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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00:01Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, heureux de vous retrouver, on est ensemble jusqu'à minuit
00:00:05pour cette dernière émission de la semaine.
00:00:07A la une, ce soir, un vaste réseau de mariages blancs a été démantelé dans le Val-de-Marne.
00:00:12En deux ans, ce réseau a permis de célébrer à la mairie de nos gens sur Marne pas moins de
00:00:1731 mariages frauduleux.
00:00:19Un mode opératoire bien rodé, facturé pour chaque union illégale jusqu'à 9000 euros.
00:00:24On va tout vous raconter, on vous parlera également des conséquences et des craintes en France et dans l'Union
00:00:29Européenne.
00:00:29Alors que l'Espagne s'apprête à régulariser un demi-million de sans-papiers.
00:00:34On trouvera notre correspondant en Espagne, vous verrez aussi qu'Éric Ciotti, le patron de l'UDER, propose, lui, désormais,
00:00:40de fermer la frontière avec l'Espagne.
00:00:41Voilà le programme de notre première heure.
00:00:43Mais d'abord, le rappel des principaux titres de l'actualité ce soir, c'est avec Isabelle Piboulot.
00:00:48Bonsoir Isabelle.
00:00:51Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:53Donald Trump soutient qu'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran est très proche et qu'il n
00:00:59'y a pas de point de blocage entre les deux pays.
00:01:01Reste à mettre le tout par écrit, dit-il, sur son réseau social.
00:01:05Le président américain s'est réjoui de la réouverture du détroit d'Hormuz et de la fin du programme nucléaire
00:01:10iranien.
00:01:11L'Iran, de son côté, dément avoir accepté le transfert de son uranium enrichi.
00:01:16Les Etats-Unis, sommés par l'Allemagne, de participer à une éventuelle mission internationale de sécurisation du détroit d'Hormuz.
00:01:23Un sommet des pays non belligérants s'est tenu à Paris.
00:01:27Emmanuel Macron a salué la réouverture d'Hormuz pendant le cessez-le-feu en cours, mais souhaite qu'elle soit
00:01:32inconditionnelle par toutes les parties.
00:01:35Et puis après le cessez-le-feu fragile avec Israël, le Liban travaille à un accord permanent.
00:01:39Le président libanais insiste, ce texte ne devra pas porter atteinte aux droits de son pays, qui n'est désormais
00:01:46plus le théâtre des guerres de qui que ce soit.
00:01:48Joseph Faoun soutient par ailleurs que les discussions directes avec Israël ne sont pas un signe de faiblesse.
00:01:54Pour rappel, le Hezbollah y était opposé.
00:01:57Dans l'actualité nationale, à deux semaines de la fête du travail, c'est officiel.
00:02:01Les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er mai.
00:02:07Sébastien Lecornu l'a confirmé, après avoir repoussé la proposition de loi qui permettait d'élargir le travail durant ce
00:02:14jour férié et chômé.
00:02:16Les représentants de ces professions ont été conviés à Matignon par le chef du gouvernement pour trouver ce terrain d
00:02:22'entente.
00:02:22Et puis le pape Léon XIV poursuit sa tournée africaine au Cameroun.
00:02:26À Douala, près de 120 000 fidèles ont assisté à la messe du Saint-Père, qui les a appelés à
00:02:32refuser toute forme d'abus et de violence.
00:02:34Puis dans un discours à Yaoundé, le pape a mis en garde contre l'utilisation de l'intelligence artificielle pour
00:02:41alimenter les conflits.
00:02:42Il poursuivra son voyage en Angola et en Guinée équatoriale jusqu'au 23 avril.
00:02:49Merci beaucoup Isabelle, on vous retrouvera à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:54Êtes-vous pour ou contre le rétablissement des contrôles aux frontières en France ?
00:02:59C'est la question posée par notre dernier sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD,
00:03:04alors que l'Espagne s'apprête à régulariser un demi-million de sans-papiers.
00:03:09Vous êtes 71% à y être favorable.
00:03:12On en parlera très largement dans un instant, mais d'abord, on est allé vous interroger.
00:03:18Je crois qu'il faut quand même faire un tri, mais je crois qu'il ne faut quand même pas
00:03:23laisser les gens errer dans les pays de l'un à l'autre.
00:03:27Ce n'est pas normal ça non plus, ce n'est pas normal.
00:03:31Je pense en effet que si les personnes qui vont être régularisées ont travaillé, ont eu un emploi, ont cotisé
00:03:39en Espagne,
00:03:41je trouve ça légitime qu'on les régularise au niveau des papiers, qu'ils aient plus de droits s'ils
00:03:49ont tant d'années d'exercice dans le pays.
00:03:53C'est déjà bien rempli, donc après, je ne vais pas dire chacun chez soi, mais bon, après voilà, la
00:03:59France est une terre d'accueil, donc on verra.
00:04:02Ce n'est absolument pas une crainte.
00:04:04Je trouve que c'est normal et on devrait faire en France aussi un effort de ce côté-là.
00:04:08Je pense qu'il y a beaucoup de sans-papiers qui travaillent et qui pourtant restent dans l'illégalité.
00:04:16Bon, ce n'est pas normal.
00:04:17On continuera d'en parler dans notre page spéciale ce soir, le meilleur de l'info avec Driss Galli, essayiste.
00:04:24Bonsoir, Richard Haddad, historien, politologue, spécialiste du Moyen-Orient.
00:04:27Bonsoir, Richard.
00:04:29Maître Saveriou Féli, avocat.
00:04:31Bonsoir.
00:04:31Bonsoir.
00:04:32Et Olivier Vial, directeur du centre d'études et de recherche universitaire.
00:04:36Un réseau de mariages frauduleux a été découvert dans le Val-de-Marne.
00:04:40Plusieurs mariages blancs ont été recensés lors d'une enquête.
00:04:42C'est le cas à Nogent-sur-Marne où plusieurs cas ont été identifiés.
00:04:47Les détails avec ce sujet de Noémie Hardy et Jean-Laurent Constantini.
00:04:52Tout commence par le signalement d'un mariage blanc d'une Algérienne et d'un Français en mars 2025.
00:04:57Une enquête est ensuite ouverte.
00:04:59Un réseau de mariages frauduleux est découvert.
00:05:02L'année dernière, il y avait vraiment quand même quelque chose.
00:05:04Il y avait une filière qui était en place parce que sur un mariage et quand on s'est mis
00:05:08à enquêter,
00:05:08on a trouvé quand même dix dossiers douteux, ce qui est quand même énorme.
00:05:11Ça veut dire qu'en fait, à l'époque, il y avait quand même une vraie filière qui était organisée
00:05:14en 2025.
00:05:16Le réseau organisait de faux mariages entre un Français et une personne d'origine algérienne sans titre de séjour.
00:05:21En contrepartie, le complice pouvait gagner jusqu'à 9000 euros.
00:05:25Alors face à ces nombreux cas, le nouveau maire a décidé de redoubler de vigilance.
00:05:29On avait déjà une sorte de charte pour les mariés.
00:05:32On va en faire une nouvelle, plus étoffée, où on donne un peu tous les éléments, la procédure, les risques
00:05:39en cas de mensonge, etc.
00:05:41Face à la polémique, les habitants de Nogent-sur-Marne réagissent.
00:05:45Je trouve que ce n'est pas normal.
00:05:46Je veux dire, quand on est...
00:05:48C'est une fraude.
00:05:49C'est absolument lamentable.
00:05:52C'est impensable qu'il puisse y avoir des organisations de ce type.
00:05:57Je ne trouve pas ça normal et surtout, de se faire rémunérer pour ça, pour moi, ça n'a pas
00:06:01lieu d'être.
00:06:03Trois personnes de l'état civil travaillant à la mairie de Nogent-sur-Marne ont été interrogées par les autorités
00:06:08compétentes.
00:06:09Parmi le réseau organisé, plusieurs personnes sont mises en examen.
00:06:13L'enquête se poursuit.
00:06:16Maître Saveriouféli, comment la loi française définit-elle précisément un mariage blanc, pour qu'on comprenne ?
00:06:22C'est un mariage fictif, qui est prévu d'ailleurs par le code de l'entrée et de séjour des
00:06:29étrangers.
00:06:29Et donc, effectivement, c'est tout simplement contracter un mariage sans aucune intention, avec un vice du consentement,
00:06:37sans que derrière, il y ait une réalité sentimentale.
00:06:42Quels sont les éléments concrets utilisés pour prouver, justement, l'existence de ce type de mariage ?
00:06:48Parce que c'est un peu ça l'idée.
00:06:49Ce n'est jamais facile.
00:06:50Les éléments concrets ne sont jamais faciles à prouver, puisque vous êtes précisément dans la logique de l'intention.
00:06:55Et dès que vous rentrez dans la logique de l'intention, les éléments matériels sont difficiles à révéler.
00:07:01Vous pouvez avoir des échanges, des textos, des mails, tout ce qui est très présent dans les dossiers pénals.
00:07:12Des échanges d'argent aussi ?
00:07:14Parce que là, on parle de mariage qui était effectivement facturé jusqu'à 9000 euros.
00:07:18Oui, sauf que là, c'est dans le cadre d'un réseau.
00:07:21Donc là, on est encore, on va dire, à la strade supérieure.
00:07:23On est dans la bande organisée.
00:07:25C'est-à-dire que là, vous avez des gens qui, au-dessus, viennent piloter ce type d'opération.
00:07:30En règle générale, vous avez, par exemple, la preuve de l'absence de vie commune.
00:07:35C'est-à-dire que vous apercevez que les deux personnes ne vivent pas sous le même toit et qu
00:07:39'elles ne se connaissent parfois pas du tout.
00:07:42Dans Midi News aujourd'hui, votre confrère, l'avocat Yves Toledano, disait effectivement que c'était particulièrement compliqué.
00:07:49Je vous propose de l'écouter.
00:07:51C'est un délit, le mariage blanc.
00:07:53Évidemment, c'est vraiment puni par la loi.
00:07:55C'est 5 ans de prison, 15 000 euros d'amende.
00:07:57Et quand c'est en bonne organisée, comme c'est là, on peut monter jusqu'à 10 ans de prison.
00:08:01Le problème, c'est que c'est assez compliqué à prouver parce que c'est ce qu'ils disent d
00:08:05'ailleurs.
00:08:06Ils disent, non, mais nous, ce n'était pas un mariage blanc lorsqu'on s'est marié, lorsqu'on a
00:08:09dit oui devant le maire.
00:08:10Effectivement, on voulait se marier.
00:08:12Bon, il ne faut pas être dupe.
00:08:13C'est un réseau qui existe depuis longtemps.
00:08:14Il y en a plein d'autres comme ça dont on entend parler.
00:08:16Alors la question qu'il faut se poser, c'est aujourd'hui, est-ce que les mairies ont réellement les
00:08:20moyens juridiques de détecter ces fraudes ?
00:08:23Non.
00:08:24Non, elles ont un entretien avec les futurs époux qui est souvent un entretien rapide puisqu'on sait que les
00:08:31personnes publiques et les administrations sont souvent soumises à des cadences assez accélérées.
00:08:36Et donc, elles n'ont pas la possibilité d'aller sonder les reins et les cœurs et de savoir si
00:08:40les personnes qui sont en face d'eux sont vraiment des gens qui s'aiment ou qui ne s'aiment
00:08:44pas.
00:08:44Donc c'est très compliqué.
00:08:45C'est très compliqué.
00:08:46La question de l'enquête préalable aussi est difficile à déceler.
00:08:50Et le problème, et c'est ce qu'il faut dire, c'est que même quand c'est compliqué, mais
00:08:54qu'on a effectivement des éléments qui permettent de se raccrocher effectivement à cette idée,
00:08:59parce que dans certaines communes, on peut le dire, les officiers municipaux arrivent quand même à avoir certaines informations.
00:09:07Et il y a un moment donné, derrière, il faut qu'ils puissent arriver à le justifier.
00:09:11Et c'est là où ça se complique.
00:09:13Oui, mais effectivement, c'est extrêmement compliqué parce qu'on sait qu'en règle générale, par an, il y a
00:09:16300 à 400 enquêtes pénales sur les mariages blancs et il n'y a que 30 condamnations.
00:09:21On voit bien qu'effectivement, la différence entre le nombre et qui est déjà très sous-estimé, puisqu'il y
00:09:29a beaucoup plus de mariages blancs que de ces enquêtes qui ont été ouvertes.
00:09:33Donc on a déjà ce problème-là.
00:09:34Après, on a un autre problème, c'est que même quand les maires ont des doutes légitimes...
00:09:38Oui, c'est ça, c'est ce que j'allais dire.
00:09:40Ils sont obligés de célébrer les mariages.
00:09:42Il n'y a que le procureur qui peut s'opposer à ça.
00:09:45Et donc on a, vous savez, il y a eu des exemples très célèbres.
00:09:48Robert Ménard, notamment, en 2023.
00:09:50Il y a le maire de Chécy, en Seine-et-Marne, qui lui a été jusqu'à vouloir démissionner parce
00:09:57qu'il ne voulait absolument pas marier.
00:09:59Et on lui a même interdit de démissionner en l'obligeant, en lui mettant des amendes.
00:10:03Oui, ça veut dire que même quand le maire ou même quand un agent municipal a des doutes et a
00:10:07même des éléments concrets, des preuves, la décision ne leur revient pas.
00:10:11Oui, effectivement, c'était même la chose très concrète puisqu'on ne peut pas mesurer le degré d'amour.
00:10:18Eux, la chose concrète auxquelles ils s'opposaient, c'est de marier quelqu'un qui avait une obligation de quitter
00:10:23le territoire.
00:10:23Oui, c'était le cas avec Robert Ménard, effectivement.
00:10:25C'était le cas avec Robert Ménard.
00:10:27C'était le cas aussi avec le maire de Chécy.
00:10:29Sauf qu'au résultat, il doit être jugé prochainement en correctionnel pour avoir refusé de les marier.
00:10:34Et le maire de Chécy a eu des amendes et effectivement, on lui a mis la pression.
00:10:39Effectivement, il n'y a que le procureur et très souvent, là, le procureur ne joue pas forcément le jeu
00:10:44à tel point qu'il y avait eu une proposition de loi qui avait été déposée.
00:10:48Cette proposition de loi n'a pas abouti parce qu'un des articles semblait inconstitutionnel.
00:10:52Et aujourd'hui, l'Association des maires de France redit qu'elle a besoin d'une révision de la loi
00:10:58pour justement donner plus de pouvoir aux maires dans ce cadre des mariages.
00:11:02Et ce sont sur des sujets comme ça aussi qu'on aimerait entendre le président de la République lorsqu'il
00:11:05reçoit à l'Élysée près de 500 maires.
00:11:07Parce qu'à un moment donné, les élus, il faut peut-être leur donner davantage de pouvoir aussi.
00:11:13Pour davantage de pouvoir décisionnaire sur ce sujet et sur l'aspect juridique, saver Youfeli.
00:11:20Oui, d'ailleurs, on parle des mariages blancs, mais il y a aussi les mariages gris.
00:11:24C'est une autre catégorie.
00:11:25Alors la nuance ?
00:11:25La nuance, c'est que seulement l'un des deux époux est de mauvaise foi.
00:11:28C'est-à-dire qu'il y en a un qui pense épouser de bonne foi et l'autre pratique
00:11:33l'escroquerie sentimentale.
00:11:34Donc ça veut dire que là, non seulement on escroque l'État, mais on escroque également l'autre personne, l
00:11:39'autre conjoint, évidemment.
00:11:40C'est puni dans les mêmes termes, d'ailleurs.
00:11:41C'est ça.
00:11:42L'Espagne s'apprête à régulariser un demi-million de sans-papiers.
00:11:46Une décision assumée par Madrid pour soutenir son économie.
00:11:49Mais en France, certains s'inquiètent des conséquences d'une telle mesure à l'échelle européenne.
00:11:54Vous verrez également la proposition d'Éric Ciotti dans un instant.
00:11:57Mais d'abord, voyez le sujet de Chloé Tarka.
00:12:02Scène de l'IES à Barcelone, alors que le gouvernement espagnol ouvre la voie à une régularisation massive de clandestins.
00:12:11Près d'un demi-million de personnes pourraient être concernées.
00:12:16Mais l'annonce fait réagir à bien au-delà de l'Espagne.
00:12:19Car une fois régularisées, ces étrangers pourront circuler dans l'espace Schengen, selon les règles en vigueur.
00:12:25Pour rappel, l'Espagne reste l'une des principales portes d'entrée migratoires du continent, avec l'Italie et la
00:12:32Grèce.
00:12:32Face aux potentielles conséquences, les Français sont inquiets.
00:12:36Je crois qu'il faut quand même faire un tri, mais je crois qu'il ne faut quand même pas
00:12:40laisser les gens errer dans les pays de l'un à l'autre.
00:12:44Ce n'est pas normal ça non plus.
00:12:46Déjà bien rempli, donc après je ne vais pas dire chacun chez soi.
00:12:50Pour obtenir ces papiers, plusieurs conditions, vivre en Espagne depuis au moins 5 mois, ne pas avoir de casier judiciaire,
00:12:57et pour certains profils, prouver un emploi, des attaches familiales ou une situation précaire.
00:13:02Pour accélérer la procédure, Madrid passera par décret royal, sans vote du Parlement.
00:13:08Les demandes, quant à elles, pourront être déposées jusqu'au 30 juin.
00:13:12On parle de 500 000 régularisations de Rizgalli.
00:13:17Je suis désolé, mais ça ressemble finalement à un signal envoyé à toute l'immigration clandestine en fait.
00:13:23Ah oui, et il y aura des morts causées par ça.
00:13:26Parce que c'est une pub, c'est du marketing que pourront faire les passeurs du Sénégal de Mauritanie.
