- il y a 8 mois
Avec Samuel Lafont (porte parole de Reconquête) et Martin Garagnon (conseiller national Renaissance)
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00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:059h19, La Vérité en Face, la question du jour 0826 300 300, j'attends vos appels parce que c'est un sujet qui est très concernant avec ce qui se passe, ce qui va se passer lundi prochain avec François Bayrou, Emmanuel Macron, c'est la petite musique qui monte.
00:24Doit-il démissionner ? Vous le savez que c'est un argument qui est dans l'air, qui est porté pas seulement par les partis dits extrêmes, mais aussi par des personnalités politiques plus classiques.
00:39La démission d'Emmanuel Macron serait la seule solution pour sortir de la crise, avait déclaré Éric Zemmour.
00:45Et maintenant vous avez le patron de Reconquête et maintenant vous avez, on va dire, de la droite traditionnelle du centre qui s'exprime à ce sujet.
00:54On va y venir. Deux invités pour en débattre dans ce studio. Samuel Laffont, bonjour.
00:59Bonjour, bonjour à tous.
01:00Vous êtes justement porte-parole de Reconquête et avec nous aussi Martin Garagnon.
01:05Bonjour.
01:05Bonjour et bienvenue. Vous êtes conseiller national de Renaissance. C'est toujours Renaissance.
01:11Oui, Renaissance. Il y a Ensemble pour la République, il y a Renaissance.
01:14Bon, je crois comprendre quelles sont vos positions respectives. On va faire très vite, Samuel Laffont.
01:21D'un mot, vous voulez, vous ? La démission ?
01:23La démission, mais comme vous l'avez dit, Éric Zemmour l'a annoncé lors de notre université d'été à Orange ce dimanche
01:29qui a rassemblé plus de 3000 personnes autour d'Éric Zemmour et de Sarah Knafo.
01:33Il a dit très clairement, et comme vous l'avez souligné, maintenant c'est repris largement par la classe politique
01:37puisque c'est ce qui est raisonnable. Honnêtement, la seule solution aujourd'hui, c'est la démission d'Emmanuel Macron.
01:42Et Martin Garagnon, vous souhaitez, vous également, cette démission, non ?
01:47En un mot, quand vous avez les pneus creués à votre voiture, vous ne vous dites pas
01:50tiens, je vais changer le moteur pour qu'elle roule mieux. On en est là.
01:53C'est-à-dire que la démission d'Emmanuel Macron n'est absolument pas le sujet.
01:56Le sujet, c'est qu'il y a un problème à l'Assemblée. C'est à l'Assemblée qu'on doit trouver des solutions.
02:00Alors, pour lancer le débat, si vous êtes d'accord, je vais prendre un premier auditeur de Sud Radio.
02:05Bonjour, Julien.
02:07Bonjour, François.
02:08Vous êtes à Viry-Châtillon, Julien.
02:11Tout à fait, c'est ça.
02:12Bienvenue.
02:12En 1911, on ne sonne.
02:14Oui, vous n'êtes pas très loin de Paris. Que dites-vous ce matin, Julien ? Vous êtes notre
02:17premier intervenant sur la question.
02:19Oui, alors moi, je voulais réagir sur ce sujet-là, parce que moi, j'ai été gilet jaune,
02:23donc ça fait très longtemps que j'attends la discussion d'Emmanuel Macron.
02:25Nous parlions des ronds-points à l'instant.
02:27Exactement, tout à fait. J'ai écouté sagement, avec beaucoup d'impatience.
02:31Cela dit, du coup, moi, je suis favorable aux ronds-points. Mais ce n'est pas le sujet.
02:33Non, moi, je tenais à préciser qu'il y a déjà une pétition sur le site de l'Assemblée
02:40nationale qui a 200 000 voix. Et au vu du nombre de citoyens qui ne sont pas d'accord
02:45avec ces situations et qui souhaitent la destitution, je les invite vivement d'aller
02:51la signer pour deux raisons principales, mais qui, pour moi, sont de la plus haute importance.
02:56Le premier, une cause de haute trahison dans l'affaire Alston, parce qu'il nous a quand même
03:01vendu les bijoux de famille truciaux pour la stratégie vitale et énergétique de notre pays.
03:06Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est surtout sur cette déclaration de patrimoine
03:09qui est en incohérence totale avec les revenus qu'il a eus quand il était au sein du grand patronat.
03:15La deuxième chose que je voulais dire, c'est que tous les gens de gauche qui se sont permis
03:18de faire appeler à voter pour Emmanuel Macron, qui est le représentant extrême du grand capital,
03:23le fameux néolibéralisme, celui qui nous bouffe, celui qui nous ruine aujourd'hui,
03:27ils ont appelé à voter pour lui pour éviter le Front National.
03:29Le Front National n'a encore jamais fait de mal.
03:31Et la deuxième dernière des choses, ils disent oui, mais la pétition, elle est politisée.
03:35Peut-être que la pétition, elle est politisée.
03:37Mais en fait, on s'en fiche, parce qu'à partir du moment où il est destitué,
03:39les règles démocratiques sont les mêmes pour tout le monde.
03:42Et que ce soit l'extrême-gauche ou l'extrême-droite qui lance la pétition,
03:44en vrai, au final, on s'en fout. Le but, c'est que la pétition gagne et qu'il démissionne.
03:48À partir de là, on remet les cartes sur table et on refait des élections.
03:51Et voilà, et là, on part sur une base.
03:52– Julien, je vous laisse vos premiers arguments.
03:54Ceux que vous avez dictés, ils vous sont personnels.
03:57Je regarderai peut-être la suite de votre raisonnement.
04:01Vous avez été gilet jaune, Julien.
04:04J'imagine que vous avez une forme de ressentiment à l'égard du pouvoir,
04:09du président de la République, j'imagine,
04:11et des premiers ministres qui se sont succédés.
04:13J'ai juste une question complémentaire avec vous, Julien.
04:16Est-ce que vous pensez que les institutions ont besoin d'autant d'instabilité ?
04:22Parce que c'est la question qui est posée en creux.
04:23Qu'en pensez-vous ?
04:24– Moi, je pense que les institutions ont besoin d'une plus grande sainteté,
04:30d'une plus grande démocratie,
04:32et donc un recours essentiel au référendum initiale citoyen.
04:35Dès qu'une question tranche, on arrête de faire parler des gens
04:38qui ne sont pas d'accord entre eux.
04:39On demande au peuple, on tranche une bonne fois pour toutes.
04:41On fait un vote, et on vote.
