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  • il y a 21 minutes
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00faire Epstein en France avec tout d'abord ses photos absolument édifiantes.
00:06Je sais à lui, Lisse Gosset et Anne-Élisabeth Moutet.
00:08Bonsoir Anne-Élisabeth.
00:10Le temps que vous remontiez votre petite chaise, je vous laisse vous installer.
00:14Nous allons commencer, Ulysse, avec ces photos que le service de police de justice de BFMTV a pu récupérer.
00:22En fait, c'est un album photographique qui est tiré de la perquisition qui a eu lieu au domicile parisien
00:26d'Epstein,
00:27Avenue Foch, ce fameux appartement dans le cadre de l'enquête sur Jean-Luc Brunel.
00:31Alors, qu'est-ce qu'on y voit ?
00:33Eh bien, on y voit 300 photos.
00:35Un premier constat, l'omniprésence de photos de femmes nues.
00:39Lorsqu'on parcourt l'album, en fait, on est frappé par le nombre de cadres de photos qu'il y
00:43a chez Epstein,
00:44qu'il avait installé chez lui, des femmes jeunes dont une bonne partie sont nues, d'ailleurs, sur les photos.
00:50Sur les 150 cadres disposés chez lui, 98 sont des photos de femmes, 65 sont nues.
00:56Il y en a dans les toilettes, il y en a dans les placards, entreposés à même le sol,
01:01comme s'il gardait l'opportunité de changer sa décoration particulière régulièrement.
01:06On en voit dans les salles de massage, dans la salle de sport,
01:09et certaines chambres à coucher sont couvertes aussi de photos de femmes nues.
01:13Sur certains de ces clichés, certaines femmes apparaissent à visage découvert,
01:16parfois dans une pose lascive, et d'autres sont en revanche des gros plans de parties intimes.
01:21La répartition de photos est très intéressante, parce qu'elle donne une indication de la façon dont il organisait sa
01:27vie.
01:28Dans les entrées et les salles où il accueillait du public, Ulysse Gossé,
01:32il n'y a pas de photos de personnalités, des VIP qui l'accueillaient dans cet appartement,
01:40Michael Jackson, Woody Allen, ou encore Mick Jagger.
01:45Il compartimentait les deux, en fait.
01:46Il l'organisait les deux, et il faisait en sorte que ces deux mondes ne se croisent pas forcément, Ulysse
01:50Gossé.
01:51Oui, et dans les personnalités, vous avez oublié Bill Clinton et Donald Trump.
01:55Mais effectivement, l'appartement somptueux, 700 mètres carrés, était divisé en deux parties, très clairement.
02:01Il y avait la partie publique pour les réceptions, pour les VIP, où il y avait donc ces photos,
02:06et même une photo du pape Jean-Paul II recevant Jeffrey Epstein, c'est peu dire.
02:09Et puis il y avait l'autre partie, avec des couloirs effectivement,
02:14avec ces photos de jeunes femmes nues qui menaient aux chambres à coucher et à la salle de massage.
02:20Donc vraiment, l'appartement était disposé de façon à montrer ce qu'il fallait montrer aux visiteurs de marque,
02:26et pas le reste qui était réservé à certains invités.
02:29Ce qu'il faut rappeler, c'est que ces photos datent de 2019.
02:35La perquisition a eu lieu en septembre 2019.
02:39Il faut rappeler que Epstein s'est suicidé, ou en tout cas est mort dans sa cellule, en août 2019.
02:44Donc c'est le mois suivant que la police française, et en particulier le CVRP,
02:50c'est-à-dire l'Office central pour la répression des violences par personne,
02:55a pu pénétrer dans l'appartement et a pris tous ces clichés pour documenter,
03:00dans le cadre, non pas d'une enquête contre Epstein,
03:03mais contre le directeur de l'agence de mannequins, Jean-Luc Brunel,
03:07qui avait lui aussi été arrêté, impliqué dans une enquête,
03:12et qui s'est suicidé dans sa prison à Paris.
03:15Jean-Luc Brunel qui servait visiblement de rabatteur
03:18avec son agence de mannequins pour Jeffrey Epstein.
03:21Donc c'est dans ce contexte-là que ces photos ont été prises.
03:24Jusqu'à présent, elles n'étaient pas publiques.
03:26Elles n'ont été rendues publiques que grâce aux enquêteurs de BFM TV,
03:29aux journalistes qui ont réussi à les obtenir.
03:32Et elles révèlent en fait le caractère très particulier d'Epstein.
03:36Il y a un cabinet de curiosité, par exemple.
03:38Vous savez, il était fan de taxidermie.
03:40Donc il y a des animaux empaillés, il y a un éléphant, il y a des squelettes, etc.
03:45C'est assez inhabituel, bien sûr.
03:48Il y a un crâne humain aussi, visiblement.
03:50Dans la partie salle de massage et plus privée,
03:53il y a effectivement un crâne humain et des coupes de cerveau qui sont exposées.
04:00Donc on voit qu'il y a à la fois un mélange de photos, entre guillemets,
04:03VIP, pour donner le sentiment de toute puissance
04:07et d'un réseau extrêmement étendu à travers le monde,
04:11donc de Clinton à Trump en s'envoie le pape.