00:13:32Pour dire voilà, écoutez les gars, payez-nous 4 000, 5 000 euros à traverser.
00:13:35C'est risqué certes, mais au bout il y a le sésame de la régularisation, la photo, les gens qui
00:13:39font la fête.
00:13:40Donc il y aura des morts.
00:13:40Donc ceux qui prennent ce genre de décision seront responsables effectivement parce qu'en fait on vient favoriser l'immigration
00:13:47clandestine
00:13:48et on vient favoriser ce business parce que disons-le, c'est un business des passeurs.
00:13:51Et ils se contredisent parce qu'ils nous font la leçon depuis 10 ans, à juste titre, pour réguler, gouverner,
00:13:58organiser l'immigration légale.
00:14:00Et ça, c'est très intéressant.
00:14:02Avec le Maroc, avec l'Algérie, avec le Sénégal, les Espagnols ont des projets très poussés pour, par exemple, ce
00:14:08qu'ils appellent l'immigration circulaire.
00:14:09C'est-à-dire les jeunes femmes qui vont ramasser des fraises en Andalousie, les jeunes gens qui vont travailler
00:14:14et c'est régularisé.
00:14:16Donc ces gens-là, ceux-là, on leur demande un scanner total, leur compte en banque, tout ça.
00:14:22Et par contre, ceux qui rentrent en effraction, là, ils sont régularisés.
00:14:26Vous voyez, l'Espagne torpille elle-même, les canaux qu'elle met en place pour dire si vous voulez être
00:14:32bons élèves, tout ça.
00:14:34Et bien sûr, il y a tout le sujet, vous allez certainement parler, de l'impact sur l'Europe.
00:14:37Bien sûr.
00:14:38Avec Schengen.
00:14:39C'est le sujet, j'ai envie de vous dire.
00:14:40Saverio Feli, soyons clairs, un migrant régularisé en Espagne peut-il venir en France ou non ?
00:14:47Oui, il peut venir en France, il peut circuler librement dans l'espace...
00:14:50Pas forcément s'installer ?
00:14:52Alors non, il peut circuler librement dans l'espace Schengen.
00:14:55C'est-à-dire qu'il doit rester 180 jours au maximum dans l'espace Schengen et 90 jours dans
00:15:01un pays.
00:15:01C'est-à-dire qu'il doit bouger, entre guillemets, une fois qu'il arrive à 90 jours, changer de
00:15:06pays et revenir, bien sûr, au point de départ.
00:15:08Il peut circuler.
00:15:09Alors après, il peut circuler, mais...
00:15:10Autant de fois qu'il veut.
00:15:11Tout à fait.
00:15:12Oui, c'est ça.
00:15:12Donc voilà, ceux qui affirment qu'il n'y aura aucun appel d'air, finalement, on ne peut pas affirmer
00:15:18ça lorsqu'on dit qu'il n'y aura pas d'appel d'air migratoire.
00:15:22Ça leur permet aussi de monter vers les économies attractives du nord de l'Europe.
00:15:26Donc effectivement, on peut penser qu'on connaît déjà le chemin, oui.
00:15:30Alors regardez ce que propose Éric Ciotti, le patron de l'UDR, à interpeller le président de la République.
00:15:36Il lui demande, tout bonnement, de fermer la frontière avec l'Espagne.
00:15:41Voilà, la régularisation de 500 000 migrants par l'Espagne socialiste est une trahison européenne, une décision solitaire qui impactera
00:15:49toute l'Europe.
00:15:50J'appelle le président Macron à rétablir les frontières avec l'Espagne, à mobiliser nos partenaires pour empêcher cette décision.
00:15:57Alors d'abord, est-ce une demande réalisable ? Olivier Vial, est-ce qu'Emmanuel Macron, on a le pouvoir
00:16:03?
00:16:03En fait, on est dans une zone un peu grise, là. On a vu qu'on avait été en capacité
00:16:08de rétablir les frontières temporairement, notamment pour des raisons de sécurité au moment des attentats.
00:16:13La question est de savoir si l'Union européenne, qui avait accepté cette dérogation à ce moment-là, accepterait une
00:16:22dérogation de ce type-là en raison d'un risque migratoire.
00:16:26Ce n'est pas aussi simple que ça et ce n'est pas aussi évident.
00:16:30Mais effectivement, aujourd'hui, on sent qu'il y a une évolution au sein de l'Union européenne sur la
00:16:36question migratoire.
00:16:37Ce qui était effectivement extrêmement tabou il y a quelques années, aujourd'hui, la question migratoire est quand même une
00:16:42question que prend un peu plus au sérieux l'Europe.
00:16:45Et parce qu'il y a eu des précédents, c'est que ce qui se passe en Espagne, on sait
00:16:49malheureusement à quoi ça va conduire,
00:16:51puisqu'on a eu le précédent de ce qui s'est passé en Allemagne et quand la chancelière Merkel a
00:16:57accueilli effectivement beaucoup de migrants
00:17:00pensant qu'elle pourrait gérer, ça a eu une conséquence assez importante sur justement l'immigration clandestine.
00:17:06Et donc ça, c'est quelque chose qu'on sait que ça arrive, on sait que c'est déjà arrivé
00:17:10et ce qui est arrivé en Allemagne, il y a de fortes chances d'arriver en Espagne.
00:17:13Richard Haddad et on partira à Barcelone juste après, rejoindre notre correspondant.
00:17:16Oui, je pense que la France peut exiger de l'Europe, parce que la France n'est pas rien dans
00:17:19l'Europe.
00:17:21Une révision du traité de Schengen, tel qu'il est actuellement, il est complètement dépassé, la preuve.
00:17:27Et puis ces migrants, comme vous l'avez rappelé, ils sont très durs avec ceux qui viennent travailler chez eux
00:17:33et puis ils régularisent.
00:17:34Mais pourquoi ? Parce que ceux qui les régularisent, ils ne vont pas rester en Espagne.
00:17:38Ils vont surtout aller en France ou en Allemagne ou ailleurs.
00:17:42Pourquoi ? Parce que c'est en France qu'ils pensent trouver la richesse qu'ils attendent à tort d
00:17:48'ailleurs.
00:17:49Mais c'est comme ça, c'est ce qu'on leur a promis.
00:17:51Et donc l'Espagne régularise 500 000 migrants, dont la plus grande partie risque de venir en France.
00:17:58Alors vous avez raison, ils n'ont le droit de rester que 90 à 180 jours en circulant.
00:18:03Ça c'est en théorie.
00:18:04Mais en réalité, une fois qu'ils sont sur place, ils restent.
00:18:07Et puis c'est à notre tour de les régulariser après.
00:18:09Oui, effectivement, on vient déplacer le problème en fait, tout simplement.
00:18:12On part en Espagne, à Barcelone, rejoindre notre correspondant Frédéric Treny.
00:18:17Bonsoir Frédéric.
00:18:18Barcelone où de longues files d'attentes sont déjà présentes devant les administrations, c'est ça ?
00:18:24Oui, effectivement.
00:18:25Depuis jeudi, au début du processus, c'est le rush.
00:18:27Des milliers de sans-papiers viennent au guichet des consulats ou des administrations espagnoles
00:18:32pour une régularisation prochaine.
00:18:34Alors ça crée une certaine confusion.
00:18:36Ça a déclenché certains bugs informatiques.
00:18:38Et puis une confusion au point que une vingtaine de maires des îles Baléares,
00:18:42alors du Parti populaire à la droite conservatrice qui est opposée à ce décret-loi sur la régularisation,
00:18:48réclament l'arrêt immédiat du processus car débordé par le nombre.
00:18:53Le gouvernement a recensé 13 500 demandes qui ont été déposées en ligne en 24 heures.
00:18:5920 000 seront traitées en guichet à partir de lundi prochain.
00:19:02Et pourquoi une telle précipitation ?
00:19:04Vous l'avez dit parce que les candidats ont jusqu'au 30 juin pour déposer leur dossier.
00:19:10Et puis comme le reconnaît la ministre des Migrations Elsa Sainz,
00:19:14l'Espagne veut maximalisation avant la date du 12 juin
00:19:18qui sera la date de l'entrée en vigueur du nouveau pacte sur la migration et l'asile européen
00:19:23qui lui va durcir un petit peu plus les lois en vigueur actuellement dans l'Union européenne.
00:19:28Frédéric, en France comme dans le reste de l'Europe,
00:19:30cette décision fait évidemment beaucoup réagir.
00:19:32Éric Ciotti, je le disais, a même demandé à Emmanuel Macron de fermer la frontière avec l'Espagne.
00:19:38Quelles sont les réactions du côté de Madrid face à ces réactions politiques de l'autre côté ?
00:19:48Alors écoutez, sincèrement, pour l'instant, il n'y a eu pas trop de réactions.
00:19:51Et puis la presse traite ça un petit peu comme un débat franco-français.
00:19:54Mais peut-être aussi parce qu'en Espagne, on ne comprend pas les contrôles à la frontière espagnole
00:20:00sont en place depuis 2015, depuis ensuite la suite des attentats au Bataclan.
00:20:06Et ils n'ont pas été levés depuis.
00:20:07La police, la gendarmerie et la douane françaises procèdent à des contrôles aléatoires, certes,
00:20:13mais suffisamment réguliers pour qu'il y ait des longues queues à la frontière espagnole à chaque week-end.
00:20:20L'opposition, elle, pense qu'effectivement, l'Espagne va se déconnecter du reste de l'Europe
00:20:25avec cette politique migratoire, importer un problème migratoire dans le reste de l'Union européenne.
00:20:31Et puis Vox accuse carrément le Premier ministre espagnol de vouloir remplacer le peuple espagnol
00:20:36qu'il déterre par des étrangers.
00:20:38Ce sont les mots de Santiago Abascal, le leader de Vox.
00:20:40Merci beaucoup Frédéric Treni, correspondant CNews en Espagne.
00:20:44Merci d'avoir été avec nous.
00:20:45Dries Galli, vous entendez effectivement ces files d'attente devant les administrations
00:20:49qui se retrouvent finalement déjà submergées depuis hier.
00:20:53C'est-à-dire que ça a commencé hier.
00:20:54Là, visiblement, il y a déjà des bugs informatiques.
00:20:57On assiste à quelque chose quand même d'assez inédit quand même.
00:21:00Les Espagnols ont fait des grandes régularisations sous la droite, me semble-t-il,
00:21:04à vérifier le Parti populaire et les socialistes.
00:21:06Ça remonte à déjà un peu longtemps.
00:21:08Ils aiment bien faire des grandes régularisations comme ça.
00:21:12Parce qu'on nous parle de besoins économiques.
00:21:16Ça ressemble aussi à une véritable décision politique.
00:21:19Ah oui, oui, de toute façon.
00:21:20Le besoin économique, moi je le cherche parce qu'il y a l'IA, la robotique s'installe partout.
00:21:24L'Espagne est en croissance, mais pas tant que cela quand même.
00:21:26L'Espagne traîne quand même les casseroles des crises économiques 2008 et tout ça qui ont été très profondes.
00:21:31Et le chômage des jeunes en Espagne, des jeunes espagnols, est très élevé.
00:21:35Malgré tout ce qu'on peut nous dire.
00:21:36Il y a quand même une petite musique qui nous dit que la gauche en Espagne a des bons résultats.
00:21:41Le vrai problème, c'est que vous avez un ministre, Sanchez, qui est très idéologisé,
00:21:45qui est un peu otage de Podemos, son élifié à lui, même si ça ne se compare pas.
00:21:50Mais Podemos est très porté sur l'immigration.
00:21:53Il y a eu une ministre de Podemos récemment qui a eu un lapsus ou pas.
00:21:56Elle a dit, nous on veut amener les étrangers parce qu'eux ils votent pour nous.
00:22:00Elle l'a dit.
00:22:01Oui, ça remonte à 2026.
00:22:03C'est un peu le monde mental de tout ça.
00:22:07Juste un petit point.
00:22:08Il y a chez certains indépendantistes espagnols, catalans, pour ne pas les citer,
00:22:12j'espère qu'ils ont été guéris, une idée qu'il vaut mieux des étrangers que des Espagnols chez eux.
00:22:17Parce qu'ils ont l'idée qu'ils vont assimiler à la Catalogne des gens qui viennent du reste du
00:22:21monde
00:22:21et pas des Andalous.
00:22:23Ça existe encore un peu dans certaines franges.
00:22:25C'est ça l'ambiance mentale aujourd'hui.
00:22:27On va continuer d'en parler dans un instant.
00:22:29On parlera également du coût de cette immigration.
00:22:33On entendra Nicolas Pouvromonti qui a révélé dernièrement notamment le coût de l'immigration étudiante en France.
00:22:41Vous allez voir, c'est des sommes qui sont absolument astronomiques.
00:22:44Et puis on parlera de ce sondage également.
00:22:4571% des Français sont favorables au rétablissement des contrôles aux frontières en France.
00:22:52Restez avec nous pour la suite du Meilleur de l'Info sur CNews.
00:22:58Êtes-vous pour ou contre le rétablissement des contrôles aux frontières en France ?
00:23:03C'est la question posée par notre dernier sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD.
00:23:08Et à cette question, vous êtes 71% à y être favorables.
00:23:12On continue bien sûr de parler de cette décision de l'Espagne de régulariser un demi-million de sans-papiers.
00:23:20Ça a démarré hier. On était en direct avec notre correspondant tout à l'heure qui nous disait que les
00:23:24files d'attente avaient commencé
00:23:26et que déjà les administrations étaient surchargées de demandes.
00:23:3171% des Français sont favorables au rétablissement des contrôles aux frontières.
00:23:36Ça revient un peu à ce qu'on disait tout à l'heure avec cette proposition finalement d'Éric Ciotti,
00:23:41saverre Youfeli.
00:23:42Concrètement, sur le plan juridique, est-ce que c'est réalisable compte tenu des accords que l'on a avec
00:23:46l'Union européenne ?
00:23:47Non, ce n'est absolument pas réalisable. Bloquer la frontière franco-espagnole, ce n'est absolument pas que la France
00:23:53bloque sa frontière, ce n'est pas réalisable.
00:23:54Avec l'Espagne ou avec n'importe quel autre pays de l'Union européenne, elle n'a pas le droit
00:23:58de le faire.
00:23:59Clairement, elle n'a pas le droit de le faire.
00:24:00Donc effectivement, par contre, il y a des contrôles aux frontières qui ont été rétablis, qui auraient été intensifiés, notamment
00:24:06nous depuis 2015 et depuis les attentats.
00:24:09Donc rétablissement des contrôles aux frontières, c'est l'objet du sondage.
00:24:12Donc ça, rétablissement des contrôles, ça, c'est possible ?
00:24:14Ça existe déjà.
00:24:14D'accord.
00:24:15Ça existe déjà. Il y a déjà des contrôles aux frontières avec des patrouilles de police, on va dire, volantes,
00:24:19aléatoires.
00:24:20Déjà, il y a déjà ça.
00:24:22Très aléatoire.
00:24:23Très aléatoire, oui, oui.
00:24:24C'est en vigueur, en tout cas.
00:24:25J'ai vécu près de la frontière belge.
00:24:27Les contrôles étaient quand même relativement rares.
00:24:29En Espagne aussi, je sais que ce n'est pas...
00:24:33C'est l'état du droit actuel, d'où, effectivement, les réflexions de certains hommes politiques...
00:24:39Et ce sont surtout, en général, on cherche plus les go fast que les passages, les traversés de sans papillère.
00:24:46Parce qu'en fait, il y a aussi une question aujourd'hui de moyens.
00:24:51C'est-à-dire qu'effectivement, si on veut vraiment rétablir des contrôles, il faut beaucoup plus de douaniers.
00:24:57Et aujourd'hui, effectivement, la douane est un peu réticente, elle aussi, parce qu'en fait, elle a travaillé maintenant
00:25:03sur la douane volante ou sur les enquêtes.
00:25:06Et notamment dans le trafic de drogue, elle sait que c'est plus facile d'arrêter des trafiquants en dehors
00:25:12de la frontière,
00:25:13parce que justement, ils ne s'y attendent pas, avec des enquêteurs, plutôt que tout simplement avec une position fixe.
00:25:19Donc ça, effectivement, les douaniers, pendant très longtemps, étaient là-dessus.
00:25:22Mais c'est la différence, effectivement, entre ce qu'on doit laisser et continuer à développer pour la lutte contre
00:25:27le trafic de drogue,
00:25:28et ce qu'on doit avoir pour avoir un contrôle plus efficient aux frontières, notamment pour le contrôle des personnes.
00:25:35Parce qu'effectivement, là aussi, c'est ce qui va être aujourd'hui de plus en plus discuté.
00:25:40Surtout si...
00:25:41Oui, parce que ça, en revanche, ça n'existe pas du tout.
00:25:43Oui, parce qu'en fait, ce que montre l'exemple de l'Espagne, c'est qu'il y a vraiment
00:25:47une volonté politique du Premier ministre espagnol
00:25:52de jouer contre la décision unanime de l'Europe.
00:25:55En gros, au moment où l'Europe décide de renforcer son pacte migratoire,
00:26:00lui va essayer de forcer la main en régularisant avant l'adoption du pacte.
00:26:05Donc, ce jeu totalement contre le reste de l'Union est effectivement quelque chose qui nécessite de pouvoir être en
00:26:14capacité
00:26:15justement de contrer ça, parce qu'on ne peut pas laisser quelqu'un jouer contre le groupe.
00:26:19On va parler du coût de cette immigration dans quelques secondes.
00:26:22On écoutera notamment Nicolas Pouvromonti.
00:26:25Mais d'abord, j'aimerais vous faire écouter l'analyse de Garen Schnorokian.
