- il y a 4 mois
Inside Private Equity, le rendez-vous mensuel pour investir dans l’économie réelle propose une plongée inédite au cœur du Private Equity et les témoignages d'intervenants prestigieux : entrepreneurs, dirigeants de fonds, experts... Une émission exceptionnelle pour tout comprendre sur le fonctionnement, le potentiel et les coulisses du Private Equity. Une émission suivie d’un Grand Debrief présentée par Christophe Pallée, en partenariat avec ALTAROC.
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00:00BFM Business Partner
00:01Les activités de placement comportent des risques, notamment en perte de capital.
00:06Toutes les données et les avis communiqués au sein de cette émission sont fournis uniquement à titre d'information.
00:19BFM Business et Altarock présentent Inside Private Equity, le rendez-vous pour investir dans l'économie réelle.
00:27Christophe Palais
00:30Bonsoir à toutes et à tous, ravis de vous retrouver après cette pause estivale avec encore une belle émission ce soir qui vous attend.
00:37Regardez le sommaire.
00:39Le mode d'emploi de Frédéric Stollard, consacré ce soir au Private Equity dans les contrats d'assurance vie, avec un nouveau venu, les fonds Evergreen.
00:47Notre success story vous fera découvrir Balt, qui met au point des mini-implants pour soigner les AVC.
00:52Son PDG, Pascal Girin, arrive tout droit de Boston.
00:55Il nous dira pourquoi ce fleuron français de la Medtech s'est tourné il y a dix ans vers le Private Equity.
01:02L'expert ce soir, c'est Olivier de Villemorin, un avocat spécialisé dans le P2P.
01:06Nous verrons avec lui pourquoi tant d'entreprises cotées quittent la bourse pour le non coté.
01:12Et puis en toute fin d'émission, notre rubrique Parole d'investisseurs avec Michael Lévy.
01:16Sa famille a vendu il y a dix ans sa société d'assurance à un gérant.
01:20Ils ont créé un single family office.
01:23Il nous dira pourquoi le Private Equity représente désormais près d'un quart des actifs de sa famille.
01:29Voilà pour le sommaire de cette émission qui s'annonce une nouvelle fois passionnante.
01:33Émission réalisée en partenariat avec Altarock.
01:36Inside Private Equity, c'est parti.
01:38Et on commence cette émission avec un rendez-vous incontournable, le mode d'emploi de Frédéric Stollard,
01:48pour tout comprendre du Private Equity, de ses avantages, de ses opportunités et de son fonctionnement.
01:54Bonsoir Frédéric.
01:55Bonsoir Christophe.
01:56Parmi les questions que nous posent les fidèles d'Inside Private Equity, il y en a une qui revient souvent.
02:01Investir pour un client privé dans du Private Equity, est-ce que c'est possible à moins de 100 000 euros ?
02:06Alors, si on investit à moins de 100 000 euros, l'AMF impose qu'on investisse dans des véhicules particuliers,
02:14qui sont des FCPR, parce que l'AMF pense qu'à moins de 100 000 euros, le client est moins sophistiqué.
02:20Quelque part, le ticket qu'il investit est une fonction de son patrimoine.
02:23Et donc, cet investisseur doit être protégé dans un fonds qui est entièrement agréé et régi par l'AMF.
02:28Donc ça, c'est la première chose.
02:30Et la deuxième chose, c'est que l'AMF exige une protection pour cet investisseur.
02:33Et la plupart du temps, cette protection, c'est sa liquidité.
02:35C'est-à-dire que cet investisseur doit pouvoir, comme il est moins sophistiqué que le gros investisseur quelque part,
02:42il doit pouvoir sortir de son investissement en Private Equity s'il change d'avis.
02:46Et pour faire ça, la plupart du temps, cet investissement en Private Equity est fait dans une UC d'assurance-vie.
02:51Donc le client va investir à moins de 100 000 euros, possiblement,
02:54dans une UC au sein de son contrat d'assurance-vie,
02:58dont la liquidité sera garantie par l'assurant-vie.
03:01Ça ne veut pas dire, Christophe, que le rendement est garanti par l'assurant-vie.
03:04Il n'est jamais garanti, le rendement en Private Equity.
03:06Mais la liquidité est garantie par l'assurant-vie.
03:08Donc on peut investir à moins de 100 000 euros dans des UC de Private Equity
03:11au sein de ses contrats d'assurance-vie ou au sein de ses contrats de PER.
03:14C'est possible.
03:15Alors, c'est très clair.
03:17Pour tous ceux qui nous écoutent, est-ce qu'il vaut mieux investir en direct,
03:20en Private Equity ou bien à travers l'assurance-vie ?
03:23Quand on dit en direct, en Private Equity, on parle des fonds millésimés
03:25dont on parle depuis 15 émissions, ou 16 émissions.
03:29Alors, pour répondre à votre question, il faut comprendre le fonctionnement des deux produits.
03:32Ce sont deux produits très différents.
03:35Il y a trois différences majeures entre ces deux approches.
03:39Quand j'investis dans un fonds d'UC dans mon contrat d'assurance-vie,
03:42il y a trois choses.
03:43Ma liquidité est garantie.
03:45Encore une fois, pas mon rendement, ma liquidité est garantie.
03:47Et l'assureur-vie, il ne veut pas assumer cette liquidité garantie seule.
03:51Donc, il va exiger que le fonds, que l'UC, ait du cash à son bilan
03:54pour éventuellement l'aider à financer cette garantie de liquidité.
03:58Donc, ce que ça veut dire, il y a une portion de cash au bilan qui dort,
04:01qui est là pour rémunérer les sortants.
04:02Donc, mécaniquement, ce produit performera moins bien
04:05que les fonds millésimés qui n'appellent les fonds que quand ils en ont besoin.
04:08Donc, ça, c'est le premier point.
04:10Le deuxième point, c'est que l'assureur-vie,
04:12il ne veut pas gérer des produits à appel de fonds différés.
04:15Ça ne rentre pas dans ses usines informatiques.
04:16C'est complexe à gérer.
04:17Donc, il aime gérer un produit à appel de fonds immédiat.
04:20Le seul problème, c'est que le private equity, c'est du temps long.
04:23Il faut du temps pour déployer ce capital levé.
04:25Donc, là aussi, il y aura une déperdition mécanique de performance
04:28parce que quand j'ai levé du capital, il me faut 4-5 ans pour le déployer.
04:31Et donc, il y a un moment où le cash dort encore un peu.
04:35Et la troisième différence, c'est que l'assureur-vie,
04:37il n'a pas envie de gérer les fonds millésimés.
04:39Là aussi, c'est compliqué dans ses usines.
04:41Il a envie de gérer un seul fonds.
04:44Alors, on va appeler ça un fonds evergreen.
04:46Evergreen, pourquoi ?
04:47Parce que c'est-à-dire qu'il est toujours ouvert à la souscription et toujours ouvert à la sortie.
04:50Alors, si vous vous souvenez, les fonds millésimés, ils ont une période de levée.
04:53On en a parlé.
04:54Puis, quand la période de levée est finie, ils sont fermés pendant 4-5 ans.
04:57Jusqu'à ce que le prochain fonds soit levé.
04:58Ici, c'est différent.
04:59Dans le fonds evergreen, le client peut rentrer, sortir quand il veut.
05:02Et c'est ouvert tout le temps.
05:02Ça veut dire que si vous, vous êtes rentré en 2025 dans un fonds,
05:07et moi en 2027 dans le même fonds evergreen,
05:09on a les mêmes actifs, on n'a pas payé les mêmes parts.
05:12Votre valeur liquidative, et j'espère plus basse que la mienne,
05:14vous êtes rentré avant moi, mais on a le même produit.
05:17Alors, ça a plein de conséquences.
05:19Ça veut dire que ça se résonne presque comme un produit coté, en fait.
05:22Vous êtes rentré à la VL, au moment de l'entrée,
05:25vous allez sortir une VL de sortie.
05:26Je compare VL d'entrée, VL de sortie.
05:28C'est un peu comme comparer un prix d'action à l'entrée
05:30versus un prix d'action à la sortie.
05:32D'autant que ces produits ne distribuent pas,
05:34ils réinvestissent leur distribution.
05:35Donc, on va oublier ici le jargon du private equity classique,
05:38les jargons complexes.
05:39TRI, TVPI, DPI, on oublie tout ça.
05:42Ces produits ont une vertu, leur simplicité.
05:45Et je dis souvent, le fonds evergreen,
05:47c'est un peu du private equity à l'actif,
05:49avec la simplicité au passif des produits cotés.
05:52Donc, ça a une vertu de simplicité.
05:53Il y a aussi un petit problème, comme le fonds est evergreen, Christophe.
05:56Quand je rentre, je vais vous diluer.
05:58Donc, là aussi, il y a un petit impact sur la dilution.
06:00Donc, ce sont des produits qui ont structurellement
06:02des performances intrinsèques moins bonnes
06:04que les produits millésimés.
06:05Alors, au final, Frédéric, c'est mieux
06:07ou c'est moins bien d'investir en evergreen ?
06:09Alors, maintenant que j'ai expliqué ça, ça dépend.
06:12Si je prends le millésimé,
06:14il a trois vertus essentielles dont on a souvent parlé.
06:17Sa performance, en tout cas historiquement.
06:19Les produits millésimés ont livré en moyenne 13,5%.
06:22La moyenne mondiale du private equity,
06:24sur le growth et le buyout,
06:2513,5% par an pendant 20 ans,
06:27net de frais et de caries.
06:29Donc, une performance très solide.
06:31On se souvient que le premier cortile,
06:33c'est plutôt 20% net.
06:34Donc, une très belle performance
06:35pour ces fonds de private equity millésimés.
06:38Deuxième avantage du private equity millésimé,
06:40c'est sa résilience, quelque part,
06:41et sa décorrélation par rapport au marché coté.
06:44Quand on regarde sur 20 ans,
06:45le plus mauvais millésime moyen de private equity,
06:47c'est 2005, avec une perte de plus de 8% net.
06:49Donc, pas de millésime moyen négatif sur les 20 ans passés.
06:52Donc, un private equity institutionnel millésimé.
06:55C'est déjà bien mieux que le livret A.
06:56Bien sûr.
06:56Donc, un private equity millésimé institutionnel,
06:59avec une très belle résilience,
07:00et une très belle décorrélation par rapport au marché coté.
07:02Et ensuite, l'avantage des fonds millésimés,
07:03c'est qu'on est capable de comprendre les sous-jacents.
07:05On peut suivre l'actualité des sous-jacents.
07:07Donc, on est en prise directe avec l'économie.
07:08Le moins du fonds millésimé,
07:11on en a parlé souvent, Christophe,
07:12c'est sa contrainte de liquidité.
07:14Je vais vous appeler pendant 5 ans.
07:16Vous allez récupérer votre capital
07:182 ou 3 ans après le dernier appel de fonds.
07:19Donc, il faut 7 à 8 ans pour récupérer son capital.
07:21Et votre plus-value, vous la récupérez
07:23au bout de 10 ans, voire de 12 ans.
07:25Donc, c'est un produit à liquidité contrainte.
07:28Alors, les institutionnels vous disent,
07:29c'est ça que je viens chercher dans ce produit.
07:31C'est ce qu'on appelle la prime d'illiquidité.
07:32Ils veulent être payés pour ça.
