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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00Oui.
00:01Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:04On est avec Elisabeth Lévy, Joachim Leflockiman, Admin El Khatmi et Pierre Lelouch.
00:09Bonsoir à tous les quatre, vous le voyez au bandeau.
00:13La fille de Boilem Sansal s'exprime sur CNews, vous allez découvrir cet entretien.
00:18Je me suis entretenu avec elle, ainsi qu'avec Kamel Benchek, vous savez l'écrivain franco-algérien,
00:24entre 19h et 19h30.
00:26C'était un entretien bouleversant, parce que bienveillant, parce qu'agréable, apaisant,
00:31parce que vous avez face à vous des gens qui se sont battus pendant un an pour libérer Boilem Sansal,
00:37qui sont aujourd'hui apaisés, qui attendent quand même, vous allez voir,
00:42parce qu'il y a de nombreuses choses qui pourraient vous surprendre.
00:46Et vous le découvrirez, et nous le découvrirons ensemble, aux alentours de 20h30.
00:53Je remercie Charles Bages, Sacha Robin, ainsi qu'Axel Rebeau,
00:56qui nous ont permis d'organiser cet entretien, entretien exclusif,
01:02à découvrir dans l'heure des pros, et puis en longueur, dans 100% politique,
01:06avec Olivier de Caire-Enfleck.
01:08Il est 20h, passé de 1 minute, c'est le point sur l'information, avec Isabelle Piboulot.
01:13Bonsoir Isabelle.
01:14Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:19Plusieurs milliers de viticulteurs mobilisés dans les rues de Béziers.
01:23Au moins 4 000 selon la préfecture, 7 000 selon les organisateurs.
01:27La manifestation a réuni les syndicats de la FNSEA,
01:31des jeunes agriculteurs et de la coordination rurale.
01:34La situation économique du secteur est toujours tendue.
01:37Les viticulteurs sont asphyxiés par le réchauffement climatique.
01:40La concurrence étrangère et des normes jugées est trop contraignante.
01:44Manifestation également des Corses, cette fois contre la mafia.
01:48A Ajaccio et Bastia, 1 700 personnes ont participé selon la police.
01:523 000 selon les organisateurs.
01:54Assassins, mafieux dehors, pouvait-on lire sur une banderole.
01:58Ou encore, la mafia tue, le silence aussi.
02:01A l'initiative d'une coordination anti-mafia inédite d'une douzaine d'associations,
02:05les Corses ont réclamé davantage de justice et de sécurité.
02:09Et puis nous l'avions abordé sur notre antenne,
02:11après le tournage d'un clip de rap ayant dégénéré près de Lyon.
02:15Les 4 personnes interpellées jeudi ont toutes été remises en liberté, sans charge.
02:20Parmi elles, un rappeur local de 18 ans a été placé sous le statut de témoin assisté.
02:26Samedi dernier, ce tournage non autorisé, dans un immeuble à Rio,
02:29la pape avait engendré des violences contre policiers et pompiers et provoqué un incendie.
02:34Merci chère Isabelle Piboulot.
02:37Je voudrais saluer aussi, avoir un coucou confraternal, amical à nos amis et confrères de BFM,
02:43qui ont dû suspendre pendant plus de deux heures leur antenne ce samedi après-midi,
02:50puisqu'il y a eu une alerte à la bombe,
02:52une alerte à la bombe qui a été levée à 17h55 après l'intervention des forces de l'ordre.
02:58Un tweet de BFM, nos équipes ont réintégré les locaux,
03:01les antennes de RMC BFM reprennent progressivement leur programme.
03:03Merci pour votre patience, votre confiance et aux forces de l'ordre pour leur rapide intervention.
03:08C'est le tweet de BFM TV et on les salue bien sûr.
03:13Dans l'actualité, trop c'est trop pour le parti d'Éric Zemmour.
03:17Il est en colère, deux erreurs graphiques en quelques jours,
03:21une accusation de manipulation et désormais un signalement à l'Arcom.
03:25France Info se retrouve au cœur d'une polémique après la diffusion de sondages erronés
03:29sur les résultats d'Éric Zemmour et il dit stop.
03:34Je vous propose de voir le sujet de Chloé Tarka.
03:38Graphique, une même erreur.
03:40En quelques jours, France Info a diffusé à deux reprises des visuels erronés,
03:45sous-estimant les scores d'Éric Zemmour dans les intentions de vote du premier tour de la présidentielle.
03:50Dans un premier visuel, Xavier Bertrand, crédité à 5,5%, apparaît plus haut qu'Éric Zemmour et c'est 6%.
03:58Un décalage visuel qui n'a ni échappé aux internautes, ni aux principales intéressées.
04:03Bonjour France Info, ne voyez-vous pas un problème d'échelle sur votre graphique ?
04:06Plus c'est gros, plus c'est France Info.
04:08Face à la polémique, la rédaction s'est empressée de présenter ses excuses.
04:12Les chiffres du sondage en question sont corrects, mais l'échelle du graphique n'est pas la bonne.
04:17Il s'agit évidemment d'une erreur humaine, sans aucune intention de manipulation éditoriale de la part de nos équipes.
04:22A tous nos téléspectateurs, nous présentons nos excuses.
04:25Un mea culpa suivi d'un nouveau graphique, remplaçant l'ancien, dans lequel le candidat de Reconquête apparaît à la même hauteur que celle de Nicolas Dupont-Aignan,
04:34pourtant crédité à 2,5%, ou Fabien Roussel et ses 3%, une répétition qui hérite Reconquête.
04:42Erreur persistante du graphique de France Info.
04:44J'ai procédé à un signalement auprès de l'Arcom.
04:47Se tromper une fois est une chose, persévérer en période électorale en est une autre, tout à fait inadmissible.
04:52À ce stade, la chaîne du service public ne s'est pas encore exprimée sur cette nouvelle controverse.
04:58Bon, puisqu'on ne sait pas les raisons de cette nouvelle controverse, comme le dit si bien Chloé Tarka, on ne va pas polémiquer pendant trois heures.
05:06On a le droit de rire, non ?
05:07Évidemment.
05:08On a le droit de rigoler parce que...
05:10Bon, de toute façon, évidemment, on ne peut pas avoir la preuve que c'est fait intentionnellement.
05:14Non.
05:14Mais évidemment, là, ils donnent un peu...
05:16Ils alimentent le soupçon, mais c'est tellement...
05:19Le slogan d'Éric Zemmour est très bien.
05:22Plus c'est gros, plus c'est France Info, c'est bien.
05:24Bon, voilà.
05:25C'est peut-être un militant de la privatisation qui sabote de l'intérieur,
05:29qui est un cheval de croix et qui sabote de l'intérieur.
05:32Ou un radicaliste de passage par là.
05:35Autre sujet beaucoup plus important, et là, c'est très très important,
05:40c'est la frontière entre l'humour et le militantisme.
05:45Qu'est-ce qui relève de l'humour ?
05:48Qu'est-ce qui relève du discours politique ?
05:51Ce matin, j'ai diffusé la séquence, et je m'en suis voulu parce que je me dis,
05:55c'est faire de la promotion d'un homme qui était absolument peu connu du grand public.
06:00Et au fond, c'est ce qu'ils attendent peut-être.
06:02L'outrance, la publicité pour ensuite gagner des auditeurs.
06:07Peut-être que c'est ça, peut-être que je me trompe.
06:09Donc là, je vais simplement vous lire la déclaration.
06:11Alors, on va parler de cet homme qui a comparé la police et Daesh.
06:15C'est un humoriste, Pierre-Emmanuel Barré, ancien de France Inter,
06:19désormais à Radio Nova.
06:21Et voilà ce qu'il a dit dans sa chronique qui dure cinq minutes.
06:23Je vous invite à écouter les...
06:25C'est très bien, cher Pierre.
06:27J'ai écouté entièrement.
06:27Des viols, des mutilations, des meurtres et des mecs qui se filment
06:31en train de faire tout cela en se marrant.
06:34En fait, la police et la gendarmerie,
06:36c'est Daesh avec la sécurité de l'emploi.
06:41Laurent Nouniez a décidé de saisir la justice,
06:43adressant une lettre plainte au parquet de Paris
06:45pour ses propos inqualifiables.
06:47Des mots prononcés dimanche dans l'émission,
06:50la dernière, soit quelques jours avant les commémorations.
06:52Je vous propose juste d'écouter Jean-Christophe Prouvy.
06:55Vous savez qu'il est secrétaire nationale d'unité.
06:57Il était notre invité sur Europe 1.
06:59Et en quelque sorte, on lui a donné une sorte de droit de réponse.
07:04On s'est senti sali avec tous mes collègues.
07:07Et dedans, on insulte aussi le ministre de Grosse Cuve à Pisse.
