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  • il y a 11 mois
Agathe Hilairet, 28 ans. Elle fait partie de la longue liste des joggeuses attaquées et tuées. Le 10 avril 2025, elle succombait sous les coups de Didier Laroche, 59 ans, surnommé Rambo. Un multirécidiviste du viol, un prédateur de la forêt qui guette les femmes qui courent. Un magistrat avait averti que cet homme finirait par tuer, il était pourtant en liberté.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:00Belfond, 14h-15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:05Jean-Alphonse Richard.
00:08Après 48h sans signe de vie, les recherches pour retrouver une joggeuse de 28 ans,
00:14Agathe Hilaré, disparue dans la Vienne, ont donné lieu aujourd'hui à de nouveaux ratissages,
00:19hélas sans résultat.
00:22Bonjour, Agathe Hilaré, 28 ans, elle fait partie de la longue liste des joggeuses attaquées et tuées.
00:29Le 10 avril 2025, elle est morte sous les coups de Didier Laroche, 59 ans, surnommé Rambo,
00:36un prédateur de femmes qui font leur footing, multirécidiviste du viol.
00:41Un magistrat avait averti que cet homme finirait par tuer.
00:45Il était pourtant en liberté, aurait-on pu éviter ce drame ?
00:49Agathe Hilaré, la dernière victime de Rambo, l'heure du crime.
00:52La seule émission Radio 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
00:59Jeudi 10 avril 2025, 15h20, les gendarmes de Vivonne, à une trentaine de kilomètres de Poitiers,
01:09sont appelés pour la disparition d'une jeune femme.
01:12Agathe Hilaré, 28 ans.
01:15Son père est très inquiet car sa fille n'est pas rentrée de son jogging.
01:19Elle a quitté le domicile aux alentours de 10h30.
01:22Basket aux pieds, t-shirts sombres, shorts noirs, petits sacs à dos.
01:27Elle effectue toujours un long parcours dans la nature, une vaste boucle pour revenir à la maison,
01:32dans un lotissement à la sortie de la ville.
01:35Le papa raconte qu'il a constaté l'absence de sa fille vers 14h30,
01:41quand il s'est réveillé de sa sieste.
01:44Il lui a envoyé un SMS mais elle n'a pas répondu.
01:47Son portable reste muet.
01:49Il a fait le tour du quartier mais personne n'a vu Agathe.
01:52Il craint qu'il lui soit arrivé quelque chose.
01:55Les gendarmes se rendent chez les Hilaré.
01:57Ils apprennent qu'Agathe Hilaré est une jeune femme physiquement fragile.
02:01Un gabarit des plus fluets, environ 1m65 pour 35kg.
02:07Elle a été sujette à des phases d'anorexie.
02:09Mais elle n'est pas pour autant dépressive.
02:11Ou encore habitée par des idées noires dans sa chambre.
02:15Les gendarmes trouvent son journal intime.
02:17Il ne contient pas la moindre pensée suicidaire.
02:21La jeune femme a même plein de projets.
02:24Elle vient de solliciter un rendez-vous pour un travail de secrétaire de direction.
02:28Elle est également invitée samedi à une fête.
02:31Et elle doit penser à acheter un cadeau.
02:33Vendredi 11 avril, lendemain de la disparition.
02:38Plus d'une centaine de gendarmes, un hélicoptère, des chiens, des hommes grenouilles, ratissent la campagne et les cours d'eau autour de Vivonne.
02:46Le périmètre de recherche est très étendu.
02:49Pas moins de 100 km².
02:51Autant de routes et de chemins où Agathe Hilaré a l'habitude de courir.
02:55Sur une application de géolocalisation sportive, où la jeune femme publie ses résultats,
03:01elle se présente comme adepte de course à pied depuis l'âge de 17 ans.
03:05A chaque sortie, elle parcourt 10 à 20 km, parfois plus.
03:10Elle est membre du club Vivonne Loisirs.
03:12Ceux qui la connaissent indiquent qu'Agathe n'est pas du genre à s'aventurer en forêt.
03:17Elle reste en sécurité sur des routes et des chemins carrossables.
03:20Les lieux dits Chavaniers et la motte de Gannes sont explorés.
03:24Des équipes de plongeurs sondent la petite rivière du Klein.
03:28Le portable de la Jogueuse a borné pour la dernière fois sur la commune de Voulon, à 11 km au sud de Vivonne.
03:36Des chiens ont marqué à cet endroit un arrêt en bordure d'une petite route.
03:40C'est la toute dernière trace de la jeune femme.
03:43Son portable introuvable s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi à minuit 21,
03:48après une semaine, les recherches sur le terrain sont stoppées.
03:55Dimanche 4 mai, trois semaines après la disparition d'Agathe Leray,
04:00son corps est découvert par un promeneur dans un sous-bois, à la lisière de la zone de recherche.
04:05Le cadavre est en trop mauvais état pour déterminer tout de suite les causes de la mort.
04:10La montre connectée de la Jogueuse est retrouvée à quelques dizaines de mètres.
04:14A ce stade, les enquêteurs disposent déjà de 178 signalements.
04:20Une liste de possibles suspects, individus violents, criminels, sexuels, a commencé à être dressée.
04:28Une découverte macabre, mais qui va beaucoup aider les enquêteurs dans leur tâche.
04:33Des petits détails, des indices vont s'accumuler pour conduire jusqu'à la porte d'un appartement,
04:39là où vit un homme très connu de la justice.
04:41C'est un agresseur multirécidiviste.
04:44Et d'ailleurs, il jetait très souvent son dévolu sur des Jogueuses.
04:47Il va y avoir aussi l'examen de cette montre connectée qui va apporter beaucoup de détails.
04:52Mais ça, on va le voir dans la suite de l'heure du crime.
04:56Bonjour Christian Panvert.
04:58Bonjour à tous.
04:59Merci beaucoup d'être avec nous dans l'heure du crime.
05:01Alors Christian Panvert, évidemment journaliste à RTL.
05:05Vous êtes notre correspondant à Tours et dans cette région centre.
05:08Et vous avez beaucoup travaillé sur ce dossier.
05:12Vous êtes allé sur place.
05:14Alors, évidemment, dès qu'on parle de Jogueuses, ça attire l'attention.
05:18Hop, il y a une petite lumière rouge tout de suite qui s'allume.
05:21Jogueuses, il y a eu des cas dramatiques qui y sont déjà produits.
05:24Et Agathe Hilaré, elle n'échappe pas du tout, évidemment, à ce syndrome de la Jogueuse agressée ou disparue.
05:31Tout de suite, Christian, on perçoit qu'il y a quelque chose de très grave qui s'est passé.
05:35Oui, vous avez raison.
05:36Et on essaie dans ces cas-là de savoir qui est Agathe, quel est son environnement.
05:41Alors, on va sur son profil Instagram.
05:43On pouvait lire par exemple cette phrase à propos de l'anorexie.
05:46Elle est toujours présente malgré mes tentatives de fuite.
05:49Elle s'accroche à moi.
05:50Alors, on se dit que c'est une personne très fragile.
05:53Et tout de suite, ça crée de l'inquiétude supplémentaire.