07:34C'est pour ça que le fonds millésimé
07:35arrive en moyenne 13,5% contre les marchés cotés 7 à 8.
07:38Donc, cette prime d'illiquidité,
07:40c'est ce qu'ils viennent chercher dedans.
07:41Donc, c'est à la fois l'avantage
07:42et le désavantage du millésimé.
07:44Quels sont les plus et les moins
07:46des produits evergreen ?
07:48Alors, les produits evergreen, pour moi,
07:50ils ont, je dirais, là aussi, il y a 3 plus.
07:53Le premier, on l'a vu, c'est le ticket d'entrée.
07:54Le ticket d'entrée, il est plus bas que 100 000 euros.
07:56Donc, ça va ouvrir le marché, ça, Christophe.
07:58On va vraiment pouvoir, j'allais dire,
08:00démocratiser le private equity,
08:02puisque 100 000 euros, c'est un ticket d'entrée
08:04significatif qui, pour certains clients,
08:06a été un frein par le passé.
08:07Donc, son avantage, c'est son ticket d'entrée plus bas.
08:10Même si les 100 000 euros, c'était 20 000, 20 000, 20 000
08:12pendant 5 ans.
08:13Tout à fait.
08:13Mais ceci dit, il y a des gens qui n'étaient pas prêts
08:15à démarrer en engageant 100 000 euros.
08:16Alors, le quantum exact pour entrer
08:18va dépendre du contrat d'assurance-vie du client.
08:20Certains assureurs-vie vont l'ouvrir à 1 000 euros,
08:2210 000 euros ou 20 000 euros.
08:23Ça dépendra de l'assureur.
08:24Mais le ticket d'entrée plus bas,
08:25c'est un gros avantage de lavergreen.
08:27Le deuxième avantage majeur, Christophe,
08:29c'est la liquidité.
08:30Ça, on l'a vu, c'est un frein
08:31à la souscription du private equity.
08:33Le fait que je puisse rentrer et sortir
08:34à peu près quand je veux,
08:35là aussi, ça dépend de mon contrat d'assurance-vie,
08:37c'est un élément de soulagement
08:39pour beaucoup d'investisseurs.
08:40On en reparlera.
08:41Cette liquidité garantie par l'assureur-vie,
08:43encore une fois,
08:43pas le rendement qui est garanti de la liquidité.
08:45Donc, c'est un gros avantage
08:46des produits Evergreen.
08:48Et le troisième,
08:48c'est quand même leur simplicité.
08:50Il nous a fallu 15 émissions
08:51pour bien expliquer le private equity avant celle-ci.
08:54Là, c'est un produit
08:54qui ressemble au produit coté.
08:56Je rentre de sort quand je veux.
08:57Je mesure ma VL d'entrée
08:58contre ma VL de sortie.
08:59Ça ressemble à des produits cotés.
09:00Donc, ces trois plus
09:02devraient participer
09:03à la plus grande démocratisation
09:05du private equity
09:06parce que pour les conseillers
09:07aux gestions de patrimoine,
09:08pour les familles officieurs
09:09et pour les banquiers privés,
09:10ce sera plus simple à expliquer.
09:11On a un ADN de produits cotés
09:13dans la tête depuis 30 ans.
09:14C'est plus simple à comprendre.
09:15Avec un ticket minimum, quand même ?
09:17Oui, un ticket minimum
09:17qui va dépendre du contrat des assureurs.
09:20Certains assureurs seront à 1 000 euros,
09:21d'autres à 25 000 euros.
09:22Mais il y a des moins aussi.
09:24Alors, les moins.
09:25Pour moi, il y a deux moins, Christophe.
09:26La performance.
09:27On l'a vu tout à l'heure,
09:28il y a des contraintes
09:29dans la construction de l'Evergreen
09:30qui font que par construction,
09:32l'Evergreen sera moins performant
09:33que les produits millésimés.
09:35Alors, la performance d'un fonds Evergreen,
09:36ça va dépendre de son sous-jacent,
09:37mais quelque part,
09:38elle sera comprise entre 5 et 9 %
09:40par rapport à 13 %
09:42pour les produits millésimés équivalents.
09:44Alors, pourquoi c'est important ?
09:46Parce que si je me projette
09:46sur des durées longues,
09:48mettons qu'un Evergreen rapporte
09:49que les marchés cotés...
09:50On va dire, je prends un Evergreen
09:51qui rapporte 6 %.
09:526 % sur 20 ans,
09:55ça fait à peu près trois fois la mise.
09:57Un fonds millésimé sur 20 ans,
09:5913 % sur 20 ans,
10:00si je réemploi toujours,
10:01ça fait 12 fois la mise.
10:02Trois fois contre 12 fois.
10:04On voit bien que c'est
10:04un gros écart de performance.
10:05Donc, les institutionnels
10:07et les familles sophistiquées
10:08qui veulent acheter
10:09de la prime d'illiquidité
10:10partiront sur des fonds millésimés.
10:12Le client qui dort mal la nuit
10:13quand il est illiquide
10:14achètera de l'Evergreen.
10:15Donc, si je résume,
10:17ça veut dire que sur chaque produit,
10:18il y a un couple
10:19performance-liquidité.
10:21Sur l'Evergreen,
10:21je suis liquide,
10:22mais la performance
10:23est bien moins bonne.
10:24Sur le private equity direct,
10:25je suis moins liquide,
10:27mais la performance
10:27peut être meilleure
10:28et je suis investi
10:29beaucoup plus en direct
10:30à côté des patrons
10:32de PME et d'ETI.
10:34Oui, c'est très bien résumé.
10:35Il y a un dernier point
10:36qu'on n'a pas évoqué
10:36sur l'Evergreen.
10:38C'est des produits
10:38extrêmement diversifiés.
10:40Il y a des milliers
10:40de lignes sous-jacentes.
10:41Donc là,
10:42on a du mal à suivre
10:43dans l'Evergreen,
10:43les sous-jacents.
10:44On ne pourra pas suivre
10:45une société qu'on aime beaucoup
10:46parce que quand il y a
10:471000 lignes ou 10 000 lignes
10:48dans un Evergreen,
10:49c'est compliqué à suivre.
10:50En fait, un Evergreen,
10:51ça va ressembler
10:51à un index mondial
10:52du private equity.
10:53Il y a des ETF
10:54sur les marchés cotés.
10:55Un Evergreen,
10:56ça va pratiquement être
10:56un ETF de private equity.
10:58Donc, c'est des produits
10:58où il est plus difficile
10:59de suivre avec passion
11:01et engagement
11:02les 4-5 sociétés qu'on aime
11:03alors que dans un fonds
11:04millésimé,
11:04on peut les suivre.
11:05Mais vous avez parfaitement résumé.
11:06Maintenant, il y a un point
11:07qu'on n'a pas évoqué, Christophe.
11:09Il y a des cas de figure
11:10dans lesquels l'Evergreen
11:11sera très approprié.
11:12Il y en a trois pour moi.
11:14Et le marché va vraiment
11:15s'ouvrir avec ces Evergreens,
11:16je pense.
11:17La première, c'est que
11:18si j'ai du patrimoine
11:19en assurance vie,
11:20je ne pouvais pas souscrire
11:21à un fonds millésimé
11:22de private equity
11:23parce qu'on l'a vu,
11:23les assureurs-vie
11:24ne savent pas
11:25ou ne veulent pas gérer
11:25les appels de fonds différés.
11:27Donc, je pourrais souscrire
11:28à l'Evergreen
11:28avec un patrimoine
11:29en assurance vie.
11:30Beaucoup de Français
11:31ont de l'investissement
11:31en assurance vie.
11:32Donc, je pourrais investir
11:33à partir de ma poche
11:34assurance vie
11:34en private equity.
11:36Je ne pouvais pas investir
11:36grâce à l'Evergreen.
11:37Je ne pouvais pas le faire
11:38à partir de produits millésimés.
11:40Le client en assurance vie
11:41n'investira que par l'Evergreen.
11:43Le deuxième client
11:44qui investira par l'Evergreen,
11:46c'est celui qui veut faire du PER.
11:47Donc, pour financer
11:48son plan d'épargne retraite
11:49sur le temps long.
11:50Alors, évidemment,
11:51le produit millésimé
11:51aurait été meilleur
11:52mais il n'est pas disponible
11:53parce que le pilote de PER,
11:55c'est un assureur-vie en France.
11:56Donc, là aussi,
11:57l'Evergreen permettra
11:58à des clients privés
11:59de financer leur PER.
12:01Et le troisième sujet,
12:02ça va vous faire sourire,
12:03les personnes âgées.
12:05Alors, je suis sur la route
12:06tous les jours
12:07à expliquer les vertus
12:08et les risques
12:08du private equity
12:09et quand je rencontre
12:10des familles qui ont 75 ans,
12:13elles me disent
12:13quel dommage
12:14que je ne vous ai pas rencontré
12:15il y a 15 ans,
12:15M. Stollard.
12:16Pourquoi ?
12:17Parce qu'elles se disent
12:18des fonds millésimés
12:19qui vivent 10 ans,
12:20j'ai 75 ans,
12:20dans 10 ans,
12:21j'en aurai 85.
12:22S'il m'arrive quelque chose
12:23dans l'intervalle,
12:24en fait, j'aimerais transmettre
12:25à mes enfants
12:25un produit liquide.
12:26Bon, alors je leur dis,
12:29si je peux me permettre,
12:30vous avez de l'immobilier,
12:31vous le transmettrez,
12:32ce n'est pas du tout liquide.
12:33Et la deuxième chose,
12:34c'est qu'on peut programmer
12:36la liquidité
12:37de son private equity
12:37millésimé,
12:38on en a parlé
12:38aux émissions précédentes.
12:40Donc, une fois que j'ai dit ça,
12:42pour des gens
12:43qui sont très crantés
12:44sur le fait de
12:45lorsque je décède,
12:46je veux transmettre du cash,
12:47l'Evergreen est parfaitement adapté
12:48parce qu'il leur permettra,
12:49en tout cas aux héritiers,
12:50de dire je sors,
12:51si je veux du cash,
12:52je me retourne
12:53contre l'assurance vie
12:53et j'exerce mon poudre
12:54quelque part
12:54contre l'assurance vie
12:55et je suis liquide
12:56quand je veux.
12:57Donc, pour ces trois populations-là,
12:58l'Evergreen sera fondamentalement
12:59plus adapté.
13:00Bon, vous m'avez l'air
13:01d'être bien calé
13:02sur l'Evergreen,
13:04est-ce que ça ne veut pas dire
13:04qu'Altarock fabrique
13:05des fonds Evergreen
13:06de private equity ?
13:08Alors, on fabrique
13:09des Evergreen depuis...
13:11On pilote un gros Evergreen
13:13depuis 30 ans.
13:13Mon associé,
13:14Maurice Chenio,
13:15a lancé
13:16un des premiers fonds
13:17Evergreen coté
13:18il y a plus de 30 ans
13:20qui s'appelle Altamir.
13:21Il avait démarré
13:21avec un peu plus
13:22de 10 millions d'euros
13:22avec cette idée
13:23d'ouvrir le private equity
13:24coté à des clients privés.
13:26Aujourd'hui,
13:26il a à peu près
13:27un milliard 4 de fonds propres,
13:28donc un parcours magnifique
13:29à travers des cycles économiques
13:30très compliqués.
13:31Il était venu nous en parler
13:32ici il y a quelques mois.