00:26:29C'était sur CNews aujourd'hui dans 100% Frontières, qui disait finalement que c'était un problème, l'Espagne,
00:26:33mais qu'avant de parler de l'Espagne, on devrait aussi régler les problèmes qu'on a, nous, en France,
00:26:40concernant justement les sans-papiers qui sont déjà autorisés chaque année à entrer sur notre territoire.
00:26:45Parce que nous aussi, on a une question là-dessus qui n'est pas vraiment réglée.
00:26:50Écoutez ce que disait Garen Schnorokian.
00:26:53Vous savez, au même moment, l'Espagne ouvre ses frontières et régularise 500 000 loisirs d'estats,
00:26:59il y a Ursula von der Leyen qui veut imposer le contrôle de tous les citoyens de l'Union Européenne,
00:27:04avec ce contrôle d'identité, mais aussi le DSA, Tchad Control.
00:27:08En même temps, en Espagne, on récompense les clandestins pour être venus clandestinement en France.
00:27:14Quel message l'Europe veut-il faire passer à son peuple historique ?
00:27:18On va vous friquer et on va laisser ceux qui violent nos lois et nos frontières et on va les
00:27:23récompenser.
00:27:25C'est un message catastrophique qu'on envoie au peuple européen.
00:27:29Un autre point aussi, là, une régularisation de 500 000 clandestins par l'Espagne, ça a l'air énorme.
00:27:35N'oubliez pas qu'Emmanuel Macron fait rentrer 500 000 immigrés par an dans le pays en France.
00:27:40500 000 immigrés, 500 000 clandestins qui vont être régularisés à minima.
00:27:45C'est probablement 750 000 ou 800 000, voire 1 million.
00:27:48Mais donc, en France, l'immigration légale plus les demandes d'asile, c'est 500 000 immigrés par an, par
00:27:57an, depuis quasiment 10 ans.
00:28:00Brice Galli, un commentaire sur ce qu'on vient d'entendre ?
00:28:04Oui, on est dans les 500 000, effectivement, d'entrer en France.
00:28:08Donc, ça veut dire qu'avant de regarder l'Espagne, il faut aussi regarder ce qui se passe chez nous
00:28:11?
00:28:11Oui, oui, enfin...
00:28:12Notre politique, en tous les cas, la politique qui est mise en place ici ?
00:28:15Bien sûr, bien sûr. Nous avons plusieurs crises en même temps.
00:28:18Nous avons une Espagne qui est à côté de la plaque,
00:28:21une France française qui appuie sur l'accélérateur au moment où tous les peuples d'Europe veulent plus de populisme
00:28:25et de protection.
00:28:26Vous avez une crise française avec une immigration qui a explosé.
00:28:30Juste par rapport à ce que dit Garen, il y a un éléphant dans la salle dont personne ne veut
00:28:35parler.
00:28:35Ce sont les diasporas.
00:28:37Pour que quelqu'un paye 5 000 euros à un passeur qui ne connaît ni des vies d'Adam,
00:28:42qui traverse la Méditerranée au risque de se noyer, arrive en Espagne ou à Lampedusa ou ailleurs,
00:28:48même s'il a 15 ans d'âge et est plein de testostérone, il faut quand même avoir quelques assurances.
00:28:52L'assurance, c'est qu'il a un cousin quelque part, à Berlin, à Madrid, à Paris.
00:28:57Moi, de mon village, du Moyen-Atlas, que je ne citerai pas,
00:29:02j'ai le couvert et le gîte dans plusieurs villes de France.
00:29:06Donc si j'ai un problème, demain je viens en clandestin, je sais que j'aurai au moins un mois
00:29:09tranquille.
00:29:10Donc ces diasporas-là sont le moteur de cette immigration-là, illégale ou illégale.
00:29:15Vous faites référence au rapprochement familial, au regroupement familial.
00:29:19Au regroupement familial, ça se passe officiellement dans les mairies ou dans les consultats.
00:29:22Mais vous arrivez à Lampedusa, vous êtes traumatisés.
00:29:26On critique les émigrés clandestins, mais ils prennent des risques.
00:29:29Les femmes surtout, mais les hommes aussi.
00:29:32C'est pour ça qu'il faut les défendre.
00:29:35Et les fautifs, ce ne sont pas eux, ce sont justement les réseaux de passeurs
00:29:40et les associations aussi qui encouragent ça.
00:29:43Parce qu'il y a les réseaux de passeurs, mais toutes ces associations, finalement,
00:29:47elles sont là pour favoriser tout ce système.
00:29:49Donc vous arrivez, tout le monde a une carte-signement aujourd'hui,
00:29:51WhatsApp, tout ça, boum, ils appellent le membre du village le plus proche.
00:29:54Ils vous envoient de l'argent.
00:29:56Ou ils viennent vous chercher à la gare.
00:29:58Et vous avez une soupe chaude, un repas et un premier boulot informel.
00:30:04Les papiers viennent plus tard.
00:30:05Là, les 500 000 d'Espagne, ce sont des gens qui sont passés par ça.
00:30:08Parce que personne ne sort du Sénégal comme ça aujourd'hui et se jette en Espagne.
00:30:11Bon, exception.
00:30:12Il y a déjà une diaspora.
00:30:14Il y a plus de 100 000 Sénégalais en Espagne.
00:30:16Vous avez déjà des endroits.
00:30:17Et c'est naturel, c'est la solidarité humaine.
00:30:19On ne peut pas le reprocher de s'entraider.
00:30:21Et personne ne pense à ça.
00:30:23Parce que nos politiques d'immigration, maintenant, doivent prendre en compte l'effet des diasporas,
00:30:27qui est un effet d'appel, d'aspiration.
00:30:28Que ce soit par le regroupement familial qui est illégal,
00:30:30enfin qui se passe, oui, de manière illégale,
00:30:32ou par les entrées illégales.
00:30:34Allez, on va écouter justement, on va parler du coût de cette immigration.
00:30:39Je le disais tout à l'heure.
00:30:40Nicolas Pouvromonti sur CNews qui disait que rien que l'immigration étudiante en France
00:30:43coûtait un milliard d'euros par an.
00:30:45Je ne sais pas si vous vous rendez compte, un milliard d'euros par an juste pour l'immigration étudiante.
00:30:51Je vous propose de l'écouter, c'était dans l'heure des pros.
00:30:54Le coût net de l'immigration étudiante est estimé à un milliard d'euros chaque année.
00:30:57Je parle bien de coût net, c'est-à-dire en tenant...
00:30:59On n'a plus un centime, on n'a plus un centime et on donne un milliard à...
00:31:02C'est un coût net, dont plusieurs centaines de millions.
00:31:04En fait, moi, je vous assure, c'est invraisemblable.
00:31:07Tous ces sujets sont insupportables.
00:31:08Pour moi, je trouve que c'est insupportable.
00:31:09Oui, et puis rien contre les étudiants étrangers.
00:31:11Je défends, effectivement, rien du tout.
00:31:14Je dis qu'on n'a plus un centime, que les gens crèvent la dalle et on donne un milliard
00:31:18à des étudiants étrangers.
00:31:19En fait, on est chez les fous.
00:31:21On est chez les fous.
00:31:24C'est-à-dire qu'on crève la dalle chez nous et on donne un milliard à des étudiants.
00:31:27Et vous m'apprenez ce matin qu'on donne un milliard à des étudiants étrangers.
00:31:30Pourquoi ?
00:31:32Vous seriez, en face d'Emmanuel Macron, vous diriez, mais pourquoi ?
00:31:34Ce n'est pas votre argent, bon sang de bois.
00:31:37C'est insupportable.
00:31:39Il y a effectivement plusieurs centaines de millions d'euros d'allocations,
00:31:42soit d'aide au logement, soit de bourse sur critères sociaux.
00:31:44Et ça crée aussi un effet de saturation sur des aspects de la vie étudiante qui sont déjà très compliqués.
00:31:49On a plus d'un tiers des places dans les logements CRUS qui sont occupés par des étudiants étrangers.
00:31:53Plus de la moitié des aides sociales d'urgence des CRUS qui vont à des étudiants étrangers.
00:31:57On sait chaque année que la précarité étudiante, c'est un sujet fort.
00:32:00Et c'est assez archétypal de ce que produit notre politique d'immigration.
00:32:03C'est-à-dire qu'elle rajoute un degré de saturation et de crise sur des aspects de nos vies
00:32:07collectives qui vont déjà mal.
00:32:08C'est l'université, c'est l'école, c'est le système de santé.
00:32:11Et c'est sûr que c'est aberrant Olivier Vial parce que la réaction de Pascal finalement,
00:32:14c'est la réaction de tous les Français qui entendent Nicolas Pouvromonti nous communiquer ses chiffres.
00:32:21Alors que là, les Français sont en vacances ce week-end.
00:32:23On l'entendra, on en parlera d'ailleurs tout à l'heure, des efforts en vacances
00:32:26qui sont évidemment perturbés par cette crise des carburants.
00:32:29Les gens doivent s'organiser différemment.
00:32:31Ce qui est compliqué, c'est qu'effectivement, pendant longtemps, cet argent, c'était un investissement.
00:32:36Parce qu'en fait, on investissait sur des étudiants de bon niveau
00:32:39qui devaient après repartir dans leur pays et être les ambassadeurs de la France.
00:32:43Sauf qu'il y a eu une vraie inversion qui s'est faite.
00:32:47Et d'ailleurs, la France est pour le coup extrêmement minoritaire dans les autres pays.
00:32:52C'est qu'effectivement, nous, on accueille beaucoup d'étudiants en première, deuxième, troisième année.
00:32:56Donc, au moment où en réalité, tout le monde peut venir sans être en capacité
00:33:02de vérifier leur véritable motivation et leur véritable niveau.
00:33:06Et que d'autres pays accueillent que des étudiants qui sont des étudiants-chercheurs
00:33:11qui créent de la valeur.
00:33:12Nous, c'est le contraire.
00:33:13C'est un investissement qui est devenu un investissement à perte.
00:33:15C'est devenu un investissement à perte.
00:33:17Et c'est devenu au contraire, effectivement, aujourd'hui, quelque chose qui nous coûte beaucoup d'argent.
00:33:20Qui, effectivement, Nicolas a raison de le dire,
00:33:23qui a perturbé tout le secteur de l'aide sociale étudiante
00:33:27et qui est aujourd'hui un vrai problème.
00:33:31Parce qu'il y a eu, en plus, des universités qui, de façon extrêmement opportuniste,
00:33:38se sont dit que, puisqu'elles avaient du mal à remplir certaines filières,
00:33:42il leur suffisait d'aller se tourner.
00:33:44Et là, ce n'est pas les diasporas, c'est les universités elles-mêmes
00:33:47qui allaient se tourner vers certains pays en leur disant
00:33:49« Amenez-nous des étudiants ».
00:33:51Parce que, nous, on a nos subventions du ministère de l'enseignement supérieur
00:33:56qui sont liées au nombre d'étudiants.
00:33:58Donc, en fait, on faisait rentrer des étudiants étrangers dans certaines filières
00:34:01pour, simplement, que l'université puisse continuer à obtenir ces subventions.
00:34:05Donc, effectivement, ça a totalement tout déréglé.
00:34:07Et aujourd'hui, je pense qu'il y a un vrai besoin de remettre tout ça à plat.
00:34:10Rappelons que l'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe,
00:34:13avec l'Italie et la Grèce majoritairement,
00:34:15via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l'Afrique.
00:34:18On va parler à présent du fléau du narcotrafic.
00:34:21Emmanuel Macron, je le disais, recevait près de 500 maires hier à l'Elysée.
00:34:25Et le narcotrafic est, dans la bouche d'Emmanuel Macron, une grande cause nationale.
00:34:31C'est ce qu'il a dit au maire hier.
00:34:34« On ne va rien lâcher », a dit le président de la République,
00:34:36comme si, effectivement, on avait jusqu'ici réussi à régler quelque chose.
00:34:39On l'écoutera d'ailleurs dans un instant, le chef de l'État.
00:34:41Mais d'abord, direction Vénitieux,
00:34:43où les habitants vivent au rythme des trafics et des gares de territoire.
00:34:47La conséquence de tout ça, au-delà même du danger,
00:34:50c'est le recul des services publics.
00:34:53Et aujourd'hui, il est constaté, clairement, aujourd'hui,
00:34:57dans les faits pour ses habitants,
00:34:59notamment le recul des services publics de la Poste,
00:35:02puisque la distribution du courrier a été interrompue.
00:35:06La Poste a décidé de suspendre la livraison du courrier
00:35:08des habitants d'un quartier de Vénitieux.
00:35:11Regardez ce sujet absolument stupéfiant de Marie-Victoire Dieudonné.
00:35:16Signal d'alarme ou aveu d'impuissance.
00:35:20Selon la Poste du Rhône,
00:35:21les facteurs ne peuvent plus exercer leur mission dans des conditions normales.
00:35:25Jusqu'à nouvel ordre, le courrier n'est donc plus distribué
00:35:28dans une dizaine d'immeubles de Vénitieux.
00:35:31Postiers et habitants partagent la même peur.
00:35:33Je comprends tout à fait, parce que ça devient dangereux en fait.
00:35:38On a tous peur de se prendre une balle perdue.
00:35:40Même si on passe avec nos enfants, on n'a aucune sécurité
00:35:44et une certitude qu'on ne soit pas visé.
00:35:46Les appartements ont été visés, les gens sont partis.
00:35:48On ne peut pas rester.
00:35:49Si il n'y a personne qui ne fait rien, on va faire quoi ?
00:35:51En cause, une probable guerre de territoire entre narcotrafiquants
00:35:54qui mobilise toute l'attention des services de police.
00:35:57Quand un service public comme la Poste n'arrive plus à fonctionner
00:36:03et ne fait plus de tournée, c'est quand même le signe
00:36:06qu'un quartier subit des pressions importantes des narcotrafiquants
00:36:09et ce sont les habitants qui en payent le prix fort.
00:36:11En réaction aux fusillades, le préfet a annoncé l'arrivée
00:36:14d'une soixantaine de policiers, sans préciser la durée du déploiement.
00:36:19Sébastien Gendreau interpelle le ministre de l'Intérieur.
00:36:21Pour réagir, il nous faut des effectifs et il nous faut des moyens supplémentaires.
00:36:25Et c'est important que le ministre de l'Intérieur puisse nous fournir ses effectifs
00:36:28rapidement pour qu'on puisse réagir et reprendre le terrain.
00:36:31En attendant des conditions de sécurité suffisantes pour les postiers,
00:36:35les habitants concernés sont invités à récupérer courriers et colis
00:36:38au bureau de poste central entre 9h30 et 11h30 du matin.
00:36:46C'est surréaliste.
00:36:47On est avec Stanislas Godon du syndicat de police Alliance.
00:36:49Bonsoir.
00:36:50On est où là, Stanislas Godon ?
00:36:52On est où ? Un quartier en France où même le facteur ne peut plus passer.
00:36:58Écoutez, rappelez-vous, c'était en décembre 2025, c'était la société Orange
00:37:03qui était à côté d'un point de deal et qui a dû fermer.
00:37:06Et puis je regardais, en fait, avant d'intervenir sur votre plateau,
00:37:11Vénitieux, c'est plus 350% pour le trafic de stupéfiants.
00:37:14Donc forcément, il y a des conséquences à tout cela.
00:37:17Il y a des conséquences d'un point de vue économique sur les services publics.
00:37:20C'est le cas de la Poste puisqu'il y a eu des fusillades et qu'effectivement,
00:37:24par mesure de prévention, pour éviter que leurs agents soient pris dans des tirs nourris,
00:37:31parce que maintenant, il faut savoir qu'y compris des mineurs n'hésitent pas à tirer
00:37:35à la fois sur les services publics, même parfois il y a des balles perdues.
00:37:38Donc certains parlaient de la mexicanisation en France.
00:37:43Bon, on n'est pas très, très loin quand même.
00:37:45Alors après, vous allez me dire, mais que fait la police et qu'est-ce qu'on peut faire ?
00:37:49Alors j'entends les grandes déclarations du président de la République.
00:37:51Mais bon, moi, quand il est venu à Marseille pour dire qu'il allait augmenter
00:37:56les amendes forfaitaires délictuelles, j'aurais préféré qu'il nous dise, par exemple,
00:37:59qu'il allait réellement simplifier les procédures, qu'il allait donner des moyens
00:38:03avec le recrutement peut-être de 3 000 officiers de police judiciaire.
00:38:06Vous voyez un peu tout ce discours, en fait, en tant que syndicalisme
00:38:11et surtout des remontées de terrain parce qu'on a des...
00:38:14Vous savez, les enquêtes, regardez la DZMafia, c'est un an et demi à deux ans d'enquête
00:38:19avant de faire tomber un réseau.
00:38:21Donc tout ceci prend du temps.
00:38:22Et en attendant, ce sont les citoyens qui payent le prix fort au quotidien.
00:38:27Est-ce qu'on peut parler encore de territoire sous contrôle de l'État ?
00:38:29Parce que finalement, là, c'est encore une étape de franchie.
00:38:32Parce qu'avant La Poste, avant les salariés d'Orange, c'était votre corporation
00:38:37qui n'arrivait plus à pénétrer certains quartiers.
00:38:42On en avait déjà beaucoup parlé dans certaines communes gangrénées par le narcotrafic.
00:38:49Alors, tout à fait.
00:38:51Et puis surtout, ce qu'il faut bien rappeler, c'est que quand les forces de police décident
00:38:55d'investir en présence dans des quartiers qui sont gangrénés par le trafic du stupéfiant,
00:39:02effectivement, il faut faire des contrôles.
00:39:04Effectivement, il faut parfois faire des interpellations.
00:39:07Parfois, il y a, et heureusement, ce n'est pas si souvent que ça,
00:39:10l'usage des armes à l'encontre de ces trafiquants.
00:39:13Mais de l'autre côté, vous avez aussi une certaine société médiatique
00:39:18ou minorité politique qui accuse la police, notamment, de tuer.
