- il y a 5 mois
Au programme de cette édition, la chute en cours du premier ministre Bayrou. Après avoir tenté un coup de force en sollicitant la confiance des députés pour faire avancer son budget, le Béarnais locataire de Matignon semble avoir signé sa mort politique… ou sa résurrection.
L’actualité c’est aussi l’heure du bilan pour François Bayrou. Pendant 269 jours à Matignon, le maire de Pau était au cœur d’un jeu d’équilibriste… Son expérience ne lui aura pas sauvé la mise longtemps.
Nous ferons enfin un point sur le conflit en Ukraine, après les récentes frappes russes sur le siège du gouvernement ukrainien.
L’actualité c’est aussi l’heure du bilan pour François Bayrou. Pendant 269 jours à Matignon, le maire de Pau était au cœur d’un jeu d’équilibriste… Son expérience ne lui aura pas sauvé la mise longtemps.
Nous ferons enfin un point sur le conflit en Ukraine, après les récentes frappes russes sur le siège du gouvernement ukrainien.
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00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Je vous rappelle que chaque petit geste pour nous aider a une importance capitale.
00:23Alors pensez dès à présent à cliquer sur le pouce en l'air et puis surtout écrivez-nous dans les commentaires.
00:28Au programme ce soir, la chute en cours du Premier ministre Béroud.
00:32Après avoir tenté un coup de force en sollicitant la confiance des députés pour faire avancer son budget,
00:37le Béarnet, locataire de Matignon, semble avoir signé sa mort politique ou sa résurrection.
00:43L'actualité, c'est aussi l'occasion du bilan de François Béroud.
00:47Pendant 269 jours à Matignon, le maire de Pau était au cœur d'un jeu d'équilibriste.
00:52Son expérience ne lui aura toutefois pas valu de sauver la mise.
00:55Nous ferons enfin un point bien sûr sur le conflit en Ukraine après les récentes frappes russes sur le siège du gouvernement ukrainien.
01:06Matignon aura encore fait les frais de l'Elysée ce lundi après des discussions impossibles autour du budget.
01:12François Béroud devrait faire ses valises pour quitter son poste de Premier ministre,
01:16de co-ouvrir une nouvelle phase d'incertitude quant aux décisions d'Emmanuel Macron.
01:20Le point tout de suite.
01:21Neuf mois pour accoucher d'une impasse.
01:29François Béroud aura traîné ses guêtes à Matignon le temps d'une grossesse sans avoir donné naissance au consensus.
01:36Face à l'impossibilité de créer une majorité autour de son budget,
01:39François Béroud a donc décidé le 26 août dernier de solliciter la confiance et donc de susciter la défiance.
01:47Dans les 13 jours qui viennent, les Français vont choisir, vont influencer leurs représentants pour qu'ils choisissent et disent s'ils se placent du côté du chaos ou du côté de la conscience et de la responsabilité.
02:05Incarner la responsabilité sacré projet pour l'énième Premier ministre d'un Président de la République
02:11qui aura à lui seul cumulé plus du tiers de la dette de la France qui s'élève à 3400 milliards d'euros.
02:19Pas de quoi pousser les parlementaires à sauver François Béroud.
02:22Ainsi, mis à part les députés du Modem, le parti de l'intéressé, aucun mouvement ne devrait soutenir à l'unanimité le Premier ministre,
02:30pas même le mouvement présidentiel et pour cause. Chaque parlementaire se souvient parfois qu'il représente une circonscription.
02:38Et de plus en plus de Français pensent désormais que le dilemme Macron ou le chaos s'est définitivement soldé par Macron et le chaos.
02:47François Béroud lui-même n'avait visiblement pas d'illusion quant à sa survie de ce lundi,
02:52organisant déjà un fastiopo de départ ce soir même.
02:55Il faut dire qu'en invoquant l'article 49.1 de la Constitution,
03:00le locataire de Matignon s'est lui-même installé sur un siège éjectable
03:04jusqu'au vote fatidique de ce lundi soir vers 19h
03:07qui pourra lui permettre de rentrer dans ses pénates palois jusqu'à ce qu'on lui trouve un successeur.
03:13Certains internautes ont d'ores et déjà lancé les invitations pour des pots de départ du Béarnet sur les réseaux sociaux.
03:19Mais la question qui demeure, qui pour lui succéder ?
03:24Première option, choisir à nouveau un chef du gouvernement issu de son camp, malgré l'échec des deux précédents.
