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  • il y a 4 mois
La dernière Keynote d’Apple a mis en avant l’arrivée de nouvelles fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées à ses appareils, tout en consolidant l’écosystème propriétaire de la marque. Ces annonces relancent les discussions sur l’équilibre entre innovation technologique, gestion des données personnelles et dépendance croissante des utilisateurs à un environnement unique.

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Transcription
00:00Le grand débrief de Smartech aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de retrouver Henri Dagrin.
00:08Bonjour Henri, délégué général du CIGREF, également Pascal Malotti, directeur de la
00:13stratégie chez Valtech. Bonjour Pascal. Et nous avons la joie d'accueillir Laure Renoir qui est
00:19la chef du service mobilité chez les numériques. On va pouvoir ensemble débriefer de cette keynote
00:25Apple. On va voir ce qu'il y a vraiment de nouveaux et d'intéressants à retenir et puis partager nos
00:30points de vue différents. On va parler aussi dans ce débrief de Smartech, de Mistral et ASML. Bonne
00:36nouvelle européenne s'il en est quand même. En tout cas, je donne déjà mon point de vue rien qu'avec
00:40ce titre. Mais on va commencer par une initiative du côté de l'Union européenne qui lance les tests
00:47du DSN4EU. C'est un nouveau service de DNS. Pour en parler, pour essayer de tout comprendre, de savoir
00:54ce qui se passe, on est connecté avec Pierre Bonis. Bonjour Pierre. Vous êtes spécialiste de la
00:58gouvernance et de la coopération internationale de l'Internet. Depuis 2017, vous êtes le directeur
01:04général de l'AFNIC et l'office d'enregistrement des noms de domaines en .fr et puis aussi des
01:07extensions ultramarines. Donc vous allez tout nous dire sur ce DSN, DNS, pardon, for EU. Peut-être rappeler
01:14déjà le principe des résolveurs DNS pour tout le monde. Alors les résolveurs DNS, c'est au fond comme des
01:23serveurs de cache qui vont télécharger l'ensemble des informations qui sont sur les serveurs faisant
01:33autorité sur Internet. Et c'est par eux que vous passez. En général, c'est résolveurs qui sont
01:39souvent opérés par votre fournisseur d'accès à Internet. Et c'est par eux que vous passez quand
01:45vous allez essayer d'aller sur un site avec un nom de domaine. Donc c'est encore une fois, c'est une
01:53copie des informations qui sont publiées par les registres de premier niveau d'Internet comme
02:01l'AFNIC pour le .fr ou pour le .com, etc.
02:05On parle d'annuaire en fait qui permet de faire des correspondances entre les noms de domaines
02:09qu'on tape, qui sont en langage naturel pratiquement, et les adresses IP des sites
02:14Internet. Alors qu'est-ce qui se passe là au niveau européen ? Quelle est l'origine
02:18de cette initiative DNS for EU ?
02:22L'origine de cette initiative, c'est la prise de conscience par la Commission européenne
02:28il y a plusieurs années maintenant, il y a trois ans à peu près, que ces résolveurs
02:34dont je vous parlais, qui sont la plupart du temps opérés par vos fournisseurs d'accès,
02:39étaient aussi opérés par des grandes entreprises non européennes, Google, Cloudflare, etc.
02:49Ou même Microsoft avec Azure. Et que la Commission européenne considérait qu'on risquait d'avoir
02:58cette brique essentielle qu'est le DNS, qui risquait d'être de moins en moins européenne,
03:05avec des risques potentiels sur la confidentialité, et aussi une nouvelle dépendance.
03:13Donc ils ont décidé...
03:14Pourquoi vous dites de moins en moins ? On avait cette dépendance de toute façon,
03:17pourquoi vous dites de moins en moins d'indépendance ?
03:21Ah non, on ne l'avait pas. Encore une fois, les résolveurs, ils sont opérés par les fournisseurs
03:29d'accès. En France, les fournisseurs d'accès, ils sont français. Donc il n'y a pas de dépendance.
03:34Oui, mais alors qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous êtes en train de nous dire, en fait,
03:38on est en train de basculer sur des résolveurs américains ? Pourquoi ?
03:42Parce qu'il y a un effet du cloud, d'abord, c'est-à-dire que quand vous mettez vos infrastructures
03:48dans le cloud, souvent, vous allez utiliser les services DNS de votre opérateur de cloud.
