Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble avec nos éditorialistes, dont certains se sont couchés tard, mais ça ne les empêche pas d'être présents fidèles au poste, n'est-ce pas Guillaume Daré ?
00:00:10C'était sympa votre soirée avec Jean-Donne Bardella ? C'était passionnant, ça c'est sûr.
00:00:14On a abordé tous les sujets, notamment l'un d'entre eux, on va en parler tout à l'heure, ce qui s'est passé à l'Assemblée.
00:00:18Exactement, voilà, il fait déjà le programme de l'émission, Guillaume, il ne s'arrête jamais, c'est ça qu'il vient, Lucie Romain et François Clémenceau également sont présents.
00:00:25Le programme, il est chargé aujourd'hui avec d'abord le profil du suspect, bien sûr, sur l'île de l'Héron, il dit avoir agi au nom d'Allah et des contenus religieux explicites, pour reprendre l'expression du ministre, ont été retrouvés chez lui.
00:00:36Mais la piste du déséquilibre psychologique reste privilégiée comme nos équipes vont vous l'expliquer.
00:00:41Des images chocs sur l'intervention des gendarmes à Sainte-Soligne il y a deux ans, on entend notamment des appels à faire ce qu'on appelle des tirs tendus et ça c'est interdit.
00:00:48Le porte-parole de la gendarmerie est avec vous sur ce plateau et il répondra dans quelques instants.
00:00:52Et puis les voiles de la polémique à l'Assemblée nationale, Guillaume Bousan-Parlier, le RN et la présidente de l'Assemblée dénoncent la présence de jeunes filles voilées.
00:01:01LFI de son côté crie au racisme, nous vous dirons exactement ce que prévoit le règlement. C'est parti pour deux heures de direct.
00:01:07Et on commence avec un journal complet présenté par Pauline Pioche. Bonjour Pauline.
00:01:24Bonjour Julien.
00:01:25A la une toujours ce matin évidemment, l'enquête sur l'île de Léron, les suites, le profil du suspect qui se précise.
00:01:32Qui dit effectivement avoir agi au nom d'Allah, une autoradicalisation supposée, cet homme de 35 ans qui est en garde à vue, pour avoir volontairement percuté 5 personnes hier.
00:01:43Deux étaient en état d'urgence absolue mais leur pronostic vital n'est plus engagé selon le ministre de l'Intérieur.
00:01:49Deux autres sont sortis de l'hôpital et puis l'une reste encore en observation.
00:01:53Bonjour Théo Bacillana.
00:01:54A l'heure où l'on se parle, ce sont effectivement les troubles psychiatriques qui prédominent pour les enquêteurs.
00:02:02Un petit problème avec Théo Bacillana semble-t-il, un petit problème de connexion avec lui mais on le retrouvera évidemment dans quelques instants.
00:02:11Pauline.
00:02:12On va aussi revenir sur Chine parce que l'enseigne chinoise a 48 heures pour se mettre en conformité avec les lois françaises.
00:02:21Et donc ça veut dire retirer de la vente des produits interdits.
00:02:23C'est le gouvernement qui a annoncé hier le lancement de deux procédures contre le site de e-commerce chinois.
00:02:29Très clairement, Julien, ça veut dire que Chine risque la suspension de son site.
00:02:32Une réaction suite, on vous le rappelle, à la découverte de poupées pédopornographiques, entre autres.
00:02:37La France qui a aussi demandé à la Commission européenne de sévir et de prendre des sanctions contre Chine.
00:02:42Sur ce dossier, la ministre du Numérique est évidemment en première ligne.
00:02:46Elle s'appelle Anne Le Hénanf et elle sera avec nous sur ce plateau tout à l'heure.
00:02:50Ce sera effectivement l'un des sujets qu'on va aborder.
00:02:54Et puis il y a les débats budgétaires à l'Assemblée nationale avec le budget de l'État mais également le budget de la Sécu.
00:02:59Il y a une polémique qui n'en finit plus de grandir donc à l'Assemblée.
00:03:01Oui, alors c'était en fait lors des questions au gouvernement hier, la présence de plusieurs jeunes filles et accompagnatrices voilées
00:03:08qui ont provoqué la colère du Rassemblement national mais également de la présidente de l'Assemblée nationale.
00:03:14Bonjour Edgar Becquet.
00:03:15Ce qu'on sait ce matin, c'est qu'il s'agissait bien d'une sortie scolaire.
00:03:22Bonjour Pauline.
00:03:23Oui, clarification faite ce matin par l'entourage de Yaël Braun-Pivet.
00:03:27Il s'agit bien d'une sortie scolaire d'une école.
00:03:32Alors que dit le règlement de l'Assemblée nationale ?
00:03:35Eh bien le règlement de l'Assemblée nationale indique que le public doit porter une tenue correcte, se tenir assis, découvert et en silence.
00:03:44Alors maintenant la question qui se pose aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'est de savoir qui a invité ce groupe d'élèves.
00:03:51Est-ce que c'est à l'initiative d'un parlementaire, à l'initiative d'un député ?
00:03:57Hier soir, quand cette polémique a commencé à monter et que cette photo a été relayée sur les réseaux sociaux,
00:04:03Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a déploré cette présence.
00:04:09Elle dit, je cite, au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée,
00:04:12« Il me paraît inacceptable que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux ostensibles dans les tribunes.
00:04:18C'est une question de cohérence républicaine.
00:04:21Côté RN, on parle d'une provocation infâme, alors que du côté de la France insoumise,
00:04:25on déplore le message posté par Yaël Braun-Pivet et on parle d'islamophobie. »
00:04:31Edgar Beck, avec Théo Touché, et puis une toute nouvelle émission sur BFM TV,
00:04:36ça s'appelle « En campagne ».
00:04:37C'est un rendez-vous en tête-à-tête avec des figures du paysage politique à Boline de Mellar
00:04:43qui vous donne rendez-vous ce soir, qui va recevoir Bruno Retailleau.
00:04:46Ce sera à 20h45.
00:04:48Après le voile, la voile, les vainqueurs de la Transat, on ne dit plus Jacques Vabre,
00:04:54on dit Café Lorbe maintenant.
00:04:55Ils sont arrivés la nuit dernière.
00:04:57Tom Laperche et Franck Kamat, les vainqueurs de cette 17e édition,
00:05:01qui ont atteint cette nuit la Martinique à 3h13, très précisément,
00:05:05en heure de Paris, après 10 jours, 13h, 3 minutes de course.
00:05:08Il faut dire que le duo a parfaitement maîtrisé sa Transat.
00:05:12Franck Kamat qui marque un peu plus l'histoire encore de son sport,
00:05:15en portant sa cinquième Transat Café Lorbe.
00:05:18En deuxième position, Thomas Coville et Benjamin Schwartz
00:05:21qui sont arrivés, je crois, 4h après à peu près.
00:05:23Voilà, c'était un moment particulièrement fort, effectivement, la nuit dernière.
00:05:26Merci beaucoup Pauline.
00:05:27On en sait donc plus, vous nous l'avez dit,
00:05:29sur le profil et la motivation de l'homme qui a été arrêté
00:05:32pour avoir foncé en voiture sur des piétons et des cyclistes.
00:05:35Vous l'avez vécu en direct dans cette émission hier,
00:05:37c'était sur l'île de Léron.
00:05:39On va aller, avant de vous en dire plus, sur ce profil du côté de Poitiers,
00:05:42parce que c'est là que sont soignés les blessés les plus durement touchés.
00:05:46C'est là aussi que se trouve Célia Vallée.
00:05:47Bonjour Célia.
00:05:48Dites-nous, quelles sont les dernières nouvelles ?
00:05:50Est-ce qu'elles sont rassurantes ?
00:05:51Eh bien, leurs pronostics vitaux ne sont plus engagés à ces deux victimes
00:05:57qui étaient en vigilance absolue, mais elles restent en urgence absolue.
00:06:01Pour Emma V, la jeune femme de 22 ans qui a été percutée alors qu'elle faisait son jogging,
00:06:07le député Pascal Markowski, député RN qui collabore avec elle,
00:06:11nous donne des nouvelles ce matin.
00:06:12Elle est consciente, elle a pu parler à ses parents,
00:06:15elle s'est faite opérer hier et d'autres opérations sont à prévoir.
00:06:18Elle est sous surveillance accrue parce qu'elle a de nombreux traumatismes physiques.
00:06:23Et pour l'autre victime, c'est un homme de 69 ans qui était à vélo,
00:06:27lui, lorsqu'il s'est fait percuter.
00:06:29Son frère nous dit ce matin qu'il doit se faire opérer rapidement,
00:06:32qu'il a également de multiples traumatismes,
00:06:35notamment le bassin de toucher et des côtes cassées.
00:06:38Il y avait également trois personnes en urgence relative.
00:06:41Deux de ces personnes ont quitté l'hôpital
00:06:43et une est toujours en observation, c'est à l'hôpital de Rochefort,
00:06:46près d'Oléron, ce matin.
00:06:47– Merci beaucoup Célia pour ce bilan médical complet.
00:06:52Sur l'enquête maintenant et sur le profil du suspect,
00:06:55le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a donné davantage d'informations ce matin.
00:06:58Écoutez.
00:07:00– Personne ne nie qu'il a crié effectivement à la Ouagbar.
00:07:03Il y a des références religieuses chez lui, assez claires, assez explicites.
00:07:07– Donc si vous nous confirmez, c'est ce que disent un certain nombre de médias ce matin,
00:07:10qu'il y aurait une présomption d'auto-radicalisation de cet individu
00:07:15qui aurait découvert la religion musulmane il y a un mois.
00:07:19Ça, c'est des éléments que vous nous confirmez ce matin.
00:07:20– Oui, tout ça, je vous le confirme.
00:07:21Maintenant, il reste après savoir si ça a été déterminant ou pas dans le passage à NAC
00:07:25et quelle a été la motivation de l'individu.
00:07:26– Alors Alexandre Gonzales, c'est important la nuance que tente d'apporter ce matin le ministre de l'Intérieur.
00:07:33On ira plus loin dans quelques instants avec le porte-parole de la gendarmerie.
00:07:36D'abord, c'est quoi les informations dont on dispose ?
00:07:38Les enquêteurs, en ce moment, ils ont des éléments islamistes, disons, et des éléments psychiatriques.
00:07:44Et ils sont en train de faire la balance entre les deux.
00:07:45– Oui, alors c'est véritablement le parquet de La Rochelle et le parquet national antiterroriste
00:07:51qui regardent ces éléments collectés par les enquêteurs
00:07:54et en lien avec la direction d'enquête discutent.
00:07:56Est-ce qu'il s'agit d'un acte terroriste avec une personne qui avait une adhésion à une idéologie islamiste,
00:08:06en l'occurrence, qui avait prémédité son acte pour le commettre au nom de cette idéologie mortifère ?
00:08:12Ou alors, est-ce qu'il s'agit de l'acte d'un déséquilibré qui a certes tenu ses propos au moment de son interpellation,
00:08:20peut-être par provocation, peut-être à cause de ses troubles psychiatriques ?
00:08:24C'est la discussion qu'ont en ce moment ces magistrats.
00:08:27En tous les cas, ce que l'on sait, c'est que ce matin, on nous dit que ce qui prédomine dans la personnalité,
00:08:34dans les investigations qui ont été menées, ce sont les troubles psychiatriques,
00:08:39plus qu'une éventuelle autoradicalisation de cet homme.
00:08:42Alors, les propos du ministre, ils sont évidemment basés sur ce que lui ont dit les enquêteurs,
00:08:46vos collègues, gendarmes, colonel Erwann Coiffard, merci beaucoup d'être avec nous,
00:08:51vous qui êtes porte-parole donc de la Gendarmerie nationale.
00:08:53Bonjour.
00:08:53Comment les enquêteurs font-ils pour, en ce moment, là, au moment où on se parle,
00:08:59pour déterminer si ce qui prévaut, c'est le côté radicalisé ou le côté problème psychiatrique ?
00:09:06En fait, les enquêteurs, eux, sont chargés de collecter les éléments qui permettront d'établir les faits.
00:09:11Et c'est vraiment la partie justice, ce sont les magistrats, comme vous le disiez tout à l'heure,
00:09:15qui, au regard de ces éléments rassemblés, vont permettre…
00:09:19Rassemblés par les gendarmes ?
00:09:20Par les gendarmes, par les enquêteurs de la Gendarmerie.
00:09:22Et sous la direction, tout à fait, voilà, comme ça a été dit, tant les auditions des gendarmes
00:09:26qui ont été immédiatement au contact lorsqu'ils ont réalisé l'interpellation,
00:09:30sur les déclarations de l'individu lorsqu'il a été interpellé, puisque ça a été effectivement dit à l'Akbar,
00:09:36et ensuite les différents éléments qui pourront être trouvés chez lui,
00:09:39l'étude et l'analyse qui sera faite de sa téléphonie, des différents éléments,
00:09:42même en matière informatique, voilà.
00:09:44On est vraiment sur les faisceaux d'éléments qui peuvent être rassemblés pour permettre d'établir les faits.
00:09:47Est-ce que vous avez des infos, vous, sur ce que vos collègues ont retrouvé chez le suspect ?
00:09:51Non, non, non, pas du tout. Là, on est vraiment dans le secret de l'enquête.
00:09:54Moi, j'ai échangé avec les gendarmes qui étaient au contact directement de l'individu,
00:09:58qui ont interpellé l'individu pour m'enquérir déjà, tout simplement, leur état de santé,
00:10:03de la façon dont les faits s'étaient déroulés lorsqu'ils arrivent sur les lieux,
00:10:07près du véhicule qui est en train de brûler, voilà.
00:10:08Comment se passe cette scène, en fait ?
00:10:11Comment arrive-t-il à cet homme qui vient de tenter de brûler cette voiture ?
00:10:16On est au départ sur un phénomène en tout début de matinée
00:10:20où, hasard de la vie, parce que c'est aussi ça le quotidien des gendarmes,
00:10:25une personne avait été renversée par accident sur un supermarché sur l'île.
00:10:29Rien à voir avec...
00:10:29Rien à voir avec ce qui se passe.
00:10:31Un peu plus tard, les gendarmes apprennent qu'une nouvelle personne,
00:10:34ou une personne en tout cas, a été renversée par un véhicule.
00:10:37Donc là, on a potentiellement un délit de fuite.
00:10:39Donc déjà, les forces commencent à converger.
00:10:41On commence à avoir une montée en puissance du dispositif.
00:10:44Et à ce moment-là, déjà, ils savent que ce n'est pas la même personne ?
00:10:47Tout à fait.
00:10:48Sur le premier accident ?
00:10:48C'est habilli par rapport au premier accident.
00:10:50Mais si vous voulez, ce sont des choses...
00:10:51Voilà, encore une fois, on est dans la part des choses qu'il faut faire
00:10:54avec beaucoup de sang-froid, entre le quotidien et la façon dont ça bascule.
00:10:57C'est vrai parce que sur les toutes premières infos qu'on a, nous,
00:11:00les premiers témoignages qu'on recueille, c'est série d'accidents.
00:11:04Et on imagine qu'à ce moment-là, tout ce que vous nous dites se confond.
00:11:07Et c'est pour ça qu'il ne faut jamais rien prendre à la légère,
00:11:09être capable de monter en puissance.
00:11:10Et qu'à ce moment-là, on a ensuite l'annonce d'une deuxième personne
00:11:14ensuite d'une troisième.
00:11:16Et donc là, pour les gendarmes, il est clair qu'on est sur un périple meurtrier.
00:11:19Ça amène à ce que très rapidement, dans les minutes qui suivent,
00:11:22il y ait déjà quatre véhicules différents, avec plus de dix gendarmes
00:11:25qui sont déployés pour quadriller la zone, pour essayer de localiser le véhicule.
00:11:28En quelques minutes, quatre véhicules...
00:11:30On a cette capacité de monter en puissance.
00:11:32On a plus de 3100 brigades sur l'ensemble du territoire français.
00:11:36Donc là, la brigade d'Oléron, il est 8h45 du matin.
00:11:39Il y a déjà plus de dix gendarmes qui sont sortis et qui sont à la recherche de ce véhicule.
00:11:43C'est, comme ça a déjà été dit, suite à ce qu'une fumée blanche soit dégagée,
00:11:46que cette première patrouille vient s'en rapprocher.
00:11:49On est sur les gendarmes que vous croisez au quotidien.
00:11:51On a un jeune gradé qui vient de réussir l'examen d'officier de police judiciaire.
00:11:56Un gendarme adjoint volontaire, qui est un jeune qui sort d'école depuis trois mois.
00:11:59Un gendarme un peu plus ancien.
00:12:01Une gendarme également.
00:12:03Voilà, on est sur les quatre gendarmes que les Français croisent au quotidien,
00:12:07qui vont sur ce véhicule et qui se retrouvent face à cet individu.
00:12:10Et malgré leur jeunesse, ils comprennent l'ampleur de ce à quoi ils sont en train de faire face ?
00:12:14Ils sont formés pour ça.
00:12:15Et comme je le disais, on était sur une succession d'événements
00:12:18qui amènent à penser à un périple meurtrier.
00:12:20Et là, on est sur un portage de primo-intervenant.
00:12:22Il faut que la tuerie cesse.
00:12:23Il faut pouvoir immédiatement agir et aller rencontrer l'individu qui commet ses faits
00:12:28pour que nous vous apportions la réponse.
00:12:29C'est-à-dire qu'on comprend bien, parce que vous avez des termes techniques de procédure,
00:12:32à partir du moment où on est dans cette procédure-là,
00:12:35plus rien ne compte et tout le monde est centré pour mettre fin à cette série d'événements.
00:12:39C'est comme ça que ça se passe ?
00:12:40Alors, c'est comme ça que ça se passe, mais je reviens juste sur l'expression
00:12:42plus rien ne compte parce qu'en fait, pendant ce temps-là, la vie continue.
00:12:44J'ai échangé avec le capitaine qui commande la brigade, justement par expérience.
00:12:47Je lui disais, qu'est-ce qui s'est passé dans ta brigade en même temps pendant ce temps-là ?
00:12:51Des violences intrafamiliales, toujours.
00:12:52Le téléphone, il continue de sonner.
00:12:53des rixes à l'extérieur.
00:12:56Donc, il faut gérer à la fois la vie quotidienne qui continue
00:12:59et en même temps, très rapidement, être capable de concentrer des forces
00:13:01pour intervenir sur cet endroit.
00:13:03Et quand ils arrivent devant cet homme,
00:13:05est-ce qu'à ce moment-là, il est déjà loin de sa voiture
00:13:07quand ils essayent de l'interpeller ?
00:13:09Ou est-ce que tout ça se passe autour de l'incendie de la voiture ?
00:13:12Non, ça se passe autour de l'incendie de la voiture.
00:13:13Il est près de la voiture qu'il a incendié
00:13:15et les gendarmes s'en approchent.
00:13:17Et il est en flûte ou il regarde ?
00:13:19Non, il les attend. Il les attend.
00:13:20Il est sur un comportement.
00:13:22Il a une volonté, en tout cas, de ne pas se détacher du véhicule.
00:13:26Encore une fois, il y a des éléments que l'enquête établiront.