07:11Voilà.
07:12C'est cinq minutes de vomi anti-flic.
07:15Donc maintenant, il y a un nouveau terme, c'est la flicophobie.
07:16Et du coup, Radio Nova va se porter effectivement cette voie de flicophobie.
07:23Maintenant, avec ces personnes-là qui se cachent derrière l'humour
07:25pour être en fait, effectivement, balancer des gâteries,
07:29être des militants ultra-gauche.
07:31Parce que quand vous écoutez bien, en fait, c'est la grande messe.
07:34Et là, derrière, c'est des standing ovation.
07:36On entend des « à cab », « à cab ».
07:38Enfin, réellement, voilà, c'est à écouter quand même.
07:42Moi, je... Encore une fois, ces gens-là,
07:47le jour où ils vont devoir composer le 17, police secours,
07:50pour eux ou leur famille, ils vont avoir un problème.
07:53Je ne sais pas comment ils vont faire.
07:54Et appeler leur « bourreau », entre guillemets, ils ne pourront pas.
07:57Alors j'espère et je leur souhaite de jamais avoir besoin
08:00d'appeler la police et police secours.
08:02Et le jour où ils le feront, ils auront une pensée pour nous.
08:04Ils seront bien contents de nous trouver.
08:05Et je me tourne vers vous, Pierre Lejouge,
08:07parce que vous êtes ancien ministre et spécialiste des questions internationales.
08:09Mais au-delà de ça, vous avez écouté, évidemment, ces cinq minutes.
08:12– D'humour, je mets évidemment des guillemets.
08:16Et là, il n'est pas la question de faire la police de l'humour.
08:18Certains vont trouver ça drôle, d'autres pas drôle.
08:20Mais c'est la frontière entre la blague et le militantisme,
08:24l'incitation à la haine.
08:25Dieu donné, par exemple, a été condamné précédemment.
08:27– En fait, Elliot, il n'y a pas de frontière.
08:30Ce sont des militants politiques.
08:32C'est leur droit.
08:33Ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
08:34On est en démocratie.
08:34Après, il y a la justice.
08:36Ce qui est ennuyeux, c'est de se cacher derrière l'humour
08:39pour faire des discours politiques.
08:41C'est un discours très charpenté,
08:43qui était faussement humoristique,
08:47qui était graveleux,
08:48qui était par des gendarmes qui éjaculent dans leurs Rangers, par exemple.
08:53On traite le ministre de Cuve à Pisse,
08:56quand même assez fort.
08:57Ça rappelle d'ailleurs un autre intervenant qui était là
09:00et qui, lui, s'intéressait au prépuce de Netanyahou.
09:03– Monsieur Meurice.
09:03– C'est des gens qui ont un petit peu de…
09:05qui ont un problème avec ce truc-là.
09:09Ils ont un problème de cul, ces gens-là, pour être clair.
09:13Ce qui est très ennuyeux, c'est que derrière, il y a un écosystème.
09:20Derrière, il y a une radio qui appartient à un oligarque de gauche,
09:23qui est très puissant dans Paris, financier,
09:25Pigasse, qui a nommé à la tête de cette radio un énarque
09:30qui s'appelle Hogg, qui dirigeait l'AFP,
09:34qui a été viré de l'AFP,
09:35récupéré par Macron pour en faire un ambassadeur du numérique,
09:40et qui ensuite a échoué à Radio Nova,
09:43après s'être fait jeter de l'AFP,
09:45parce qu'il a très mal géré l'AFP.
09:47– Et Pigasse ?
09:48– Il l'a déjà dit, Mathieu Pigasse, le propriétaire.
09:51– Oui, Pigasse, le propriétaire.
09:52Emmanuel Hogg, le directeur de la radio.
09:55Et puis, cette banque de militants politiques qui s'adressent à des jeunes.
09:59Ce qui est ennuyeux, c'est que c'est le message qui est passé à la jeunesse,
10:02c'est que vos flics sont des violeurs et des meurtriers.
10:04Et c'est ça qu'il dit, ce sont des violeurs et des meurtriers.
10:06– Trois jours avant les commémorations du 13 novembre.
10:09– En plein dans ça, en plein dans le problème que nous avons
10:13avec le terrorisme en France, qui est un problème gravissime,
10:15dans une société qui est déchirée par la violence,
10:18on vient de le voir à nouveau à Marseille hier,
10:21où le narcotrafic est en train d'exploser partout,
10:23où les policiers eux-mêmes payent un coup, un prix très dur.
10:27Alors, moi, je ne suis pas souvent d'accord avec M. Nunes,
10:30notamment pas sur sa politique à l'égard de l'Algérie,
10:33mais le moins, effectivement, qu'il pouvait faire,
10:36c'était de dénoncer cela devant la justice.
10:38– Et il a décidé de parler.
10:39– Mais le point essentiel, je crois qu'il faut que nos concitoyens le comprennent,
10:43c'est qu'il y a un certain nombre de radios de gauche,
10:45et bien sûr France Inter, qui se cachent derrière l'humour
10:48pour tenir des discours qui sont très politiques et très durs.
10:53Si on enlève le ton soi-disant humoristique et les effets de manche,
10:58et que vous récitez ce texte, c'est un texte extrêmement violent,
11:02qui est à la limite un texte anarchiste, anti-flic, anti-institution.
11:10– Alors, Radio Nova se défend en disant liberté d'expression, Amin El Khatimi,
11:14en disant liberté d'expression, on a le droit à la satire.
11:16Moi, je voudrais que M. Pigasse aille plus loin,
11:18qu'il mette sur son antenne et à sa radio Dieudonné,
11:23qui était un humoriste condamné pour un incitation à la haine, par exemple.
11:27Parce que Dieudonné fut un temps à basculer de l'humour au militantisme politique,
11:31et on a la justice à considérer qu'il n'était plus qu'humoriste,
11:35mais qu'à travers ses chansons contre les Juifs,
11:40choix ananas pour ne pas la citer,
11:42eh bien, il y avait autre chose que simplement une blague.
11:45– Mais vous oubliez, mais vous ne l'oubliez pas parce que vous le savez,
11:49il y a une petite différence, c'est qu'eux sont de gauche, donc ils ont le droit.
11:52Je rappelle que toute cette bande, là, M. Barré, M. Meurice et quelques autres,
11:55ont été virées de France Inter,
11:57après avoir tenu des propos notamment à caractère antisémite,
12:00et la direction de France Inter, pour en arriver à prendre cette décision,
12:04il a vraiment fallu qu'ils aillent très loin.
12:06Et ils ont trouvé refus chez M. Pigasse,
12:09qui effectivement leur ouvre les portes.
12:12M. Pigasse dirige et finance Rock en Seine.
12:15Il a accueilli cet été un groupe de rock anglais
12:17qui a juste fait l'apologie du Hamas et du djihad islamique.
12:22Il les a accueillis et il a insisté pour que le groupe se produise.
12:28Lui, comme il est de gauche, il a le droit d'expliquer, par exemple,
12:31qu'il met ses médias au service d'une idéologie politique.
12:34D'ailleurs, qu'on passe sa journée à traiter M. Bolloré de fasciste, d'extrême droite,
12:38en expliquant que les médias du groupe Bolloré sont mis au service d'une stratégie politique.
12:42Mais quand c'est de gauche, comme ils ont la carte qui va bien,
12:45eux, ils ont le droit. On fait passer ça pour de l'humour.
12:47Vous savez, moi, je suis très Charlie, je suis pour la liberté d'expression,
12:51mais là, on n'est pas dans l'humour, on est dans la politique.
12:52Je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit.
12:56Leur premier crime, si je puis dire,
12:58c'est que ce sont des humoristes payés comme humoristes par nous pendant longtemps
13:02pour ne pas être drôles.
13:03On peut, je pense, s'accorder là-dessus.
13:06Moi, là où je suis en désaccord avec vous,
13:08que l'humour soit politique, évidemment, c'est toujours le cas.
13:10Charlie Hebdo, c'est de l'humour politique.
13:13Et ce que je leur reproche, c'est que c'est toujours dans le même sens,
13:17on tape toujours sur les mêmes, etc.
13:19Parce que s'il mettait la même énergie pour lutter contre Daesh, tiens.
13:25Exactement, quelqu'un qui se paierait la tête de Daesh,
13:27ou des néo-féministes,
13:29au lieu de nous servir toujours la même soupe,
13:32la même moraline, avec des fausses blagues.
13:35Simplement, là où j'ai peut-être...
13:37En fait, je ne suis pas sûre.
13:38Moi, je n'étais pas pour la sanction de Meurice, ça ne m'a pas plu.
13:42Dieu donnait l'interdiction, on n'a fait que renforcer son succès.
13:45Aujourd'hui, il est marginalisé.