04:43Et le peuple parle. Le peuple est souverain.
04:45Voilà. C'est aussi court qu'est ça.
04:47– C'est dit, et c'est bien d'avoir rappelé votre passé de Gilets jaunes.
04:51Merci, Julien, de Viry-Châtillon.
04:54Je vous vois acquiescer, Samuel Laffont.
04:56– Oui, tout à fait.
04:56– Vous prêchez pour votre paroisse, Julien.
04:58– Je pense que Julien a grandement raison,
04:59et je le remercie de son témoignage,
05:01puisque, effectivement, la crise des Gilets jaunes
05:03a été le symbole de la grande déconnexion.
05:05La grande déconnexion entre Emmanuel Macron et le peuple.
05:08On a vu à l'époque même que son gouvernement
05:10avait du mal à comprendre les attentes des Français,
05:12simplement vivre du fruit de leur travail.
05:14Et également, il met le doigt sur un autre sujet extrêmement important,
05:17c'est qu'en termes d'institutions,
05:18on nous parle systématiquement d'une stabilité.
05:20La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
05:21on n'est pas dans une situation de stabilité,
05:24on est dans une situation bloquée.
05:26Et c'est pourquoi, d'ailleurs,
05:27la seule solution, c'est la démission d'Emmanuel Macron,
05:30puisque là, Julien nous parlait de référendum.
05:33Emmanuel Macron, il a la possibilité
05:35de proposer aux Français d'exprimer directement
05:37pour sortir de cette crise institutionnelle.
05:39Il ne le fait pas.
05:40Il avait également la possibilité
05:41de changer le système institutionnel,
05:43puisqu'on voit qu'à l'Assemblée, c'est bloqué.
05:45Il ne l'a pas fait.
05:46Donc, logiquement,
05:47et c'est pour ça que vous le signaliez au tout début,
05:48qu'en fait, une large partie du spectre politique,
05:51et d'abord en conquête,
05:52demande la démission d'Emmanuel Macron,
05:54puisque ça devient la seule solution logique.
05:56Il refuse de donner la parole aux Français.
05:57Ça veut dire que demain,
05:58et je vous donne la parole, Martin Garagnon,
06:00pour apporter la contradiction à Samuel Lafonce.
06:03Samuel Lafonce, ça veut dire que demain,
06:04Éric Zemmour est président de la République,
06:06le pays coince,
06:07démission Zemmour tout de suite.
06:09Il faut qu'il s'en aille.
06:10On ne va pas s'en sortir avec ça.
06:11Je pense qu'avec Éric Zemmour,
06:12le pays ne coincera pas, effectivement.
06:14Et puis, Éric Zemmour,
06:15lui, il s'est déjà engagé
06:16pendant la campagne présidentielle
06:17à faire des référendums,
06:18à donner la parole aux Français.
06:19Parce que ce qui est important derrière,
06:21ce qui est important tous les jours,
06:22c'est de gouverner pour les Français.
06:25Et Julien le disait à l'instant,
06:26en fait, ce qui est important,
06:26c'est les Français,
06:27c'est la démocratie.
06:28Et aujourd'hui, on voit que la situation est bloquée
06:29et qu'Emmanuel Macron dure.
06:31En fait, il attend de durer.
06:33Je comprends.
06:34J'imagine que vous allez dire
06:34que c'est normal qu'il attend
06:35la prochaine élection.
06:36On va laisser surtout parler de Martin Garagnon.
06:37La réalité, c'est qu'il attend
06:39la prochaine élection.
06:40Mais là, les Français,
06:41tout le monde voit que la situation est bloquée.
06:43La société vit,
06:44mais institutionnellement,
06:45on ne peut plus avancer.
06:46Oui, parce que si M. Lafonce fait les questions
06:47et mes réponses,
06:48du coup, je peux vous laisser tranquillement.
06:50Non, j'ai bien entendu
06:51les arguments de Julien
06:52que j'entends aussi par ailleurs
06:54dans la vie du quotidien.
06:56Simplement, il faut qu'on soit juste d'accord
06:57sur un constat de départ.
07:00Est-ce que oui ou non,
07:01on valide notre format de démocratie ?
07:03Si c'est non, ok,
07:04il n'y a pas de problème.
07:05C'est la révolution,
07:06c'est le chaos,
07:06c'est ce que propose M. Mélenchon.
07:08On rase tout,
07:08on repart de zéro,
07:09d'une page blanche, etc.
07:10Si c'est oui,
07:11il faut juste rappeler,
07:12et j'en suis navré,
07:13je peux comprendre que Julien
07:14n'aime pas Emmanuel Macron,
07:15n'est pas voté pour Emmanuel Macron,
07:16c'est sa liberté
07:17et c'est la démocratie.
07:18Mais si on est d'accord
07:19sur nos institutions,
07:20ça veut simplement dire
07:21qu'on est en démocratie représentative,
07:23que le président de la République
07:25est élu au suffrage universel direct,
07:27donc c'est les Français
07:27sans intermédiaire
07:29qui votent pour lui.
07:30En démocratie,
07:31je suis navré,
07:32ce n'est pas la rue,
07:33ce n'est pas la grève,
07:35ce n'est pas les sondages
07:36et ce ne sont pas les pétitions
07:37qui font les gouvernements
07:37ou les présidents,
07:38ce sont les élections.
07:39Les élections,
07:40les Français se sont manifestés
07:42à deux reprises
07:43en faveur d'Emmanuel Macron
07:44à deux élections présidentielles
07:45et récemment,
07:46suite à la dissolution,
07:47avec une participation,
07:48je le rappelle,
07:49qui était historiquement massive,
07:51les Français ont choisi
07:52cette assemblée.
07:53Emmanuel Macron,
07:53il a glissé un bulletin
07:54dans l'urne.
07:55C'est les Français
07:55qui ont voulu
07:56cette tripartition de l'Assemblée.
07:58Les trois blocs.
07:59Les trois blocs.
08:00Et le message,
08:01alors après,
08:01chacun peut y aller
08:02de son interprétation.
08:03J'entendais ce matin
08:04Sarah Knafo
08:04chez vos confrères
08:05nous expliquer
08:06qu'Emmanuel Macron,
08:07en 2022,
08:07avait été élu par défaut
08:09comme bien entendu,
08:10comme si c'était une évidence.
08:11Ça relève de son analyse,
08:13de son interprétation.