00:13:29Ça participe justement à ce que vous évoquiez
00:13:31dans le cadre de ce qui est observé par les magistrats.
00:13:34Mais les gendarmes, eux, vont l'interpeller.
00:13:36Ils ne se laissent pas faire.
00:13:37Ils sont obligés d'utiliser le pistolet d'impulsion électrique
00:13:39pour venir le maîtriser,
00:13:41puisque c'est quelqu'un qui a une forte corpulence.
00:13:42Vous dites qu'il les attend, mais quand ils arrivent,
00:13:44ils se ruent vers eux ?
00:13:45Ils essaient de les agresser ?
00:13:46Comment ça se passe ?
00:13:47Non, non. En fait, les gendarmes, quand c'est comme ça,
00:13:48ont une façon de procéder.
00:13:50Ils restent à distance, ils procèdent à des sommations.
00:13:52Et puis après, on ne sait pas non plus ce qu'il a,
00:13:54soit à portée de main, soit sur lui.
00:13:55Les gendarmes ne voient pas tout.
00:13:57Et donc là, très rapidement,
00:13:57ils décident d'empêcher potentiellement sa fuite
00:13:59et d'aller sur lui.
00:14:00D'accord. Donc il n'y a pas une agression de sa part ?
00:14:03Parce qu'évidemment, on a aussi hier évoqué
00:14:05ce qu'on appelle le suicide by cop,
00:14:06c'est-à-dire se suicider en se faisant abattre
00:14:09par les forces de l'ordre.
00:14:10Ce n'est pas l'impression qu'on a eu vos collègues hier ?
00:14:12Ça peut être tout à fait une tentative.
00:14:13C'est encore une fois quelque chose
00:14:16qui sera à établir dans le cas de l'enquête
00:14:17suite aux auditions des gendarmes
00:14:19et la façon dont précisément ils l'ont interpellé,
00:14:22l'attitude de l'individu,
00:14:24ce qu'il y avait dans le véhicule,
00:14:25ce qu'il avait sur lui.
00:14:25Et justement avec des bonbonnes
00:14:27qui auraient pu exploser
00:14:28et causer des blessures,
00:14:30voire pire, sur les gendarmes ?
00:14:32Potentiellement.
00:14:33C'est-à-dire, il y avait des bonbonnes dans la voiture ?
00:14:35Dans le véhicule près de lui,
00:14:37il y a des éléments qui ont été retrouvés.
00:14:39Et là encore, on est dans le secret de l'enquête.
00:14:40Mais ça peut participer, encore une fois,
00:14:42à venir établir et qualifier
00:14:44une certaine façon d'agir
00:14:46comparé à une autre.
00:14:47C'est-à-dire qu'on peut imaginer
00:14:48qu'en mettant le feu à ce véhicule,
00:14:50s'il y a des bonbonnes de gaz à l'intérieur,
00:14:51il souhaite faire une explosion
00:14:52très très très forte et très puissante.
00:14:54Potentiellement.
00:14:54C'est ça qu'on peut imaginer.
00:14:57Ce sont des précisions très très intéressantes
00:14:58et importantes que vous nous donnez ce matin.
00:15:00Merci beaucoup.
00:15:00Il y a un autre sujet sur lequel
00:15:01on voudrait vous entendre.
00:15:04C'est les révélations
00:15:05de Libération et de Mediapart.
00:15:07Vous les avez certainement en vue
00:15:08sur un événement qui s'est déroulé
00:15:10en mars 2023.
00:15:11Il y a un peu plus de deux ans maintenant,
00:15:12c'était à Sainte-Solines,
00:15:13les affrontements.
00:15:14Il y a une manifestation
00:15:14pour contester l'implantation
00:15:16d'une bassine.
00:15:18Tout le monde se souvient
00:15:18de ce qui s'était passé.
00:15:20Il y a des tensions,
00:15:20des affrontements.
00:15:23Et dans le document
00:15:25qu'ont diffusé Libération et Mediapart,
00:15:27on entend clairement
00:15:29certains de vos collègues gendarmes
00:15:31qui lancent des appels
00:15:33à des tirs tendus
00:15:35et qui, même parfois,
00:15:37vont plus loin.
00:15:38On a quelques images.
00:15:39Regardez.
00:15:41– Tirs dangereux de grenades.
00:15:45– C'est la main qui fait !
00:15:46– Ordre illégaux de la hiérarchie.
00:15:48– La main, la main, putain !
00:15:49Entendu, entendu !
00:15:51Faites ton cadeau !
00:15:52– Volonté de blesser
00:15:53gravement les manifestants.
00:15:54– Tire à droite !
00:15:59– Voilà donc pour un extrait
00:16:03de cette vidéo.
00:16:04– Le ministre de l'Intérieur,
00:16:06Laurent Nunez, on l'a entendu tout à l'heure,
00:16:08il a aussi été interrogé là-dessus
00:16:09et il a lancé une enquête administrative.
00:16:12D'abord, votre premier regard
00:16:12sur ces images,
00:16:13est-ce qu'elles choquent le professionnel
00:16:15de l'intervention que vous êtes ?
00:16:16– Le ministre, ce matin,
00:16:19lui a parlé de contexte.
00:16:20Je veux replacer ces images
00:16:23dans deux contextes.
00:16:25Le premier, c'est celui de ces événements,
00:16:27ces affrontements,
00:16:28Sainte-Soline,
00:16:29là, vous voyez les images
00:16:30qui passent également.
00:16:31Ce sont des affrontements
00:16:32particulièrement durs,
00:16:33particulièrement violents.
00:16:34Le deuxième contexte,
00:16:36c'est celui de ces images,
00:16:38non pas ce qu'on y voit
00:16:39ou ce qu'on entend,
00:16:40mais la façon dont, là,
00:16:41actuellement, elles sont diffusées
00:16:42et les raisons pour lesquelles
00:16:43elles ont été prises.
00:16:44– C'est-à-dire que vous nous dites
00:16:45qu'elles sont tronquées,
00:16:46mal montées ?
00:16:47– Non, ce que je veux dire,
00:16:48c'est que ce sont des images
00:16:49qui sont sur les gendarmes
00:16:51pour que, si jamais il y a des actes
00:16:53qui sont contraires à la déontologie,
00:16:55ces faits puissent être relatés,
00:16:57puissent être rapportés.
00:16:59Ces images, elles sont récupérées
00:17:01dans un cadre judiciaire
00:17:02suite à une enquête qui est ouverte
00:17:04pour des personnes qui ont été blessées
00:17:06lors des événements de Sainte-Soline.
00:17:08Donc, c'est quelque chose
00:17:10qui est utilisé dans un cadre judiciaire.
00:17:14L'inspection générale
00:17:14de la gendarmerie nationale
00:17:15est une entité
00:17:17qui a, justement,
00:17:20c'est une volonté forte
00:17:21de la gendarmerie,
00:17:22un statut,
00:17:24une autonomie,
00:17:25pardon, excusez-moi,
00:17:26c'est une entité
00:17:27qui a une autonomie
00:17:28de fonctionnement.
00:17:29Donc, elle travaille
00:17:30avec à sa tête un magistrat
00:17:32et elle ne réfère pas
00:17:34de ce qu'elle fait
00:17:35directement au directeur général
00:17:36de la gendarmerie
00:17:37ou à la gendarmerie,
00:17:38mais bien, en l'occurrence,
00:17:39à l'autorité judiciaire.
00:17:41Donc, moi, mon œil,
00:17:42au moment où je vois ces images,
00:17:44non pas en ce moment en direct,
00:17:46mais hier,
00:17:47je les découvre.
00:17:48Je les découvre.
00:17:49Parce que, justement,
00:17:50l'inspection générale
00:17:50de la gendarmerie
00:17:51qui les possède
00:17:52va les diffuser
00:17:53et les donner
00:17:54à l'autorité judiciaire.
00:17:55Ça paraît assez incompréhensible
00:17:57pour les gens
00:17:57de se dire
00:17:58que depuis 2023,
00:18:00il y a des gendarmes
00:18:01qui ont peut-être,
00:18:03et ce sera à l'enquête
00:18:03de le démontrer,
00:18:05eu des actions contraires
00:18:07à la déontologie,
00:18:08notamment des tirs tendus.
00:18:10Alors, qu'est-ce que c'est
00:18:10pour nos téléspectateurs ?
00:18:11Les tirs tendus,
00:18:12c'est quand une grenade lacrymogène
00:18:15ou une grenade de désencerclement
00:18:17qui peut être dangereuse
00:18:18et qui a blessé, d'ailleurs,
00:18:19des manifestants sur Sainte-Solide
00:18:21n'est pas tirée en cloche,
00:18:22mais vraiment de façon tendue.
00:18:25Directement sur les manifestants.
00:18:26Sur les manifestants.
00:18:27Depuis 2023,
00:18:28ça veut dire que l'IGGN,
00:18:29la gendarmerie des gendarmes,
00:18:31sait qu'il y a potentiellement
00:18:33des comportements dangereux
00:18:34qui ont été tenus
00:18:36par des gendarmes
00:18:37et ne prévient pas
00:18:39l'administration.
00:18:41Elle prévient.
00:18:42Justement,
00:18:42parce que vous voyez bien
00:18:43qu'une enquête administrative
00:18:44est ouverte depuis hier.
00:18:45Donc, on se pose la question,
00:18:46pourquoi cette enquête administrative
00:18:47n'a pas été ouverte en 2023 ?
00:18:50Pourquoi l'IGGN
00:18:50n'a pas prévenu avant
00:18:52l'administration ?
00:18:53Oui, parce que l'IGGN
00:18:54traite ces images
00:18:56dans le cadre
00:18:56d'une procédure judiciaire
00:18:57et qu'on ne récupère pas
00:18:59l'exploitation de ces images
00:19:00dans un cadre judiciaire
00:19:01pour ensuite basculer
00:19:02en administratif
00:19:03dans la même temporalité.
00:19:05Donc, c'est le choix
00:19:06que l'inspection générale
00:19:07a fait.
00:19:08Encore une fois,
00:19:09ce n'est pas une dissimulation
00:19:11de ces images
00:19:11puisqu'elle en a la propriété
00:19:14et elle les a transmis
00:19:15à l'autorité judiciaire.
00:19:17Donc, je comprends tout à fait
00:19:19que ça puisse être choquant.
00:19:20Le dossier,
00:19:20il a été donné
00:19:21par l'inspection générale
00:19:23à l'autorité judiciaire
00:19:24à la fin de l'enquête
00:19:25qui est ouverte.
00:19:26Je répète,
00:19:26c'est dans le cadre
00:19:27d'une enquête
00:19:27en mars de cette année.
00:19:30Donc, on est dans
00:19:30la temporalité de la justice.
00:19:31Elle dispose de ces images
00:19:32depuis déjà plusieurs mois.
00:19:33C'est ce que vous nous dites.
00:19:34Tout à fait.
00:19:35Et ça amènera,
00:19:36j'imagine,
00:19:37l'autorité judiciaire
00:19:37à communiquer également
00:19:38sur ces événements.
00:19:40Et c'est bien
00:19:41la prise de conscience
00:19:42et de connaissance
00:19:43de ces images
00:19:43au niveau interne
00:19:45qui amène effectivement
00:19:46à relever
00:19:47qu'il y a de façon
00:19:48claire et évidente
00:19:49et il n'y a aucune volonté
00:19:50d'un part de le nier,
00:19:51des manquements
00:19:52à l'identologie
00:19:52qui amènent
00:19:53à ce qu'il y ait
00:19:54une décision d'ouverture
00:19:55d'enquête administrative
00:19:56et la direction générale
00:19:58par rapport à ce qu'elle constate
00:19:59aura une réponse ferme.
00:20:00Et on verra
00:20:01les suites
00:20:02de ces enquêtes
00:20:03administratives
00:20:05et judiciaires.
00:20:06On vous en donnera
00:20:06évidemment les résultats.
00:20:07Merci beaucoup,
00:20:08colonel,
00:20:08pour être venu
00:20:09dans Arnaud Direct
00:20:10nous donner toutes ces précisions
00:20:11sur les deux sujets
00:20:12d'actualité très forts.
00:20:13Du moment,
00:20:13autre sujet d'actualité fort,
00:20:15c'est ce qui se passe
00:20:15du côté de Chine
00:20:16avec le gouvernement
00:20:17qui a demandé hier
00:20:18la suspension.
00:20:18Et bien la ministre
00:20:19qui est en charge
00:20:20de ce dossier,
00:20:20la ministre en charge
00:20:21du numérique,
00:20:22elle sera avec nous
00:20:23dans quelques minutes
00:20:24pour nous dire
00:20:24où en est cette menace
00:20:26de suspension
00:20:26puisque le ministre
00:20:27de l'économie
00:20:27a donné 48 heures.
00:20:29C'était hier,
00:20:29Anne Le Hénanf,
00:20:30avec nous dans quelques instants.
00:20:31A tout de suite.
00:20:32Le compte à rebours
00:20:33est lancé pour Chine.
00:20:34La plateforme a 48 heures
00:20:35pour se conformer
00:20:36à la loi sur les articles
00:20:37proposés à la vente
00:20:38sous peine d'être
00:20:39suspendue purement
00:20:40et simplement
00:20:41après l'affaire
00:20:41des poupées sexuelles
00:20:42de pornographique,
00:20:43après l'affaire des armes.
00:20:45Ça commence à faire beaucoup
00:20:45et la ministre du numérique
00:20:47est avec nous.
00:20:47Anne Le Hénanf,
00:20:48bonjour.
00:20:49Vous allez nous dire
00:20:50dans quelques instants
00:20:50ce qui pourrait se passer
00:20:51pour le géant chinois.
00:20:53D'abord,
00:20:53on est toujours deux
00:20:54pour la fameuse boutique
00:20:55Chine au sein du BHV.
00:20:58Gaëtan Mellin,
00:20:58vous avez suivi
00:20:59hier la première journée.
00:21:00Il y avait beaucoup de clients.
00:21:02On a montré
00:21:02les files d'attente
00:21:02mais à la sortie,
00:21:04ce n'était pas forcément
00:21:04l'enthousiasme.
00:21:05Non,
00:21:06effectivement,
00:21:06quelques clients
00:21:07un peu déçus
00:21:08de ce qui était présenté
00:21:09sur ces 1000 mètres carrés
00:21:10de corners au BHV
00:21:11et puis des clients,
00:21:14il faut le dire,
00:21:14qui ont été
00:21:15un peu stigmatisés
00:21:15puisqu'il y a eu
00:21:17pas mal de clients
00:21:17qui ont été hués
00:21:18par des manifestants
00:21:20qui étaient positionnés
00:21:21devant ce magasin
00:21:23pour contester
00:21:24justement
00:21:25la mise en place
00:21:26de Chine
00:21:27au sein de BHV
00:21:29et finalement,
00:21:30ils ne l'ont pas bien vécu
00:21:31ces commerçants.
00:21:32Encore une fois,
00:21:33il faut faire très attention
00:21:34à ne pas,
00:21:35je le disais déjà hier,
00:21:36mais à ne pas stigmatiser
00:21:38deux populations,
00:21:39c'est-à-dire
00:21:39cette population
00:21:40qui finalement trouve
00:21:42en Chine
00:21:42et dans les autres plateformes
00:21:44un moyen de consommer.
00:21:45Ils imaginaient peut-être
00:21:46trouver l'aile de radeau
00:21:47de la consommation
00:21:48pour quelques euros,
00:21:49ce n'est pas ce qui s'est passé,
00:21:50ce sont plutôt les produits
00:21:51vendus cher à l'échelle de Chine
00:21:53qui étaient présentés en fait.
00:21:54Oui, bien évidemment,
00:21:55mais de toute façon,
00:21:56ça, il fallait s'y attendre.
00:21:58On ne peut pas imaginer
00:21:59que des produits
00:22:00qui sont vendus aujourd'hui
00:22:01sur la plateforme de Chine
00:22:03à 2 euros
00:22:04se retrouvent
00:22:04dans ce magasin.
00:22:06Il y a ce sujet
00:22:06purement commercial
00:22:08pour Chine,
00:22:09à la fois en magasin physique
00:22:10mais aussi et surtout
00:22:12sur Internet.
00:22:13Justement,
00:22:13c'est sur Internet
00:22:14qu'on s'arrête maintenant
00:22:15parce qu'il y a cette histoire
00:22:16de mise en conformité.
00:22:18Raphaël Grabli,
00:22:18vous qui êtes spécialiste
00:22:19de ces questions du numérique
00:22:21pour BFM TV,
00:22:22est-ce que vous pouvez nous dire
00:22:23où on en est ce matin ?
00:22:24Est-ce qu'on peut encore acheter
00:22:24sur Chine
00:22:25des produits interdits ou pas ?
00:22:26Oui, ce matin,
00:22:27quand on ouvre Chine,
00:22:28on a accès aux produits
00:22:29mais uniquement aux produits Chine
00:22:31parce qu'en fait,
00:22:31Chine, pour donner des gages
00:22:33au gouvernement
00:22:34à désactiver
00:22:34ce qu'on appelle
00:22:35sa marketplace,
00:22:37sa plage de marché,
00:22:37c'est-à-dire là
00:22:39où tous les vendeurs tiers
00:22:41peuvent vendre
00:22:42leurs produits
00:22:43et c'est notamment
00:22:43ces vendeurs tiers
00:22:44qui ont vendu
00:22:45les poupées et les armes.
00:22:47Ce qui représente
00:22:47une part importante
00:22:48de la plateforme
00:22:49ou c'est marginal ?
00:22:49Chine refuse de communiquer
00:22:50la part que ça représente
00:22:52ce qui est probable
00:22:52c'est que ça représente beaucoup.
00:22:53Par exemple,
00:22:54sur Amazon,
00:22:54c'est 60%.
00:22:55Sur Chine,
00:22:56on peut imaginer
00:22:56que ce soit peut-être
00:22:57de l'ordre de 80%.
00:22:5880% de choses
00:22:59qu'ils ne produisent pas eux-mêmes.
00:23:01Exactement.
00:23:01Et donc, en fait,
00:23:02très concrètement,
00:23:02quand on ouvre Chine ce matin,
00:23:04l'application,
00:23:04ce que j'ai fait,
00:23:05il y a à peu près
00:23:06la moitié des catégories
00:23:06de produits
00:23:07qui ont disparu.
00:23:08C'est-à-dire qu'en fait,
00:23:08tout ce qui n'est pas
00:23:09du vêtement.
00:23:10Donc, effectivement,
00:23:11ce matin,
00:23:12à partir de ce matin,
00:23:13Chine doit faire
00:23:13beaucoup moins
00:23:14de chiffre d'affaires
00:23:16en France,
00:23:17mais c'est probablement
00:23:17ce qui était voulu
00:23:18par le gouvernement
00:23:19dans le rapport de force
00:23:20qui est en train
00:23:21de s'exercer.
00:23:22En revanche,
00:23:22pour le moment,
00:23:23effectivement,
00:23:24il n'y a pas de suspension
00:23:25et de blocage
00:23:26de Chine.
00:23:27Donc, techniquement,
00:23:28Chine fonctionne
00:23:29normalement
00:23:30et les utilisateurs
00:23:31français
00:23:31continuent à avoir
00:23:33accès à la plateforme.