00:39:23Ça aussi, ça n'aide pas au travail du quotidien des policiers.
00:39:27D'autre part, je rappelle que nous sommes un peu démunis.
00:39:31Stanislas Godon, c'est intéressant ce que vous dites.
00:39:33Parce que regardez la réponse, justement, du maire de Vénitieux sur Twitter.
00:39:38Nouveau maire insoumis de Vénitieux, Idir Bourg-Métit, qui dit
00:39:42« Écoutez, être présent, agir », c'est dans cet esprit que je me suis rendu
00:39:45dès aujourd'hui dans les locaux de la Poste de Vénitieux
00:39:47après la décision de la direction Rhône de suspendre la distribution du courrier
00:39:50suite au fusillade de la semaine dernière.
00:39:53Alors bon, après, voilà, le texte est très long.
00:39:54Il dit « Dès demain, une réunion est donc programmée avec les services de la ville,
00:39:58de la Poste et de la police pour construire une réponse collective
00:40:01permettant à la fois de garantir la sécurité des agents
00:40:04et d'assurer dans les meilleurs délais un retour à un service normal.
00:40:07J'y ai rencontré des professionnels engagés profondément attachés à leur métier
00:40:11et au service public et qui ne peuvent plus rendre le service de distribution du courrier
00:40:14dans des conditions de sécurité acceptables.
00:40:17Double peine pour Joliot-Curie, la violence aveugle et l'isolement. »
00:40:21Sauf que M. Bourg-Métit, il appartient à un parti qui pense
00:40:24que la police municipale ne doit pas être armée face à des fusillades.
00:40:30Donc c'est que finalement, déjà, il y a un problème à un moment donné.
00:40:33Tout est dit.
00:40:35Il y a un problème.
00:40:37Celui-ci n'a pas l'air d'affirmer les mêmes choses que son propre parti.
00:40:41On espère qu'il va garder cette tendance
00:40:43et qu'il va effectivement peut-être créer un dialogue
00:40:46entre les acteurs des services publics et notamment la police
00:40:50sans les stigmatiser ou sans les désarmer.
00:40:52Parce qu'on se rappelle, la police tue, il faut la désarmer,
00:40:55il faut enlever les armes intermédiaires.
00:40:57Toutes ces accusations, d'abord infondées,
00:41:00et puis surtout, qui n'aident pas à renouer un dialogue,
00:41:04j'ai envie de dire, entre cette partie-là et puis la population.
00:41:10Parce qu'en fait, il faut savoir que la relation police-population,
00:41:13elle n'est pas si mauvaise que ça.
00:41:14Tous les sondages le montrent d'ailleurs.
00:41:16Par contre, moi, je pose juste la question,
00:41:18moins d'un Français sur deux fait confiance en la justice.
00:41:20Peut-être qu'il y a quelque chose à faire de ce côté-là.
00:41:23Et quand on voit effectivement le quantum des condamnations
00:41:28pour des individus, soit qui font de la violence,
00:41:31soit qui font du trafic justifiant,
00:41:33pour l'instant, on est loin du compte.
00:41:34D'autre part, la loi narcotrafic, je rappelle,
00:41:37n'est pour l'instant en application que sur 25% de son texte.
00:41:40Donc, moi, j'attends à ce qu'on fasse très, très rapidement
00:41:44un état des lieux et qu'on publie tous les décrets
00:41:47qui sont nécessaires à ce que la police puisse faire son travail.
00:41:50Son travail notamment sur les saisis et les confiscations,
00:41:53parce qu'il y a beaucoup de choses à faire.
00:41:55J'ai posé la question, justement.
00:41:56Et puis surtout, de renforcer, parce que...
00:41:57J'ai posé la question, St-Sas Godon, je vous donne la parole.
00:42:00Je vais poser la question, parce qu'à Vénitieux.
00:42:02À Saveriou Féli, qui souhaite réagir,
00:42:05qui est avocat, qui est autour de la table,
00:42:07il y a également un travail à faire,
00:42:09c'est ce que dit Stanislas Godon,
00:42:11du côté juridique, du côté de la justice, justement, aujourd'hui,
00:42:15pour lutter contre le narcotrafic.
00:42:17Déjà, on a donné des moyens à la justice.
00:42:19C'est déjà, il faut le noter.
00:42:21C'est-à-dire qu'effectivement, la loi de juin 2025,
00:42:24la loi à laquelle il est fait référence,
00:42:26permet quand même de donner,
00:42:28quand même notamment en termes de mesures d'enquête
00:42:30et mesures d'investigation,
00:42:31un panel beaucoup plus élargi
00:42:33que ce qui existait auparavant.
00:42:35Alors après, c'est toujours la même chose,
00:42:37c'est-à-dire, c'est la question de l'application.
00:42:40On a quand même, sur ces dernières années,
00:42:42également la création du PNACO,
00:42:44quand même, pour la criminalité organisée.
00:42:45Le parquet national anticriminalité.
00:42:47Le parquet national anticriminalité, qui existe à côté du PNAT et du PNF.
00:42:51Donc, on a quand même pris conscience du problème,
00:42:55centralisé, centralisé.
00:42:56Criminalité organisée, d'ailleurs.
00:42:57Criminalité organisée.
00:42:58Donc, on a centralisé le problème,
00:43:00on a élevé le problème du narcotrafic
00:43:03au niveau du terrorisme
00:43:04et au niveau des grands problèmes financiers de l'époque.
00:43:07Alors, maintenant, ce que vous constatez,
00:43:09je vous le dirai clairement,
00:43:11ce que vous constatez dans les tribunaux
00:43:12et parfois dans les cours d'assises,
00:43:14puisqu'il y a aussi un volet criminel,
00:43:16c'est que souvent, ce sont, bien sûr,
00:43:19les petits, petits délinquants,
00:43:21le bas de l'échelle qui est présente.
00:43:23Vous n'avez jamais de gros poissons,
00:43:25les têtes de réseau.
00:43:26J'aimerais vous faire écouter ce que disait Emmanuel Macron
00:43:28sur le narcotrafic hier face au maire,
00:43:31parce que c'est très intéressant.
00:43:32Écoutez le président de la République.
00:43:34Mais je voudrais vous dire que, pour moi,
00:43:35il y a une grande cause nationale sur ce sujet
00:43:38sur laquelle on ne va rien lâcher,
00:43:39c'est le narcotrafic.
00:43:42Trafic de drogue sont un fléau
00:43:45qui touche maintenant la totalité du territoire.
00:43:48Et c'est pour moi vraiment une des priorités.
00:43:50Elle touche tous les départements ministériels
00:43:52et on va continuer d'agir comme on l'a fait.
00:43:54On a passé des textes de loi,
00:43:55on a organisé.
00:43:56Au fond, on est en train de faire comme on a fait
00:43:58sur la lutte contre le terrorisme.
00:44:00On a réorganisé les services,
00:44:02on a spécialisé la justice,
00:44:04on a mis des moyens spécifiques
00:44:05et ce combat, on n'y cèdera rien.
00:44:09Parce qu'ils fichent en l'air la vie de nos villes,
00:44:11de nos communes,
00:44:12et qu'on savait depuis des années
00:44:14que ça touchait certaines grandes villes
00:44:16plus particulièrement
00:44:17et qu'ils se sont toujours battus
00:44:19face au réseau de la drogue.
00:44:21Maintenant, ils touchent toutes les communes.
00:44:23Donc ça, vraiment, priorité.
00:44:25En 15 secondes, Stanislas Godon,
00:44:27vous avez entendu le président de la République.
00:44:28Finalement, il faut juste continuer
00:44:30ce qu'on est en train de faire.
00:44:31Parce que là, on y est.
00:44:34Il faut juste continuer.
00:44:36On garde le cap, finalement.
00:44:38Je vais un peu casser le mythe.
00:44:40Parce qu'il parle d'un comparatif
00:44:42avec une loi d'exception
00:44:44qui était la loi de lutte contre le terrorisme.
00:44:46Je pose juste la question.
00:44:47Dans ce cas-là, pourquoi le Conseil constitutionnel
00:44:49a censuré notamment l'utilisation des algorithmes
00:44:52dans le cadre du narcotrafic
00:44:53alors qu'il l'a utilisé dans la loi de 2015,
00:44:55notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?
00:44:58Voilà, des exemples très concrets
00:45:00des dysfonctionnements
00:45:01qui empêchent notamment les policiers
00:45:04de travailler correctement.
00:45:05Correctement.
00:45:06Merci beaucoup, Stanislas Godon,
00:45:07d'avoir été avec nous.
00:45:09Je rappelle que vous êtes délégué national
00:45:11du syndicat de police alliance.
00:45:12La pause, on va revenir dans un instant.
00:45:13On parlera de l'actualité internationale.
00:45:15Aussi, bien sûr, la guerre
00:45:16contre la République islamique d'Iran
00:45:18qui touche peut-être à sa fin
00:45:20avec, évidemment, l'actualité du jour,
00:45:21la réouverture du détroit d'Ormouz.
00:45:23On ira également à la frontière
00:45:25entre Israël et le Liban.
00:45:27Retrouvez notamment Olivier Benkemoun
00:45:28qui se trouve sur place.
00:45:30Et puis, les déclarations de Donald Trump
00:45:31qui devraient s'exprimer
00:45:33dans les prochaines minutes.
00:45:34Restez avec nous sur CNews.
00:45:39De retour sur CNews
00:45:40pour la suite du Meilleur de l'Info.
00:45:42Merci de nous rejoindre dans un instant.
00:45:44On va partir direction Phoenix, en Arizona.
00:45:47Donald Trump, l'avion de Donald Trump,
00:45:50Perforsouan, vient d'atterrir.
00:45:51Vous voyez sur ces images en direct.
00:45:54Le président des Etats-Unis
00:45:55devrait s'exprimer d'une minute à l'autre.
00:45:58On l'écoutera dans un instant.
00:45:59Mais d'abord, à quasiment 23h,
00:46:02le rappel des principaux titres de l'actualité
00:46:03avec Isabelle Piboulot.
00:46:07À la une, les rendements
00:46:09avoir accepté le transfert
00:46:10de ces stocks d'uranium enrichis.
00:46:12Tout comme le sol iranien est sacré à nos yeux,
00:46:15cette question revêt une grande importance pour nous,
00:46:17a déclaré le porte-parole
00:46:19du ministère iranien des Affaires étrangères.
00:46:21Hier, Donald Trump avait affirmé
00:46:23que le régime comptait rendre sa poussière nucléaire.
00:46:26Après le cessez-le-feu fragile avec Israël,
00:46:29le Liban travaille à un accord permanent.
00:46:31Le président libanais insiste.
00:46:33Ce texte ne devra pas porter atteinte
00:46:35aux droits de son pays,
00:46:36qui n'est désormais plus le théâtre
00:46:38des guerres de qui que ce soit.
00:46:39Joseph Faoun soutient par ailleurs
00:46:41que les discussions directes avec Israël
00:46:43ne sont pas un signe de faiblesse.
00:46:46Dans l'actualité nationale,
00:46:47cinq ans de prison, dont deux fermes
00:46:49sous bracelet électronique pour Christophe Ruggia,
00:46:51condamnée par la Cour d'appel de Paris,
00:46:54le réalisateur a été reconnu coupable
00:46:56d'agression sexuelle sur Adèle Haenel
00:46:57entre 2001 et 2004.
00:47:00L'actrice était donc mineure.
00:47:02Merci beaucoup Isabelle.
00:47:03On part tout de suite aux Etats-Unis
00:47:05pour écouter le président américain.
00:47:06Le week-end, il y a un certain nombre
00:47:08de choses très positives se produisent.
00:47:16Nous verrons, nous verrons vraiment.
00:47:18J'espère que les choses s'amélioreront.
00:47:25Quand l'accord sera signé,
00:47:29c'est vraiment lorsque nous aurons signé l'accord
00:47:31que l'on mettra fin à ce blocus.
00:47:34Écoutez, je n'en sais rien.
00:47:43Alors voilà, intervention extrêmement brève
00:47:47de Donald Trump à la sortie d'Air Force One
00:47:50à Phoenix en Arizona.
00:47:52Très étonnante parce qu'effectivement,
00:47:54il ne nous avait pas forcément habitués
00:47:56à de telles prises de parole.
00:47:58Le président des Etats-Unis
00:48:00qui semblait même un peu agacé
00:48:03finalement par la question des journalistes.
00:48:05On va partir rejoindre le correspondant
00:48:08de CNews aux Etats-Unis, Ramzi Malouki.
00:48:10Est-ce qu'il est avec nous ?
00:48:11Est-ce qu'il est connecté, Ramzi ?
00:48:13Bonsoir, Ramzi.
00:48:14Vous avez suivi.
00:48:15J'avais envie de vous demander
00:48:16de me résumer en quelques mots
00:48:18l'intervention de Donald Trump.
00:48:20Ça a été particulièrement bref, Ramzi, ce soir.
00:48:27Ah, je peux vous la résumer.
00:48:28Il n'y a pas de souci.
00:48:29Bon, il est quand même en Arizona.
00:48:32Il faut le savoir.
00:48:33Il est en campagne en Arizona.
00:48:35Dans un état pivot.
00:48:36Il prépare les élections de mi-mandat.
00:48:39Et s'il est un petit peu agacé,
00:48:40c'est parce qu'en fait,
00:48:40on l'attend dans ce rassemblement
00:48:43organisé par Turning Point USA
00:48:44et qu'il y a toute la jeunesse maga
00:48:47qui l'attend pour un discours.
00:48:48Et il a besoin d'être là.
00:48:49Donc en fait,
00:48:50en termes de calendrier,
00:48:51c'est assez short.
00:48:52Maintenant, je vous résume la situation.
00:48:54Oui, il est en campagne.
00:48:55Mais il montre Donald Trump depuis 24 heures
00:48:57qu'il est maître de la situation,
00:48:59qu'il arrive à distance en fait
00:49:01à gérer une situation à la fois diplomatique
00:49:04et militaire à la chaîne CBS News.
00:49:06Donc contrairement à ce que disent les Iraniens,
00:49:08il dit qu'un accord en fait serait sur le point
00:49:10d'être signé.
00:49:11Que ce week-end, en fait,
00:49:12on va finaliser les détails techniques.
00:49:14Autrement dit,
00:49:15donc la récupération de ce stock d'uranium.
00:49:18Il dit qu'il n'y aura pas de troupeau seul,
00:49:19mais qu'il y aura des experts,
00:49:20je cite,
00:49:21de chez nous,
00:49:21des Etats-Unis,
00:49:22pour récupérer donc cet uranium.
00:49:25En même temps,
00:49:26fermeté puisqu'il maintient le blocus
00:49:28et là, il ne relâche pas du tout.
00:49:29Encore une fois,
00:49:30la stratégie de Trump,
00:49:31vous savez,
00:49:31le rapport de force.
00:49:32Et il dit que de toute façon,
00:49:34si jamais il y a quoi que ce soit
00:49:35qui bouge du côté de l'Iran,
00:49:36il les maintient.
00:49:37Et puis sinon,
00:49:38l'armée est prête à réattaquer.
00:49:40Il y a un message aussi
00:49:41qui nous a surpris,
00:49:42un message publié sur Toulsonchon,
00:49:44dans lequel il interpelle Israël.
00:49:47Alors c'est assez inhabituel
00:49:48parce qu'en fait,
00:49:48il met en lettre en majuscule
00:49:50interdiction absolue d'Israël
00:49:51de bombarder le Liban.
00:49:53C'est assez inhabituel,
00:49:54non seulement dans le fond,
00:49:55mais aussi la forme.
00:49:56Mais ça montre,
00:49:57ça illustre encore une fois
00:49:58la volonté de Donald Trump
00:50:00d'apparaître comme l'arbitre
00:50:01de la situation.
00:50:02Maintenant,
00:50:03il est à Phoenix,
00:50:03en Arizona,
00:50:04encore une fois,
00:50:05étape importante aussi politiquement
00:50:08parce qu'il doit s'adresser
00:50:10à cette jeunesse maga.
00:50:11Ils sont nombreux à être là,
00:50:13encore une fois,
00:50:13organisés par Turning Point USA.
00:50:15Et il doit montrer
00:50:16que même s'il gère à distance
00:50:17la situation internationale,
00:50:19il reste l'homme de la situation
00:50:21et qu'il tient les rênes
00:50:22de la nation
00:50:22et donc au niveau intérieur.
00:50:24Et ça,
00:50:24c'est important pour les Américains.
00:50:26Bien évidemment.
00:50:27Merci beaucoup Ramzi Malouki,
00:50:28correspondant CNews aux Etats-Unis.
00:50:30Et on va continuer bien sûr
00:50:31à analyser,
00:50:32à décrypter tout ça.
00:50:34Donald Trump
00:50:34et cette courte prise de parole
00:50:37depuis Phoenix en Arizona.
00:50:39Et puis bien sûr,
00:50:39l'information de la journée
00:50:41avec la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:50:44Donald Trump qui a annoncé ce soir
00:50:45qu'il ne reste pas de point de blocage
00:50:47avec l'Iran.
00:50:50Alors, est-ce le début de la guerre ?
00:50:51On va essayer évidemment de comprendre.
00:50:52On va en parler bien sûr
00:50:53dans un instant,
00:50:54mais avant ça, le Liban.
00:50:56Ramzi l'évoquait justement.
00:50:57Avec notamment ce message
00:50:58de Donald Trump
00:50:59qui effectivement n'est pas commun
00:51:00lorsqu'il s'adresse aux Israéliens,
00:51:03lorsqu'il s'adresse finalement
00:51:04à son partenaire,
00:51:06parce qu'ils sont partenaires
00:51:07finalement dans ce conflit,
00:51:09Benyamin Netanyahou.