04:12Et puis de l'autre, il y a le caractère du prédateur sexuel
04:16qui surgit avec toutes ces photos de jeunes femmes,
04:19dont là les photos ont été évidemment floutées.
04:22Mais quand elles arrivaient dans cet appartement,
04:24et on ne sait pas combien sont passées par là,
04:26mais évidemment elles voyaient toutes ces photos.
04:29On ne sait pas combien sont passées par là.
04:30On sait qu'il a fait au moins plus d'une centaine de voyages en France.
04:35C'était vraiment l'une de ses destinations privilégiées.
04:40Anne-Elisabeth, qu'est-ce que nous enseignent,
04:43qu'est-ce que ces photos illustrent selon vous de cette affaire ?
04:46La dimension sordide évidemment, mais pas que ?
04:50Si on n'était pas capable de voir la dimension sordide avant,
04:54vraiment c'est qu'on ne voulait pas regarder,
04:55parce que tout le monde a décrit la maison de Manhattan
04:57qui était décorée dans ce genre-là aussi.
04:59Alors vous avez raison, c'est ce que disent aussi
05:01les services de police justice de BFMTV,
05:04c'est que dans l'appartement de New York,
05:06il y a la même répartition des photos.
05:10Enfin répartition, oui, absolument.
05:12Enfin je veux dire organisation.
05:13Il y a cet étage, il y a des escaliers,
05:15il y a des couloirs, des pièces de réception,
05:18des pièces étranges dans l'entrée.
05:19Il y a à la fois des photographies avec des personnalités
05:22et toute une collection d'yeux.
05:24Alors ce sont des yeux pour les gens qui ont perdu un œil
05:30et qui se font faire un œil qui mimique l'autre, le vrai,
05:34enfin s'il en reste un.
05:35Alors c'est très étonnant ce qu'on ait regardé par ses yeux
05:39et tout le monde a parlé de ça, a dit,
05:41il y avait tout de même aussi une pensée un peu bizarre,
05:43il y avait des choses étranges.
05:45Mais dans toute la maison, c'est comme ça,
05:47avec des photos qui sont, on va dire, entre guillemets, artistiques.
05:52N'oublions pas...
05:53Ça c'est New York, précisément.
05:55Voilà, justement.
05:55Et n'oublions pas que dans les années 70-80,
05:58il y a un très grand photographe qui s'appelait Robert Mapplethorpe.
06:01Très grand photographe, oui.
06:03Et qui a pris des centaines de photos,
06:06probablement des milliers avec les planches contact,
06:08de photographies qui étaient, on pouvait dire,
06:11érotiques si on trouvait ça formidable,
06:12ou pornographiques si on était contre.
06:14Et je trouve que ce sont des très belles photos.
06:16C'était exactement le même genre.
06:18Et c'était des hommes, simplement,
06:19parce qu'ils préféraient les hommes.
06:20Mais ça correspond aussi à une période
06:23où ces choses-là ne nous choquaient pas.
06:25Je dirais même que j'ai eu l'occasion d'interviewer
06:28l'écrivain Gérard de Villiers,
06:30qui lui aussi habitait à Venue Foch.
06:31Et il n'y avait pas des photos de femmes nues partout,
06:35mais il y avait des sculptures de femmes nues,
06:36y compris une qui tenait une Kalashnikov entre ses jambes
06:38et qui ne portait rien d'autre, si je puis dire.
06:41À part une Kalashnikov.
06:42À part une Kalashnikov.
06:43Et on a l'impression qu'il y a cette espèce de dévoiement
06:48d'une sorte d'esthétique, genre le Playboy magazine,
06:50qui était commune à des gens avec des obsessions
06:54plus ou moins marquées.
06:55Mais il n'y a rien d'illégal dans tout ça.
06:57Vous avez raison de le dire, d'Ilan Slama.
06:59Ce qu'il faut rappeler...
07:00C'est bien, mais ça existait.
07:02Et qu'à l'époque, ça choquait beaucoup moins.
07:04Mais forcément, ça illustre tout ce qu'on entend
07:08depuis des semaines sur la manière de fonctionner
07:11de Jeffrey Epstein.
07:11Ce fameux appartement où il a tant reçu.
07:15Et ça pose effectivement cette question
07:16que soulevait Ulysse Gosset.
07:18Combien de femmes ont pu passer dans cet appartement ?
07:21Et qu'est-ce qu'il a pu se passer ?
07:22La grande frustration qu'on peut tout savoir,
07:25c'est la mort de M. Epstein.
07:27Parce qu'en vérité, il aurait eu sans doute
07:29beaucoup de choses à dire.
07:30Alors, est-ce qu'il aurait voulu parler ?
07:31On ne le sait pas.
07:32Mais même s'il n'avait pas voulu parler,
07:33peut-être que des expertises psychologiques
07:35auraient été intéressantes.
07:36Peut-être que des expertises psychiatriques
07:37auraient été intéressantes.
07:38Et au-delà de ça, au-delà de son possible témoignage,
07:41parce qu'il aurait pu aussi se mûrer dans le silence,
07:43ce qui va manquer, je pense, à mon avis,
07:45dans ce dossier, et pour l'histoire,
07:47c'est un procès.
