Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Justement, attendez-vous à une rentrée sociale explosive.
00:04Alors c'est vrai qu'on parlait beaucoup d'une journée de blocage le 10 septembre.
00:07Eh bien, autre journée qui pourrait bien faire trembler le gouvernement.
00:10Enfin, s'il y en a encore un d'ici là.
00:12Ce sera donc une semaine plus tard, puisque les syndicats ont décidé d'une journée de mobilisation coordonnée le 18 septembre prochain.
00:20Pour quoi faire ? Vous allez pouvoir nous le dire dans un instant.
00:22Mais d'abord, les explications de Mathilde Couvillère-Flornois, Déborah Roch et Hortense Gérard.
00:28Ils ont choisi la date du 18 septembre.
00:31Après concertation, les syndicats appellent à la grève et à la manifestation sur l'ensemble du territoire.
00:37L'intersyndicale, elle souhaite construire une mobilisation pour définitivement pouvoir peser sur un budget qui, de toute façon, va devoir être construit.
00:47Et pour nos organisations, c'est extrêmement important que ce soit un budget de justice sociale et de justice fiscale.
00:53Une journée de mobilisation, huit jours après celle lancée sur les réseaux sociaux.
00:58Par le mouvement Bloquons-Tout, une initiative citoyenne non soutenue par tous les syndicats.
01:02La CGT a décidé il y a deux jours de faire du 10 septembre une étape pour dénoncer l'austérité.
01:10Nous, on ne s'associe pas à la CFE-CGC, à la manifestation buddhiste, parce que ses objectifs sont très nébuleux.
01:16Et par ailleurs, ses propositions sont très baroques.
01:18Mais alors, qui participera à cette mobilisation ?
01:21La Direction nationale du renseignement territorial est particulièrement vigilante à la participation du monde étudiant à cette mobilisation,
01:29même si la date du 10 septembre, qui tombe un mercredi, est assez peu propice à ce que les étudiants soient mobilisés.
01:36En revanche, le renseignement territorial reste vigilant sur la participation de l'ultra-gauche et de la mouvance écologiste radicale,
01:44qui fait craindre des débordements.
01:47Où se dérouleront ces manifestations ?
01:49Si les revendications restent encore abstraites, 36 rassemblements et blocages sont pour le moment annoncés hors de Paris,
01:55dans les petites et grandes agglomérations.
01:57D'après la Direction nationale du renseignement territorial,
02:00des dépôts pétroliers et des sites de livraison de colis pourraient être bloqués.
02:05Et arrêtons-nous sur ce calendrier où le pays risque d'être fortement perturbé.
02:10Oui, il y a de plus en plus de dates qui s'ajoutent.
02:12Donc 10 septembre, on en avait parlé, le mouvement Bloquons-Tout.
02:1618 septembre, donc la mobilisation de l'intersyndicale.
02:2018 septembre également, la grève des contrôleurs aériens.
02:23Puis la RATP qui appelle il y a seulement une heure à une grève le 18.
02:27Il faut s'attendre à d'autres blocages.
02:30Je vous vois pallir, Martin Garagnon.
02:33C'est vrai que le gouvernement est servi en cette rentrée.
02:35Non, je ne pallie pas du tout.
02:37Je me désole un petit peu de cet esprit qui anime certains responsables politiques.
02:41Les syndicalistes, en tout cas ceux qui appellent à bloquer, parce que tous ne l'appellent pas,
02:46la plupart du temps ils sont payés pour ça.
02:47Ce sont des professionnels de la grève, de l'immobilisme.
02:49Mais les Français, c'est pas ce qu'ils veulent.
02:51Dans le mouvement Bloquons-Tout, vous vous rendez compte que vous avez des partis politiques
02:54qui appellent à bloquer le pays.
02:57Bloquer, je le rappelle, ça veut dire empêcher de se mouvoir, rendre immobile.
03:00Exactement l'inverse de ce que les Français attendent.
03:03Les Français, ils veulent que ça bouge, ils veulent que ça change.
03:05Ils ont besoin de respirer, ils ont besoin qu'on leur desserre un peu le carcan.
03:08Tout l'inverse de ce qu'on propose en disant Bloquons-Tout.
03:11Et je rappelle que...