03:56On le voit très bien dans le .fr, puisqu'au fait, les résolveurs viennent nous interroger
04:01pour le .fr, donc on voit que, finalement, il y a une montée en puissance des résolveurs
04:05des opérateurs de cloud, d'Amazon, de Google, de Microsoft, etc. Et puis, il y a aussi,
04:14ça, on le sait moins, mais par exemple, l'utilisation des antivirus pour l'utilisateur final,
04:24quand il clique sur « navigation sécurisée », il va basculer automatiquement sur le résolveur
04:30de l'antivirus. Et les antivirus sont souvent des antivirus qui ne sont pas européens.
04:34Donc la Commission s'est dit qu'il fallait qu'elle incite. Ce n'est pas un produit de la Commission,
04:38c'est un financement pour faire émerger un consortium qui puisse opposer une alternative
04:46à ces résolveurs, qui sont souvent des résolveurs publics et parfois gratuits, une alternative
04:53qui soit purement européenne. Encore une fois, il y en avait déjà chez les fournisseurs
04:58d'accès et même chez d'autres acteurs, mais la Commission a pensé que ce n'était pas suffisant
05:05sur le marché et qu'il fallait faire émerger un acteur très important des résolveurs
05:13en Europe.
05:13Alors, j'ai vu qu'effectivement, c'était un service public gratuit, mais qu'il y avait
05:17aussi une version premium qui était pensée pour les gouvernements, éventuellement pour
05:22les entreprises. Vous avez des questions pour Pierre Bonis ? On a quand même la chance
05:25d'avoir un expert du DNS avec nous. Vous avez des questions sur ce nouveau service DNS ?
05:31– Henri ? – Oui, parce que je voulais savoir si l'AFNIC était membre de ce consortium
05:39autour du DNS for you. J'ai cru comprendre que non. Et donc, ça veut dire quoi pour l'AFNIC
05:46de ne pas être membre de ce consortium ? – Alors, nous ne le sommes pas. D'ailleurs, il n'y a pas
05:52de Français membres du consortium. Il y avait des Français qui s'étaient présentés,
05:56parce qu'il y a une sorte d'appel d'offre. Nous, à l'AFNIC, on avait, dans une certaine
06:02mesure, facilité la constitution d'un consortium français. Alors, je ne veux pas rentrer trop
06:08dans la technique, mais un registre, ça publie des informations sur des serveurs faisant
06:12autorité. Ça n'est pas un fournisseur d'accès. On n'aime pas trop le mélange des genres,
06:17donc on sait comment ça fonctionne. Mais ce n'est pas notre rôle d'être des deux côtés
06:21du bâton. Donc, on a refusé d'aller sur un consortium de notre point de vue qui gérait
06:27des résolveurs et pas des serveurs faisant autorité. Là, c'est un petit peu technique,
06:31mais dans le DNS, il y a plusieurs acteurs qui ont des rôles différents. Notre rôle,
06:36c'est de publier les zones du point FR, pas de les résoudre au niveau des fournisseurs
06:42d'accès. – Ça va être un moyen, quand même, selon vous, d'améliorer la sécurité
06:48des connexions Internet. Ça vous semble quand même une bonne initiative ? On parle
06:52par exemple d'un filtrage contre des sites corrompus. Est-ce que c'est l'équivalent
06:56d'ailleurs du filtre anti-arnaque dont on avait le projet de mise en œuvre en France
07:02aussi ? – Je pense que c'est la même chose. Vous avez absolument raison.
07:07Bon, la différence, c'est que le filtre anti-arnaque, il n'a pas vraiment vu le jour,
07:10d'une part. – Bon, là, il voit le jour, du coup, au niveau européen.