13:47Oui, mais ce qu'il n'a pas marginalisé,
13:50ce n'est pas quand ces trucs ont été interdits.
13:52Il remplissait, pardonnez-moi,
13:54il remplissait des salles avec plusieurs milliers de personnes.
13:56Dieu donnait, d'accord, j'admets.
13:58Quand t'as nourri, c'est scandaleux.
14:00La seule chose que je voulais vous dire,
14:02c'est que quand on veut interdire, quand on veut aller en justice,
14:05il faut aller avec la main qui tremble
14:07et se dire qu'il vaut mieux supporter des horreurs
14:10que d'interdire.
14:11Non, mais ce n'est pas le sujet.
14:13Le sujet, c'est qu'on ait le courage d'afficher.
14:16Ce n'est pas de l'humour.
14:18C'est un discours politique anti-police.
14:21Mais à France Inter, vous l'entendez tout le temps,
14:23ils enlevez à l'heure que dans les chroniques du humour.
14:24Vous enlevez la tonalité, vous lisez le texte,
14:27c'est un texte tout à fait politique.
14:28Mais à France Inter, vous l'entendez tout le temps.
14:30Je comprends le risque qui est le vôtre,
14:32l'incadulte qui est le vôtre, Elisabeth,
14:34quant à l'effet Strezende
14:36et au risque que ce monsieur,
14:37qui est un fou humoriste, vous l'avez dit,
14:39se pose en martyr.
14:40Maintenant, je ne vois pas ce que Laurent Nouniès aurait pu faire d'autre.
14:43où on a affaire à une vraie lame de fond
14:45qui dépasse cette seule radio,
14:47qui est aussi à l'université,
14:48qui est à l'Assemblée nationale,
14:50qui est dans nos écoles.
14:51Un discours qui consiste à expliquer que la police tue
14:52alors même qu'on a en France une police qui meurt.
14:55Une police dont 15 000 fonctionnaires sont blessés
14:58chaque année en fonction des hommes et des femmes
15:00qui quittent leur domicile le matin
15:03en ne sachant pas s'ils vont revenir le soir.
15:05Je pense qu'on était obligés d'envoyer un signal extrêmement fort.
15:07Vous avez raison, mais si vous croyez
15:08qu'on va l'arrêter comme ça,
15:09vous allez exactement dans mon sens.
15:12Il y a le symbole dans un premier temps
15:13et dans un second temps,
15:14il faut en effet des politiques de rupture.
15:16Par exemple, je pense qu'il faudrait
15:17la présomption de légitime défense pour nos policiers.
15:19Il faudrait des peines automatiques de plancher.
15:21Mais ça, ça ne peut pas se faire
15:21qu'un politicien constant.
15:23Quand on dépasse la borne,
15:25la borne soit sanctionnée.
15:26On ne peut pas laisser faire au nom de...
15:28Je voudrais juste que ce dit humoriste
15:31fasse cette blague, cette satire
15:34devant l'enfant
15:36de Jean-Baptiste Salvin
15:38et de Jessica Schneider
15:40qui, le 13 juin 2016,
15:43ont été tuées
15:44par un terroriste islamiste
15:46à domicile,
15:48dans leur domicile,
15:49au nom, justement,
15:51de cette...
15:51Oui, et que M. Murray
15:52s'aille raconter
15:53cette ânerie devant une victime
15:54du 7 octobre.
15:55Vous avez raison.
15:55Donc voilà, qu'il fasse ça.
15:56Vous avez raison.
15:57Mais encore une fois,
15:58vraiment ce matin,
15:59je me suis posé la question
16:00est-ce qu'il faut le traiter ?
16:02Il s'avère que c'est quand même
16:03une information qui est importante
16:04puisque le ministre de l'Intérieur,
16:06c'est pas rien,
16:07a décidé de porter plainte.
16:09Je constate autre chose.
16:11C'est que c'était une dépêche
16:12à l'agence France Presse
16:13que ce matin,
16:14toutes les rédactions de France
16:16et de Navarre
16:17ont eu accès à cette dépêche.
16:20Dites-moi,
16:21combien de médias
16:22ont parlé, justement,
16:23de cette plainte déposée
16:25par le ministre de l'Intérieur ?
16:26Combien de médias
16:27ont donné la parole
16:29aux policiers ?
16:30Le calcul va être rapide à faire.
16:31Voilà.
16:32Et puisque le calcul est rapide à faire,
16:33cher Amine,
16:34ce sera le mot de la fin
16:35sur ce thème
16:36parce que mon inquiétude,
16:37c'est d'apporter la lumière
16:38sur quelqu'un
16:39qui est un illustre inconnu.
16:41Il s'avère que Radio Nova
16:43est en train de progresser
16:44dans les sondages
16:46et dans les audiences.
16:47C'est la prime à l'outrance
16:48et on va tomber peut-être
16:49dans le piège.
16:50Ce qu'a dit Elisabeth
16:52est très juste
16:52sur l'humour à sens unique.
16:54C'est comme sur les religions.
16:56Sur France Inter,
16:57le jour où on a dit,
16:58par exemple,
16:59pardon,
17:00Jésus est pédé,
17:01je me suis...
17:02On n'a eu aucune gêne.
17:04Et moi, encore une fois,
17:05je suis pour l'humour Charlie,
17:06il n'y a pas de problème.
17:06Je suis pour l'irrévérence
17:08et la satire.
17:09Je me suis imaginé
17:11si la même phrase
17:11avait été prononcée
17:12sur le prophète
17:13d'une autre religion
17:14que je ne citerai pas,
17:15ce que ça aurait pu...
17:17Ce que ça aurait pu provoquer.
17:19Voilà.
17:19Ce que ça aurait pu provoquer
17:20comme réaction.
17:21Et d'ailleurs,
17:22ils ne le font jamais.
17:23Je constate,
17:25encore une fois,
17:25et vous avez entièrement raison,
17:27que quand il y a...
17:28C'est le privilège rouge,
17:29si vous voulez,
17:30des libertés.
17:30Sur France Inter,
17:31par exemple,
17:32on a pu considérer
17:33que des journalistes
17:34qui ont relayé
17:36la grande réunion,
17:38la grande messe
17:38dans le café
17:39entre Patrick Cohen
17:40et...
17:43Thomas Le Grand.
17:44Thomas Le Grand.
17:44J'avais déjà...
17:45Et les membres du PS.
17:46C'était plutôt
17:46un rendez-vous discret.
17:47Pardonnez-moi de le dire,
17:48mais c'est l'arcomme.
17:50C'était le bureau national du PS.
17:51C'est le mot de l'humour.
17:51C'est le mot de l'humour.
17:53On pouvait dire
17:53sur France Inter,
17:54fils de pute.
17:55Voilà.
17:55Enculé,
17:56on pouvait le dire également.
17:57Autre polémique.
17:58Alors cette polémique-là,
17:59par contre,
17:59c'est passionnant.
18:00C'est la culture du mépris.
18:02Je suis fasciné
18:03de voir à quel point...
18:05Et encore une fois,
18:05ce n'est pas l'artiste
18:06parce qu'on l'adore,
18:07évidemment,
18:08Alain Souchon,
18:08c'est un grand artiste,
18:10compositeur.
18:11On préfère qu'en serre mûle.
18:12Mais non !
18:13Depuis hier,
18:16je vais vous dire la vérité,
18:17mon cœur saigne.
18:19Je me dis,
18:19mais mince,
18:20parce qu'Alain Souchon,
18:21vous l'avez tous dans notre playlist,
18:23Alain Souchon,
18:23bien sûr.
18:24C'est la volaille
18:24qui fait l'opinion.
18:25Mais ce qui est intéressant,
18:27c'est la culture du mépris.
18:28Comment Alain Souchon
18:30peut considérer
18:30que des Français,
18:32des millions de Français
18:33qui envisageraient
18:34d'élire un président
18:35ou une présidente
18:36rassemblement national
18:37en 2027
18:38soient des cons ?
18:40Alors il le dit à l'inverse,
18:41il dit,
18:41ils ne sont pas assez cons
18:42pour faire ça.
18:43C'est encore pire.
18:44Alain Souchon
18:44et ensuite,
18:45on en parle.
18:47Oui.
18:48On écoute Alain Souchon ?
18:50Vous pourriez faire un...
18:51Aujourd'hui,
18:51vous parleriez de quoi ?
18:52Je ne sais pas,
18:53par exemple,
18:53la montée du RN,
18:54cette montée inexorable
18:56du RN avant 2027,
18:58ça vous inspire, ça ?
18:59Ça, je ne crois pas du tout.
19:01On ne sera jamais
19:02dans un pays
19:03dirigé par le RN.
19:04Mais par contre,
19:05il monte,
19:06il fait peur,
19:07tout le monde en parle,
19:08ça fait des frissons.