03:12C'est pour ça que vous avez perdu les élections.
03:13Franchement, oui mais tout à l'heure j'entendais M. Hamar nous expliquer que les sondages...
03:18Je rappelle juste, ne vous en déplaise M. Hamar, qu'en démocratie,
03:22ce ne sont pas les sondages qu'il faut en gouvernement, ce n'est même pas la rue,
03:25c'est les élections.
03:26Que vous avez perdu.
03:27Et les élections, Emmanuel Macron, il a gagné à deux reprises.
03:31Donc vous pouvez dire ce que vous voulez,
03:32et le président a raison de rappeler qu'il ira au terme de son mandat,
03:35parce qu'il est en première ligne, mais il est en première ligne depuis 2017,
03:38et sa première ligne, c'est les Français.
03:40C'est pas vous, c'est pas M. Mélenchon, c'est pas Marine Le Pen.
03:43Non mais quand même, je pense...
03:44Permettez-moi juste une question.
03:45Vous vous rendez compte que le président de la République est obligé
03:48de rappeler qu'il ira jusqu'au bout de son mandat ?
03:50Mais parce que vous avez des oppositions politiques
03:52que cela suppose de son personnage.
03:55Mais parce que vous avez des oppositions politiques
03:56qui appellent à cette destitution tous les quatre matins.
03:59Les mêmes qui nous expliquaient que le 49-3 était une forme de dictature,
04:02alors que c'est un article de la Constitution, etc.
04:04C'est-à-dire qu'à force de raconter tout et n'importe quoi aux Français,
04:07à force de leur dire, oui demain on peut doubler le salaire minimum,
04:10on peut vous faire bosser jusqu'à 50 ans,
04:12on peut vous faire bosser 30 heures par semaine,
04:14forcément ça crée de la confusion.
04:16C'est un manque de responsabilité gravissime.
04:18Tout ça par pur électoralisme.
04:20Donc moi je veux bien qu'on refuse de s'entendre,
04:23voire même de discuter,
04:24parce qu'il y a des élections municipales dans six mois,
04:26il y a les présidentielles en 2027, etc.
04:28Mais ça n'est pas responsable,
04:30ça n'est pas à la hauteur des enjeux de notre pays.
04:32C'est vous qui nous avez conduit dans cette situation.
04:34– Alors je vous rappelle juste parce que M. Amar nous expliquait depuis tout à l'heure
04:39qu'il faisait…
04:40– Si les gens sont dans la rue, c'est vous.
04:41– Tous les problèmes de la France depuis 2017,
04:43vous nous avez expliqué que la dette c'est les 62 milliards de manque à gagner,
04:47en gros de manque de recettes fiscales depuis 10 ans.
04:49– C'est la cour des comptes, c'est pas un repère de bolchevique.
04:51– Vous avez d'autres chiffres sur les 1000 milliards d'augmentation de la dette,
04:55enfin déjà je vous rappelle qu'il y avait 2300 milliards de dettes
04:57à l'arrivée d'Emmanuel Macron.
04:58– Oui, et donc c'était pas une faille blanche.
05:01– Sur les 1000 milliards, vous en avez la moitié qui sont liées au financement des retraites,
05:07un quart sur le quoi qu'il en coûte.
05:09Donc je vous rappelle juste que le quoi qu'il en coûte,
05:10c'est ce qui a permis de sauver des millions d'emplois et d'entreprises en France
05:13et d'assurer le pouvoir d'achat des frais.
05:15– Mais c'était pas innocent de continuer ensuite ?
05:17– Une question sur cette…
05:18– Il aurait pas dû le faire, on s'est endettés à ce moment-là.
05:21Imaginez un seul instant, le président qui au moment de la Covid
05:23explique aux Français, écoutez, on a de la dette,
05:26moi je veux pas qu'on aggrave le problème de la dette,
05:27donc vous allez vous débrouiller.
05:29Je pense que là on aurait des…
05:30– Je vous propose de revenir à 2025
05:32et notamment à la mobilisation de l'intersyndicale qui se profile.
05:36Benjamin Amart, à quoi ça sert de se mobiliser ?
05:38D'abord après la première mobilisation, le 10,
05:41et surtout contre un gouvernement qui ne sera sans doute plus ?
