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  • il y a 5 mois
Arnaud Martenat, président et cofondateur d’Olenbee, était l'invité de Frédéric Simottel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 30 septembre. Il s'est penché sur le changement des règles des tickets resto avec Olenbee et son partenariat avec Deliveroo, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech&Co, la quotidienne, la start-up.
00:05Chaque jour en France, 6 millions de personnes qui utilisent des tickets restaurants.
00:09Alors vous en avez peut-être, vous l'utilisez peut-être, on oublie sa carte,
00:14et puis tout d'un coup on dépasse le montant, il faut payer en deux fois,
00:17il y a beaucoup de problèmes autour de tout cela.
00:20Et c'est vrai que les acteurs, on a déjà un peu bougé, on n'est plus au ticket papier,
00:24on est passé à la carte, mais il y a quand même beaucoup de choses encore à faire.
00:27Et c'est de cette idée qu'est partie Arnaud Martenard, bonsoir.
00:31Arnaud, merci d'être avec nous, vous êtes président cofondateur d'Olenby,
00:35et vous avez lancé Olenby avec deux œufs à la fin, pour ceux qui vous recherchent,
00:39et vous avez lancé un ticket restaurant en rupture avec ce qui se fait, racontez-nous.
00:44Absolument, l'idée c'était de lancer effectivement une nouvelle solution,
00:48plus simple, plus vertueuse, plus juste aussi,
00:51puisqu'il y a quand même un certain nombre de problèmes sur ce marché.
00:53Et l'idée de base, c'était tout simplement d'essayer de supprimer l'ensemble des irritants du système.
00:59Aujourd'hui, il y en a quand même un certain nombre.
01:01Et donc, tout simplement, on a connecté le titre restaurant à la carte bancaire du salarié.
01:08Voilà, ce qui fait qu'en fait, il a directement le support dans sa poche, dans son portefeuille.
01:12Donc, on a pu avoir une deuxième carte, avec souvent un autre code, et tout ça.
01:17Et alors, comment ça s'est passé ? Est-ce que c'est un accord dont vous avez passé avec les banques ?
01:21Alors, on sait qu'aujourd'hui, on a ce qu'on appelle l'open banking,
01:23donc on peut récupérer les données beaucoup plus facilement.
01:27Très concrètement, comment est-ce que ça marche avec seulement certains établissements bancaires ?
01:31Racontez-nous.
01:32Alors, on utilise effectivement cette nouvelle technologie qui est l'open banking,
01:37qui permet de récupérer les intitulés des transactions bancaires des comptes individuels.
01:43C'est très utilisé aujourd'hui dans tout ce qui est paiement fragmenté,
01:46qui concerne à peu près 67% de la population française aujourd'hui.
01:49Donc, c'est quand même assez répandu.
01:51Et on a exploité tout simplement ces intitulés de transactions.
01:55On a développé des couches et des algorithmes supportés par de l'IA assez puissantes
01:58pour pouvoir identifier le commerçant qui est derrière chaque transaction.
02:02Le commerçant est à la fois le produit, parce qu'on sait qu'avec les tickets,
02:05on en parle suffisamment en ce moment avec l'histoire du pouvoir d'achat,
02:09que le ticket restaurant, plus papier mais en carte, on ne peut pas tout acheter.
02:14On ne peut pas prendre d'alcool, on ne peut pas prendre certains produits.
02:16Et là, vous êtes capable d'identifier ça ?
02:18Alors, on ne descend pas jusqu'au niveau du produit,
02:20ce qu'on ne peut pas non plus faire avec une carte restaurant.
02:22Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, vous avez des supermarchés
02:24qui font de l'identification de produits.
02:27Mais encore une fois, c'est une charte, ce n'est pas la réglementation,
02:29c'est une charte qui a été imposée par un groupement de concurrents.
02:33Voilà, un petit peu pour calmer les restaurateurs à l'époque
02:37où ils ont intégré dans les réseaux la grande distribution.