13:34Donc, il a démontré
13:34que le private equity
13:35par le biais de l'Evergreen
13:36pouvait être performant.
13:38Maintenant,
13:38Altamir a une particularité
13:39sur l'Evergreen,
13:40c'est ce qu'on appelle
13:40un Evergreen fermé.
13:41Donc, en fait,
13:42une fois qu'il l'a eu levé,
13:43il ne prenait plus d'argent,
13:44il ne prenait pas de nouvel argent
13:44et les gens trouvaient
13:45leurs liquidités
13:46par la bourse.
13:47Donc, ça,
13:47c'est un produit très particulier.
13:48Nous, on va lancer prochainement
13:50un Evergreen ouvert,
13:51on va l'appeler Discovery
13:52et il permettra
13:54de solutionner
13:55les limites
13:55et les contraintes
13:56des fonds millésimés
13:57qu'on a évoqués aujourd'hui.
13:58Pour terminer,
13:59comment est-ce qu'on peut faire
14:00la différence
14:00entre les fonds Evergreen ?
14:02Comment est-ce qu'on peut choisir
14:03le fonds Evergreen
14:04qui nous est le plus adapté ?
14:07Je propose une chose,
14:07Christophe,
14:08parce que c'est une longue question,
14:09ça.
14:09On va courir ça
14:10à la prochaine émission
14:11parce qu'il y a beaucoup
14:12de questions dans votre question.
14:13Je pense que là,
14:13on a fait un bon tour.
14:14Je pense que les gens
14:15auront bien compris
14:15les intérêts et les contraintes
14:17de l'Evergreen
14:17contre le millésimé.
14:19Prochaine question,
14:19prochaine émission.
14:21J'ai compris.
14:21On va prendre
14:22notre mal en patience.
14:23Merci, Frédéric.
14:24Je crois qu'on peut vous applaudir
14:25pour ce mode d'emploi
14:28toujours très clair
14:31et très pédagogique.
14:32Merci beaucoup.
14:33Vous restez avec nous.
14:34On en vient
14:34à notre success story
14:36qui s'ouvre ce soir
14:37à un enjeu de santé publique.
14:38Les AVC.
14:39C'est la première cause
14:40de décès en France
14:41chez les femmes.
14:42La troisième chez les hommes.
14:44La société s'appelle BALT.
14:46En miniaturisant des implants,
14:47elle permet aux chirurgiens
14:48d'intervenir toujours plus loin
14:50dans le cerveau
14:50et de prévenir aussi
14:52les ruptures d'anévrisme.
14:53On va recevoir dans un instant
14:55son PDG, Pascal Girin.
15:04Mais pour commencer,
15:05la carte d'identité de BALT.
15:07BALT a été créée en 1977
15:09à Momorancy dans le Val d'Oise.
15:11Vous le voyez,
15:12un chiffre d'affaires en 2025
15:13de plus de 300 millions d'euros,
15:16un chiffre d'affaires
15:16en pleine croissance
15:17de 17%.
15:18Un EBITDA
15:19de plus de 20%.
15:21Impressionnant.
15:22BALT,
15:23c'est 1 000 salariés,
15:24dont la moitié aux États-Unis,
15:26plus de 550 000 produits fabriqués
15:29et plus de 125 000 patients
15:32traités dans le monde entier.
15:34Merci d'accueillir Pascal Girin,
15:36son président directeur général.
15:43J'ai envie de dire
15:44you're welcome, Pascal.
15:45Thank you, Christophe.
15:47Merci.
15:47Alors, pourquoi cette tonalité
15:49anglo-saxonne ?
15:49Parce que vous êtes franco-américain,
15:52que vous nous venez de Boston.
15:54Vous êtes installé aux États-Unis
15:55depuis 18 ans maintenant,
15:57ou vous êtes lancé
15:57dans la MedTech.
16:00Pourquoi la MedTech
16:00et comment vous aimez la présenter ?
16:03Alors moi,
16:04je suis un pur produit
16:04de la MedTech.
16:06J'ai passé plus de 35 ans
16:07de ma vie professionnelle
16:08dans la MedTech
16:09et j'adore ça.
16:11Je vais essayer
16:12de vous faire passer
16:12cette passion.
16:15Mais pour définir la MedTech,
16:16je dirais que la MedTech,
16:17c'est l'ensemble des technologies
16:18qui permettent de prévenir,
16:22diagnostiquer,
16:23surveiller et traiter les patients.
16:25À la différence
16:25de l'industrie pharmaceutique
16:26qui, elle,
16:27développe des molécules.
16:29L'industrie biotech,
16:30elle, développe des process biologiques.
16:31L'industrie MedTech,
16:32elle, développe des produits,
16:34des implants,
16:35des instruments chirurgicaux,
16:37des produits diagnostiques,
16:39et puis de plus en plus
16:42de produits
16:43dans l'industrie numérique
16:45pour monitorer les patients.
16:46Donc voilà l'univers
16:47de la MedTech
16:48et des dispositifs médicaux
16:50dans lesquels
16:50intervient Balte.
16:52C'est celui-ci.
16:53Et c'est un domaine
16:53que vous connaissez bien
16:54puisque quand vous êtes installé
16:56aux Etats-Unis,
16:56vous avez développé
16:58l'un des rivaux de Balte
17:00qui s'appelle EV3
17:01avant d'accepter
17:02de prendre les rênes
17:03de Balte en 2016.
17:05Depuis 10 ans,
17:05c'est quoi votre ambition ?
17:07C'est d'en faire
17:08un champion de classe mondiale ?
17:11Oui, alors l'ambition
17:12n'est pas forcément
17:12d'en faire un numéro un,
17:14mais de continuer
17:15à vraiment développer
17:16l'innovation,
17:18d'être au plus proche
17:18de nos clients
17:19qui sont les médecins
17:20qui traitent les patients
17:21et de gagner
17:22par l'innovation.
17:23Donc ma volonté,
17:24ce n'est pas de devenir
17:24le numéro un.
17:25On est surtout en face
17:26d'énormes groupes américains
17:28pour la plupart.
17:30Si vous êtes numéro un,
17:31tant mieux,
17:31mais autant faire bien.
17:32Oui, autant faire bien.
17:33Le numéro un,
17:34ça viendra si ça vient,
17:36mais ce qu'on souhaite,
17:37c'est continuer
17:37à développer l'innovation
17:38par la proximité
17:39avec nos clients.
17:40Alors l'ascension de Balte
17:41est incroyable.
17:42Balte a été fondée
17:43il y a bientôt 50 ans
17:44en France,
17:44on le disait à Momorancy
17:45dans le Val d'Oise
17:46par un Polonais,
17:47Léopold Ploviecki.
17:49L'entreprise a été développée
17:50aussi par son fils
17:52pour inventer
17:53ces mini-implants
17:54que vous venez de voir
17:54à l'antenne
17:55qui permettent de soigner
17:56les AVC
17:56mais aussi les ruptures
17:57d'anévrisme.
17:58Alors vous appuyez,
17:59on les voit là
17:59sur ce que vous appelez
18:01des ouvriers minutieux.
18:02Ils tressent,
18:03ils collent,
18:03ils insèrent,
18:04ils emboîtent
18:04des toutes petites pièces
18:06parfois sous l'œil
18:06de microscope
18:08pour donner naissance
18:09à des ressorts,
18:10des stents,
18:11des colles,
18:11des implants
18:12que le chirurgien
18:13va introduire
18:14dans le cerveau
18:14des patients.
18:16Ces mini-implants,
18:17vous les produisez où ?
18:18En France ?
18:18Aux Etats-Unis ?
18:19On les produit à la fois
18:20en France et aux Etats-Unis.
18:22On a démarré
18:22une activité américaine
18:23un peu après
18:24que j'ai rejoint la société
18:26et j'ai lancé
18:26l'activité de Balt
18:27aux Etats-Unis.
18:29Donc on a maintenant
18:29une usine ultra-moderne
18:31à Irvine,
18:32en Californie du Sud,
18:33qui vient compléter
18:34l'activité
18:35de notre usine traditionnelle
18:36qui est à Montmorency
18:37dans le Val d'Oise
18:37comme vous l'avez dit.
18:39Alors quand vous avez
18:39racheté justement
18:40Bloquette Medical
18:41qui était cette start-up
18:43installée à Irvine,
18:44une région
18:45qui est le temple
18:46de la neurochirurgie,
18:47ça vous a apporté quoi
18:48cette acquisition ?
18:49Alors une accélération
18:51de notre développement
18:51aux Etats-Unis.
18:52S'il avait fallu
18:53tout démarrer de zéro,
18:54on aurait probablement
18:56par rapport
18:56à ce qu'on a fait
18:57perdu 3 à 5 ans.
18:59Donc cette petite société
19:00avait tout ce qu'il convient
19:02d'avoir pour une société
19:03du secteur,
19:04c'est-à-dire
19:04des processus
19:05d'assurance qualité,
19:08des processus réglementaires,
19:10une équipe de vente
19:10et de marketing,
19:12une production
19:12avec des salles blanches,
19:13etc.
19:13et on s'est basé,
19:15on a bâti
19:16notre implantation américaine
19:17sur la base
19:18de cette petite PME.
19:19On a déménagé le site,
19:20pas très loin d'ailleurs,
19:22pour avoir une usine
19:22hyper moderne
19:23comme je le disais
19:24et aujourd'hui,
19:25BALTUS
19:25emploie plus de la moitié
19:29de nos effectifs
19:29dans le monde.
19:30On a 1000 personnes
19:31dans le monde,
19:32dont plus de 500
19:32aux Etats-Unis
19:33avec une activité
19:34aux Etats-Unis
19:35qui aujourd'hui
19:36représente à peu près
19:3635% de notre chiffre d'affaires
19:38mais surtout est en croissance
19:39de 50% par an.
19:40Donc on est vraiment
19:41en train de gagner le pari
19:42de pénétrer le marché américain.
19:43Et votre pied français
19:44et votre pied américain
19:46étaient quasiment
19:46au même niveau
19:47et ont progressé
19:48à la même vitesse visiblement ?
19:49Alors le pied français
19:50à l'époque,
19:51quand j'ai rejoint BALT,
19:52la France était
19:53le marché principal de BALT
19:54mais le marché français
19:56c'est à peu près 5%
19:57du marché mondial.
19:59Donc il fallait évidemment
20:01développer la société
20:02en dehors de la France,
20:03c'est ce qu'on a fait.
20:04On a monté une structure
20:05directe de vente
20:06et de marketing
20:07dans les principaux pays européens,
20:09également en Chine,
20:10en Inde,
20:10au Brésil,
20:11au Canada,
20:12en Australie
20:12et puis on s'est implanté
20:14aux Etats-Unis.
20:15Aujourd'hui,
20:15on a vraiment
20:15une couverture mondiale,
20:17on travaille dans 70 pays,
20:18dont 16 pays
20:19avec notre propre force de vente
20:20et on est surtout
20:21en relation constante
20:22avec les médecins
20:23au plus près
20:24qui eux
20:24guident notre innovation.
20:26Alors quelques mois
20:27avant votre arrivée,
20:28BALT s'est ouvert
20:29au private equity,
20:30un domaine
20:31que vous connaissez bien
20:31puisque vous avez
20:32vous-même travaillé
20:33longuement
20:34pour des actionnaires
20:35du private equity.
20:37Comment vous avez découvert,
20:38vous,
20:38le private equity ?