07:47C'est un procès, si vous voulez,
07:49qui aurait permis, sur le temps long,
07:50d'entendre les uns, d'entendre les autres.
07:53Et vous savez, très souvent, le procès,
07:54on l'a vu avec des procès d'ampleur en France,
07:56qui durent parfois plusieurs semaines
07:57ou plusieurs mois,
07:58permettent de faire émerger une parole,
08:00permettent la manifestation de la vérité,
08:01et permettent, on le sait parfois,
08:03d'écrire l'histoire.
08:04On le voit avec certains procès,
08:05encore une fois,
08:06je ne vais pas parler forcément de Nuremberg ou autre,
08:08mais il y a certains grands procès
08:09qui ont permis de comprendre beaucoup de choses.
08:11On l'a vu encore récemment avec Mme Pellicot.
08:12Mais là, par exemple,
08:13le dossier d'instruction,
08:14en ce qui concerne Jean-Luc Brunel,
08:16la justice française a annoncé
08:17qu'elle allait tout reprendre à zéro.
08:19Est-ce que ces photos peuvent servir à quelque chose ?
08:21Elles pourront servir.
08:22Les magistrats instructeurs,
08:23je leur souhaite du courage,
08:24parce que c'est une instruction
08:25qui pourrait durer des années et des années.
08:27Je pense qu'il faudra plus d'un juge d'instruction.
08:29Et je pense que pour que ça soit utile,
08:31il faut trouver un moment
08:32quelqu'un à mettre sur le banc des accusés.
08:33Parce que si on ne trouve personne
08:34à mettre sur le banc des accusés,
08:35il n'y aura pas de procès.
08:36Donc, je veux bien que pour la beauté du geste,
08:38on fasse des investigations,
08:39mais je pense que la beauté du geste,
08:41elle s'arrêtera,
08:42excusez-moi de le dire,
08:43mais une fois que peut-être
08:44le soufflé médiatique sera redescendu,
08:46le risque, c'est que ça puisse devenir
08:47potentiellement un cold case
08:48qui irait noircir
08:50ou tomber dans un placard à un archive.
08:52Mais ces photos vont peut-être aussi
08:53susciter des témoignages.
08:55Oui.
08:55Alors, il y a deux types de témoins,
08:57entre guillemets,
08:58parmi ces jeunes femmes,
08:59celles qui ont été abusées, violées, etc.,
09:01qui veulent témoigner,
09:03même si Epstein est mort
09:04et si également
09:06le directeur de l'agence de mannequins
09:07lui-même aussi est mort,
09:09mais témoigner pour l'histoire,
09:11comme vous dites,
09:11mais aussi pour que ça se sache.
09:13Et puis, il y en a d'autres
09:14qui vont refuser de le faire
09:15parce qu'elles ne veulent pas
09:16que tout ça remonte à la surface.
09:18Oui, il faut avoir envie
09:18d'être replongées dans cette réalité.
09:19Mais on a quand même...
09:20Quand on voit toutes ces photos
09:21et cette perquisition qui a eu lieu
09:24sur plusieurs jours,
09:25que sont devenues
09:26toutes ces jeunes femmes ?
09:27Est-ce qu'elles sont toujours vivantes ?
09:29Qui sont-elles ?
09:30Qui sont-elles ?
09:31Sont-elles des victimes ?
09:32Excuse-moi, je pose la question.
09:33Sont-elles des victimes ?
09:34Non, mais il y a quand même
09:35un énorme point d'interrogation.
09:36Vous savez que les Américains
09:37disent qu'il y a environ
09:39mille jeunes femmes
09:40qui sont passées à travers
09:41les griffes du réseau Epstein.
09:43Combien, dans cet appartement
09:45de l'avenue Foch
09:46ou dans la résidence
09:47qu'il avait également
09:48sur la côte d'Azur ?
09:49C'est la question qui est posée.
09:51Et donc, avec ces photos
09:51et avec cette enquête,
09:52si les enquêteurs reprennent tout,
09:54ils ont peut-être,
09:55dans leurs notes,
09:56à l'époque,
09:56trouver des éléments
09:57qui pourraient éclairer
09:58ces millions de documents
09:59qui continuent à sortir
10:00tous les jours.
10:02En fait, il y a plusieurs questions
10:03qui se posent.
10:03Effectivement,
10:04la détention de ces photos
10:05en elle-même n'est pas illégale
10:07s'il n'y a pas d'autres facteurs
10:08qui y sont associés.
10:09Ce qu'on constate,
10:09c'est qu'il y a une scénographie
10:10qui est organisée
10:10chez Jeffrey Epstein.
10:12Dans l'entrée,
10:12il y avait la volonté
10:13de montrer sa puissance,
10:14ses connexions, son réseau,
10:15sans doute de rassurer
10:16ses interlocuteurs
10:17quant à son statut,
10:18même si les personnes
10:19qui sont sur le photo
10:19n'étaient pas nécessairement
10:20au courant du fait
10:21qu'elles trônaient comme ça
10:21pour convaincre d'autres personnes.
10:23Et après, les photos,
10:24ça peut avoir
10:25plusieurs significations.