07:12– Voilà. Et d'autre part, que la motivation n'est pas que celle-là pour DNS
07:18for you. Le filtre anti-arnaque, son nom l'indiquait, c'était vraiment une protection
07:22contre un certain nombre de sites contrefaits, etc. Là, c'est ça, plus la volonté d'avoir
07:30un opérateur de résolveur qui soit purement européen, et donc une volonté aussi de ne
07:36pas voir échapper des données qui peuvent être des données personnelles opérées par
07:40des opérateurs étrangers. Donc, ce n'est pas tout à fait la même chose. Oui, effectivement,
07:46ça peut permettre de filtrer. Aujourd'hui, DNS for you propose plusieurs options, dont
07:52une option zéro filtrage. Et puis, il y a des options qui sont des options un peu contrôle
07:59parental, etc., etc. Les difficultés qu'ils vont avoir, c'est que les règles de filtrage
08:06sont différentes d'un pays européen à l'autre. Donc, théoriquement, il faudrait qu'ils aient
08:1127 règles de filtrage différents, ce qui d'ailleurs était dans le cahier des charges
08:16initiales. Et ça, c'est très, très compliqué à mettre en œuvre. Et l'autre difficulté,
08:24je ne vois pas, c'est un peu ironique, mais c'est que nous, on trouve formidable que
08:28effectivement, DNS for you propose une version totalement non filtrée. Mais de fait, en proposant
08:35une version totalement non filtrée, et en garantissant l'anonymat des utilisateurs finaux
08:41qu'ils utilisent, je ne suis pas sûr qu'ils s'entendent si bien que ça, avec un certain
08:45nombre d'autorités au niveau des 27. Donc, on va voir comment ça se passe. Ils ont besoin
08:54d'avoir une offre payante à côté, parce qu'il faut trouver un modèle économique. La plupart
08:59du temps, les opérateurs de résolveurs, ils vous vendent autre chose à côté. Ils vous
09:04vendent de la connexion à Internet, ils vous vendent du cloud, ils vous vendent de la
09:08cybersécurité. Donc, ils vont être obligés aussi, ce consortium-là, et pas la Commission
09:15européenne, de développer un business model. Et ça ne va pas être facile. Donc, il va
09:22falloir qu'ils arrivent à... Aujourd'hui, ils en sont au premier pas. Ils font des tests,
09:28etc., mais qu'ils arrivent à présenter des offres qui soient vraiment compétitives parce
09:35que ça coûte de l'argent d'opérer ce genre de choses. Et à ma connaissance, aujourd'hui,
09:39les grands fournisseurs d'accès européens, et par exemple en France, Free, Orange, Bouygues,
09:44etc., à ma connaissance, il faudrait les interroger, mais n'ont pas basculé sur DNS for you.
09:50Donc, ils ont toujours leur infrastructure de résolution sur laquelle ils ont eux-mêmes
09:54investis, sur lequel ils gardent leurs clients, et donc ils ont des données sur leurs clients.
09:59Donc, je ne suis pas complètement persuadé qu'ils aillent payer DNS for you demain.
10:02Oui. Bon, on entend bien vos réserves. Le fait qu'on n'est pas du tout français représenté
10:07d'ailleurs dans le consortium, c'est un peu dommage. Oui.
10:10J'avais une autre question, c'était est-ce que l'AFNIC aurait des conseils ? Parce qu'au-delà
10:15du discours politique, est-ce qu'il y a un avantage business pour des entreprises,
10:19pour des administrations publiques, pour leurs performances, de basculer sur le DNS for you ?
10:24Et on va prendre en même temps une réaction de Pascal ?
10:27Non, je trouve que c'est évidemment bien, parce que l'on sait que nos données de navigation
10:31aujourd'hui, elles sont soumises à l'American Cloud Act. Mais bon, de toute façon, on sera
10:36sous la surveillance européenne légale, donc ça ne changera pas énormément de choses.
10:41On va être dans une problématique de guerre asymétrique. De ce que je lis, ils ont des
10:45moyens qui sont limités, 14 millions de dollars sur trois ans, alors que Cloud First, c'est
10:50400 millions de dollars de R&D chaque année. On parle d'un consortium européen, je crois
10:55qu'il y a Cisco quand même dans le consortium. Donc bon, on recherche une forme de pureté
10:59dans le discours. C'est très bien, c'est une nouvelle alternative. Allons-y. Mais honnêtement,
11:03je n'y crois pas trop.
11:05Allez, un peu de scepticisme en plus. Pierre-Benis, juste une réponse rapide pour Henri sur l'intérêt
11:10pour les entreprises.
11:11Non, l'intérêt pour les entreprises, ça dépend d'où elles partent. C'est-à-dire
11:16que, encore une fois, si aujourd'hui, elles ont un opérateur de résolveur qui est un
11:22grand fournisseur d'accès français, par exemple, elles n'ont pas nécessairement
11:27beaucoup d'intérêt à passer sur DNS for you. Si par contre, elles ont tout mis dans
11:31le cloud et qu'elles considèrent qu'il y a des choses sensibles, elles ont peut-être
11:35intérêt à retirer le résolveur du cloud dans lequel ils sont et d'aller taper sur le
11:40résolveur de DNS for you. Donc, ça dépend complètement d'où on vient. Et juste pour
11:44terminer, et juste pour revenir sur ce qui a été dit également, j'insiste, il n'est
11:50pas vrai de dire que nous sommes dans quelque chose d'asymétrique. Aujourd'hui, plus de
11:5680% des utilisateurs d'Internet dans notre pays utilisent les résolveurs de leurs fournisseurs
12:02d'accès. Les fournisseurs d'accès sont français, établis en France. Donc, ça n'est
12:06pas un domaine. Les noms de domaines, et on le voit par exemple avec le .fr,
12:10ça n'est pas un domaine sur lequel c'est si asymétrique que ça. Donc, il ne faut
12:14pas non plus penser que la guerre est perdue comme elle semble l'être par exemple dans
12:19le cloud. Ça n'est pas du tout le même sujet et les mêmes équilibres.
