- il y a 10 heures
Avec Yoann Gillet et Franz-Olivier Giesbert
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NewsTranscription
00:006h-10h, Laurence Garcia.
00:02Bienvenue à vous qui nous rejoignez, à suivre vers 9h20,
00:05Madame Langage, alias Jeanne Bordeaux,
00:07et comme d'habitude, on décrypte les mots de l'actu politique.
00:10Tout de suite, notre question du jour,
00:12pourquoi François Bayrou prend-il le risque du suicide politique ?
00:17On en débat tout de suite.
00:22Bonjour François-Livier Gisbert.
00:25Bonjour, bonjour à vous, bonjour Brian.
00:27Bonjour Yoann Gillet.
00:28Bonjour Laurent Garcia, bonjour France, bonjour les auditeurs et les auditrices.
00:33Alors France, ça fait quoi ?
00:34Vous faites partie de ces boomers privilégiés, responsables de la dette,
00:37selon François Bayrou, ça fait quoi ?
00:40Moi, c'est une sorte de gaffe, ça lui a complètement échappé,
00:44et puis ça ne correspond pas du tout à la réalité,
00:45parce que si vous voyez bien,
00:47ceux qui ont le plus endetté la France au cours des dernières décennies,
00:51ce sont des gens qui n'étaient pas des boomers.
00:53Je pense notamment à François Mitterrand, en 1981,
00:55après, ou quelqu'un d'autre, Jean-Roch Bérégovoy,
00:59Pierre Bérégovoy, c'est le plus gros endeteur, d'ailleurs, sur un an.
01:05Édouard Balladur aussi, vous regardez,
01:07puis le petit Macron, Emmanuel Macron, on ne peut pas dire que ce soit un boomer,
01:11donc les boomers n'ont pas grand-chose à avoir là-dedans.
01:13Ce qui est vrai, c'est que, bon, ben, ils sont aujourd'hui plutôt à la retraite,
01:18et, ben, les regards ont tendance à se tourner vers les retraités,
01:22mais les retraités n'y sont un peu pour rien.
01:24Je pense que ce qui s'est passé, c'est que des générations de personnalités politiques
01:29ont préféré, ben, endetter la France,
01:32c'est-à-dire, en fait, reporter les décisions à plus tard,
01:37targer les futures générations,
01:39parce que ce qui a été fait, c'est une honte par rapport aux générations qui arrivent,
01:43et ça, c'est clair, j'ai toujours pensé, j'ai toujours écrit dans le point,
01:46je ne sais pas si vous lisez le point.
01:47Pas trop, non.
01:50Et d'ailleurs, on tient un discours qui ressemble beaucoup à celui de François Balleroux,
01:54n'oubliez pas la charge de la dette,
01:55la charge de la dette, c'est l'argent qu'on perd,
01:57ça ne sert absolument à rien, c'est pour payer les intérêts.
02:00Ce sera 67 milliards, il faudra faire ces chiffres-là, en 2024,
02:03et ce sera 100 milliards en 2029.
02:07Non, mais il faut arrêter ce délire.
02:10L'Uad Gillet, qui n'est pas boomer, peut-être réagir.
02:12Avant de parler de votre conscience, je pense que l'heure est plutôt
02:18à la convergence des efforts et des imaginations,
02:23et certainement pas à la stigmatisation d'une génération ou d'une autre.
02:26Je pense qu'un pays, il est indivisible,
02:30et on n'est pas là pour que les générations se tapent dessus.
02:33Un président de la République, comme un Premier ministre,
02:36sont là pour rassembler un pays.
02:37Ils ne sont pas là pour essayer de pointer du doigt les responsables,
02:40parce qu'une génération aurait vécu de telle manière
02:42et une autre vit moins bien.
02:44La question, c'est qu'est-ce qu'on invente tous ensemble pour le faire ?