08:13Je trouve ça assez méprisant
08:15pour les millions de Français
08:15qui ont voté par conviction
08:17pour Emmanuel Macron
08:17comme pour ceux qui ont voté
08:19pour Marine Le Pen
08:19ou M. Mélenchon.
08:21Mais il a été élu démocratiquement.
08:23Et lors de la dissolution,
08:24le message,
08:24ça c'est mon interprétation,
08:26le message que les Français,
08:27à mon sens,
08:27ont envoyé
08:28à leurs représentants
08:29à l'Assemblée,
08:30c'est justement
08:30on ne vous donne pas de majorité
08:32parce qu'on veut
08:32que vous vous entendiez.
08:33Le problème,
08:34il est là.
08:35Tout le monde cherche une solution
08:36en dehors de l'Assemblée,
08:37en disant
08:37c'est Emmanuel Macron
08:38qui doit être démissionné
08:39parce que c'est le seul
08:40qu'on a précisé.
08:40C'est un déni du système
08:40démocratique à vos yeux.
08:41Mais la réalité,
08:42c'est que le problème
08:43vient de l'Assemblée
08:44et c'est à l'Assemblée
08:45que doivent se trouver
08:46les solutions.
08:46Alors, vous savez
08:47ce que je vous propose
08:48Martin Garagnon
08:49et Samuel Laffont.
08:50Vous gardez vos arguments
08:51sous le cou.
08:52Je sens que vous êtes
08:53chauds comme les braises.
08:55Vous nous appelez
08:550 826 300 300.
08:58La vérité en face.
08:59Le président de la République
09:00doit-il démissionner
09:02ou doit-il aller
09:04au bout de son mandat
09:069h28 minutes
09:07à tout de suite
09:08pour la suite
09:09de la vérité en face.
09:11Le Grand Matin Sud Radio
09:12La vérité en face.
09:15Jean-François Aquilin.
09:16Vous nous appelez
09:16au 0 826 300 300.
09:20La question du jour.
09:22Emmanuel Macron
09:22doit-il démissionner ?
09:24Je vous pose la question
09:25ce matin
09:25parce que c'est
09:26la petite musique
09:27disais-je
09:28qui monte,
09:28qui monte,
09:29qui monte.
09:29Vous avez évidemment
09:30les appels
09:31de Jean-Luc Mélenchon.
09:32Rien de surprenant
09:32de toute la France insoumise.
09:34Pas le Parti Socialiste
09:35qui ne veut pas
09:36de cette histoire
09:36de démission.
09:37Et puis,
09:38vous avez dans l'autre côté
09:39du spectre
09:40Marine Le Pen,
09:41Jordan Bardella,
09:42Éric Zemmour
09:42et désormais
09:43des voix de la droite
09:45dite traditionnelle.
09:47Vous entendez
09:48Jean-François Copé,
09:49le maire de Meaux,
09:50ancien patron de l'UMP.
09:51David Lissner,
09:52le président
09:53de l'Association
09:54des maires de France
09:54et maire LR de Cannes.
09:56Hervé Morin,
09:57le patron de la région
09:58Normandie.
09:58Valérie Pécresse,
10:00la patronne
10:00de la région
10:01Île-de-France,
10:02un centriste,
10:03une LR.
10:03Donc,
10:04des voix qui s'élèvent
10:05pour réclamer
10:05cette démission
10:07et qui troublent
10:07un petit peu
10:08les esprits.
10:09Les enquêtes d'opinion,
10:11eh bien,
10:11elles donnent des Français
10:12majoritairement
10:13pour la démission
10:15du président
10:15de la République.
10:16Mais,
10:16il faut aussi souligner
10:17que le moment politique
10:18est quand même
10:19très troublé.
10:21Je rappelle quand même
10:22le précédent.
10:23C'est le 27 avril 1969.
10:26Ça ne date pas d'hier.
10:27Le général de Gaulle
10:28qui tire sa référence
10:29à colomber les deux églises
10:30après l'échec
10:32de son référendum
10:33sur la création
10:36des régions
10:37et de la rénovation
10:38du Sénat.
10:39Il y avait eu
10:40mai 68 l'année précédente.
10:41Vous me direz,
10:42aujourd'hui,
10:42il y a eu des crises
10:43qui ont précédé
10:44ce qui se passe aujourd'hui.
10:46Je peux vous garantir
10:47qu'entre Samuel Laffont,
10:48aussi présent,
10:49qui est le porte-parole
10:50de Reconquête
10:50et Martin Garagnon,
10:52le conseiller national
10:52de Renaissance,
10:53le débat s'est poursuivi
10:54pendant la pause.
10:56Samuel Laffont
10:57reconnaissait quand même
10:58qu'aujourd'hui,
10:59vu le trouble
11:00que traverse le pays,
11:01on ne va pas ajouter
11:02un trouble institutionnel
11:04à ce qui se produit.
11:07Je connais cet argument.
11:08Est-ce que vous connaissez
11:09l'article 7
11:10de la Constitution
11:11de la Ve République ?
11:12Allez-y,
11:12faites pas une devinette.
11:13L'article 7
11:14parle de la vacance du pouvoir.
11:15En fait,
11:15si un président démissionne,
11:17et je pense qu'Emmanuel Macron
11:18doit démissionner
11:19pour les Français,
11:20dans l'intérêt
11:21de la France et des Français,
11:22eh bien,
11:22il y aura une vacance du pouvoir
11:23qui est organisée,
11:24puis le président du Sénat
11:25qui prend le pouvoir
11:27pendant quelques jours
11:28et vous avez d'ici un mois,
11:30grosso modo,
11:31une nouvelle élection présidentielle
11:32et on se présentera.
11:33Et effectivement,
11:33si Emmanuel Macron démissionne,
11:35nous aurons un candidat
11:36à reconquête
11:36à l'élection présidentielle.
11:37Donc,
11:37il ne faut pas exagérer ce chaos.
11:39La réalité,
11:40c'est qu'aujourd'hui,
11:41vous ne pensez qu'à la présidentielle,
11:43c'est un peu ça l'idée.
11:44Si vous voulez parler
11:45de cette présidentielle,
11:46malheureusement,
11:47le système actuel
11:47est fait comme ça.
11:49Parce que les institutions
11:50de la Ve République,
11:51au tout début,
11:52avant la réforme
11:52qui permet en 1962
11:54d'y être présent
11:55directement par les Français,
11:57eh bien,
11:58depuis cette réforme
11:59et depuis le quinquennat
11:59et depuis que les législatives
12:00suivent la présidentielle,
12:02tout se joue,
12:02beaucoup se jouent
12:03à la présidentielle.