00:23:34Alors,
00:23:34vous êtes tourné,
00:23:35évidemment,
00:23:35vers un ministre
00:23:36qui est avec nous,
00:23:37Anne Le Hénanf.
00:23:38Est-ce que vos services,
00:23:39vous aussi,
00:23:39ils font comme Raphaël Grabli,
00:23:41ils surveillent
00:23:41ce qui se passe
00:23:42du côté de Chine
00:23:43depuis hier
00:23:44et qu'est-ce qu'ils constatent ?
00:23:46Alors,
00:23:46nos services
00:23:46au ministère,
00:23:47non.
00:23:48Par contre,
00:23:48la DGCCRF,
00:23:49oui, évidemment.
00:23:50Ils ont très bien réagi.
00:23:51Ils nous en rapportent.
00:23:52Ils ont très bien réagi
00:23:53ce week-end
00:23:54avec les poupées
00:23:55à caractère sexuel.
00:23:57Deuxième constat
00:23:58de non-respect
00:23:59de notre loi
00:24:00et du règlement européen,
00:24:02présence d'armes létales.
00:24:04Donc,
00:24:05réitération,
00:24:06procédure
00:24:07entamée par le Premier ministre.
00:24:08Donc,
00:24:08vous voyez ce qu'on a annoncé dimanche,
00:24:09et bien ça se concrétise.
00:24:11Donc,
00:24:11oui,
00:24:11on le surveille.
00:24:12On a peut-être encore accès
00:24:14à la plateforme,
00:24:15mais ils ont 48 heures
00:24:17en tout cas
00:24:17pour faire en sorte
00:24:20de vider totalement
00:24:21les contenus
00:24:22qui sont illicites.
00:24:23Alors,
00:24:2348 heures,
00:24:23ça veut dire que ça donne
00:24:24jusqu'à demain soir.
00:24:26Est-ce qu'à ce stade,
00:24:27si la situation reste en l'état
00:24:28pour l'instant,
00:24:29les conditions sont remplies
00:24:30et donc demain soir,
00:24:31il n'y a pas de suspension
00:24:31pour Chine ?
00:24:32C'est possible,
00:24:33effectivement.
00:24:34C'est-à-dire qu'il va y avoir,
00:24:35et je pense que le regard
00:24:36des services de régulation,
00:24:38de contrôle,
00:24:39les autorités sont bien
00:24:40en train de regarder
00:24:40tous les aspects du site,
00:24:43mais il y a d'autres procédures
00:24:44qui se font entamées.
00:24:45On ne va pas s'arrêter là.
00:24:46Ce n'est pas juste
00:24:47un coup de poing
00:24:47ou une intimidation
00:24:49que nous avons
00:24:50et que le Premier ministre
00:24:52a voulu engager,
00:24:53c'est qu'il y a une procédure
00:24:55qui est également
00:24:57en cours judiciaire
00:24:58saisie par Laurent Nunez,
00:25:00le ministre de l'Intérieur,
00:25:02qui va suivre son cours.
00:25:03J'ai adressé en parallèle
00:25:05un courrier
00:25:05à la présidente
00:25:07de la Commission européenne,
00:25:08Cossigny avec Roland Lescure,
00:25:09où on demande
00:25:09à la présidence
00:25:10de la Commission européenne
00:25:12« Regardez ce qui s'est passé
00:25:13en France.
00:25:14Attention,
00:25:15avertissez,
00:25:15on l'a fait nous aussi,
00:25:17nous-mêmes,
00:25:18l'ARCOM a appelé
00:25:19ses homologues
00:25:19partout en Europe,
00:25:20mais la Commission européenne,
00:25:21c'est un poids,
00:25:22à sensibiliser
00:25:23tous les 26 autres pays européens
00:25:25que nous.
00:25:25Voilà ce qui se passe,
00:25:27voilà ce qu'on a vécu
00:25:27et qu'il soit européen.
00:25:29Cette dernière procédure,
00:25:31en fait,
00:25:31c'est la plus importante,
00:25:32c'est celle qui est politiquement,
00:25:34la moins politique
00:25:34parce que la moins court-terviste,
00:25:36mais c'est la plus importante
00:25:37parce qu'en fait,
00:25:38la régulation de ces plateformes,
00:25:39elle se fait au niveau européen
00:25:40de toute façon
00:25:41et il y a un règlement
00:25:42qui s'appelle le DSA,
00:25:43Digital Service Act,
00:25:44c'est en gros le règlement
00:25:45qui régule tous les géants
00:25:47du numérique,
00:25:48dont Chine,
00:25:49et si demain,
00:25:49il devait y avoir
00:25:50une vraie interdiction de Chine
00:25:51pour des manquements répétés,
00:25:52ce serait au niveau européen
00:25:53parce que les deux procédures
00:25:54dont vous parlez,
00:25:55Madame la Ministre,
00:25:56alors il y a la première
00:25:56qui est administrative
00:25:57qui est par la DGCCRF,
00:25:59il y a la procédure judiciaire
00:26:01entamée par Laurent Nunez
00:26:02et donc là,
00:26:02par contre,
00:26:03un juge va statuer,
00:26:04ça, ça a été entamé,
00:26:05donc il y a un juge
00:26:05du tribunal judiciaire
00:26:06qui va statuer
00:26:07qui peut-être d'ailleurs
00:26:08décidera qu'il n'y a pas de raison
00:26:09de bannir Gine,
00:26:10ce qui sera quand même
00:26:11un petit revers pour le gouvernement
00:26:13et puis après,
00:26:14toute la question,
00:26:14c'est une fois qu'il y a un blocage,
00:26:16ça pourrait être en tout cas
00:26:17perçu comme ça
00:26:19et si derrière,
00:26:21il y a un blocage,
00:26:22ce ne sera pas la fin,
00:26:23ce sera le début
00:26:23d'une bannière judiciaire.
00:26:25Oui, quand même,
00:26:25une précision sur
00:26:27la procédure judiciaire
00:26:28portée par
00:26:29et demandée par
00:26:30le ministre Laurent Nunez,
00:26:32elle porte sur
00:26:32des manquements avérés
00:26:34et répétés
00:26:35à l'ordre public.
00:26:36Qu'est-ce que ça a provoqué
00:26:37cette histoire
00:26:38depuis ce week-end ?
00:26:39D'abord,
00:26:39une création d'une angoisse
00:26:41au niveau de la population,
00:26:42ce n'est pas rien,
00:26:43on a eu beaucoup,
00:26:43beaucoup de réactions
00:26:44de la population.
00:26:44De sensibilisation, quoi.
00:26:45La manifestation devant le BHV hier,
00:26:48l'accès à des armes
00:26:49et à des poupées
00:26:49pédoponographiques
00:26:50par des acheteurs,
00:26:52donc tout ça,
00:26:53c'est une atteinte
00:26:55à l'ordre public.
00:26:56Je pense que l'enquête,
00:26:57bien sûr,
00:26:58on ne peut pas préjuger
00:26:59de ce que les juges
00:27:00vont décider,
00:27:00mais l'enquête
00:27:01va s'appuyer
00:27:01sur ces désordres publics.
00:27:04C'est un autre angle
00:27:05d'attaque de ce dossier-là.
00:27:06Lucie ?
00:27:07Toutes ces procédures,
00:27:07elles sont essentielles,
00:27:08mais elles vont prendre du temps,
00:27:09on le sait.
00:27:10En attendant,
00:27:10les États-Unis,
00:27:11ils surtaxent les colis Chine
00:27:12depuis cet été
00:27:13et du coup,
00:27:14Chine déverse
00:27:15tous ces colis
00:27:15vers l'Europe.
00:27:16Est-ce que vous n'avez pas
00:27:17l'impression qu'on est un peu
00:27:22l'été peut-être,
00:27:23mais là,
00:27:23je pense qu'on ne l'est plus.
00:27:24Aujourd'hui,
00:27:25il y a eu une bascule
00:27:26dans la façon
00:27:26de gérer
00:27:27ces grandes plateformes
00:27:29extraterritoriales,
00:27:30d'arrêter d'être
00:27:31un peu naïfs finalement
00:27:32sur leurs objectifs.
00:27:34C'est une guerre commerciale.
00:27:35Nous sommes face
00:27:35à une guerre commerciale.
00:27:37Et pour les colis,
00:27:38il y a quand même eu
00:27:39au Parlement
00:27:40une loi qui a permis
00:27:42de taxer de 2 euros
00:27:43chaque colis.
00:27:44Après, on juge
00:27:44si c'est assez,
00:27:45pas assez.
00:27:45C'est pareil,
00:27:46j'ai le sentiment
00:27:46que c'est au niveau européen
00:27:47que ça va se passer.
00:27:48Mais l'Europe,
00:27:49elle va défiscaliser
00:27:49les colis jusqu'en 2028.
00:27:51C'est à partir de 150 euros
00:27:53qu'on paye la taxe.
00:27:54Et donc,
00:27:54il y en a plein
00:27:54qui multiplient les commandes
00:27:56pour éviter de payer la taxe.
00:27:57Il y a Chine,
00:27:58mais il y en a plein d'autres.
00:27:59Dému,
00:28:00AliExpress,
00:28:01il y a eu des problèmes
00:28:02il y a quelques années
00:28:02avec Wish.
00:28:03Est-ce qu'il y a des menaces
00:28:04de suspension également
00:28:05sur ces autres plateformes ?
00:28:06Écoutez,
00:28:07là,
00:28:07on s'adapte à l'actualité,
00:28:08c'est Chine.
00:28:09Mais moi,
00:28:09le message que je veux passer
00:28:10à toutes les plateformes,
00:28:11c'est qu'on suivra
00:28:13et on procédera
00:28:19et le droit européen.
00:28:21Vous n'aurez aucun problème
00:28:22à les fermer,
00:28:23à les interdire.
00:28:23Exactement,
00:28:24à les interdire.
00:28:24Nous irons jusqu'à la suspension
00:28:26de tous ces sites
00:28:27qui ne respectent pas
00:28:28nos règlements.
00:28:28On entend les critiques
00:28:29qui sont à peu près unanimes
00:28:30sur le plan politique,
00:28:32sauf que les Français,
00:28:33eux,
00:28:33qu'est-ce qu'ils font ?
00:28:33Ils achètent quand même
00:28:34du Chine malgré tout.
00:28:35Ils doivent être nombreux ce matin
00:28:36à se dire,
00:28:36mais qu'est-ce qui se passe ?
00:28:37Moi, je vais pouvoir acheter
00:28:38même s'ils peuvent quand même
00:28:39continuer à acheter des vêtements.
00:28:40On vient de l'expliquer
00:28:41avec Raphaël.
00:28:43Regardez les chiffres
00:28:44de la consommation
00:28:45des Français vis-à-vis de Chine.
00:28:46Ce sont les éclaireurs
00:28:47qui vont nous les donner.
00:28:51Et c'est vous,
00:28:51Valentin Demey,
00:28:52qui nous éclairez ce matin.
00:28:54C'est vrai que les chiffres
00:28:55sont impressionnants.
00:28:57La fast fashion
00:28:57est très populaire
00:28:59chez les Français.
00:28:59Un chiffre, Julien,
00:29:00qui est assez parlant.
00:29:0170% des Français
00:29:03achètent des produits
00:29:04de marques considérés
00:29:06comme de la fast fashion.
00:29:07Quand on parle de fast fashion,
00:29:08on parle de Chine,
00:29:09on parle de Temu,
00:29:10mais aussi d'HM
00:29:11ou encore de Zara.
00:29:12Alors, quel est le trio de tête
00:29:13selon une étude réalisée
00:29:14par Nordstat
00:29:15et la revue L'Hémicycle ?
00:29:1741% des Français
00:29:18achètent des vêtements
00:29:19chez H&M,
00:29:2036% achètent
00:29:22chez Chine
00:29:22et 35%
00:29:24achètent
00:29:24chez Zara.
00:29:25Et comme on pouvait
00:29:26s'y attendre,
00:29:27les jeunes sont
00:29:28particulièrement concernés.
00:29:2988% des 18-35 ans
00:29:32achètent de la fast fashion.
00:29:3450% d'entre eux
00:29:35ont d'ailleurs commandé
00:29:36un vêtement Chine
00:29:36sur les 12 derniers mois.
00:29:38Quels sont les critères
00:29:38d'achat pour les Français,
00:29:39Valentin ?
00:29:40Trois critères principaux.
00:29:41Ceux que les Français
00:29:41regardent en premier
00:29:42avant d'aller passer
00:29:44à la caisse.
00:29:44D'abord,
00:29:45le style du vêtement.
00:29:46C'est assez logique.
00:29:46Vient ensuite la qualité
00:29:48puis le prix.
00:29:49Il ne faut pas
00:29:49que ce soit trop cher
00:29:50pour 24% des Français.
00:29:52En revanche,
00:29:53c'est là où c'est intéressant.
00:29:55Pour ce qui est
00:29:55de l'origine
00:29:56de la fabrication,
00:29:57de l'impact environnemental
00:29:58et des conditions
00:29:59de fabrication,
00:30:00là, on est en dessous
00:30:01des 3% des Français
00:30:02qui le placent
00:30:02comme premier critère
00:30:04d'achat.
00:30:04expliquez-nous comment
00:30:06Chine fait pour proposer
00:30:07des produits aussi bas.
00:30:08On a de plus en plus
00:30:08d'informations
00:30:09qui nous arrivent.
00:30:10Comme souvent en Chine,
00:30:11les conditions de travail
00:30:12sont très discutables,
00:30:13voire déplorables.
00:30:14Les employés sont payés
00:30:15au lance-pierre,
00:30:16selon nos confrères
00:30:17des Echos,
00:30:17qui sont allés sur place
00:30:18chez les sous-traitants
00:30:19de Chine.
00:30:20Un employé
00:30:21gagne en moyenne
00:30:2125 euros maximum
00:30:23par jour.
00:30:24C'est à peu près
00:30:24600 euros par mois.
00:30:27Au total,
00:30:27il y a 7200 usines
00:30:29sous-traitantes
00:30:30qui emploient
00:30:30des dizaines
00:30:31de milliers
00:30:32d'employés
00:30:33pour garantir
00:30:34des prix bas.
00:30:34Ces employés,
00:30:35ils sont également
00:30:36soumis à des délais
00:30:37de production
00:30:38ultra courts,
00:30:39mais également
00:30:40à des systèmes
00:30:40de notation
00:30:41entre fournisseurs
00:30:42pour qu'il y ait
00:30:43encore plus de concurrence
00:30:44et que ça aille
00:30:44encore plus vite.
00:30:45Bref,
00:30:45les prix bas en Europe,
00:30:46c'est souvent synonyme
00:30:47d'enfer ailleurs dans le monde.
00:30:49Merci Valentin.
00:30:50Madame la Ministre,
00:30:50est-ce qu'il n'y a pas
00:30:51un décalage
00:30:51entre les postures
00:30:53presque moralisatrices
00:30:54des représentants politiques
00:30:56et puis la réalité
00:30:57du compte bancaire
00:30:58des Français ?
00:30:59Alors moi,
00:31:00je pense que ça nous passe
00:31:01un message.
00:31:01C'est aussi de dire
00:31:02que non seulement
00:31:03il faut sanctionner
00:31:04parce que là,
00:31:05il y a non-respect
00:31:05de notre droit,
00:31:07mais il faut aussi
00:31:07qu'on soit en capacité
00:31:09de sensibiliser,
00:31:10de faire de la pédagogie
00:31:11auprès notamment
00:31:12de la jeunesse
00:31:13sur l'impact.
00:31:14Mais la jeunesse,
00:31:14elle n'a pas d'argent.
00:31:15On peut faire
00:31:15toute la pédagogie
00:31:16sur l'eux.
00:31:17Il y a le prix,
00:31:17mais il y a des arguments
00:31:19auxquels la jeunesse
00:31:20est très sensible.
00:31:21On l'a vu
00:31:21dans différentes situations.
00:31:23C'est l'impact
00:31:24environnemental.
00:31:25Non, Madame la Ministre,
00:31:26on l'a vu dans les chiffres
00:31:27qui ont été montrés
00:31:28justement.
00:31:28Non, pas le gouvernemental.
00:31:29C'est vraiment
00:31:30la dernière option.
00:31:30Mais parce qu'ils n'en ont
00:31:31pas information.
00:31:32Parce qu'ils n'en ont pas
00:31:33information.
00:31:33Mais parce que ces jeunes
00:31:34n'ont pas aussi
00:31:34la possibilité d'acheter
00:31:36des vêtements
00:31:36beaucoup plus chers,
00:31:37des vêtements français.
00:31:38C'est d'ailleurs pour cela
00:31:39qu'ils se tournent
00:31:39vers la fast fashion.
00:31:41L'usage des vêtements
00:31:43de l'hyper fast fashion
00:31:45qui a été porté
00:31:45par ma collègue
00:31:46Anne-Cécile Viola
00:31:47au Parlement
00:31:48à l'Assemblée nationale,
00:31:49c'est des vêtements jetables.
00:31:51Ils vont l'utiliser
00:31:51deux semaines.
00:31:52Mais c'est ce qu'ils recherchent
00:31:53ces jeunes ?
00:31:53Oui, ils le recherchent.
00:31:55Mais je pense que nous,
00:31:56on a une responsabilité
00:31:56vis-à-vis de la jeunesse
00:31:57de les sensibiliser
00:31:58à l'impact environnemental,
00:32:00au travail des enfants,
00:32:01aux pollutions générées,
00:32:03aux mauvais matériaux
00:32:04utilisés pour ces vêtements.
00:32:05Ce n'est pas du coton,
00:32:06c'est des matériaux
00:32:07vraiment très,
00:32:08je dirais,
00:32:09peu chers,
00:32:10produits dans des conditions
00:32:11qui utilisent aussi
00:32:12des ressources
00:32:13comme le pétrole.
00:32:14La jeunesse est sensible
00:32:15à l'environnement.
00:32:16Moi, je pense qu'avec
00:32:17mes collègues,
00:32:19on va aussi travailler
00:32:19au fait de
00:32:21porter ce sujet
00:32:23de poser-vous
00:32:24les bonnes questions.
00:32:25Croyez-moi,
00:32:26vous qui étiez députés
00:32:27du Morbihan,
00:32:28ils aimeraient bien
00:32:28s'acheter des pulls
00:32:29bretons épais
00:32:31qui tiennent
00:32:31pendant des décennies
00:32:32voire des générations.
00:32:33Je les invite à les acheter
00:32:34dès ce week-end.
00:32:34Ça coûte quand même
00:32:35très cher.
00:32:36Je ne sais pas si,
00:32:36ce n'est pas que des jeunes.
00:32:38300 millions de Français,
00:32:40ce n'est pas que des jeunes.
00:32:40Il n'y a pas d'autres projets.
00:32:41Il n'y a pas que des jeunes.
00:32:42Les files d'attente hier,
00:32:43ce n'était pas que des jeunes.
00:32:43Hier soir,
00:32:44Jordan Bardella,
00:32:45qu'on recevait,
00:32:45nous disait
00:32:45« Je suis favorable
00:32:46à la mise en place
00:32:46d'une plateforme française
00:32:47pour vendre des produits
00:32:49qui seraient finalement certifiés. »
00:32:50C'est irréaliste
00:32:51ou c'est une possibilité
00:32:51à laquelle vous souscrivez ?