20:39Je l'ai découvert
20:41aux Etats-Unis
20:42par hasard
20:44pour une société,
20:45j'ai été
20:46à la direction
20:47d'une société
20:48qui s'appelait
20:48EV3
20:49qui était une société
20:50du même domaine
20:50et qui a été développée,
20:53que j'ai contribué
20:53à développer
20:54d'une toute petite société,
20:56quasiment rien,
20:57c'était une start-up
20:57jusqu'à plusieurs centaines
20:59de millions de dollars
21:00basée aux Etats-Unis,
21:02société détenue
21:03par un fonds
21:04de private equity américain
21:05qui s'appelle
21:05Warbur Pinkus
21:06pour lequel j'ai travaillé
21:07d'à peu près 15 ans
21:08et qui a été finalement
21:11acquise par un gros
21:12du secteur
21:13qui est Medtronic
21:13qui est un des plus
21:15gros acteurs actuellement.
21:17Et la raison ensuite
21:17pour laquelle
21:18j'ai rejoint Balt,
21:19c'est que j'adore
21:20ce secteur
21:20de la Medtech
21:21et j'imagine
21:22pour les gens
21:23qui m'ont recruté
21:23parce qu'ils pensaient
21:24que j'avais fait
21:24toutes les erreurs
21:25dans le premier fonds
21:26et que j'en ferais
21:26moins dans le deuxième.
21:28Qu'est-ce qui vous séduit
21:29dans le private equity ?
21:31C'est d'abord
21:32on n'a pas la pression
21:34du court terme
21:35comme on peut l'avoir
21:35dans une société listée.
21:38J'enfonce une porte ouverte.
21:40Et qu'on a vraiment
21:41quand on est adossé
21:42à un actionnaire
21:44de la taille
21:45et du profil
21:46de l'actionnaire
21:47principal de Balt
21:48qui s'appelle Bridgepoint
21:49qui est un des plus gros fonds
21:50de private equity européens
21:51avec plus de 80 milliards
21:53de dollars
21:53d'actifs sous gestion.
21:56Je ne dis pas
21:56qu'on dort bien
21:58mais on se sent
22:00en tout cas
22:00bien supporté
22:01par son actionnaire
22:02et on se dit
22:06on a le temps
22:07mais en même temps
22:08il faut aller vite
22:08parce que pour le private equity
22:10le temps c'est de l'argent
22:11comme pour tout le monde
22:11mais on a quand même
22:13un peu plus de temps.
22:14La variable temps
22:14n'est pas la même
22:15que pour des sociétés
22:16cotées en bourse.
22:18Maintenant quand on prend
22:19une société comme Balt
22:20ou comme EV3
22:20on prend une petite société.
22:22Moi j'avais toujours
22:23travaillé avant
22:23pour des grosses sociétés
22:24où j'avais appris
22:25beaucoup de choses.
22:26Mais quand on travaille
22:26pour une petite société
22:27il y a un certain nombre
22:29de constantes
22:29dans les petites sociétés
22:31et l'une des constantes
22:32c'est l'impondérable.
22:34L'impondérable
22:35est peut-être
22:36extrêmement néfaste
22:37pour une petite société.
22:38Un grand groupe
22:39en général dérisque
22:40des pans d'activité
22:41et compense les risques
22:43sur certains pans
22:43en pleine croissance
22:44par des pans d'activité
22:45qui sont plus stables.
22:46Ça, ça n'existe pas
22:47dans une petite société.
22:48Donc le risque
22:49est différent.
22:50Et je pense
22:51que les qualités profondes
22:53d'un chef d'entreprise
22:54qui travaille
22:54pour du private equity
22:56c'est de bien analyser
22:57les risques
22:57et d'essayer de garder
22:58l'entreprise
22:59le plus possible
22:59sur les rails
23:00qui ont été fixés.
23:02Alors en décembre dernier
23:03Balte a sécurisé
23:03355 millions d'euros
23:05pour refinancer sa dette
23:06accélérer la croissance
23:07investir en innovation
23:08c'est quoi la logique
23:10de ce refinancement ?
23:11Alors vous venez de le dire
23:12c'est d'abord
23:13on avait une dette primaire
23:14qui venait du LBO initial
23:16en 2015
23:16qui arrivait à maturité
23:18donc il fallait la refinancer
23:19et on a profité à la fois
23:21d'un contexte favorable
23:23fin 2024
23:24et surtout
23:25de la performance
23:27et des fondamentaux
23:28de Balte
23:29encore une fois
23:29vous l'avez dit
23:30300 millions
23:3120% débit de DA
23:32une croissance forte
23:33pour sécuriser
23:36ce refinancement
23:37en un temps assez record
23:38puisqu'on l'a sécurisé
23:39en trois mois
23:40l'année dernière
23:41et je crois que ça a été
23:41le plus gros refinancement
23:43de l'industrie medtech
23:44de toute l'Europe
23:45de 2024
23:45et c'est la reconnaissance
23:47des fondamentaux
23:48de la société
23:48alors on a fait appel
23:49à des fonds de dette
23:50anglo-saxons
23:51qui ont aimé
23:52l'histoire de Balte
23:53qui ont fait confiance
23:54au management
23:54supporté par l'actionnaire
23:56Bridgepoint
23:56on a réussi
23:57le tour de force
23:58de closer ce refinancement
23:59en trois mois
24:00Alors ils vous manifestent
24:01tous une belle confiance
24:02quelles contreparties
24:04ou quelles attentes
24:06ça engendre ?
24:07Alors la confiance
24:07se manifeste par le fait
24:08que j'ai toujours un job
24:09donc ça c'est
24:10dans le priority cootie
24:12c'est comme dans
24:12partout
24:13il faut quand même
24:14arriver à la gagner
24:15cette confiance
24:16Ensuite
24:17l'actionnaire
24:18private equity
24:19est là
24:20pour rappeler
24:21aux dirigeants
24:21certains principes
24:23vertueux
24:23Vous savez quand on est
24:24une société
24:25en pleine croissance
24:25on a tendance
24:26toujours à réinvestir
24:27réinvestir
24:28réinvestir
24:28et l'actionnaire
24:29Bridgepoint
24:29notamment
24:30était là
24:31a toujours été là
24:32pour rappeler
24:32les fondamentaux
24:33et l'importance
24:34notamment
24:35de l'EBITDA
24:35et du cash flow
24:36qu'on a tendance
24:38des fois
24:38il y a beaucoup
24:38de sociétés
24:39dans le medtech
24:39qui croissent
24:40qui ont une forte croissance
24:42et qui génèrent
24:42peu d'EBITDA
24:43voire pas du tout
24:44et je dois dire
24:46que cette pression
24:47vertueuse
24:48de l'actionnaire
24:48fait qu'aujourd'hui
24:49avoir dans le secteur
24:50de la medtech
24:51une croissance
24:52qui varie
24:52entre 15 et 20%
24:53suivant les années
24:54et de continuer
24:55à générer
24:56plus de 20%
24:57de marge
24:57d'EBITDA
24:57c'est assez unique
24:58et pourtant
24:59vous consacrez encore
25:0011%
25:00de votre chiffre
25:01d'affaires
25:01à la R&D
25:02c'est dans quel domaine
25:04est-ce que
25:05alors d'abord
25:05effectivement
25:06et ça
25:06ça se voit
25:07un peu
25:07si vous prenez
25:08l'histoire de BALT
25:09depuis le LBO
25:10le chiffre d'affaires
25:11a été multiplié
25:12par 8
25:13et l'EBITDA
25:13par 3
25:14qui est déjà sain
25:15mais pourquoi
25:16seulement par 3
25:16parce qu'on a dépensé
25:18on dépense chaque année
25:19entre 10 et 12%
25:20de notre chiffre d'affaires
25:21en R&D
25:21et en cumul
25:22je crois qu'on a dépassé
25:23les 180 millions d'euros
25:25d'investissement R&D
25:26donc c'est quand même
25:27un gros investissement
25:28Vous les mettez où
25:29ces 180 millions ?
25:30Alors on les met
25:31à la fois
25:31dans les nouvelles générations
25:33de produits
25:33qui consistent
25:34comme vous l'avez dit
25:35à continuer
25:36à miniaturiser
25:37encore plus
25:37nos implants
25:38nos cathéters
25:39parce qu'il s'agit
25:40d'atteindre
25:41des parties du cerveau
25:42et des vaisseaux
25:42dans le cerveau
25:43qui sont de plus en plus fins
25:43si on veut traiter
25:44je vous donne un exemple
25:45en France
25:46il y a à peu près
25:47140 000 AVC par an
25:4840 000 sont mortels
25:5030 000 provoquent
25:51des handicaps lourds
25:52sur ces 140 000
25:54uniquement 10 000
25:55aujourd'hui
25:55sont traités
25:56par de la thrombectomie
25:57mécanique
25:57qui consiste
25:57à aller retirer
25:58avec nos dispositifs
26:00le caillot
26:02du cerveau
26:03donc
26:04plus vous allez
26:06améliorer
26:07l'efficacité
26:07du retrait
26:08du caillot
26:09par vos dispositifs
26:10plus vous allez arriver
26:11à naviguer
26:12dans les vaisseaux
26:13du cerveau
26:13et plus vous allez arriver
26:15à augmenter
26:15le nombre de patients
26:16traitables
26:17donc ça
26:18c'est des premiers
26:20axes de développement
26:20le deuxième axe
26:21quand vous mettez
26:22un implant
26:22qui sont en général
26:23des implants métalliques
26:24dans le cerveau
26:25il y a toujours
26:25une sorte de phénomène
26:26de rejet de l'organisme
26:27et là
26:28tout consiste
26:29à rendre
26:30un peu l'implant
26:31invisible
26:32si vous voulez
26:32au corps humain
26:33ce qui fait
26:35que le patient
26:35à terme
26:36tous les patients
26:37qui ont eu
26:38soit un stade coronaire
26:39soit un stade cérébral
26:40savent qu'ils doivent
26:41en général
26:41prendre des anticoagulants
26:42pour le reste de leur vie
26:43alors là
26:44toute la recherche
26:45consiste à faire en sorte
26:46que l'organisme
26:47accepte mieux
26:49et le troisième axe
26:52de développement
26:52qui est fondamental aussi
26:54est tout l'avenir
26:55des médications
26:58et des traitements
26:59de patients
27:01en ouvrant une voie
27:03minimalement invasive
27:04ce que je n'ai pas dit
27:05c'est que les technologies
27:06endovasculaires
27:07sont minimalement invasives
27:08on fait une ponction
27:09au niveau de l'aine
27:10on remonte par l'artère
27:11fémorale
27:11et sous imagerie
27:12on arrive à naviguer
27:15à naviguer les guides
27:16donc on n'ouvre pas
27:17la boîte crânienne
27:17ça c'est fondamental
27:18c'est minimalement invasif
27:19aujourd'hui
27:20beaucoup de traitements
27:21de maladies non vasculaires
27:22se font par ouverture
27:24de la boîte crânienne
27:24donc si on arrive
27:25à traisser ces maladies
27:27par l'accès endovasculaire
27:28et par exemple
27:30en délivrant des drogues
27:31ou ce genre de choses
27:32on va ouvrir
27:33tout un pan de marché
27:34qui n'existe pas aujourd'hui
27:35et je ne parle même pas
27:37des sociétés
27:38qui sont en train d'émerger
27:39dans ce qu'on appelle
27:39Brain Computer Interface
27:41qui est l'interface
27:42entre le cerveau
27:45qui peut avoir
27:46des déficiences
27:46des circuits électriques
27:49et un ordinateur
27:51et qui pourrait
27:52être rendu possible
27:55par l'accès endovasculaire
27:56alors vous le disiez
27:57la majorité
27:58de votre chiffre d'affaires
27:58vous le faites
27:59hors de France
28:00vos implants
28:01ils sont utilisés
28:01sur tous les continents
28:02oui
28:03aujourd'hui
28:04on a une présence
28:04dans 70 pays
28:05grosso modo
28:06l'Europe
28:07c'est 40%
28:08de notre chiffre d'affaires
28:08dont 5% en France
28:10les Etats-Unis
28:11c'est 35%
28:12et le reste du monde
28:13donc essentiellement
28:14Moyen-Orient
28:15Amérique Latine
28:16et Asie
28:17évidemment
28:17c'est à peu près 25%
28:19alors au niveau
28:20des effectifs aussi
28:21vous êtes impressionnant
28:22depuis 2015
28:22en 10 ans
28:23vous êtes passé
28:24de 100 collaborateurs
28:26à 1000
28:27comment on réussit
28:29à maintenir
28:29son excellence
28:31quand l'entreprise
28:33grossit aussi vite ?