12:04Donc,
12:04c'est évident.
12:04Mais en plus de ça,
12:05comme je vous l'ai dit,
12:06Emmanuel Macron avait
12:07dans ses mains
12:08la possibilité
12:09de faire des référendums.
12:10Il a la possibilité
12:11de parler directement aux Français.
12:12Il a la possibilité,
12:13s'il considère,
12:14comme la plupart des Français,
12:15que les institutions
12:16sont bloquées
12:16de faire des changements
12:17institutionnels,
12:18il ne l'a pas fait.
12:19Martin Garagnon,
12:20répondez rapidement aussi
12:21parce que nous allons joindre
12:22Franck qui est à Valence
12:23qui attend au bout du fil.
12:25Le général de Gaulle
12:26c'est loin quand même.
12:27Mais vous avez raison,
12:27on peut tout à fait
12:28avoir des références historiques.
12:29Hier soir,
12:29j'entendais Emmanuel Bompard
12:30nous parler du général de Gaulle.
12:32On peut tout à fait
12:33et c'est sain
12:34d'avoir ces références historiques.
12:35Mais vous l'avez rappelé
12:36intelligemment,
12:37le général de Gaulle
12:38il a démissionné
12:39au lendemain
12:40d'un référendum
12:41qu'il a voulu
12:41dans lequel il s'était engagé
12:43à 100%
12:43et en annonçant clairement
12:45aux Français
12:45que si les Français
12:46ne le suivaient pas
12:47ils partiraient.
12:48Je rappelle juste que là
12:49les appels à la démission
12:50d'Emmanuel Macron
12:50puisqu'il y a des appels
12:51à la destitution
12:52de Mélenchon
12:53et des appels à la démission.
12:54Les deux se rejoignent
12:55parce que vous avez raison.
12:57La seule chose
12:58qui les intéresse
12:58au final ces gens-là
12:59ce n'est pas
13:00les solutions pour les Français
13:01c'est la prochaine
13:02des présentiels.
13:03Mais le général de Gaulle
13:04donc on dit
13:05il faut qu'il parte
13:06parce qu'il a perdu
13:07les élections législatives.
13:08Je rappelle que Mitterrand
13:09ou Chirac
13:10ont perdu deux fois
13:11pour Mitterrand
13:11une fois pour Chirac
13:12les législatives
13:13c'est le cadre
13:14du co-abitation
13:15ils ne sont pas partis.
13:17Et on dit
13:17Emmanuel Macron
13:17il faut qu'il parte
13:18parce qu'il y a une crise
13:18mais le général de Gaulle
13:19il y a une crise
13:20en 68
13:20il n'est pas parti
13:21il est parti un an après
13:23parce qu'il a voulu faire
13:24ce référendum
13:25qu'il n'était absolument pas
13:26obligé de faire
13:26qu'il a voulu lui-même
13:27mais en 68
13:28il n'est pas parti.
13:29Il a fait même de partir
13:30il est revenu.
13:30Donc les références historiques
13:31disant Emmanuel Macron
13:32doit partir
13:33parce que je veux bien
13:34mais allons au fond
13:35de ces références historiques
13:35à chaque fois.
13:36Alors Franck
13:37bonjour.
13:38Oui bonjour
13:39bonjour monsieur Achilly
13:40bonjour à vos deux participants.
13:42Merci Franck
13:43vous nous appelez de Valence
13:44dans la Drôme
13:44que dites-vous ce matin Franck
13:46quel est votre point de vue
13:47là-dessus ?
13:48Alors mon point de vue
13:49c'est que le président
13:50de la République
13:51ne doit absolument pas partir
13:52il a été élu pour 5 ans
13:54il doit terminer son mandat
13:55sauf évidemment
13:564 forces majeures
13:57mais je crois qu'ils ont été
13:58rappelés par vos
13:59vos participants
13:59en particulier
14:01trahisons
14:02voilà
14:03donc il a été élu
14:05n'en déplaise à certains
14:06même si c'est vrai
14:07que son élection
14:08par rapport au suffrage
14:10on peut dire
14:11qu'il a été élu
14:12avec une minorité
14:13d'une majorité
14:14mais enfin
14:15en l'état actuel
14:16il est élu
14:17il doit rester jusqu'au bout
14:18alors on est certes
14:19en crise politique
14:20mais je pense que c'est
14:20néanmoins pas une crise de régime
14:22et puis
14:23de mon point de vue
14:24mais je respecte
14:25bien sûr tous les points de vue
14:26je pense qu'on peut
14:27continuer encore 2 ans
14:28même si la situation
14:29est intenable
14:30même si on va de gouvernement
14:31en gouvernement
14:32de démission
14:33en démission
14:33même si certains
14:35crient
14:36qu'il faut organiser
14:38de nouvelles élections législatives
14:40pour avoir une représentativité législative
14:43qui serait plus en adéquation
14:45nous dit-on
14:46avec ce que les français
14:47avaient voté au premier tour
14:48des précédentes législatives
14:51moi je pense
14:51en tous les cas
14:52à votre question précise
14:53que le président
14:54ne doit pas partir
14:55oui il ne doit pas partir
14:56vous dites
14:56vous vous redoutez quoi
14:57une forme
14:58d'instabilité institutionnelle
15:01et puis à l'avenir
15:02c'est la boîte de Pandore
15:03tu ne me plaies pas
15:04tu dégages quoi
15:05moi je pense que
15:06voilà
15:07je pense que c'est ça
15:08et c'est d'ailleurs
15:08ce que réclame
15:09à cri
15:10la France insoumise
15:12et par son leader
15:13Maximo
15:14Mélenchon
15:16moi je pense que
15:18si vous voulez
15:18alors
15:19les institutions
15:20elles ne sont finalement
15:21pas si mal faites
15:22parce qu'on a quand même
15:23une crise politique
15:24elle est indéniable
15:25mais je pense que
15:26la constitution
15:27de la 5ème république
15:29était construite
15:29autour de deux axes
15:30c'est-à-dire
15:31d'un axe pardon
15:32avec une alternance
15:33politique régulière
15:34entre des partis
15:35de gouvernement
15:36la droite et la gauche