00:32:52Je dirais que
00:32:53les opérateurs,
00:32:55les acteurs,
00:32:56les industriels français
00:32:56du textile,
00:32:57ils le font.
00:32:58Ce n'est pas comme
00:32:59si ça n'existait pas,
00:33:00M. Bardella.
00:33:01Ça existe déjà.
00:33:02Je prends une enseigne bretonne,
00:33:03Armor Luxe,
00:33:04qui vend des pulls marins.
00:33:05Ils ont un site internet
00:33:06et depuis…
00:33:07Mais allez comparer les prix.
00:33:09C'est super,
00:33:10Armor Luxe,
00:33:10on adore tous.
00:33:11Depuis Pékin,
00:33:11on peut acheter un pull breton.
00:33:12Merci infiniment,
00:33:14en tout cas,
00:33:15Mme la ministre,
00:33:15pour être venue défendre
00:33:16les pulls bretons
00:33:17face à Chine.
00:33:18Ce matin,
00:33:19vous avez entendu
00:33:19Guillaume Narret,
00:33:20c'est l'heure
00:33:20des points de vue
00:33:21de nos éditorialistes.
00:33:25Et on commence
00:33:26avec vous,
00:33:27Guillaume,
00:33:27avec cette polémique
00:33:28qui monte depuis hier
00:33:30du côté de l'Assemblée.
00:33:31Ce sont des jeunes filles
00:33:33qui ont été vues voilées
00:33:34à l'Assemblée.
00:33:35Elles venaient assister
00:33:35aux questions au gouvernement.
00:33:37Alors,
00:33:37le règlement est clair.
00:33:38Oui, on va y venir.
00:33:39Mais l'application,
00:33:40c'est un petit peu
00:33:41plus compliqué
00:33:42et ce que vous nous dites,
00:33:43vous, ce matin,
00:33:43c'est qu'incontestablement,
00:33:45il y a eu un défi
00:33:46qui a été lancé à la laïcité.
00:33:47Oui, et surtout,
00:33:48on le voit,
00:33:48ce sont des règlements
00:33:50qui datent
00:33:50et qui ne sont plus
00:33:51forcément adaptés
00:33:52à des situations
00:33:52qui ne se produisaient pas avant.
00:33:54Regardez d'où cela commence.
00:33:56Eh bien,
00:33:57c'est un tweet,
00:33:57effectivement,
00:33:58du député du Rassemblement
00:33:59national,
00:34:00Julien Audoul,
00:34:00qui reprend,
00:34:01effectivement,
00:34:02cette photo
00:34:02en évoquant,
00:34:03je cite,
00:34:04une infâme provocation.
00:34:05Qu'est-ce qu'on voit
00:34:05sur cette photo ?
00:34:06Effectivement,
00:34:07on voit une classe,
00:34:09qui a été confirmée,
00:34:10effectivement,
00:34:10par Edgar Becket
00:34:11du service politique
00:34:12de BFMT,
00:34:13avec des jeunes filles
00:34:14et des accompagnatrices
00:34:16que l'on voit voilées,
00:34:17effectivement,
00:34:18sur cette photo.
00:34:19Réaction immédiate,
00:34:21deux heures plus tard,
00:34:21de la présidente
00:34:22de l'Assemblée nationale,
00:34:23Yael Brown-Pivet,
00:34:24qu'on s'est très engagé
00:34:24sur ces questions de laïcité.
00:34:26Elle juge inacceptable,
00:34:28dit-elle,
00:34:28que des jeunes enfants
00:34:29puissent porter
00:34:30des signes religieux
00:34:31ostensibles
00:34:31au cœur
00:34:32de la représentation nationale,
00:34:34là où a été votée,
00:34:35dit-elle,
00:34:36la loi de 2004
00:34:37sur la laïcité
00:34:38à l'école.
00:34:38Réaction immédiate,
00:34:40même tard hier soir,
00:34:41puisque la France insoumise,
00:34:42ça l'a fait bondir,
00:34:44ce tweet de la présidente
00:34:44de l'Assemblée nationale,
00:34:45parce qu'elle juge,
00:34:46je cite,
00:34:46que c'est la police du vêtement,
00:34:48que c'est une façon
00:34:49de discriminer
00:34:50les jeunes filles musulmanes.
00:34:51Il y a, par exemple,
00:34:52Sarah Legrin, absolument,
00:34:53qui dit
00:34:54des jeunes femmes musulmanes
00:34:55ne seraient donc pas
00:34:56les bienvenues
00:34:57pour assister
00:34:57au débat public.
00:34:59Ça a continué
00:34:59toute la soirée
00:35:00et tout le début
00:35:02de cette matinée.
00:35:02Écoutez,
00:35:03deux positions très différentes.
00:35:04Marine Tondelier,
00:35:05ce matin,
00:35:06candidate désormais
00:35:07écologiste à l'élection présidentielle
00:35:08et Jordan Bardella.
00:35:09On a informé hier soir,
00:35:11effectivement,
00:35:11de cette information,
00:35:12de cette polémique.
00:35:13Regardez ce qu'ils disent
00:35:13tous les deux.
00:35:15Je pense que si l'islamophobie
00:35:16était interdite
00:35:17dans le règlement
00:35:17de l'Assemblée nationale,
00:35:18il y en a un certain nombre
00:35:19qui ne pourraient pas en parler.
00:35:20Encore une fois,
00:35:22c'est sur des femmes
00:35:24que ça tombe,
00:35:24tout le temps.
00:35:25Donc, je le dis,
00:35:26ce n'est pas interdit.
00:35:28Les huissiers de l'Assemblée nationale,
00:35:29pour avoir long terme
00:35:29de travailler
00:35:29dans cette belle maison,
00:35:31sont quand même
00:35:31très scrupuleux
00:35:32sur le règlement
00:35:32pour vous rentrer
00:35:33et puis avec un portable,
00:35:34que vous ne fassiez pas
00:35:35tout ce qui est interdit.
00:35:36Donc, si ça avait été interdit,
00:35:37elle ne serait pas arrivée.
00:35:37L'article 8.
00:35:40Une étape est toujours franchie
00:35:42quand on voit des gamines
00:35:43de 5 ans ou de 6 ans
00:35:45avec un voile islamique
00:35:46sur la tête.
00:35:48Voilà.
00:35:49La France n'est pas
00:35:50une terre islamique.
00:35:51Le port du voile
00:35:52est interdit à l'école.
00:35:54Il devrait être interdit
00:35:55dans les sorties scolaires.
00:35:56Bon, il dit quoi,
00:35:57le règlement ?
00:35:57Alors, on a regardé
00:35:58le règlement de l'Assemblée nationale
00:36:00prévoit dans son article 8
00:36:01qu'un visiteur de l'Assemblée
00:36:03doit, je cite,
00:36:03porter une tenue correcte.
00:36:06Vous le voyez,
00:36:06il se tient assis,
00:36:07découvert et en silence
00:36:09afin d'observer
00:36:10les débats dans l'hémicycle.
00:36:11Donc, effectivement,
00:36:12ce débat ne parle pas
00:36:14nommément du question
00:36:15de respect de la laïcité.
00:36:17Il y a deux aspects.
00:36:18C'est-à-dire qu'à la fois,
00:36:19on le voit,
00:36:19la dimension de comment
00:36:20se comporter dans l'hémicycle
00:36:22de l'Assemblée nationale
00:36:23au lieu, évidemment,
00:36:24de la République
00:36:24et de la laïcité.
00:36:25Et puis, toujours aussi,
00:36:26vous le savez,
00:36:26cette question des sorties scolaires.
00:36:28Est-ce que ça relève
00:36:29du temps éducatif ?
00:36:30Par exemple, Gérard Larcher,
00:36:30le président de l'Assemblée nationale
00:36:31ce matin dit,
00:36:32bien sûr,
00:36:32donc il ne doit pas y avoir
00:36:34de jeunes filles voilées.
00:36:35Et autre question encore,
00:36:36vous le savez,
00:36:36à chaque fois,
00:36:37celle des accompagnatrices.
00:36:38Est-ce que quand on accompagne
00:36:39une sortie scolaire,
00:36:41oui ou non,
00:36:41on doit être voilé ?
00:36:42Vous savez qu'il y a
00:36:42certains politiques qui disent
00:36:43non, les jeunes femmes
00:36:44ne doivent pas être voilées.
00:36:45On reste à l'Assemblée
00:36:46parce qu'une nouvelle taxe,
00:36:47eh bien oui,
00:36:47ça faisait combien ?
00:36:48Ça faisait, je ne sais pas...
00:36:4924 heures.
00:36:49Ça faisait 3-4 heures
00:36:50qu'il n'y avait pas
00:36:50de nouvelle taxe votée.
00:37:00Il est plus cher.
00:37:00Voilà, c'est ça.
00:37:01Les hausses d'impôts
00:37:02continuent de pleuvoir
00:37:03et contrairement à ce que l'on entend,
00:37:04ça ne touche pas
00:37:05que les plus fortunés.
00:37:07Donc hier soir,
00:37:07les députés ont décidé
00:37:08d'augmenter la contribution sociale
00:37:10généralisée
00:37:11sur les produits du capital.
00:37:12Concrètement,
00:37:13vous l'avez dit,
00:37:13ce sont des produits
00:37:15très populaires.
00:37:15On parle d'assurance vie,
00:37:17de plan d'épargne,
00:37:17de logement.
00:37:18Si vous revendez votre appartement
00:37:19et que vous faites une plus-value,
00:37:20eh bien vous serez aussi
00:37:21beaucoup plus taxés.
00:37:23Donc on est très...
00:37:23Alors, à la base,
00:37:24ça touche les dividendes
00:37:25pour les actionnaires
00:37:25mais on voit que ça va toucher
00:37:26un périmètre beaucoup plus large.
00:37:29Le pire,
00:37:29c'est que c'est la double peine.
00:37:30Ça va s'associer à l'impôt
00:37:31sur la fortune improductive
00:37:32votée la semaine dernière.
00:37:33Vous vous en souvenez
00:37:34qu'il a aussi touché
00:37:35les produits d'épargne.
00:37:36Ça va coûter cher.
00:37:37Cette nouvelle mesure
00:37:38votée hier soir,
00:37:39elle va rapporter 2,8 milliards
00:37:40l'an prochain,
00:37:414 milliards l'année suivante.
00:37:43On est donc loin
00:37:43de faire de la dentelle.
00:37:44Ça a été voté par la gauche
00:37:46mais aussi par des députés
00:37:47Modem, Renaissance
00:37:48et approuvé par le gouvernement
00:37:49par la voix d'Amélie de Montchalin.
00:37:51Et donc globalement,
00:37:51tout le monde va payer plus.
00:37:53Voilà, c'est ça.
00:37:54Alors, ils vont payer plus d'impôts,
00:37:55les Français,
00:37:55ça c'est certain
00:37:56mais ils vont payer moins
00:37:58que ce qui a été prévu
00:37:59par le gouvernement.
00:38:00Les députés, en fait,
00:38:00ont rejeté aussi
00:38:01beaucoup de hausses d'impôts
00:38:02qui étaient dans la loi
00:38:03de finances initiales.
00:38:05Vous vous souvenez
00:38:05que le barème de l'impôt
00:38:06sur le revenu
00:38:06devait être désindexé
00:38:07de l'inflation.
00:38:08Finalement,
00:38:08ça ne va pas être le cas.
00:38:092 milliards d'euros, quand même,
00:38:10ont été accordés
00:38:11de ce point de vue-là.
00:38:12Les heures supplémentaires
00:38:13défiscalisées
00:38:14vont être déplafonnées.
00:38:15C'est encore un milliard de plus.
00:38:16Il y a aussi
00:38:17de nouvelles niches fiscales
00:38:18qui ont été créées.
00:38:19Ça, c'était contraire
00:38:20à la promesse initiale.
00:38:21Par exemple,
00:38:22vous allez pouvoir couvrir
00:38:23les frais d'hébergement
00:38:24en EHPAD
00:38:24et ça, ça va coûter
00:38:25600 millions d'euros à l'État.
00:38:28Merci beaucoup.
00:38:29Le point de vue maintenant
00:38:30à l'étranger
00:38:30de François Clémenceau.
00:38:32On va regarder le Mali.
00:38:33Ça fait longtemps
00:38:33qu'on n'a pas pointé
00:38:36les yeux et le regard
00:38:38sur ce pays.
00:38:38Pourtant, il faut le faire
00:38:39parce que les Français sont partis.
00:38:40C'est pour ça qu'on regarde moins.
00:38:41Et depuis que les Français sont partis,
00:38:42arrive ce qui devait arriver,
00:38:44c'est-à-dire les djihadistes reviennent.
00:38:45C'est ça.
00:38:46C'est-à-dire que là,
00:38:47vous avez en ce moment,
00:38:48depuis quelques semaines,
00:38:49un blocus des routes
00:38:51et des plus grandes villes du Mali
00:38:53par les djihadistes.
00:38:54Pourquoi ils en sont capables ?
00:38:56C'est vrai.
00:38:56C'est parce qu'il n'y a plus
00:38:57de présence militaire française
00:38:58depuis trois ans
00:38:59et surtout parce que
00:39:01les mercenaires russes,
00:39:02rappelez-vous,
00:39:02qui les avaient en partie remplacés,
00:39:05eux aussi sont partis.
00:39:06Et donc, vous avez aujourd'hui,
00:39:08si vous regardez cette carte,
00:39:09vous voyez bien que
00:39:10toutes les routes
00:39:11qui conduisent vers les frontières
00:39:12d'où l'on peut acheminer
00:39:13notamment l'essence
00:39:15qui sert aujourd'hui
00:39:17pratiquement à toute la vie économique
00:39:18de ce pays
00:39:19et également à l'armée malienne
00:39:21pour pouvoir mener
00:39:22ses activités antiterroristes,
00:39:24eh bien, tout cela s'est bloqué.
00:39:26Et donc, les Russes,
00:39:28ben oui, sont en partie responsables
00:39:30de ce qui se passe
00:39:31parce qu'ils ont pillé ce pays
00:39:34et ils ont terrorisé la population
00:39:36qui a été prise en étau
00:39:37entre le gouvernement poutchiste
00:39:39et évidemment les djihadistes.
00:39:41Et malgré ça, d'un mot,
00:39:42François, au Mali,
00:39:42on ne dit pas
00:39:43qu'on regrette
00:39:44la présence de la France.
00:39:45Non, ce qui est incroyable,
00:39:47c'est qu'aujourd'hui,
00:39:48le gouvernement poutchiste
00:39:49de Bamako
00:39:50rend responsable
00:39:51les Français
00:39:52de ce qui se passe
00:39:53en ce moment
00:39:53en disant
00:39:54c'est bien la preuve
00:39:55que vous êtes contre nous,
00:39:57c'est vous qui financez
00:39:58les djihadistes,
00:39:59c'est vous qui les couvrez
00:39:59et donc c'est vous
00:40:00qui êtes en quelque sorte
00:40:01les manipulateurs.
00:40:02Et ce langage-là
00:40:04effraie tellement
00:40:05la communauté internationale
00:40:07que toutes les grandes ambassades
00:40:08étrangères occidentales
00:40:09sont en train
00:40:10d'évacuer leur personnel.
00:40:11Regardez ce que dit
00:40:12le département d'État.
00:40:14Les citoyens américains
00:40:14qui choisissent de rester
00:40:15doivent se préparer
00:40:16à être confinés
00:40:17pour une longue période.
00:40:19Tout le monde a peur,
00:40:20tout le monde s'en va
00:40:20et ça,
00:40:21c'est un scénario
00:40:22à la Kaboul.
00:40:23Lorsque tout le monde s'en va,
00:40:24eh bien à ce moment-là,
00:40:25les villes tombent.
00:40:25On continue à suivre l'évolution
00:40:26du côté du Mali,
00:40:27évidemment,
00:40:28avec vous François.
00:40:29On suit aussi l'enquête
00:40:30du côté d'Oléron
00:40:31dans quelques instants.
00:40:31Les toutes dernières infos
00:40:32à tout de suite
00:40:33dans Arnaud Direct.
00:40:36En quelques secondes,
00:40:38vous êtes bien
00:40:38dans Arnaud Direct
00:40:39et regardez ce qui nous attend
00:40:40pour l'heure qui vient.
00:40:41D'abord,
00:40:42le suspect
00:40:42qui dit avoir agi
00:40:43au nom de Allah
00:40:44sur l'île d'Oléron.
00:40:46Pourtant,
00:40:46le parquet antiterroriste
00:40:47n'est pas saisi
00:40:48parce que le profil psychiatrique
00:40:50du suspect
00:40:51est toujours à l'étude.
00:40:53Un rapport accablant
00:40:53ce matin également,
00:40:54celui de la Cour des comptes
00:40:55sur la sécurité
00:40:57au Louvre.
00:40:58Le rapport complet
00:40:59a été publié
00:41:00et les sages
00:41:01ont des mots très durs.
00:41:02Ils expliquent
00:41:03que l'attractivité
00:41:04a été préférée
00:41:05à la sécurisation.
00:41:06Chiffre à l'appui.
00:41:07Autre chiffre,
00:41:09250 millions d'euros.
00:41:10C'est la somme
00:41:10que se sont partagés
00:41:11cinq copains.
00:41:12Ils avaient acheté ensemble
00:41:13un ticket d'euro-million
00:41:15et ils se partagent la somme.
00:41:17Ça tombe bien,
00:41:17250 millions en plus à cinq.
00:41:19Ça tombe juste.
00:41:20Vous saurez
00:41:20dans quelques instants
00:41:22un peu plus d'informations
00:41:24sur leur profil
00:41:25et sur ce qu'ils ont
00:41:25l'intention de faire
00:41:26de tout cet argent.
00:41:28C'est parti.
00:41:28Mais on commence
00:41:36par un dernier point complet
00:41:37sur l'actualité
00:41:39de ce jeudi matin
00:41:39avec vous,
00:41:40Pauline Pioche.
00:41:42Commençons donc
00:41:43par ce rapport
00:41:44de la Cour des comptes
00:41:45sur le Louvre.
00:41:47Il revoit à la hausse
00:41:48le coût de la rénovation
00:41:49du musée du Louvre
00:41:50voulu par Emmanuel Macron.
00:41:51à 1,15 milliard d'euros
00:41:54au lieu de 700 à 800 millions
00:41:56demandés initialement
00:41:57dont 480 millions d'euros
00:41:59sur les dix prochaines années.
00:42:00Pour Pierre Moscovici,
00:42:01c'est le président
00:42:02de la Cour des comptes,
00:42:03le cambriolage du Louvre
00:42:03montre un problème
00:42:05d'investissement
00:42:06dans la sécurité du musée.
00:42:07La Cour fait le constat
00:42:09que durant toute la période,
00:42:12le musée a privilégié
00:42:14des opérations visibles
00:42:15et attractives,
00:42:17sans doute nécessaires,
00:42:18en particulier
00:42:18les acquisitions d'œuvres,
00:42:20les réaménagements
00:42:21muséographiques,
00:42:22au détriment
00:42:22de l'entretien
00:42:24et de la rénovation
00:42:24des bâtiments
00:42:25et des installations techniques,
00:42:27notamment,
00:42:27mais pas uniquement,
00:42:29de sûreté et de sécurité.