03:30Ce pourrait être l'actuel ministre des Armées, Sébastien Lecornu, fidèle parmi les fidèles d'Emmanuel Macron,
03:35ou bien Catherine Vautrin ou Gérald Darmanin.
03:38Mais avec un tel choix, la France risquerait de se retrouver rapidement au même point
03:42et le président accusé de déni de démocratie.
03:45Choisir de ne pas choisir, un refus d'obstacle duquel Emmanuel Macron est coutumier.
03:51Néanmoins, le président pourrait aussi aller vers une autre direction.
03:55Deuxième option, choisir un premier ministre plus à droite comme Bruno Retailleau pour rallier une partie du RN.
04:00Mais en gagnant sur sa droite, le président perdrait sur sa gauche, opération donc sans grand intérêt pour Emmanuel Macron.
04:07Un tel choix pourrait être à double tranchant pour le Rassemblement national.
04:10En effet, si un Bruno Retailleau pourrait consentir à certaines volontés du parti de Marine Le Pen,
04:16son échec à Matignon pourrait alors ressurgir sur ses alliés du RN.
04:21Par ailleurs, l'arrivée de Bruno Retailleau à Beauvau ne s'est pas soldée par une succession de réussites,
04:26lui permettant d'ambitionner une promotion.
04:29Le Vendéen a effectivement multiplié les déclarations d'intention pour rétablir l'ordre et la sécurité,
04:34mais n'a obtenu aucun résultat, sinon de multiples humiliations de la part de l'Algérie sur le dossier des obligations de quitter le territoire.
04:44Les OQTF, ces étrangers qui devraient être expulsés de France, mais qui restent en profitant de la faiblesse de notre État.
04:51Un État qui a donc peiné à se faire respecter, bien que le premier flic de France entende reprendre la main pour le 10 septembre.
04:58Sur le 10, très clairement, on voit bien que le mouvement s'est gauchisé, M. Mélenchon tente de le récupérer,
05:04que c'est la mouvance d'extrême-gauche, d'ultra-gauche, aidée par la CGT, qui va être à l'œuvre.
05:10Je ne crois pas à des mouvements d'ampleur, en revanche, compte tenu de ces mouvances-là, de leur radicalité,
05:16il peut y avoir des actions spectaculaires, etc.
05:19Mais j'ai envoyé un télégramme au préfet pour leur demander de faire preuve de la plus grande fermeté.
05:25Il n'est pas question que des sites stratégiques, des infrastructures essentielles à la vie du pays puissent être bloqués.
05:32Des intentions qui, si elles étaient suivies des faits, montreraient une nouvelle fois cette propension de l'État
05:38à être si fort avec les faibles et si faible avec les forts, à l'image des gilets jaunes éborgnés,
05:43tandis que les autorités sont incapables de renvoyer les criminels étrangers dans leur pays.
05:48Pour éteindre la colère sociale qui monte, Emmanuel Macron pourrait aussi choisir un locataire de Matignon de gauche.
05:53Troisième option nommée à un Premier ministre issu de la gauche, Macron compatible.
05:59Le PSC dit ce week-end prêt à prendre la relève de François Bayrou en divisant par deux l'effort budgétaire demandé aux Français en 2026.
06:07Près de 22 milliards d'euros contre près de 44 milliards pour le plan Bayrou.
06:11La priorité doit aller à l'investissement et à la justice fiscale pour augmenter votre pouvoir d'achat en relançant l'activité,
06:21en recréant de l'emploi et en vous permettant de mieux vivre.
06:25Voilà ce que tout gouvernement devrait entreprendre.
06:28Et puisque celui-ci ne le comprend pas, eh bien ce sera le suivant.
06:34Et nous sommes volontaires pour être les suivants.
06:37Mais personne dans l'entourage d'Emmanuel Macron ne l'imagine donner les clés de Matignon aux socialistes
06:43qui veulent notamment revenir à la retraite à 62 ans.
06:46Et même s'ils le faisaient, encore faudrait-il que le PS arrive à bâtir un semblant de majorité.
06:52Un semblant de majorité bien peu probable à réunir car l'art socialiste de la négociation des compromis,
06:58flortant avec la compromission, n'ira pas dans le sens de l'extrême gauche
07:02qui poursuivra alors un travail d'obstruction systématique.
07:05A noter qu'il faut aussi garder à l'esprit que le recours à un gouvernement technique
07:09avec un profil technocratique au penchant économique
07:12pourrait aussi constituer un choix pratique pour le président.