28:35d'abord je ne vais pas
28:35vous donner tous mes secrets
28:37sinon ça sera
28:38ah dommage
28:38Frédéric est bien
28:39ça d'habitude
28:39mais
28:40non en fait
28:43je m'appuie
28:43sur une équipe
28:44de management
28:44que j'ai construite
28:45moi-même
28:45j'ai 35 managers
28:47clés chez Balt
28:48qui ne me reportent
28:49pas tous
28:49quand même
28:50mais ces 35 managers
28:52sont absolument clés
28:53et ils ont une passion
28:54pour
28:54que j'ai essayé
28:56de vous faire passer
28:57pour développer
28:58cette entreprise
28:59développer ces techniques
29:00qui traitent les patients
29:02qui sauvent des vies
29:02donc ces 35 managers
29:04je les chouchoute
29:04c'est mon équipe de direction
29:06et ils ont vraiment
29:07une passion
29:08et puis vient se greffer
29:09les outils classiques
29:10du private equity
29:11qui sont évidemment
29:12des systèmes
29:14qui permettent
29:15d'aligner
29:15les intérêts
29:16des actionnaires
29:17avec celui du management
29:17donc on parle
29:18de management package
29:19qui permettent
29:20d'aligner
29:20les intérêts
29:21de tout le monde
29:22est-ce que votre objectif
29:24c'est le
29:24le milliard d'euros
29:26de chiffre d'affaires
29:26en 2030 ?
29:28alors j'ai dit précédemment
29:29que les business plans
29:29en général
29:30étaient assez optimistes
29:31donc je ne vais pas vous dire
29:32que celui-ci est fait
29:33mais il est faisable
29:35c'est en 5 ans
29:36oui mais je peux vous dire
29:37que ce business plan
29:38il a été battu
29:39fouetté par le bridge point
29:41dans tous les sens
29:41donc je pense
29:42qu'il est assez dérisqué
29:43on va arriver
29:45à passer de 300 millions
29:46à 1 milliard
29:47déjà en prenant
29:48notre part de marché
29:49que je pense être
29:51l'affaire chère
29:52vraiment
29:52qu'on mérite
29:53et qui est plus de 20%
29:54sur tous les marchés
29:55on est déjà au-dessus
29:56de 20%
29:56sur certains marchés clés
29:57le deuxième axe
29:59va être
29:59d'introduire des produits clés
30:01aux Etats-Unis
30:01qui ne sont pas encore
30:02introduits
30:02par des approbations FDA
30:04et ça, ça veut ouvrir
30:05un marché énorme
30:05même si aujourd'hui
30:06on fait 35%
30:07de notre chiffre d'affaires
30:08je pense qu'on va arriver
30:09à plus de 50%
30:10et le dernier axe
30:11c'est l'innovation
30:12développer de nouveaux produits
30:13de nouvelles générations
30:14ouvrir de nouveaux segments
30:15de marché
30:15J'imagine Frédéric
30:17le parcours de BALT
30:18a dû vous susciter
30:19une question
30:20ou une réflexion
30:21Le parcours est spectaculaire
30:23moi j'ai peut-être
30:23une question pour vous
30:24qu'est-ce que
30:25au-delà de la discipline
30:26qu'est-ce que Bridgepoint
30:27qu'est-ce qu'un fonds de private
30:28écoutier apporte au quotidien
30:29à une équipe de management
30:30comme la vôtre ?
30:32Oui alors
30:32d'abord ils vont nous regarder
30:34Ils nous regardent
30:35Voilà ils nous regardent
30:37Non non mais objectivement
30:39ils apportent beaucoup
30:40beaucoup de soutien
30:41encore une fois
30:42de pression vertueuse
30:43pour EBITDA Cachelo
30:45et c'est normal
30:45d'accord
30:46on serait tous tentés
30:47et je serais tenté
30:48le premier
30:48d'accélérer encore plus
30:49la croissance
30:50donc la croissance
30:51et on a une demande
30:52des médecins américains
30:53aller plus vite
30:53rentrer
30:54introduiser de nouveaux produits
30:56et à chaque fois
30:56je leur réponds
30:56non
30:57on le fait à notre rythme
30:58et ça c'est la pression vertueuse
31:00ensuite évidemment
31:01un soutien financier
31:02et un soutien
31:03pour des opérations
31:04de type haut de bilan
31:05on a parlé du refinancement
31:07on a des acquisitions
31:08en vue etc
31:10et là il y a un soutien
31:11évidemment très fort
31:12de l'actionnaire
31:13et puis en général
31:14un accompagnement
31:14à travers notre conseil
31:15d'administration
31:16de l'actionnaire
31:17Bridgepoint
31:19aussi de l'actionnaire familial
31:21qui nous accompagne
31:21et qui nous aide
31:22un petit peu
31:23à réfléchir
31:24sur l'aspect stratégique
31:25Est-ce que vous avez
31:27un petit message
31:28pour tous ceux
31:28qui travaillent
31:29dans l'ombre
31:30pour la MedTech
31:31en France
31:31pour les chercheurs
31:32pour les techniciens
31:33Oui alors bon
31:34en ce moment
31:35il y a un peu
31:35de tristesse
31:39au niveau économique
31:39français
31:40moi ce que je veux dire
31:42c'est qu'on peut y arriver
31:43et que la MedTech française
31:44elle a un avenir
31:48devant elle
31:48j'espère qu'on le prouve
31:50en allant à la conquête
31:52de marchés
31:52comme les marchés américains
31:53il n'y a pas de problème
31:54je veux dire
31:55la plupart de l'innovation
31:56fondamentale de Balte
31:57vient de nos chercheurs français
31:58et en France
32:00vous avez une sorte
32:01d'écosystème
32:01avec des chercheurs
32:02qui sont fantastiques
32:03qui sont parmi les meilleurs
32:04du monde
32:04qui travaillent même
32:05pour des instituts publics
32:07comme l'Inserm
32:08le CEA
32:08le CNRS
32:09et puis vous avez
32:10tout cet écosystème
32:11en plus
32:12public
32:13qui aide
32:14vous voyez
32:15il y a un peu
32:16de misérabilisme
32:18enfin bon
32:18la BPI
32:19c'est quand même
32:20une institution
32:22unique dans le monde
32:22et je les remercie là
32:25d'ailleurs on va continuer
32:25à faire appel à eux
32:26donc je les remercie
32:28et des process
32:30des systèmes
32:31comme le crédit impôt recherche
32:33etc
32:33je sais qu'on en parle
32:34beaucoup en ce moment
32:35nous ils nous aident
32:36ils nous ont toujours aidé
32:37et ça avec l'écosystème
32:38des ingénieurs
32:39qu'on trouve en France
32:40qu'il faut garder
32:40qui travaillent dans ces instituts
32:42je pense qu'il y a un écosystème
32:44en France
32:44qui est unique dans le monde
32:45un grand merci
32:46Pascal Girard
32:47de nous avoir ouvert
32:47les portes de Balte
32:49et de son financement
32:50merci pour votre récit
32:51histoire d'entreprise
32:53passionnante
32:54je sais que vous intervenez
32:55en plus rarement
32:56dans les médias
32:57donc c'est un grand merci
32:59de nous avoir
33:00fait cet honneur
33:01je crois que ça mérite bien
33:01quelques applaudissements
33:02est-ce que vous restez
33:10quelques jours en France
33:11ou vous repartez
33:12non non
33:12je reste quelques jours
33:13d'abord
33:13c'est une société française
33:14techniquement
33:15même si le siège opérationnel
33:16est à Boston
33:17j'ai quand même
33:18400 employés en France
33:19donc il faut que j'y passe
33:20un peu de temps
33:20très bien
33:21profitez bien
33:22de ces quelques jours
33:23en France
33:24on les reçoit régulièrement
33:26dans cette émission
33:26vous le savez
33:27de plus en plus
33:27d'entreprises
33:28quittent la bourse
33:29pour les marchés
33:29non cotés
33:30pourquoi ce retour en arrière
33:32est-ce que c'est une mode
33:33un mouvement de fonds
33:33ou est-ce que c'est le signe
33:34que le marché coté
33:36est en crise
33:37on en parle tout de suite
33:37avec notre nouvel invité
33:39notre expert ce soir
33:40c'est Olivier de Villemorin
33:42bonsoir Olivier de Villemorin
33:48bonsoir Christophe
33:49avocat spécialisé
33:50dans les opérations
33:51P2P
33:51c'est-à-dire le
33:52public to private
33:53ces entreprises cotées
33:54qui décident
33:55de quitter la bourse
33:56pour le non coté
33:57alors avant d'entrer
33:58dans le vif du sujet
33:59racontez-nous déjà
34:00votre parcours
34:01bon effectivement
34:02merci Christophe
34:03pour cette invitation
34:03je suis avocat spécialisé
34:05en fusion acquisition
34:06et j'interviens en Europe
34:08sur les opérations
34:09pour le compte
34:10du cabinet suivant
34:10et je m'occupe
34:12aussi bien d'opérations
34:14pour des fonds
34:14de private equity
34:15que pour des sociétés cotées
34:16donc ça me permet
34:17d'avoir une vision
34:18assez bonne
34:19aussi bien du monde du coté
34:20que celui du non coté
34:22alors depuis 10 ans
34:23on assiste à une recrudescence
34:24des opérations
34:25de retrait de la cote
34:27aux Etats-Unis
34:27comme en Europe
34:28est-ce qu'on en a
34:29une idée de l'ampleur ?
34:32alors l'ampleur
34:32est assez importante
34:33en effet
34:34si on regarde
34:35au cours des 20 dernières années
34:36le nombre de sociétés cotées
34:37aux Etats-Unis
34:38est abaissé
34:39d'environ 40%
34:41et si on regarde
34:42sur la France
34:43juste le marché français
34:44au cours des 10 dernières années
34:46on est plutôt autour
34:47des 15 à 20%
34:48si vous regardez
34:49juste 2024
34:50vous avez eu
34:52une vingtaine
34:53d'opérations
34:53de retrait de la cote
34:55qui ont été initiées
34:56par des fonds
34:56de private equity
34:57ou des fonds privés
34:58contre en gros
35:004 introductions
35:01en bourse
35:02sur un marché réglementé
35:03donc on voit
35:03que le marché
35:04les marchés boursiers
35:05français
35:06européens
35:06et mondiaux
35:07sont en train
35:08de s'assécher
35:09et c'est dû à quoi ?