00:51:10Et lorsqu'il lui dit
00:51:11interdiction formelle d'Israël
00:51:13de bombarder le Liban,
00:51:15c'est effectivement peut-être
00:51:16une façon de montrer
00:51:17qu'il garde le pouvoir
00:51:19sur ses opérations.
00:51:21L'armée israélienne a annoncé
00:51:22la levée de la quasi-totalité
00:51:24des restrictions liées
00:51:25à la guerre.
00:51:26Donald Trump a déclaré
00:51:27avoir interdit
00:51:28à l'État hébreu
00:51:29de bombarder le Liban.
00:51:29Voyez d'abord ce sujet
00:51:30de Maéval Ami
00:51:32et on sera juste après
00:51:33en direct
00:51:33avec Olivier Benkemoun
00:51:35qui se trouve
00:51:35à la frontière
00:51:36entre Israël et le Liban.
00:51:40Sur cette route,
00:51:41une interminable file de voiture,
00:51:43les toits chargés
00:51:44de matelas et de meubles.
00:51:46En signe de joie,
00:51:47les klaxons résonnent.
00:51:48Un groupe de Libanais
00:51:49agite des drapeaux d'Huezbollah
00:51:51et des portraits de son ancien chef
00:51:53face à Nasrallah,
00:51:54tué par Israël.
00:51:57Des scènes filmées
00:51:58au niveau de la ville de Tyre
00:52:00au sud du fleuve Litani,
00:52:01région dont les habitants
00:52:02ont dû fuir.
00:52:03Même constat,
00:52:04plus au nord,
00:52:05devant ce pont,
00:52:06permettant de rejoindre
00:52:07le sud Liban.
00:52:08L'infrastructure a été frappée
00:52:09peu avant le cessez-le-feu.
00:52:11Les bulldozers s'activent
00:52:12pour la réparer.
00:52:15Une fois rouverts,
00:52:16les véhicules défilent.
00:52:17Pour les déplacer,
00:52:18le soulagement se mêle
00:52:19à l'appréhension.
00:52:20Ce qui importe,
00:52:21c'est que nous retournions
00:52:22dans notre village,
00:52:23notre ville natale,
00:52:24notre terre.
00:52:25Je ne sais pas
00:52:25si ma maison est détruite
00:52:27ou non,
00:52:27ni ce qui lui est arrivé.
00:52:29Dans plusieurs villes,
00:52:30les déplacés agitent
00:52:31les drapeaux du Hezbollah,
00:52:32de l'Iran
00:52:32et même des portraits
00:52:33du guide suprême,
00:52:34alors que la trêve
00:52:35semble bien précaire.
00:52:37L'armée libanaise
00:52:37dénonce des violations
00:52:38de la part d'Israël.
00:52:40De son côté,
00:52:41Saal dit maintenir
00:52:42son déploiement terrestre
00:52:43au sud Liban
00:52:43et demande à la population
00:52:45de ne pas y rentrer.
00:52:47La région située
00:52:48entre la zone de sécurité
00:52:50et la ligne du Litani,
00:52:51actuellement sous notre contrôle,
00:52:53n'a pas encore été débarrassée
00:52:55de terroristes et d'armes.
00:52:56Cette mission
00:52:57devra être menée
00:52:58soit par la voie diplomatique,
00:53:00soit par la poursuite
00:53:01des opérations militaires
00:53:02de Saal
00:53:03une fois le cessez-le-feu terminé.
00:53:06Le Hezbollah affirme
00:53:07quant à lui
00:53:07que ses combattants
00:53:08gardent le doigt
00:53:09sur la gâchette.
00:53:12Bonsoir Olivier Benkemoun.
00:53:13Vous êtes tout près
00:53:14de la frontière
00:53:15entre Israël et le Liban.
00:53:16Ce soir,
00:53:17comment s'est déroulée
00:53:17cette première journée
00:53:18de trêve ?
00:53:19Est-ce qu'elle a d'abord
00:53:20été respectée
00:53:21de part et d'autre, Olivier ?
00:53:24Moi, j'ai pu constater
00:53:26avec Sacha Robin
00:53:26parce qu'on a passé
00:53:27la journée près de la frontière.
00:53:28On est encore
00:53:28tout près de la frontière.
00:53:30C'est juste derrière moi.
00:53:31Ça ne se voit pas.
00:53:31Évidemment, il fait nuit.
00:53:33Et puis, il n'y a pas
00:53:33de ville éclairée
00:53:34puisque tout a été
00:53:36quasiment détruit.
00:53:37Ici, ce sont des villages chites.
00:53:39Nous, on a vu
00:53:42quelques explosions.
00:53:43On s'est dit
00:53:43qu'est-ce que c'est ?
00:53:44Est-ce que c'est encore
00:53:44des tirs ou pas ?
00:53:45Ce ne sont pas du tout
00:53:46des tirs.
00:53:47Vous avez les images
00:53:48qui sont là.
00:53:48C'est les images
00:53:49qu'on a filmées
00:53:49cet après-midi.
00:53:50En fait,
00:53:51Tsaal continue ses opérations
00:53:52pour détruire à la fois
00:53:53des tunnels,
00:53:54pour détruire des caches d'armes,
00:53:55pour détruire
00:53:56des lanceurs de missiles.
00:53:58Ça continue.
00:53:59Ce soir encore,
00:54:00il y a eu une forte explosion.
00:54:01Alors là,
00:54:02pour le coup,
00:54:02c'était vraiment
00:54:05un missile
00:54:05qui était tiré
00:54:06depuis Israël
00:54:08sur une position
00:54:09qui est juste derrière moi.
00:54:10Alors,
00:54:11on ne peut pas dire
00:54:11que c'est la fin
00:54:12du cessez-le-feu.
00:54:13Pas du tout.
00:54:13Mais il y a encore
00:54:15des terroristes
00:54:15qui ne sont pas loin,
00:54:17qui se cachent.
00:54:17Donc,
00:54:17il peut y avoir
00:54:18des incidents.
00:54:19Pas de quoi briser
00:54:20un cessez-le-feu,
00:54:21très franchement.
00:54:22Mais toute la journée,
00:54:23il y a eu de l'activité.
00:54:24Il y a de l'activité militaire
00:54:25derrière nous.
00:54:26Vous avez entendu
00:54:28la personne
00:54:28qui parlait
00:54:30pour l'armée israélienne
00:54:32expliquer
00:54:32qu'il y avait
00:54:33encore du travail
00:54:34à faire.
00:54:35Effectivement,
00:54:35il n'y a pas un soldat
00:54:37qui est parti.
00:54:37Il y a entre 3 et 6 000 soldats
00:54:39qui sont ici.
00:54:39Benjamin Netanyahou
00:54:40parle d'une ceinture
00:54:41de feu
00:54:42qu'il faut conserver.
00:54:43En gros,
00:54:44elle va du fleuve Vitani
00:54:46jusqu'à ce qu'on appelle
00:54:49la frontière bleue,
00:54:50c'est-à-dire la frontière
00:54:51en réalité.
00:54:52C'est 10 kilomètres
00:54:53que Tsaal
00:54:54veut absolument sécuriser.
00:54:56C'est très important
00:54:56qu'ils vont continuer
00:54:57à sécuriser
00:54:58dans les prochaines heures.
00:54:59Donc,
00:54:59s'il y a des incidents,
00:55:00ça existe.
00:55:01Il y en a,
00:55:02sans doute.
00:55:02Mais c'est à la marche
00:55:05par rapport
00:55:05à se cesser le feu.
00:55:07L'autre sujet du jour
00:55:08en lien avec ce cesser le feu,
00:55:10Olivier,
00:55:10je l'évoquais,
00:55:11c'est le retour
00:55:11des habitants
00:55:12du sud Liban.
00:55:13Les habitants d'Israël
00:55:15et du nord d'Israël
00:55:16sont-ils inquiets
00:55:17justement face
00:55:18à l'arrivée massive
00:55:19de ces habitants
00:55:21qui sont de retour,
00:55:22qui vont arriver
00:55:23progressivement
00:55:24dans le sud du Liban ?
00:55:27Alors,
00:55:28les habitants
00:55:28du nord d'Israël
00:55:30où je me trouve
00:55:31ne sont pas inquiets
00:55:31du retour des habitants.
00:55:33Ils sont inquiets
00:55:34du retour de Hezbollah.
00:55:35Ils sont au retour
00:55:36des tirs.
00:55:37Évidemment,
00:55:38donc ce n'est pas
00:55:38les habitants.
00:55:40Non,
00:55:40ce qui inquiète
00:55:41vraiment,
00:55:41ce n'est pas ça.
00:55:43Ce qui inquiète,
00:55:44c'est l'armée
00:55:44qui inquiète,
00:55:45l'armée israélienne
00:55:46qui occupe
00:55:46les positions
00:55:47qui sont derrière,
00:55:48qui contrôle
00:55:48les positions
00:55:49qui sont derrière.
00:55:50Vous avez vu
00:55:50le nombre
00:55:51de voitures,
00:55:53de gens
00:55:53qui ont pris
00:55:53la direction
00:55:54du Liban sud.
00:55:55Et parmi eux,
00:55:56l'armée israélienne
00:55:57est persuadée
00:55:58qu'il y a des gens
00:55:58du Hezbollah.
00:55:59Évidemment,
00:56:00il n'y a pas que
00:56:00des civils
00:56:01qui sont dans
00:56:02ces voitures.
00:56:03En plus,
00:56:04ils ont brandi
00:56:05les portraits
00:56:07de dirigeants
00:56:08iraniens
00:56:09pour certains.
00:56:10On n'est pas
00:56:11dans quelque chose
00:56:12de...
00:56:12C'est des populations
00:56:13chiites
00:56:13qui reviennent.
00:56:15Ils ont la volonté
00:56:16de revenir,
00:56:17sans doute.
00:56:18L'armée israélienne
00:56:19dit hors de question.
00:56:20D'abord,
00:56:21c'est qu'un cessez-le-feu.
00:56:22Il y a dix jours.
00:56:22Vous n'allez pas
00:56:23vous réinstaller.
00:56:24On occupe le terrain.
00:56:25Notre objectif
00:56:26à nous,
00:56:26l'armée israélienne,
00:56:27c'est d'empêcher
00:56:28que le Hezbollah
00:56:30se remette
00:56:31dans des positions
00:56:31où il pourrait
00:56:32tirer à nouveau
00:56:32sur les villages.
00:56:33Donc,
00:56:34pas question
00:56:34de passer
00:56:36le fleuve Litani.
00:56:38Et de la même manière,
00:56:40le gouvernement
00:56:40et puis l'armée
00:56:42libanaise
00:56:43dit exactement
00:56:43la même chose.
00:56:44N'y allez pas,
00:56:45ça peut être dangereux.
00:56:46Et le problème,
00:56:46c'est vraiment
00:56:47un stress important
00:56:49parce que lorsque
00:56:49vous avez énormément
00:56:50de gens qui veulent
00:56:51passer une frontière
00:56:52et que vous avez face à vous
00:56:53des soldats
00:56:54qui disent non,
00:56:54non, non,
00:56:55le ton peut monter
00:56:56très vite,
00:56:56ça peut monter très haut,
00:56:57ça peut monter très fort
00:56:58et c'est dans ces cas-là
00:56:59souvent que les cessez-le-feu
00:57:00sont brisés.
00:57:03Merci beaucoup
00:57:03Olivier Benkemoun
00:57:04en direct d'Israël,
00:57:07de cette frontière
00:57:08entre Israël
00:57:08et le Liban.
00:57:09Merci à vous.
00:57:10Alors après,
00:57:10le cessez-le-feu fragile
00:57:11avec Israël,
00:57:12le Liban travaille
00:57:13à un accord permanent.
00:57:14Le président libanais
00:57:15insiste,
00:57:15ce texte ne devra pas
00:57:16porter atteinte
00:57:17au droit de son pays
00:57:18qui n'est désormais plus
00:57:19le théâtre des guerres
00:57:21de qui que ce soit.
00:57:22Ça,
00:57:22ce sont les mots
00:57:22de Joseph Aoun
00:57:23qui soutient par ailleurs
00:57:24que les discussions
00:57:25directes avec Israël
00:57:26ne sont pas un signe
00:57:27de faiblesse.
00:57:28Pour rappel,
00:57:29le Hezbollah
00:57:30y était particulièrement opposé.
00:57:32Richard Haddad,
00:57:32ces discussions
00:57:33et cette trêve
00:57:34peuvent-ils vraiment
00:57:36finir par faire tomber
00:57:37le Hezbollah ?
00:57:38On a du mal à comprendre
00:57:39comment pour le moment ?
00:57:41Le président libanais
00:57:42s'adresse au Hezbollah
00:57:43lorsqu'il dit
00:57:43que ce n'est pas
00:57:45une position
00:57:45de faiblesse
00:57:46de négocier.
00:57:47Il s'adresse à eux
00:57:47parce qu'il le traite
00:57:48de traître.
00:57:50Il y a le gouvernement
00:57:51libanais
00:57:51qui négocie
00:57:52avec le gouvernement
00:57:53israélien.
00:57:54Or,
00:57:55ces deux gouvernements
00:57:55ne sont pas en guerre.
00:57:57Voilà deux États
00:57:59qui négocient
00:58:00alors que certes,
00:58:00ils n'ont pas
00:58:01de relation diplomatique,
00:58:02ils sont en froid,
00:58:03mais ils ne sont pas
00:58:03en guerre.
00:58:03Ce n'est pas le gouvernement
00:58:05libanais
00:58:05ni l'armée libanaise
00:58:06qui envoie des missiles
00:58:07sur Israël.
00:58:08C'est le Hezbollah.
00:58:09Qui n'est pas
00:58:10à la table des négociations.
00:58:11Qui n'est pas
00:58:11à la table des négociations
00:58:12et qui refuse
00:58:12et qui accuse
00:58:13le gouvernement
00:58:14d'être un traître.
00:58:15Donc,
00:58:16ils vont probablement
00:58:17arriver,
00:58:17ce ne sera pas très difficile
00:58:19parce qu'il n'y a pas
00:58:19de conflit territorial.
00:58:20Toujours est-il
00:58:21qu'ils se plient
00:58:21au cessez-le-feu
00:58:22parce que c'est
00:58:23dans l'intérêt de l'Iran.
00:58:24Oui, exactement.
00:58:24C'est dans l'intérêt
00:58:25du régime iranien plutôt.
00:58:26Exactement.
00:58:27Ils se plient
00:58:35les deux États.
00:58:35Donc,
00:58:36le traité de paix
00:58:37peut arriver très vite.
00:58:38Le problème,
00:58:39c'est que,
00:58:40admettons,
00:58:40ils signent un traité de paix
00:58:41demain matin.
00:58:42Qu'est-ce que ça changera
00:58:43à l'affaire
00:58:43puisqu'il y a toujours
00:58:44le Hezbollah
00:58:44avec ses armes ?
00:58:45La question,
00:58:45c'est,
00:58:46et d'ailleurs Israël
00:58:46le sait bien
00:58:47puisque Israël exige
00:58:49que dans ce traité de paix
00:58:49il y ait en premier lieu
00:58:51le désarmement du Hezbollah.
00:58:52Mais la question
00:58:53est très simple.
00:58:53Qui va désarmer le Hezbollah ?
00:58:55Le gouvernement libanais
00:58:56ne le fera jamais.
00:58:57Il ne peut pas le faire.
00:58:58Non pas parce qu'il n'en a pas
00:59:05que la discussion
00:59:05entre Israël et Liban
00:59:06reste un moment historique.
00:59:08Et peut-être,
00:59:10en tous les cas...
00:59:10Ça a déjà eu lieu.
00:59:11Il y a eu un traité
00:59:12en 1983.
00:59:13Il y a eu un traité de paix
00:59:14qui a été signé.
00:59:16Oui,
00:59:16mais ce que ça traduit
00:59:17aujourd'hui peut-être,
00:59:17Richard Hadd,
00:59:18c'est que finalement,
00:59:19il y a peut-être
00:59:19une forme de reconnaissance
00:59:21de la part du gouvernement libanais
00:59:22du fait que
00:59:24à la fois Israël
00:59:25et à la fois le Liban
00:59:26ont aujourd'hui
00:59:27un même ami commun
00:59:29qui est le Hezbollah.
00:59:30C'est en tous les cas
00:59:31ce qui est affiché.
00:59:32Je vous signale juste
00:59:33qu'il y a quatre ministres
00:59:34de Hezbollah
00:59:35et deux apparentés Hezbollah
00:59:37dans le gouvernement libanais.
00:59:38Donc si c'est l'ennemi,
00:59:39il faut les expliquer
00:59:40du gouvernement.
00:59:41Mais on ne peut pas nier
00:59:42que politiquement,
00:59:42ils sont quand même affaiblis.
00:59:44Oui, non, non.
00:59:44Ils sont affaiblis militairement
00:59:45mais ils ne sont pas affaiblis
00:59:46politiquement.
00:59:47Pas politiquement ?
00:59:47Non, pas politiquement
00:59:48parce que le président du Parlement
00:59:49est un proche du Hezbollah.
00:59:51C'est le parti Hamal,
00:59:52donc c'est le bras droit du Hezbollah.
00:59:54Il y a un tiers
00:59:56de l'armée libanais
00:59:57qui est composée de chiites
00:59:58dont la grande majorité
01:00:01obéit au Hezbollah.
01:00:02Il y a donc
01:00:04un certain nombre de députés,
01:00:05à peu près 30% des députés
01:00:06qui sont du Hezbollah
01:00:08ou apparentés.
01:00:09Donc ils ne sont pas affaiblis
01:00:10politiquement.
01:00:11Ils sont affaiblis militairement
01:00:12parce qu'Israël
01:00:13les a éliminés
01:00:14une grande partie
01:00:15de leurs combattants
01:00:15et de leurs dirigeants.