02:46C'est pour ça qu'il faut toujours regarder les mouvements populaires
02:50comme ceux du 10 septembre avec beaucoup d'attention,
02:52et ça ne se juge pas, c'est un fait.
02:54C'est un fait d'histoire.
02:55Les peuples se soulèvent de manière très différente
02:59dans leur intensité selon les époques,
03:02mais on n'a pas à dire qu'on est pour ou qu'on est contre.
03:04Il faut le regarder, il faut le comprendre,
03:05il faut essayer de l'orienter de la meilleure des manières.
03:08Par contre, à titre personnel, je suis toujours plus favorable
03:11au « inventons tout » qu'au « bloquons tout »,
03:13parce que le blocage ne crée pas l'inspiration nécessairement.
03:17Mais je peux comprendre la colère.
03:19Vous savez, on est en train d'expliquer dans ce gouvernement,
03:22et on en a déjà beaucoup débattu avec France,
03:24et on a été en désaccord là-dessus,
03:26qu'il faut faire faire des efforts à ceux qui en font déjà beaucoup.
03:29Vous savez que je suis partisan de mettre au travail
03:32ceux qui vivent simplement des revenus, des rentes,
03:34puisqu'on parle toujours de la valeur travail,
03:36et que les gens ne supportent plus le fait qu'on leur fasse toujours
03:40le même chantage en disant
03:43« bon, comme les très très riches, les ultra riches,
03:46peuvent très bien partir du jour au lendemain,
03:48c'est plutôt vous qui allez payer, puisque vous ne pouvez pas partir. »
03:50Je pense que les gens n'en peuvent plus de cela.
03:52Je crois que c'est ça qui est en question.
03:54François Bayrou ?
03:56Bon, François Bayrou, il rêve d'un destin.
03:58Il stigmatise, il a commencé, c'est toujours comme ça.
04:01Ces sujets-là, on finit toujours par stigmatiser une classe ou une autre.
04:05Inquiète pas, t'étais pas concerné, tranquillise-toi.
04:08Enfin, je n'en sais rien, mais en tout cas, c'était pas...
04:10Je ne suis totalement pas concerné.
04:10C'était pas l'idée.
04:12C'était pas l'idée.
04:13Pas de panique.
04:15Ce que je crois...
04:16Non, mais pour revenir à l'acte...
04:17Je pense que ce sera étonné.
04:18Pour revenir au vote de conscience...
04:21A mon avis, ne joue pas à ça, à mon avis.
04:23Non, mais attendez, c'est toi non plus.
04:24Et pour revenir au vote de conscience du 8 septembre...
04:27J'attends toujours ta déclaration, d'ailleurs, tu devais nous l'envoyer.
04:29Pour revenir au vote de conscience du 8 septembre de François Bayrou,
04:33ou suicide politique, ou de poker, des missions déguisées.
04:36Pourquoi cette stratégie ?
04:38Parce qu'à priori, il va forcément tomber le 8 septembre.
04:40Je ne vais pas arrêter avec ce discours.
04:41Il faut arrêter complètement avec ce discours.
04:43De toute façon, le vote de conscience...
04:46Il a demandé la confiance.
04:47On dit que c'est un suicide.
04:48Il aurait demandé le 49-3, c'était l'autre solution aussi.
04:51C'est-à-dire qu'il aurait pu faire un 49-3.
04:53On aurait dit suicide et en même temps dictature.
04:55Donc, dans cette affaire-là, de toute façon, on est dans une période politique atroce,
05:02avec une classe politique lamentable, et aucune perspective,
05:06parce qu'il n'y a pas de majorité.
05:07Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée.
05:09Donc, il était un peu arrivé au bout de son système.
05:11Peut-être qu'il réussira à survivre au dernier moment,
05:13parce qu'il y a une des composantes de la majorité qui le sauvera,
05:17un extrémisme que je ne crois pas.
05:19Donc, de toute façon, il était arrivé au bout de son histoire.