00:42:30Le vol de Joyeux de la Couronne
00:42:32est à n'en pas douter
00:42:33un signal d'alarme
00:42:35assourdissant.
00:42:36Ce rythme est très insuffisant.
00:42:39Ces délais sont
00:42:39beaucoup trop longs.
00:42:40On voit d'ailleurs
00:42:41que les pouvoirs publics
00:42:42en ont à l'évidence,
00:42:43aujourd'hui,
00:42:44pris conscience
00:42:45et qu'ils ont entendu
00:42:47ce signal d'alarme.
00:42:49Les suites de l'enquête
00:42:50sur les événements
00:42:50de l'île de l'Eron.
00:42:51Hier, Pauline,
00:42:52le ministre de l'Intérieur,
00:42:54évoque ce matin
00:42:54des références religieuses,
00:42:56on le cite,
00:42:57claires et explicites
00:42:59de la part du suspect.
00:43:00Il dit avoir agi
00:43:01au nom d'Allah,
00:43:02une autoradicalisation supposée.
00:43:05Cet homme de 35 ans
00:43:06qui est en garde à vue
00:43:07pour avoir volontairement
00:43:08percuté 5 personnes hier.
00:43:10Deux sont toujours
00:43:12en urgence absolue
00:43:13ce matin,
00:43:14mais leur pronostic vital
00:43:15n'est plus engagé.
00:43:16Deux autres sont sortis
00:43:17de l'hôpital.
00:43:17L'une est encore
00:43:18en observation.
00:43:19Bonjour, Théo Bacillana.
00:43:21À l'heure où l'on se parle,
00:43:22ce sont en fait
00:43:22les troubles psychiatriques
00:43:24qui prédominent
00:43:25pour l'instant
00:43:26pour les enquêteurs.
00:43:27Oui, en effet,
00:43:30c'est ce qui pourrait expliquer
00:43:31que le parquet national
00:43:32antiterroriste
00:43:33ne s'est toujours pas
00:43:33saisi de cette enquête.
00:43:35En revanche,
00:43:35il existe tout de même
00:43:36quelques éléments
00:43:37qui y trouvent les enquêteurs,
00:43:38notamment des références religieuses
00:43:40retrouvées au sein
00:43:40de son domicile
00:43:41et qui apparaissent
00:43:42également dans sa personnalité.
00:43:44Et puis,
00:43:44vous l'imaginez,
00:43:45ces premières déclarations
00:43:46en garde à vue
00:43:47où il affirme
00:43:48s'être tourné
00:43:49vers l'islam.
00:43:50Récemment,
00:43:50il y a quelques semaines,
00:43:52tout seul sur Internet
00:43:53et où il prétend
00:43:54être passé à l'acte
00:43:56donc au nom d'Allah.
00:43:57Ici,
00:43:58ce sont des propos
00:43:59qui choquent
00:44:00les voisins,
00:44:01ces connaissances
00:44:02avec qui nous échangeons
00:44:02depuis hier
00:44:04puisque depuis
00:44:05qu'on les rencontre,
00:44:07ils nous décrivent
00:44:07un homme,
00:44:08je cite leurs mots,
00:44:09très discret,
00:44:10solitaire,
00:44:10certes isolé
00:44:11avec quelques problèmes d'alcool
00:44:12mais qui n'hésitait pas
00:44:14à rendre service
00:44:14à ses voisins
00:44:15dès qu'il le pouvait.
00:44:16Il n'y avait,
00:44:17ils le disent,
00:44:17aucun signe de radicalisation
00:44:19plusieurs d'entre eux
00:44:20ont d'ailleurs été interrogés
00:44:21par les gendarmes.
00:44:22Et nous irons tout à l'heure
00:44:23à Poitiers
00:44:24pour prendre des nouvelles
00:44:25des blessés.
00:44:25Merci beaucoup Théo,
00:44:26vous êtes avec Pierre-Louis Cretin
00:44:27pour les images.
00:44:28Une enquête administrative
00:44:30maintenant qui est en cours,
00:44:31Pauline,
00:44:32après la publication de vidéos
00:44:33mettant en cause
00:44:34des gendarmes.
00:44:35Alors ces images,
00:44:36en fait,
00:44:36elles sont issues
00:44:36des caméras piétons
00:44:38des forces de l'ordre
00:44:39qui étaient mobilisées
00:44:40lors d'une manifestation
00:44:41contre les méga-bassines
00:44:42à Sainte-Soline.
00:44:43C'était en mars 2023.
00:44:45On y voit des gendarmes
00:44:46qui multiplient
00:44:47ce qu'on appelle
00:44:47les tirs tendus
00:44:48de grenades explosives
00:44:49et lacrymogènes.
00:44:51Julien,
00:44:51vous receviez justement
00:44:52le porte-parole
00:44:53de la gendarmerie tout à l'heure.
00:44:54Il a admis
00:44:54qu'il y a eu
00:44:55des problèmes de déontologie.
00:44:58C'est bien la prise
00:44:59de conscience
00:44:59et de connaissance
00:45:00de ces images
00:45:01au niveau interne
00:45:02qui amène effectivement
00:45:04à relever
00:45:04qu'il y a de façon
00:45:05claire et évidente
00:45:06et il n'y a aucune volonté
00:45:08de la part de le nier
00:45:08des manquements
00:45:09à la déontologie
00:45:10qui amènent
00:45:11à ce qu'il y ait
00:45:11une décision d'ouverture
00:45:13d'enquête administrative
00:45:14et la direction générale
00:45:15par rapport à ce qu'elle constate
00:45:16aura une réponse ferme.
00:45:18Voilà,
00:45:19et on attend évidemment
00:45:19les résultats de l'enquête.
00:45:21Merci beaucoup.
00:45:22Pauline,
00:45:22retour sur l'île de Léron
00:45:23maintenant,
00:45:24comme promis,
00:45:25puisqu'on a un peu plus
00:45:26d'éléments,
00:45:26vous nous les avez donnés
00:45:27il y a quelques instants,
00:45:28Pauline,
00:45:28grâce à Théo Bacillana
00:45:29sur l'enquête.
00:45:30On va maintenant
00:45:31s'intéresser davantage
00:45:32aux victimes
00:45:32parce que les blessés
00:45:35dans un état grave
00:45:36sont hospitalisés
00:45:37à Poitiers
00:45:37et c'est là
00:45:38que se trouve
00:45:39Célia Vallée.
00:45:40Célia,
00:45:40quelles sont
00:45:40les dernières nouvelles ?
00:45:43Les pronostics vitaux
00:45:44ne sont plus engagés
00:45:45mais ces deux victimes
00:45:46restent en urgence absolue.
00:45:48Parmi elles,
00:45:49il y a Emma V,
00:45:5022 ans,
00:45:51elle était en train
00:45:52de faire son jogging
00:45:52au moment où
00:45:53elle a été percutée.
00:45:55C'est le député RN
00:45:56Pascal Markowski
00:45:57avec qui elle travaille
00:45:58et qui nous donne
00:45:58de ses nouvelles ce matin.
00:46:00Elle est consciente,
00:46:01elle a pu parler
00:46:02à ses parents,
00:46:03elle s'est faite opérer
00:46:04hier soir
00:46:05et d'autres opérations
00:46:06sont à prévoir.
00:46:07Elle souffre
00:46:08de multiples traumatismes physiques,
00:46:10c'est pour ça
00:46:10qu'elle est sous surveillance
00:46:11accrue du personnel médical.
00:46:14L'autre personne,
00:46:14c'est un homme
00:46:15de 69 ans
00:46:16qui était sur son vélo
00:46:17lorsqu'il s'est fait
00:46:18percuter lui hier.
00:46:20Son frère
00:46:21avec qui on a pu
00:46:22s'entretenir ce matin
00:46:23nous dit
00:46:24qu'il doit se faire
00:46:24opérer rapidement
00:46:26et qu'il a lui aussi
00:46:27de multiples traumatismes physiques
00:46:29notamment le bassin
00:46:30de toucher
00:46:30et des côtes cassées.
00:46:32Il y avait également
00:46:32trois personnes
00:46:33en urgence relative
00:46:35hier.
00:46:36Deux d'entre elles
00:46:36ont pu regagner
00:46:37leur domicile
00:46:37et une personne
00:46:38est toujours en observation.
00:46:40Elle est à l'hôpital
00:46:41de Rochefort
00:46:41près de l'île d'Oléron.
00:46:42Merci beaucoup Célia
00:46:45en direct
00:46:45donc de Poitiers
00:46:47sur l'enquête.
00:46:48Maintenant,
00:46:48quels sont les derniers éléments ?
00:46:49Écoutez ce que disait ce matin
00:46:50le ministre de l'Intérieur
00:46:51Laurent Ginez.
00:46:53Personne ne nie
00:46:54qu'il a crié
00:46:54effectivement à la Ouagbar.
00:46:55Il y a des références religieuses
00:46:57chez lui
00:46:57assez claires,
00:46:58assez explicites.
00:46:59Vous nous confirmez
00:47:00c'est ce que disent
00:47:00un certain nombre
00:47:01de médias ce matin
00:47:02qu'il y aurait
00:47:03une présomption
00:47:04d'auto-radicalisation
00:47:06de cet individu
00:47:07qui aurait découvert
00:47:07la religion musulmane
00:47:09il y a un mois.
00:47:11Ça c'est des éléments
00:47:11que vous nous confirmez
00:47:12ce matin.
00:47:12Tout ça je vous le confirme.
00:47:13Maintenant il reste
00:47:14après à savoir
00:47:14si ça a été déterminant
00:47:16ou pas dans le passage
00:47:16à l'AAC
00:47:17et quelle a été
00:47:17la motivation
00:47:18de l'individu.
00:47:18Voilà.
00:47:19Alexandra González
00:47:20on va s'arrêter
00:47:20un peu sur cette
00:47:21dernière phrase
00:47:22du ministre de l'Intérieur
00:47:24parce qu'elle est déterminante
00:47:26en réalité
00:47:27et au moment où on se parle
00:47:28les enquêteurs
00:47:29ils essaient de déterminer
00:47:30pour savoir
00:47:31quel est le point de départ
00:47:32est-ce que c'est le problème
00:47:32si ou est-ce que c'est
00:47:33la radicalisation ?
00:47:34Oui alors pour l'instant
00:47:35ce que l'on nous dit
00:47:36c'est que ce sont
00:47:36ces troubles psychiatriques
00:47:38qui prédominent
00:47:39à la fois
00:47:40dans les déclarations
00:47:41qu'a pu faire cet homme
00:47:43dans ce qui ressort
00:47:45de l'audition
00:47:45de son entourage
00:47:46on sait que son père
00:47:47notamment a été entendu
00:47:49par les gendarmes
00:47:50et puis par les premières
00:47:51constatations
00:47:52qui ont pu être faites.
00:47:53Il y a certes
00:47:54des références religieuses
00:47:55on l'entendait à l'instant
00:47:56avec le ministre
00:47:57de l'Intérieur
00:47:58qui ont été retrouvés
00:47:59à la fois chez lui
00:48:00dans son domicile
00:48:01il vit dans un mobilhome
00:48:03sur l'île de Léron
00:48:04mais aussi qui affleure
00:48:06dans sa personnalité
00:48:07sans pour autant
00:48:08que pour l'instant
00:48:09ça soit prédominant
00:48:12je vous disais
00:48:12par rapport
00:48:12à ses troubles psychiatriques
00:48:13ça veut dire
00:48:15pour le parquet national
00:48:16antiterroriste
00:48:17qu'à ce stade
00:48:17il n'y a pas encore
00:48:18suffisamment d'éléments
00:48:20pour qu'il décide
00:48:22dès maintenant
00:48:22de se saisir
00:48:23de cette enquête
00:48:24quand il se saisit
00:48:25d'une enquête
00:48:26ça veut dire aussi
00:48:26qu'il déclenche
00:48:27beaucoup de moyens
00:48:28dans l'antiterrorisme
00:48:29autant de moyens
00:48:30qui ne sont pas forcément
00:48:31mis sur d'autres dossiers
00:48:33c'est pour cela aussi
00:48:34qu'il peut y avoir
00:48:34un délai
00:48:35une réflexion
00:48:36sur le fait
00:48:37de se saisir ou non
00:48:37autre information
00:48:38que vous avez apprise
00:48:39ce matin
00:48:39dans Arnaud Direct
00:48:41le porte-parole
00:48:42de la gendarmerie
00:48:43qui nous a expliqué
00:48:43comment s'est passée
00:48:44l'intervention
00:48:44de ses collègues
00:48:45notamment l'attitude
00:48:46du suspect
00:48:46à ce moment-là
00:48:47écoutez
00:48:47ça se passe autour
00:48:49de l'incendie
00:48:50de la voiture
00:48:50il est près de la voiture
00:48:51qu'il a incendié
00:48:52et les gendarmes
00:48:53s'en approchent
00:48:54il est en flûte
00:48:54ou il regarde
00:48:55il les attend
00:48:56il les attend
00:48:57il est sur un comportement
00:48:58il est sur un comportement
00:48:59il a une volonté
00:49:01en tout cas
00:49:01de ne pas se détacher
00:49:02du véhicule
00:49:03encore une fois
00:49:03il y a des éléments
00:49:04que l'enquête établiront
00:49:05ça participe justement
00:49:06à ce que vous évoquiez
00:49:08dans le cadre
00:49:09de ce qui est observé
00:49:09par les magistrats
00:49:10mais les gendarmes
00:49:11eux vont l'interpeller
00:49:13ils ne se laissent pas faire
00:49:14ils sont obligés
00:49:14d'utiliser le pistolet
00:49:15d'impulsion électrique
00:49:16pour venir le maîtriser
00:49:18puisque c'est quelqu'un
00:49:18qui a une forte corpulence
00:49:19la précision importante
00:49:21que nous a donnée
00:49:21le colonel Coffard
00:49:22tout à l'heure Alexandra
00:49:22oui donc ça signifie
00:49:24que dans un premier temps
00:49:25on disait que cet homme
00:49:26était en train de fuir
00:49:27lorsqu'il a été interpellé
00:49:29en réalité on apprend
00:49:29ce matin
00:49:30qu'il ne fuyait pas
00:49:31qu'il attendait les gendarmes
00:49:32or il y avait au moins
00:49:34une bonbonne de gaz
00:49:35dans son véhicule
00:49:35qui n'a certes
00:49:37pas explosé
00:49:38mais si ça avait été le cas
00:49:39ça aurait pu
00:49:39engendrer
00:49:41de terribles blessures
00:49:42est-ce qu'il avait
00:49:43justement l'intention
00:49:45que cette voiture explose
00:49:46pour tuer
00:49:47ces gendarmes
00:49:48qui étaient là
00:49:49c'est en tout cas
00:49:50ce que l'on peut supposer
00:49:51quand on apprend ce matin
00:49:52qu'il était à côté
00:49:54de sa voiture
00:49:54et qu'il ne voulait pas se rendre
00:49:55et on attend les précisions
00:49:56du procureur
00:49:57qui devrait s'exprimer
00:49:58dans les minutes
00:49:59peut-être les heures qui viennent
00:50:00et vous suivrez évidemment
00:50:01sa conférence de presse
00:50:03sur BFM TV
00:50:04merci Alexandra
00:50:05c'est l'heure du match
00:50:06d'Arnaud Direct
00:50:07avec aujourd'hui d'un côté
00:50:12Alma Dufour
00:50:14qui est députée
00:50:14La France Insoumise
00:50:15bonjour
00:50:16merci de vous installer
00:50:17et puis face à vous
00:50:18il y a Violet Spilbou
00:50:19qui est également députée
00:50:20Ensemble pour la République
00:50:22bonjour à vous
00:50:23et merci d'être avec nous
00:50:24deux députés
00:50:25qui ont donc vécu
00:50:26de l'intérieur
00:50:27je ne sais pas si vous étiez
00:50:27dans l'hémicycle
00:50:28hier à ce moment-là
00:50:29vous allez nous le dire
00:50:30au moment des questions
00:50:31au gouvernement
00:50:31il y a des jeunes filles
00:50:32voilées
00:50:32qui viennent assister au débat
00:50:34comme ça se fait beaucoup
00:50:35alors c'est derrière vous
00:50:36on imagine qu'elles ne sont pas
00:50:37dans votre axe de vue
00:50:38mais cette scène
00:50:39qui a été saisie
00:50:40et qui a été diffusée
00:50:41ensuite sur les réseaux sociaux
00:50:42on voit ici ces images
00:50:44et bien elles déchaînent
00:50:45les passions depuis hier
00:50:46comme à chaque fois
00:50:46que ce sujet vient sur la table
00:50:48Edgar Becket
00:50:48est à l'Assemblée Nationale
00:50:50ce matin
00:50:50est-ce qu'il est encore
00:50:51très commenté
00:50:51ce sujet-là ce matin Edgar ?
00:50:56Ah oui Julien
00:50:56sujet très commenté
00:50:58sujet inflammable
00:50:59côté RN
00:51:00on parle d'une provocation
00:51:02et du côté
00:51:03de la France Insoumise
00:51:04on dénonce
00:51:05une stigmatisation
00:51:06et on parle
00:51:07d'islamophobie
00:51:09confirmation ce matin
00:51:10de la part de l'entourage
00:51:11de Yaël Braun-Pivet
00:51:12il s'agit bien
00:51:13d'une sortie scolaire
00:51:15d'une école
00:51:17alors que dit
00:51:18le règlement
00:51:18de l'Assemblée Nationale ?