05:44– Écoutez, l'idée, si on suivait cet argument-là,
05:47on fait rien en fait, et on attend que la vie politique se décorte
05:51alors qu'elle est complètement sclérosée.
05:53– Alors on fait pour quoi ? Quel est l'objectif ?
05:55– Alors monsieur…
05:56– Ne me grondez pas, je vous pose une question.
05:58– Je ne sais pas, mais qui t'engrède à la rentrée,
06:01donc ce n'est pas une beauté.
06:01– Monsieur, on a entendu votre petite litanie là,
06:04mais en l'occurrence, je veux bien que les sondages
06:07vous n'y attribuez pas d'importance,
06:08vous apparemment, vous placez une petite grenouille sur le balcon
06:11et vous faites de la ventre inoccu,
06:13et vous savez ce que les gens pensent.
06:14– Non, j'écoute les élections en fait.
06:16– En attendant, les enquêtes d'opinion, monsieur, ça compte,
06:18et d'ailleurs, quand elles vous intéressent, vous les mettez en avant.
06:20– Bah pas bon.
06:21– Donc là, on a effectivement, je leur ai dit,
06:23il y a 60% des Français, vous, vous ne faites pas partie des 60%,
06:26mais il y a 60% des Français qui sont pour le blocage.
06:29Mais pourquoi ?
06:30Parce qu'il y a en réalité une colère profonde.
06:32– On ne peut pas résumer d'ailleurs ce qui se passe en septembre seulement,
06:36au 10, il y a en ce moment même sur Radio France une grève.
06:39Le 2 septembre, c'est dans l'énergie qu'il y en a une.
06:42Le 5 septembre, c'est dans la PHP, vous avez rappelé celle à la RATP.
06:47– En fait, je ne pouvais pas donner toutes les mobilisations,
06:50parce qu'il y en a tellement.
06:50– Bien sûr, mais dans l'industrie, il y a aussi un certain nombre de grèves
06:52qui sont prévues.
06:53Et donc, tous ces gens-là ont des motifs en réalité.
06:56Il y a des problèmes au niveau du salaire,
06:58il y a des tas de motivations dans cette colère.
07:03Les gens ne sont pas bêtes en fait.
07:05Ils ne sont pas comme vous l'imaginez là,
07:07il suffirait qu'on raconte n'importe quoi et tout le monde nous suit.
07:09Les gens, ils sont experts de leur quotidien.
07:11Et ce quotidien, il est désastreux à cause de vous.
07:13Parce que c'est vous qui êtes aux affaires.
07:14– Mais alors, Benjamin Amar, il faut se mobiliser
07:16même si François Bayrou n'est plus aux commandes.
07:19– Oui, pourquoi ?
07:20Parce que François Bayrou, il a une énorme responsabilité.
07:23Mais enfin, ce n'est quand même pas lui
07:25qui est responsable de toute cette situation.
07:28Imaginons François Bayrou tombe le 8.
07:30– Oui, qu'est-ce qu'on fait ?
07:31– Non, mais surtout, qu'est-ce que va faire Emmanuel Macron ?
07:34Puisqu'il est le maître des horloges là-dessus.
07:36Et si on voit ce qu'il a fait depuis la première dissolution,
07:38il a remis à chaque fois des premiers ministres
07:40qui sont d'accord avec lui.
07:41– Donc c'est pour lui mettre la pression.
07:42– Non, mais autrement dit, pour répondre à votre question,
07:44je pense que je suis clair,
07:45si François Bayrou tombe, il n'y a rien.
07:48Il va être très probable qu'on se retrouve
07:49avec un Premier ministre qui finalement respecte le même agenda.
07:53Donc il faut mobiliser les salariés de ce pays
07:55contre effectivement l'agenda politique
07:57qu'on leur impose au forceps
07:59alors qu'il n'y a aucune majorité macroniste.
08:02Il n'y a aucune majorité macroniste.
08:05Et les libéraux se boufflent le nez.
08:06On a entendu tout à l'heure M. Didier
08:08qui effectivement, là je vous donne le point,
08:10fait partie de la majorité macroniste
08:12mais qui nous expliquait effectivement
08:13pique-pendre sur François Bayrou.
08:16Donc là effectivement, il n'y a pas de majorité libérale
08:19visiblement, il n'arrive pas à s'appuyer sur une majorité
08:22pour faire voter leur loi.