15:37partis socialistes
15:38UMP, RPR, etc
15:39mais maintenant
15:40par la force des choses
15:42et en particulier
15:42par l'action du président
15:44de la république
15:44les partis dits traditionnels
15:46ont été littéralement
15:47dissous
15:48dispersés
15:49façon puzzle
15:50comme Aurédi Odiard
15:51et on se trouve maintenant
15:52avec une
15:53quelque part
15:54deux blocs politiques
15:54qui sont des blocs extrêmes
15:56l'extrême gauche
15:57et l'extrême droite
15:57et avec
15:59ce paradoxe
16:00qu'il y aurait
16:01ces deux possibilités
16:03par rapport
16:05au gouvernement
16:06ce qui crée
16:07une instabilité politique
16:08parce que ces deux partis
16:09jusqu'à preuve du contraire
16:11ne peuvent pas gouverner
16:11Merci pour ce regard
16:13Hervé
16:14qui dit donc
16:15Franck pardonnez-moi
16:16vous dites donc
16:17pas de démission
16:19d'Emmanuel Macron
16:20faisons confiance
16:21à nos institutions
16:22vous nous appeliez
16:23de la belle ville
16:24de Valence
16:25dans la Drôme
16:26Samuel Laffont
16:27vous ne craignez pas
16:29ce côté
16:30un petit peu
16:30j'utilisais
16:32l'image
16:33de la boîte
16:33de Pandore
16:34ça voudrait
16:35pour tous les mandats
16:36le président
16:37le premier ministre
16:37le maire
16:38d'une grande ville
16:39ou peu importe
16:40ça va pas
16:40on s'en va
16:41Je comprends
16:42votre argument
16:43pardonnez-moi
16:45je complète ma question
16:45Martin Garagnon
16:46tout à l'heure
16:47il y a la cohabitation
16:49qui est un système
16:52qui a fonctionné
16:53je comprends votre argument
16:54mais j'ai écouté Franck
16:55à l'instant
16:55et Franck a mis le doigt
16:57je vous remercie
16:57pour son témoignage
16:58a mis le doigt
16:58sur quelque chose
16:59d'extrêmement important
17:00il a parlé
17:01de la représentativité
17:02des institutions
17:02on nous disait
17:03tout à l'heure
17:04qu'Emmanuel Macron
17:05avait été élu
17:05certes
17:05il a été élu par défaut
17:06la question aujourd'hui
17:07c'est sa légitimité
17:09et il est prévu
17:11par la constitution
17:11c'est pas une question
17:12d'instabilité
17:12il est prévu
17:13que le président
17:14puisse partir
17:15encore une fois
17:16la légitimité
17:17c'est une opinion
17:18que vous émettez
17:18ça repose sur quoi ?
17:20on peut la noter
17:21dans les sondages
17:22on peut se rendre compte
17:23qu'il est largement
17:25largement critiqué
17:26par les français
17:27et puisque vous parlez
17:27des français
17:28tout à l'heure
17:28vous avez parlé
17:28de l'intérêt
17:29pour l'action présentielle
17:30vous savez mon engagement
17:30politique
17:31qui date un petit peu
17:32maintenant
17:32depuis 20 ans
17:33il est pour les français
17:34et chez Enquête
17:35on se bat pour les français
17:36quand on voit
17:38la situation en France
17:39d'insécurité
17:40de dette abyssale
17:41comme le rappelle
17:42souvent Sarah Knafo
17:43quand on voit la situation
17:43pour tous les français
17:44et je vais pas vous parler
17:45de tous les soignants
17:46à l'hôpital
17:47qui vraiment
17:47que l'hôpital tient simplement
17:48par l'engagement des soignants
17:49de ces français
17:50qui ont vu leur pouvoir
17:51d'achat baisser
17:51de voir toutes ces personnes
17:53qui sont agressées
17:53qui ont l'impression
17:53que la justice ne fait rien
17:54et bien on s'engage
17:55pour les français
17:56et encore une fois
17:57je vous le dis
17:57la situation elle est bloquée
17:59à chaque fois qu'Emmanuel Macron
18:00a la possibilité
18:01de donner directement la parole
18:03aux français
18:03il ne le fait pas
18:04alors qu'il a annoncé
18:04des référendums
18:05il s'est engagé
18:06pour plus de représentativité
18:07à l'Assemblée Nationale
18:07il n'a pas fait
18:08donc il n'y a qu'une seule solution
18:10aujourd'hui
18:10c'est sa démission
18:11Samuel Laffont
18:11et je donne la parole
18:12à Martin Garagnon
18:13de mémoire
18:14Georges Montpidou
18:15est parti parce qu'il était malade
18:16mais la fin de règne
18:18de Valéry Giscard d'Estaing
18:19il était totalement impopulaire
18:20c'était la même chose
18:22pour le double règne
18:23de François Mitterrand
18:23Chirac
18:24on a dit roi feignant
18:25Nicolas Sarkozy
18:26il y a eu un désamour
18:27à la fin
18:27ça s'est joué de peu
18:34il y a un blocage
18:35aujourd'hui
18:35oui il y a un blocage
18:36et on voit que l'Assemblée Nationale
18:37vous avez un
18:38pardon
18:38on a un équilibre des forces
18:40un rapport de force
18:41aujourd'hui
18:42dans le pays
18:42qui est à peu près équivalent
18:44à ce qu'il y avait
18:44en 2024
18:46il se trouve qu'Emmanuel Macron
18:47a fait le choix
18:47de dissoudre le soir même
18:48des élections européennes
18:49parce qu'il n'était pas content
18:50du résultat des élections européennes
18:51on a vu
18:51qu'avec le mécanisme
18:53du mot de scrutin
18:54on a une transformation des voix
18:56alors aujourd'hui
18:56ça ne change rien
18:57il y a blocage
18:58j'ai beaucoup de choses à dire
18:59je suis toujours très
19:00bien expliqué
19:00là vous venez d'évoquer
19:08je vais essayer de reprendre
19:09point par point
19:10parce qu'il y a beaucoup
19:11d'ineptie et d'inexactitude
19:12dans ce que vous dites
19:12je comprends
19:13c'est votre argumentaire
19:14vous essayez de triturer un peu
19:15les faits