00:51:20Eh bien
00:51:20le règlement
00:51:21de l'Assemblée Nationale
00:51:23indique que le public
00:51:23doit porter une tenue correcte
00:51:25se tenir assis
00:51:27découvert
00:51:28et en silence
00:51:28mais une source interne
00:51:30à l'Assemblée Nationale
00:51:31avec qui j'ai discuté
00:51:32ce matin
00:51:33me dit que cet article
00:51:35date de l'époque
00:51:36où les hommes
00:51:37et les femmes
00:51:37qui venaient
00:51:38assister à une séance
00:51:39dans l'hémicycle
00:51:40ne devaient pas porter
00:51:41de chapeau
00:51:42pour ne pas gêner
00:51:43les personnes derrière eux
00:51:45et cette source interne
00:51:47à l'Assemblée Nationale
00:51:48m'avoue
00:51:49que cet article
00:51:50est un petit peu
00:51:51révolu
00:51:52hier soir
00:51:53quand la polémique
00:51:54a commencé
00:51:55à s'enflammer
00:51:56a commencé
00:51:57à s'emballer
00:51:58et que la photo
00:51:58a été relayée
00:51:59sur les réseaux sociaux
00:52:00la présidente
00:52:01de l'Assemblée Nationale
00:52:02Yaël Braun-Pivet
00:52:03a réagi
00:52:04et a déploré
00:52:05cette présence
00:52:06elle dit
00:52:07je cite
00:52:07au coeur
00:52:08même de l'hémicycle
00:52:09de l'Assemblée
00:52:09il me paraît
00:52:10inacceptable
00:52:11que de jeunes enfants
00:52:12puissent porter
00:52:13des signes religieux
00:52:14ostensibles
00:52:14dans les tribunes
00:52:15c'est une question
00:52:16de cohérence républicaine
00:52:17beaucoup Edgar
00:52:19est-ce que l'une
00:52:19et l'autre
00:52:20vous avez vu
00:52:21cette scène
00:52:23ou pas Violette Spilbou
00:52:23moi je n'ai pas vu
00:52:24la scène
00:52:25j'ai découvert
00:52:25la polémique
00:52:26comme vous
00:52:26sur les réseaux sociaux
00:52:28hier
00:52:29après la déclaration
00:52:29de la présidente
00:52:30de l'Assemblée Nationale
00:52:31et vous l'avez dit
00:52:32ça attise
00:52:34les passions
00:52:35je dirais même
00:52:35ça attise les haines
00:52:36en fait
00:52:36c'est une polémique
00:52:37qui pose une question
00:52:39sur ce qui n'est jamais
00:52:40arrivé à l'Assemblée Nationale
00:52:41lors d'une sortie scolaire
00:52:42des jeunes enfants
00:52:44si c'est bien le cas
00:52:45qui serait voilée
00:52:47et donc ça pose
00:52:48une question
00:52:48qui ne s'est jamais
00:52:49présentée
00:52:51et donc
00:52:51on a une présidente
00:52:52de l'Assemblée Nationale
00:52:54qui se basant
00:52:54sur le règlement intérieur
00:52:55rappelle que
00:52:57on doit avoir
00:52:59le visage découvert
00:53:00on doit être découvert
00:53:01ce qui est finalement
00:53:02un ancien usage
00:53:03il y avait quand même
00:53:04des tolérances
00:53:04il faut le rappeler
00:53:05parce que depuis des années
00:53:06quand il y a une délégation
00:53:07étrangère
00:53:08et que des femmes
00:53:09notamment
00:53:09avaient un voile
00:53:10il n'y avait pas de soucis
00:53:12dans l'hémicycle
00:53:13aujourd'hui
00:53:14je crois qu'il ne faut pas
00:53:14s'engouffrer
00:53:15dans la polémique
00:53:16il y a des règles
00:53:17en France
00:53:17à l'école
00:53:18il y a la laïcité
00:53:19qui s'applique
00:53:20et il n'y a pas
00:53:21de signes religieux
00:53:22en sortie scolaire
00:53:23c'est autorisé
00:53:23et dans l'hémicycle
00:53:25aujourd'hui
00:53:25il y a une tolérance
00:53:26s'il faut corriger
00:53:27les choses
00:53:28c'est au règlement intérieur
00:53:29de l'Assemblée Nationale
00:53:30et au bureau
00:53:31il faut le faire
00:53:32il faut corriger ça
00:53:32moi je pense que
00:53:33ça pose question
00:53:34sur l'égalité
00:53:35homme-femme
00:53:35des enfants
00:53:36et c'est une question
00:53:38d'ailleurs de société
00:53:38bien plus large
00:53:39que l'hémicycle
00:53:40l'hémicycle
00:53:40c'est le lieu de la République
00:53:42et donc c'est une question
00:53:43qui doit être traitée
00:53:44au bureau de l'Assemblée Nationale
00:53:45Alma Dufour
00:53:45moi honnêtement
00:53:47j'ai honte de cette polémique
00:53:48j'ai honte de cette polémique
00:53:50parce que
00:53:51j'ai organisé
00:53:51plusieurs visites citoyennes
00:53:53ou aussi des sorties scolaires
00:53:55ou aussi
00:53:56des visites d'associations
00:53:58de solidarité
00:53:59où il y avait
00:53:59de nombreuses jeunes femmes
00:54:01qui portent le voile
00:54:02qui sont mes amies
00:54:02qui sont des jeunes femmes
00:54:04musulmanes
00:54:05qui l'assument
00:54:06et qui le vivent très bien
00:54:07mais qui au contraire
00:54:08ont envie de s'impliquer
00:54:09dans la vie de la République
00:54:10qui ont envie de travailler
00:54:12dans l'associative
00:54:13dans la politique
00:54:13et qui avaient même peur
00:54:15elles savaient même pas
00:54:16qu'elles avaient le droit
00:54:16de visiter l'Assemblée
00:54:18avec leur voile
00:54:19or c'est vraiment
00:54:19comme ça qu'on applique
00:54:21le règlement
00:54:21puisque par exemple
00:54:22on a eu aussi
00:54:23des écoles privées
00:54:24de confession juive
00:54:26par exemple
00:54:26où on avait des élèves
00:54:27qui portaient la kippa
00:54:28et il me semble pas
00:54:29qu'il y ait eu un tollé
00:54:31à ce point là
00:54:31alors que c'était aussi
00:54:32des jeunes enfants
00:54:33et c'est une vraie question
00:54:34moi je trouve que
00:54:35à chaque fois
00:54:36quand il s'agit d'islam
00:54:37quand il s'agit de voile
00:54:38on a des réactions
00:54:40extrêmement brutales
00:54:41je rappelle quand même
00:54:42qu'on sort d'une période
00:54:43où notre ancien ministre
00:54:44de l'intérieur
00:54:46criait
00:54:47abat le voile
00:54:47dans un meeting
00:54:48où sa seule proposition politique
00:54:50pour se distinguer
00:54:51de ses adversaires
00:54:52c'était d'interdire
00:54:53aux jeunes femmes voilées
00:54:54d'aller à l'université
00:54:55je veux dire
00:54:56c'est cette manière
00:54:57d'interpréter la laïcité
00:54:59toujours contre l'islam
00:55:00justement
00:55:01auprès de femmes
00:55:02et de jeunes femmes
00:55:03qui font un pas
00:55:04justement
00:55:05vers notre société
00:55:07vers les études supérieures
00:55:08vers la visite
00:55:09de l'Assemblée Nationale
00:55:10moi je vais vous dire
00:55:10c'est une réalité
00:55:11dans ma circonscription
00:55:12il y a beaucoup de jeunes femmes
00:55:13qui portent le voile
00:55:13et moi je vois pas
00:55:14en quoi
00:55:15les stigmatiser
00:55:16et leur interdire l'accès
00:55:18au lieu de la République
00:55:19au lieu le plus sacré
00:55:20de la République
00:55:21l'Assemblée Nationale
00:55:21serait une bonne idée
00:55:23et serait contraire
00:55:24à notre vision
00:55:24d'une société inclusive
00:55:26et qui respecte
00:55:26les croyances des gens
00:55:27j'en ai discuté
00:55:28avec mes collaboratrices
00:55:29ce matin
00:55:30mes jeunes collaboratrices
00:55:31c'est un sujet délicat
00:55:32et on s'est rappelé
00:55:33nous aussi
00:55:33que lorsqu'il y a
00:55:34des visites
00:55:34à l'Assemblée Nationale
00:55:35j'en ai beaucoup
00:55:36il y avait des accompagnatrices
00:55:38scolaires
00:55:38qui portaient le voile
00:55:39dans les couloirs
00:55:40de l'Assemblée Nationale
00:55:41et au moment
00:55:41effectivement
00:55:42dans les couloirs
00:55:42il n'y a pas de problème
00:55:43dans la visite de l'hémicycle aussi
00:55:43dans la visite de l'hémicycle aussi
00:55:45le problème c'est l'hémicycle
00:55:45et donc je crois
00:55:46que là-dessus
00:55:47en fait
00:55:47il y a un usage
00:55:48qui ne pose de problème
00:55:49à personne
00:55:57emprise par la présidente
00:55:59de l'Assemblée Nationale
00:55:59mais c'est le sujet des enfants
00:56:01et le sujet
00:56:01des petites filles
00:56:02voilées aujourd'hui
00:56:04je crois que
00:56:04vous Madame Dufour
00:56:05comme moi
00:56:06on peut être dans le questionnement
00:56:08par rapport à l'égalité
00:56:09hommes-femmes
00:56:10et donc c'est une question
00:56:11qui dépasse largement
00:56:12le sujet de l'Assemblée Nationale
00:56:14et si c'est bien le cas
00:56:15si c'est des petites filles
00:56:16et pas des jeunes filles
00:56:17qui ont la liberté
00:56:18sur la faute
00:56:19voilà
00:56:19je crois qu'il faut être très prudent
00:56:21c'est pas ce qu'elle dit
00:56:21elle dit que c'est l'hémicycle
00:56:23que c'est le lieu
00:56:25des valeurs républicaines
00:56:26de la cohérence républicaine
00:56:27et donc qu'elle ne le souhaite pas
00:56:28s'il y a une imprécision
00:56:29aujourd'hui dans le règlement intérieur
00:56:30il faut le préciser
00:56:31et moi je vais vous dire
00:56:32pour finir là-dessus
00:56:33je pense que notre vision
00:56:35de la laïcité en France
00:56:37est problématique
00:56:37je pense qu'on est
00:56:38un des seuls pays d'Europe
00:56:40enfin le seul pays d'Europe
00:56:41à être aussi à cheval
00:56:43et à créer autant de polémiques
00:56:45sur la question du voile
00:56:46et honnêtement
00:56:47à un moment donné
00:56:48moi je pense même
00:56:49que cette législation
00:56:50devrait pouvoir évoluer
00:56:51et je vais vous le dire
00:56:52très clairement
00:56:52ça ne me choquerait pas
00:56:53tout comme aux Etats-Unis
00:56:55c'est possible
00:56:55tout comme en Angleterre
00:56:57c'est possible
00:56:57tout comme dans d'autres pays
00:56:58c'est possible
00:56:59qu'il y ait même des femmes
00:57:00qui portent le voile
00:57:00et qui puissent être députées
00:57:02à partir du moment
00:57:03où c'est un choix
00:57:04je veux dire
00:57:05laissons-les tranquilles
00:57:06lâchons-leur le voile
00:57:07par contre la question
00:57:08effectivement des fillettes
00:57:09et la question de l'âge
00:57:10du consentement
00:57:11c'est une vraie question
00:57:11qu'on peut se poser
00:57:12mais la question
00:57:13des jeunes femmes voilées
00:57:14pour moi le règlement
00:57:15tel qu'il est
00:57:15à l'Assemblée nationale
00:57:16ne me convient pas
00:57:17je ne vois pas pourquoi
00:57:18une femme ne pourrait pas
00:57:20être une députée
00:57:20de la République
00:57:21et en même temps
00:57:22faire honneur
00:57:23à sa croyance musulmane
00:57:24à un moment donné
00:57:25je pense qu'on a
00:57:26une vision stigmatisante
00:57:28de l'islam
00:57:28on connait mal
00:57:30les musulmans
00:57:30comme je vous le disais
00:57:31moi ces femmes
00:57:32qui viennent avec moi
00:57:33à l'Assemblée nationale
00:57:34sont des femmes
00:57:34qui aimeraient
00:57:35pouvoir s'investir
00:57:36dans la vie publique
00:57:36et de musulmanes
00:57:37qui font honneur
00:57:38pour reprendre votre expression
00:57:39à leur foi musulmane
00:57:40sans mettre de voile
00:57:40ça n'est pas du tout
00:57:42un impératif
00:57:43je crois qu'on décale le débat
00:57:45en fait
00:57:45il y a une polémique
00:57:46du Rassemblement national
00:57:47ensuite il y a une polémique
00:57:49reprise par Yael Brown-Pivet
00:57:50sur laquelle ensuite
00:57:51la France Insoumise
00:57:52effectivement
00:57:53taxe toutes les prises de parole
00:57:55d'islamophobie
00:57:56voire de racisme
00:57:57le racisme
00:57:58le sujet c'est pas ça
00:57:59le sujet
00:57:59c'est le mélange aujourd'hui
00:58:01entre soit des accompagnatrices scolaires
00:58:03soit des lycéennes
00:58:04ou des jeunes femmes majeures
00:58:07dont vous parlez
00:58:07quand vous parlez de députés
00:58:09et la question
00:58:09des petites filles voilées
00:58:11et donc c'est ça
00:58:12la vraie question aujourd'hui
00:58:13sur laquelle on doit se positionner
00:58:14et c'est pas autour d'une polémique
00:58:15que ça doit se faire
00:58:16c'est dans un débat
00:58:17sérieusement argumenté
00:58:18et vu que le débat est ouvert
00:58:20moi je vous le dis
00:58:20j'ai déjà rencontré
00:58:21des jeunes femmes
00:58:22qui diraient
00:58:22j'aimerais être députée
00:58:24j'aimerais me battre
00:58:25pour l'intérêt général
00:58:26mais mon voile
00:58:27aujourd'hui
00:58:27je ne veux pas renoncer
00:58:28à ma façon
00:58:29d'être musulmane
00:58:31comme vous l'avez dit
00:58:31il y a plein de façons
00:58:32j'ai aussi des amis
00:58:33qui sont musulmans
00:58:33aujourd'hui la laïcité
00:58:34ne permet pas cela
00:58:36mais c'est une bonne chose
00:58:37pour vous
00:58:37parce que
00:58:38ce matin
00:58:39elle nous dit
00:58:40il y a une vision
00:58:43je recite vos mots
00:58:43une vision problématique
00:58:44de la laïcité en France
00:58:46vous vous accepteriez
00:58:48d'avoir des collègues députés
00:58:49qui sont voilés à vos côtés
00:58:49ou pas ?
00:58:50moi que ce soit
00:58:51dans l'affichage
00:58:53de fonctions officielles
00:58:54représentant la république
00:58:55je ne suis pas favorable
00:58:56à l'affichage
00:58:57de signes religieux
00:58:57oui mais par contre
00:58:58on peut avoir
00:58:59des premiers ministres
00:58:59qui tiennent des discours religieux
00:59:01comme c'était le cas
00:59:01de monsieur Bayrou
00:59:02vous voyez ce que je veux dire
00:59:03il y a une question
00:59:03de géométrie variable
00:59:05qui se concentre
00:59:06sur un signe ostentif
00:59:06qui est le voile
00:59:07c'est vrai
00:59:08mais qui est toujours
00:59:09instrumentalisé
00:59:10contre les mêmes
00:59:10et à un moment donné
00:59:11moi je me sers de cette polémique
00:59:13pour poser la question
00:59:13plus large
00:59:14de la vie en société
00:59:16avec des gens
00:59:17qui ont des croyances musulmanes
00:59:18et que ce n'est pas à nous
00:59:19d'arbitrer
00:59:20si c'est être un bon musulman
00:59:22ou pas un bon musulman
00:59:22que de porter le voile
00:59:23j'ai aussi plein d'amis
00:59:24qui sont musulmanes
00:59:25et qui ne portent pas le voile
00:59:26et ça se passe très bien
00:59:27c'est même des filles d'imam
00:59:28des fois
00:59:28comme ça c'est beaucoup plus large
00:59:30et diverse
00:59:31que ce qu'on peut croire
00:59:32mais par contre
00:59:32c'est aussi à eux
00:59:33d'avoir ce débat
00:59:34et moi je pense
00:59:36que la France aujourd'hui
00:59:36est profondément intolérante
00:59:38à ce sujet
00:59:38et instrumentalise
00:59:39cette question
00:59:40souvent
00:59:41quand il y a des grands
00:59:42reculs sociaux
00:59:42d'un coup on a une polémique
00:59:43sur le voile
00:59:44et ça fait 15 ans
00:59:44que ça dure
00:59:45il n'y a pas que ce débat
00:59:46évidemment du côté
00:59:46de l'Assemblée nationale
00:59:47il y a aussi le débat
00:59:48sur la situation budgétaire
00:59:50pour l'Etat
00:59:50et pour la sécurité sociale
00:59:52le Premier ministre
00:59:53s'est voulu
00:59:53assez dramatique
00:59:54hier
00:59:55Violette Spilbou
00:59:56en s'adressant
00:59:56à des sénateurs
00:59:58assez graves
00:59:59il a dit
01:00:00qu'il avancerait
01:00:00colline après colline
01:00:01et il a dit
01:00:02censure ou pas de vote
01:00:03sur le budget
01:00:03vaudra démission
01:00:04et démission
01:00:05vaudra dissolution
01:00:06je ne serai pas
01:00:07le Premier ministre
01:00:07qui fera une passation
01:00:08de pouvoir
01:00:09avec Jordan Bardella
01:00:09est-ce que l'heure
01:00:10est à l'inquiétude
01:00:11chez les parlementaires
01:00:12de votre camp ou pas ?