08:23Et donc dans ce marasme,
08:24les salariés doivent intervenir,
08:26se mobiliser par la grève
08:27de manière effectivement démocratique
08:29parce que c'est un droit constitutionnel.
08:31Et ça, ça va faire bouger les lignes.
08:33Geoffroy Didier, vous êtes toujours avec nous.
08:35Que vous disent les militants ?
08:36Est-ce qu'ils sont inquiets pour les semaines qui viennent ?
08:40– Mais l'ensemble des Français sont inquiets
08:42et une grande partie est en colère.
08:44Moi je suis respectueux du droit de grève,
08:46du droit de manifester,
08:47je crois beaucoup à la démocratie sociale
08:48et il faut toujours écouter les revendications sociales.
08:51Mais j'observe aussi que chacun fait preuve
08:53d'irresponsabilité parce qu'il y a ceux
08:56qui n'ont que pour seule ambition de bloquer le pays
08:58comme si c'était une solution en soi.
09:01Il y en a d'autres qui profitent du chaos institutionnel
09:03pour émettre leurs revendications
09:05parfois quand même catégorielles, voire égoïstes.
09:09Et puis il y a aussi l'irresponsabilité,
09:10moi je le dis, j'ose le dire,
09:12du Premier ministre actuel
09:13qui ajoute à la colère sociale
09:15et aux revendications sociales
09:17un risque institutionnel.
09:19Et j'estime par exemple que la façon de faire
09:21de François Bayrou qui consiste à se mettre lui-même
09:24sur le grill avant l'examen du budget
09:26à l'Assemblée nationale,
09:28c'est une mise en scène de lui-même
09:30voire une sorte de suicide égotique, égoïste.
09:33Et qui va encore susciter davantage
09:36l'inquiétude des Français.
09:38Il y a une inquiétude sociale et économique
09:39que je peux entendre.
09:41Il y a un risque institutionnel
09:42qui à mon avis était superflu.
09:44C'est la raison pour laquelle
09:45les Républicains acceptent par esprit de responsabilité
09:48un vote de confiance,
09:50non pas par esprit de confiance
09:52vis-à-vis de François Bayrou
09:53parce que nous sommes plus méfiants
09:55que confiants vis-à-vis de François Bayrou
09:56mais tout simplement parce que
09:58nous voulons une seule chose,
10:00c'est la stabilité institutionnelle.
10:01Et puis ne l'oublions pas,
10:03vous en avez parlé au début de l'émission,
10:04il y a un risque financier
10:06que les Français ne voient peut-être pas
10:08mais le jour où l'UFMI toquera
10:10à la porte de la France,
10:11vous verrez ce sera trop tard
10:12et nous n'aurons que les yeux pour pleurer.
10:14Donc attention,
10:16chacun doit ajouter de la responsabilité
10:19plutôt que de l'huile sur le feu.
10:21Et c'est exactement ce que nous faisons
10:22au sein des Républicains.
10:24Nous ne sommes pas macronistes,
10:26nous ne sommes pas bayrouistes
10:27mais par esprit de responsabilité,
10:28nous votons la stabilité des institutions.
10:31Olivier Babaud,
10:31peut-être une réaction,
10:33notamment quand on entend Frédéric Souyeux,
10:35le secrétaire général de Force Ouvrière,
10:37qui dit que la grève
10:38pourrait bien être reconduite.
10:40Oui, alors c'est vrai que
10:41chaque rentrée est censée être rouge,
10:43de toute façon,
10:44elles ne l'ont pas tellement été
10:45d'ailleurs dernièrement.
10:46L'histoire dira,
10:47ce sera intéressant de voir,
10:48si en face d'un moment
10:49où il n'y a plus de gouvernement,
10:50donc plus de budget,
10:51donc plus de rigueur,
10:52donc plus rien théoriquement
10:54à qui s'opposer,
10:55l'histoire dira,
10:56si la mobilisation continue,
10:58c'est vrai que si elle est forte,
10:59ce sera le signe
11:00qu'il y a quand même
11:01quelque chose d'important
11:01qui se passe,
11:02probablement à ce moment-là,
11:03c'est évidemment Emmanuel Macron
11:04directement qui va la recevoir.