01:00:16Mais simplement,
01:00:19contrairement à ce qu'il y a dit
01:00:20depuis un certain temps,
01:00:21l'armée libanais
01:00:22ce n'est pas qu'elle n'a pas
01:00:22les moyens
01:00:23de désarmer le Hezbollah.
01:00:25Elle ne peut pas le faire
01:00:27parce que,
01:00:27comme je viens de le dire,
01:00:28elle est composée
01:00:29d'un tiers de chiites
01:00:29qui obéissent au Hezbollah.
01:00:30Ça veut dire qu'elle se scindera
01:00:31en deux.
01:00:32Sauf que si le Hezbollah
01:00:33n'est pas désarmé,
01:00:34évidemment que ça ne fonctionnera pas.
01:00:36Ce matin,
01:00:37Manuel Valls
01:00:37était l'invité
01:00:38de Romain Desarbres
01:00:39sur CNews.
01:00:40Écoutez l'ancien
01:00:41Premier ministre,
01:00:42Manuel Valls.
01:00:44Je reste prudent,
01:00:45bien évidemment,
01:00:45parce qu'il y a déjà eu,
01:00:47notamment en 2024,
01:00:48des cessez-le-feu
01:00:49qui n'ont pas été respectés
01:00:51plus particulièrement
01:00:52par le Hezbollah.
01:00:53Mais je constate
01:00:55qu'en effet,
01:00:56pour la première fois,
01:00:58il y a des discussions,
01:00:59une possibilité de discussion
01:01:00directe au plus haut niveau
01:01:02entre le Liban,
01:01:04qui n'a jamais reconnu Israël,
01:01:05qui de fait est officiellement
01:01:07depuis des décennies en guerre
01:01:08avec Israël,
01:01:09et les dirigeants israéliens.
01:01:11Donc c'est l'occasion,
01:01:12je l'espère,
01:01:13de trouver le chemin de la paix
01:01:15qui passe pour Israël,
01:01:17mais d'abord peut-être
01:01:18pour les Libanais,
01:01:20par le désarmement total
01:01:22et absolu du Hezbollah
01:01:24qui a pris en otage
01:01:26depuis des décennies
01:01:27nos amis libanais.
01:01:29Richard Haddad,
01:01:30Israël a cédé
01:01:30aux pressions de Donald Trump,
01:01:33ça c'est évident.
01:01:34Comment est-ce qu'il faut
01:01:35analyser,
01:01:36comprendre
01:01:38ce message de fermeté
01:01:39de la part du président américain
01:01:40à l'égard d'Israël aujourd'hui
01:01:43lorsqu'il dit
01:01:43Israël a interdiction
01:01:45de bombarder le Liban ?
01:01:46Oui, il dit ça
01:01:47parce qu'effectivement,
01:01:48il y a eu un cessez-le-feu
01:01:49il y a à peine 24 heures
01:01:50et Israël continue,
01:01:51comme Olivier vient de nous le dire
01:01:53en direct de la frontière,
01:01:55continue à faire
01:01:56ce qu'on appelle
01:01:57entre guillemets
01:01:57du nettoyage.
01:01:58Il considère que
01:01:59ce n'est pas
01:02:00en contradiction
01:02:01avec le cessez-le-feu
01:02:02puisque dans le cessez-le-feu,
01:02:04Benyamin Netanyahou
01:02:04a précisé qu'il a le droit
01:02:06puisque le Hezbollah
01:02:07doit être désarmé,
01:02:08il a le droit
01:02:08de continuer à le désarmer.
01:02:09Vous voyez,
01:02:09c'est un peu contradictoire.
01:02:11Et donc oui,
01:02:11je pense que Donald Trump
01:02:13donne cette espèce
01:02:14d'ultimatum à Israël
01:02:16parce que probablement
01:02:17que dans la négociation
01:02:18avec l'Iran,
01:02:19c'est un point
01:02:19que les Iraniens réclament
01:02:21et il voudrait probablement
01:02:24que Israël
01:02:25fasse une pause
01:02:26au Liban
01:02:28pour que lui
01:02:29puisse conclure,
01:02:30arriver à un accord
01:02:33avec les Iraniens.
01:02:33Très certainement,
01:02:34je ne suis pas dans sa tête
01:02:35mais j'imagine que c'est ça.
01:02:36Je ne vois pas
01:02:36d'autres explications.
01:02:37Écoutez ce que disait
01:02:38sur CNews
01:02:39l'ancien ministre
01:02:40de la Défense,
01:02:41Gérard Longuet.
01:02:44C'est un accord entre...
01:02:46D'abord,
01:02:46ce n'est pas un accord.
01:02:47C'est l'ouverture
01:02:48d'une négociation
01:02:49et d'un négange,
01:02:50ce qui est d'ailleurs
01:02:50un immense progrès
01:02:51parce que cela
01:02:52ne s'était,
01:02:53à ma connaissance,
01:02:54jamais fait
01:02:55ces dernières années.
01:02:56C'est une demande
01:02:57très forte
01:02:58de Trump
01:02:59et des États-Unis
01:02:59qui souhaitaient
01:03:01que ce sujet
01:03:03soit à l'ordre du jour
01:03:05et c'est peut-être
01:03:06la prémisse
01:03:09d'une reconstruction
01:03:10de l'État libanais
01:03:11avec Joseph Aoun
01:03:14qui est un président
01:03:17qui a la volonté
01:03:18de restaurer
01:03:19une autorité d'État
01:03:20sans laquelle
01:03:21je comprenais bien
01:03:22que les Israéliens
01:03:23se disent
01:03:25puisque l'État
01:03:27libanais
01:03:27est incapable
01:03:28d'assurer la sécurité,
01:03:29pour nous,
01:03:30populations,
01:03:31faisons-le
01:03:32nous-mêmes.
01:03:33Simplement,
01:03:33faisons-le nous-mêmes,
01:03:35ça crée une situation
01:03:36de tension
01:03:36avec cette complexité
01:03:38des populations civiles
01:03:40qui viennent,
01:03:41qui repartent
01:03:42un peu comme une marée,
01:03:43c'est simplement
01:03:44inhumain
01:03:45et impossible.
01:03:47Le Liban,
01:03:48Hormuz,
01:03:49cette guerre
01:03:50qui semble se terminer,
01:03:51Donald Trump
01:03:52a déclaré ce soir
01:03:53qu'un accord
01:03:55était sur le point
01:03:57d'être signé
01:03:58et puis les dernières informations,
01:03:59je vous les redonne,
01:04:00l'Iran a rouvert totalement
01:04:01le détroit d'Hormuz
01:04:02pour le reste
01:04:03du cessez-le-feu,
01:04:03le blocus américain
01:04:04sur les ports iraniens
01:04:06restera en vigueur
01:04:07jusqu'à un accord.
01:04:08Donald Trump
01:04:08assure qu'un accord
01:04:09de paix avec l'Iran
01:04:10est tout proche.
01:04:11Ça veut dire que
01:04:13le président américain
01:04:14est en train
01:04:14d'une certaine façon
01:04:15de gagner son pari.
01:04:17Oui,
01:04:17parce que le blocus
01:04:18qu'il a mis en place
01:04:19lui-même,
01:04:21vous voyez,
01:04:21jusqu'à quelques jours,
01:04:22on parlait du détroit d'Hormuz
01:04:24qui est sous la main
01:04:25des Iraniens.
01:04:26C'est ça.
01:04:26Et puis là,
01:04:27ça s'est complètement inversé.
01:04:28Ça s'est inversé.
01:04:28Et puis,
01:04:29d'ailleurs,
01:04:30on en avait parlé
01:04:31sur les plateaux
01:04:32avant qu'ils ne le fassent.
01:04:33Ils sous-entendaient ça
01:04:34depuis un certain temps
01:04:35et on se demandait
01:04:36pourquoi ils ne le faisaient pas.
01:04:37Et bien voilà,
01:04:37il l'a fait.
01:04:38Et en fait,
01:04:39là,
01:04:39il leur a coupé
01:04:40toute ressource financière.
01:04:42Donc là,
01:04:42ils n'ont plus le choix.
01:04:42Ils sont étouffés,
01:04:43ils sont pris à la gorge.
01:04:44Et vous voyez bien
01:04:45qu'ils déclarent
01:04:46l'avoir ouvert aujourd'hui
01:04:47eux-mêmes
01:04:48parce qu'ils ne peuvent plus
01:04:49durer comme ça
01:04:50très longtemps.
01:04:51Et donc là,
01:04:52la balle est dans son camp
01:04:53à lui parce que vous voyez,
01:04:54c'est lui maintenant
01:04:54qui dit,
01:04:55moi,
01:04:55vous l'avez ouvert,
01:04:56c'est très bien,
01:04:57mais moi,
01:04:57je ne l'ouvre pas,
01:04:57j'attends.
01:04:58C'est ce qu'ils cherchaient
01:04:59en fait,
01:05:00c'est-à-dire
01:05:00à reprendre le rapport
01:05:01de force
01:05:02pour sa faveur.
01:05:03Ce qui est intéressant,
01:05:04c'est que dans le même temps
01:05:05à Paris,
01:05:05le président français
01:05:06Emmanuel Macron,
01:05:07le premier ministre britannique
01:05:08Keir Starmer
01:05:09et Giorgia Meloni,
01:05:10chef du gouvernement italien,
01:05:11ont travaillé aujourd'hui
01:05:13à la mise en place
01:05:13d'une mission de sécurisation
01:05:14de la navigation
01:05:15dans le détroit d'Hormuz.
01:05:17Écoutez le président français.
01:05:20Nous allons renforcer
01:05:21et accélérer
01:05:22les travaux de planification
01:05:23que nous avons déjà lancés,
01:05:24qui sont coordonnés
01:05:25avec le Royaume-Uni
01:05:26pour permettre la mise en place
01:05:28d'une mission neutre,
01:05:31bien distincte
01:05:32des belligérants,
01:05:33afin d'accompagner
01:05:34et sécuriser
01:05:35les navires marchands
01:05:36qui transiteront
01:05:37dans le Golfe.
01:05:39Dès la semaine prochaine,
01:05:40une réunion de planification
01:05:41se tiendra à Londres
01:05:42et tout cela
01:05:44s'accompagnera évidemment
01:05:45d'un travail diplomatique
01:05:46et d'un travail
01:05:47de déconfliction
01:05:48à l'égard des Iraniens
01:05:50et d'une coordination
01:05:51étroite
01:05:52avec les Américains
01:05:53et les Israéliens.
01:05:55Vous voyez cette réunion
01:05:56finalement
01:05:57à l'initiative
01:05:58d'Emmanuel Macron
01:05:59à l'Élysée
01:06:00qui intervient
01:06:00alors qu'en parallèle
01:06:01les choses
01:06:02sont en train
01:06:03de se régler
01:06:04sans lui,
01:06:05sans effectivement
01:06:07les Européens.
01:06:08Et bien finalement
01:06:08c'est assez révélateur
01:06:10du rôle de notre président
01:06:11aujourd'hui finalement.
01:06:13C'est-à-dire que
01:06:15il y a un décalage
01:06:16je ne sais pas
01:06:17ce que vous en pensez
01:06:18Driss Ghali
01:06:18il y a un décalage
01:06:19entre ces images
01:06:20entre ce qu'on entend
01:06:21et ce qui est en train
01:06:21de se jouer réellement
01:06:22sur le terrain
01:06:23au même moment.
01:06:24On a presque l'impression
01:06:25qu'en termes de temporalité
01:06:26il y a un truc
01:06:27qui ne va pas.
01:06:28Il y a de ça.
01:06:29En fait j'étais
01:06:30moins négatif que vous.
01:06:31Je me disais que
01:06:32par la providence
01:06:34c'est un peu après
01:06:35il arrive un peu
01:06:36après la bataille en fait.
01:06:36Oui, oui, mais
01:06:39ils vont probablement
01:06:40être utiles
01:06:40si Trump réussit
01:06:41son pari
01:06:42et s'il fait
01:06:43la paix avec les Iraniens.
01:06:45On aura besoin
01:06:46de quelqu'un
01:06:47pour déminer
01:06:48des Américains
01:06:48et des minés
01:06:49et puis pour assurer
01:06:50toute la...
01:06:50pour baisser
01:06:51pour désescalader.
01:06:52Au fait nous sommes devenus
01:06:53je vais être
01:06:54un peu bancal
01:06:55un peu les noulous du monde
01:06:56parce que...
01:06:56Vous avez vu ce que leur a répondu
01:06:57Donald Trump
01:06:58là il y a quelques heures
01:06:59je leur ai dit
01:07:00de garder leur distance
01:07:01à moins qu'ils ne veulent
01:07:02remplir leur navire de pétrole.
01:07:04Ils ont été inutiles
01:07:05quand on avait besoin d'eux
01:07:06un véritable tigre de papier
01:07:09a dit Donald Trump
01:07:10pour parler
01:07:11de ses alliés de l'OTAN.
01:07:13La deuxième façon
01:07:14que je voulais faire
01:07:14c'est un peu une mise en scène
01:07:15vis-à-vis de l'OTAN
01:07:16vis-à-vis de M. Trump
01:07:18parce que
01:07:20Macron exhibe
01:07:21Mélanie
01:07:21qui est une prise de guerre
01:07:22parce que c'est une fille
01:07:23qui comme normalement
01:07:23elle était presque maga
01:07:25elle était le chouchou
01:07:26de Trump en Europe
01:07:27il disait
01:07:27Mélanie
01:07:28very good
01:07:29tout ça
01:07:29et là
01:07:31elle n'est pas très contente.