02:40Néanmoins, nous, on fonctionne sur un autre principe.
02:42Oui, parce qu'au départ, c'était uniquement dans les restaurants.
02:44Puis, peu à peu, on a commencé à dire,
02:45on peut aller acheter sa petite baguette, ses tronches de jambon.
02:47Il y a un problème de pouvoir d'achat aujourd'hui qui est assez présent.
02:50Le fait que les gens ne déjeunent plus forcément au restaurant tous les jours,
02:53ça coûte de plus en plus cher.
02:54Et donc, l'objectif, c'était effectivement d'étendre le réseau
02:57à l'achat de produits de base pour pouvoir préparer son repas.
03:00Et alors, vous, vous êtes même allé plus loin, Arnaud Martenal, avec Ollenby.
03:04Vous avez signé avec Deliveroo, c'est ça ?
03:06Alors, exactement.
03:06Racontez-nous un peu l'origine de ce partenariat.
03:09Absolument.
03:10On a commencé il y a très peu de temps.
03:12Donc, on a commencé à commercialiser au mois de mai.
03:15Vous êtes tous des anciens de Sodexo, c'est ça ?
03:17Absolument.
03:17Nous sommes quatre anciens fondateurs.
03:19Vous étiez quand même bien dans le circuit depuis un bon moment.
03:22Vous aviez vu un peu les irritants de tout ça.
03:24On a une certaine expertise.
03:25Et effectivement, on a travaillé à la base sur les irritants.
03:27Un des irritants, c'était effectivement sur les plateformes de mise en relation,
03:31comme Deliveroo.
03:33Et donc, on a approché Deliveroo pour discuter avec eux,
03:35leur expliquer la simplicité du système,
03:36puisqu'aujourd'hui, un bénéficiaire de titre restaurant Ollenby
03:39va payer directement avec sa carte bancaire.
03:42Donc, c'est ce qui se passe tous les jours
03:43pour des millions de consommateurs sur la plateforme Deliveroo.
03:46Et j'imagine que ça va être plutôt bien accueilli par les clients ?
03:49En fait, ils ont bien évidemment regardé comment fonctionnait la solution.
03:52et on voit bien la disparition de tous les irritants,
03:56et notamment celui de « je prépare ma commande »,
03:58« j'arrive au moment de payer »,
04:00et là, je m'aperçois que soit le commerçant n'accède pas les titres restaurant,
04:04soit je dois compléter avec ma carte bancaire.
04:06Donc, ça devient tout de suite un petit peu plus compliqué.
04:08Et en fait, Deliveroo, en signant ce partenariat avec nous,
04:12va être la première plateforme qui va proposer une solution sans irritant,
04:16une expérience client qui va vraiment être, on va dire, simplifiée.
04:19Et en plus de ça, pour les 35 000 marchands, restaurants, commerçants de la plateforme,
04:27aucune opération va gérer.
04:28Oui, parce que ce qu'il faut dire, c'est que quand vous parlez des irritants,
04:32il y a les irritants côté utilisateur, j'en ai parlé tout à l'heure,
04:35voilà, on ne peut pas tout payer, il faut payer en deux fois,
04:37on a dépassé le plafond, etc.
04:39Mais il y a les irritants côté commerçant,
04:41qui ne pouvaient pas accepter tous les achats,
04:44ensuite devaient se faire rembourser,
04:46enfin, il y avait tout un circuit.
04:48Et donc, vous, grâce à votre technologie et la technologie d'A&B,
04:51vous fluidifiez à la fois ces parcours clients et ce parcours aussi commerçant.
04:57On s'est fortement concentrés sur les commerçants,
04:58parce que depuis la création du système,
05:00c'est un peu le parent pauvre du système en lui-même.
05:04Ils ont des délais de remboursement qui sont extrêmement longs,
05:06des taux de commission appliqués par les émetteurs qui sont extrêmement élevés.