07:15Dans ce cadre, Éric Lombard, l'actuel ministre de l'économie,
07:18dont on ne parle pas ces derniers mois alors que le budget est la question principale de l'actualité,
07:23ou l'ancien commissaire européen Pierre Moscovici,
07:25qui avait volontairement censuré la sortie d'un rapport sur les coûts de l'immigration,
07:29pourrait cocher toutes les cases.
07:31Dans tous les cas de figure, il sera très difficile de réunir un gouvernement avec le même parlement.
07:39Emmanuel Macron pourrait alors décider de dissoudre l'Assemblée,
07:42une deuxième fois en un an, soit un nouveau record pour la Ve République
07:46à macro-crédit de Jupiter, comme l'explosion de la dette.
07:50Si le gouvernement Bayrou est renversé, le président pourrait aussi dissoudre l'Assemblée.
07:55Il disposerait alors d'un délai compris entre 20 et 40 jours pour convoquer de nouvelles législatives.
08:01C'est ce que réclame le Rassemblement national,
08:04persuadé de pouvoir faire mieux que ses actuels 123 sièges et d'obtenir cette fois une majorité.
08:10En admettant que ces perspectives se réalisent,
08:12l'objectif serait donc pour le mouvement d'envoyer son président Jordan Bardella à Matignon.
08:18Un véritable cadeau empoisonné au vu de la situation budgétaire et sociale de la France.
08:23Ainsi, face à la difficulté de redresser les choses,
08:26à plus forte raison dans le cadre d'une cohabitation,
08:29cette configuration pourrait cirer la planche au mouvement pour la prochaine présidentielle de 2027,
08:35une élection déjà incertaine au vu des décisions judiciaires à venir concernant Marine Le Pen.
08:40De quoi ne pas arranger cette impression de démocratie en panne, comme l'explique l'intéressé.
08:44La France est en état d'asphyxie démocratique,
08:49à un point que nous n'avions jamais connu sous la Vème République.
08:54Et en huit ans, cette crise de la représentation,
08:57cette absence de légitimité politique structurante organisée par les partis du système
09:02n'ont fait que s'aggraver, plongeant la nation entière dans l'incertitude et l'angoisse.
09:09Cette asphyxie, Emmanuel Macron pourrait bien choisir de l'amplifier encore en refusant de dissoudre l'Assemblée.
09:15Bien que plus démocratique, la solution serait globalement synonyme d'un autre blocage
09:20avec l'impossibilité de dissoudre à nouveau pendant un an.
09:23Toutefois, on imagine aussi mal tenir encore deux ans dans cette situation avec ou sans Bérou.
09:29Dans ce cadre, de plus en plus de voix s'élèvent pour appeler à la démission du président de la République.
09:35Dans ce cas, c'est le président du Sénat, Gérard Larcher, qui assurerait l'intérim
09:40le temps qu'une élection présidentielle soit organisée quelques semaines plus tard.
09:44Et une fois élu, le nouveau chef de l'État déciderait sans doute de convoquer des élections législatives
09:50pour obtenir une majorité.
09:52Retour donc à la case dissolution.
09:54Mais cette hypothèse de la démission est de loin la plus improbable
09:58au vu de la personnalité d'Emmanuel Macron qui s'est déjà exprimée sur ce sujet.
10:03Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre
10:06est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme.
10:09Conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français,
10:13n'en déplaise y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections.
10:17Une vision de la démocratie qui l'arrange, mais qui colle à sa volonté de terminer le travail de SAP.
10:22Jusqu'au dernier jour après tout, la France bouge encore.
10:26De son côté, François Bérou, habitué des retours,
10:29pourrait s'offrir le récit d'un homme lucide qui aura voulu alerter avant le désastre économique en vain.
10:35Il n'aura alors sans doute pas honte de revenir dans quelques mois
10:38pour tenter de visiter non plus Matignon, mais l'Elysée.
10:42Après tout, sur un malentendu, ça pourrait passer.
10:48François Bérou, à l'heure de l'addition, neuf mois après son arrivée à Matignon,
10:53le bilan du Premier ministre est famélique.
10:54Olivier Frère Jacques.
10:56La question, ce n'est pas le destin du Premier ministre ou de François Bérou,
11:02et ce n'est même pas le destin du gouvernement.
11:05La question, c'est le destin de la France.