05:22Et le problème, c'est qu'il a profité de ce moment aussi
05:28pour créer un électrochoc, c'est-à-dire pour dire enfin la vérité.
05:32De dire enfin la vérité sur les comptes publics.
05:35Je pense que les Français sont un peu surpris.
05:38Beaucoup de Français n'étaient pas au courant.
05:40Mais je pense que ça va infuser.
05:41Et je pense que c'est un acte historique, cette déclaration de lundi dernier,
05:47parce que, même s'il avait déjà dit ça,
05:49mais de manière beaucoup moins claire et là absolument terrible
05:55avec cette suite de chiffres,
05:58parce que ce sont les réalités d'aujourd'hui.
06:00Donc, il faut qu'on se mette ensemble à un moment donné
06:04pour travailler là-dessus.
06:05Je pense que ce n'est pas possible aujourd'hui
06:07avec la configuration de l'Assemblée nationale.
06:09Donc, ça reporte à je ne sais quand.
06:12Est-ce qu'il y aura une dissolution ?
06:13Est-ce qu'il n'y aura pas de dissolution ?
06:14Je pense qu'on va quand même vers une période de tumultes terribles
06:18et que nous sommes aujourd'hui tous dans une sorte de grand huit.
06:21Enfin, on est juste au début.
06:23On est juste au début et ça va aller de plus en plus vite.
06:24Le président Macron a dit qu'il n'envisageait pas de nouvelle dissolution
06:28ni de démission.
06:29Enfin, il ne peut pas dire le contraire non plus.
06:31Mais sans se priver pour autant d'aucun outil constitutionnel
06:36qui était à sa disposition.
06:38François Bayrou est un homme qui rêve d'un destin à la Henri IV.
06:42Vous savez, il était très admirateur et il est toujours très admirateur d'Henri IV.
06:46Il n'avait pas manqué de rappeler lorsqu'il avait été nommé Premier ministre
06:50que c'était le jour de la date anniversaire de la naissance d'Henri IV.
06:55Il se rêve en grand réconciliateur.
06:57J'ai beaucoup filmé François Bayrou, notamment depuis 2012.
07:00Et il a toujours tendance, même dans l'intimité, comme ça, même en off, comme on dit,
07:04à toujours romancer son histoire et à essayer de s'inscrire dans les auteurs,
07:09dans les grandeurs de l'histoire.
07:10Je me souviens d'un François Bayrou qui me racontait en off,
07:13lors d'un déjeuner médiatique, si je puis dire, en tête à tête,
07:17que lorsqu'il était petit, il montait sur le toit de sa maison
07:20pour lire et regarder vers l'horizon.
07:22Et que déjà, il fallait peut-être y voir le symbole d'un homme
07:26qui aimait prendre de la hauteur et tout ça.
07:29Il a toujours été comme ça, François Bayrou.
07:31Et je trouve qu'il est très difficile pour les commentateurs que nous sommes
07:34d'entrer dans la psychologie des personnages.
07:36Qu'est-ce qui relève du pur pragmatisme ?
07:38Qu'est-ce qui relève du destin personnel ?
07:40C'est très compliqué.
07:41Est-ce que François Bayrou essaie de sortir, on va dire, avec les honneurs,
07:46le 8 septembre, pour éviter le déshonneur du poste 10 septembre,
07:50dont on ne sait rien de ce que cela peut donner ce mouvement ?
07:53Peut-être.
07:54Sans doute qu'il ne veut pas avoir le même destin qu'Henri Cadre,
07:56qui lui a fini à s'assurer.
07:57Il veut peut-être y échapper.
07:58Même s'il y a des jeunes romantiques un peu excités comme Juan Branco
08:02qui prônent le retour de la guillotine.
08:04Parce qu'on en est quand même rendus dans cette période
08:06où on essaie véritablement d'exciter les passions par-delà la raison.
08:10Par contre, ce qu'il ne faut pas, c'est que la peur des basses passions
08:13nous empêche de raisonner correctement.