35:10c'est dû à la pression réglementaire
35:12à un ras-le-bol
35:13de la volatilité boursière
35:15à l'impatience
35:16des actionnaires ?
35:17alors un peu
35:18de tout ça
35:18la pression réglementaire
35:20est effectivement importante
35:22on a vu
35:23un accroissement
35:24significatif
35:25du contexte réglementaire
35:26et du poids réglementaire
35:27au cours des 20 dernières années
35:28entre
35:29les reportings financiers
35:31les enjeux
35:32en matière
35:33d'information
35:34environnementale
35:35et sociale
35:35les questions
35:37de rémunération
35:38des dirigeants
35:38et les contraintes
35:39réglementaires
35:40en termes
35:40d'approbation
35:41de la rémunération
35:41des dirigeants
35:42sont de nature
35:43à dissuader
35:44un certain nombre
35:45d'acteurs
35:45de soit s'introduire
35:47en bourse
35:47soit de rester en bourse
35:49ce qui est intéressant
35:50c'est qu'on est peut-être
35:51en train de voir
35:51un retour en arrière
35:53puisque l'administration
35:54Trump a annoncé
35:54il y a quelques jours
35:55qu'il réfléchissait
35:57à supprimer
35:59le reporting
35:59dit trimestriel
36:00que font les sociétés
36:01cotées justement
36:02pour permettre
36:03d'alléger un peu
36:04ces contraintes
36:05réglementaires
36:06sur les sociétés
36:07aux Etats-Unis
36:08par ailleurs
36:09la volatilité
36:10des marchés
36:10je crois qu'on en a
36:12déjà parlé
36:13une vision
36:15qui est probablement
36:15plus court-termiste
36:16des investisseurs
36:17dans le côté
36:18que dans le privé
36:19et aussi
36:20souvent des surréactions
36:22des investisseurs
36:23à des nouvelles
36:23qui auraient pu
36:25être anticipées
36:25donc ces éléments-là
36:27sont de nature
36:28à peut-être
36:29dissuader
36:30ou en tout cas
36:30à retarder
36:31la volonté
36:32de s'introduire
36:32en bourse
36:33ou de favoriser
36:34les retraits
36:34de la cote
36:35Pourtant hier encore
36:36entrer en bourse
36:37c'était le graal
36:38pour une ETI
36:39une PME
36:40qui faisait une LBO
36:42pourquoi est-ce que
36:43ce modèle-là
36:44perd son attrait ?
36:45Alors oui
36:46c'était le graal
36:46vous avez tout à fait raison
36:47il y a une vingtaine d'années
36:48vous regardez
36:49vous avez les Rexel
36:50les Legrand
36:51les bureaux Veritas
36:52qui sont aujourd'hui
36:53des grandes sociétés
36:54cotées françaises
36:55qui à l'époque
36:56étaient détenus
36:57par des fonds
36:57de private equity
36:58et qui ont une très belle
37:00réussite
37:00une très belle réussite
37:02en bourse
37:02aujourd'hui
37:04on voit que
37:05finalement
37:06la possibilité
37:07d'obtenir des fonds
37:08est beaucoup plus facile
37:09auprès des investisseurs
37:10dits privés
37:11donc les sociétés
37:12peuvent se financer
37:13beaucoup plus facilement
37:14qu'il y a une vingtaine d'années
37:15auprès de fonds privés
37:17que ce n'était à l'époque
37:18que ce n'était possible
37:19à l'école
37:19donc on voit que
37:20avant il fallait aller en bourse
37:22pour se financer
37:23aujourd'hui
37:23l'horizon de temps
37:24entre le premier investisseur
37:26et l'introduction en bourse
37:27peut être beaucoup plus long
37:28puisqu'il y a des ressources
37:30très significatives
37:30qui sont disponibles
37:31pour les sociétés en question
37:32on voit que ce sont souvent
37:33des gérants de private equity
37:35qui orchestrent
37:36les retraits de la cote
37:38pourquoi est-ce qu'ils sont aussi
37:39friands de ce type d'opération ?
37:41alors ils sont friands
37:43souvent parce qu'il y a
37:43une décote
37:44il y a une sous-valorisation
37:44de la société cotée
37:45par rapport à leur vision
37:46de la stratégie
37:49de la société
37:49donc c'est souvent dû
37:51peut-être à une mauvaise
37:52compréhension
37:53par le marché
37:54de la stratégie
37:55ou peut-être aussi
37:56une mauvaise communication
37:57par la société cotée
37:58de sa stratégie
37:59et puis aussi
38:00on voit qu'il y a
38:02un coût réglementaire
38:03qui est important
38:04qui est éliminé
38:05lorsqu'on sort de la cote
38:06et puis cette volatilité
38:08fait qu'il y a des moments
38:09où certaines activités
38:11sont moins bien valorisées
38:12par les marchés
38:12que par les investisseurs privés
38:14si vous regardez
38:15le cas d'une société
38:16récente
38:17qui est Believe
38:17Believe s'est introduite
38:19en bourse en 2021
38:20ils font de la production
38:20digitale de musique
38:22à un prix de l'or
38:24de 19,50 euros
38:25en 2024
38:26et 2025
38:27elle a été retirée
38:28de la cote
38:29par une partie
38:30des actionnaires
38:30historiques
38:31notamment son dirigeant
38:33à un prix
38:34significativement
38:34en dessous
38:35parce que
38:36en fait
38:36le marché
38:37ne comprenait pas
38:38la stratégie
38:38de la société
38:39il y avait également
38:40un coût réglementaire
38:40important
38:41et le secteur
38:42était un peu
38:42un peu
38:44maltraité
38:45maltraité
38:46par les marchés
38:47donc on voit
38:48qu'aujourd'hui
38:49il y a des opportunités
38:51pour les fonds
38:52pour les acteurs privés
38:52de racheter
38:54de sortir
38:55de la bourse
38:55des sociétés cotées
38:56sur la base
38:58d'une valorisation
38:58qui n'est pas
38:59nécessairement
39:00la meilleure valorisation
39:01mais parce qu'ils sont
39:02ensuite capables
39:02de la transformer
39:03et est-ce qu'une entreprise
39:05qui peut vraiment
39:06se transformer
39:06est-ce qu'elle peut
39:07se transformer
39:07plus librement
39:08une fois qu'elle est sortie
39:09des marchés cotés
39:11alors oui
39:12c'est quand même
39:13beaucoup plus facile
39:14parce que justement
39:15il n'y a pas cette
39:15attente court-termiste
39:16des investisseurs
39:17la société est
39:18beaucoup plus agile
39:19elle va pouvoir
39:20investir sur le long terme
39:22elle va pouvoir même
39:23accepter de baisser
39:24sa rentabilité
39:24sur une certaine période
39:26en accord avec l'actionnaire
39:27sur la base
39:28d'un business plan arrêté
39:29pour justement
39:30mieux se relancer
39:31et par ailleurs
39:34elle n'est pas soumise
39:35à ce coup près
39:36immédiat
39:37qu'ont les investisseurs
39:39cotés
39:39donc c'est pas inhabituel
39:40au cours des 20 dernières années
39:41on voit des sociétés
39:43qui sortent de bourse
39:43qui sont restructurées
39:45qui sont
39:46dont la stratégie
39:47est ajustée
39:48et qui ensuite
39:49reviennent en bourse
39:49parce que c'est le bon moment
39:50pour elle
39:51d'un nouveau
39:52aller chercher
39:53les investisseurs
39:53dits publics
39:54Est-ce que ça veut dire
39:55que ça en est fini
39:56des introductions en bourse
39:58comme un rêve ultime ?
40:00Alors non
40:00ça n'est pas fini
40:01c'est juste que le temps
40:02est plus long
40:03comme je disais
40:04entre le premier investisseur
40:05et l'introduction en bourse
40:06il y a un moment
40:07où l'introduction en bourse
40:08s'impose
40:08de par la nature
40:10de l'activité
40:11de par la taille
40:12atteinte par la société
40:13de par le nombre
40:13d'investisseurs
40:14dans cette société
40:15il y a un moment
40:16où l'introduction en bourse
40:17s'impose
40:18mais je dirais
40:18qu'il y a une vingtaine
40:19d'années
40:19ce temps était peut-être
40:214-5 ans
40:22aujourd'hui
40:23on peut parler
40:24de 10 voire 15 ans
40:25entre le premier investissement
40:27par un fond de private equity
40:28et l'introduction en bourse
40:29de la société en question
40:30Et alors on voit aussi
40:32un nouveau marché
40:32se développer
40:33les private IPOs
40:35qu'est-ce que c'est précisément
40:37et quels sont
40:38les intérêts
40:38qu'elles offrent ?
40:39Alors les private IPOs
40:40regroupent deux familles
40:41la première c'est un peu
40:42quelque chose
40:43ce sont des tours de table
40:45un peu sophistiqués
40:46pour des entreprises
40:47qui sont
40:48disons très bien valorisées
40:50on prend le cas
40:51de Céva Santé Animal
40:52qui a fait un tour de table
40:53récemment
40:53avec aujourd'hui
40:54une dizaine de fonds
40:55valorisés
40:56une dizaine de milliards d'euros
40:57et donc on voit
40:58qu'il y a un grand nombre
40:59d'investisseurs
41:00et c'est parfois qualifié
41:01de private IPOs
41:02ce qu'on voit surtout
41:03se développer
41:04ce sont des plateformes
41:06qui permettent
41:06à des sociétés
41:07surtout aux Etats-Unis
41:09à des sociétés
41:10qui veulent donner
41:11la liquidité
41:12à leurs actionnaires
41:12ou à leurs salariés
41:13parce que les salariés
41:14avant étaient aussi
41:15ceux qui
41:15et l'équipe de direction
41:17mettaient un peu de pression
41:18pour réaliser
41:19une partie des actions
41:20qui leur avaient été attribuées
41:22vous ne voulez pas attendre
41:2315 ou 20 ans
41:23leur horizon de temps
41:24est parfois
41:24peut-être un peu plus court
41:26que celui
41:26de certains investisseurs
41:28donc ces marchés
41:31permettent à des sociétés
41:32qui ne sont pas cotées
41:33qui ne sont pas
41:33sur un marché réglementé
41:34d'avoir des fenêtres
41:35de liquidité
41:36donc aux actionnaires
41:37de vendre
41:38aux investisseurs de vendre
41:39et à d'autres d'acheter
41:40c'est le cas
41:41si vous regardez
41:42sur Nasdaq Private Market
41:44qui est une société américaine
41:45qui a ce type de plateforme
41:48vous pouvez acheter
41:49du OpenAI
41:49vous pouvez acheter
41:50du SpaceX
41:50vous pouvez acheter
41:51ce type de titres
41:53qui ne sont pas disponibles
41:54sur les marchés financiers
41:55avec un montant minimum ?
41:57alors vous avez
41:57la réglementation américaine
41:59est un peu différente
41:59de la réglementation européenne
42:01il y a des montants minimum
42:02mais disons que
42:04l'accès pour les investisseurs
42:05c'est réservé en général
42:06aux investisseurs institutionnels
42:07à quelle taille
42:09est-ce que la bourse
42:10elle retrouve un vrai attrait
42:11post-private IPO ?