19:15dans le sens qui vous arrange
19:16mais là vous venez de parler
19:18des élections européennes
19:19et de la dissolution
19:19qui a été prononcée le soir même
19:21par le président Emmanuel Macron
19:22je rappelle juste
19:23parce qu'on peut avoir
19:24la mémoire courte
19:25mais c'est bien toujours
19:25de rappeler un peu le contexte
19:27à ce moment là
19:27toutes les oppositions
19:29dont celle de Marine Le Pen
19:30réclamait à corps et à cri
19:32une dissolution
19:32tout le monde
19:33donc le lendemain
19:35maintenant tout le monde
19:36tombe sur le président
19:37en disant
19:37vous comprenez
19:38c'est une dissolution
19:39il a fait ça dans son petit coin
19:40je rappelle juste
19:41que c'est les prérogatives
19:41prévues par la constitution
19:42donc il n'a pas fait ça
19:43dans son petit coin
19:44il a juste appliqué
19:44un article de la constitution
19:45qui est prévu
19:46et c'est sa prérogative discrétionnaire
19:48ce sera le cas pour le prochain
19:49locataire de l'Elysée
19:50ça c'est un premier point
19:51un deuxième point
19:51tout à l'heure
19:52et Franck l'évoquait
19:53Sarah Knafou ce matin
19:54l'a dit aussi de manière
19:55comme vous venez de le dire
19:56avec une espèce d'aplomb
19:57il a été élu par défaut
19:59je rappelle que
20:00c'est un fait
20:00non c'est pas un fait
20:01c'est votre interprétation
20:02je vous donne un exemple
20:03je vous écoutais jusqu'au bout
20:04mais c'est votre interprétation
20:06par défaut
20:07ça veut dire que vous contestez
20:08sa légitimité
20:08je rappelle juste
20:09c'est la majorité
20:10plus une voix
20:11Jacques Chirac en 2002
20:12il est passé au premier tour
20:13avec moins de 20%
20:15des suffrages
20:16et au deuxième tour
20:17il a été élu
20:17par plus de 80%
20:19face à M. Le Pen
20:20sans avoir débattu
20:22on reproche aussi
20:22à Emmanuel Macron
20:23d'avoir enjambé cette présidentielle
20:24de 2022
20:25en ayant refusé le débat
20:26et ça c'est exactement
20:27ce qu'a dit Sarah Knafou
20:28donc après vous êtes d'accord
20:29là-dessus
20:30ça c'était le cas
20:31de Jacques Chirac
20:32il a été élu
20:33personne au lendemain
20:33de l'élection de 2002
20:34n'a dit
20:35il faut qu'il démissionne
20:36parce qu'il n'est pas légitime
20:37il a été élu par défaut
20:38et là en fait
20:40c'est cet argument
20:40que tout le monde ressort
20:42le principe de la démocratie
20:43c'est que vous pouvez être
20:44mécontent du résultat
20:45mais simplement
20:46si vous êtes en démocratie
20:47si vous êtes un démocrate
20:48vous respectez l'expression
20:50souveraine des français
20:51le peuple est souverain
20:52en démocratie
20:53le peuple a voté
20:54pour Emmanuel Macron
20:54sinon comme l'a dit
20:56monsieur Achille
20:57vous pouvez contester
20:58absolument tous les mandats
20:59à partir du moment
21:00où vous avez un désaccord
21:00avec l'occupant du mandat
21:02que ce soit un maire
21:03un conseiller général
21:04un député
21:05on ne s'en sortira pas
21:07comme cela
21:07je comprends
21:08vous pouvez avoir
21:09des propositions
21:09sur une nouveauté institutionnelle
21:11c'est votre liberté
21:12mais en l'occurrence
21:13le sujet à l'heure actuelle
21:14c'est est-ce qu'Emmanuel Macron
21:15est légitime ?
21:16Il l'est
21:16Gardez vos arguments messieurs
21:18sous le coude
21:19une fois de plus
21:19nous allons parler
21:20tout à l'heure
21:21dans un instant
21:21plutôt du
21:22faut-il changer le système
21:23en quelque sorte
21:24est-ce que ce système
21:25nous correspond toujours
21:27celui de la 5ème république
21:28voulu par le général de Gaulle
21:29la vérité en face
21:290 826 300 300
21:32je sais que vous nous appelez
21:33vous aurez la parole
21:34dans un instant
21:34pour la suite
21:35de la vérité en face
21:36Le Grand Matin Sud Radio
21:39la vérité en face
21:41Jean-François Achille
21:429h47
21:43la vérité en face
21:45Emmanuel Macron
21:46le président de la république
21:47doit-il démissionner ?
21:49La question est posée ce matin
21:50parce que c'est un thème
21:52qui monte
21:53notamment au détour
21:55de ce qui va se passer
21:56lundi prochain
21:57le 8 septembre
21:58avec François Bayrou
21:59bonjour à vous Hervé
22:01bonjour
22:03vous êtes à Biscarros
22:04oui
22:04tout à fait
22:06je voulais juste intervenir
22:07pour dire qu'effectivement
22:08c'est malheureux
22:09mais je pense effectivement
22:10qu'Emmanuel Macron
22:11devrait démissionner
22:13dans la mesure où
22:13chaque gouvernement
22:15qui ces derniers temps
22:16était en place
22:18est destitué à chaque fois
22:20et on a encore 18 mois
22:21donc ça va être long
22:22on perd du temps
22:23on n'est quand même pas
22:25dans une situation extraordinaire
22:26c'est malheureux
22:27mais je pense qu'on devrait
22:28avoir une majorité
22:29au gouvernement
22:30pour pouvoir
22:30repartir sur le bonne base
22:32maintenant
22:33je ne vous dirai pas
22:35les filles
22:35la reine
22:36ou la droite
22:36ou la gauche
22:37peu importe
22:37mais je pense qu'on a besoin
22:39de stabilité
22:39et là
22:40quoi qu'on dise
22:41quoi qu'on fasse
22:41on est dans une instabilité
22:44extraordinaire
22:45on ne va pas s'en sortir
22:46Votre position m'intéresse
22:47vous dites
22:47avec un peu de dépit
22:49dans la voix
22:49c'est malheureux
22:51pourquoi ?