05:55Et puis, ça ouvre plein de pistes.
05:57Qui est cette jeune femme ?
05:59Alors, il faut dire, elle est très discrète, Agathe.
06:01Et la famille est très discrète.
06:02Ce n'est pas une famille qui fait du bruit ou qui se fait remarquer.
06:05Agathe, elle est célibataire, c'est ça ?
06:07Oui, elle est employée en tant que secrétaire d'accueil à Intersud.
06:11C'est à Poitiers, une association d'insertion professionnelle.
06:14Elle a également travaillé dans différentes enseignes de magasins.
06:17Et là, elle est en arrêt maladie au moment du drame.
06:19Et elle se prépare, vous l'avez d'ailleurs plus ou moins évoqué tout à l'heure,
06:22pour une candidature à un poste de secrétaire.
06:25Alors, on dit qu'elle pourrait avoir des idées noires.
06:28On voit sur son profil Facebook qu'elle fait des dessins d'oiseaux noirs, par exemple.
06:33Là, c'est triste.
06:34Là encore, ça ouvre les champs du possible.
06:37Et puis, on s'inquiète aussi parce qu'elle est frêle.
06:39On le sait qu'elle fait 35 kilos, 1m65.
06:43Donc, on se dit qu'une personne comme elle, peut-être que le simple fait de chuter pourrait être fatale.
06:48Exactement. Et pourquoi pas d'ailleurs un accident avec un automobiliste
06:51qui aurait pu la propulser dans un ravin où on ne l'aurait pas encore retrouvé.
06:55Donc, c'est assez compliqué.
06:57Effectivement, la tâche des gendarmes, elle n'est pas si simple, contrairement à ce qu'on croit.
07:00Encore une question pour vous, Christian Panvers.
07:01Vous connaissez, je le disais bien, cette région.
07:03Il y a beaucoup de bois, des petits chemins autour de Vivonne.
07:08Ce n'est pas si simple, ces recherches.
07:10Oui, évidemment.
07:11Vivonne, c'est 4400 habitants.
07:13C'est une commune qui est traversée par la rivière Lavonne.
07:17Il y a une église du XIIe.
07:18Il y a un petit pont de pierre, des maisons anciennes en pierre de calcaire.
07:22Il y a plein de petits sentiers.
07:24Beaucoup de randonnées pédestres sont d'ailleurs organisées.
07:27C'est un très, très bel écrin naturel.
07:30C'est d'ailleurs un village étape que les randonneurs connaissent bien.
07:34Alors, bonjour Général François Daoust.
07:37Bonjour.
07:38Merci beaucoup d'être avec nous dans le studio de l'heure du crime.
07:41Vous êtes ancien patron de l'IRCGN.
07:43C'est l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale.
07:46Vous êtes directeur du Centre de Recherche de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale.
07:50Vous avez beaucoup d'expertise et d'expérience en la matière, notamment sur ce genre de dossier.
07:55Alors, il y a quelque chose évidemment qui est très important, c'est que les chiens,
08:00et ça on le sait depuis l'affaire du petit Émile, d'un seul coup, évidemment, cette affaire me revient en mémoire,
08:05mais les chiens marquent à un endroit, bord de route, près d'un petit bois.
08:12C'est la dernière trace d'Agathe.
08:14C'est là qu'elle aurait été peut-être agressée.
08:17Ce qui veut dire qu'elle a peut-être été emportée par un tiers, c'est ça ?
08:20C'est ça. Parmi l'ensemble des hypothèses qui sont mises sur le tapis,
08:24vous les avez évoquées, l'accident, le malaise,
08:28et il y a aussi, bien sûr, la mauvaise rencontre.
08:31Et le fait que les chiens s'arrêtent de marquer à bordure d'une petite route, d'un chemin,
08:41est quand même symptomatique d'une possibilité, une autre hypothèse,
08:45qu'elle se soit faite embarquer par quelqu'un.
08:46Donc, hors zone des recherches, et je rappelle que la zone des recherches
08:50qui était aussi grande en surface que la ville de Paris...
08:55100 km².
08:56Oui, c'est la ville de Paris, dans son ensemble.
08:59Eh bien, c'est en dehors de cette zone que sera retrouvé le corps par un promeneur.
09:04Oui, alors ça, effectivement, on visualise mieux, 100 km²,
09:07vous dites très bien la ville de Paris, donc c'est immense.
09:12Justement, alors, évidemment, on va parler du corps retrouvé,
09:14et là, pourquoi est-ce qu'il n'a pas été retrouvé plus tôt, tout de même ?
09:18Alors...
09:18Parce qu'il y a beaucoup de moyens qui ont été déployés.
09:20Il y a beaucoup de moyens, les hélicoptères, des personnes.
09:25Mais imaginez le ratissage de la ville de Paris.
09:29Trois semaines, pour le retrouver.
09:30Trois semaines, oui.
09:32Et surtout, pour avoir un ratissage le plus efficace possible,
09:37c'est refaire tous les parcours qui étaient déjà enregistrés, connus,
09:40dans son club, parmi ses camarades de club,
09:44tout ce qu'elle faisait pour éliminer, ne serait-ce qu'on l'a dit,
09:47les autres hypothèses, le malaise, la chute, etc.
09:50Donc, ça a été vraiment un ratissage très large,
09:57mais effectivement, quand le promeneur trouve le corps d'Agathe,
10:01il le trouve en dehors de cette grande zone,
10:04et si on avait pris, non seulement la ville de Paris,
10:07mais la petite couronne et la banlieue,
10:10peut-être qu'on l'aurait retrouvée.
10:13Oui, bien sûr. Christian Parvert, encore un petit mot avec vous.
10:17Lorsque le corps est retrouvé, je pense qu'il y a une stupéfaction.
10:20D'ailleurs, la famille ne va pas parler,
10:22elle va se replier sur elle-même tout de suite.
10:24Mais c'est l'effroi dans cette région de Vivonne.
10:27La stupeur.
10:29Je rencontre vraiment des gens abasourdis,
10:31qui la connaissaient, la petite Agathe,
10:34qui la voyaient courir.
10:35Tout le monde est sous le choc et tout le monde me dit,
10:37mais pas ça, pas ça à Vivonne.
10:39Quatre mois plus tard, un suspect interpellé.
10:44Agathe Hilleret, la dernière joggeuse victime de Rambeau,
10:48il a reconnu deux coups de poing,
10:50dont un au visage qui a été mortel.
10:52L'enquête de l'heure du crime,
10:53on se retrouve dans un instant sur RTL.
10:55L'heure du crime.
10:57Jusqu'à 15h sur RTL.
11:0114h-15h, Jean-Alphonse Richard sur RTL.
11:05L'heure du crime.
11:07L'heure du crime consacrée aujourd'hui à la joggeuse Agathe Hilleret.
11:11Cette jeune femme, 28 ans, avait disparu en avril 2025,
11:15alors qu'elle courait dans la campagne de la Vienne,
11:17non loin de Poitiers, son corps retrouvé trois semaines plus tard,
11:20en quête qu'il va se rapprocher d'un suspect.