19:10Mais à mon avis,
19:11si jamais
19:13il y avait
19:15un président
19:16venant
19:18du RN,
19:20il y aurait une révolution.
19:22Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
19:23Quand vous voyez
19:24un sondage
19:24où Marine Le Pen
19:26est à 35% ?
19:27Oui,
19:2735,
19:28ce n'est pas 50.
19:30Donc vous n'êtes pas inquiet ?
19:31Je ne crois pas
19:33que les Français
19:34soient assez cons
19:35pour élire
19:35quelqu'un du RN
19:36pour diriger.
19:38Que les gens
19:38du RN soient là
19:39pour asticoter
19:40le pouvoir,
19:41pour en dire
19:41qu'il faut faire ça.
19:42Ça, c'est normal.
19:44C'est la démocratie.
19:45Mais si jamais
19:47ça arrivait,
19:49on irait en Suisse.
19:51Et alors,
19:51pourquoi je dis
19:52la colère des gueux ?
19:54Parce que le porte-parole
19:55des gueux,
19:56Alexandre Jardin,
19:57lui a répondu ce matin.
19:58Écoutez.
19:58désespéré parce que
20:01c'est un homme de talent
20:02et que le talent,
20:04ça devrait être
20:04un titre de responsabilité.
20:07Parce que les gens
20:09qui ont du talent
20:09tissent un lien
20:10affectif puissant
20:11avec un pays.
20:13Et quand tout à coup,
20:14il bascule
20:15dans ce qu'il y a
20:15de plus épouvantable,
20:16c'est-à-dire
20:16le mépris,
20:20la culture du mépris.
20:22Parce que ce qu'il y a
20:23de plus terrible
20:24dans le ton
20:26avec lequel tout ça est dit,
20:27c'est que ça va de soi
20:28qu'on doit mépriser
20:29et qu'on a le droit
20:33parce qu'on en a
20:34les moyens
20:34de se désolidariser
20:35de sa nation.
20:36Qu'on a le droit
20:37de ne pas se battre.
20:38Qu'on a le droit
20:38de se barrer en Suisse
20:39avec le magot.
20:41Je veux dire,
20:42au lieu d'être
20:43avec son pays,
20:44s'il n'est pas d'accord,
20:45mais qu'il se batte,
20:46qu'il adhère au gueux,
20:47qu'il adhère
20:47à ce qu'il voudra.
20:49Alors,
20:49comment on décode ça,
20:50Pierre Lelouch ?
20:52Alors,
20:52un,
20:56il fait la même chose,
20:57que beaucoup,
20:59beaucoup de gens
20:59très intelligents
21:01et très supérieurs
21:02le mépris
21:04de gens
21:05qui ne comprennent pas.
21:06Et ça donne Trump.
21:08Regardez ce qui s'est passé
21:09au Parti démocrate,
21:11regardez Hillary Clinton,
21:13regardez Obama,
21:15on ne veut pas comprendre
21:16qu'il y a,
21:17que ça existe,
21:18qu'il y a un mouvement
21:19de rejet,
21:19il y a une grande inquiétude
21:20dans le pays.
21:21On traite ça par le mépris
21:22et ensuite,
21:23on perd les élections.
21:24Il dit quelque chose
21:24de très drôle,
21:25ce qui s'est dit,
21:26à 35%,
21:27c'est la démocratie,
21:28à 51%,
21:29ça ne l'est plus.
21:30Et j'avais envie
21:31de lui dire,
21:32bon,
21:32s'ils sont assez cons
21:33pour ne pas voter le truc,
21:36est-ce qu'ils sont suffisamment cons
21:38pour voter LFI ?
21:39C'est la question.
21:40Où est le con ?
21:42Et c'est là qu'on sent
21:43le mépris.
21:45Je pense que ça contribue
21:49à accroître le fossé
21:51dans notre société.
21:52Ça n'aide personne.
21:54Et moi,
21:54j'encouragerais quand même
21:55les artistes,
21:56les chanteurs,
21:58à faire leur métier.
21:59À chanter.
22:00Je ne suis pas d'accord
22:01avec ça.
22:02Au contraire,
22:02qu'ils prennent position,
22:04pourquoi pas,
22:04mais qu'ils ne soient pas
22:05méprisants,
22:06qu'ils ne soient cohérents.
22:07Il a le droit
22:08de me prendre des positions.
22:09Mais il n'y a rien qui va
22:10dans la déclaration.
22:11Je suis d'accord.
22:12Et pour tout vous dire,
22:13vous savez,
22:13comme j'aime la contradiction,
22:14pendant tout le trajet,
22:16j'ai cherché un argument
22:17pour défendre Alain Souffleau.
22:18Je n'ai pas trouvé.
22:19Attendez,
22:20j'ai trouvé des raps
22:21pour Elisabeth.
22:21J'ai pensé à cette chanson,
22:23vous savez,
22:23qui commence par
22:24dans les poulaillers d'Acajou,
22:25les belles basses pour Abijoux,
22:27on entend la conversation
22:28de la volaille
22:28qui fait l'opinion.
22:29Alors lui,
22:30il ne parle évidemment
22:30pas de sa carte.
22:32Mais c'est exactement ça.
22:33C'est la volaille
22:34qui fait l'opinion,
22:35qui se congratule
22:36d'être si belle
22:37dans ce miroir.
22:38Parce que vous voyez,
22:39en trois minutes,
22:40le gars est un héros.
22:41C'est Jean Moulin.
22:43Enfin,
22:44Jean Moulin en Suisse,
22:45pardonnez-moi.
22:46L'appel du 18 juin 2027
22:48depuis le 5 étoiles
22:50de Meugève.
22:51Quand il dit
22:53qu'il ne comprend même pas
22:55que 35%
22:56dans un sondage
22:57de premier tour,
22:58il ne comprend même pas
22:59ce que ça veut dire.
23:00Comme a dit Joachim,
23:01c'est peut-être lui
23:02qui fait les graphiques
23:03de François.
23:03On n'en mettra pas
23:04en tout.
23:07C'est excellent de la gueule.
23:08Je devrais être
23:09rembouché à François.
23:10S'ils veulent un peu
23:11de pluralisme,
23:12ça leur fera plus.
23:12Attendez,
23:13ils ont déjà
23:13Nathan de Vert
23:14et Paul Melun.
23:14Je suis d'accord
23:17avec ce que vous avez dit.
23:18Le problème dépasse largement
23:19M. Souchon
23:20et les Rassemblements nationaux.
23:21On a affaire
23:22à une énième manifestation
23:23de ce que Christophe Guilloui
23:24appelle l'antifagisme de classe
23:26et de ce que Christophe Relâche
23:27appelait la révolte des élites
23:29avec quand même
23:30un côté très arriéré,
23:32très années 80.
23:33Je pense que ça a de moins en moins
23:35de prise sur ce qu'on nomme
23:36le pays réel aujourd'hui
23:37qui est totalement
23:38contre-productif.
23:39Vintage !
23:39Vous me faites la transition,
23:40vous dites,
23:41il est resté sur le logiciel
23:42des années 80.
23:43On a retrouvé une archive
23:44d'Alain Souchon
23:45qui parle de la France
23:46en 86.
23:47Ce sera juste après la publicité.
23:49Vous restez avec nous
23:50et vous le voyez,
23:51la fille de Boilem Sansal,
23:52Sabéa,
23:53s'était exprimée
23:54sur CNews.
23:55On a enregistré
23:57cet entretien
23:57entre 19h et 20h.
23:59Il y avait également
24:00Kamel Benchek
24:02qui est un écrivain
24:03franco-algérien
24:04qui est mobilisé,
24:05présent dans ce comité
24:06de soutien
24:07de Boilem Sansal.
24:09Entretien que vous allez découvrir
24:10dans quelques instants
24:11après la publicité.
24:12Restez avec nous.
24:13Nous parlions d'Alain Souchon
24:19qui a effectivement
24:20heurté beaucoup de Français
24:21qu'il soit pour
24:23ou contre
24:24le Rassemblement National.
24:25Vous ne vous exprimez pas ainsi.
24:27Vous n'êtes pas aussi méprisant
24:28la culture du mépris.
24:30Alain Souchon
24:31qui en 86
24:32parlait de la France
24:33et ce qui est intéressant
24:34c'est que
24:34lorsqu'il s'exprime ainsi
24:36écoutez vraiment attentivement
24:37en fait c'est une rockstar.
24:39C'est un discours neuf.
24:41C'est le discours moderne.
24:42Celui qui veut protéger
24:43les valeurs,
24:44la culture,
24:45revenir au sens du mot frontière
24:47c'est un gueux,
24:48c'est un plouc,
24:49c'est le beauf de 2025.