12:22Eh bien, merci beaucoup Pierre Bonny. Je rappelle que vous êtes le directeur général de l'AFNIC.
12:25Merci pour tous ces éclairages. Je crois qu'on a quand même une vision maintenant
12:29beaucoup plus claire de ce projet. On enchaîne et on va donner la parole à Laure, parce qu'on
12:34va enchaîner avec la keynote Apple. Alors, quoi de vraiment neuf ? C'est la question que j'ai eu envie
12:40de poser. Bon, déjà, on peut dire que quand même, c'était encore un très bel exercice
12:43de style, que cette keynote était placée sous le thème du design et effectivement,
12:48toutes les images étaient magnifiques. À part ça ?
12:51Ça, c'est une habitude chez Apple. Ils font ça très, très bien.
12:53Oui.
12:53Une conférence filmée, enregistrée à l'avance.
12:56Donc, c'est léché. C'est filmé à l'iPhone.
12:57C'est plus en plus beau et tout ça.
12:58C'est plus beau et tout ça.
12:59Donc, on vantait aussi la qualité de la capture d'image des nouveaux iPhones.
13:02Et la nouveauté…
13:03Vous êtes tombé sous le charme ou pas, Laure ?
13:05Je sais prendre du recul.
13:07Je suis tombé sous le charme quand j'aurai testé les produits.
13:09Donc, on va attendre qu'ils sortent. Ils sortent d'ici une grosse semaine.
13:12Oui.
13:13Le principal, ça va être l'iPhone Air.
13:14Alors, c'est un nouveau produit chez Apple.
13:16On connaissait les MacBook Air. Vous en avez peut-être utilisé depuis quelques années.
13:20C'est des produits qui sont fins et légers.
13:22Et là, tout l'enjeu, c'est d'arriver à miniaturiser ce qu'il y a dans un iPhone habituellement dans un cadre beaucoup plus fin et beaucoup plus léger.
13:29Là, les images sont hyper impressionnantes.
13:32Je ne suis pas sûre qu'on va les voir.
13:34Alors, c'est du chiffre.
13:35C'est vrai que ça n'évoque pas grand-chose comme ça.
13:37On est sur 5,6 mm d'épaisseur pour un iPhone Air.
13:40C'est très peu.
13:41Une fois qu'on l'a en main, on comprend la différence entre cette épaisseur et 8-9 mm.
13:46Ça fait la différence quand on l'a en main.
13:47Bon, après, on rajoute tous les coches à notre iPhone et on se retrouve avec un truc.
13:51L'or est moche.
13:52Alors, effectivement, c'est un peu le souci avec ce type de design.
13:55Il faut que ce soit solide pour éviter d'utiliser une coche qui va complètement alourdir et épaissir le produit.
14:00Ils ont présenté un genre de bumper, un truc qu'on met autour, pour justement éviter d'avoir un produit vraiment très épais et très lourd.
14:07Là, on voit là aussi.
14:09Alors, non, là, c'est autre chose.
14:10Alors, là, c'est une autre version.
14:12Là, c'est un iPhone 17 Pro ou Pro.
14:14Je ne sais pas.
14:14C'est un Pro.
14:15Un Pro qui aussi adopte un nouveau design pour le coup.
14:19Alors, là, ils ont procédé différemment d'habitude.
14:23Vous voyez au dos cette espèce de rectangle au niveau de l'appareil photo.
14:27En fait, c'est là qu'Apple a placé tous les composants pour laisser davantage d'espace dans le reste du corps de l'appareil pour mettre une plus grosse batterie.
14:34Donc, gros enjeu cette année.
14:35Est-ce qu'on aura une meilleure autonomie ?
14:37Est-ce que les composants ne vont pas chauffer et justement augmenter la consommation d'énergie au quotidien ?
14:43Tout ça, il faudra qu'on le teste pour le savoir.