11:23Lundi 5 mai 2025,
11:26lendemain de la découverte du corps d'Agathe Hilleret,
11:29le procureur de Poitiers, Cyril Lacombe,
11:31annonce que l'autopsie n'a pas permis de déterminer,
11:34à ce stade, les causes du décès.
11:37Plusieurs analyses complémentaires sont en cours.
11:40Des experts de l'IRCGN examinent les effets personnels d'Agathe,
11:43ses chaussures, ses vêtements, à la recherche de traces ADN.
11:47Il ne fait guère de doute que la joggeuse a été attaquée, mais par qui ?
11:51Après deux mois et demi d'expertise,
11:53la montre connectée d'Agathe Hilleret livre de précieuses informations.
11:58L'analyse donne le lieu précis où elle l'a porté pour la dernière fois,
12:03à savoir l'endroit où les chiens ont reniflé sa présence.
12:06Le capteur cardiaque de la montre indique une accélération brutale des battements du cœur,
12:11puis un arrêt soudain, plus aucun battement.
12:15Agathe, effrayée, a sans doute tenté de fuir un danger pour être rattrapée et tuée par son agresseur.
12:22Selon les conclusions des experts citées par le Parisien,
12:25la position du corps d'Agathe n'était pas naturelle, incompatible avec une chute ou un malaise cardiaque.
12:31Le meurtrier a déplacé le corps de la victime jusqu'à l'endroit de la découverte, le bois de l'abri, très certainement en voiture.
12:39Les gendarmes de la section de recherche de Poitiers étudient avec beaucoup d'attention le bornage téléphonique dans le secteur,
12:48afin de savoir qui aurait pu se trouver dans ce périmètre entre voulons et le bois où le corps d'Agathe Hilleret a été retrouvé.
12:55Ils en sont déjà à un millier d'auditions, parmi lesquelles des dizaines d'automobilistes et de promeneurs,
13:011 200 heures de vidéosurveillance examinées.
13:03Et quant au profil suspect, qui pourrait être intéressant, on en dénombre pas moins de 160 !
13:10Plusieurs de ces individus, des hommes, sont inscrits au FIGES, le fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
13:18L'un d'eux intéresse particulièrement les enquêteurs, il s'agit du dénommé Didier Laroche, 59 ans,
13:25inscrit au FIGES après deux condamnations pour deux viols et une agression sexuelle.
13:30Deux des victimes sont des femmes, qui faisaient leur jogging.
13:34Il est sorti de prison il y a 7 mois, il travaille dans une exploitation agricole à Selle-Lévesco,
13:40tout près de Vivonne, chargée matin et soir de la traite des vaches laitières.
13:46Il est placé sous surveillance.
13:50Mercredi 10 septembre, 4 mois après la mort d'Agathe Hilleret,
13:533 hommes sont interpellés à Vivonne pour des vérifications.
13:56Seul Didier Laroche, arrêté chez lui, appartement numéro 8, dans un immeuble de la rue des Halles,
14:03est placé en garde à vue.
14:05Les enquêteurs perquisitionnent son logement, puis saisissent sa voiture, une Renault Mégane.
14:10Le véhicule est expertisé à l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie.
14:16Une empreinte ADN d'Agathe Hilleret est découverte à bord.
14:20Alors, Didier Laroche reconnaît son implication, il est mis en examen pour meurtre,
14:25précédé d'enlèvement et de séquestration.
14:27Il a reconnu partiellement les faits, explique son avocat Aurélien Bordier, lequel ajoute,
14:33il a reconnu deux coups, dont un coup de poing au visage, ayant entraîné la mort,
14:37mais sans intention de la donner.
14:40Didier Laroche, tout de suite, arrêté, on est là évidemment trois mois, quatre mois
14:47après la mort d'Agathe Hilleret, mais ce ne sont pas vraiment des aveux, ce sont des
14:52déclarations à minima, on est là pour la première fois face au juge, il reconnaît
14:56simplement les faits, mais il ne donne pas de détails, et d'ailleurs il n'a toujours
14:58pas été, je crois, entendu, cet homme, directement par le juge, parce qu'il y a sans doute
15:03une enquête qui continue et des vérifications à faire.
15:05On va y venir, alors le fait est, c'est que c'est un multirécidiviste, ça va poser
15:09beaucoup de questions, et qu'il a renoué avec ses pulsions, on va voir d'ailleurs
15:14quel est le parcours totalement effrayant, chaotique, très sombre, de cet homme qui
15:20s'en prend évidemment à des femmes qui courent, ce sont ses cibles favorites.
15:24Alors, Christian Parver, vous êtes avec nous dans cette heure du crime, journaliste
15:29correspondant à RTL à Tours et dans cette région centre, vous êtes avec nous parce
15:33que, évidemment, vous avez suivi toute cette affaire pour RTL et vous continuez
15:36à la suivre.
15:37Alors, il y a la découverte du corps en soi, j'ai envie de dire, le fait est, c'est
15:42que l'autopsie est compliquée, on n'a pas beaucoup d'indices, est-ce que vous avez
15:46des explications là-dessus, Christian ?
15:49Alors, on nous en donne peu, mais on nous les fait comprendre entre les lignes, on nous
15:53dit que le corps qui était déjà tellement fragile est très abîmé, c'est vraiment
15:58l'une des raisons principales.
16:00C'est ça, donc on n'arrive pas à déterminer exactement les causes de la mort, on sait
16:05qu'elle a reçu des coups, mais c'est assez compliqué.
16:09François Daoust, vous êtes avec nous, général François Daoust, ancien patron de l'IRCGN,
16:13on en a parlé, c'est l'équipe d'experts de la gendarmerie qui a mené cette enquête
16:20et il y a quelque chose de très important, ce qui fait d'un seul coup avancer l'enquête,
16:25alors c'est curieux, mais c'est la technologie, c'est la découverte de la montre connectée
16:29de la joggeuse d'Agathie Leret, elle parle beaucoup cette montre ?
16:32Alors la montre parle beaucoup, mais il y a aussi l'ADN qui parle énormément.
16:37Donc là, le lien est fait immédiatement entre la roche et la victime.
16:45Et la montre va apporter une compréhension, en tout cas, de ce qui a pu se passer.
16:50C'est-à-dire, soit elle courait, il y a une accélération du rythme cardiaque, mais phénoménale,
16:56qui peut être le fait qu'il a intercepté déjà, il l'a maîtrisé, il a peut-être agressé sexuellement ou pas,
17:02mais en tout cas, on ne peut pas le dire au regard de la dégradation du corps et des éléments,
17:07et puis, ça s'arrête, le cœur s'arrête.
17:10Dans les hypothèses de travail...
17:11Ce qui était effrayant, d'ailleurs.
17:12Ce qui était effrayant.
17:13Parce que là, on a quasiment le film en direct de la fin de cette malheureuse femme, de cette joggeuse.
17:19Ça, c'est quelque chose, sans doute, le plus frappant et glaçant.
17:23Et c'est glaçant, et il a fallu interpréter cet arrêt, tout d'un coup, du cœur.
17:27Est-ce que c'était suite à une montée d'adrénaline trop forte,
17:33avec un coup, une strangulation, un étouffement,
17:36ou, tout simplement, est-ce que c'était dû à une panne de batterie
17:42ou la montre qui était tombée du poignet ?