24:52Écoutez Alain Souchon
24:54ce discours-là
24:55n'a pas pris une ride.
24:56En revanche
24:56il a perdu beaucoup d'électeurs.
24:58Je trouve que de toute façon
24:59tout ce qui se passe
25:00au niveau politique
25:01en ce moment
25:01les élections et tout
25:02ça fait
25:03ça entretient
25:05une espèce de nationalisme
25:06débile et arriéré
25:07et moi je ne suis pas du tout
25:08pour la France
25:09en tant que pays
25:09la France on s'en fout.
25:11C'est un truc démodé
25:12la France
25:13économiquement parlant
25:14ça n'existe pratiquement plus
25:15ni l'Angleterre
25:16ni l'Espagne
25:17ni l'Italie
25:17c'est des pays
25:18qui sont vieillots
25:19au point de vue économique
25:19et à mon avis
25:20il n'y a que l'avenir
25:22c'est l'Europe.
25:22Il faudrait que ça se fasse
25:23le plus vite possible.
25:24c'est pour ça que j'ai fait
25:24une chanson
25:25si tu veux
25:26c'est un langage
25:27c'est pas un langage
25:28c'est normal
25:29quoi
25:29et je crois que
25:32tout le monde est d'accord
25:32mais la classe politique
25:33dans chaque pays
25:34n'a pas du tout envie
25:35de l'Europe
25:36pas vraiment.
25:38Il était majoritaire
25:38à l'époque ?
25:39Oui
25:39enfin ce qui est intéressant
25:40c'est ce découplage
25:43entre une certaine élite
25:44et la réalité du pays
25:45et la réalité des problèmes.
25:47Bon lui
25:47il n'a pas changé
25:48on peut lui reconnaître ça
25:49en plus de son talent
25:50de chanteur
25:51mais moi ce qui me soucie
25:53pour l'avenir de nos pays
25:54c'est d'avoir une classe politique
25:56qui est complètement hors sol
25:58c'est des gens
25:59qui ont été éduqués
26:00qui théoriquement
26:02devraient être capables
26:03de diriger un pays
26:03et qui sont complètement hors sol
26:05et qui n'entendent pas
26:06ce que dit le peuple
26:07ni comment ils vivent
26:08ni comment ils souffrent
26:10et c'est ça qui demain
26:11amène parfois des drames
26:14parce que quand des gens
26:15arrivent au pouvoir
26:15et qu'ils ne sont pas prêts
26:16ou qu'ils arrivent
26:17avec de très mauvaises
26:18ou dangereuses idées
26:19on bascule dans autre chose
26:21et c'est ce qui s'est passé
26:22en Europe dans les années 30
26:23ce découplage recommande
26:26Amin El Khatmi
26:26et ensuite on avance
26:27et ce qui est cocasse
26:28c'est que sa prédiction
26:29sur l'Europe et l'avenir
26:31ne s'est tellement pas démontrée
26:32qu'il choisit le seul pays
26:33frontalier de la France
26:34qui n'est pas dans l'Union Européenne
26:36pour envisager son exil
26:38vous avez raison
26:38mais en revanche
26:40ce discours qu'il a eu en 86
26:41la France on s'en fout
26:43il faut parler de l'Europe
26:43pardonnez-moi
26:44c'est exactement
26:45c'est le mot d'ordre de l'interrogue
26:46mais vous avez raison
26:48mais en revanche
26:50aujourd'hui
26:51il a un peu terminé
26:52personne ne prononcerait
26:53non non
26:53Macron
26:54le macronisme
26:55il ne veut pas comme ça
26:56même l'européisme
26:57le macronisme
26:58il a un peu du bon
26:59Macron dit
27:06il n'y a pas d'histoire de France
27:07Macron dit
27:08la souveraineté européenne
27:09cette idée
27:10il continue à la vendre
27:11il est minoritaire
27:13Pierre Lelouch
27:14il est profondément minoritaire
27:16il a été élu là-dessus
27:17il est profondément minoritaire
27:19en revanche
27:19ce discours-là
27:21fait qu'aujourd'hui
27:22les français
27:23se sont détournés
27:25de l'extrême centre
27:26se sont détournés
27:28de ses positions
27:28pro-européistes
27:30alors justement
27:31puisqu'on parle de l'Europe
27:32et c'est une information
27:33qui est passée sous les radars
27:34car le 13 novembre
27:35tous les regards
27:36étaient tournés
27:37évidemment vers les commémorations
27:39du 13 novembre
27:39à juste titre d'ailleurs
27:40mais pendant ce temps-là
27:42à l'Assemblée
27:43on validait
27:44l'enveloppe allouée
27:45à l'Union Européenne
27:46c'est très important
27:4728,8 milliards d'euros
27:49en 2019
27:50en 2026
27:52que la France
27:53va donner
27:53à l'Union Européenne
27:55c'est une contribution
27:56de près de 6 milliards de plus
27:58qu'en 2025
27:59mais on se fout de nous
28:00on se fout
28:02non mais on se fout
28:03vous allez dire
28:03à tous les français
28:04vous serrez la ceinture
28:06vous allez morfler
28:07avec toutes ces taxes
28:08et en revanche
28:09pour l'Union Européenne
28:10c'est 6 milliards de plus
28:11écoutez Benjamin Haddad
28:12le ministre chargé
28:13de l'Europe
28:14qui a essayé
28:14de défendre
28:16les raisons
28:16pour lesquelles
28:17il y avait cette augmentation
28:18Tous les 7 ans
28:20les Etats membres
28:21de l'Union Européenne
28:22et les parlements nationaux
28:23votent un budget
28:24de 7 ans
28:25pour l'Union Européenne
28:26et donc tous les ans
28:26on a une contribution
28:28qui est envoyée
28:29à l'Union Européenne
28:30qui parfois diminue
28:31qui parfois augmente
28:32selon les rattrapages
28:34de paiements
28:34sur certaines dépenses
28:35mais ce que je voudrais
28:36quand même expliquer
28:37c'est que la France
28:38est le premier bénéficiaire
28:39des fonds européens
28:41en Europe
28:41le premier bénéficiaire
28:43que ce soit par exemple
28:44mais le premier contributeur aussi
28:45avec l'Allemagne
28:45alors c'est l'Allemagne
28:47le premier contributeur
28:47mais par exemple
28:48que ce soit le budget
28:50pour nos agriculteurs
28:51c'est 9,5 milliards d'euros par an
28:53que ce soit les fonds
28:53pour nos territoires
28:54que ce soit
28:55pour nos universités
28:56nos centres de recherche
28:57on est le premier bénéficiaire
28:58du plan de relance aussi
28:59qui avait été créé
29:00lors de la crise Covid
29:01ou des investissements
29:02de la Banque Européenne
29:03d'investissement
29:03et puis cette contribution
29:05c'est aussi un levier d'influence
29:06si la voix de la France
29:07porte en Europe
29:08sur les sujets
29:08comme l'Europe de la défense
29:10sur les sujets
29:10comme l'innovation
29:11encore le soutien à l'Ukraine
29:12c'est aussi grâce
29:13à cette contribution
29:14Le ministre chargé de l'Europe
29:16qui répond donc
29:17à l'ancien ministre chargé de l'Europe
29:19qui va répondre à l'actuel
29:20Moi je lui aurais conseillé
29:22d'être honnête
29:22parce qu'il raconte
29:24et bidon
29:24la vérité
29:25c'est que nous sommes
29:26contributeurs nets
29:27c'est-à-dire
29:27que nous donnons bien plus
29:29que ce qui nous revient
29:30ce qui nous revient
29:31c'est essentiellement
29:32l'agriculture
29:33il y a très peu
29:34de fonds régionaux en France
29:36c'est les autres
29:37qui en profitent
29:38je donne un exemple
29:38il y a des pays
29:39qui gagnent de l'argent
29:41tous les pays de l'Est
29:42sont des bénéficiaires nets
29:44c'est-à-dire
29:44qui payent très peu
29:45et ils touchent beaucoup
29:46les portugais
29:47dont on s'est réjouis
29:48l'autre jour
29:48on a dit
29:49oh l'économie portugaise
29:50formidable
29:50ils ont empoché
29:513,7 milliards par an
29:54je parle même pas
29:54des polonais
29:55qui ont pris
29:55150
29:56deux fois 150
29:58l'Italie non plus
30:00aujourd'hui
30:00n'est plus bénéficiaire nette
30:03mais la France
30:04elle est contributeure nette
30:05c'est-à-dire que
30:06l'argent qui nous revient
30:08va essentiellement
30:10aux agriculteurs
30:11très peu dans les autres domaines
30:13contrairement à ce qu'il dit
