée
01:25:03depuis une autre aile
01:25:04du musée du Louvre
01:25:06on y voit donc
01:25:07deux des 4 malfaiteurs
01:25:09il y a des personnes
01:25:11auteurs donc
01:25:12de la diffusion
01:25:13de cette vidéo
01:25:13qui semble un peu
01:25:15stupéfaite
01:25:16on y entend
01:25:16notamment
01:25:17ces mots
01:25:18les individus
01:25:19sont en scooter
01:25:20ils vont quitter
01:25:21ils vont quitter
01:25:21bip ça y est
01:25:23la police
01:25:24on arrête
01:25:24les entrées
01:25:25signe que l'accès
01:25:27aux visiteurs
01:25:27dans cette aile
01:25:28est terminé
01:25:28et puis cette dernière déclaration
01:25:30ils sont partis
01:25:31au moment donc
01:25:31où ces deux malfaiteurs
01:25:33quittent les quais de Seine
01:25:34autre élément
01:25:35qu'on peut vous donner
01:25:36ce matin
01:25:36Jérémy Normand
01:25:37c'est le témoignage
01:25:38d'un des surveillants
01:25:39qui vous a raconté
01:25:40comment ça s'est passé
01:25:41exactement
01:25:42qui nous a raconté
01:25:42ce qui se passe
01:25:43quelques secondes
01:25:44avant que les deux malfaiteurs
01:25:45ne soient sortis
01:25:46du musée du Louvre
01:25:47on est cette fois-ci
01:25:48juste avant la scène
01:25:48qui a été filmée là
01:25:49exactement
01:25:49quelques secondes avant
01:25:50puisqu'on le rappelle
01:25:50le braquage s'est déroulé
01:25:51en 4 minutes à peine
01:25:53et donc on est cette fois-ci
01:25:54dans la galerie d'Apollon
01:25:56là où les bijoux ont été dérobés
01:25:58et donc c'est l'un des 5 surveillants
01:26:00présents au moment du braquage
01:26:01qui a accepté
01:26:02de me raconter
01:26:03ce qu'il a vécu
01:26:04aussi parce que
01:26:05on le sait depuis quelques jours
01:26:07les surveillants du musée du Louvre
01:26:08sont mis en cause
01:26:09pour leur éventuelle inaction
01:26:11et donc il a tenu
01:26:12à rappeler
01:26:12un premier fait
01:26:14c'est qu'ils sont
01:26:14agents d'accueil
01:26:15et de surveillance
01:26:16et non pas policiers
01:26:17donc selon cette personne
01:26:18qui me raconte
01:26:19ce qu'il a vécu
01:26:19ce n'est pas son rôle
01:26:20d'intervenir auprès
01:26:21des malfaiteurs
01:26:23mais bien d'abord
01:26:23de mettre en sécurité
01:26:24les visiteurs
01:26:25et donc c'est ce qu'il a fait
01:26:26Que vous dit-il
01:26:27sur le comportement
01:26:28des voleurs ?
01:26:29Alors il me dit
01:26:29qu'ils sont extrêmement concentrés
01:26:31déterminés
01:26:32auprès de la vitrine
01:26:33et qu'ils ne se soucient
01:26:34absolument pas
01:26:35de ce qui se passe autour
01:26:35parce que lui
01:26:36il s'est mis au fond de la salle
01:26:37tout près d'une issue de secours
01:26:38pour regarder ce qui se passe
01:26:40pour me dit-il
01:26:41ensuite raconter aux policiers
01:26:42et je lui demande
01:26:43s'il a eu peur
01:26:44pour sa propre sécurité
01:26:45parce qu'ils sont
01:26:45à quelques mètres de lui
01:26:47ils sont à une vingtaine
01:26:48de mètres devant lui
01:26:48et il me dit
01:26:49mais absolument pas
01:26:49on n'a presque pas eu peur
01:26:51parce qu'ils étaient
01:26:51tellement occupés
01:26:52et puis le bruit de la disqueuse
01:26:53était tel
01:26:54qu'ils n'entendaient rien
01:26:55et donc il n'a à peine
01:26:56été remarqué
01:26:58par les deux malfaiteurs
01:26:59qui étaient vraiment concentrés
01:27:01sur la vitrine
01:27:03de nous raconter
01:27:04de ce qui s'est passé
01:27:05en quelques instants
01:27:06dans cette galerie d'Apollon
01:27:07voilà merci pour ces éléments
01:27:09il y a un autre élément
01:27:10que je vous soumets
01:27:11c'est quelqu'un
01:27:12qui avait anticipé
01:27:12ce qui allait se passer
01:27:13on est dans les années 70
01:27:14vous connaissez Fantomètre
01:27:15la série de romans Fantomètre
01:27:17et bien figurez-vous
01:27:18que dans Appeler Fantomètre
01:27:19on lit ceci
01:27:21c'est Georges Cholet
01:27:22l'auteur qui écrit
01:27:23il donne le mode d'emploi
01:27:24il dit voilà
01:27:25on est dans les années 60
01:27:26il suffit de poser une échelle
01:27:27contre le mur
01:27:28de grimper au premier étage
01:27:29d'ailleurs il n'y a qu'un étage
01:27:30ensuite qu'est-ce qu'on fait
01:27:31on casse un carreau
01:27:32on fait 10 mètres
01:27:33on brise la vitrine
01:27:33d'un coup de marteau
01:27:34et hop
01:27:34on met la main sur l'objet
01:27:36Fantomètre
01:27:37il y a pas mal d'années
01:27:38maintenant
01:27:38peut-être que les braqueurs
01:27:39les cambrioleurs
01:27:40en tout cas l'avaient lu
01:27:41merci beaucoup messieurs
01:27:41on se retrouve demain
01:27:42tout de suite
01:27:43Christophe Delay
01:27:43Marie-Jean Tric
01:27:44merci
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