42:15alors il n'y a pas
42:15de taille minimum
42:16c'est comme il n'y a pas
42:16de temps minimum
42:18c'est vrai qu'il y a un moment
42:20où quand on a atteint
42:22une taille quand même
42:24assez significative
42:25qu'on a un grand nombre
42:25d'investisseurs
42:26il devient assez naturel
42:28justement pour fournir
42:28cette liquidité
42:29d'aller sur les marchés financiers
42:31maintenant avec ces plateformes
42:32qui vont se développer
42:33peut-être que le délai
42:35va être encore un peu plus long
42:35et que la première étape
42:37sera d'aller sur un marché
42:39de private IPO
42:40type Nasdaq
42:42private market
42:42en Europe
42:44et donc
42:45d'assurer cette liquidité
42:46pour avant
42:47et qui sera une bonne étape
42:48en vue d'ailleurs
42:49d'une introduction en bourse
42:49donc si je résume
42:51le nouveau chemin
42:51idéal
42:52pour une ETI championne
42:54c'est de rester privé
42:55aussi longtemps que possible
42:56avec des bons sponsors
42:57de private equity
42:58et puis au-delà
42:59d'une certaine taille
43:00on sort en private IPO
43:02c'est ça
43:03et puis quand on est vraiment
43:04trop gros
43:04et bien on fait une vraie
43:06IPO
43:07est-ce que je l'ai bien résumé ?
43:08C'est un bon résumé
43:10disons que le temps
43:11est plus long
43:11c'est clair
43:12aujourd'hui
43:13il y a des modalités
43:14de financement
43:14qui sont disponibles
43:16et donc je vais dire
43:17que l'émetteur
43:18la société
43:19a le choix
43:20en fonction de la nature
43:21de son activité
43:21et du nombre d'investisseurs
43:23de s'introduire
43:24plus ou moins tard
43:25en bourse
43:25en fonction
43:26de ses besoins
43:28Un grand merci
43:29Olivier de Villemorin
43:30pour la clarté
43:31de vos explications
43:32on en vient
43:32à la dernière partie
43:33de cette émission
43:34c'est notre séquence
43:36Paroles d'investisseurs
43:38Invité ce soir
43:44de Paroles d'investisseurs
43:45Mickaël Lévy
43:46bonsoir Mickaël
43:46Bonsoir Christophe
43:47merci de me recevoir
43:48Dirigeant associé
43:49de JML Invest
43:51avec Frédéric Stolar
43:52qui nous a rejoint
43:53Mickaël
43:55votre famille a vendu
43:56il y a 10 ans
43:56son groupe industriel
43:57vous avez décidé
43:58de réinvestir
43:59une partie
43:59de votre patrimoine
44:00dans le private equity
44:02via votre single
44:03family office
44:04qu'est-ce qui a séduit
44:05votre famille
44:06dans le private equity
44:07ce qui nous a séduit
44:08et poussé
44:09à investir
44:09dans le private equity
44:10c'est finalement
44:11un constat assez simple
44:11que les caractéristiques
44:12du private equity
44:13collaient
44:14correspondaient
44:15à d'autres ADN
44:16quelles sont
44:17ces caractéristiques
44:17premièrement
44:18un investissement
44:18de temps long
44:19l'ADN
44:19intrasèque
44:20d'un family office
44:21et de réallouer
44:22les capitaux
44:22issus
44:23d'une histoire
44:24antérieure
44:24à travers
44:26plusieurs années
44:27et même dizaines
44:27d'années
44:28c'est deuxièmement
44:29une diversification
44:30extrême
44:30pour nous
44:30qui effectuons
44:31deux autres métiers
44:32en termes géographiques
44:34français
44:34l'assurance
44:35et l'immobilier
44:35le private equity
44:36c'était la capacité
44:37de pouvoir sortir
44:39des frontières
44:39tout en gardant
44:41un critère
44:42de performance
44:42très élevé
44:43pour vous donner
44:44un exemple
44:44en immobilier
44:45on a un mode
44:46de sourcing
44:47extrêmement territorial
44:48on a des modes
44:49de financement
44:49assez fréquent français
44:50et donc la capacité
44:52de dupliquer
44:52de la performance
44:53est beaucoup plus compliquée
44:54la troisième chose
44:55qui nous a séduit
44:56dans le private equity
44:57c'est le fait
44:57de réinvestir
44:58dans l'économie réelle
44:59pour nous
45:00qui sommes une famille
45:01d'entrepreneurs
45:02et qui avons vécu
45:03une expérience
45:04très qualitative
45:05avec le fonds
45:06de private equity
45:06qui nous a à la fois
45:07accompagnés
45:08puis dans l'exécution
45:10de la société
45:10mais également
45:10dans notre sortie
45:11on a naturellement
45:12voulu passer
45:13si je puis dire
45:13de l'autre côté
45:14de la barrière
45:14en tant qu'investisseur
45:15c'est également
45:16quelque chose
45:17qu'on a découvert
45:17au fil du temps
45:18c'est à dire
45:19la capacité
45:19à être exposé
45:20à un écosystème
45:21de très grande qualité
45:22que ce soit bien sûr
45:22les gérants
45:23les JP
45:23mais également
45:24les autres investisseurs
45:26les LP
45:26et globalement
45:27l'écosystème
45:28du private equity
45:29qui permet
45:30une émulation intellectuelle
45:32extrêmement intéressante
45:33notamment pour le développement
45:34de notre stratégie globale
45:36c'est la capacité
45:37également de trouver
45:37des synergies
45:38avec nos autres métiers
45:39on a par exemple
45:40investi
45:41chez un célèbre pâtissier
45:42avec qui on a défini
45:44un partenariat
45:45pour acquérir
45:46les murs
45:47de ces différents
45:48points de vente
45:48et donc globalement
45:50le private equity
45:50pour nous
45:51plus qu'une courbe
45:51de performance
45:52même si bien sûr
45:53c'est une classe d'actifs
45:53qui est extrêmement performante
45:55c'est la capacité
45:56à être en adéquation
45:57avec une stratégie
45:58très variée
45:58qui est celle
45:59d'un family office
46:00mais c'est une logique
46:02de diversification
46:03de sens
46:03de rendement
46:04c'est indiscutablement
46:06les trois
46:06mais en tout cas
46:07pour notre family office
46:08dans un ordre bien précis
46:09la diversification
46:10le sens
46:11contribuer
46:11et la performance
46:12la diversification
46:13on a parlé
46:14de la diversification géographique
46:15mais le private equity
46:16c'est aussi une capacité
46:17de diversification sectorielle
46:18extrêmement forte
46:19aujourd'hui
46:19on a un portefeuille
46:20de private equity
46:21qui est exposé à des secteurs
46:22comme la tech
46:23la santé
46:23le consumer
46:24c'est aussi une question
46:25de diversification
46:26de typologie
46:26de fonds d'investissement
46:27on a la capacité
46:29de pouvoir souscrire
46:30à des fonds primaires
46:31secondaires
46:31small cap
46:33mid cap
46:33large cap
46:34et donc cette diversification
46:35offre une appétence
46:36au risque
46:37pour une famille
46:38qui se projette
46:39dans le long terme
46:39extrêmement intéressante
46:40c'est bien sûr
46:41je l'ai évoqué
46:42une question de sens
46:43recontribuer
46:44accompagner les entreprises
46:45aujourd'hui on a encore
46:46deux aventures
46:47nous entrepreneuriales
46:48au sein de notre family office
46:49et on voit au-delà
46:50de l'attrait financier
46:52la capacité
46:52je crois que ça a été
46:53très bien décrit
46:54précédemment
46:55que les fonds d'investissement
46:56ont à participer
46:58au développement
46:58d'une entreprise
46:59d'un écosystème
47:00et c'est bien sûr
47:00un sujet de performance
47:01ça a été dit
47:02à multiples reprises
47:03dans les visions précédentes
47:04le private equity
47:05est une classe d'actifs
47:06qui performe extrêmement bien
47:08qui surperforme
47:10des comparables
47:11bien sûr
47:11il y a une prime
47:12d'illiquidité
47:13c'est-à-dire qu'il faut
47:13avoir cette capacité
47:14d'inscrire dans le temps long
47:15qui est celle
47:16d'un family office
47:16et donc c'est vraiment
47:17ces trois composantes
47:18que vous avez descrites
47:19mais dans un ordre
47:20de priorité
47:21qui chez nous
47:21est vraiment
47:22la diversification
47:22le sens
47:23la contribution
47:24et enfin
47:25la performance
47:26quel type d'investissement
47:28est-ce que vous recherchez
47:29en private equity ?
47:30on a mis pas mal de temps
47:31à définir notre stratégie
47:32private equity
47:33au sens large
47:34aujourd'hui
47:34on a principalement
47:35trois verticales
47:36qui composent
47:37notre portefeuille
47:38de private equity
47:39premièrement
47:39une part assez minoritaire
47:41mais qui est très importante
47:42pour nous
47:42d'investissement en direct
47:44c'est-à-dire qu'on a internalisé
47:46toute la chaîne de valeur
47:47du sourcing
47:48à l'exécution du deal
47:49mais dans un secteur bien précis
47:51celui de l'assurance
47:51qui est le secteur
47:52historique de la famille
47:53pourquoi ?