17:45Il a fallu interpréter tout ça.
17:46Et l'interprétation a montré que non, c'est bien un arrêt cardiaque qu'il y a eu un moment.
17:51On va le savoir, évidemment, avec l'arrestation de cet homme.
17:56Il y a quelque chose de fou, c'est qu'il va dire,
17:59enfin, il va dire très très brièvement, il va dire qu'il y a eu deux coups de poing.
18:03Peut-être qu'il y en a eu plus, on ne sait pas.
18:04Un seul a été mortel, c'est lui qui le dit.
18:09Est-ce qu'effectivement, il y a des éléments qui permettent d'attester ce genre de témoignage ?
18:14Alors, c'est toute la difficulté, et là, on retrouve un petit peu la défense de Nordal-Lelandais,
18:20qui, tant qu'il n'y avait aucun élément matériel, refusait de parler.
18:26Quand on a l'élément matériel avec la fameuse trace ADN dans le coffre de sa voiture,
18:31eh bien, il reconnaît le minimum.
18:33C'est-à-dire, j'ai donné un coup, ou deux, ou visage.
18:36La tête a tourné, etc.
18:38Voilà, c'est ça.
18:39Et on retrouve le même schéma, c'est que je suis obligé de dire,
18:43à minima, quelque chose, étant donné qu'il y a un élément matériel contre moi.
18:46Mais, ça ne va pas au-delà.
18:48Et c'est pour ça.
18:49Et dernière question pour vous, parce que tout ça est très intéressant, François Daoust.
18:53Dernière question.
18:54On va l'identifier, cet homme.
18:56Évidemment, il est dans les fichiers, il est un petit récidiviste, il est au figès, etc.
19:00Mais, on ne va pas l'interpeller tout de suite.
19:03Qu'est-ce qui se passe dans ce laps de temps ?
19:05Il va se passer deux, trois semaines, on va le regarder ?
19:08Eh bien, c'est ce que l'on appelle faire l'environnement d'un ou de suspects, ou de plusieurs suspects.
19:16Et, à partir du moment où les éléments matériels vont s'accumuler les uns derrière les autres,
19:20on est en train de constituer un dossier.
19:22Un dossier, mais sur du factuel, pas un dossier sur une histoire qu'on imaginerait.
19:27Bien sûr.
19:28Et, on ne déclenchera la garde à vue qu'à partir du moment où ce dossier est suffisamment solide
19:34pour que, derrière, le magistrat instructeur dise, même s'il n'est pas dans la garde à vue, il ne dit rien,
19:40il faudra me le présenter, parce qu'on a suffisamment d'éléments indiciels.
19:44C'est-à-dire qu'on a deux façons de procéder à une garde à vue.
19:47Soit, nous sommes dans le flagrant délit, la personne est pratiquement prise sur le fait,
19:52et la garde à vue se fait dans la foulée.
19:55Bien sûr.
19:55Soit, c'est à froid, et pour ça, c'est un petit peu comme les opérations médicales,
20:01à chaud, en urgence, parce qu'il y a un accident,
20:04ou, quand vous allez voir un spécialiste qui dit, ah là, il va falloir vous opérer,
20:07mais on va faire ça dans un mois ou deux, tranquillement, de façon à ce que vous soyez préparés.
20:12C'est la même chose.
20:12C'est l'introspection.
20:14Et effectivement, ça prend parfois du temps.
20:17Christian Panvert, justement, il y a cette enquête invisible.
20:20Vous, sur le terrain, vous voyez beaucoup de gens s'agiter, etc.
20:23Vous confirmez, il y a eu beaucoup d'auditions.
20:25Les gendarmes, ils étaient partout à ce moment-là.
20:27Alors, c'est assez impressionnant, effectivement,
20:29parce que tous les hommes que j'ai rencontrés à Vivonne me disaient,
20:34on connaît malheureusement cette histoire.
20:35Moi, j'ai eu un rendez-vous tel jour.
20:37On m'a fait des prélèvements salivaires.
20:40On m'a demandé pourquoi je suis passé à tel endroit, à telle heure.
20:43Vraiment, je peux vous assurer qu'il y a eu un travail de fait très, très, très impressionnant.
20:47Quand ce Didier Laroche est arrêté à Vivonne, c'est une petite ville, Vivonne,
20:54qu'est-ce qu'on dit de lui ?
20:55Est-ce qu'il y a des gens qui le connaissaient ou bien c'était une espèce d'ombre ?
20:58Alors, j'ai rencontré des gens qui étaient, comme je vous le disais tout à l'heure, abasourdis.
21:04Parce qu'il faut quand même vous rendre compte qu'il habite au pied de l'église de Vivonne,
21:08près d'une école élémentaire.
21:11Personne ne comprend comment c'est possible.
21:13Et comment un homme aussi lourdement condamné puisse sortir si tôt.
21:18Et c'est vrai qu'on ne le croisait pas vraiment.
21:22Il était assez discret.
21:24J'ai rencontré un de ses voisins qui me disait qu'il partait tôt, qu'il rentrait tard, qu'il discutait très peu.
21:31Donc c'est quelqu'un qu'on ne croisait pas.
21:33Un suspect dangereux, mais libéré et laissé à lui-même.
21:37Agathe Leray, la dernière joggeuse victime de Rambo,
21:40je vous demande de défendre les femmes contre ce serial violeur.
21:44L'enquête de l'ordre du crime, un pédigré des plus inquiétants,
21:47même un procureur avait déclaré qu'un jour, il allait tuer.
21:50C'est à suivre dans un court instant sur RTL.
21:54L'heure du crime, présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
21:59Jean-Alphonse Richard sur RTL.
22:01C'est l'heure du crime jusqu'à 15 heures.
22:04Il a exprimé en effet, même si ça paraît toujours un peu dérisoire dans ce type de dossier,
22:09il a exprimé des regrets et il est apparu comme étant abattu.
22:12Retour dans l'heure du crime, sur le meurtre d'Agathe Leray.
22:16Cette joggeuse, 28 ans, a été tuée dans la Vienne au printemps 2025.
22:20Un homme a avoué l'agression en l'indiquant que la mort était accidentelle.
22:25Son profil de violeur multirécidiviste en liberté va déclencher la polémique.
22:29Le juge d'instruction de Poitiers est chargé du dossier Agathe Leray.
22:35Et les enquêteurs découvrent le profil ultra sensible de Didier Laroche,
22:39un criminel sexuel récidiviste.
22:42En 1989, alors qu'il était âgé de 24 ans,
22:45il a tenté de violer une femme.
22:47Dans le puits de Dôme, il avait écopé de 6 mois de prison.
22:50Trois ans plus tard, toujours dans le puits de Dôme,
22:53sous la menace d'un couteau,
22:54il viole une femme qui fait son jogging.
22:57La cour d'assises le condamne à 12 ans de détention.
23:00Didier Laroche, carrure imposante,
23:02surnommée par ses co-détenus Rambaud,
23:05bénéficie d'une permission de sortie pour bonne conduite.