30:14et en fait
30:15ça nous coûte
30:16une vingtaine de milliards
30:17par an
30:17donc
30:1829
30:18mais en fait
30:20ça nous coûte
30:2020, 21 milliards
30:21la question c'est
30:23à quoi ça nous sert
30:25alors
30:25si on regarde
30:26l'immigration
30:27si on regarde
30:28la défense
30:28si on regarde
30:29la recherche
30:30on peut se poser
30:31de vraies questions
30:31et au lieu de fuir
30:34ce débat
30:34j'invite mon successeur
30:36à dire
30:37la vérité aux français
30:39je serais ravi
30:39qu'on fasse un débat
30:40Benjamin Haddad
30:41et il acceptera
30:43c'est quelqu'un
30:44de très ouvert
30:45honnêtement
30:46Enroche-Tiria Mariani
30:48lui a répondu
30:49député européen
30:50présentation vraiment malhonnête
30:51selon les années
30:51la France a donné
30:52entre 7 et 10 milliards
30:53de plus
30:53que ce qu'elle a perçu
30:54de l'Union Européenne
30:55quand la France
30:56donne 100 à lieu
30:57celle-ci nous rend
30:5960 et 70
31:00en décidant
31:01où et comment
31:02les dépenser
31:02bref
31:03on est largement
31:04perdant
31:05au-delà des chiffres
31:06les français veulent plus
31:07de souveraineté
31:08et moins
31:09de cette Union Européenne
31:11ils ne disent pas
31:11moins d'Europe forcément
31:12mais de cette Union
31:13de cette organisation-là
31:14ils veulent plus de puissance
31:15la réalité c'est que
31:16si l'Europe était fichue
31:17d'être vraiment
31:18ce qu'on nous a dit
31:19une puissance face à Trump
31:21une puissance face à la Chine
31:22quelqu'un qui défend
31:23nos intérêts
31:24face aux puissances
31:26et bien on serait très content
31:27que nous aide
31:27à gérer l'immigration
31:28comment nous aide
31:29et puis vous avez
31:30parfaitement raison
31:30au lieu de l'inverse
31:31nous aide à gérer
31:32l'immigration
31:33au lieu de nous noyer
31:35si on est sous des règles
31:36qui nous obligent
31:37à accueillir tout le temps
31:38les français seraient contents
31:40mais en fait l'Europe
31:40c'est un ventre mou
31:41cette affaire d'Union
31:43fait la force
31:43moi je demande
31:44qu'on me montre
31:45dans quel domaine
31:46l'Union a fait la force
31:47parce qu'en plus
31:47il y a plein de domaines
31:48où on n'est même pas d'accord
31:50il y a un exemple
31:51il y a deux domaines
31:53qui sont fédéralisés
31:54en Europe
31:54l'agriculture
31:55et le commerce extérieur
31:56sur le commerce extérieur
31:57je vous renvoie
31:58à la visite
31:59de madame von der Leyen
32:00au terrain de golf
32:02de Trump
32:02en Écosse
32:04où Trump lui dit
32:05ça va être 15%
32:06et elle dit
32:07merci beaucoup
32:08c'est un très bon accord
32:09dans une négociation commerciale
32:11où elle représente
32:1127 pays
32:12qui se couchent
32:13littéralement
32:14sans même un début
32:16de négociation
32:16on dit
32:16c'est un très bon accord
32:17regardez le Mercosur
32:19le Mercosur
32:20madame von der Leyen
32:21l'a déjà signé
32:22et derrière
32:23vous avez un président français
32:24qui rame
32:24pour expliquer que pas du tout
32:26c'est pas encore vraiment signé
32:27vous inquiétez pas
32:28on va mettre des clauses miroir
32:29mais en fait
32:29la messe est dite
32:30et elle est dite depuis plus
32:32de nombre de années
32:33il s'agit pas de sortir
32:35de l'Union européenne
32:35il s'agit de faire entendre
32:36la voix de la France à Bruxelles
32:37ce que nos dirigeants
32:38ont été incapables
32:39de faire depuis
32:40les années 80
32:40l'Union européenne
32:41comme toute structure politique
32:43elle prend les pouvoirs
32:44que nos dirigeants nationaux
32:45consentent à lui laisser
32:47c'est vrai sur le budget
32:47où on a été incapable
32:48de négocier un rabais
32:49contrairement aux Pays-Bas
32:50contrairement à l'Allemagne
32:51c'est vrai aussi en matière agricole
32:53vous avez parlé du Mercosur
32:54c'est vrai en matière commerciale
32:56c'est vrai en matière migratoire
32:57parce qu'il y a la primauté
32:58du droit européen
32:59et moi j'en veux
32:59encore une fois
33:00aux dirigeants français
33:01qui sont incapables de faire
33:01ce que De Gaulle a fait en son temps
33:03c'est-à-dire la politique
33:04de lâcher ce vide
33:04qui tout de même a permis
33:05d'obtenir à l'époque
33:06le compromis du Luxembourg
33:0720h38 sur CNews
33:09on est bien sûr en direct
33:10pour l'heure des pros
33:11et dans un instant
33:12vous entendrez les premiers mots
33:14de Sabea Sansa
33:15l'entretien exclusif
33:17donc accordé à CNews
33:19ainsi que Kamel Benchek
33:22Kamel Benchek
33:23qui est franco-israélien
33:24écrivain, ami de Boilem Sansa
33:27et membre de ce comité
33:28qui a signonné toute l'Europe
33:30cette année
33:30pour tenter d'appeler
33:32justement les gouvernements européens
33:33à aider
33:34à la libération de Boilem Sansa
33:37mais avant cela
33:38petite parenthèse
33:39petite respiration
33:40quoique mieux vaut en rire
33:42qu'en pleurer
33:42je ne sais pas
33:43moi je croyais que c'était
33:44une fake news
33:45que c'était le Gorafi
33:46les services de sécurité du Louvre
33:49ont une nouvelle fois
33:50été mis en cause
33:51cette fois-ci
33:51par deux tiktokers belges
33:54ils s'appellent Nick et Sen
33:55c'est des ados
33:57connus par ce qu'ils font
33:58des canules de l'art
33:59assez régulièrement
34:00ils sont parvenus
34:02à déjouer la sécurité
34:03qui était du musée
34:03le plus célèbre du monde
34:04pour accrocher sur le mur
34:05un tableau
34:07de leur facture
34:08c'est-à-dire
34:09près du Mona Lisa
34:10ils sont allés
34:11poser leur tableau
34:12donc moi je veux bien
34:13qu'il n'y ait pas de souci
34:13au moins c'est drôle
34:14écoutez franchement
34:16vous voyez le sujet
34:17de Pauline Trevzer
34:18mais c'est toujours la même chose
34:19on nous a expliqué
34:19qu'ils mettaient
34:20la sécurité à fond
34:21on vient d'avoir quand même
34:22le casse du siècle
34:23c'était le casse du siècle
34:25avec des moyens
34:26on a bien compris
34:27que ce n'était pas non plus
34:28Francky Auchan
34:29qui est allé faire le casse du siècle
34:30change en 15 jours
34:31si je vais vous dire
34:34la directrice de la sécurité
34:35par exemple
34:36en 15 jours
34:36elle aurait pu changer
34:37Pauline Trevzer
34:38sur cette vidéo
34:40visionnée près de 200 000 fois
34:42sur les réseaux sociaux
34:43deux tiktokers belges
34:45se mettent en scène
34:46pour montrer à leurs abonnés
34:47comment contourner
34:48les failles de sécurité
34:49du musée du Louvre
34:50leur objectif
34:52exposer leur propre tableau
34:54à quelques mètres
34:55de l'âge au compte
34:56une heure avant
34:57la fermeture du musée
34:59ni les chaînes
34:59commencent leur canular
35:01pour pouvoir passer
35:02la sécurité
35:03les tiktokers
35:04fabriquent un cadre
35:05en légaux
35:06après quelques minutes
35:07d'hésitation
35:08ils réussissent
35:09à passer les différents
35:10contrôles
35:11sans grande difficulté
35:12une fois à l'intérieur
35:14les deux hommes
35:14reconstruisent leur cadre
35:16au sein de la salle
35:17des états
35:18la même salle
35:19qui abrite
35:19la célèbre jocon
35:20quelques minutes plus tard
35:22à 17h30
35:23une annonce
35:24indique la fermeture
35:25du musée
35:26dans le brouhaha
35:27les deux hommes
35:28passent à la dernière étape
35:29de leur mise en scène
35:30nous avons accroché
35:32la toile en vitesse
35:32impossible de la mettre