14:45Et l'autre nouveauté, c'est l'e-SIM ?
14:48L'e-SIM, oui.
14:49Alors, l'e-SIM, c'est quoi ?
14:50C'est une carte de signe dématérialisée.
14:52On l'utilise beaucoup quand on voyage, notamment.
14:54Ça permet de prendre une signe sur un service assez peu onéreux.
14:58Voilà, on l'utilise.
14:58Alors, je dis, il y a des applications qui permettent.
15:00Il y a plein d'applications.
15:01Il y en a plein, plein, plein qui existent.
15:05Donc, à charge de chacun de chercher son...
15:08Le plus avantageux pour lui.
15:09Et puis, les opérateurs français proposent aussi des versions e-SIM des forfaits traditionnels.
15:16Et l'iPhone Air, pour gagner de l'espace aussi, passe à l'e-SIM.
15:19Sans plus besoin e-SIM.
15:20Oui, sans plus besoin e-SIM.
15:21Donc, plus de carte SIM physique.
15:23C'est bon à noter parce que quand on change de téléphone,
15:26c'est un tout petit peu moins simple que d'enlever sa carte SIM
15:28et de la remettre dans un nouveau produit.
15:30En revanche, pour les autres smartphones, les autres iPhones,
15:33là, en France, on a toujours un petit tiroir pour mettre une carte SIM.
15:37Des réactions...
15:39Oui, pardon, Laure.
15:40C'est une conséquence.
15:42Les smartphones qui ont un chariot pour carte SIM en France et en Europe,
15:46eh bien, ils ont une batterie plus petite qu'aux États-Unis
15:48où on est en 100% e-SIM sur tous les produits.
15:51C'est quand même intéressant à noter.
15:52Ah oui, absolument.
15:53Intéressant.
15:54Une réaction sur cette keynote que vous avez peut-être suivie en direct ou en décalé,
15:57je ne sais pas, Pascal ?
15:58En direct.
15:59Oui, évidemment.
15:59Mon iPhone.
16:01Très bien.
16:02Non, il y a eu deux surprises.
16:04Avec vos Airpods.
16:06Tout à fait, complètement.
16:07Non, dans la rue, en plus.
16:08OK, donc, totale victime.
16:10Complètement.
16:11Assumé.
16:12Non, deux surprises, parce que tout fuit à l'avance.
16:14Quand on a ces 200 entreprises qui contribuent à la fabrication,
16:19enfin, en tout cas, à tous les composants qu'il y a dans un iPhone,
16:22et évidemment, la fabrication, l'assemblage par Foxconn.
16:25Donc, deux surprises.
16:26Un, on ne s'attendait pas au nom sur l'iPhone Air.
16:29On pensait que ce serait un 17R.
16:31Donc, il ne le rattache pas, finalement, à un nom, un numéro.
16:36Donc, ça veut dire que son cycle de vie, potentiellement, va être différent comme l'iPhone SE.
16:40On verra.
16:41Et le deuxième point, c'était la traduction simultanée sur les Airpods 3.
16:46On ne s'y attendait pas.
16:47Et c'est super, parce que, pour le coup, ça va être Star Trek.
16:52Enfin, on a un petit coup de l'idée, parce que ça ne va pas être disponible au lancement en France.
16:59Alors là, c'est vraiment très frustrant.
17:00Parmi les langues qu'ils ont en charge, il y a le français,
17:02mais ça ne va pas fonctionner en Europe.
17:04En tout cas, au lancement des produits.
17:06On peut r'attendre un peu pour voir comment ça fonctionne.
17:08Mais c'est vrai que les...
17:09Alors, je ne sais pas, on ne peut pas parler de démonstration,
17:11mais les vidéos qui étaient préparées pour montrer demain
17:15comment on interagira à l'étranger de manière hyper fluide
17:19entre deux personnes qui ont les mêmes Airpods
17:22ou même avec quelqu'un qui n'est pas du tout équipé.
17:25C'était assez bluffant.
17:27Et on dit, on rentre...
17:29Oui, c'est Star Trek.
17:29On rentre dans une autre dimension, là, en termes de...
17:32C'est la réponse au Google 10 Pixel
17:34qui offre le même service sur le terminal
17:38avec la possibilité, en plus, de pouvoir utiliser sa voix clonée
17:43avec de la GNI.
17:44Donc, je pense que c'est la réponse directe à cette fonctionnalité.
17:49Et c'est intégré dans Google Meet.
17:50Tout à fait.