11:08À la bonne heure, François Bérou s'inquiète du destin de la France
11:12après avoir fait des pieds et des mains pour ravir Matignon avec le résultat qu'on connaît.
11:17En un peu moins de neuf mois de gestation,
11:19le Premier ministre centriste aura accouché du néant
11:22avec un parcours jalonné de polémiques, de provocations et de petites crises à répétition.
11:26Dans un contexte d'Assemblée nationale sans majorité claire,
11:30issu des législatives anticipées de 2024,
11:33Bérou s'était imposé à Emmanuel Macron après la censure de Michel Barnier
11:36avec l'idée que son expérience suffirait à stabiliser un paysage politique fracturé.
11:42Dès son arrivée, l'apparat chic du Bérou a créé la polémique
11:46en se contentant d'une visioconférence pour une réunion de crise sur l'ouragan de Mayotte
11:51afin de se rendre au conseil municipal de Pau, sa ville dont il a gardé la mairie, au cas où.
11:56Si son utilité sur place à Mayotte était contestable,
11:59c'est néanmoins sa présence qui était attendue dans un tel moment.
12:02Il y a ensuite eu les interventions à l'Assemblée nationale
12:04où le Premier ministre, qui était censé être un vieux briscard de la politique,
12:08s'est montré hésitant, belbussiant devant les députés.
12:12Si nous ne sommes pas capables d'exprimer notre détermination,
12:17elles l'oublieront et le négligeront.
12:30Je suis là.
12:33Il y a eu un peu de mélange dans mes pages.
12:38Merci beaucoup.
12:42Dès le mois de février, il échappera à deux motions de censure
12:45auxquelles refusent de se joindre le PS et le RN.
12:48Et c'était là le numéro d'équilibre redoutable auquel était confronté Bérou.
12:53Ménager le RN et le PS tout en ne fâchant pas le fameux socle commun
12:57allant des LR aux macronistes les plus gauchers.
13:00L'échec du conclave des retraites, c'est-à-dire des négociations
13:03avec la gauche sociale au syndicaliste,
13:05a montré des premiers signes de fragilité du ministre.
13:08À côté de négociations politiques, ce mandat ministériel aura été marqué
13:13par l'affaire Bétaram, où des révélations sur des violences
13:15dans un établissement scolaire lié à François Bérou
13:18ont envenimé les relations avec l'opposition.
13:21LFI aura pris une part importante dans cette affaire, tout comme Mediapart.
13:25L'occasion était bonne pour les mélenchonistes qui ont tenté ainsi de faire diversion
13:29de l'affaire de pédocriminalité qui éclaboussait leur mouvement avec Pierre-Alain Cotineau,
13:34militant homosexuel LFiste qui intervenait notamment en milieu scolaire
13:38pour défendre l'idéologie LGBT et qui s'est rendu coupable de viol sur des jeunes enfants
13:43se prétendent à un véritable réseau.
13:46Opération réussie, Bétaram aura fait plus de bruit que Cotineau.
13:50La défense de Bérou dans cette affaire aura été déplorable,
13:54espérant toujours que l'affaire se dissipe avec le temps,
13:57au lieu de reconnaître les négligences liées à une époque et surtout à contre-attaquer.
14:02Il n'aura pas été aidé par les macronistes qui auront participé de cette vindicte
14:07avec le député ex-PS Violette Spilbou, alliée pour l'occasion avec son ancienne camarade Fatiha Kelwa-Hachi.
14:14Un sévice sur un enfant ou même un adulte est interdit par la loi,
14:18que ce soit en 1996 ou en 2025.
14:21Vous avez tout à fait raison, mais ce n'est pas moi qui inflige des sévices civiques,
14:27des sévices physiques, donc excusez-moi.
14:31Oui, on dirait que vous les dédramatisez parce que ça fait 30...
14:33François Bérou a tenté de se relancer sur le plan budgétaire en adoptant une ligne dure
14:39ou tout au moins présentée comme telle en proposant en juillet des économies drastiques
14:43de 44 milliards d'euros, incluant la suppression de jours fériés et une année blanche
14:48sans revalorisation des prestations sociales.
14:51C'est donc un moment de vérité parce que nous ne pouvons plus,
14:56en tout cas c'est notre conviction et c'est la mienne,
14:58nous ne pouvons plus ni éluder ni retarder cette menace.
15:05Je crois qu'il est tard, mais qu'il est encore temps.