23:08Il en profite pour agresser une troisième femme,
23:12une mère de famille qui effectue son jogging au milieu des bois
23:14à Espira à 40 minutes de Clermont-Ferrand.
23:18Laroche lui serre le cou,
23:19l'entraîne dans un champ.
23:21Il l'avait suivi, il s'était renseigné sur elle.
23:23« Je sais que tu es marié, tu as trois enfants
23:26et tu as une belle maison », lui dit-il.
23:28Il ajoute qu'il a déjà été condamné pour le viol d'une femme.
23:31Il tente de la déshabiller.
23:33La femme se débat, elle parvient à s'enfuir.
23:36Didier Laroche retourne alors en prison,
23:38sans être inquiété, puisqu'il n'a pas été identifié.
23:41En 2001, sorti de prison,
23:44il viole une quatrième victime,
23:47une jeune femme de 24 ans qui rentrait chez elle
23:50pour la tentative de viol.
23:51Et ce dernier viol, il est alors condamné à 30 ans de prison.
23:55Dans ce décompte, Agathe Hilleret fait donc figure de cinquième victime,
24:01le premier meurtre de Didier Laroche.
24:03Lors du dernier procès de Didier Laroche,
24:06en 2003, aux assises du Puy-de-Dôme,
24:10l'avocat général, Jean-Marie Rousseau, avait prévenu
24:13« Je demande la peine la moins compressible possible,
24:18la perpétuité.
24:19Je vous demande de défendre les femmes contre ce serial violeur,
24:24car si vous le laissez libre, il tuera. »
24:28Propos prémonitoires, et ce ne sont pas des paroles en l'air,
24:32ce sont les paroles de l'avocat général de la cour d'assises
24:34du Puy-de-Dôme en 2003.
24:37Il savait que cet homme allait peut-être un jour
24:39commettre l'irréparable et le pire.
24:41Et ses propos, on ne les a pas entendus,
24:43parce que cet homme, il est sorti.
24:45On va se demander d'ailleurs pourquoi cet homme est sorti.
24:47On va voir dans le chapitre suivant,
24:48parce que ça, c'est incompréhensible,
24:50comment il a pu être remis en liberté.
24:52Mais tout de suite, il y a une question qui se pose,
24:55c'est le pédigré de cet homme qui est en liberté.
24:59Général François d'Ausse, vous êtes avec nous,
25:00ancien patron de l'IRCGN.
25:02Évidemment, vous connaissez parfaitement
25:04ses dossiers judiciaires et les articles de loi
25:08qui sous-tendent tous ces crimes,
25:11et peut-être même la libération de Didier Laroche.
25:14Alors, il y a le catalogue des agressions,
25:16je l'ai fait de manière assez détaillée,
25:19pour bien qu'on comprenne l'enchaînement des faits.
25:22C'est très impressionnant, il y a finalement 5 victimes
25:26entre 1989 et 2025, il n'a jamais arrêté, Didier Laroche.
25:30Oui, il n'a jamais arrêté,
25:32et l'avocat général a parfaitement mis en exergue
25:35ce que les experts psychiatres lui ont dit,
25:37c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui ne changerait jamais,
25:40et qui ne pourrait pas changer.
25:42Donc, quelqu'un de foncièrement dangereux,
25:45et à partir de ce moment-là,
25:46c'est quels sont les moyens de la justice
25:49pour empêcher quelqu'un de récidiver,
25:51alors que la loi, eh bien,
25:53n'offre pas la possibilité d'avoir une perpétuité,
25:56ou une peine de prison ad vitam aeternam.
25:59Alors, encore une fois,
26:00il n'a pas encore été interrogé vraiment sur le fond,
26:03Didier Laroche, on est d'accord, on en reste là,
26:05il y a simplement, il a admis,
26:06qu'il avait bien tué cette femme,
26:08admis d'ailleurs du bout des lèvres,
26:10il a donné un coup de poing,
26:11un coup de poing qui a été fatal.
26:13Il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué dans le dossier,
26:15quand je l'ai lu, beaucoup, beaucoup marqué.
26:16C'est le fait que quand il agresse une femme
26:20dans le puits de Dôme,
26:21qui va réussir à s'enfuir,
26:22tant mieux pour elle,
26:23elle a échappé au pire,
26:25cette femme va dire,
26:26lui, il me parlait,
26:28il me parlait beaucoup,
26:29et il me disait, je te connais,
26:30je me suis renseigné sur toi,
26:33etc., je sais que tu as des enfants,
26:34je sais que tu as une belle maison, etc., etc.
26:36Ça veut dire que ce type,
26:38qui était en permission de sortie,
26:40il a passé son temps à surveiller une femme.
26:43Et ça, ça va être lourd aussi dans le dossier.
26:45Ça va être lourd, parce que c'est de l'après-méditation,
26:48ça veut dire qu'il a un modus operandi très particulier,
26:50c'est-à-dire qu'il n'agresse pas forcément
26:52à une opportunité sur une pulsion,
26:54mais que cette pulsion l'anime,
26:57et il la prépare.
26:58Je regarde les gens qui passent,
27:00il y a quelqu'un qui m'intéresse,
27:02je vais faire son environnement,
27:04et quand j'agresserai,
27:05je saurai qui j'agresse,
27:06parce que c'est elle que j'ai choisi,
27:08je sais d'où elle vient,
27:09je sais ce qu'elle fait, etc., etc.
27:10Et la question peut se poser pour Agathe Leray.
27:14Exactement.
27:14Parce qu'on peut dire, après tout,
27:15il a peut-être suivi cette femme,
27:17il habitait le secteur,
27:19il l'a peut-être repéré.
27:20Il n'habitait pas très loin,
27:22elle passait régulièrement dans ses parcours,
27:24et ça peut être vu, vérifié,
27:26sur les enregistrements de ses parcours,
27:28à côté de l'église, régulièrement,
27:31parce qu'il y avait une rue qui le permettait.
27:34Donc, elle passait à côté de la maison de Laroche.
27:38Surtout qu'on le sait,
27:39et ce n'est pas anodin,
27:40c'est quelqu'un qui suit les joggeuses,
27:42qui suit les femmes qui font du footing,
27:44ça fait partie des cibles.
27:45Il y en a quelques-unes qui sont tombées,
27:48qui sont retrouvées face à lui.
27:50Christian Panvert, journaliste,
27:51correspondant à RTL à Tours,
27:53est dans cette région centre avec nous,
27:55depuis le début de cette heure du crime.
27:57Cet homme, Didier Laroche, à Vivonne,
28:00il était sous surveillance judiciaire,
28:02avec injonction de soins, c'est ça ?
28:04Oui, avec injonction de soins,
28:06résidence dans un lieu déterminé,
28:08interdiction de contact avec les victimes,
28:10interdiction de détenir une arme,
28:12et obligation aussi de travailler.
28:15Alors, tout ça, c'est très bien.
28:17J'ai rencontré un épicier qui me disait,
28:19alors, vous êtes en train de me dire
28:20que côté justice, avec des grands guillemets,
28:23a priori, il n'y a pas eu d'erreur,
28:25j'entends factuel, technique,
28:28technique, et pourtant, il a récidivé.