01:07:33Donc là
01:07:33on est vraiment
01:07:34dans la mise en place
01:07:36mais pour rester positif
01:07:37je pense que
01:07:38cette crise
01:07:39au moins nous aura
01:07:40appris
01:07:40deux choses
01:07:41c'est que militairement
01:07:42on n'est pas prêt
01:07:44parce qu'on demande
01:07:45l'indépendance
01:07:45et la souveraineté
01:07:46mais nous n'avons pas
01:07:47de moyens de transport
01:07:48ni de renseignement
01:07:49parce que notre argent
01:07:51est parti dans les fraudes
01:07:52et dans le milliard d'euros
01:07:53on parlait tout à l'heure
01:07:53aux étudiants
01:07:54je prends l'exemple comme ça
01:07:55mais on dépense
01:07:56on dilapide l'argent
01:07:57sur autre chose
01:07:57on ne fait pas d'armement
01:07:58et le deuxième point
01:07:59c'est qu'on est
01:08:04diplomatiquement
01:08:04en fait
01:08:05on n'est pas dans le coup
01:08:07Alors
01:08:08retour sur cette réunion
01:08:09à l'Elysée
01:08:10si vous le voulez bien
01:08:10quel était son objectif
01:08:11qu'est-ce qui en est
01:08:12finalement ressorti
01:08:13les détails
01:08:14avec Nelly Dénac
01:08:15qui était sur place
01:08:17Si la conférence
01:08:18de l'Elysée
01:08:19et le sommet
01:08:20à suivre à Londres
01:08:21la semaine prochaine
01:08:21tombe à point nommé
01:08:23pour Emmanuel Macron
01:08:24il n'en demeure pas moins
01:08:24que les Européens
01:08:26non seulement avancent
01:08:27en ordre dispersé
01:08:28sur la participation américaine
01:08:30à la suite
01:08:30mais semblent aussi
01:08:32se réveiller
01:08:32après la bataille
01:08:33le terme
01:08:34de mission défensive
01:08:35peut même
01:08:36paraître antinomique
01:08:37défense de quoi
01:08:38jusqu'à quel point
01:08:39s'agit-il d'une simple
01:08:41mission de déminage
01:08:42sans qu'on sache
01:08:43si le détroit
01:08:43est truffé de mines
01:08:44ou en est exempt
01:08:45d'une mission
01:08:46d'observation
01:08:47un peu à la manière
01:08:48de la finule au Liban
01:08:49mais sur le plan maritime
01:08:50avec le succès relatif
01:08:52que l'on sait
01:08:53les Européens
01:08:54devraient aussi
01:08:55accorder leur violon
01:08:56sur qui fait quoi
01:08:57jusqu'à quel point
01:08:58l'engagement
01:08:59les Italiens
01:09:00et les Allemands
01:09:00promettent des bateaux
01:09:02mais il leur faudra
01:09:02l'approbation
01:09:03de leur parlement respectif
01:09:04en fait
01:09:05une mission
01:09:06qui se résumerait
01:09:07à la participation
01:09:07de 12 pays
01:09:08mais avec une France
01:09:10réellement seule en scène
01:09:11sur le plan maritime
01:09:12ne ferait que confirmer
01:09:14que décidément
01:09:15Emmanuel Macron
01:09:16n'est peut-être pas
01:09:17le leader européen
01:09:18qu'il croit être
01:09:19d'abord la question
01:09:20qu'on peut se poser
01:09:20c'est à ce qu'il croit
01:09:21vraiment être un leader
01:09:22européen aujourd'hui
01:09:23ou est-ce que c'est
01:09:23une posture qu'il prend
01:09:24le Président de la République
01:09:25ça aussi
01:09:26on peut s'interroger
01:09:26il finira
01:09:28par nous rendre dingue
01:09:29d'ici la fin de son mandat
01:09:30il fait tout en même temps
01:09:31donc on ne sait pas
01:09:32un jour il époir
01:09:33la souveraineté française
01:09:34de l'endemain
01:09:34il vous dit
01:09:35souveraineté européenne
01:09:35défense française
01:09:36défense européenne
01:09:37là il a parlé
01:09:38du narcotrafic
01:09:40c'est triste quand même
01:09:41pour la France
01:09:42qui a une vocation
01:09:44d'avoir sa propre voix
01:09:45on n'est pas les vassaux
01:09:45des américains
01:09:47on ne dit pas
01:09:47nous ne critiquons pas
01:09:48M. Macron
01:09:48parce qu'il a dit non
01:09:49à Trump
01:09:49nous critiquons M. Macron
01:09:50parce qu'il n'y a plus
01:09:53de navire France
01:09:54qui est perçu
01:09:55par les pays arabes
01:09:56et les pays de la région
01:09:56quelque chose
01:09:57c'est ça le problème
01:09:58il a vidé
01:10:00la marque France
01:10:01de sa substance
01:10:02c'est ça le reproche
01:10:02qu'on lui fait
01:10:03qu'il ne soit pas d'accord
01:10:04avec Trump
01:10:05De Gaulle n'était pas d'accord
01:10:06avec plein de choses
01:10:07oui il est libre à lui
01:10:07De Gaulle était contre
01:10:09la guerre du Vietnam
01:10:10par exemple
01:10:10alors on va marquer une pause
01:10:12et puis on va parler
01:10:12dans un instant
01:10:13avec Pascal Delima
01:10:14qui nous a rejoint
01:10:15sur ce plateau
01:10:16bonsoir
01:10:16merci d'être avec nous
01:10:17on va parler des conséquences
01:10:18évidemment économiques
01:10:19de cette crise
01:10:20on peut imaginer
01:10:21que la réouverture totale
01:10:22d'Hormuz
01:10:23va faire redescendre
01:10:24la pression sur le pétrole
01:10:25et sur les prix
01:10:26des carburants
01:10:27c'est ce qu'on espère
01:10:28en tous les cas
01:10:29on va en parler avec vous
01:10:29dans la dernière partie
01:10:31du Meilleur de l'Info
01:10:31sur CNews
01:10:32restez avec nous
01:10:37De retour pour la dernière partie
01:10:38du Meilleur de l'Info
01:10:39en direct sur CNews
01:10:41on va parler toujours
01:10:42de l'actualité internationale
01:10:44mais des conséquences
01:10:45de cette guerre
01:10:46des conséquences bien sûr
01:10:48économiques
01:10:49on est avec Pascal Delima
01:10:50qui nous a rejoint
01:10:51sur ce plateau
01:10:52économiste
01:10:52bonsoir Pascal Delima
01:10:54on peut imaginer
01:10:55je le disais
01:10:56juste avant la pause
01:10:56que la réouverture totale
01:10:58d'Hormuz
01:10:59c'est l'information
01:11:00de cette journée
01:11:02va faire redescendre
01:11:03la pression
01:11:03en tous les cas
01:11:04on l'espère
01:11:04sur le pétrole
01:11:05sur les carburants
01:11:06il serait temps
01:11:07en pleine vacances
01:11:08de printemps
01:11:09je précise que ce week-end
01:11:10toutes les zones
01:11:11sont en vacances
01:11:12il y a la zone
01:11:13de Paris
01:11:14qui commence ce week-end
01:11:15et puis
01:11:16il y en a qui se croisent
01:11:17et voilà
01:11:17toutes les zones
01:11:18toute la France
01:11:19est en vacances ce week-end
01:11:22va donc y avoir
01:11:22du monde évidemment
01:11:23c'est pour ça que j'ai dit ça
01:11:24il va y avoir du monde
01:11:24donc ce week-end
01:11:25notamment ce soir et demain
01:11:27sur les routes
01:11:28et dans les stations essence
01:11:29pour ceux qui peuvent
01:11:29car ces vacances
01:11:30s'avèrent évidemment
01:11:31plus chères
01:11:32que prévues
01:11:33pour les français
01:11:33qui avaient peut-être
01:11:35anticipé ces vacances
01:11:36en amont
01:11:37et qui doivent malheureusement
01:11:38s'adapter
01:11:39comme nous l'explique
01:11:40et on va en parler
01:11:40juste après
01:11:41François Tiskevitch
01:11:44Premier constat
01:11:45les personnes
01:11:45que nous avons pu rencontrer
01:11:47avec Antoine Durand
01:11:48n'étaient pas au courant
01:11:49de la réouverture
01:11:49du détroit d'Hormuz
01:11:51ils attendent une réelle baisse
01:11:52des prix à la pompe
01:11:53dans les prochains jours
01:11:55car ici
01:11:55dans cette station service
01:11:56située au niveau
01:11:58de Ronis-sur-Seine
01:11:59sur l'autoroute A13
01:12:00en direction de Caen
01:12:01les prix affichés
01:12:01sont encore hauts
01:12:02environ 10 centimes
01:12:04de plus
01:12:05par rapport
01:12:05au prix d'une station service
01:12:07de la banlieue parisienne
01:12:09beaucoup de français
01:12:09qui partent
01:12:10ou qui vont partir
01:12:11en vacances
01:12:11sont donc anticipées
01:12:13en utilisant notamment
01:12:14des applications mobiles
01:12:16leur permettant
01:12:16de comparer
01:12:17le prix des stations service
01:12:19ou encore
01:12:20en utilisant
01:12:21le covoiturage
01:12:22une chose est sûre
01:12:23les français
01:12:23n'ont pas boudé
01:12:24ces vacances de Pâques
01:12:25avec un taux
01:12:26de réservation
01:12:27en légère baisse
01:12:28seulement moins 1,8%
01:12:30par rapport
01:12:31à l'an dernier
01:12:31mais des français
01:12:32qui partent
01:12:33moins longtemps
01:12:34mais surtout
01:12:34moins loin
01:12:35parmi les destinations
01:12:36privilégiées
01:12:37la Loire-Atlantique
01:12:38ou encore
01:12:38la Normandie
01:12:39les régions du sud
01:12:41elles
01:12:41sont un peu
01:12:42boudées
01:12:43par les français
01:12:43l'objectif est clair
01:12:44réduire au maximum
01:12:46l'impact des prix
01:12:47des carburants
01:12:47sur le budget
01:12:48des vacances
01:12:49alors écoutez à présent
01:12:51ces automobilistes
01:12:52justement interrogés
01:12:53aujourd'hui
01:12:56c'est de faire du covoiturage
01:12:59donc je pars avec
01:12:59une de mes soeurs
01:13:00voilà
01:13:01pour gagner
01:13:02un peu d'argent
01:13:03sur l'essence
01:13:04ça coûte cher
01:13:04l'essence a beaucoup
01:13:05augmenté
01:13:06donc ma soeur
01:13:07elle aurait dû monter
01:13:08toute seule
01:13:08en train
01:13:09nous c'était pas vraiment
01:13:10prévu qu'on monte
01:13:11et du coup
01:13:12pour arranger un peu
01:13:14ma soeur
01:13:15on est parti
01:13:16on part
01:13:16tous les trois
01:13:18je le disais
01:13:19des automobilistes
01:13:21des français
01:13:21qui sont contraints
01:13:22de s'adapter
01:13:23évidemment
01:13:24compte tenu de la situation
01:13:25compte tenu des prix
01:13:26Pascal Delima
01:13:27quelle est la situation
01:13:28pour le moment
01:13:29en ce qui concerne
01:13:30le pétrole
01:13:31en ce qui concerne
01:13:32le carburant
01:13:34est-ce que
01:13:34on va pouvoir
01:13:36apercevoir
01:13:37une amélioration
01:13:37dans les prochains jours
01:13:38oui mais il faut
01:13:39attendre une petite semaine
01:13:41deux petites semaines
01:13:41parce que le temps
01:13:42justement de la répercussion
01:13:43d'une baisse
01:13:44des prix du pétrole
01:13:45jusqu'au prix à la pompe
01:13:47il y a toujours
01:13:47une semaine
01:13:48ou deux semaines
01:13:48donc c'est pas immédiat
01:13:49donc là on va encore
01:13:50subir un petit peu
01:13:51la crise précédente
01:13:52évidemment
01:13:53probablement jusqu'à
01:13:54la fin des vacances
01:13:54tout à fait
01:13:55tout à fait
01:13:56ce qu'il faut bien comprendre
01:13:56parce que c'est essentiel
01:13:58c'est que le prix du pétrole
01:13:59c'est un prix
01:13:59sur les marchés internationaux
01:14:01c'est-à-dire qu'en fait
01:14:02on intègre une prime
01:14:04géopolitique
01:14:04donc évidemment
01:14:05quand le détroit d'Ormuz
01:14:06se détend
01:14:06et bien les prix baissent
01:14:08et quand évidemment
01:14:08il y a des tensions
01:14:09l'offre ne peut pas
01:14:10s'acheminer
01:14:10et donc les prix montent
01:14:11et effectivement
01:14:12après vous passez
01:14:13du côté de la raffinerie
01:14:14et des prix à la pompe
01:14:15mais tout ça prend du temps
01:14:17et le temps effectivement
01:14:18que ça s'intègre réellement
01:14:19sur le pouvoir d'achat
01:14:20des français
01:14:21il faut encore attendre
01:14:21une semaine ou deux
01:14:22et puis il y a un deuxième point
01:14:23il faut bien expliquer
01:14:24parce qu'on le constate
01:14:25c'est que
01:14:25quand on regarde l'inflation
01:14:27l'inflation directe
01:14:29qui concerne les prix
01:14:30d'énergie, gaz et pétrole
01:14:32parce qu'il n'y a pas
01:14:32que le pétrole
01:14:32il y a aussi le gaz
01:14:33et bien on constate
01:14:34que ça a augmenté
01:14:35au mois de mars
01:14:35et malheureusement
01:14:37la filière pétrolière
01:14:40est interdépendante
01:14:41avec toutes les autres
01:14:41filières de l'économie
01:14:42il y a des transports partout
01:14:43sur la filière industrielle
01:14:45il y a des transports
01:14:45des matières premières
01:14:46jusqu'au processus
01:14:47de transformation
01:14:48jusqu'à la distribution
01:14:49dans l'agroalimentaire aussi
01:14:50ce que je veux dire par là
01:14:51c'est qu'on voit aussi
01:14:52une inflation structurelle
01:14:53une inflation sur les autres
01:14:55secteurs de l'économie
01:14:56qui commence aussi
01:14:57à augmenter
01:14:58du fait de la hausse
01:14:59du pétrole
01:15:00c'est la répercussion
01:15:01absolument
01:15:02il y a une répercussion
01:15:03qui commence à s'observer
01:15:04avec un délai
01:15:05avec un délai
01:15:06donc il est temps
01:15:07évidemment que ça se calme
01:15:09là c'est une bonne chose
01:15:10vous savez qu'évidemment
01:15:11les pays pétroliers
01:15:12sont généralement contents
01:15:13lorsque les prix montent
01:15:14là c'est pas le cas
01:15:15parce que le détroit
01:15:16est bloqué
01:15:17donc les prix montent
01:15:18mais l'offre ne s'achemine pas
01:15:19donc si vous voulez
01:15:20ils sont plutôt contents
01:15:21aujourd'hui
01:15:21d'avoir une baisse probable
01:15:23des prix du pétrole
01:15:24parce que ça se détend
01:15:25parce qu'ils perdaient
01:15:26beaucoup d'argent
01:15:27et puis ça devrait
01:15:28se répercuter progressivement
01:15:29effectivement
01:15:29sur les prix à la pompe
01:15:30Alors sur le sujet
01:15:31de l'Union Européenne
01:15:32justement
01:15:32écoutez Philippe De Villiers
01:15:33qui aujourd'hui
01:15:34parlait de cette crise
01:15:35et qui nous disait
01:15:36que finalement
01:15:36la France était tombée
01:15:37dans un piège
01:15:38Philippe De Villiers
01:15:39Une situation gigantesque
01:15:41dans laquelle
01:15:42on s'est laissé bercer
01:15:44la France
01:15:45est tombée
01:15:46dans un piège
01:15:48incroyable
01:15:49elle n'a pas pensé
01:15:50à sa liberté
01:15:51à son indépendance
01:15:52et donc aujourd'hui
01:15:54premièrement
01:15:54il faut sortir
01:15:55du marché de l'électricité
01:15:56qui est indexé
01:15:58sur le prix du gaz
01:15:59donc le gaz allemand
01:16:00donc c'est l'Allemagne
01:16:01qui commande
01:16:03et non seulement ça
01:16:04mais il faut absolument
01:16:05sortir de l'Union Européenne
01:16:07pour avoir une indépendance
01:16:09complète
01:16:09et avoir une vraie politique
01:16:11énergétique
01:16:12fondée sur le nucléaire
01:16:13et à nouveau
01:16:14l'hydroélectricité
01:16:17Est-ce que ce que dit
01:16:18Philippe De Villiers
01:16:19aujourd'hui
01:16:20effectivement
01:16:21serait une des solutions
01:16:23pour être plus libre
01:16:27concernant le pétrole
01:16:28et le droit de Dormuz
01:16:29il y a les oléoducs
01:16:30des Émirats
01:16:31d'Arabie Saoudite
01:16:31mais c'est que 20%
01:16:32donc on n'est pas du tout
01:16:33encore dans
01:16:34ce n'est pas suffisant
01:16:35si vous voulez
01:16:35pour trouver une alternative
01:16:37à un potentiel blocage
01:16:38de Dormuz
01:16:39maintenant
01:16:39le vrai sujet
01:16:40bien évidemment
01:16:41nous avions un avantage
01:16:42comparatif
01:16:43vous savez
01:16:43on parlait souvent
01:16:44à l'époque de Delors
01:16:45des avantages comparatifs
01:16:46on disait que les Européens
01:16:48allaient coopérer
01:16:48à partir de leurs vrais
01:16:50avantages comparatifs
01:16:51on en a un
01:16:51c'est le nucléaire
01:16:52et on peut faire
01:16:53évidemment
01:16:53de l'électricité
01:16:54avec du nucléaire
01:16:56et donc on peut
01:16:56électrifier
01:16:57quelque part l'économie
01:16:59à partir du nucléaire
01:17:00le nucléaire ne suffira pas
01:17:01évidemment
01:17:02il faut aussi
01:17:03l'hydraulique
01:17:04bien évidemment
01:17:04il faut aussi l'éolien
01:17:05et le solaire
01:17:06mais le problème
01:17:07c'est qu'on avait
01:17:08une première dépendance
01:17:09qui était liée au pétrole
01:17:10j'essaie d'être
01:17:11le plus clair possible
01:17:11et vous avez
01:17:12une autre dépendance
01:17:12qui peut arriver
01:17:13c'est que dans l'éolien
01:17:15dans l'hydraulique
01:17:16il y a des technologies
01:17:17qui sont encore importées
01:17:19donc c'est la souveraineté
01:17:20qui est l'enjeu
01:17:21numéro un aujourd'hui
01:17:22c'est-à-dire que
01:17:23même si on a du nucléaire
01:17:24ça ne suffira pas aujourd'hui
01:17:25il faudra
01:17:25d'autres énergies renouvelables
01:17:28dans ces autres énergies renouvelables
01:17:30nos dépendances critiques
01:17:32existent vis-à-vis de la Chine
01:17:33encore
01:17:33notamment pour les semi-conducteurs
01:17:35et les technologies
01:17:35et donc c'est la souveraineté
01:17:37effectivement qui est en jeu
01:17:38mais c'est quoi la souveraineté
01:17:40sortir du marché
01:17:41de l'énergie
01:17:42bon
01:17:42européenne
01:17:43évidemment c'est une des solutions
01:17:44mais la souveraineté
01:17:46c'est indiscutablement
01:17:47de protéger
01:17:48le territoire France
01:17:49par un protectionnisme
01:17:51intelligent
01:17:51et laisser
01:17:52la réindustrialisation
01:17:54de la France se faire
01:17:54c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:17:56parler à mon sens
01:17:57de souveraineté
01:17:59si
01:17:59c'était peut-être
01:18:00un peu utopique
01:18:00mais si on ne remet pas
01:18:01un peu en cause
01:18:02le modèle de la globalisation mondiale
01:18:04en fait tout simplement
01:18:04donc si on continue
01:18:05avec ce système
01:18:06c'est la concurrence
01:18:07par les coûts
01:18:08et donc notre énergie
01:18:09même si elle est renouvelable
01:18:11en tout cas pour les intrants
01:18:12proviendra d'une partie
01:18:13par des importations
01:18:15concernant pour terminer
01:18:16les impacts
01:18:17effectivement
01:18:17de cette crise
01:18:18sur le long terme
01:18:19effectivement
01:18:20même si demain
01:18:21les prix
01:18:21parce que juste
01:18:21pour qu'on fasse un point
01:18:23aujourd'hui
01:18:23c'était quoi les prix
01:18:24aujourd'hui à peu près
01:18:25à la pompe
01:18:26on était quoi à peu près
01:18:27c'est entre 2 et 2,6
01:18:28ça dépend vraiment
01:18:29des distributeurs
01:18:31mais autour de 2,15
01:18:33c'est la moyenne
01:18:34aujourd'hui
01:18:34l'idée c'est de revenir
01:18:35à 1,90
01:18:36à 1,80 rapidement
01:18:37mais c'est dans 2 semaines
01:18:38c'est pas pour les vacances
01:18:39c'est pas pour les vacances
01:18:40c'est dans 2 semaines
01:18:40ça effectivement
01:18:41on devrait y arriver
01:18:42évidemment
01:18:43si la situation internationale
01:18:44se maintient
01:18:45comme elle est
01:18:46aujourd'hui
01:18:47vous parliez des conséquences
01:18:48après
01:18:49qui vont arriver
01:18:50en cascade
01:18:51notamment
01:18:52dans d'autres secteurs
01:18:53parce que cette crise
01:18:54elle impacte
01:18:55d'autres secteurs
01:18:55l'inflation structurelle
01:18:56on parlait aussi
01:18:57pour rester sur
01:18:58l'univers du tourisme
01:18:59parce qu'effectivement
01:19:00là il y a les vacances
01:19:01de printemps
01:19:01on va arriver
01:19:01sur les vacances
01:19:03d'été
01:19:05à l'aérien
01:19:06on a beaucoup parlé
01:19:07aussi des conséquences
01:19:08sur les prix
01:19:09des billets d'avion
01:19:10notamment en raison
01:19:11de l'augmentation
01:19:11aussi du prix du kérosène
01:19:13ça risque aussi
01:19:14d'avoir un impact
01:19:15peut-être cet été
01:19:16peut-être plus tard même
01:19:17alors vous savez
01:19:18c'est un chénon
01:19:19c'est très simple
01:19:20à comprendre
01:19:21c'est que tous les prix
01:19:21de l'énergie
01:19:23gaz, pétrole, kérosène
01:19:24sont corrélés
01:19:25il y a
01:19:26c'est des équations
01:19:27bon
01:19:27ils sont corrélés
01:19:28donc effectivement
01:19:29si le prix du pétrole
01:19:30augmente
01:19:31le prix du gaz
01:19:32va augmenter
01:19:33et évidemment
01:19:33les dérivés
01:19:34kérosène etc
01:19:35le gaz
01:19:35on est un peu moins
01:19:36impacté
01:19:37parce qu'on arrive
01:19:37sur les beaux jours
01:19:38alors absolument
01:19:39et puis on a des solutions
01:19:40alternatives
01:19:41par la Norvège
01:19:42on a des solutions
01:19:43alternatives
01:19:44qui sont plus simples
01:19:44on peut dire simplement
01:19:46maintenant effectivement
01:19:47sur le kérosène
01:19:48c'est toujours pareil
01:19:49il y a un laps de temps
01:19:50comme le kérosène
01:19:51c'est je dirais
01:19:52la dernière énergie
01:19:53en bout de course
01:19:53ce ne sera pas
01:19:54dans deux semaines
01:19:55ce sera dans trois semaines
01:19:56dans quatre semaines
01:19:57etc
01:19:57mais ce n'est pas pour aujourd'hui
01:19:59merci beaucoup
01:20:00Pascal Delima
01:20:01pour ces précisions
01:20:02on va terminer
01:20:04avec Emmanuel Macron
01:20:05on en parlait
01:20:06tout à l'heure
01:20:06Emmanuel Macron
01:20:07qui a reçu hier
01:20:07près de 500 maires
01:20:09à l'Elysée
01:20:10et ce qui est ressorti
01:20:12après ces échanges
01:20:12finalement
01:20:13c'est un président
01:20:14c'est ce qui s'est
01:20:15beaucoup dit
01:20:15un président hors sol
01:20:17un président déconnecté
01:20:19des réalités
01:20:19finalement
01:20:20de son propre bilan
01:20:21déconnecté
01:20:22le mot
01:20:22il est intéressant
01:20:23je vous le dis pourquoi
01:20:24parce qu'aujourd'hui
01:20:25Emmanuel Macron
01:20:25s'est rendu
01:20:26à la cité internationale
01:20:27de la langue française
01:20:28sur place
01:20:29le chef de l'état
01:20:30est passé par
01:20:30plusieurs ateliers
01:20:31de lecture
01:20:32de théâtre
01:20:33de bandes dessinées
01:20:34organisées
01:20:35par des collégiens
01:20:36et des lycéens
01:20:37il a appelé
01:20:38jeudi
01:20:38à instaurer
01:20:39justement
01:20:39une journée
01:20:39de déconnexion
01:20:40c'est pour ça
01:20:40que moi
01:20:41ça m'a justement
01:20:42amusé
01:20:43une journée
01:20:43sans connexion
01:20:45mensuelle
01:20:45pour les plus jeunes
01:20:46évidemment
01:20:47que c'est une bonne idée
01:20:49on va écouter
01:20:50je ne sais pas
01:20:51si on a le son
01:20:52d'ailleurs
01:20:52on a le son
01:20:53on écoute
01:20:53le président
01:20:53de la république
01:20:56on voudrait
01:20:57qu'il y ait
01:20:57une fois par mois
01:20:59une journée
01:21:00sans connexion
01:21:02pour se réhabituer
01:21:03à
01:21:04et se montrer
01:21:04que c'est possible
01:21:05journée
01:21:06durant laquelle
01:21:07justement
01:21:07on va lire
01:21:09échanger
01:21:10écrire
01:21:11faire de la bande dessinée
01:21:12faire du théâtre
01:21:13passer du temps
01:21:14avec les autres
01:21:14parce que c'est très important
01:21:16parce que c'est justement ça
01:21:17qui permet de refixer
01:21:19son attention
01:21:20sur le fond
01:21:21il a raison
01:21:22à 100%
01:21:22Emmanuel Macron
01:21:23on est avec Myriam Djabali-Larak
01:21:25professeur d'économie
01:21:26et présidente de l'association
01:21:27Regards Lycéens
01:21:28bonsoir
01:21:29merci d'être avec nous
01:21:29ce soir sur CNews
01:21:30Myriam
01:21:31une journée
01:21:32sans connexion
01:21:33pour les élèves
01:21:33pour les collégiens
01:21:34les lycéens
01:21:35moi je dis oui
01:21:36à 100%
01:21:37en tant que papa
01:21:38évidemment
01:21:39mais comment on fait
01:21:40en 2026
01:21:41Myriam ?