11:06Il y a quelque chose
11:06d'assez rigolo
11:07dans ce mot d'ordre,
11:09bloquons-tout,
11:10parce qu'il faut se souvenir
11:11qu'à l'origine,
11:12c'est né sur le 10 septembre,
11:13il est né sur une boucle Télégramme,
11:15on ne sait pas très bien,
11:15enfin bon.
11:16À l'origine,
11:16c'était un petit peu
11:17ce qu'on appelle,
11:18vous savez,
11:18les fameux Nicolas qui paie,
11:19c'est-à-dire en fait des gens
11:20qui étaient là
11:21pour protester
11:22contre les impôts,
11:23contre les hausses d'impôts
11:24que vous soutenez.
11:25Et c'est devenu,
11:26par le jeu des récupérations,
11:27un peu comme autrefois
11:28les gilets jaunes,
11:29par le jeu des récupérations,
11:30devenu une manifestation
11:31pour les augmentations d'impôts,
11:34les augmentations de dépenses.
11:35Et donc en réalité,
11:37ce mouvement bloquant tout,
11:38que les gens qui veuillent y aller
11:39le 10 septembre se félicitent,
11:41car ça symbolise précisément
11:43le fait que la France
11:44est déjà bloquée.
11:46C'est précisément ce 10 septembre
11:48le symbole parfait
11:50de ce blocage.
11:51Vous avez en même temps
11:51des gens qui veulent plus d'impôts,
11:53en même temps les gens
11:53qui veulent moins d'impôts
11:55qui vont ensemble dire
11:56qu'ils ne sont pas contents.
11:57Charles Sapin.
11:59Oui, tout à fait.
12:00Je suis assez d'accord
12:01avec ce qui vient d'être dit.
12:02C'est-à-dire qu'il y a deux choses.
12:05Quand on a une mobilisation sociale,
12:08il faut un mot d'ordre.
12:09Là, on voit que le mot d'ordre
12:10n'est pas très clair
12:10depuis la conférence de presse
12:12de François Bayrou.
12:13Pourquoi ?
12:13Parce que l'objectif premier
12:14était en effet de faire
12:16changer d'avis
12:17le premier ministre
12:18sur son budget
12:18et, si possible,
12:20faire tomber le premier ministre.
12:22Le problème,
12:22c'est que là,
12:23le premier ministre
12:24a toutes les chances
12:24de tomber le 8 septembre.
12:25Donc, pourquoi manifester le 10 ?
12:27Il n'y a plus d'objet.
12:29On voit que ce n'est pas très clair.
12:31les organes syndicales
12:32n'osent pas dire
12:33que c'est pour la démission
12:34de Macron.
12:35Vous allez encore me mettre
12:37Benjamin Hamard
12:37dans tous ses états.
12:39Ils n'iront défiler finalement
12:41que ceux
12:42qui veulent ajouter
12:45par amour du chaos
12:46une instabilité
12:47qui est déjà délétère
12:48pour le pays.
12:48C'est carrément
12:49par amour du chaos,
12:50Serge Faubert.
12:50Vous aussi,
12:51vous êtes de cette avis ?
12:52Et là,
12:53ce qui est vrai,
12:54c'est que...
12:54Et c'est vrai que
12:56l'origine du mouvement
12:58Bleu Coton,
12:59c'est vrai que c'est très intéressant
13:00parce qu'il est né en mai
13:01et ça a été créé
13:03par le patron
13:04d'un bar associatif
13:05à Morbec.
13:07Ce patron de bar
13:08était un souverainiste
13:10pro-fraixiste.
13:11Et quand vous analysez
13:12les débuts de messages,
13:13parce que vous aviez
13:13trois messageries,
13:14une télégramme de Facebook,
13:16la majorité des messages
13:17qui étaient échangés,
13:17c'était en effet
13:18des messages
13:19antifiscales,
13:20d'obédience en fait
13:21poujadiste,
13:22et on voit qu'après
13:23la présentation du budget,
13:24la chose a pris de l'ampleur,
13:25vous aviez des revendications
13:26environnementalistes,
13:27des appels à la grève générale
13:29d'obédience marxiste.