28:30Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
28:31Et le maire, la maire de Vivonne,
28:34elle, elle veut saisir les parlementaires,
28:36et je me suis entretenu avec Rosemarie Berthaud,
28:38elle me dit, mais vous savez, nous, les maires,
28:40on est habitués, on sait garder les secrets
28:42dans une commune, on devrait être informés
28:44quand on a un administré comme ça.
28:46Elle aimerait que les élus légifèrent
28:48sur le sujet, parce que personne ne comprend,
28:51et comme le disait fort bien le général
28:52François Daoust tout à l'heure,
28:55quand on regarde le parcours,
28:56mais on la voit, la petite Agathe,
28:59descendre cette rue, passer devant l'église,
29:01passer devant l'immeuble,
29:04passer devant le numéro 8,
29:05et passer après devant l'épicier et partir.
29:08Il l'a certainement regardé plusieurs fois.
29:10une libération
29:12dont on ne voulait pas,
29:15et les familles des victimes
29:16en premier lieu.
29:18Agathe Hilleret, la dernière joggeuse
29:20victime de Rambo, un psychopathe
29:23dont je ne suis pas sûr qu'il soit curable.
29:25L'enquête de l'heure du crime.
29:26On se retrouve dans un instant sur RTL.
29:2814h15
29:28Jean-Alphonse Richard sur RTL
29:31L'heure du crime
29:3314h15
29:35C'est l'heure du crime sur RTL
29:38Avec Jean-Alphonse Richard
29:39Au programme aujourd'hui de l'heure du crime,
29:42la disparition et la mort d'Agathe Hilleret,
29:44une joggeuse, 28 ans,
29:46tuée en avril 2025
29:47par un violeur multirécidiviste
29:49dans la Vienne, près de Vivonne.
29:52Sa dangerosité était connue,
29:53pourtant rien n'a pu empêcher
29:55sa sortie de prison.
29:58Les proches d'Agathe Hilleret
29:59se demandent pourquoi Didier Laroche,
30:01violeur multirécidiviste,
30:03était en liberté sans véritable contrôle.
30:06Dans la Nouvelle République,
30:07la mère de Vivonne
30:08s'interroge de la même façon
30:09« Pourquoi le maire n'est-il pas prévenu
30:12de la présence d'un homme
30:13avec ce type d'antécédent judiciaire ? »
30:16Laroche a effectivement été libéré
30:18six mois avant le meurtre de la joggeuse,
30:22le samedi 5 octobre 2024.
30:24Il était alors incarcéré
30:25à la prison de Casabianda,
30:27en Haute-Corse,
30:28pour y purger sa condamnation
30:29à 30 ans de réclusion.
30:31Maître Henri Arsac,
30:33avocat d'une des victimes,
30:34la joggeuse agressée en 1999,
30:36s'était opposé vivement
30:39à cette remise en liberté.
30:40L'avocat s'appuyait sur les conclusions
30:42de l'expert psychiatre
30:43qui avait examiné Laroche.
30:45Selon le Parisien,
30:46le médecin décrivait l'individu
30:49comme ayant un profil psychopathique
30:51à forte composante névrotique
30:53de nature hystérique.
30:55Le psy doutait même
30:57que Didier Laroche soit curable.
30:59L'avocat avait également évoqué
31:01sans succès
31:02le traumatisme profond
31:03de sa cliente
31:04deux ans après
31:05la tentative de viol.
31:06Un psychologue indiquait
31:07que cette mère de famille
31:09vivait toujours
31:10dans la terreur de l'agression.
31:12La victime, selon l'expert,
31:13restait atteinte de phobie
31:15et de sentiments de peur,
31:16même dans les lieux
31:17les plus sécurisés.
31:20Un ancien détenu
31:21qui, en 2024,
31:22était dans la même ferme
31:23de réinsertion
31:24que Didier Laroche,
31:26témoigne, lui,
31:27dans le nouveau détective.
31:28Il se souvient d'un homme
31:29qui mentait beaucoup
31:30et qui était sans doute
31:31mythomane.
31:33Il décrit Laroche
31:33comme une force de la nature.
31:36Un mètre 90
31:37et plus de 100 kilos.
31:39Il ne parlait pas beaucoup
31:40avec les autres
31:40sauf avec les femmes,
31:42des formatrices
31:43qui venaient de l'extérieur.
31:45Il les collait
31:46sans arrêt.
31:49Et évidemment,
31:50on s'interroge
31:50un, sur le profil
31:52de cet homme,
31:53Didier Laroche,
31:54multi-récidiviste,
31:55deux,
31:57sur sa libération.
31:59Il y a eu
31:59beaucoup de signaux
32:00rouges
32:01qui se sont allumés
32:02et notamment
32:02de la part
32:03de magistrats,
32:05d'un procureur,
32:06d'un avocat général
32:07lors de procès.
32:08Tout le monde
32:08s'est demandé,
32:09tout le monde se disait
32:10et était d'accord
32:10là-dessus
32:11que cet homme
32:11était dangereux
32:12mais il s'est retrouvé
32:14en liberté.
32:16Justement,
32:17Général François Daoust,
32:18on écoutait tout à l'heure
32:18Christian Panvert
32:19qui est avec nous,
32:20notre invité
32:21dans l'heure du crime,
32:21journaliste RTL
32:23dans la région centre
32:25mais je voudrais juste
32:26un petit retour
32:27avec vous là-dessus.
32:28Il y avait un suivi,
32:29Christian nous a dit
32:30il y a un suivi
32:30socio-judiciaire.
32:32Pour un homme comme ça,
32:35dites-nous très concrètement,
32:36ça consiste à quoi ?
32:37Alors le suivi
32:37socio-judiciaire,
32:39il faut bien comprendre
32:39que c'est une peine
32:40complémentaire,
32:41enfin une peine,
32:42c'est un aménagement
32:43du suivi de la peine
32:45qui se fait
32:46après la libération
32:47une fois que la peine
32:49est purgée
32:49avec les réductions
32:50de peine habituelles
32:51et légales.
32:51Mais elle doit être définie
32:53cette durée
32:54par la cour d'assises.
32:57Donc il a été condamné
32:59à 30 ans
32:59avec une peine
33:00incompressible
33:00et le suivi
33:02socio-judiciaire
33:03avait été décidé
33:04pour 30 ans.
33:05Ce suivi
33:06socio-judiciaire,
33:07ça consiste
33:07à une obligation
33:08de soins,
33:09une obligation
33:10de résidence
33:11à un endroit
33:11défini
33:12avec des contrôles
33:15se rendre
33:16à la brigade
33:17de gendarmerie
33:17ou autre
33:18pour faire
33:19se signaler
33:20et l'obligation
33:23de soins,
33:24le médecin
33:25qui le suit
33:25doit rendre compte
33:27au juge
33:28d'application
33:29des peines
33:29du bon suivi
33:30qui sera en bien
33:32au rendez-vous,
33:32qui fait tout ça,
33:33etc.
33:34Donc,
33:35c'est le service
33:36pénitentiaire
33:37d'insertion
33:37et de probation
33:38qui est chargé
33:39de tous ces contrôles.