17:51Et qui, d'ailleurs, était à peu près la seule chose...
17:53C'était la première étape avant l'intégration de cette fonction
17:56qui est de la traduction de l'appel, effectivement, en direct,
17:58mais dans les appels vocaux, là, sur le téléphone,
18:00de manière très, très classique.
18:01Cette traduction sur les écouteurs,
18:03ça arrive de plus en plus souvent maintenant
18:04chez les marques concurrentes.
18:06On va le retrouver chez Samsung aussi.
18:07C'est la nouvelle étape dans ces écouteurs.
18:13Parce qu'on a vraiment un cas d'usage intéressant.
18:16Oui.
18:17Il y a cette usage.
18:18Ce qui m'a aussi marqué,
18:19c'est le rapprochement du modèle de base de l'iPhone Pro.
18:23Et là, du 17 Pro, c'est-à-dire qu'ils ont mis à peu près technologiquement...
18:28Généralement, on avait une génération d'écart
18:30entre la version de base et le Pro.
18:33Là, ils ont pris à peu près tout mis.
18:35C'est-à-dire le Always On sur l'écran quand il est en mode veille.
18:40Le ProMotion 120 MHz.
18:43Et qui, d'ailleurs, justifiait beaucoup le prix,
18:46la différence de prix entre la version de base et la version premium.
18:49On va dire le Pro, l'Euro ProRes en termes de format d'image.
18:57Le Center Stage qui permet en fait de prendre en mode portrait un selfie.
19:02Mais si l'intelligence artificielle reconnaît qu'il y a plusieurs personnages,
19:05vous n'avez pas besoin de basculer votre téléphone en mode paysage,
19:08en mode portrait, vous pouvez reprendre grâce au recadrage.
19:10Il y a beaucoup d'idées.
19:11En fait, Apple a inauguré quelque chose d'assez nouveau.
19:15C'est un capteur carré.
19:16Normalement, un capteur photo, c'est rectangulaire.
19:19Donc là, l'idée, c'est d'en exploiter une seule partie.
19:21Alors, soit comme ça, à la verticale, soit à l'horizontale,
19:24soit la totalité du capteur.
19:25Donc, ça démultiplie les possibilités d'un petit peu d'intelligence artificielle pour gérer...
19:29Alors, j'allais le dire, il y a un petit peu d'intelligence artificielle.
19:32Moi, ce qui m'a frappé dans cette keynote, c'est qu'il y a un petit peu d'intelligence artificielle partout,
19:35mais il n'y a pas eu un focus, non.
19:37Eh bien oui.
19:38Apple Intelligence.
19:38Eh bien oui.
19:39Le focus, on voit que Apple Intelligence est présent dans tous les produits,
19:44depuis la montre, les Airpods, les smartphones.
19:50Mais le problème de Siri n'est pas du tout résolu.
19:52Et il reste avec ce gros caillou dans la chaussure qui, aujourd'hui, n'est pas du tout au niveau des chatbots conversationnels
20:01de type chat-GPT, OpenAI.
20:05Et je crois que là, il va falloir encore attendre peut-être 6, 8, 10 mois, voire septembre prochain.
20:15La conférence des développeurs, c'est ça ?
20:16Je ne classe pas Siri dans la même catégorie, encore une fois, que le chat-GPT.
20:21Le concurrent de Siri, c'est Alexa+.
20:23Regardez Alexa+, c'est aussi catastrophique que Siri.
20:27Apple n'a pas voulu sortir le produit.
20:28Je ne sais pas si c'est un bon argument, mais bon.
20:29Non, mais ça veut dire qu'aujourd'hui, ils sont dans cette problématique de basculer un back-end
20:34d'un modèle déterministe en mode machine learning vers un modèle probabiliste en mode générique.
20:40Ils sont tous au même moment, même problématique.
20:43C'est-à-dire que vous lisez les commentaires de Reddit sur Alexa+,
20:47ça fait très mal ce que ça faisait bien hier, comme Siri,
20:49et ça ne fait pas bien ce que ça devrait faire demain.
20:52C'est-à-dire que vous lui demandez d'éteindre la lumière,
20:53il va éteindre la lumière et comme il se comporte comme un agent conversationnel,
20:56il va vouloir engager la conversation avec vous.
20:59Mais ce n'est pas ce que vous souhaitez.
21:00Eh bien, bien sûr.
21:00Donc, la différence, c'est qu'Apple, toujours dans cette logique d'être parfait,
21:05n'a pas sorti Siri parce qu'il savait qu'il n'était pas prêt,
21:08alors qu'Amazon l'a sorti sur une communauté d'ordinaire.