15:09Il est encore temps dans les temps de crise grave,
15:14c'est le mot d'ordre des peuples courageux.
15:16Un chantier nécessaire mais irréalisable avec une assemblée complètement fragmentée
15:21et tributaire des avis de chaque parti qui font la chasse aux sondages d'opinion
15:26pour s'assurer leur survie ou leur ascension lors d'un prochain scrutin.
15:31Ces annonces n'ont donc pas été du goût des juges de paix de cette mandature,
15:34le PS et le RN, qui ont promis de le censurer.
15:38Accusé de suicide politique par les oppositions comme par une partie de son propre camp,
15:42il est difficile de prédire l'avenir politique de celui qui a été trois fois candidat à la présidentielle.
15:48François Béroux a montré des limites mentales et probablement aussi physiques lors de ses neuf mois
15:53et s'est surtout montré incapable de mobiliser dans ce qui était censé être son propre camp.
15:59La guerre en Ukraine continue avec une intensité inédite.
16:07Pour la première fois, les drones russes ont atteint des bâtiments gouvernementaux ukrainiens à Kiev.
16:12Volodymyr Zelensky en appelle aux États-Unis, laissant de côté les Européens le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
16:19Le week-end des 6 et 7 septembre a vu la plus grande attaque aérienne
16:23jamais entreprise par les forces russes sur l'Ukraine depuis le début du conflit en février 2022.
16:29Avec plus de 800 drones et missiles, la Russie a frappé fort
16:32et pour la première fois, le siège du gouvernement ukrainien a été frappé.
16:36Si les images de l'intérieur montrées par le Premier ministre ukrainien Yulia Zviridenko sont spectaculaires,
16:43la vue de l'extérieur montre que le bâtiment n'a été touché qu'à ses étages supérieurs.
16:48Après les dégâts causés il y a quelques jours au bâtiment de la représentation de l'Union européenne en Ukraine
16:53et du British Council, c'est un nouveau message symbolique qui est envoyé par Moscou.
16:57Symbolique en effet, car d'un point de vue militaire, il ne fait aucun doute
17:01que la Russie dispose des moyens de vitrifier intégralement ses bâtiments si elle le souhaite,
17:06comme l'a rappelé il y a quelques jours la destruction d'une usine à Mukachenko,
17:09en Transcarpathie, l'oblaste le plus à l'ouest de l'Ukraine.
17:13Moscou veut donc rappeler sa capacité à frapper l'Ukraine,
17:16y compris le cœur politique de sa capitale,
17:19alors qu'à la mi-août, la rencontre Trump-Poutine en Alaska
17:22laissait entrevoir la possibilité d'une sortie de guerre.
17:25Le président ukrainien Volodymyr Zelensky en a appelé à une réponse forte des Etats-Unis
17:30et de nouvelles sanctions économiques et commerciales contre la Russie.
17:34Côté américain, justement, pour le moment c'est relativement flou,
17:37même si Donald Trump a annoncé la venue de dirigeants européens aux Etats-Unis en ce début de semaine,
17:43et qu'il aurait un entretien téléphonique par ailleurs avec Vladimir Poutine,
17:47tandis que l'administration américaine s'est déclarée prête à entrer dans une nouvelle phase de sanctions économiques contre la Russie.
17:54Ces sanctions viseraient les pays tiers dont on estime qu'ils soutiennent l'effort de guerre russe,
17:58notamment l'Inde.
17:59Mais jusqu'à présent, ces rhodomontades américaines contre l'Inde ou encore la Chine
18:03ne semblent pas avoir impressionné les géants asiatiques.
18:06La démonstration de force chinoise,
18:08avec la célébration des 80 ans de la victoire de la Seconde Guerre mondiale,
18:12ne devrait que renforcer ce sentiment des géants asiatiques
18:15qu'ils sont désormais en capacité de tenir tête aux chantages américains.
18:19Quant aux Européens, ils sont plus que jamais laissés de côté
18:22et en sont réduits au rôle de supplétifs des Etats-Unis.
18:25Vendredi 5 septembre, le président russe Vladimir Poutine a déclaré
18:29que toute troupe occidentale en Ukraine,
18:31dans le cadre notamment de la coalition des volontaires
18:34voulue par Emmanuel Macron et les Britanniques,
18:36constituerait une cible légitime.