08:14Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on croit qu'on résout les problèmes
08:17en mettant encore plus d'austérité.
08:19Et c'est là où je suis en désaccord avec François,
08:20ce que j'aime beaucoup par ailleurs.
08:21Et il le sait, ce n'est pas contre lui.
08:22Il le sait très très bien, François.
08:23Mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas en travaillant plus
08:28et en entrant dans l'austérité pour régler des problèmes qu'on ne réglera pas
08:31puisqu'en fait, ils sont pourris à la racine, qu'on s'en sortira.
08:34La problématique, c'est comment est-ce qu'on remet justement les gens
08:38dans une bonne dynamique, dans une dynamique de confiance.
08:40Explosion de la prise de psychotropes chez les jeunes de 12 à 25 ans.
08:44C'est-à-dire un gros stress aujourd'hui dans le fait simplement de vivre dans ce pays.
08:49Explosion de la malbouche.
08:51Je termine juste par là.
08:52Très rapidement, ce système libéral nous empêche de prioriser l'éducation.
08:58On gèle l'éducation.
08:59On prévoyait 4000 postes supprimés.
09:04On prévoyait dans l'éducation nationale.
09:07Moi, je crois qu'il vaut mieux...
09:07François-Olivier, j'ai bien pour une fois, il a envie d'en placer une.
09:10Pardon, on va le laisser parler puisqu'il est parti.
09:12Pour une fois, François-Olivier.
09:14J'ai eu le temps de parole d'un terme, mais on n'est pas en...
09:16Juste...
09:18Il a repris un peu les méthodes de l'EFI, c'est-à-dire...
09:24On terrorise l'adversaire, on caricature ses positions.
09:31Moi, je ne suis pas...
09:31Je ne suis pas partisan de l'austérité.
09:36Je pense que ce n'est pas la solution.
09:38Je pense que la solution, c'est de gérer bien.
09:40C'est qu'un plus un, ça doit faire deux.
09:42Et que ça...
09:44Le problème de la France, c'est qu'elle dépense beaucoup plus qu'elle produit.
09:48Alors, est-ce qu'il faut un nouveau gouvernement technique, François-Olivier ?
09:50Il faudrait qu'elle travaille un peu plus.
09:52Est-ce qu'il faut un nouveau gouvernement technique ?
09:53Ce sont des mesures concrètes qu'il faut prendre.
09:56Et puis, le travail, il doit être bien payé.
09:58Mais là-dessus, c'est...
09:59Je veux dire, de dire que je suis pour l'austérité, mais c'est une caricature.
10:03C'est-à-dire que toute personne qui dit, il faut arrêter les bêtises,
10:07c'est-à-dire de continuer comme ça à faire des plans sur la comète
10:10et puis à faire payer les générations suivantes,
10:12toute personne qui dit, il faut arrêter ça, est pour l'austérité.
10:16Mais non, pas du tout.
10:17Moi, je suis pour une France bien gérée.
10:20Et je vais vous dire, non, non, je vais vous dire, attends, je termine là-dessus quand même.
10:24C'est qu'il y a quelqu'un qui a fait ça en 1958.
10:27À l'époque, les imbéciles disaient, c'est de l'austérité.
10:30Non, il appelait ça d'ailleurs plan de stabilisation ou d'assainissement.
10:34C'est le général de Gaulle en 1958.
10:36Bon, et bien ce plan qui s'appelait le plan Piné-Ruef,
10:39parce que c'est surtout l'économiste Jacques Ruef qui était derrière ce plan.
10:43Ce plan, qu'est-ce qu'il a fait ?
10:44Bon, c'est vrai qu'il a serré un peu la ceinture une année ou deux
10:46pour serrer les déficits, empêcher surtout les déficits.
10:50Et qu'est-ce qui s'est passé dans les années qu'on suivit ?
10:52Eh bien, vous aviez une croissance économique.