10:27Soit les photos ont été prises
10:28de manière consentie,
10:29auquel cas,
10:29il n'y a pas de sujet,
10:30en tout cas sur le plan légal,
10:32soit elles n'ont pas été prises
10:33de manière consentie.
10:34Et si elles ont été prises,
10:37il y a aussi le sujet
10:38de l'âge des personnes
10:39qui ont été prises en photo.
10:40Si elles sont mineures,
10:41il y a un autre sujet
10:41en termes d'illégalité.
10:42Donc tout ça,
10:43ça constitue possiblement
10:44une infraction
10:44en fonction de qui est prise en photo.
10:46Par ailleurs,
10:47pour moi,
10:48ce que ça illustre,
10:49c'est aussi la question
10:51de la considération des femmes.
10:53Il y a une citation
10:53de Jeffrey Epstein
10:54qui est très très connue
10:55quand il parle des femmes.
10:55Il dit que les femmes,
10:56c'est comme les crevettes.
10:58Ce qui est intéressant,
10:58c'est le corps,
10:59la tête, il faut la jeter.
11:00Or, il y a plusieurs photos
11:01qui ne montrent
11:01que des corps de femmes sans tête.
11:03Donc pour moi,
11:03ça vient illustrer
11:04que vraiment,
11:05une démarche,
11:06en tout cas à proprement parler,
11:07illégale dans la place.
11:08Et cet album illustre aussi
11:09les deux facettes
11:10de cette affaire,
11:12c'est-à-dire
11:13le volet tout puissant,
11:16affaire,
11:17business,
11:19politique,
11:19finance,
11:20et le volet sexuel,
11:24jeune fille.
11:25Tout cela illustré
11:26dans ce même album photographique,
11:29dans ses 300 photos,
11:30Anne-Élisabeth Moutet.
11:31C'est pour ça que c'est...
11:32C'est un tout.
11:33Oui.
11:33C'est un tout.
11:34Nous, on fait la part des choses
11:37parce qu'en réalité,
11:38on va dans des directions différentes
11:41suivant qu'on suit le scandale
11:42d'abus sexuels,
11:44de viol,
11:44etc.,
11:45ou bien le scandale
11:48du trafic d'influence.
11:50Mais pour lui,
11:51c'était l'ensemble de sa vie,
11:53son intérêt,
11:54ce qu'il faisait,
11:54etc.,
11:55avec une part d'une manière obsessive,
11:58je crois dans les deux cas,
11:59d'ailleurs,
12:00et puis avec des résultats évidents
12:02puisque le pape Jean-Paul II,
12:07on se demande comment c'est arrivé,
12:08mais c'est arrivé.
12:09Donc ça,
12:09c'est vraiment surprenant.
12:11Qu'est-ce qu'ils vont faire précisément
12:13les enquêteurs de ces photos ?
12:15Ils vont identifier les femmes
12:17qui se trouvent sur ces photos ?
12:18Ils vont essayer de les rappeler ?
12:20Essayer de savoir
12:21si elles ont des choses à dire ?
12:23Là, vraiment,
12:23ça va devenir un outil de travail ?
12:25Bien sûr.
12:25Ils vont essayer de les identifier,
12:27de les appeler,
12:28peut-être faire des appels à témoins.
12:29Il faut les retrouver,
12:30il faut qu'elles aient des choses à dire.
12:32Encore une fois,
12:32je le redis,
12:33parce que c'est important,
12:34il faut que ça soit des victimes.
12:35Bien sûr, bien sûr.
12:35Rien n'indique que ces femmes
12:37aient été forcées.
12:38Il y en a un certain nombre,
12:39on a vu des photos
12:39qui avaient l'air de regarder l'objectif,
12:42donc elles étaient peut-être
12:42au courant de ce qui se passait.
12:44Donc il faudrait les retrouver,
12:45il faudrait que ce soit des victimes
12:47et il faudrait qu'elles mettent en cause
12:48quelqu'un qui ne soit pas mort.
12:50Donc c'est un travail colossal
12:51qui commence en fait.
12:52Donc c'est un travail colossal
12:52et il y a tout un tas de conditions
12:54qui doivent être remplies.
12:55Donc je l'ai dit,
12:55les retrouver,
12:56établir que ce sont des victimes,
12:58qu'elles mettent en cause
12:58quelqu'un de vivant
12:59et quatrième étape indispensable,
13:01que cette personne vivante
13:02puisse être sérieusement mise en cause.
13:03Parce que 10 ans, 15 ans,
13:0520 ans après,
13:06mettre en cause une personne
13:06sur la base d'une déclaration
13:08peut-être un peu nécessairement imprécise
13:11parce que c'est 20 ans après d'une personne,
13:13ça va être très difficile
13:14de les mettre en cause.
13:14Donc moi, le possible procès,
13:16on va dire,
13:17gros procès, monstre,
13:19pieuvre, Epstein
13:19qui pourrait rassembler
13:20l'ensemble de ces photos,
13:22je n'y crois pas
13:23pour les décennies à venir.
13:24Je veux juste préciser une petite chose,
13:25ce n'est pas parce qu'on regarde
13:26l'objectif d'une photo
13:27qu'on a envie que sa photo
13:27se retrouve affichée
13:28et soit rendue publique
13:29sur le mur d'un appartement.