01:21:42Oui
01:21:42c'est un thème
01:21:43c'est un thème
01:21:44important
01:21:45c'est pas dans l'ADN
01:21:46d'Emmanuel Macron
01:21:48alors comment on fait
01:21:49ça existe déjà en fait
01:21:51au collège
01:21:52depuis 2018
01:21:53et encore plus
01:21:54depuis 2025
01:21:55les téléphones aujourd'hui
01:21:56sont dans des sachets
01:21:57sont dans des boîtes
01:21:58donc les élèves
01:21:59n'y ont pas accès
01:22:00maintenant concrètement
01:22:01au lycée
01:22:02c'est plus le cas
01:22:03alors notre jeunesse
01:22:04elle n'est ni irresponsable
01:22:06ni coupable
01:22:07elle est juste exposée
01:22:08et la question en vérité
01:22:10c'est pas comment on fait
01:22:12pour les déconnecter
01:22:13c'est comment est-ce qu'on régule
01:22:14ce qui les rend accros
01:22:15parce qu'aujourd'hui
01:22:17c'est la question
01:22:18de comment est-ce qu'on régule
01:22:19les plateformes numériques
01:22:20mais nos élèves
01:22:22nos jeunes
01:22:22ont besoin
01:22:23du numérique
01:22:24il n'est pas question
01:22:25de faire un blackout numérique
01:22:26on ne peut plus vivre
01:22:27sans l'IA aujourd'hui
01:22:28tous les métiers
01:22:29vous-même d'ailleurs
01:22:30journaliste
01:22:30quel que soit le secteur
01:22:31d'activité
01:22:32l'IA fait partie intégrante
01:22:34le numérique
01:22:34de nos métiers
01:22:35donc au collège
01:22:36il faut continuer
01:22:37à encadrer
01:22:38et au lycée
01:22:39il faut apprendre en fait
01:22:42ce qui est contradictoire
01:22:43effectivement
01:22:43c'est que le président
01:22:44attache beaucoup d'importance
01:22:45il en parle depuis
01:22:46sa dernière campagne présidentielle
01:22:47d'ailleurs
01:22:47et moi je trouve
01:22:49qu'il a raison
01:22:50mais ce qui est contradictoire
01:22:52c'est qu'à côté de ça
01:22:53on sait qu'il a une communication
01:22:54dans laquelle
01:22:55il cherche régulièrement
01:22:57à s'adresser aux jeunes
01:22:58notamment sur les réseaux sociaux
01:22:59notamment sur TikTok
01:23:00donc quand on est président
01:23:02de la république
01:23:02et qu'on fait des vidéos
01:23:03sur TikTok
01:23:03c'est à destination des jeunes
01:23:05qui du coup
01:23:06se retrouvent
01:23:07donc sur TikTok
01:23:07et donc c'est une façon
01:23:09de les encourager
01:23:09à aller sur les réseaux sociaux
01:23:10on peut parler aussi
01:23:12aujourd'hui de l'éducation nationale
01:23:13qui encourage aussi
01:23:14les jeunes
01:23:15à utiliser les écrans
01:23:16avec toutes les applications
01:23:19écoles directes
01:23:20ou pronotes
01:23:21sur lesquelles
01:23:22les profs invitent
01:23:23les élèves aujourd'hui
01:23:24à aller consulter
01:23:25les devoirs
01:23:26les notes
01:23:26enfin c'est aujourd'hui
01:23:28finalement contre-productif
01:23:30avec le souhait
01:23:31du chef de l'État
01:23:33et c'est pour ça justement
01:23:34et même nos enseignements
01:23:35on nous demande aujourd'hui
01:23:36et c'est vrai que c'est
01:23:37nécessaire dans certains métiers
01:23:39à apprendre
01:23:40aux lycéens notamment
01:23:41alors dans le post-bac
01:23:43c'est encore plus vrai
01:23:44mais à apprendre
01:23:45à rédiger un prompt
01:23:46je pense que l'apprentissage
01:23:48de l'utilisation
01:23:49des réseaux sociaux
01:23:50aujourd'hui
01:23:50est essentiel
01:23:51on devrait avoir des cours
01:23:52qui soient complètement dédiés
01:23:53à ça
01:23:54parce qu'il faut quand même
01:23:55apprendre à nos jeunes
01:23:56à les responsabiliser
01:23:57sur l'utilisation
01:23:59de ces réseaux
01:24:00il n'empêche que
01:24:01la mesure qui a été énoncée
01:24:03il y a deux jours
01:24:04est purement symbolique
01:24:05parce que comment voulez-vous
01:24:06décréter
01:24:07une journée
01:24:08de déconnexion
01:24:09d'abord c'est une intrusion
01:24:11de l'État
01:24:12dans la sphère privée
01:24:13on a presque
01:24:14une dépossession
01:24:15citoyenne
01:24:16c'est un terme
01:24:16d'un sociologue
01:24:18célèbre
01:24:18et puis ça crée aussi
01:24:20une inégalité sociale
01:24:21il y a déjà
01:24:22dans quelques familles
01:24:22alors vous peut-être
01:24:23vous régulez davantage
01:24:25l'utilisation
01:24:26des téléphones
01:24:27et des réseaux sociaux
01:24:28par
01:24:28de vos enfants
01:24:30je vous rappelle
01:24:30que les parents
01:24:31sont pénalement
01:24:31responsables
01:24:32du contenu
01:24:33du téléphone
01:24:34de leurs enfants
01:24:35notamment le cyberharcèlement
01:24:36il y a d'autres parents
01:24:38qui sont moins vigilants
01:24:39parce qu'eux-mêmes
01:24:40ne savent pas
01:24:40comment faire
01:24:41et puis il faut rappeler
01:24:42que la santé mentale
01:24:43est directement liée
01:24:45aujourd'hui
01:24:46à l'utilisation
01:24:47du téléphone
01:24:47et des réseaux sociaux
01:24:49donc c'est un double gageur
01:24:50Emmanuel Macron
01:24:51je crois bien compris
01:24:52que la jeunesse
01:24:53est un vrai clé de voûte
01:24:54une vraie clé de voûte
01:24:55de ce qui arrive
01:24:56à nos jeunes
01:24:57notamment sur l'ultra-violence
01:24:58le trafic de drogue
01:24:59et que la déconnexion
01:25:01la déconnexion
01:25:02est un enjeu important
01:25:02je vais vous dire
01:25:04Myriam Djabedira
01:25:05qu'il a surtout compris
01:25:06que les jeunes
01:25:06sont les électeurs
01:25:07de demain
01:25:08c'est surtout ça
01:25:08que le président
01:25:09de la république
01:25:10a compris aussi
01:25:13juste avant
01:25:14de vous laisser
01:25:15Myriam Emmanuel Macron
01:25:16bon ça c'est voilà
01:25:17pour la petite touche
01:25:18rigolote
01:25:18mais c'est vrai
01:25:19que c'était sympathique
01:25:20je vois que vous savez
01:25:21sur quoi je veux aller
01:25:21Emmanuel Macron
01:25:22qui face à ces jeunes
01:25:23justement aujourd'hui
01:25:25donc on le disait
01:25:25lors de ce déplacement
01:25:27a été très gentiment
01:25:29très gentiment chahuté
01:25:30je vous propose
01:25:31d'écouter cette séquence
01:25:33Dans quel genre de page
01:25:35vous les élite ?
01:25:36Je les lis plus en français
01:25:37je suis capable
01:25:38de les lire en anglais
01:25:39Oh sure !
01:25:42Rires
01:25:43Rires
01:25:44Rires
01:25:45Rires
01:25:46Rires
01:25:47Rires
01:25:47Rires
01:25:47Rires
01:25:57Bon
01:25:58Myriam Diabali
01:25:59Larraque
01:25:59il aura au moins
01:26:00marqué
01:26:01les jeunes
01:26:02comme ça
01:26:02avec son
01:26:03for sure
01:26:04le président de la république
01:26:06Ah oui oui
01:26:07C'est ça
01:26:09exactement
01:26:10merci beaucoup
01:26:11d'avoir été avec nous
01:26:12Myriam Diabali
01:26:13Larraque
01:26:14merci à vous
01:26:15on va évidemment
01:26:16terminer là-dessus
01:26:18vous souhaitiez dire un mot
01:26:19parce que je vois
01:26:20Andrés Galli
01:26:21que ça vous a beaucoup amusé
01:26:23cette intervention de ce jeune
01:26:25pendant la visite du président
01:26:26de la république
01:26:26qu'il a interpellé
01:26:28avec ce for sure
01:26:28Oui
01:26:29le naufrage est comique
01:26:31est-ce qu'on aurait pu dire ça à Mitterrand
01:26:34j'ai même pas dit Napoléon ou Charles de Gaulle
01:26:36Mitterrand
01:26:37la fonction présidentielle se déclasse
01:26:39mais c'est drôle
01:26:40c'est bien
01:26:41C'est lui qui l'a déclassé
01:26:42Vous pensez que c'est révélateur de quelque chose
01:26:45Il n'est pas le seul
01:26:45Évidemment
01:26:46C'est bon enfant
01:26:47c'est pas non plus
01:26:48Oui mais on dirait un élève parmi eux
01:26:51On dirait un élève
01:26:52autour d'autres élèves
01:26:54On ne dirait pas que c'est un chef de l'État
01:26:56Comment voulez-vous respecter quelqu'un
01:26:58qui se comporte comme un élève ?
01:26:59Dans un moment d'ultra crise
01:27:01On n'est pas dans la trente glorieuse
01:27:02On a besoin d'un chef
01:27:03qui nous rassure
01:27:03C'est ça
01:27:04Oui c'est vrai
01:27:05Quand il dit tout à l'heure
01:27:07il a dit
01:27:08on ne lâchera rien
01:27:09on dirait qu'il vient d'être élu
01:27:10ça fait juste 9 ans qu'il est là
01:27:12ça fait 9 ans qu'il nous dit
01:27:12je ne lâche rien
01:27:13il a tout lâché
01:27:14Après ça a toujours été finalement
01:27:16sa marque de fabrique
01:27:17c'est-à-dire que cet exercice
01:27:18hier on l'a vu avec les mères
01:27:19debout
01:27:20vous avez vu debout
01:27:21le micro à la main
01:27:21avec les mères tout autour de lui
01:27:23c'est dans cette forme-là
01:27:25qu'on l'a connue
01:27:26et c'est aussi dans cette forme-là
01:27:27qu'il est peut-être le meilleur
01:27:30mais peut-être qu'effectivement
01:27:31il a commencé à lasser
01:27:32avec ce style
01:27:34Le drame c'est le bilan
01:27:35malheureusement pour nous tous
01:27:36C'est ça
01:27:37On aurait aimé
01:27:37Mais lui il a l'air de dire
01:27:39que le bilan est bon
01:27:40c'est ça qui est inquiétant
01:27:41Donc voilà
01:27:41On va terminer en musique
01:27:42avec un peu plus de douceur
01:27:44avec évidemment
01:27:45on va écouter quelques notes
01:27:47d'un morceau dont on a
01:27:48beaucoup parlé aujourd'hui
01:27:49ça s'appelle Dansons
01:27:50c'est la nouvelle chanson
01:27:51de Céline Dion
01:27:53écrite, composée bien évidemment
01:27:54par Jean-Jacques Goldman
01:27:56c'est magnifique
01:28:00Céline Dion
01:28:01pas encore à Paris
01:28:01mais les premières retombées économiques
01:28:03sont évidemment déjà là
01:28:05puisque les réservations d'hôtels
01:28:07ont bondi jusqu'à 900%
01:28:08à l'ouverture des ventes
01:28:10de billets vendredi dernier
01:28:11selon nos confrères du Parisien
01:28:14qui ont révélé ces chiffres
01:28:1716 concerts à la Défense Arena
01:28:19seront donc enchaînés
01:28:22par la chanteuse québécoise
01:28:24voilà pour ces quelques notes de musique
01:28:27pour se quitter
01:28:28merci beaucoup à Driss Galli
01:28:30merci à Richard Haddad
01:28:32merci à Pascal Delima
01:28:33merci à vous d'avoir décrypté
01:28:34le meilleur de l'info avec moi
01:28:36l'actualité continue bien sûr
01:28:37sur CNews
01:28:38l'édition de la nuit
01:28:39dans un instant
01:28:39avec Isabelle Piboulot
01:28:40CNews.fr
01:28:41pour revoir évidemment
01:28:42toutes vos émissions en replay
01:28:44et on se quitte
01:28:45avec le rendez-vous
01:28:47humour
01:28:48de CNews
01:28:49c'est avec le sourire
01:28:50je vous souhaite de passer
01:28:51une très belle nuit
01:28:51un excellent week-end
01:28:53on se retrouve lundi 22h
01:28:54sur CNews
01:28:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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