18:39C'est peut-être d'ailleurs en réaction à ces projets franco-britanniques
18:42d'envoyer des troupes en Ukraine,
18:43que la Russie a successivement bombardé à Kiev,
18:46fusent de façon superficielle,
18:48les bâtiments de l'Union Européenne,
18:49du British Council et du gouvernement ukrainien.
18:52Le général français Nicolas Richou,
18:54consultant sur LCI et donc peu soupçonnable de sympathie pour la Russie,
18:58affirmait d'ailleurs que selon lui,
18:59le contingent maximal que pourrait envoyer la France
19:02était de 10 à 15 000 hommes,
19:04un chiffre qu'il a qualifié de parfaitement inutile,
19:07étant donné que selon lui,
19:08il faudrait au strict minimum 50 000 hommes
19:11pour qu'une force militaire de réassurance fasse sens en Ukraine,
19:14même si le chiffre réellement nécessaire
19:16est davantage estimé aux alentours de 200 000 hommes.
19:1950 000 hommes,
19:20c'est le nombre de soldats américains
19:22actuellement stationnés en Corée
19:23pour un conflit qui s'étend sur une surface géographique
19:26et concerne un nombre d'hommes
19:28beaucoup plus modeste que le conflit russo-ukrainien.
19:30En clair, en l'état actuel des choses,
19:33les gesticulations des Européens comptent pour peu de choses.
19:36Dans le rapport de force entre les Etats-Unis et la Russie,
19:39mis à part que les Etats-Unis en profitent
19:41pour faire les poches du vieux continent.
19:43Et faute de capacité des acteurs extérieurs au conflit
19:45de pouvoir faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre,
19:49il est bien probable que la guerre se poursuive encore,
19:51avec son lot de morts et de destructions,
19:53jusqu'à ce que l'un des deux belligérants finissent par craquer.
19:56Et nous partons faire le tour de l'actualité en bref en France.
20:06Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du RN connus.
20:09L'audience se déroulera du 13 janvier au 12 février.
20:13Condamnée en première instance à 5 ans d'inéligibilité
20:15avec exécution immédiate,
20:17Marine Le Pen risque de ne pas pouvoir se présenter
20:19à la présidentielle de 2027.
20:22La Cour d'appel de Paris a accéléré le calendrier
20:24pour statuer avant l'élection.
20:26La Paris judiciaire reproche à la présidente du groupe RN à l'Assemblée
20:29un détournement de 3,2 millions d'euros
20:31de fonds européens entre 2004 et 2016.
20:33Malgré ses multiples recours,
20:35dont une saisine de la Cour européenne des droits de l'homme
20:36et des questions prioritaires de constitutionnalité,
20:39Marine Le Pen prépare activement sa défense.
20:41Une confirmation de sa peine pourrait bouleverser
20:42ses ambitions politiques,
20:44alors qu'elle évoque un possible plan B avec Jordan Bardella.
20:47La France insoumise veut faire taire TVL.
20:49Le député de la Seine-et-Marne, Ercilia Soudé,
20:51a adressé un signalement au procureur de la République
20:53pour diffamation raciste contre le journaliste sportif Pierre Ménès.
20:57La raison, sa dénonciation du racisme présent dans le football
21:00lors de l'émission Bistro Liberté.
21:02– Et au bout de trois entraînements, je n'allais même pas aux entraînements,
21:05je n'étais pas non plus le père transi,
21:07d'abord j'étais sans illusion,
21:08et puis je n'étais pas là à regarder mon fils.
21:11Et au bout de trois entraînements, mon fils dit, j'y vais plus.
21:15Il avait 11 ans, hein.
21:16J'ai dit, mais pourquoi tu n'y vas plus ?
21:17Il me dit, écoute, il ne me dise pas bonjour.
21:19Il ne me passe pas la balle,
21:21il m'engueule quand j'ai le ballon,
21:22et il ne prend pas la douche avec moi, je me casse.
21:25Et évidemment, je suis désolé de le dire,
21:27parce que c'était la vérité,
21:29dans l'équipe, il n'y avait que des Maghrébins et des Noirs.
21:34Mais c'est la réalité, c'est la réalité du football,
21:38c'est la réalité du football, j'allais dire en Ile-de-France,
21:41mais c'est la réalité du football français aussi.
21:43Si vous allez voir un match de division d'honneur en région parisienne,
21:47vous verrez en général qu'il y a un blanc sur le terrain,
21:49il est ou gardien de but ou arrière droit.
21:51Et regardez l'équipe de France.
21:53L'équipe de France, aujourd'hui, il y a 11 Noirs.