13:31Alors, rendue publique
13:32sur le mur d'un appartement,
13:33c'est un oxymore.
13:33Ce n'est pas public
13:34si c'est dans le mur d'un appartement.
13:35En tout cas,
13:35qu'elle soit diffusée
13:37en dehors de la relation de conscience
13:38qu'on a fait affaire avec quelqu'un.
13:39Effectivement, c'est un lieu privé.
13:41Est-ce qu'on sait
13:41ce que devient cet appartement ?
13:43Est-ce que quelqu'un l'occupe ?
13:44Est-ce qu'il est réquisitionné
13:45par la police ?
13:46On a des informations ?
13:47De toute façon,
13:48il fait partie de l'héritage
13:49de Jeffrey Epstein.
13:51Alors, il devait aller
13:52à sa dernière amie
13:53qui est de Belarus,
13:55qu'on n'a pas retrouvée,
13:57qui a géré sa vie
13:58dans les dix dernières années
14:00de sa vie,
14:01à qui il a légué
14:02l'essentiel de sa fortune.
14:03Mais qu'est-ce qui va rester
14:04de cette fortune
14:05après les dommages et intérêts ?
14:06Ça aussi, la question se pose.
14:08Parce que si l'appartement
14:10est vendu,
14:10tout comme la maison
14:11de New York a été vendue,
14:14et le ranch El Zorro
14:16dans le Nouveau-Mexique aussi,
14:18tout ça, ça va aller
14:19pour payer les dommages et intérêts,
14:24compenser les victimes, etc.
14:25Donc ça, c'est vraiment...
14:27Tout ça est encore ouvert.
14:29Et dans le cas de l'appartement
14:31de Paris, apparemment,
14:32il n'a pas été encore réoccupé
14:35par quelqu'un d'autre,
14:36alors que par exemple
14:36au Nouveau-Mexique
14:37ou à New York,
14:38il y a déjà des gens dedans.
14:39Ce qui veut dire
14:40qu'un certain nombre
14:41de preuves ont disparu
14:45sans qu'on puisse faire grand-chose
14:46et pas spécialement
14:47par malveillance,
14:48mais parce que si vous achetez
14:49une maison,
14:50à un moment,
14:51vous allez la redécorer,
14:52débarrasser les choses
14:53qui sont dedans.
14:54Et Guylaine Maxwell
14:54n'a hérité de rien ?
14:55Guylaine Maxwell
14:57aurait hérité de quelque chose,
14:58mais comme elle est en prison,
15:00je ne sais pas...
15:00Oui, mais elle qui a joué
15:01quand même un rôle...
15:03Elle est sûrement dans le testament
15:05et en tout honnêteté,
15:06je ne m'en souviens pas.
15:07Il y a une chose
15:07qu'il faut dire tout de même,
15:08c'est que tous les gens
15:10qui rencontrent Jeffrey Epstein
15:11sur 30 ans
15:13disent toujours la même chose.
15:14Il a de nombreuses
15:16jeunes assistantes
15:17qui n'ont rien à voir
15:18avec les filles
15:19qui font partie
15:20de sa vie sexuelle
15:21et qui sont intelligentes,
15:23compétentes,
15:25qui le suivent,
15:26qui organisent sa vie,
15:27pas en chef,
15:29mais il était toujours...
15:30Tout le monde remarque ça,
15:31c'est que ces filles
15:32sont à la fois élégantes
15:33et visiblement,
15:34elles savent leur métier.
15:35Qu'est-ce qu'elles sont devenues ?
15:36Est-ce qu'elles ont été nommées ?
15:38On est en train de parler
15:39de probablement
15:40plusieurs dizaines
15:41de jeunes femmes
15:41qui ont un rôle
15:42entièrement différent
15:43et elles,
15:44elles savent beaucoup de choses.
15:45Et c'est elles
15:46que l'on aurait envie
15:48d'entendre aujourd'hui.
15:50Parlons de ce qui se passe,
15:51Ulysse Gosset,
15:52parce qu'il y a des photos
15:53qui font mal quand même.
15:54On a vu une photo
15:55de Donald Trump
15:56aux côtés de Jeffrey Steen
15:57encore une fois
15:57dans cet album photographique.
15:59Une de plus,
16:00Donald Trump
16:01qui est de nouveau
16:02fragilisé dans cette affaire.
16:04Pourquoi ?
16:05Eh bien parce que
16:06la radio publique,
16:07National Public Radio NPA
16:08a publié une enquête
16:10révélant
16:11qu'une cinquantaine de pages,
16:1353 pages exactement,
16:14d'un dossier
16:15qui avait été concocté
16:17par le FBI
16:18avait curieusement disparu.
16:21Alors vous savez,
16:22c'est parmi les 3 millions
16:23et quelques de documents,
16:25il y a à un certain moment
16:29référence à deux jeunes femmes
16:30de 13 ans à l'époque des faits
16:33qui accusent nommément
16:35Epstein et Donald Trump.
16:37Des jeunes femmes de 13 ans
16:40dont, si vous voulez,
16:42l'emprise a commencé
16:43en 1983.