01:00:13Il a raison d'être grave
01:00:14parce qu'on est
01:00:16à un moment terrible
01:00:17pour le pays
01:00:17et les premiers
01:00:18qui nous le disent
01:00:19c'est les habitants
01:00:19dans nos circonscriptions
01:00:21qui sont très inquiets
01:00:22que la France
01:00:23n'ait pas de budget
01:00:23qu'on n'arrive pas
01:00:24à se mettre d'accord
01:00:24que nos entreprises
01:00:26sombres
01:00:27parce qu'on a beaucoup
01:00:27de commerces
01:00:28d'artisans
01:00:29de grandes entreprises
01:00:31qui sont en grande
01:00:32difficulté aujourd'hui
01:00:33et si la France
01:00:34est fragile
01:00:34c'est la souveraineté
01:00:35française qui est fragile
01:00:36on a aussi
01:00:38beaucoup de gens
01:00:39qui souffrent
01:00:39et qui voient
01:00:40les discussions budgétaires
01:00:41autour de suppression
01:00:42ou de gel
01:00:45d'une aide sociale
01:00:48ou des malades
01:00:49de longue durée
01:00:50et qui peuvent
01:00:51s'inquiéter
01:00:52moi je crois
01:00:53qu'on est quand même
01:00:54dans un moment
01:00:55où on continue
01:00:56à avoir des débats
01:00:57qui nous font avancer
01:00:58sur le budget
01:00:59on a des compromis
01:01:01qui sont parfois
01:01:02un petit peu cocasses
01:01:03entre des groupes politiques
01:01:04qui ne sont pas toujours
01:01:04ceux qu'on attend
01:01:05mais qui font
01:01:06qu'on avance
01:01:07à la fois dans le budget
01:01:08dans le budget
01:01:08de la sécurité sociale
01:01:09donc il ne faut pas
01:01:10désarmer maintenant
01:01:11il faut comme
01:01:12les partis un peu responsables
01:01:14que sont le bloc central
01:01:15le parti socialiste
01:01:16arriver à
01:01:17des compromis
01:01:18autour des débats
01:01:19je voulais vous
01:01:20entendre une première réaction
01:01:22de votre camp
01:01:22évidemment du cran
01:01:23de la majorité
01:01:24alors en 10 secondes
01:01:24s'il vous plaît
01:01:25en 10 secondes
01:01:26ce budget
01:01:27va passer en force
01:01:29parce que nous avons voté
01:01:31des mesures
01:01:32auxquelles les macronistes
01:01:33sont allergiques
01:01:33comme notamment
01:01:34la taxe pour éviter
01:01:35hier pardon
01:01:36parce qu'il faut préciser
01:01:37éviter l'évasion fiscale
01:01:39des multinationales
01:01:40ça nous rapporte
01:01:4125 milliards d'euros
01:01:42par an
01:01:42la France
01:01:43avec trois amendements
01:01:44fait tout le chemin
01:01:45sur le passage en force
01:01:46sur le passage en force
01:01:47Sébastien Lecornu
01:01:48réaffirme hier
01:01:49qu'il n'y aura pas
01:01:50d'ordonnance
01:01:50voilà pour cette déclaration
01:01:52puisqu'on parle
01:01:53de problèmes de gros sous
01:01:53vous savez qu'au Louvre
01:01:54on a besoin d'argent
01:01:55et que cet argent
01:01:56il n'est pas forcément
01:01:57bien utilisé
01:01:57c'est la Cour des comptes
01:01:58qui le dit
01:01:58on vous donne le détail
01:01:59de son rapport
01:01:59dans quelques instants
01:02:01à tout de suite
01:02:01études et premières pistes
01:02:04après le cambriolage
01:02:06au Louvre
01:02:07sur un rapport
01:02:08de la Cour des comptes
01:02:09concernant la sécurité
01:02:10du musée
01:02:11et bien c'était
01:02:11un pré-rapport
01:02:12il y avait quelques éléments
01:02:13qui avaient filtré
01:02:14ce matin
01:02:15on a eu accès
01:02:16à l'ensemble du rapport
01:02:17figurez-vous
01:02:17et il est presque
01:02:18encore plus dur
01:02:20que ce qu'on avait imaginé
01:02:21dans un premier temps
01:02:22écoutez les précisions
01:02:24du président
01:02:24de la Cour des comptes
01:02:25Pierre Mosque
01:02:25ici il y a quelques instants
01:02:27la Cour fait le constat
01:02:28que durant toute la période
01:02:29le musée a privilégié
01:02:32des opérations visibles
01:02:34et attractives
01:02:35sans doute nécessaires
01:02:36en particulier
01:02:37les acquisitions d'oeuvres
01:02:38les réaménagements
01:02:39muséographiques
01:02:40au détriment
01:02:41de l'entretien
01:02:42et de la rénovation
01:02:43des bâtiments
01:02:44et des installations
01:02:44techniques
01:02:45notamment
01:02:45mais pas uniquement
01:02:47de sûreté et de sécurité
01:02:48le vol
01:02:49de Joyeux de la Couronne
01:02:51est à n'en pas douter
01:02:52un signal d'alarme
01:02:54assourdissant
01:02:55ce rythme
01:02:56est très insuffisant
01:02:57ces délais
01:02:58sont beaucoup trop longs
01:02:59on voit d'ailleurs
01:03:00que les pouvoirs publics
01:03:00en ont à l'évidence
01:03:01aujourd'hui
01:03:02pris conscience
01:03:03et qu'ils ont
01:03:04entendu
01:03:05ce signal
01:03:06d'alarme
01:03:07alors voilà
01:03:08pour le diagnostic
01:03:09global
01:03:10Steven Bellerin
01:03:11on va rentrer un peu plus
01:03:11dans le détail
01:03:12avec vous
01:03:12il dit quoi
01:03:13exactement ce rapport
01:03:14de la Cour des comptes
01:03:14à Cablan
01:03:15alors déjà
01:03:15il s'intéresse
01:03:16à une période précise
01:03:17qui est la période
01:03:172018
01:03:182024
01:03:19c'est le dernier mandat
01:03:21de Jean-Luc Martinez
01:03:21et le premier mandat
01:03:22de Laurence Descartes
01:03:23qui est toujours en charge
01:03:24et qui dirige
01:03:25le premier musée du monde
01:03:27c'est important de préciser
01:03:28parce que cette période
01:03:28il y a quoi dedans
01:03:29il y a une énorme crise sanitaire
01:03:31et il y a les Jeux Olympiques
01:03:32de Paris
01:03:32deux périodes
01:03:33qui ont considérablement
01:03:35fait baisser le nombre
01:03:36de visiteurs
01:03:36donc des ressources
01:03:37du musée
01:03:38c'est important de le préciser
01:03:39le Louvre le rappelle
01:03:40aujourd'hui
01:03:41la cour est sévère
01:03:43néanmoins
01:03:43elle résume la situation
01:03:44trois semaines après le cambriolage
01:03:45de cette phrase assez forte
01:03:47elle a privilégié
01:03:48le Louvre a privilégié
01:03:49les opérations visibles
01:03:50et attractives
01:03:51au détriment
01:03:52de la sécurité
01:03:53qu'est-ce que ça veut dire
01:03:54concrètement
01:03:54que le Louvre a préféré
01:03:55investir dans ce qui se voit
01:03:56ce qui claque
01:03:57ce qui est joli
01:03:57au détriment
01:03:59de la sécurité
01:04:00de la rénovation
01:04:01de la mise aux normes
01:04:02elle observe la cour
01:04:03qui a notamment
01:04:04une dégradation
01:04:05de ce bâtiment
01:04:06qui est évidemment
01:04:07très très vieux
01:04:08le Louvre achète
01:04:09par exemple
01:04:09trop d'oeuvres d'art
01:04:11ça c'est quelque chose
01:04:12que la cour des comptes
01:04:13pointe du doigt
01:04:14et des oeuvres d'art
01:04:14qu'elle n'expose pas beaucoup
01:04:16dans la période 2018-2024
01:04:18le musée a acheté
01:04:18tenez-vous bien
01:04:192754 oeuvres d'art
01:04:22pour la coquette
01:04:23somme de 145 millions d'euros
01:04:26et moins d'une oeuvre sur quatre
01:04:28est exposée aujourd'hui
01:04:29dans le musée
01:04:30il y a donc plus d'oeuvres d'art
01:04:31dans les réserves du musée
01:04:33que des oeuvres
01:04:34qui sont montrées au public
01:04:35même si les collections
01:04:36bougent de temps en temps
01:04:37la cour recommande donc
01:04:38de supprimer une règle
01:04:39qui existe
01:04:40qui est dans les statuts
01:04:41du musée
01:04:42de l'établissement public
01:04:42du Louvre
01:04:43et cette règle elle dit
01:04:44que quand elle gagne de l'argent
01:04:46cette structure
01:04:47elle doit prendre
01:04:4820% de cet argent gagné
01:04:50pour acheter des oeuvres
01:04:52peut-être que cette règle
01:04:53est aujourd'hui désuète
01:04:54vu la collection
01:04:55du Louvre aujourd'hui
01:04:56dans le même temps
01:04:57le musée a pris
01:04:58je cite un retard considérable
01:04:59dans le rythme des investissements
01:05:00elle observe donc
01:05:01cette dégradation
01:05:02Pierre Moscovici
01:05:03dit que
01:05:03le vol
01:05:04c'est un signal d'alarme
01:05:06assourdissant
01:05:07sur le rythme
01:05:08très insuffisant
01:05:09quelques chiffres
01:05:10que pointe la cour
01:05:11le musée n'a mobilisé
01:05:11que 87 millions d'euros
01:05:13pour des travaux d'entretien
01:05:14de mise aux normes
01:05:15c'est donc beaucoup moins
01:05:16que les achats d'oeuvres
01:05:17on le disait il y a un instant
01:05:18le Louvre répond aujourd'hui
01:05:19oui on accepte
01:05:20la plupart de vos recommandations
01:05:22mais attention
01:05:22la gestion d'un musée
01:05:23comme le nôtre
01:05:24il faut le voir
01:05:24sur le temps long
01:05:25la cour elle pointe aussi
01:05:27d'autres petits problèmes
01:05:27notamment qu'il faut
01:05:28réinternaliser
01:05:29les formules d'abonnement
01:05:30qui sont aujourd'hui
01:05:30gérées par les amis du Louvre
01:05:31c'est une association
01:05:32elle trouve ça un peu désuée
01:05:33autre recommandation
01:05:35les futurs produits dérivés
01:05:36du Louvre à Abu Dhabi
01:05:41pour rénover
01:05:43pour améliorer
01:05:44les conditions de sécurité
01:05:45et d'accueil des visiteurs
01:05:46premier musée du monde
01:05:479 millions de visiteurs
01:05:48par an
01:05:49c'est quand même considérable
01:05:50Merci beaucoup Steven
01:05:51pour ces précisions
01:05:52sur ce rapport
01:05:53qui a donc été publié
01:05:54il y a quelques instants
01:05:55150 pages
01:05:56mais vous êtes un lecteur rapide
01:05:57ça on le sait
01:05:59allez c'est l'heure
01:05:59de l'inviter
01:06:00dans nos directs
01:06:00Julien Audoul
01:06:01Le député
01:06:05Rassemblement National
01:06:06Julien Audoul
01:06:06qui est avec nous
01:06:07face à nos éditorialistes
01:06:08bonjour à jour
01:06:10merci
01:06:10d'être là
01:06:12pour peut-être
01:06:12commencer par nous donner
01:06:13des nouvelles
01:06:14de cette collaboratrice
01:06:16d'un de vos collègues
01:06:17députés
01:06:17qui a été touchée
01:06:20hier directement
01:06:21sur l'île de l'Héron
01:06:22par cette automobiliste
01:06:24qui a foncé
01:06:24sur des joggers
01:06:25et des cyclistes
01:06:26volontairement
01:06:27alors on sait
01:06:28que ces jours
01:06:29ne sont plus en danger
01:06:30mais ces blessures
01:06:31sont quand même importantes
01:06:32est-ce que vous avez eu
01:06:33d'autres informations
01:06:34peut-être récentes
01:06:36ce matin ou pas ?
01:06:37Non j'ai pas d'autres
01:06:37informations
01:06:38à vous communiquer
01:06:39j'ai été informé
01:06:43hier soir
01:06:44par mon collègue
01:06:45Pascal Markowski
01:06:45qu'elle était entrée
01:06:46au bloc
01:06:47députée de Charente-Maritime
01:06:48exactement
01:06:48qui est son député
01:06:49employeur
01:06:50que ces blessures
01:06:52étaient très sérieuses
01:06:53et que pour l'instant
01:06:56effectivement
01:06:56nous ne savions pas
01:06:58quelles étaient
01:06:59les suites
01:06:59mais on est évidemment
01:07:00tous inquiets pour elle
01:07:02et que ce soit
01:07:04ses collègues
01:07:04sa famille
01:07:05ses proches
01:07:06sont à son chevet
01:07:08c'est une jeune femme
01:07:10d'une part brillante
01:07:12et surtout
01:07:13c'est une innocente
01:07:13qui n'avait rien demandé
01:07:14et qui a été
01:07:15fauchée
01:07:16dans un drame épouvantable
01:07:19un drame malheureusement
01:07:20qui est de plus en plus
01:07:21récurrent dans notre pays
01:07:22une jeune femme
01:07:23qui s'appelle
01:07:23Emma Vallin
01:07:24qui fait donc partie
01:07:25des victimes
01:07:27hier
01:07:27alors l'enquête
01:07:28elle progresse
01:07:30et depuis ce matin
01:07:31on a des nouveaux éléments
01:07:32on sait
01:07:33le ministre dit
01:07:34qu'il dit avoir agi
01:07:35au nom d'Allah
01:07:36d'un autre côté
01:07:37la piste psychiatrique
01:07:38est pour l'instant
01:07:39privilégiée
01:07:40est-ce que
01:07:40d'après vous
01:07:42on a un peu
01:07:43des pudeurs de gazelles
01:07:44sur ce genre d'affaires
01:07:45aujourd'hui
01:07:45est-ce qu'il faut dire
01:07:46à partir du moment
01:07:47où il y a Allah
01:07:48il faut dire les choses
01:07:50comme elles sont ou pas
01:07:51l'enquête déterminera
01:07:52la réalité
01:07:53des motivations
01:07:54et du profil
01:07:55de l'auteur
01:07:56présumé
01:07:57pour autant
01:07:58quand vous avez
01:07:59Allah Ouagbar
01:08:01qui est crié
01:08:02quand vous avez
01:08:03des signes de radicalisation
01:08:04qui manifestement
01:08:05sont identifiés
01:08:07il ne fait pas doute
01:08:09que
01:08:09le mobile
01:08:11la motivation
01:08:12a été celle
01:08:13que l'on connaît
01:08:13malheureusement
01:08:14depuis très longtemps
01:08:14dans notre pays
01:08:15c'est-à-dire
01:08:15des motivations islamistes
01:08:17liées au fondamentalisme
01:08:19islamistes
01:08:20d'une idéologie
01:08:21qui se propage
01:08:22partout
01:08:22sur tous les territoires
01:08:23de la République
01:08:24et contre laquelle
01:08:25malheureusement
01:08:25rien n'est fait
01:08:27mais comment on fait
01:08:27pour anticiper
01:08:28puisque ici
01:08:29manifestement
01:08:29il n'y a pas de réseau
01:08:30c'est une personne
01:08:30qui se serait
01:08:31auto-radicalisée
01:08:32qui aurait donc
01:08:34manifestement
01:08:34des problèmes psychologiques
01:08:36est-ce qu'on peut
01:08:37empêcher ce genre
01:08:38de choses d'arriver ?
01:08:39alors déjà
01:08:39la radicalisation
01:08:41et les problèmes
01:08:41psychologiques
01:08:42ne sont pas incompatibles
01:08:43et c'est vrai
01:08:44qu'à chaque fois
01:08:44on avance
01:08:45le profil du déséquilibré
01:08:47pour tenter
01:08:48d'édulcorer
01:08:49ou de dissimuler
01:08:52la radicalisation
01:08:53islamiste
01:08:54et le mobile
01:08:55qui est lié
01:08:56à l'idéologie
01:08:56islamiste
01:08:57moi ce que j'observe
01:08:58c'est que
01:08:59depuis des années
01:09:00depuis 2012
01:09:01et les premiers attentats
01:09:02de Toulouse
01:09:03depuis 2015
01:09:03et Charlie Hebdo
01:09:04et le Bataclan
01:09:05dont on va malheureusement
01:09:06célébrer le 10e anniversaire
01:09:08rien n'a été fait
01:09:09pour mettre l'islamisme
01:09:10hors la loi
01:09:10rien n'a été fait
01:09:12pour interdire
01:09:12les frères musulmans
01:09:13rien n'a été fait
01:09:14pour fermer
01:09:14toutes les mosquées radicales
01:09:16rien n'a été fait
01:09:16pour expulser
01:09:17tous les fichiers
01:09:18qui sont fermés
01:09:19qui sont fermés régulièrement
01:09:20très peu
01:09:20pas suffisamment
01:09:21oui effectivement
01:09:22vous avez raison
01:09:22vous dites rien n'a été fait
01:09:23il y a eu des moyens
01:09:24très importants
01:09:24les services de renseignement
01:09:26sont très présents
01:09:27je prends un exemple
01:09:27rien n'a été fait
01:09:28comparé à des voisins
01:09:30européens
01:09:31notamment le gouvernement
01:09:32autrichien
01:09:33a fait interdire
01:09:34les frères musulmans
01:09:34après un seul attentat
01:09:36à Vienne
01:09:36nous combien de morts
01:09:38combien d'attentats
01:09:39combien d'atteintes
01:09:39à la laïcité
01:09:40combien d'agressions
01:09:41combien d'infractions
01:09:43liées à l'islamisme
01:09:44qui se propagent
01:09:45j'allais dire
01:09:46en toute impunité
01:09:47dans notre pays
01:09:48que ce soit
01:09:49à l'université
01:09:50que ce soit
01:09:50dans l'entreprise
01:09:51que ce soit
01:09:52dans le sport
01:09:52qui est aussi
01:09:52un vecteur
01:09:53de radicalisation
01:09:54très clairement
01:09:55on sent
01:09:55qu'on est
01:09:56véritablement
01:09:57aux abonnés absents
01:09:58et d'ailleurs
01:09:58sur une mesure
01:09:59j'ai interrogé
01:10:00très récemment
01:10:01la ministre des sports
01:10:02sur cette proposition
01:10:03de loi du Sénat
01:10:04qui a été votée
01:10:05en début d'année
01:10:06et qui visait
01:10:08à interdire
01:10:09les signes religieux
01:10:10et politiques
01:10:10ostensibles
01:10:11dans toutes les compétitions
01:10:11sportives
01:10:12ça a été validé
01:10:13par les sénateurs
01:10:13tous les ministres
01:10:15Aurore Berger
01:10:15Bruno Rotaillot
01:10:16la ministre des sports
01:10:17nous disent qu'on est prêt
01:10:18or ce texte
01:10:19n'est toujours pas
01:10:19à l'ordre du jour
01:10:20de l'Assemblée
01:10:20la précédente ministre des sports
01:10:21était plus partagée
01:10:23on s'en rappelle
01:10:23oui voilà
01:10:23donc elle a été remplacée
01:10:24mais aujourd'hui
01:10:25manifestement
01:10:26le gouvernement
01:10:27serait d'accord
01:10:27pour mettre ce texte
01:10:29à l'ordre du jour
01:10:29de l'Assemblée nationale
01:10:30il ne l'est toujours pas
01:10:31alors puisqu'on est
01:10:32à l'Assemblée
01:10:32restons-y
01:10:33parce qu'hier
01:10:33vous avez relayé
01:10:35une photo
01:10:36où on voit
01:10:36des jeunes filles
01:10:37voilées
01:10:37qui sont en train
01:10:38d'assister au débat
01:10:39des questions au gouvernement
01:10:40et vous interpellez
01:10:41en publiant cette photo
01:10:42dont on a beaucoup parlé
01:10:43déjà depuis ce matin
01:10:44vous interpellez
01:10:45la présidente
01:10:46de l'Assemblée nationale
01:10:47Yaïn Brode-Pivet
01:10:47et Yaïn Brode-Pivet
01:10:48elle a agi
01:10:50elle a dit
01:10:51que ça ne pouvait pas
01:10:52se reproduire
01:10:54et qu'il fallait
01:10:54je ne sais plus exactement
01:10:55quel est le texte
01:10:56de son tweet
01:10:56mais on va le voir
01:10:57j'imagine
01:10:58être d'une extrême vigilance
01:10:59pour que cela ne se reproduise plus
01:11:01c'est une question
01:11:01de cohérence républicaine
01:11:03exactement
01:11:03et c'est ce qu'on voit
01:11:04qui vient d'apparaître
01:11:05merci beaucoup Guillaume
01:11:06est-ce qu'elle vous satisfait
01:11:07cette réponse
01:11:07de la présidente
01:11:08de l'Assemblée ?
01:11:09bon je vais me satisfaire
01:11:10déjà de la réaction
01:11:11puisque à l'Assemblée nationale
01:11:14nous avons été habitués
01:11:15malheureusement
01:11:16depuis quelques années
01:11:17à voir des visiteurs
01:11:19des visiteux
01:11:20dans l'occurrence
01:11:21qui portaient le voile islamique
01:11:22se présentaient
01:11:23dans les tribunes
01:11:24de l'Assemblée nationale
01:11:24donc ça n'est pas
01:11:25la première fois
01:11:25alors c'est la première fois
01:11:26pour des enfants
01:11:27c'est la première fois
01:11:28pour des fillettes
01:11:29que nous assistons
01:11:30à ce spectacle déplorable
01:11:32qui est une infamie
01:11:32pour la République française
01:11:34pour la représentation nationale
01:11:35de voir des fillettes
01:11:36qui ont manifestement
01:11:37entre 7 et 8 ans
01:11:38se présenter voilées
01:11:40et surtout sur la signification
01:11:42parce qu'au moment d'ailleurs
01:11:44et hasard du calendrier
01:11:45où le gouvernement
01:11:46a engagé des mesures
01:11:48de rétorsion
01:11:49contre Chine
01:11:50qui a commercialisé
01:11:52des poupées
01:11:54pour les pédocriminels
01:11:55et qui avait aussi
01:11:55commercialisé d'ailleurs
01:11:56des voiles
01:11:57pour les fillettes
01:11:58nous assistons en fait
01:11:59à la promotion
01:12:00du voilement
01:12:01des enfants
01:12:02dans les tribunes
01:12:03de l'Assemblée nationale
01:12:03donc c'est quand même
01:12:04très particulier
01:12:05il ne faut pas tout mélanger
01:12:06c'est quoi le rapport
01:12:07avec les...