33:40Mais là,
33:41on est avec
33:41ce genre d'individu,
33:43on est dans
33:43l'imprévisible
33:44le plus pur.
33:44un suivi
33:48socio-judiciaire
33:49qui va pouvoir
33:50empêcher
33:51ce genre de gestes.
33:52Et il faudra
33:53attendre,
33:54c'est 2008,
33:55la loi
33:57qui va augmenter
33:59la possibilité
34:01de suivi
34:02et qui va être
34:03la rétention
34:04de sûreté
34:05qui n'existait pas
34:06au moment
34:06où il a été condamné.
34:07La rétention
34:07de sûreté,
34:09c'est là,
34:10au moment
34:10où il doit sortir,
34:11et bien,
34:13après,
34:14la commission
34:14se réunit
34:15et décide
34:15qu'il n'est pas
34:16réinsérable,
34:17il est toujours
34:18dangereux
34:18pour la société
34:19et il est mis
34:20dans un établissement
34:21spécialisé
34:22où chaque année,
34:23on va réévaluer
34:24pour voir
34:25s'il va mieux
34:26ou pas
34:26et passer
34:27dans le cadre
34:28d'un suivi
34:28socio-judiciaire.
34:29Mais là,
34:30ce n'était pas
34:31applicable,
34:32la loi est arrivée
34:32après.
34:33Et ça aurait pu
34:34sans doute,
34:34peut-être,
34:35sauver Agatiléré.
34:36Évidemment,
34:37on ne peut pas
34:37refaire l'histoire
34:38mais c'est fou
34:39quand même de se dire
34:40que la loi
34:40n'existait pas
34:41elle n'est pas
34:42applicable à cet homme.
34:44Évidemment,
34:45c'est le côté
34:46rétroactif
34:47de la loi,
34:48on ne peut pas
34:48l'activer
34:49mais encore une fois,
34:51ça échappe
34:52un petit peu
34:52au bon sens
34:53le plus commun.
34:55Christian Panvert,
34:56je le disais,
34:57vous êtes avec nous
34:58depuis le début
34:58de cette heure du crime,
34:59un petit mot,
35:00vous nous avez parlé
35:01de cet homme,
35:01on sait qu'il travaillait
35:02aussi dans une ferme
35:03Christian,
35:04cet homme,
35:04il ne posait pas
35:05de problème
35:05depuis ces quelques mois
35:07de sortie ?
35:08Après ces quelques mois
35:08de sortie ?
35:09Alors,
35:10j'ai rencontré
35:11les voisins,
35:12c'est important
35:13parce que les voisins
35:13me disaient,
35:15ils parlaient avec
35:15un accent corse,
35:17il avait beaucoup
35:18de gouailles,
35:19il paraissait assez sympa
35:21et il nous disait,
35:22j'ai encore pas mal
35:23d'années avant la retraite
35:24parce que j'ai fait
35:25le tour du monde,
35:26j'ai beaucoup
35:27bourlingué
35:28et la personne
35:29qui l'accueillait
35:30dans cette ferme
35:31me disait aussi
35:32qu'il a menti
35:34tout le temps,
35:35tout le temps
35:35et le propriétaire
35:36confie qu'il ne savait
35:37rien de son passé criminel,
35:39il savait qu'il avait
35:40effectivement un dossier,
35:41il savait qu'il avait
35:42fait de la prison
35:43mais il ne savait pas
35:45du tout
35:45que c'était un violeur,
35:47il pensait
35:48qu'il revenait
35:48de l'étranger.
35:49L'enquête
35:51n'est pas close
35:52mais le procès
35:53est sans doute certain.
35:54Agathe Hilleret,
35:55la dernière joggeuse
35:56victime de Rambo,
35:57je regrette mon geste,
35:58je regrette
35:58de devoir retourner
35:59en prison.
36:00L'enquête de l'heure
36:01du crime,
36:01je vous retrouve
36:01tout de suite
36:02sur RTL.
36:0414h15
36:05C'est l'heure du crime
36:06sur RTL
36:07Dans l'heure du crime
36:14aujourd'hui,
36:15le meurtre
36:15d'Agathe Hilleret
36:16au printemps 2025
36:18dans la Vienne,
36:19cette joggeuse
36:1928 ans
36:20a été abordée,
36:21agressée et tuée
36:22à coups de poing
36:22par le violeur
36:23multirécidiviste
36:24Didier Laroche,
36:26il ne devrait pas
36:27échapper à une
36:28cinquième comparution
36:29en cours d'assises.
36:32Didier Laroche,
36:3360 ans,
36:34est écroué
36:34dans un lieu
36:35gardé secret
36:36afin d'éviter
36:37toute action
36:38violente contre lui.
36:40Lors de son passage
36:41devant le juge
36:41d'instruction de Poitiers,
36:43il avait dit
36:43regretter son geste
36:44et déplorer le fait
36:45de devoir retourner
36:47en prison.
36:47s'il est renvoyé
36:49devant une cour d'assises,
36:51il risquera
36:51sans doute
36:52la perpétuité.
36:55La famille
36:56d'Agathe Hilleret
36:57s'est tenue
36:58à l'écart
36:58des investigations
36:59et de la polémique
37:00sur le cas
37:01Didier Laroche,
37:01des proches
37:02qui veillaient
37:02sur leur fille
37:03et sont aujourd'hui
37:05encore enfermés
37:06dans leur chagrin.
37:07Pour moi,
37:08il faut que les élus
37:09sachent,
37:09on est capable
37:10de discrétion,
37:11il a purgé sa peine,
37:13il était en réinsertion,
37:15mais pour autant,
37:16peut-être que ça aurait
37:16facilité le travail
37:18des enquêteurs
37:18si je l'avais su.
37:21Les propos
37:22de la maire
37:22de Vivonne,
37:23Rose Marie Berthaud
37:24sur TF1
37:25en septembre 2025,
37:27et évidemment,
37:28on comprend bien
37:28que la maire
37:29de Vivonne
37:30de cette commune
37:31regrettait
37:31de ne pas avoir
37:32été mis au courant
37:33du palmarès
37:34entre guillemets
37:35judiciaire
37:36de cet homme
37:37de Didier Laroche
37:38et évidemment,
37:39c'est une affaire
37:40qui a beaucoup choqué.
37:41Christian Panvert,
37:42vous êtes avec nous
37:43dans l'heure du crime
37:43un mot là-dessus,
37:45c'est une affaire
37:45qui a énormément choqué
37:46et qui continue d'ailleurs
37:47à choquer cette région
37:49que vous connaissez bien.
37:50Vous êtes allé plusieurs fois
37:50à Vivonne.
37:52Oui,
37:52ça a été vraiment
37:53un tsunami.
37:54J'ai rencontré
37:54des femmes
37:55qui m'ont dit carrément
37:56qu'elles ne pouvaient
37:57plus faire de jogging
37:58depuis le mois d'avril.
37:59Elles avaient peur
38:00et même maintenant,
38:02elles ont du mal
38:03et je suis allé
38:04sur le chemin
38:04qu'empruntait Agathe
38:06et je n'ai croisé
38:07que des hommes
38:07qui couraient.