47:54parce qu'on croit fondamentalement
47:55que l'historique
47:56la qualité des relations
47:57l'expertise métier
47:59la capacité d'accompagner
48:00une société au quotidien
48:02crée de la surperformance
48:03c'est bien sûr
48:04et c'est l'objet
48:05de cette émission
48:06l'investissement
48:06dans des fonds d'investissement
48:07aujourd'hui c'est quasiment
48:0880% de notre pôle
48:09private equity
48:10on croit fondamentalement
48:12que les meilleurs gérants
48:13génèrent de grandes performances
48:14mais plus que cela
48:15on croit que
48:16le développement de relations
48:17avec eux
48:18est très important
48:18on a tendance
48:19en interne à dire
48:20que les grands générants
48:21génèrent de la performance
48:23mais que les relations
48:24d'exception
48:24génèrent de grandes performances
48:26et c'est pour ça
48:27qu'on s'attèle au quotidien
48:28à faire un travail de fonds
48:30pour développer des relations
48:31préligées
48:31avec ces fonds d'investissement
48:33qui est le biais
48:34en fait avec notre dernière verticale
48:35le co-investissement
48:36à côté de ces fonds
48:37le co-investissement
48:38c'est la faculté de surpondérer
48:39un portefeuille
48:40avec une conviction forte
48:42sur un ou deux actifs
48:43au sein du portefeuille
48:44de fonds d'investissement
48:45on pense aussi
48:46que le co-investissement
48:47a une vertu importante
48:48on a fait pas mal
48:49d'investissements
48:49dans le passé
48:50qui ont bien performé
48:51mais on est resté
48:5210-15 ans
48:53dans la société
48:54ce qui ne permettait pas
48:55de recycler le capital
48:56de s'adapter
48:57aux nouvelles tendances
48:59de marché
48:59en tout cas
48:59des nouvelles réallocations
49:00stratégiques
49:01et l'avantage également
49:02d'avoir un fonds d'investissement
49:03avec qui vous nouez
49:04des relations proches
49:05c'est ce cadencement
49:06ce cadencement de liquidité
49:07qu'il offre à un investisseur
49:08qui est fondamental
49:09on sent que vous êtes
49:10un ardent défenseur
49:11du temps long
49:12c'est pas un problème
49:14vous réussissez vraiment
49:15à en faire une opportunité
49:16c'est clairement
49:17et je l'ai dit
49:17l'ADN du family office
49:19réalloué dans le temps long
49:20maintenant pour que le temps long
49:22devienne une opportunité
49:23on pense qu'il faut
49:24structurer
49:25en tout cas
49:25chez JML Invest
49:26au sein de notre famille
49:26on a structuré
49:27le family office
49:28pour que ce temps long
49:29soit une opportunité
49:30qu'est-ce que ça veut dire
49:31structurer le family office
49:32c'est-à-dire
49:33dédier une poche
49:34alloué au private equity
49:36définir des règles claires
49:38en termes de stratégie
49:39pour éviter
49:39des changements
49:40continu stratégiques
49:42qui empêchent
49:42cette fameuse capitalisation
49:44des intérêts à long terme
49:45c'est définir
49:46un pacte familial
49:48en termes de distribution
49:49de gouvernance
49:50qui n'altère pas
49:52la performance
49:53du portefeuille
49:54le sujet de la liquidité
49:55que vous avez évoqué
49:56c'est un sujet
49:57complètement fondamental
49:58c'est à la fois
49:59presque le plus grand
50:00risque systémique
50:01d'un family office
50:02parce que si vous prenez
50:02des engagements
50:03trop importants
50:04que vous n'êtes pas
50:04capable d'honorer
50:05vous mettez en difficulté
50:06la structure
50:07financière
50:08mais également
50:08la réputation
50:10du family office
50:10et à la fois
50:11si vous avez
50:12une position
50:12trop défensive
50:13vous ne faites pas
50:14travailler de façon
50:14efficiente
50:15ce capital
50:16comment on essaye
50:17de répondre
50:18à ces solutions
50:19c'est notamment
50:19en étant extrêmement
50:20professionnel
50:21en millisiement
50:22par exemple
50:22nos investissements
50:23on a vu
50:24ces deux ou trois dernières
50:25années
50:25que les prévisions
50:26de distribution
50:26n'étaient pas toujours
50:27celles qui étaient
50:28respectées
50:28le fait d'être
50:30très cadencés
50:30vous dérisque
50:32ce risque macroéconomique
50:34c'est le fait d'être
50:34très proche des JP
50:35ce qu'on a dit
50:36proche des gérants
50:36pour avoir la capacité
50:38d'anticiper
50:39les changements
50:40de prévision
50:41c'est également
50:42la capacité
50:43à créer des coussins
50:43de sécurité
50:44à travers des instruments
50:45financiers
50:46notamment la dette
50:46vous avez évoqué
50:47les fonds evergreen
50:48ou des fonds evergreen
50:49de dette
50:49c'est totalement
50:50quelque chose
50:50qui s'inscrit
50:51dans notre logique
50:52afin de contrer
50:54ce sujet
50:55d'illiquidité
50:56qui parfois
50:56nous pousse
50:57à prendre
50:58certaines sécurités
50:59et on pense vraiment
51:00que l'illiquidité
51:01en tout cas
51:01comme on l'a appréhendé
51:02a fini par discipliner
51:03nos investissements
51:04et donc on l'espère
51:06être une opportunité
51:07Qu'est-ce qui est
51:07le plus compliqué
51:08pour une famille
51:09quand elle veut investir
51:10en private equity ?
51:12C'est facile par exemple
51:12d'avoir accès
51:13au meilleur gérant ?
51:15L'accès au meilleur gérant
51:15c'est indiscutablement
51:17la chose la plus compliquée
51:18à la fois
51:19par la création
51:20de la relation
51:20mais également
51:21et c'est très souvent évoqué
51:22par les montants
51:24qu'il faut engager
51:24pour pouvoir avoir accès
51:26à un pool de gérants
51:27homogène
51:28de la même façon
51:29avec une courbe
51:30d'apprentissage longue
51:31et beaucoup d'humilité
51:32on a essayé
51:32de se professionnaliser
51:33en ce sens
51:34comment aujourd'hui
51:35on arrive
51:35en tout cas
51:36à avoir accès
51:36aux meilleurs gérants
51:37c'est tout d'abord
51:38en étant extrêmement proche
51:39des autres LP
51:40on s'est rendu compte
51:41que le private equity
51:41c'était un monde
51:42où notre position
51:43était très peu concurrentielle
51:45avec les autres investisseurs
51:46on est très souvent partenaires
51:47et le partage d'informations
51:49le partage d'accès
51:50le partage de réseaux
51:52permet cet accès
51:53aux grands gérants
51:54c'est également
51:55ce qu'on appelle
51:56la prime de fidélité
51:57c'est être capable
51:57de repérer des gérants
51:58à leur deuxième
51:59troisième
52:00quatrième millésime
52:01les accompagner dans le temps
52:03et en espérant
52:04qu'ils deviennent
52:05des gérants stars
52:06avoir une relation
52:07qui nous permet
52:07de continuer
52:08à les accompagner
52:09lorsqu'ils se développent
52:11de façon
52:11assez exceptionnelle
52:12et le dernier sujet
52:15on a un portefeuille
52:16de private equity
52:17qui est quasiment
52:18à 75% américain
52:19nord américain
52:20et on a vu
52:21que notamment
52:22les JP américains
52:23sont extrêmement sensibles
52:24au fait
52:24que nous nous déplacions
52:25que nous faisions l'effort
52:27à la fois dans des roadshows
52:29pour les identifier
52:29lors des due diligence
52:30et ensuite
52:31lors des assemblées générales
52:33de venir auprès d'eux
52:34et de créer cette relation
52:36donc clairement
52:37le sujet
52:38n'est pas simple
52:39c'est un temps
52:40de vraiment long terme
52:42de passer
52:43d'un bon entrepreneur
52:43à un investisseur
52:44je pense qu'il faut avoir
52:45beaucoup d'humilité
52:46prendre une courbe
52:47d'apprentissage lente
52:48mais c'est ce qu'on évoquait
52:49être entouré
52:50d'un écosystème
52:51large
52:52enrichissant
52:53c'est ce qui nous permet
52:53petit à petit
52:54de construire un portefeuille
52:55qui a une cohérence
52:56et de la qualité
52:57bon je vais pas trahir
52:58un secret
52:59avec votre famille
53:00vous avez choisi
53:01d'investir dans des solutions
53:02comme Altarock
53:03ça vient d'où
53:05cet attrait ?
53:07ça peut paraître
53:07contradictif
53:08avec tout ce que je vous ai dit
53:09étant donné
53:09qu'on a internalisé
53:10et qu'on développe
53:11en interne
53:12cette fonction
53:14de trouver
53:14et gérer
53:15l'investissement
53:16en private equity
53:17pourquoi on l'a fait ?
53:19premièrement
53:19c'est la qualité
53:21exceptionnelle
53:22réellement
53:23et je veux le souligner
53:23parce que ça fait 15 ans
53:24qu'on essaye de suivre
53:26et de repérer
53:27les meilleurs gérants
53:27la sélection
53:28qui est faite
53:28par les équipes
53:29de Frédéric et Louis
53:30est tout bonnement exceptionnelle
53:31souvent quand il y a
53:32une démocratisation
53:33d'un métier
53:33on peut se dire
53:34qu'on en perd de la qualité
53:35pour une ouverture
53:36là c'est vraiment pas le cas
53:37et c'était pour nous
53:38l'élément de base
53:40qui pouvait nous pousser
53:41à investir
53:41les deuxièmes sujets
53:43je l'évoquais juste avant
53:44c'est cette courbe d'apprentissage
53:45à la fois
53:46à travers
53:47les méthodes de travail
53:48d'Altarock
53:49on a pu faire
53:49une due diligence
53:50très poussée
53:50aux côtés de Louis
53:51c'est également
53:52un gain de temps
53:52dans l'identification
53:54dans le mode de sourcing
53:55de ses gérants
53:56c'est la capacité
53:58non plus
53:58d'avoir des on-dit
53:59mais des reportings
54:01de suivi
54:01d'investissement
54:02qu'on a fait
54:02pour voir
54:03comment se comportent
54:04ces gérants
54:05et donc c'est
54:06ce mix
54:07entre bien sûr
54:08une performance
54:09que l'on pense
54:10attractive
54:11par une sélection
54:12extrêmement qualitative
54:12mais continuer
54:13avec beaucoup d'humilité
54:15à suivre cette courbe
54:15d'apprentissage
54:16à la fois par l'expertise
54:17d'Altarock
54:18par leur choix
54:18et par un mode de sourcing
54:20qui demain
54:21on l'espère
54:22nous permettra aussi
54:23de développer des relations
54:24avec certains gérants
54:25on a d'ailleurs des gérants
54:26en portefeuille
54:27en direct
54:27qui sont également
54:28des gérants
54:29au sein des portefeuilles
54:30d'Altarock
54:31et on n'y voit pas
54:31une opposition
54:32je pense que la dernière chose
54:33que je n'ai pas citée aussi
54:34c'est une capacité
54:35d'accès
54:36de diversification
54:37qui est extrêmement
54:38facilitante
54:39aujourd'hui
54:40nous on a investi
54:42sur le programme Infinity
54:42donc c'est 6 années
54:43d'Altarock
54:44et 6 années d'Altarock
54:45ça représente à peu près
54:46une trentaine de fonds
54:47aujourd'hui pour un familier office
54:48comme nous
54:48à la fois en termes
54:49de due diligence
54:50de mise de capitaux
54:52et de moyens à mettre
54:54et bien souscrire
54:55à 30 gérants
54:55c'est pas simple
54:56c'est aussi un dernier élément
54:58la capacité qu'on a eu
54:59à améliorer
55:00cette fameuse courbanjie
55:01en étant exposé
55:01à des milisements antérieurs
55:02chez Alterock
55:03et je pense que c'est ce mix
55:04entre performance
55:05volonté de continuer
55:07à apprendre
55:07et grande qualité
55:09du travail qui est fait
55:09qui nous a poussé
55:10à être investisseurs
55:11chez Alterock
55:12tout en étant
55:13continuellement
55:14investisseurs bien sûr
55:15à côté
55:15dans des fonds de private equity
55:16une réaction Frédéric
55:17mais vraiment 15 secondes
55:19parce qu'on est
55:19hors délai
55:21magnifique de voir
55:22une famille d'entrepreneurs
55:23devenu accompagné
55:25par du private equity
55:25devenu investisseur
55:27en private equity
55:27et devenu investisseur
55:28très sophistiqué
55:29en private equity
55:30parce que Mickaël
55:31et sa famille
55:31nous challenge énormément
55:32avec des questions
55:33de LP ultra sophistiquées
55:34donc le parcours
55:35est assez incroyable
55:36voilà
55:36un grand merci
55:38à tous les deux
55:38merci à tous ceux
55:40qui sont intervenus
55:41dans cette émission
55:43prochain rendez-vous
55:44ce sera le 29 octobre
55:46d'ici là
55:47très belle soirée
55:48à tous
55:48et bon investissement
55:50dans l'économie réelle
55:51inside private equity
55:55le rendez-vous
55:56pour investir
55:57dans l'économie réelle
55:58de l'économie réelle
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