05:11Nous, on a essayé de simplifier, tout simplement,
05:13en leur apportant un moyen de paiement qui existe déjà, la carte bancaire.
05:16Donc, c'est tout simplement un paiement en carte bancaire.
05:19Nous, on va gérer, effectivement, toute la partie d'identification des transactions
05:22et on va rembourser le bénéficiaire, donc le salarié.
05:27Et donc, tout simplement, le restaurateur, pour lui, c'est un paiement classique.
05:30Bien évidemment, dans la mesure où il n'a plus rien à faire,
05:32qu'il n'a plus de délai de paiement,
05:34qu'on va prendre des commissions qui sont largement inférieures
05:36à ce qui est pratiqué aujourd'hui sur le marché,
05:37puisqu'on a un nouveau modèle qu'on applique,
05:39eh bien, la contrepartie, c'est qu'effectivement,
05:42on va signer un contrat avec eux
05:44pour pouvoir aussi nous vivre
05:46et leur donner un certain nombre d'informations
05:48sur la consommation qui est réalisée.
05:50Là, aujourd'hui, de ce que vous racontez, je comprends un peu mieux.
05:52J'avais vu un article où vous parliez...
05:53Alors, bousculer un cartel, c'est peut-être un peu fort,
05:56parce que ce n'est quand même pas la mafia,
05:57les Eden Red, Hubkop, enfin, tous ces gens.
06:00Et ça permet à tous les salariés
06:03quand même d'avoir un modèle un peu plus simple
06:05pour déjeuner à midi.
06:07Mais est-ce que ça veut dire que
06:09vous allez vraiment être concurrent de tous ces modèles-là
06:13ou est-ce qu'en marque blanche,
06:15vous pourriez leur proposer
06:16d'utiliser ce type de service
06:19où vraiment l'idée, c'est...
06:21Non, nous, on vient d'ouvrir un nouveau couloir de nage
06:25et on va foncer et arriver premier.
06:28Et on espère arriver premier.
06:29L'objectif, c'est une offre davantage salariée.
06:32Donc, on démarre effectivement avec l'outil de restaurant,
06:34on embarque des sociétés comme Delivoo,
06:38comme tous les marchands, en fait,
06:39qui vont tout simplement constituer le réseau.
06:41Mais bien évidemment, dans nos plans,
06:43on a l'intention de développer d'autres services
06:45comme les titres cadeaux.
06:47Oui, j'imagine les chèques cadeaux, le cashback,
06:49il n'y a pas mal de...
06:50Alors absolument, on a la partie service
06:52qui va être le cadeau, les subventions vacances,
06:55télétravail, CESU et autres.
06:57Et donc, vous venez carrément jouer maintenant...
07:00On parle de ce service-là,
07:01mais la plateforme des avantages salariés.
07:06Je cherchais un peu le terme.
07:07Parce qu'en fait, quand on identifie une transaction,
07:09on identifie toutes les transactions.
07:12C'est-à-dire que si c'est un commerçant dans la restauration,
07:14on va pouvoir le rattacher à un paiement titre restaurant
07:17s'il est éligible.
07:18Mais si, par exemple, on est sur du titre cadeau,
07:20on va se retrouver effectivement sur un autre type de réseau,
07:23de retail, qui sera lié au cadeau.
07:25Et donc, tout simplement, par identification,
07:27on pourra rembourser ce qui sera clairement attribué
07:30à chaque type de subvention.
07:31De ce que l'on comprend, Arnaud Martena,
07:33donc vous avez le produit bien prêt,
07:35vous avez des utilisateurs, etc.
07:36Comment convaincre ?
07:37Parce que maintenant, le but, c'est de convaincre les entreprises
07:39de dire, écoutez, mettez quelques noms que j'ai cités de côté
07:43et passez par nous.
07:44Ça va être ça, votre challenge, aujourd'hui ?
