00:00Mes chers collègues, en hommage au jeune Quentin, je vous demande d'observer une minute de silence.
00:57Je vous remercie.
01:00Il y a une violence incontestable entre la France insoumise et la jeune garde.
01:06Monsieur Mélenchon disait le 30 avril 2025, c'est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis.
01:14Ont-ils fait une seule fois l'apologie de la violence ? Jamais.
01:17J'en parle avec passion, car ce sont mes jeunes camarades.
01:20Meeting de Champigny, le 5 juillet 2024.
01:23La veille de la mort de Quentin, un communiqué de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale évoqué.
01:29Nous le disons fièrement. La jeune garde est essentielle. La jeune garde tue et la France insoumise devrait le condamner.
01:35Merci Monsieur le Ministre.
01:37Madame la Présidente, mes premiers mots au nom du groupe insoumis vont à la famille endeuillée de Quentin Dérangue, tuée
01:43en pleine rue à Lyon.
01:44Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne, soit employée pour régler les conflits.
01:50Jamais nous ne l'avons acceptée. Jamais nous ne l'accepterons.
01:54Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser.
01:58Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences.
02:04Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle,
02:10c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe,
02:15et qu'il n'y a pas plus anti-républicains que cela.
02:18Il faut méconnaître l'histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite
02:23et prétendre que les violences seraient à gauche de cet hémicycle.
02:26Il vous aura fallu ce drame pour sortir enfin du silence.
02:31Nous ne vous avons pas entendu sur l'assassinat du rugbyman Federico Aramburo,
02:35à deux kilomètres seulement de notre Assemblée, par des militants du GUD,
02:39ni sur les douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022.
02:43Monsieur le Premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire
02:48ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique.
02:52Je le rappelle ici, le maintien de l'ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement
02:58et non pas de l'opposition parlementaire.
03:01Pourquoi aucun dispositif n'a été prévu, ouvrant la voie à tous les débordements
03:06alors que les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours de la présence de Némésis ?
03:12Pourquoi n'avez-vous jamais tenu compte d'aucune de nos alertes ?
03:16Monsieur le Premier ministre, notre pays approche d'échéance électorale majeure.
03:20Vous annoncez interdire les conférences aux moindres risques de troubles à l'ordre public.
03:25À l'heure où nos permanences sont attaquées, nos parlementaires menacés de mort et de viol,
03:30nous vous disons solennellement, les institutions démocratiques ne doivent jamais céder.
03:36Au pays, je redis notre souhait, que vive pour longtemps la République et son idéal d'égalité humaine.
03:44Merci beaucoup Madame la Présidente Pannot. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
03:55Madame la Présidente de l'Assemblée nationale,
03:58Mesdames et Messieurs les députés,
04:00Madame la Présidente Pannot,
04:03Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject.
04:32On peut avoir des divergences politiques,
04:36Mais lorsqu'on est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à
04:42l'homme,
04:42on n'oppose pas un mort à un autre mort, à un assassinat, à un autre assassinat.
04:49Il n'y a pas, Madame la Présidente, une violence acceptable dans un sens et inacceptable dans l'autre.
04:56Et donc le refus de la violence, c'est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu,
05:02la violence physique comme la violence verbale.
05:06Et vous voyez, Madame la Présidente, c'est peut-être aussi ça qui nous sépare,
05:10c'est que moi je suis le premier à condamner les violences faites contre les députés insoumis.
05:16Je suis le premier à donner des instructions avec le ministre de l'Intérieur, aux forces de l'ordre,
05:21que vous insultez pourtant à longueur d'année, à qui vous reprochez, à la police de la République de tuer.
05:29Et pour autant, Madame la Présidente, parce que c'est ça la démocratie, parce que c'est ça la République,
05:34cette police de la République, elle se tiendra aux abords de vos permanences, de vos meetings,
05:39pour protéger justement la démocratie.
05:42Et c'est là une rupture évidemment profonde.
05:45Mais la vraie question, merci pour votre agressivité, une fois de plus.
05:55Mais la vraie question au fond, Madame la Présidente, c'est pourquoi tout le monde doute de votre sincérité
06:00et pourquoi personne ne veut vous croire.
06:03Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panot,
06:08le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs.
06:15Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole qui sont d'une violence inouïe,
06:22qui sont parfois à caractère antisémite et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence.
06:28Donc Madame la Présidente, que cet grave assassinat, que cet homicide involontaire,
06:34servent au moins pour sa mémoire, pour sa mémoire, à ce que vous vous posiez les bonnes questions
06:39et qu'enfin vous tiriez un certain nombre de leçons et de conclusions.
06:46Merci Monsieur le Premier Ministre.
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