16:46le FBI les a interrogés
16:49dont l'une
16:50à quatre reprises
16:51et curieusement,
16:52et c'est les fameuses
16:5353 pages qui manquent,
16:54on a accès
16:55à un témoignage
16:57mais les trois autres
16:58ont disparu.
16:59Alors la question
16:59a été posée
17:00de maintes reprises
17:01notamment au ministère
17:02de la Justice
17:02qui conteste d'ailleurs
17:04les informations
17:05de NPR
17:06en disant
17:06il n'y a aucune volonté
17:08de notre part
17:09de cacher des choses.
17:11Les documents
17:12qui n'ont pas été publiés
17:13ce sont des doublons
17:14ou, et c'est important,
17:16parce qu'ils font l'objet
17:17d'une enquête en cours.
17:18D'accord.
17:19Donc il y a un mystère.
17:20Parce que NPR
17:21a eu la première page
17:22de l'audition
17:23et s'est rendu compte
17:24qu'il manquait la suite,
17:25c'est ça ?
17:25Voilà, en comparant
17:26effectivement les numéros
17:27des documents,
17:27ils se sont aperçus
17:28qu'il y avait un trou
17:29de 53 pages.
17:30Et donc qu'est-ce qu'il y a
17:31dans ces 53 pages manquantes ?
17:34Est-ce que ce sont
17:34des accusations formelles ?
17:35L'une des jeunes femmes
17:37affirme avoir été présentée
17:38à Donald Trump
17:38qui a voulu l'abuser,
17:40elle a refusé
17:43une claque.
17:44L'autre, si vous voulez,
17:45c'est également
17:46une jeune fille de 13 ans.
17:47Donc ça met quand même
17:49une suspicion,
17:49si vous voulez,
17:50sur Donald Trump,
17:50même si encore une fois,
17:51la Maison-Blanche
17:52et le ministère de la Justice
17:53ont démenti
17:54que Trump ait quoi que ce soit
17:56à voir et en affirmant
17:58que tous les documents
17:58présentés et l'enquête
18:00telle qu'elle est aujourd'hui
18:01démontrent que Donald Trump
18:02n'a rien à se reprocher.
18:05Néanmoins,
18:05ça serait quand même
18:06plus crédible
18:06si ces documents
18:07refaisaient surface
18:08et si on pouvait les voir
18:10sans caviardage
18:11des noms, etc.
18:11Donc c'est un mystère
18:13de plus,
18:13si vous voulez,
18:14mais c'est, je dirais,
18:14une suspicion assez grave
18:16pour Donald Trump
18:17parce que ce sont
18:18des témoignages
18:19assez crédibles
18:20qui reflètent,
18:21je dirais,
18:22la pratique
18:22d'abus sexuels
18:24qui existaient
18:25à l'époque.
18:25Mais ces documents
18:26auraient dû être diffusés
18:27avec ceux
18:28qui ont été diffusés
18:29fin janvier
18:31au grand public.
18:33Mais...
18:33Ce qui apparaît troublant,
18:34si vous voulez,
18:35c'est qu'on s'aperçoit
18:36que c'est
18:36la Tornée Générale,
18:38donc la ministre
18:38de la Justice,
18:39qui contrôle
18:40la diffusion
18:40de certains documents
18:42et d'autres pas.
18:43Avec quelles intentions ?
18:44Que cherchait-elle
18:45à cacher ?
18:46Alors d'ailleurs,
18:46les représentants
18:48démocrates du Congrès
18:50ont eux aussi
18:52eu accès
18:52à ces documents
18:53dont parle NPR,
18:54et ils confirment
18:55que certains documents
18:56ont disparu.
18:57Et donc,
18:57ils ont décidé
18:58de lancer
18:58une nouvelle enquête
19:00pour les retrouver.
19:01et il faut rappeler
19:02que la diffusion
19:03de ces documents,
19:05c'est une loi
19:06qui a été votée
19:06par le Congrès
19:07l'année dernière
19:09avec les voix
19:10des démocrates,
19:11bien sûr,
19:11adversaires de Trump,
19:12mais aussi avec
19:13quelques républicains
19:13qui ont fait basculer
19:14la majorité.
19:15Donc c'est une loi.
19:16Est-ce que
19:17la Tornée Générale
19:17viole la loi
19:18en ne diffusant pas
19:19tous les documents ?
19:20Encore une fois,
19:21quelles sont ses motivations ?
19:22Est-ce qu'il s'agit
19:22de protéger Trump
19:23ou d'autres personnalités
19:26importantes du monde politique ?
19:27C'est ce qui se dit
19:27à Washington,
19:28mais il paraît
19:28qu'il y a
19:29six à huit noms
19:30qui circulent
19:31qui pourraient être révélés.
19:33Les fameuses six à huit noms
19:35qui pourraient être révélés
19:36mais qui sont caviardés.
19:37Donc ça entretient
19:38la suspicion
19:39et le fait
19:39qu'on ait voulu
19:41cacher quelque chose.
19:41Et qu'est-ce que c'est
19:42ces différentes vagues
19:44de publications ?
19:45Pourquoi on ne publie pas
19:45tout d'un coup
19:46après tout ?
19:47Comment on explique
19:48qu'on choisisse
19:49de diffuser tous
19:50ces documents
19:52petit à petit
19:53par vagues de diffusion ?