13:30Bon,
13:31mais si vous voulez,
13:32la récupération
13:34qu'a faite
13:34Jean-Luc Mélenchon
13:35en se mettant derrière,
13:37en poussant
13:38de toutes ses forces
13:38ce mouvement,
13:39alors que lui
13:40réclame plus d'impôts,
13:42c'est assez rigolo
13:43de souligner
13:44que ça va exactement
13:45à l'inverse
13:45des revendications
13:46de départ de ce mouvement
13:47qui est un mouvement
13:48antifiscal.
13:48Ça ne nous fait pas rire
13:49vous, Serge Faubert.
13:51Non, moi simplement,
13:52je dirais que le départ
13:53de François Bayrou
13:54va être une mauvaise nouvelle
13:55pour Emmanuel Macron
13:56parce que les gens
13:56ont au lieu de crier
13:57Bayrou d'émission
13:58et ont crié
13:59Macron d'émission.
14:00Voilà, c'est tout
14:01ce qui va se passer.
14:01Mais comment ça va avoir
14:01l'habitude le président
14:02de la République ?
14:03Oui, bien sûr,
14:04depuis les gilets jaunes,
14:05il a l'habitude.
14:06Il a l'habitude.
14:07Mais enfin,
14:07est-ce que c'est très rassurant
14:09dans la situation
14:10dans laquelle nous sommes
14:11de remettre tout le monde
14:12dans la rue
14:13parce que les institutions
14:15de notre pays
14:16sont incapables
14:17d'exprimer
14:18une colère populaire ?
14:19Parce que c'est ça
14:20le problème.
14:21C'est les institutions
14:21de la Ve République.
14:23Normalement,
14:23les gens ne devraient pas
14:24être dans la rue.
14:25Normalement,
14:25ça devrait se passer
14:26au Parlement.
14:27Depuis la dissolution
14:28et la nouvelle chambre,
14:31il n'y a que des débats
14:32folkloriques
14:34à l'Assemblée nationale.
14:35Moi, j'y suis régulièrement,
14:36donc je peux vous les commenter.
14:38Tous les grands sujets,
14:39tous les grands débats,
14:40on passe à côté.
14:41On utilise des voies
14:42de contournement
14:43du Parlement.
14:44Résultat,
14:45au bout d'un moment,
14:45ça déborde dans la rue.
14:47Et c'est la réalité.
14:48Ça, c'est la première question.
14:49La deuxième question,
14:50je suis désolé,
14:52vous auriez bien aimé
14:53que ça reste
14:54entre les mains
14:54de quelques complotistes,
14:56ce mouvement.
14:57C'était un peu ça
14:57au départ.
14:58Aujourd'hui,
14:58ils sont venus s'agréger
14:59des gens qui ont
15:00littéralement avalé
15:02ce mouvement.
15:03Ils ne croyaient pas
15:04à la toute puissance.
15:06Chers confrères,
15:10ne croyez pas
15:10à la toute puissance
15:11de la France insoumise.
15:12Ne lui prêtez pas
15:13plus de pouvoir
15:13qu'elle n'en a.
15:15Il y a aussi
15:16des mouvements spontanés.
15:17Les Gilets jaunes
15:18nous l'ont montré.
15:19Les Gilets jaunes
15:19nous l'ont montré.
15:20Le plus grand mouvement social
15:22depuis mai 68 en France,
15:24c'est les Gilets jaunes.
15:25C'est un mouvement
15:25organisé par personne.
15:27Et c'est ce qui est
15:28en train de se reproduire.
15:29Et peut-être
15:30faudrait-il se questionner
15:31sur nos institutions
15:32et sur le fait qu'à...
15:33C'est un mouvement
15:34qui était tué
15:34dès que M. Mélenchon
15:35a voulu s'en emparer d'ailleurs.
15:37Alors justement,
15:38justement,
15:38pardon,
15:39mais plus que...
15:40Mélenchon a jamais réussi
15:41à s'en emparer
15:42de les Gilets jaunes.
15:43Jamais,
15:43jamais,
15:44jamais,
15:44c'est faux,
15:45c'est faux,
15:46pardon,
15:46ça n'existe.
15:47Allez lui dire,
15:48ça lui fera plaisir,
15:49mais c'est totalement faux.
15:50Jamais.
Commentaires

Recommandations