38:09Autre dommage
38:11collatéraux terrible,
38:12je vais vous faire
38:12cette confidence,
38:15les parents
38:15ont carrément démonté
38:17la sonnette
38:17de leur maison
38:18tellement ils ont été
38:19harcelés,
38:20à la fois bien sûr
38:20par des journalistes
38:21et curieux.
38:23Ils vivent maintenant
38:23les rideaux tirés,
38:25ils n'ont pas pris
38:25d'avocat,
38:27ils sont vraiment
38:28abasourdis.
38:30C'est ça,
38:30ils n'ont jamais témoigné
38:31Christian,
38:32ils n'ont jamais voulu
38:33se mettre en avant
38:34pour témoigner,
38:36ils sont restés
38:37vraiment dans la plus
38:38pure discrétion.
38:39Complètement
38:40et on écoutait
38:41tout à l'heure
38:42Madame Le Maire
38:42qui les connaît
38:44à peine
38:44et elle me faisait
38:45aussi cette confidence,
38:46la famille a demandé
38:46qu'aucun élu
38:47ne soit présent
38:48aux obsèques
38:48c'est comme si
38:50il voulait faire
38:52le déni
38:53de ce qui s'est passé.
38:55J'ai eu un oncle
38:56au téléphone
38:56qui ne souhaitait pas
38:57parler non plus
38:58et qui lui est partagé
38:59entre colère froide
39:02et interrogation
39:03avec beaucoup d'aissés
39:04et il est vraiment
39:04désespéré.
39:06Il m'a même dit
39:06vous savez
39:06j'aimerais vous parler
39:08pour que ce type de drame
39:09ne se reproduise pas.
39:11Bien sûr.
39:11Mais là je le cite
39:13il me dit
39:13mais que faire
39:14contre les détraqués ?
39:16Oui c'est que faire
39:16contre les détraqués
39:17on est totalement démuni
39:18on va dire
39:19depuis le début
39:19de cette émission
39:20on déplore évidemment
39:21ce genre de situation
39:22mais qui s'est produit
39:23d'ailleurs plusieurs fois
39:24un mot là-dessus
39:25général François Daoust
39:26vous nous aidez
39:27à mieux comprendre
39:28cette affaire
39:28je dis plusieurs fois
39:29parce que ce sont
39:30des joggeuses
39:31là c'est une joggeuse
39:31qui a été attaquée
39:32c'est pas la première
39:33ce sont des
39:35je suis désolé
39:36mais ce sont des
39:37victimes presque faciles
39:39pour ce genre de personnage.
39:40Hélas
39:40entre ceux qui préparent
39:42c'est-à-dire
39:43comme certainement
39:43M. Laroche
39:44qui a observé
39:46sa victime
39:47plusieurs fois
39:47qui s'est nourrie
39:48de son fantasme
39:50pour après
39:51aller l'agresser
39:52après avoir repéré
39:53des lieux
39:53etc.
39:54mais là
39:54c'est l'enquête
39:55et l'instruction
39:57qui le démontrera
39:58ou pas
39:59on a
40:00des victimes
40:01d'opportunités
40:02c'est-à-dire
40:03qu'elles faisaient
40:05un jogging
40:05et puis
40:06c'est la mauvaise rencontre
40:07toujours est-il
40:08qu'on sent bien
40:09qu'il y a
40:10un certain nombre
40:10de prédateurs
40:11qui vont eux aussi
40:13sauter sur l'occasion
40:15sans jeu de mots
40:15et agresser
40:17une personne fragile
40:18isolée
40:19isolée
40:20bien sûr
40:20oui c'est isolé
40:22loin de tout
40:22et qui permettra
40:23de passer à l'acte
40:24parce que c'est typique
40:25des agressions
40:25sans témoin
40:26hors de tout
40:27hors de
40:28évidemment
40:29de la vidéosurveillance
40:30etc.
40:31et de tout ce genre
40:32de moyens de contrôle
40:33qu'on a aujourd'hui
40:34général Daoust
40:36une question
40:37je l'ai dit
40:38cet homme
40:39Didier Laroche
40:40il n'a pas encore été interrogé
40:41par le juge d'instruction
40:43sur la longueur
40:44sur ce qui a pu se passer
40:46le fait est
40:47c'est que
40:47l'enquête continue
40:49quand même
40:49on croit que tout est bouclé
40:51
40:51ça y est c'est fait
40:52c'est lui
40:52etc.
40:53l'instruction n'est pas close
40:55ce n'est pas parce qu'on a
40:56l'auteur
40:57que ça s'arrête
40:58il faut continuer
40:59à travailler
41:00sur son environnement
41:01alors certes
41:01on a tout son passé
41:03déjà ça sera assez rapide
41:05mais il faut comprendre
41:06depuis qu'il est arrivé
41:07à Vivone
41:08qu'est-ce qu'il a fait
41:09quel était son emploi du temps
41:11et sa manière de vivre
41:13ses sorties
41:14la traçabilité de ses sorties
41:16comment il a fait
41:16jusqu'au moment
41:18de la rencontre
41:20en tout cas de l'agression
41:21et du meurtre d'Agathe
41:23oui c'est ça
41:23donc c'est un très long travail
41:25parce qu'il faudra arriver
41:26en cour d'assise
41:27avec un dossier complet
41:28et le juge d'instruction
41:30et bien va prendre
41:31tous ces éléments
41:32d'enquête
41:33pour interroger
41:34feuillet après feuillet
41:36procès-verbal
41:37après procès-verbal
41:37tout ce qui doit être fait
41:39et ça ça risque
41:40d'être encore long
41:40François Daoust
41:41oui ça peut durer
41:42encore une année
41:43ça se fait pas
41:44encore une année
41:44ça peut durer
41:45encore une année
41:46en fonction des éléments
41:47bien qu'il y ait
41:48beaucoup d'éléments
41:48qui soient déjà
41:49d'ores et déjà
41:50rassemblés
41:51Christian Panvers
41:52un petit mot encore
41:53avec vous
41:54vous nous avez parlé
41:55de cette famille
41:55qui est dans le deuil
41:56et qui est dans l'attente
41:58je pense que sur place
41:59aussi on attend
42:00on se demande
42:01ce qui va pouvoir advenir
42:02et qu'on attend
42:02peut-être un procès
42:04avec impatience
42:04le procès de cet homme
42:06oui je crois
42:07qu'on aimerait
42:08sur place
42:09à Vivonne
42:10comprendre
42:10même si
42:12effectivement
42:13on a senti aussi
42:14un certain soulagement
42:16parce que
42:16même s'il est
42:17résumé
42:18encore
42:19bon le fait
42:20qu'il n'y ait plus
42:21ce danger
42:22cette personne
42:23voilà ce danger
42:24dans la commune
42:25rassure quand même
42:26merci beaucoup
42:27Christian Panvers
42:28et général François Daoust
42:30d'avoir été aujourd'hui
42:31les invités
42:31de l'heure du crime
42:32merci à l'équipe
42:32de l'émission
42:33rédactrice en chef
42:34Justine Vignot
42:35préparation
42:36Marie Bossard
42:37Lisa Canales
42:37réalisation en direct
42:39Nicolas Godet
42:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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