19:54C'est quoi ?
19:55C'est le temps
19:55de les caviarder précisément ?
19:56Alors, encore une fois,
19:58une partie du caviardage
19:59est parfaitement raisonnable.
20:00Il y a toutes sortes
20:01de gens qui sont là-dedans
20:03et qui ne méritent pas
20:04d'être jetés
20:05dans leur propre
20:08immédiatement.
20:09L'excuse aussi,
20:10je ne sais pas
20:10si elle est valide,
20:11mais je veux dire,
20:12je ne sais pas
20:12si elle est vraie,
20:13mais elle est valide.
20:14L'excuse qui consiste
20:15à dire
20:15nous sommes en train
20:16de faire une enquête
20:16et par conséquent,
20:17nous ne pouvons pas
20:18publier tel, tel, tel document.
20:20Ça, c'est tout à fait logique aussi.
20:21En Grande-Bretagne,
20:23la loi qui avait
20:24un nom différent,
20:25mais ça équivaut aussi
20:27en Amérique,
20:27on dit que c'est
20:28sab judiciae,
20:29c'est-à-dire en latin,
20:30c'est sous examen
20:31de la justice
20:32et par conséquent,
20:33on ne peut pas s'en servir
20:34parce que si c'est diffusé
20:36et discuté en dehors du procès,
20:37on va préjuger
20:39les magistrats
20:40et parfois les jurys
20:41et ça rend
20:42la tenue
20:43d'un procès convenable,
20:44c'est-à-dire acceptable,
20:46impossible.
20:47Tout ça,
20:48c'est possible aussi
20:48et il est possible
20:49même que les deux
20:50cohabitent,
20:50c'est-à-dire que ça arrangerait
20:51bien Donald Trump
20:52que quelque chose disparaisse
20:53et qu'en même temps,
20:54il y a la réalité
20:56d'enquête
20:56qu'on ne veut pas
20:57qu'on ne veut pas
20:57contre-on-mettre.
20:59Il paraît qu'il y a encore
21:003 millions d'autres documents
21:02qu'on pourrait sortir,
21:03donc ce n'est pas
21:03un ou deux trucs qu'il a.
21:043 millions ?
21:06C'est aussi
21:07parce qu'on est
21:07pour la première fois
21:08dans un procès
21:09de l'ère du big data,
21:10c'est-à-dire que tout est disponible
21:12et on peut traiter tout.
21:14Je pense que ce n'est pas
21:15la dernière fois
21:15qu'on va brusquement
21:16se trouver
21:17avec une espèce
21:17d'océan d'informations
21:19desquelles il faudra
21:20sortir quelque chose.
21:21Alors, il y a quand même
21:21une audition
21:22pour conclure
21:24cette page
21:24dont il faut parler,
21:25c'est celle
21:26des époux Clinton,
21:28mais malheureusement,
21:29il ne faut pas s'attendre
21:30à une grande audition
21:32ouverte
21:32au grand public
21:34diffusée sur les chaînes
21:34de télé américaines,
21:35pas du tout,
21:36ça va se faire
21:38vendredi
21:38à huis clos finalement.
21:40Le 26 et le 27 février
21:41et séparément
21:42Hillary Clinton
21:43et Bill Clinton,
21:44donc l'ancien président
21:46et l'ancienne secrétaire d'État,
21:47candidate malheureuse
21:48à la présidentielle.
21:49Alors, les Clinton,
21:50eux, veulent que cette audition,
21:51ces auditions soient publiques.
21:53Pour l'instant,
21:53ils n'ont pas obtenu
21:54gain de cause.
21:55On peut compter sur...
21:56Il y a des raisons
21:56que ça change ?
21:58Écoutez,
21:59ça dépend du Congrès américain,
22:00tout simplement.
22:00Donc, est-ce qu'il y aura
22:02suffisamment de pression
22:03pour que ça soit public ?
22:04On verra.
22:05Mais en tout état de cause,
22:06on peut compter sur certains représentants démocrates
22:09pour faire fuiter les déclarations
22:11et sur les époux Clinton eux-mêmes
22:12puisqu'il arrive d'ailleurs
22:13à déjà accorder une interview
22:15à la BBC,
22:16Média d'ailleurs,
22:17qui est poursuivi par Donald Trump
22:18avec un procès
22:20pour 10 milliards,
22:2110 millions de...
22:22Non, 10 milliards de dollars.
22:2310 milliards de dollars
22:24pour diffamation
22:25dans un documentaire.
22:27Donc, ça va être extrêmement intéressant,
22:29effectivement.
22:29Et je reviens tout à l'heure,
22:31vous disiez
22:32que peut-on attendre ?
22:34Qui pourrait témoigner ?
22:35Alors, Maxwell,
22:36Guylaine Maxwell,
22:36qui est en prison,
22:37elle a déjà témoigné.
22:39Est-ce qu'elle va en dire plus ?
22:40C'est une question qui est posée.
22:41Mais il y a une autre jeune femme
22:42dont on n'a pas parlé ce soir
22:44qui s'appelle Karina Chouliak.
22:47Elle est biélorusse.