21:55Moi, ça ne me gêne pas du tout.
21:57Moi, je suis de mon statut de spécialiste du foot.
22:01Moi, il n'y a qu'un truc qui m'intéresse,
22:03c'est que ce soit les meilleurs qui jouent.
22:05Mais aujourd'hui,
22:07si tu veux faire la meilleure équipe de France possible,
22:10il est beaucoup plus facile de la faire avec.
22:11– Ça vous répond, parce qu'il n'y a peut-être pas de blancs qui soient…
22:13– Bien sûr qu'il n'y a pas de blancs.
22:14Bien sûr qu'il n'y a pas de blancs qui sont au niveau.
22:17Des propos qui ne relèvent en aucun cas du racisme
22:19contre les Nord-Africains ou les Africains,
22:21mais qui pointaient en revanche le racisme anti-blanc
22:23souvent présent dans les clubs de football amateurs et juniors.
22:26Une forme de racisme que ne reconnaît évidemment pas la France insoumise
22:29qui campe sur son créneau électoral.
22:32A noter parmi les soutiens d'Arcelia Soudé,
22:33son collègue insoumis Raphaël Arnaud affublait lui-même d'une fiche S.
22:37La blouse blanche peut-elle être une tenue d'assassin ?
22:40C'est ce que devra révéler le procès de Frédéric Péchier,
22:43médecin anesthésiste poursuivi pour avoir empoisonné 30 patients
22:46dont 12 auraient succombé entre 2008 et 2017.
22:49Selon l'accusation, le praticien aurait volontairement
22:52trafiqué des poches de perfusion pour provoquer des arrêts cardiaques,
22:56les réanimer ensuite et passer pour un sauveur.
22:58Une histoire de pompier pyromane que l'intéressé présente
23:01comme une cabale orchestrée pour lui nuire,
23:03oubliant sans doute que les premières victimes
23:05sont les patients jamais revenus de la table d'opération.
23:08Les assises du Doubs vont donc se pencher sur 7 ans d'enquête,
23:1027 000 procès-verbaux, 60 rapports d'expertise
23:13et le travail d'une cinquantaine d'avocats.
23:15Frédéric Péchier encourt la réclusion à perpétuité.
23:19Le verdict se sera rendu le 19 décembre.
23:21La parole aux Français sur l'immigration.
23:23Samedi, l'ancien ministre Philippe de Villiers
23:25a lancé une pétition en ligne pour appeler
23:27à un référendum sur l'immigration.
23:29Il dresse un conçat des dernières années
23:30d'ouverture massive des frontières par l'espace Schengen
23:32et affirme que nous assistons à la fin de la France
23:35et à la disparition d'un peuple.
23:37Affirmant que le président de la République
23:38ne prendra pas lui-même l'initiative d'un référendum,
23:41Philippe de Villiers déclare qu'il faut, je cite,
23:42le contraindre par la pression populaire.
23:48Et à présent, l'actualité internationale.
23:53Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou
23:55a annoncé dimanche une extension
23:56des opérations militaires à Gazaville
23:58visant à prendre le contrôle de la plus grande ville
24:00de l'enclave palestinienne.
24:01Le chef de gouvernement affirme détruire
24:03toutes les infrastructures terroristes
24:04et démolir les tours censées être utilisées par le Hamas,
24:07ce qui permet de raser à peu près tout sans se justifier.
24:09L'armée israélienne qui contrôle 40% de la ville
24:11a d'ailleurs bombardé une troisième tour d'habitation
24:13en trois jours, accusant le Hamas d'en faire usage.
24:15Environ 100 000 habitants auraient quitté la ville,
24:17qui compte près d'un million de personnes selon l'ONU.
24:19Cette intensification s'accompagne
24:20d'un ultimatum de Donald Trump au Hamas.
24:22Pour libérer les otages israéliens,
24:23le mouvement palestinien se dit de son côté
24:25prêt à négocier un cessez-le-feu
24:26et un retrait israélien.
24:27La campagne anglaise trop blanche.
24:31Début septembre, en Grande-Bretagne,
24:32les chercheurs de l'université de Leicester
24:34ont rendu un rapport intitulé
24:35« Comment peut-on rendre la campagne plus inclusive ? »
24:37Ils estiment que les personnes non blanches
24:39éprouvent un inconfort et un fardeau psychologique
24:41lorsqu'elles traversent les zones rurales du Royaume-Uni.