22:52parce qu'effectivement
22:53comme certains l'ont dit
22:54Emmanuel Macron
22:55on l'a élu
22:56malgré tout
22:56il a fait un premier mandat
22:58que j'ai trouvé quand même
22:59tout à fait correct
23:01et il a été un bon président
23:03alors effectivement
23:04là
23:04on est en pleine perdition
23:06et c'est le président
23:07qui est en place
23:09donc on en a après lui
23:10c'est logique
23:11si vous allez aujourd'hui
23:12faire voter tous les français
23:13pour savoir s'il doit rester
23:14ou pas au gouvernement
23:15je pense que malheureusement
23:16on va voter non
23:18imaginez
23:19imaginez
23:20faisons de la politique fiction
23:22le président
23:23tire sa révérence
23:25donc il y a une nouvelle
23:26élection présidentielle
23:27il faudra des législatives
23:30j'imagine derrière
23:31mais vous retrouverez
23:32les mêmes trois blocs
23:33c'est le risque
23:34Hervé
23:35oui c'est le risque
23:37mais aujourd'hui
23:37si vous ne prenez pas ce risque
23:39ce qui va se passer
23:40encore après
23:40je vous entends mal Hervé
23:43je vous entends mal
23:44essayez encore
23:45sinon nous avons bien compris
23:46vos arguments Hervé
23:47je vous entends mieux
23:50il y a le risque
23:51de se retrouver
23:52avec une situation
23:53identique à la sortie
23:54on vous entend très mal Hervé
24:01pardonnez-moi
24:02je vous coupe la communication
24:03ce n'est pas très poli
24:05mais on vous entendait mal
24:06mais on a bien compris
24:07vos arguments
24:08qui sont dits
24:08avec une certaine forme
24:10de distance
24:11et je vous en remercie
24:12alors vous aurez remarqué
24:13trois auditeurs
24:14deux pour la démission
24:16un contre la démission
24:17ça correspond un peu
24:18finalement
24:19à ce que disent
24:20les enquêtes
24:21les plus récentes
24:22sur la nécessité
24:25ou pas
24:26de voir le président
24:26s'en aller
24:27on est au-dessus
24:28de 60%
24:29pour le oui
24:30à la démission
24:31à titre de comparaison
24:32on n'était qu'à 50-50
24:34l'année précédente
24:35en 2024
24:37là-dessus
24:39Samuel Laffont
24:40faut-il changer le système
24:42alors je sais que
24:43beaucoup parlent
24:44de 6ème République
24:45oui forcément
24:46ce serait une 6ème République
24:47si on quittait la 5ème
24:48mais quel serait
24:49le système
24:50à vos yeux
24:51idéal ?
24:52alors vous savez
24:52on a déjà parlé
24:53du général Le Gaulle ici
24:54et il y a
24:55un très caractéristique
24:57du général Le Gaulle
24:58c'est qu'il était
24:58en termes d'institution
24:59pragmatique
25:00c'est pour ça que
25:01quand il donne
25:01à Michel Debré
25:02la mission
25:03de rédiger la constitution
25:04de la 5ème République
25:05la constitution initiale
25:06elle a été beaucoup
25:07modifiée depuis
25:08il a fait en sorte
25:09d'avoir des institutions
25:09qui puissent vivre
25:10c'est d'ailleurs pour ça
25:11qu'on a cette 5ème République
25:12qui dure
25:13par rapport à d'autres républiques
25:14que nous avons eues
25:14dans notre histoire
25:15donc la question n'est pas
25:16de changer complètement
25:17le système
25:18la question est d'avoir
25:19une réponse
25:19aujourd'hui
25:20aux besoins des Français
25:21ce qu'a dit Hervé
25:21à l'instant
25:22est intéressant
25:23puisqu'il disait
25:24que la situation
25:25était malheureuse
25:26et qu'on ne pouvait pas
25:26attendre 18 mois de plus
25:27ce qui est concret
25:28c'est que les Français
25:29dont je vous parlais
25:30tout à l'heure
25:30ils vivent l'insécurité
25:31ils vivent la baisse
25:32du pouvoir d'achat
25:33ils ont peur pour l'avenir
25:34ça limite leur liberté
25:36quand je vous parle
25:36de l'insécurité
25:37et donc ils attendent
25:38des réponses rapidement
25:39et malheureusement
25:39ces réponses
25:40ne la viennent pas
25:40c'est pourquoi
25:41et d'ailleurs
25:42on parlait tout à l'heure
25:43d'une pétition
25:44nous-mêmes
25:49parce qu'il n'y a
25:50malheureusement
25:50je vais reprendre le mot
25:52malheureusement
25:52pas d'autre solution aujourd'hui
25:53encore une fois
25:53Emmanuel Macron avait
25:55les cartes en main
25:56la constitution lui donne
25:57des cartes en main
25:57et en fait
25:58il préfère ignorer le peuple
25:59mais comme il l'a déjà fait
26:00comme il l'a fait
26:01pendant la crise des jeunes
26:01comme il l'a fait
26:02quand les soignants
26:03lui ont dit
26:03attention on est mal considéré
26:05on n'arrive plus à recruter
26:06il y a des problèmes à l'hôpital
26:07il y a une crise à l'hôpital
26:07il y a une désertification médicale
26:09pardonnez-moi Samuel Lafon
26:10j'entends ce que vous dites
26:10j'entends vos arguments
26:11il n'y a pas de soucis
26:12mais vous êtes un jeune homme
26:13et je peux vous garantir
26:14que lors des précédents
26:16mais vous connaissez
26:17l'histoire de la seconde république
26:18je le sais
26:19lors des précédents
26:20on va dire
26:21les mandats présidentiels
26:23il y a eu des crises profondes
26:25il y a eu
26:25la France dans la rue
26:26ça a chaviré tout le temps
26:27le président restait
26:29ensuite il y avait
26:30des cohabitations
26:30Martin Garagnon
26:32pourquoi ne pas imaginer
26:33si d'aventure
26:34et c'est ce qui semble
26:35se profiler
26:35alors nous parlons
26:36monsieur Bayrou
26:37tire sa révérence
26:38lui de Matignon
26:39lundi
26:40ne pas imaginer
26:41une cohabitation
26:42vous l'évoquiez tout à l'heure
26:43mais c'est effectivement
26:44c'est tout à fait
26:45avec qui d'ailleurs au fait
26:46c'est tout à fait le sujet
26:48parce qu'on peut parler
26:49de réforme institutionnelle
26:50de révision de la constitution
26:51moi je suis très très ouvert
26:52à des tas de sujets
26:53sur la proportionnelle
26:54sur le cumul des mandats
26:55sur tout un tas de sujets
26:56on peut en parler
26:57je ne suis pas sûr
26:58que ce soit la priorité
26:59pour le moment
26:59pour les français
26:59parce que
27:00moi je suis très respectueux
27:02de l'engagement politique
27:02de chacun
27:03je pense que c'est très dur
27:04de s'engager en politique
27:05à l'heure actuelle
27:06surtout quand vous bossez