35:33sur le mur
35:34de la joconde
35:34il y a trop de garde
35:36mais elle est bien
35:36dans la même salle
35:38ni les chaînes
35:40sont ensuite reparties
35:41sans être interpellées
35:43les deux tiktokers
35:45s'étaient déjà fait remarquer
35:47en mai dernier
35:48en portant des gilets
35:49de sécurité
35:50ils avaient réussi
35:51à entrer sans billet
35:52dans le stade
35:53de la finale
35:54de la ligue des champions
35:55j'ouvrais
35:56une parenthèse
35:57j'ai dit qu'Amel Benchek
35:57tout à l'heure
35:58écrivain franco-israélien
35:59c'est bien évidemment
36:00franco-algérien
36:01bon on va pas passer
36:02trois heures
36:02mais là ils ont apporté
36:03un tableau
36:04c'est pas du tout
36:05la même chose
36:05que d'emporter des bijoux
36:07oui de récupérer
36:08les bijoux de la couronne
36:09mais on imagine toujours
36:12que c'est une sécurité
36:13XXL
36:14et qu'après ce qui s'est passé
36:16évidemment
36:17comment vous détectez
36:17des legos
36:18enfin j'en sais rien
36:19vous fouillez le stade
36:20moi aussi j'en sais rien
36:21on en sait rien
36:22mais on se dit quand même
36:23que c'est particulier
36:24et que la sécurité
36:26du Louvre
36:27est une question
36:28à laquelle nous n'avons pas
36:30pu répondre
36:30aujourd'hui
36:31ni la sécurité
36:32ni la notion
36:34de responsabilité
36:36Boilem Sansal
36:37Boilem Sansal
36:38et je le disais
36:39donc entre 19h et 20h
36:40juste avant notre émission
36:42j'ai eu la chance
36:43j'ai eu l'honneur
36:44de rencontrer
36:44la fille de Boilem Sansal
36:46Sabéa Sansal
36:47ainsi que Kamel Benchek
36:49qui était écrivain
36:49franco-algérien
36:50qui est un proche
36:52de Boilem Sansal
36:53et on a passé
36:55une trentaine de minutes
36:57ensemble
36:57vous allez entendre
36:59plusieurs déclarations
37:00et de Sabéa Sansal
37:02et de Kamel Benchek
37:04évidemment la première question
37:05que je lui ai posée
37:06à Sabéa
37:07qui vit en République tchèque
37:09qui parle français
37:12qui parle parfois
37:15un français un peu plus
37:16avec un joli accent
37:17voilà avec un bel accent
37:18mais j'ai
37:20en la rencontrant
37:22découvert une femme
37:23soulagée
37:24heureuse
37:24apaisée mais prudente
37:25prudente parce qu'elle n'a pas
37:27encore pu
37:27alors que ça fait depuis
37:28le début de la semaine
37:29qu'il est libéré
37:30milieu de semaine
37:30elle n'a pas encore pu
37:32échanger avec son papa
37:33écoutez
37:33je vais bien maintenant
37:37presque bien
37:39parce que
37:40mon père est libre
37:41déjà il n'est pas
37:42en prison
37:43à Alger
37:44mais
37:45j'ai pas eu
37:46de nouvelles
37:47officielles
37:48de lui
37:49depuis qu'il est
37:50libéré
37:52alors ça
37:53un peu
37:55ça me dérange un peu
37:56parce que
37:56je sais seulement
37:58qu'il est à Berlin
37:58à l'hôpital
37:59et c'est tout
37:59et on comprend
38:00sa pudeur
38:01elle dit
38:01ça me dérange
38:02un peu
38:02je l'ai interrogé
38:03en lui disant
38:04est-ce que vous avez
38:04imaginé
38:06dans cette année
38:07de détention
38:08ne plus retrouver
38:09votre père
38:10ne plus jamais
38:10le revoir
38:11écoutez
38:11permettez-moi de vous poser
38:14une question un peu
38:15personnelle
38:15est-ce que vous vous êtes
38:16dit
38:17je ne reverrai
38:17jamais mon père
38:18ah oui
38:20j'avais peur
38:23que je ne le
38:24jamais revoie
38:25parce qu'il est vieux
38:28malade
38:28tout ça
38:29il a 81 ans
38:30déjà
38:30en octobre
38:33alors oui
38:34je me suis dit
38:34ça
38:35et avant de vous donner
38:37la parole
38:37je voudrais qu'on écoute
38:38Kamel Benchek
38:39qui lui aussi
38:40se dit soulagé
38:41mais il prévient
38:41et dit
38:42pas de récupération
38:43on refuse
38:44toute récupération
38:45parce que c'est nous
38:46le comité
38:47de soutien
38:48de Boilem sans salle
38:49on s'est battu
38:50pendant un an
38:51donc attention
38:52à toute récupération
38:53oui il faudra
38:55attendre un peu plus longtemps
38:57d'autant plus
38:57que le président Macron
38:58se déplace en Allemagne
38:59mardi je pense
39:01donc
39:02j'espère
39:03qu'il n'y aura pas
39:04de récupération
39:05ah
39:06c'est important
39:06pourquoi ?
39:07c'est important pour nous
39:08parce que c'est nous
39:08qui avons fait le maximum
39:10le comité de soutien
39:11donc il faudrait
39:12nous associer
39:14à tout ça
39:14bon
39:15il alerte
39:16parce que ça peut être
39:16pour l'image
39:17pour la photo
39:18c'est lui qui a fait
39:18mais c'est Macron
39:19qui ira voir
39:20sans salle
39:20à l'hôpital
39:21fout mon billet
39:22et ce qui est surprenant
39:23quand même
39:24c'est que sa fille
39:24n'ait pas eu l'occasion
39:26la chance
39:26de pouvoir échanger
39:27je ne sais pas si vous avez remarqué
39:28qu'y compris
39:30les membres du comité
39:30de soutien
39:31j'ai entendu
39:32Noël Lenoir
39:33qui s'est battu
39:34comme une lionne
39:35pour Boilem sans salle
39:37hier matin
39:38je crois
39:39sur Europe 1
39:40elle était assez prudente
39:41donc j'ai le sentiment
39:42si vous voulez
39:43qu'il y a une
39:44aussi
39:44nous avons
39:45il faut rappeler
39:46que nous avons encore
39:46un otage en Algérie
39:48Christophe Glaze
39:49voilà
39:49par ailleurs
39:51évidemment
39:52c'est indécent
39:52de voir
39:53tous ces gens
39:55voler au secours
39:56de la victoire
39:57y compris les gens
39:58je ne sais plus
39:58qu'ils faisaient remarquer
39:59hier
39:59qui ont signé
40:00la pétition
40:01les écrivains
40:01etc
40:02surtout que
40:03vous allez entendre
40:05une nouvelle fois
40:05Sabéa sans salle
40:08j'espère qu'il va
40:10pas y avoir
40:12trop de communication
40:13du côté de l'Elysée
40:14mardi
40:14s'il revient
40:16non mais attendez
40:16pourquoi je vous dis ça
40:17c'est pas le genre
40:19d'Emmanuel Macron
40:20parce que je lui ai posé
40:21la question
40:21on lui a posé la question
40:23est-ce que dans cette année
40:24de détention
40:25la fille de Boilem sans salle
40:27donc un franco-algérien
40:29pris en otage
40:31détenu arbitrairement
40:32par un régime
40:33est-ce que
40:35vous avez pu échanger
40:36avec le président
40:37de la République
40:37écoutez
40:38ah
40:41il n'avait pas répondu
40:43est-ce que vous avez
40:44pendant cette année
40:45pu échanger
40:46Sabéa sans salle
40:48avec le président
40:50de la République
40:51Emmanuel Macron
40:52est-ce qu'il vous a contacté
40:53oui
40:53je lui ai envoyé
40:54une lettre ouverte
40:55que moi et ma soeur
40:57Noël
40:58mais je n'ai jamais reçu
41:01aucune réponse
41:02ni même de ses équipes
41:04de ses équipes
41:04non non non
41:05ni Baro
41:06ni Macron
41:07ni personne
41:07et aussi
41:09j'ai envoyé
41:10une lettre
41:10à Théboune
41:11aussi sans réponse
41:14une lettre sans réponse
41:15oui
41:15s'adresser
41:16à un gouvernement
41:18c'était terrible
41:19alors
41:20elle ne fait pas exprès
41:21bien évidemment
41:22mais la comparaison
41:23est un peu sidère
41:24enfin nous sidère
41:25que le président
41:27Théboune
41:27ne répondent pas
41:29à la lettre
41:29de la fille
41:30de Boilem sans salle
41:31on n'est pas surpris
41:32que la fille
41:33de Boilem sans salle
41:34les filles
41:35de Boilem sans salle
41:35n'aient pas eu
41:36un entretien
41:37avec Jean-Noël Barraud
41:38ou avec Emmanuel Macron
41:40qui seront peut-être
41:41mardi sur la photo
41:42officielle
41:43avec Boilem sans salle