21:10Et donc, il sera prêt pour la WWDC, c'est ça votre thèse ?
21:12Moi, je suis certain.
21:13Il faut l'espérer en tout cas.
21:15Mais c'est vrai que le grand absence, c'était cette thématique durant la conférence.
21:18Et c'était vraiment très notable.
21:20On a d'habitude des conférences très inspirationnelles.
21:22On va parler de fonctionnalité et d'usage.
21:24Là, on a parlé énormément de matériel et de design un petit peu à l'ancien.
21:27C'est ce que j'allais dire. On est revenu au keynote, finalement, historique,
21:30avec, attention, badaboom, un super nouvel iPhone.
21:33Exactement.
21:33Est-ce qu'on ne revient pas aussi à quelque chose d'un peu élitiste ?
21:36Parce que tout semble très, très beau.
21:38Tout est dans un monde idéal.
21:40Quand on entre dans une keynote Apple, on entre dans une lule quand même qui n'est pas lourée.
21:45Oui, il y avait un autre sujet qui m'intéressait.
21:48C'était celui du rapport à l'entreprise.
21:50Alors, bien sûr, la keynote de rentrée n'est jamais consacrée au grand public.
21:55Mais ce qui est très intéressant, c'est de voir que ça a des conséquences très importantes
21:58sur les flottes mobiles, notamment, et l'équipement au sein des entreprises.
22:04Parce qu'on n'est plus dans une relation B2B ou B2C, mais human to human.
22:08Et ça, c'est assez intéressant avec cette stratégie de consumerisation of IT
22:14au sein des entreprises qui est particulièrement, je trouve, notée dans cette keynote.
22:20OK.
22:21Oui ?
22:22Est-ce qu'on n'a plus que cinq minutes pour l'autre sujet ?
22:24Très bien. On dit que c'est élitisme, mais en réalité, en ayant rapproché le modèle
22:29de base du pro, je pense qu'au contraire, c'est une démocratisation des usages
22:33sur une expérience premium pour l'ensemble de la communauté.
22:37En tout cas, ça fait envie.
22:39On voit les images.
22:40On est impatiente lors que vous reveniez avec une démonstration.
22:43Ah bah oui. Alors, on va parler de notre autre sujet, c'est ASML, qui va devenir l'actionnaire
22:49principal de notre pépite dans l'intelligence artificielle, à savoir Mistral.
22:54Donc, on a ce géant néerlandais des puces qui investit 1,3 milliard d'euros.
22:59Toute cette opération s'inscrit dans une levée de fonds qui va valoriser Mistral à 10 milliards d'euros,
23:04nous le dit-on, ce qui serait un record en Europe dans l'IA.
23:07Moi, j'ai titré, pour vous donner mon point de vue, « Bonne nouvelle européenne ».
23:11Est-ce que vous partagez ce point de vue, Henri ?
23:14Je pense que c'est une bonne nouvelle.
23:17En tous les cas, on parlait d'Apple il y a quelques semaines.
23:20Il y avait l'éventualité, les rumeurs de rachats de Mistral et AI par Apple,
23:26justement pour résoudre ces difficultés, ces retards sur l'IA.
23:31Donc, ça ne sera pas le cas.
23:32Je pense que c'est plutôt une bonne nouvelle pour l'économie européenne en tant que telle.
23:36Mais ça montre quand même qu'il y a un modèle qui est assez intéressant.
23:40En fait, dans la chaîne de valeur, on a les deux extrémités.
23:44Et est-ce que derrière, on se dit qu'il peut y avoir ensuite une construction d'une verticale
23:51depuis les machines qui permettent de graver les processeurs les plus performants
23:57jusqu'au développement du code ?
24:00En résumant, il manque les fondeurs en Europe et il manque des opérateurs du cloud
24:09qui soient à l'échelle mondiale, de classe mondiale.
24:11Est-ce qu'on rajoute les deux et puis on fait une verticale ?
24:14Ça aurait du sens.
24:16Et je pense que ça intéresserait beaucoup de monde en Europe, en tous les cas.
24:19Alors ?
24:21Oui, non, c'est vrai que ça nous rappelle que la boucle est bouclée.
24:24ASML, c'est eux qui fabriquent les machines qui permettent de fabriquer, encore une fois,
24:28les processeurs, ceux qu'on retrouve dans les actions notamment, d'ailleurs.
24:31Ils équipent TSMC.