01:12:08c'est exactement la même chose
01:12:09en fait
01:12:09vous avez un groupe
01:12:11une enseigne
01:12:12qui il y a quelques semaines
01:12:13quelques mois
01:12:14avait commercialisé
01:12:16ça a été révélé
01:12:16des voiles
01:12:18pour les fillettes
01:12:19des voiles intégrales
01:12:20pour les fillettes
01:12:21et là vous avez
01:12:21la promotion
01:12:22du voilement
01:12:23des enfants
01:12:24qui s'est manifestée
01:12:25au sein même
01:12:26de l'hémicycle
01:12:27que dans le règlement
01:12:28de l'Assemblée nationale
01:12:29effectivement
01:12:30c'est écrit
01:12:31qu'un visiteur
01:12:32doit porter
01:12:32je cite
01:12:33une tenue correcte
01:12:33c'est l'article 8
01:12:34se tenir assis
01:12:35découvert
01:12:35et en silence
01:12:36découvert
01:12:37et néanmoins
01:12:38est-ce qu'il faut
01:12:39ça peut être une possibilité
01:12:40modifier ce règlement
01:12:42pour le préciser
01:12:43au vu peut-être
01:12:43des évolutions
01:12:44de la société
01:12:44je pense très clairement
01:12:46qu'il faut le préciser
01:12:47pour empêcher
01:12:49de nouvelles provocations
01:12:50et il faut dire quoi
01:12:51que les signes religieux
01:12:53ostensibles
01:12:54et politiques
01:12:55sont interdits
01:12:56dans l'enceinte
01:12:57de l'Assemblée nationale
01:12:57écoutez
01:12:58les signes religieux
01:12:59ostensibles
01:12:59sont interdits
01:13:00pour les députés
01:13:01quand ils siègent
01:13:02dans les signes politiques
01:13:03également
01:13:04ils sont interdits
01:13:05une députée
01:13:06ne pourrait pas
01:13:06siéger voilé
01:13:07bien sûr que non
01:13:08bien sûr que non
01:13:09et un député
01:13:09ne peut pas
01:13:10exhiber
01:13:11un signe politique
01:13:12une pancarte politique
01:13:13un drapeau palestinien
01:13:14comme ça a été le cas
01:13:15pour les députés
01:13:16et les filles
01:13:17ils sont automatiquement
01:13:18interdits
01:13:18et là vous avez
01:13:19dans les tribunes
01:13:20en fait
01:13:20c'est open bar
01:13:22on peut venir
01:13:22avec un signe religieux
01:13:23et c'est encore
01:13:24choquant pour les enfants
01:13:25on va rester
01:13:25à l'Assemblée nationale
01:13:26mais côté budget
01:13:27puisque les députés
01:13:28sont en train d'examiner
01:13:29le budget de l'Etat
01:13:29et de la sécurité sociale
01:13:30on est un peu perdu
01:13:32dans la ligne économique
01:13:33du Rassemblement national
01:13:34vous avez voté
01:13:35des dizaines de milliards
01:13:36de hausses d'impôts
01:13:38Gérald Darmanin
01:13:38dit que
01:13:39Jordan Bardella
01:13:40est un communiste économique
01:13:41est-ce que finalement
01:13:42vous n'êtes pas
01:13:43pour des hausses d'impôts massives
01:13:44c'est ce qu'on voit
01:13:44en tout cas ces derniers jours
01:13:45non la vérité
01:13:46c'est que
01:13:47nous nous sommes opposés
01:13:48à la folie fiscale
01:13:50et une folie fiscale
01:13:51d'ailleurs
01:13:51qui a été votée hier
01:13:53main dans la main
01:13:53entre les socialistes
01:13:55et les macronistes
01:13:56notamment
01:13:57la hausse de la CSG
01:13:59donc 1,4 point
01:14:01qui va
01:14:02venir pénaliser
01:14:0415 millions de français
01:14:05pour 15 millions de français
01:14:06c'est 2,6 milliards
01:14:07d'impôts supplémentaires
01:14:09nous avons
01:14:09été les seuls
01:14:11à dénoncer
01:14:12à condamner
01:14:12et nous opposer
01:14:14à cette hausse d'impôts
01:14:16et très clairement
01:14:16recevoir des leçons
01:14:18de ceux qui ont
01:14:19des résultats économiques
01:14:21épouvantables
01:14:22enfin je ne vous fais pas
01:14:23le tableau
01:14:24mais que ce soit
01:14:25sur les 3 400 milliards
01:14:27d'euros de dettes
01:14:28à la fois
01:14:28bilan
01:14:29des socialistes
01:14:30des LR
01:14:31et des macronistes
01:14:331 100 milliards
01:14:33uniquement pour les macronistes
01:14:35sur les faillites
01:14:36des entreprises
01:14:36sur la hausse
01:14:37de la fiscalité
01:14:38et pire que sur la hausse
01:14:39de la fiscalité
01:14:40sur l'appauvrissement
01:14:42des français
01:14:42puisque aujourd'hui
01:14:43les français
01:14:43notamment les classes moyennes
01:14:44qui portent le pays
01:14:45à bout de bras
01:14:46qui prient pour ne pas
01:14:48tomber dans la précarité
01:14:49et qui supportent
01:14:50le poids
01:14:51de la fiscalité
01:14:52aujourd'hui
01:14:52ont été matraqués
01:14:54par Emmanuel Macron
01:14:54Vous avez vous-même voté
01:14:5534 milliards
01:14:56d'hôtes d'infos
01:14:57de la surechère fiscale
01:14:58mais c'est faux
01:14:59encore une fois
01:15:00ça a été voté
01:15:01ça a été voté
01:15:01ça c'est sûr
01:15:02il y a des choses
01:15:03qui ont été baissées à côté
01:15:03mais ça a été voté
01:15:04nous avons
01:15:05encore une fois
01:15:05nous avons
01:15:06une politique fiscale
01:15:07qui est une politique
01:15:08de justice sociale
01:15:09nous avons une politique
01:15:11qui vise à rendre
01:15:12de l'argent aux français
01:15:13et notamment
01:15:13à ne pas faire subir
01:15:15aux français
01:15:15qui travaillent
01:15:16et qui ont travaillé
01:15:17une injustice
01:15:18supplémentaire
01:15:19telle qu'elle aurait été
01:15:20infligée
01:15:21depuis 8 ans
01:15:22maintenant
01:15:23donc qu'il y ait
01:15:24des impôts
01:15:25personne n'est contre
01:15:26les impôts
01:15:26nous voulons que les impôts
01:15:27soient beaucoup mieux répartis
01:15:28et surtout qu'ils soient
01:15:29beaucoup plus utiles
01:15:30parce qu'il est totalement injuste
01:15:31de demander des efforts
01:15:32aux français
01:15:32alors que l'état lui-même
01:15:34ne fait pas des efforts
01:15:35en matière d'économie
01:15:35nous avons été le seul groupe
01:15:37politique
01:15:37à demander
01:15:38et à proposer
01:15:39des amendements
01:15:40visant à réduire
01:15:41le budget
01:15:42et le train de vie
01:15:42de l'état
01:15:43le budget de l'immigration
01:15:44la contribution
01:15:45au budget
01:15:46l'Union Européenne
01:15:46nous avons été les seuls
01:15:48alors on va revenir
01:15:49sur la polémique
01:15:50du voile à l'Assemblée
01:15:52parce que c'est vrai
01:15:52François
01:15:53que quand on compare
01:15:54la France avec d'autres pays
01:15:55ça ne se passe pas vraiment
01:15:56de la même façon
01:15:57dans d'autres pays
01:15:57et on a entendu à votre place
01:15:58votre collègue Alma Dufour
01:15:59tout à l'heure
01:15:59qui disait
01:16:00ça ne choque personne
01:16:01au Royaume-Uni
01:16:02ça se passe comme ça
01:16:03aux Etats-Unis
01:16:03et il faut que ça soit pareil
01:16:04en France
01:16:04non c'est très différent
01:16:05effectivement d'une société
01:16:06à l'autre
01:16:07et on voit bien
01:16:07que par exemple
01:16:08au Royaume-Uni
01:16:09où il y a une forte
01:16:10prégnance communautariste
01:16:16comme ceux qui viennent
01:16:17les voir par exemple
01:16:18au Bundestag
01:16:19ou à la Chambre des Communes
01:16:20ont parfaitement le droit
01:16:21effectivement
01:16:22de porter des signes distinctifs
01:16:23à partir du moment
01:16:24où ils ne viennent pas
01:16:25troubler l'ordre public
01:16:26par des slogans
01:16:26par des manifestations
01:16:27etc.
01:16:29Encore une fois
01:16:30on est la France
01:16:30et on est en laïcité
01:16:32mais est-ce qu'il faut
01:16:33accorder tant d'importance
01:16:35que cela ?
01:16:36Est-ce qu'il n'y a pas
01:16:36un côté stigmatisant ?
01:16:39C'est ça les accusations
01:16:40qui vous sont portées ?
01:16:41Mais là on parle de fillettes
01:16:43on parle d'enfants
01:16:44je veux bien qu'on ait le débat
01:16:46sur les adultes
01:16:47sur les accompagnatrices scolaires
01:16:49d'ailleurs rappelez-vous
01:16:50Julien Arnaud
01:16:50on avait eu ce débat
01:16:51sur un autre plateau
01:16:52sur une autre chaîne
01:16:54au moment de l'affaire Duvois
01:16:55le conseil régional
01:16:56de Bourgogne-Franche-Comté
01:16:56mais là on parle de fillettes
01:16:58on parle de quelque chose
01:17:00qui est légal et promu
01:17:02en Iran et en Afghanistan
01:17:04on parle d'un symbole
01:17:05qui est détestable
01:17:06c'est-à-dire de sexualiser
01:17:07des jeunes filles
01:17:09On voit l'image que vous avez tweeté
01:17:10effectivement
01:17:10à l'époque
01:17:11du conseil général
01:17:13Mais là on est sur autre chose
01:17:14c'est-à-dire qu'on a passé un stade
01:17:16sexualiser des jeunes filles
01:17:18leur mettre un voile
01:17:19pour ne pas qu'elles soient
01:17:21visibles pour le regard
01:17:23de l'homme prédateur
01:17:24mais c'est détestable
01:17:25c'est abominable
01:17:25et surtout comme vous l'avez dit
01:17:26nous sommes la France
01:17:27et en France
01:17:28excusez-moi
01:17:29les hommes et les femmes
01:17:30déjà ont les mêmes droits
01:17:31les femmes ne sont pas inférieures
01:17:33aux hommes
01:17:34ne doivent pas être reléguées
01:17:35dans l'espace public
01:17:36et on ne voile pas
01:17:38des fillettes
01:17:38voilà
01:17:39Je vois que vous portez
01:17:40à la boutonnière
01:17:40le bleuet
01:17:41hommage à nos soldats
01:17:43qui sont morts
01:17:44dans les guerres
01:17:44et également
01:17:45dans les OPEX
01:17:46il y a eu 58 soldats français
01:17:47qui sont morts au Sahel
01:17:48et aujourd'hui
01:17:49les djihadistes
01:17:50sont de retour
01:17:50aux portes de Bamako
01:17:51qu'est-ce que vous en tirez
01:17:52comme conclusion ?
01:17:53D'un mot
01:17:53C'est un terrible aveu d'échec
01:17:56effectivement
01:17:57on s'est fait
01:17:58virer de l'Afrique
01:17:59de la pire des manières
01:18:01nous avons
01:18:02rappelez-vous
01:18:03effectivement
01:18:03en 2013
01:18:04sauvé
01:18:05le Mali
01:18:07de l'avancée
01:18:08djihadiste
01:18:09qui était une demande
01:18:10d'ailleurs du gouvernement malien
01:18:11à l'époque
01:18:12et nous avions salué
01:18:12cette intervention
01:18:13et malheureusement
01:18:14plus nous reculons
01:18:16plus nous voyons
01:18:17nos ennemis
01:18:18parce que ce ne sont pas seulement
01:18:19les ennemis des Etats africains
01:18:21et des peuples africains
01:18:22mais ce sont certainement
01:18:23des bases de lancement
01:18:24qui viendront nous frapper
01:18:25de main ou de main
01:18:26Et on a vu la carte
01:18:26tout à l'heure
01:18:27grâce à vous François
01:18:27de l'avancée
01:18:28des djihadistes
01:18:29merci beaucoup Julien Redoux
01:18:30une belle histoire
01:18:30maintenant quand même
01:18:31une histoire
01:18:32presque miraculeuse
01:18:33même pour 5 copains
01:18:34qui ont joué
01:18:36à l'euro million
01:18:36figurez-vous
01:18:37ensemble
01:18:38et ils ont gagné
01:18:39ils ont mis du temps
01:18:39à s'en rendre compte
01:18:40à bien réaliser
01:18:42mais dans quel état d'esprit
01:18:42sont-ils maintenant ?
01:18:43Je ne peux pas vous le dire Julien
01:18:44mais...
01:18:44Comment ?
01:18:45Nous en fait
01:18:46Voilà
01:18:47Bon on aimerait bien
01:18:49vous nous feriez
01:18:50un petit cadeau
01:18:51sur ce plateau
01:18:51D'accord très bien
01:18:52non c'est pas vous
01:18:53en tout cas
01:18:53c'est pas Isabelle Césarie
01:18:54qui va nous confirmer
01:18:55ou nous infirmer
01:18:56cette information
01:18:57vous qui êtes responsable
01:18:59de la gestion
01:19:00des gagnants
01:19:01c'est un beau métier
01:19:02que vous faites d'abord
01:19:02parce que vous n'en visez
01:19:03que des bonnes nouvelles
01:19:04en réalité
01:19:04Absolument
01:19:06je ne vous le fais pas dire
01:19:07Alors racontez-nous
01:19:09cette histoire un peu folle
01:19:10ce conte de fées
01:19:11à plusieurs
01:19:12donc 5 copains
01:19:13qui ont joué ensemble
01:19:14dans un bar
01:19:14Oui alors
01:19:16en effet
01:19:17c'est la première fois
01:19:18c'est ça qui est
01:19:18très étonnant
01:19:19c'est qu'ils sont amis
01:19:20de très très très longue date
01:19:21ça fait plusieurs décennies
01:19:22mais c'est la première fois
01:19:24qu'ils jouaient ensemble
01:19:25à l'occasion
01:19:28d'un déjeuner
01:19:29comme il y avait
01:19:29une cagnotte exceptionnelle
01:19:30de 250 millions d'euros
01:19:32ils ont décidé
01:19:33de mutualiser
01:19:35leur mise
01:19:36et donc
01:19:36de tenter leur chance
01:19:38tous ensemble
01:19:39et à la clé
01:19:41250 millions d'euros
01:19:42en effet
01:19:43le record
01:19:43Il n'y avait pas
01:19:455 tickets
01:19:45il y avait un ticket
01:19:46est-ce que celui
01:19:47qui le gardait précieusement
01:19:48il n'a pas été tenté
01:19:50un peu de le garder
01:19:50pour lui tout seul
01:19:51Alors pas du tout
01:19:52non
01:19:52c'est souvent ça
01:19:53qui est très très savoureux
01:19:56lorsque ce sont des groupes
01:19:57qui jouent ensemble
01:19:58des amis
01:19:59la famille
01:19:59c'est qu'il y a vraiment
01:20:01une connivence
01:20:02une complicité
01:20:03entre eux
01:20:04qui généralement
01:20:04fait vraiment plaisir à voir
01:20:06de partager cette nouvelle
01:20:08extraordinaire
01:20:08forcément
01:20:09et cette excellente nouvelle
01:20:10ensemble
01:20:11c'est toujours
01:20:13des moments
01:20:14qui sont très forts
01:20:14en émotion
01:20:15pour nous aussi d'ailleurs
01:20:16Guillaume
01:20:17Très concrètement
01:20:18il y a donc une personne
01:20:19qui a le ticket
01:20:20vous la française des jeux
01:20:22comment ça se passe
01:20:22vous versez la somme
01:20:23à l'un des gagnants
01:20:26et c'est lui
01:20:27qui répartit
01:20:27comme il le souhaite
01:20:28aux autres
01:20:29vous découpez en plusieurs
01:20:30tous bénéficient éventuellement
01:20:32des avantages fiscaux
01:20:32comment ça se passe
01:20:33très concrètement
01:20:34quand on joue en groupe
01:20:34alors quand on joue en groupe
01:20:36on le déclare comme tel
01:20:38lorsqu'on nous contacte
01:20:39donc avec un document
01:20:41qui est à remplir
01:20:42et nous nous établissons
01:20:44autant de paiements
01:20:45que de gagnants
01:20:46donc chacun repart
01:20:47avec son paiement
01:20:49qu'est-ce qu'ils vont faire
01:20:49de cet argent
01:20:50alors ils veulent rester
01:20:51ils veulent rester anonymes
01:20:52mais vous vous les avez rencontrés
01:20:53qu'est-ce qu'ils vont faire
01:20:53alors pour le moment
01:20:55c'était pas encore
01:20:56tout à fait défini
01:20:57et c'est très bien comme ça
01:20:58parce que c'est un des points de repère
01:21:00qu'on donne à nos gagnants
01:21:02que de prendre le temps
01:21:03de la réflexion
01:21:04donc ils étaient tout à fait
01:21:05dans cette logique-là
01:21:06ils étaient vraiment
01:21:08très calmes
01:21:10très sereins
01:21:10ils avaient envie
01:21:11de faire des donations
01:21:13à des associations
01:21:15ça c'est quelque chose
01:21:15qu'ils ont évoqué
01:21:17bien entendu
01:21:17ils nous ont dit
01:21:18quand on gagne des montants
01:21:19comme ceux-là
01:21:19on pense aux autres
01:21:20et puis aussi
01:21:22mettre leur famille à l'abri
01:21:24se faire plaisir
01:21:25mais il n'y avait pas encore
01:21:26de choses extrêmement construites
01:21:29et c'est très bien comme ça
01:21:30ils n'ont pas fait
01:21:31en tout cas
01:21:31au revoir président
01:21:32avec la cravate
01:21:34sur le torse
01:21:36merci beaucoup
01:21:36Isabelle Césari
01:21:38on est quatre sur le plateau
01:21:39à 250
01:21:39on va aller jouer
01:21:41tous ensemble
01:21:42juste après
01:21:42tout de suite
01:21:43c'est Christophe Delay
01:21:45Roselyne Dubois
01:21:46qui prennent la suite
01:21:47ça demain
Commentaires

Recommandations