41:44ça peut surprendre
41:45ni même une réponse
41:46à l'heure
41:47fémisme
41:48c'est ni même une réponse
41:49Pierre Lelouch
41:49ça ne me surprend pas
41:51parce que
41:51la logique
41:53de Macron
41:54vis-à-vis de Théboune
41:55c'est pas de vague
41:55depuis le début
41:57je me souviens
41:58d'avoir beaucoup échangé
41:59avec Retailleau
42:00le courageant
42:01à aller à la rupture
42:02à ce moment-là
42:03mais son ADN
42:04c'est
42:04on touche à rien
42:05donc je ne suis pas
42:07surpris du tout
42:08par l'attitude
42:08alors ce qui est
42:10aujourd'hui
42:10très spectaculaire
42:11et franchement
42:12un peu dégoûtant
42:13c'est cette tentative
42:15de l'entourage
42:15et du président
42:16de transformer
42:17ce qui a été
42:18une humiliation
42:19une défaite
42:21en race campagne
42:21parce que les Algériens
42:23ont imposé
42:24leur règlement
42:25à eux
42:25en passant par l'Allemagne
42:27donc ils ont humilié
42:28encore plus
42:29ils ont pris
42:29un otage français
42:30et ensuite
42:31ils le rendent
42:31à quelqu'un d'autre
42:32donc c'est double
42:33humiliation
42:33pour le prix d'une
42:34mais toute la tentative
42:36aujourd'hui
42:36de la diplomatie française
42:37de ce monsieur
42:39qui fait semblant
42:41d'être le ministre
42:41des Affaires étrangères
42:42c'est de transformer
42:43cette humiliation
42:45en victoire diplomatique
42:46ça il faut le faire
42:47mais il est capable
42:48de tout
42:48et je dis
42:49il est parfaitement capable
42:50d'aller à l'hôpital
42:51se faire photographier
42:52au chevet
42:53de monsieur Sansal
42:54on va voir si
42:55Sansal lui-même
42:56l'autorisera
42:57mais sans doute
42:58que
42:58Tain Meier
42:59laissera faire
43:00je le disais
43:02dans 100% politique
43:03avec Olivier Caronfleck
43:04vous aurez peut-être
43:05une vision
43:07un peu plus longue
43:08de cet entretien
43:09il y a une séquence
43:11qui m'a marqué
43:11c'est de Kabel Benchek
43:13qui explique
43:13à quel point
43:14il différencie
43:15le peuple algérien
43:16du régime algérien
43:19lui le franco-algérien
43:20qui dit
43:20mais c'est un grand peuple
43:21c'est un peuple
43:23qui aspire à la sérénité
43:24à la prospérité
43:25évidemment à se développer
43:27et qui est aujourd'hui
43:28malmené par un régime
43:30qui met en grande difficulté
43:34l'Algérie
43:35il revient
43:36Kamel Benchek
43:37aussi sur la France
43:38et il parle du manque
43:39de courage
43:39écoutez c'est très intéressant
43:41pourquoi il n'y a pas eu
43:43une unanimité
43:43dans la classe politique
43:45dans la classe politique
43:46c'est encore pire
43:47puisqu'on l'a vu
43:48à l'Assemblée Nationale
43:49comment on a voté
43:51bon je crois que c'est
43:52les gens qui ont voté
43:53pour la libération
43:53de Bois-Lambe Sansane
43:54mais je leur dis
43:55de regarder vers le nord
43:56vers la Belgique
43:57où le Parlement
43:58a voté
43:59à l'unanimité
44:00et même dans la classe
44:03intellectuelle
44:05si je puis dire
44:05en France
44:06Bois-Lambe n'a pas été
44:08élu membre
44:09de l'Académie française
44:10en Belgique
44:10il a été élu membre
44:11de l'Académie royale
44:13de Belgique
44:13voilà
44:14peut-être qu'ils ont moins
44:16mais peut-être
44:17qu'en France
44:18on a moins de courage
44:20ah c'est le courage
44:21c'est le courage qui manque
44:22c'est le courage
44:23ou les idées ?
44:24le courage
44:25parce que les idées
44:25c'est là
44:25puisque nous n'avons pas
44:26en tant que membre
44:27en tant que comité
44:29de soutien de Bois-Lambe Sansane
44:31on n'a pas arrêté
44:31de donner ces idées-là
44:32et de dire ce qu'il faut faire
44:34donc c'est le courage
44:35qui manque
44:35il a tellement raison
44:40nous avons une partie
44:41de la classe politique
44:42qui a un comportement
44:43de collabo
44:44qui a peur
44:45et qui effectivement
44:48rendez-vous compte
44:48que nous avons
44:49des députés
44:49qui ont voté
44:50des résolutions
44:50qui ont voté
44:51contre des résolutions
44:52demandant la libération
44:53à Paris
44:54et Mme Aubry
44:55et je ne sais laquelle
44:56de ses comparses
44:57qui a fait la même chose
44:58à Bruxelles
44:58elle s'est abstenue
44:59et qui ont l'indécence
45:01qui ont rajouté
45:03l'indécence
45:03à la lâcheté
45:04et à la couardise
45:05de faire des tweets
45:06le jour de l'annonce
45:07de sa libération
45:08pour expliquer
45:09à quel point
45:09il se réjouissait
45:10de la libération
45:11de Bois-Lambe Sansane
45:12tout ça
45:12je le répète
45:13c'est un comportement
45:14de pro-labour
45:14évidemment
45:15on pourrait aussi
45:15parler du silence
45:17d'une partie
45:18du monde médiatique
45:19et du monde intellectuel
45:20j'y vois une forme
45:20de nouvelle trahison
45:22des clercs
45:24c'est pour ça
45:24que cette affaire
45:25ils l'ont traité
45:26d'extrême droite
45:26ils l'ont traité
45:28d'islamophante
45:29il y répond justement
45:30Kamal Benchak
45:31il dit
45:31évidemment qu'il n'est pas
45:32extrémiste
45:33on en a longuement parlé
45:34mais ça glissait sur lui
45:35visiblement
45:36les attaques
45:37les accusations
45:37en extrémiste
45:38ça glissait sur Bois-Lambe Sansane
45:40il a beaucoup d'humour
45:41et vous savez que
45:42sa fille pendant l'entretien
45:44me regarde à la fin
45:46de l'entretien
45:46elle me dit
45:47mais vous l'inviterez
45:48ou pas
45:49je lui dis jamais
45:51et j'ai plaisanté
45:53bien évidemment
45:54la porte elle est grande
45:56ouverte
45:56Joachim
45:57cette affaire
45:58elle est extrêmement intéressante
45:59parce qu'elle raconte
46:00le pire et le meilleur
46:01de la France
46:02d'un côté
46:02la trahison des clercs
46:04le grand effacement
46:05de notre pays
46:05sur la scène internationale
46:06la soumission
46:07de ceux qui nous dirigent
46:08face à un pays
46:08qui prospère
46:09vous l'avez rappelé
46:10sur une haine anti-française
46:11maintenant je n'ai pas envie
46:12de polémiquer ce soir
46:12et j'ai envie aussi
46:13de rester sur une note positive
46:14on a vu à travers
46:15Bois-Lambe Sansane
46:16la révélation des pouvoirs
46:18de l'éternet
46:18face à l'éternet du pouvoir
46:19on a vu un exemple formidable
46:21de courage
46:21de résistance
46:22y compris physique
46:23d'un homme retenu
46:24dans les geôles de l'Algérie
46:25et j'ai été frappé
46:26par cette phrase
46:27qu'il a prononcée
46:27quand il est rentré
46:28il a dit
46:29bonjour la France
46:29je reviens
46:30on va gagner
46:31il a dit ça
46:32à Kamel Daoud
46:32dans le point
46:33il faut vraiment lire ça
46:34on terminerait
46:35avec le tweet
46:36de Sofia Aram
46:37il y a tout dans ce tweet
46:38à gauche
46:38vous avez cette phrase
46:39de Bois-Lambe Sansane
46:40je ne vais pas être détruit
46:42par une petite année de prison
46:43et à droite
46:44Thomas Guénolet
46:45qui fait un one-man show
46:47pour expliquer
46:47qu'il a été torturé
46:49par Israël
46:50il n'y a rien à dire
46:51non il y a des appels
46:52je voulais dire
46:52qu'il y a des appels
46:53au boycox
46:54ce soir
46:55du spectacle
46:56de Sofia Aram
46:57à Roubaix
46:58et bien vous avez bien fait
46:58de le rappeler
46:59merci à tous les quatre
46:59on est pressés par le temps
47:01merci à toutes les équipes
47:02en régie
47:02l'info se poursuit
47:04sur CNews
47:05et nous on se retrouve
47:06demain matin
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