24:32TSMC, c'est le fondeur taïwanais qui fait les processeurs d'à peu près tout, d'ailleurs.
24:38Et donc, effectivement, la chaîne va de ces fabricants de machines jusqu'à l'IA
24:42qui exploite les puces qu'elles-mêmes fabriquent.
24:44Et donc là, eux, ils ont vraiment un pied partout.
24:47Oui, en effet, ils ont un savoir-faire unique au monde.
24:49C'est extraordinaire puisqu'ils permettent de graver toutes les puces ou ASML.
24:53Bon, alors, on va le dire.
24:54Certains vont dire que faire du cocorico.
24:56Merci Bruno Le Maire qui, aujourd'hui, est le conseiller spécial du CIO français d'ASML.
25:03Donc, bon, voilà.
25:04Une fois qu'on a dit ça, c'est toujours le rapport de force.
25:06Je vais revenir à la guerre asymétrique.
25:07Et tout à l'heure, quand on parlait de DNS for EU, moi, c'est la viabilité de DNS for EU.
25:11Ce n'est pas la symétrie sur les utilisateurs qui utilisent des DNS en France ou ailleurs.
25:16Là, c'est la même chose.
25:17On voit bien que 10 milliards.
25:21Anthropique vient de faire un tour de table à 13 milliards de dollars.
25:23Leur valorisation est à 187 milliards de dollars, c'est-à-dire deux fois la valorisation poursière de Starbucks.
25:28On monte des marches, Pascal.
25:30Oui, c'est bien.
25:32Et je pense que c'est le frère aussi.
25:34Qu'est-ce qu'on fait ? On s'arrête et puis on observe ?
25:35Il faut continuer, mais tenons quand même juste les ordres de grandeur.
25:41Alors, il permettra de garder les pieds sur terre, de dire super, la souveraineté européenne, très bien.
25:46Mistral, c'est une très belle pépite européenne, française.
25:49D'ailleurs, ça nous arrange de dire française, puis parfois c'est européenne.
25:52Mais regardons juste aujourd'hui ce qui se passe dans le monde.
25:55La valorisation de...
25:56En tout cas, on a l'impression qu'on l'ancre un peu plus en Europe, justement, cette pépite mistrale.
26:01Qu'elle risquait de nous filer entre les doigts, d'être davantage...
26:05C'est un très beau rapprochement stratégique.
26:06...américaine que française.
26:07Aujourd'hui, on se dit, bon...
26:08Il n'y a pas une chance sur un million qu'Apple rachète Mistral.
26:12Je pense qu'il n'y en aurait aucune utilité aujourd'hui par rapport au savoir faire du Mistral.
26:16Mais c'est très bien que ça reste en effet aujourd'hui dans le giron européen.
26:19De ce point de vue-là, je n'ai pas de débat.
26:20Et puis il y a quelques semaines, beaucoup d'observateurs pensaient que la prochaine série levée de fonds de Mistral
26:28le ferait basculer du côté américain, indépendamment du rachat d'ailleurs par Apple.
26:31Ce n'est pas ce qui s'est passé, même s'il y a des fonds, des entreprises américaines
26:36qui sont au capital de Mistral, je crois, Nvidia...
26:40Complètement.
26:42Cette valorisation va créer de la confiance auprès des grands décideurs
26:46qui vont peut-être davantage adopter ces solutions européennes en se disant,
26:49finalement peut-être qu'on peut y arriver à imposer ces solutions aussi,
26:54à ouvrir les carnets de commandes, les carnets de commandes dont on parle souvent,
26:57que ce soit peut-être des États ou des grandes entreprises, à ces européens.
27:01Pour rester compétitif, de toute façon, ces LLM sont voraces en investissement,
27:05on le sait, notamment sur l'apprentissage,
27:07donc il va falloir continuer à investir dans Mistral,
27:09s'ils veulent rester dans la cour, c'est aussi simple que ça.
27:11Et après, les fonds peuvent venir de n'importe où.
27:13Anthropique ne voulait pas de fonds qui viennent du Moyen-Orient,
27:16et là, il y a des fonds dans le Qatar.
27:17Merci beaucoup, Laure Renoir était avec nous,
27:20des numériques, Pascal Malotti de Valtech,
27:22Henri Dagrin 2, CYF, on était en direct, c'était Smartech.
27:24Je vous souhaite une très bonne journée,
27:26et à très vite, on se retrouve en direct à 10h45 jeudi prochain.
27:28Sous-titrage Société Radio-Canada
27:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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