27:07à côté comme c'est mon cas
27:08chacun a ses solutions
27:10et c'est les français
27:11justement qui tranchent
27:12parmi les propositions
27:12qui sont faites
27:13lors des élections présidentielles
27:15notamment
27:15sur le pouvoir d'achat
27:16sur la sécurité
27:17sur tous ces sujets-là
27:18chacun vient avec ses propositions
27:19et les français tranchent
27:20donc la question
27:21des réformes institutionnelles
27:22elle est importante
27:22je ne suis pas sûr
27:23qu'elle soit primordiale
27:24à l'heure actuelle
27:24moi quand je vais au PMU
27:25boire mon café le matin
27:26j'entends pas les français
27:27qui me parlent
27:27oui il faut changer
27:28vivement la constitution
27:29de la 6ème république
27:30il faut faire une réponse
27:31très concrète
27:32donc les réponses très concrètes
27:33à l'heure actuelle
27:34le changement d'un président
27:34de la république
27:35effectivement
27:35ne changerait pas grand chose
27:37vous parliez du texte
27:38de la 5ème
27:38le texte de la 5ème
27:39c'est un texte
27:40qui est très intelligent
27:41parce qu'il est très souple
27:42je rappelle que
27:43la situation de cohabitation
27:44donc un président
27:45d'une couleur politique
27:46avec un premier ministre
27:47et une assemblée
27:48qui n'est pas de la même
27:49couleur politique
27:50ça n'était pas du tout prévu
27:51dans les textes
27:52de la constitution
27:53ça avait été évoqué
27:55et on a su trouver
27:56des solutions
27:57par deux fois sous Mitterrand
27:58une fois sous Jacques Chirac
27:59donc là on est dans
27:59une situation qui est différente
28:00c'est que le président
28:02et le premier ministre
28:03sont de la même couleur politique
28:04mais il n'y a pas de majorité
28:05à l'assemblée
28:06donc on n'est même pas
28:06dans une situation de cohabitation
28:07où il y aurait une alternance
28:08puisqu'on a trois blocs
28:10qui disent tous
28:11j'ai raison
28:11les autres ont tort
28:12et je ne veux pas
28:13m'entendre avec les autres
28:14le problème il vient de là
28:15donc le problème
28:16il vient de l'assemblée
28:17puisque c'est l'assemblée
28:18qui vote la question de confiance
28:20ou qui vote la censure
28:21qui vote le budget
28:22etc.
28:22le problème il vient de l'assemblée
28:24c'est donc à l'assemblée
28:25qu'il nous faut trouver
28:25une solution
28:26et qu'il nous faut innover
28:27donc on ne demande pas
28:29aux uns et aux autres
28:29de renoncer
28:30de prendre leur carte
28:34solution des petits copains
28:35on demande juste
28:36c'est ce que les français demandent
28:37entendez-vous
28:38trouvez-nous des solutions concrètes
28:39on a vu qu'il y avait
28:40des marges de manœuvre
28:41quand vous voyez
28:41le ministre de la justice
28:42monsieur Darmanin
28:44qui est capable
28:45par le pouvoir réglementaire
28:47de trouver des solutions
28:48prison de haute sécurité
28:49pour les noms
28:49ça ne passe pas par la loi
28:51on a des options
28:52pour trouver des solutions
28:53pour les français
28:54le temps a tourné
28:55Samuel Laffont
28:56il y a quand même
28:56dans le pourquoi des choses
28:58une forme d'impensé
28:59un Éric Zemmour
29:00ceci n'est pas un reproche
29:02mais c'est un constat
29:03il veut accélérer le mouvement
29:05il piaffe
29:05les candidats ne pensent
29:07qu'à la présidentielle
29:08ils veulent précipiter le mouvement
29:09ils se disent
29:10dehors Macron
29:11parce qu'on ferait comme ça
29:12une présidentielle tout de suite
29:13alors Éric Zemmour ne piaffe pas
29:14mais il propose effectivement
29:16de rendre la parole au peuple
29:17non mais pas que lui
29:18tous
29:19vous parliez de
29:19on parlait tout à l'heure
29:20de souveraineté
29:22c'est essentiel
29:23puisque la situation actuelle
29:25est la suivante
29:26les français ne se sentent pas
29:28vraiment représentés
29:29le président Emmanuel Macron
29:32est délégitimé
29:33oui il a été élu
29:34mais ce n'est pas parce qu'il est élu
29:35qu'il a un blanc-seing
29:36pendant 5 ans
29:37on est dans une situation inédite
29:39vous voyez qu'on a un conseil constitutionnel
29:40en plus
29:41qui censure une loi
29:42qui était plutôt populaire
29:43pour tenter de réduire l'insécurité
29:46et donc les français se disent
29:47je ne suis plus
29:48nous ne sommes plus souverains
29:49et le pouvoir nous est arrachés
29:51par des personnes
29:53qui sont en eux
29:53vous parlez de pétitions
29:54sur le plan
29:552 millions de signatures
29:56donc il faut être cohérent
29:57soit
29:57vous voyez
29:59les pétitions
30:00ce n'est pas nouveau
30:00les pétitions
30:01pour l'aider
30:01la révolution française
30:02ça fait partie de ça
30:03il y a les élections
30:04effectivement
30:05ce n'est pas parce qu'il y a des élections
30:06qu'on ne peut pas discuter
30:08en temps des élections
30:08qu'il ne peut pas y avoir de pétitions
30:09qu'il ne peut pas y avoir de mobilisation
30:10ce qui est certain aujourd'hui
30:13c'est que malheureusement
30:14Emmanuel Macron
30:15il avait les cartes en main
30:16il a choisi de ne pas
30:17rendre la parole au peuple
30:19et donc maintenant
30:20il n'y a que sa démission
30:21que ça pose
30:21je vous mets d'accord
30:22tous les deux sur un fait
30:24Emmanuel Macron a dit
30:25qu'il gouvernera
30:27jusqu'au dernier quart d'heure
30:29donc
30:30on verra
30:30ah on verra
30:32et Martin Garagnon
30:33quand vous dites
30:33vous accusez le président
30:34de ne pas rendre la parole au peuple
30:35c'est exactement ce qu'il a fait
30:36il y a un an
30:37avec la dissolution
30:38il a rendu la parole au peuple
30:39merci à tous les deux
30:39merci Martin Garagnon
30:42je rappelle
30:42vous êtes conseiller national
30:43de renaissance
30:44et merci à vous
30:45Samuel Lafon
30:46porte-parole de Reconquête
30:48d'avoir été les invités
30:50de ce débat
30:51très chaud
30:52sur la vérité en face
30:53ce matin
30:54dans un instant
30:54à suivre
30:55nous accueillons
30:56Valérie Expert
30:57et Gilles Gansman
30:59pour Mettez-vous
31:00d'accord
31:01à tout de suite
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