22:48C'est, de mon point de vue,
22:50la personne au monde
22:51qui connaît le plus de secrets
22:53et qui est toujours vivante.
22:54Elle a une trentaine d'années.
22:54Et c'est la fameuse dernière compagne
22:56dont on parlait tout à l'heure.
22:57Mais c'était surtout celle
22:58qui organisait tous ses rendez-vous,
23:01qui connaissait tous les participants.
23:03Elle a hérité de quasiment tout.
23:04Et c'est elle qui est l'héritière.
23:05Donc, on parlait d'appartement de Paris.
23:07C'est en théorie à elle
23:08qu'il revient,
23:09sauf qu'il est sans doute sous-scellé
23:11et que la justice américaine
23:12va évidemment attendre
23:14que l'enquête...
23:14Mais ce qui est hallucinant,
23:15c'est qu'on ne la trouve pas.
23:17Si, si, elle est à New York.
23:19Quand on dit
23:19qu'elle ne la trouve pas,
23:20elle est très discrète.
23:21Elle a toujours été discrète.
23:22Mais il n'y a pas de volonté
23:25du FBI de l'interroger.
23:26Enfin, sauf erreur.
23:27Et je pense que si c'était le cas,
23:28ça se saurait.
23:29Donc, la question qui est posée ce soir,
23:31pourquoi le FBI
23:33n'interroge pas cette jeune femme
23:35qui aurait visiblement
23:36des milliers de choses à dire ?
23:37Évidemment.
23:38Qu'attendent-ils ?
23:40On ne sait pas.
23:41Elle est peut-être protégée ?
23:43Non.
23:44Il faudrait que l'enquête se poursuive
23:47et qu'on ne se contente pas
23:48de diffuser des documents qui existent.
23:50Mais peut-être que le Congrès
23:52pourrait l'auditionner elle aussi.
23:54En tout cas,
23:54il n'y a pas cette volonté aujourd'hui
23:56de la tournée générale,
23:57donc la ministre de la Justice américaine,
24:00qui, pour l'instant,
24:01n'a pas souhaité l'interroger.
24:03Le FBI, il faudrait qu'il y ait une enquête
24:04qui a demandé au FBI.
24:06Qu'est-ce qui, selon vous,
24:07serait davantage un tournant ?
24:08L'audition des Clintons
24:09ou l'audition de cette femme
24:10qui est quand même celle
24:12qui a été au cœur du système
24:14Einstein dans ces dernières années ?
24:16La difficulté de l'audition des Clintons,
24:18c'est que c'est un homme et une femme
24:19politique de grande envergure.
24:21Donc malheureusement,
24:22très souvent avec ces individus-là,
24:24il y a une parole qui est un petit peu lissée,
24:25on sait un petit peu à quoi s'attendre.
24:27Alors qu'elle, sa parole, elle est neuve.
24:28Et ce sont deux avocats,
24:29deux avocats tous les deux.
24:31Et surtout Hilary.
24:32Voilà, et il faut se méfier parfois des avocats.
24:34Donc on sait,
24:35en revanche,
24:36cette dame-là,
24:37cette dernière compagne,
24:38elle n'a jamais été entendue.
24:39Donc si vous voulez,
24:40le jour où elle parlera,
24:42elle aura sans doute des choses
24:42intéressantes à dire.
24:43Et effectivement,
24:44moi je considère que c'est mieux
24:45qu'elle parle d'abord aux enquêteurs.
24:47Ça ne sert à rien
24:47qu'elle s'exprime aujourd'hui dans les médias.
24:49Parce que quand on s'exprime dans les médias,
24:50on dit d'abord ce qu'il faut dire
24:52parce qu'on ne veut pas être lynché publiquement.
24:55Et d'ailleurs,
24:55c'est assez intéressant
24:56que vous avez dit tout à l'heure
24:57certains noms sont caviardés
24:58parce qu'on a estimé que ceux-là,
24:59il ne fallait pas le jeter en pâture.
25:01Merci pour tous les noms
25:02qui ne sont pas caviardés
25:03et qui, à mon sens,
25:03ne méritent pas non plus
25:04d'être jetés en pâture.
25:05Parce que la difficulté de ce dossier,
25:06en vérité,
25:07c'est que c'est une machine à fantasme
25:08pour tout le monde.
25:09On a de l'argent,
25:17Donc tout est fait pour nourrir
25:19non seulement les fantasmes
25:20de beaucoup de gens,
25:21y compris légitimes
25:22et j'ai envie de dire
25:23de bonne foi dans leurs fantasmes
25:24et aussi parfois aussi
25:25des gens qui veulent voir des complots.
25:27Là, ils sont servis.
25:28Ils ont absolument tous les ingrédients
25:29d'un potentiel complot
25:30des gens d'en haut,
25:32de l'élite,
25:32se retrouvent ici.
25:33On est dans les Hot Shots,
25:34vous savez,
25:35la scène de l'orgie de Kubrick.
25:37Donc c'est ça qui est rendu
25:38extrêmement difficile sur ce sujet
25:39et c'est pour ça que je pense
25:40que chacun doit faire attention
25:42à ce qu'il dit.
25:43Merci.
25:44Merci à tous les quatre
25:45d'avoir été avec nous.
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