10:53C'est pour ça que ça doit profiter à tout le monde.
10:55C'est pas des histoires de stélité, c'est absurde, c'est une caricature.
10:58Et en France, la France n'est pas un pays libéral
11:00quand on a 57% de dépenses publiques.
11:03C'est pas vrai, ça.
11:04C'est parce que...
11:04C'est un pays communiste, disais-tu autrefois.
11:06Oui, oui, on l'a bien compris.
11:07Par le discours et par la propagande de l'extrême-gauche,
11:10la France n'est pas un pays libéral.
11:12La France est un pays un peu étatiste, il faut bien dire les choses.
11:15Enfin, il n'est pas menacé par le libéralisme.
11:18Et donc, moi, si on regarde bien ce qui s'est passé en 1958,
11:23c'est qu'à ce plan, il y a eu une croissance en France de 5 à 6%,
11:27c'est-à-dire une croissance à la chinoise.
11:29Je pense qu'il faudra qu'on comprenne un jour,
11:31c'est que quand on gère bien un pays, on a de la croissance.
11:34Quand on gère mal, comme l'a fait Emmanuel Macron depuis 2017,
11:38eh bien, on n'a pas de croissance.
11:39Et c'est le cas aujourd'hui, parce qu'effectivement,
11:41on fait des déficits partout, on s'endette,
11:44et là, quand on fait le bilan des années Macron,
11:46pas de croissance, le bilan des années de Gaulle,
11:49croissance énorme, ça n'a pas empêché les 68 et d'autres problèmes.
11:52Mais enfin, il y avait une grosse croissance à l'époque.
11:54Il faudra peut-être un nouveau prochain gouvernement technique, alors, du coup,
11:58s'il y a un après-bail.
11:58Oui, mais philosophe aussi un petit peu,
12:01et je sais que ça paraît souvent un gros mot...
12:02Il reste une minute, hein ?
12:04Oui, très très bien, c'est plus ce qu'il me faut.
12:06Philosophe, on oublie souvent un petit peu ça,
12:08parce que, vous savez, on parle toujours de croissance,
12:10on oublie souvent de parler de quel type de croissance.
12:13Aujourd'hui, on fabrique n'importe quoi
12:15juste pour pouvoir fabriquer de la richesse.
12:17Vous savez, aujourd'hui, on n'arrête pas de dire
12:20il faut serrer la ceinture,
12:21il faut une année ou deux, comme dit France,
12:23pour pouvoir faire en sorte d'aller mieux.
12:25La meilleure manière d'aller mieux, déjà,
12:26c'est que, par exemple,
12:28les gens arrêtent de bouffer n'importe comment.
12:29Vous savez qu'on est quand même sur plusieurs dizaines de milliards
12:31qui nous sont coûtés par les maladies liées à l'obésité,
12:36liées au diabète.
12:37On arrive à la fin de ce départ.
12:39Parce que les gens ne mangent pas bien,
12:40parce qu'on produit n'importe quoi.
12:42Le jour où il y aura une philosophie de la production,
12:45on pourra déjà chiffrer en amont ce que coûte le malheur.
12:47Allez, on s'arrête là, Johan.
12:49Si, si, si.
12:50C'est moi la chef.
12:52Merci.
12:53Non, mais c'est comme ça que ça fonctionne un petit peu aussi.
12:55Un peu de philosophie, plutôt que de l'économie, du calcul.
12:57Ok.
12:57Un grand merci à mon boomer préféré,
13:00François-Olivier Gisbert.
13:01Merci d'avoir été avec nous tout cet été, François-Olivier.
13:04Merci beaucoup.
13:05Merci à vous.
13:06Belle rentrée.
13:07Allez, bonne rentrée.
13:08Merci.
13:08Belle rentrée.
13:09Et Johan, on vous retrouve demain pour le débat du dimanche avec Mathieu Hauck.
13:12Merci.
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