07:46On apporte un certain nombre d'avantages.
07:48Parce que les grandes entreprises sont pratiquement toutes équipées.
07:51Oui, une grande partie du marché est équipée,
07:54même s'il reste encore beaucoup de potentiel en France.
07:56Nous, on a des ambitions qui sont à la hauteur
07:59de ce qu'on fait aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on vient de démarrer.
08:01On démarre effectivement sur les TPE et les PME.
08:04On a eu la très bonne surprise d'avoir pas mal de demandes
08:06de grands groupes, donc on est effectivement sur des appels d'offres.
08:09C'est les contrats qui se signent combien de temps, en général ?
08:11Alors, sur la TPE, on va être sur du contrat,
08:14c'est quasiment du bon de commande, c'est-à-dire que c'est du mois à mois.
08:17Par contre, si vous êtes sur une grande entreprise,
08:18effectivement, on va être sur le cadre d'un appel d'offres,
08:21on va aller de deux à trois ans, en moyenne.
08:23Donc, c'est là où vous allez jouer ?
08:26On va jouer nos cartes avec nos avantages,
08:27et notamment le fait que, tout simplement,
08:29il n'y a plus de production de papier ni de plastique,
08:32il n'y a pas de transport.
08:33Donc, déjà, on apporte un alignement un petit peu plus RSE
08:35pour les entreprises, parce que les cartes restaurant,
08:37elles ne sont pas livrées qu'en camion, pour être très clair.
08:39C'est déjà pas terrible.
08:41Ensuite, il y a une mise en place qui est beaucoup plus simple,
08:44puisque le salarié a le support, entre guillemets,
08:47déjà dans sa poche.
08:48Donc, il n'y a pas besoin de le distribuer,
08:50il n'y a pas besoin de l'activer,
08:51il n'y a aucune intégration technique,
08:52il n'y a rien à faire.
08:53Et puis, en général, la carte bancaire,
08:55on pourra l'avoir, évidemment, si c'est sur la carte bancaire,
08:57on peut l'avoir, bien entendu, une fois qu'on a mis sur un téléphone.
09:00D'un point de vue financement, vous en êtes où ?
09:03On a démarré, donc, cette année,
09:05avec une levée de 2 millions d'euros,
09:07ce qui nous permet, effectivement...
09:08Oui, parce qu'elle est lancée en mai dernier,
09:10je ne sais pas si on l'a dit, mais...
09:11Alors, commercialement, on l'a lancée en mai,
09:12mais on a lancé la société en septembre 2024,
09:14parce qu'on a eu pas mal d'activités de recherche et développement,
09:16notamment sur les algorithmes d'identification
09:18pour les transactions.
09:20Et aujourd'hui, on démarre notre tour de levée
09:22pour 4 à 5 millions d'euros.
09:23Et juste un dernier mot,
09:25là, c'est ma méconnaissance un peu de ce secteur,
09:27au niveau international,
09:28il y a beaucoup de...
09:29Enfin, ces cartes-là sont très présentes ?
09:31Il y a des belles opportunités, absolument.
09:34Une des conditions, effectivement,
09:35c'est l'accès à l'open banking,
09:38mais qui commence à être de plus en plus répandu
09:40et qui est déjà présent sur les marchés essentiels
09:42du titre restaurant, notamment,
09:45voire d'autres marchés.
09:46Eh bien, Arnaud Martellat,
09:47merci d'être venu par les présidents
09:49et cofondateurs d'Olenby,
09:50avec deux E à la fin,
09:51voilà, le futur du ticket restaurant.
09:53On se souviendra peut-être,
09:54en deux ans, trois ans,
09:55quand on aura notre carte Olenby
09:56sur notre téléphone
09:57que l'on vous a reçue ici à Tech&Co.
09:59Merci de nous avoir fait le plaisir
10:01de passer sur ce plateau.
10:02Merci.
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