24:43Dans le rapport, ils notent que la campagne
24:44manque d'installations appropriées
24:46pour répondre aux besoins religieux et culturels
24:48en raison d'un manque d'options alimentaires halales,
24:50cachères et autres options alimentaires religieuses.
24:52Pas d'inquiétude, certains se sentent au contraire bien accueillis.
24:54Début septembre,
24:55un demandeur d'asile originaire des îles Salomon,
24:58logé dans un hôtel pour clandestin près de Birmingham,
25:00a remercié Londres de l'avoir pris en charge financièrement
25:02alors qu'il était jugé pour agression sexuelle sur une adolescente.
25:07Les Brésiliens crient à la persécution judiciaire
25:09de leur ancien président.
25:10Dimanche, plusieurs dizaines de milliers de sympathisants
25:12de Jair Bolsonaro
25:13ont manifesté dans plusieurs villes du Brésil.
25:15Vendredi 12 septembre,
25:16la Cour suprême va rendre son verdict
25:18dans le procès de l'ancien président
25:19pour tentative de coup d'État.
25:21Il en court jusqu'à 43 ans de prison.
25:24Les manifestants appellent à l'amnistie
25:25des 600 personnes ayant dégradé les institutions publiques
25:27lors de la passation de pouvoir en 2023.
25:29Rappelons que Jair Bolsonaro
25:30est accusé de les avoir encouragés.
25:32Et voilà, c'est déjà la fin de cette édition
25:38des « À présent retrouvés politiques et échos ».
25:40Pierre Bergerot reçoit l'économiste Alain Lebihan
25:43pour évoquer la dette publique,
25:44trahison d'État de notre classe politique.
25:47On a entendu récemment le Premier ministre,
25:50François Bayrou,
25:51s'en prendre à ces fameux boomers,
25:53ces Français nés entre 46 et 65
25:56en leur disant qu'ils étaient les responsables
25:58de la dégradation de la dette française.
26:02Qu'est-ce que vous en pensez ?
26:03Est-ce que c'est la faute de ces Français-là,
26:07de cette génération qui a flanqué la France par terre ?
26:10– Je pense que c'est assez scandaleux, ce discours-là.
26:13D'autant plus que ce n'est pas très malin
26:15parce que c'est leur électorat.
26:17– D'autant plus qu'il est de cette génération, François Bayrou,
26:22et que son budget prévoit 30 milliards d'euros
26:27supplémentaires de dépenses publiques.
26:29– Oui, alors…
26:30– De toute façon, on est dans une logique
26:35dans laquelle on ne peut que faire du déficit.
26:40– Demain, à partir de 7h,
26:42retrouver un nouveau Zoom
26:43avec l'historien Emmanuel de Varesquel.
26:45Il présente son ouvrage
26:47« Rien ne passe, tout s'oublie »
26:49sur la dette comme fermant de la révolution de 1789.
26:53– S'agissant de l'historien,
26:54il n'est pas question de faire de la politique
26:56ou de faire de la morale.
26:57Si, en étudiant un sujet du passé,
27:01vous dites le bien et le mal,
27:03alors il ne reste plus qu'à fermer le livre
27:06et à passer à autre chose.
27:07Le travail de l'historien,
27:09c'est un travail d'intelligence,
27:10de tentative de compréhension d'un monde étrange.
27:13et je dirais de dévoilement d'une complexité,
27:18et non pas que tout soit gris,
27:20mais les choses sont rarement ou tout à fait blanches
27:24ou tout à fait noires.
27:25Donc, au fond, le travail de l'historien,
27:27c'est un travail d'analyse,
27:30c'est un travail de mise en rapport
27:32de sources de nature très différentes,
27:33et c'est un travail de clarification d'une complexité.
27:38La vie, d'une façon générale, est complexe,
27:40le passé l'est encore plus,
27:42dans la mesure même de cette distance
27:44qui nous sépare du passé.
27:46Donc, voilà le travail de l'historien.
27:48Encore une fois, j'aime beaucoup cette phrase
27:49de François Furet,
27:50après tout, l'historien n'est pas là pour faire de la morale.
27:53– Et voilà, c'est déjà la fin de cette édition.
27:55À présent, c'est le moment de se quitter.
27:56Merci à tous pour votre fidélité.
27:58On se retrouve demain, même lieu, même heure.
28:00En attendant, portez-vous bien.
28:01Bonsoir.
28:02– Sous-titrage ST' 501
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