Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Patrick Martin, président du Medef, était l'invité de Laure Closier dans Good Morning Business, ce jeudi 28 août. Il a parlé du lancement de la REF en se battant contre l'ISF, contre une surtaxe sur les bénéfices, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il est 7h42 sur BFM Business et sur AMC Découverte.
00:04Raphaël Le Gendre m'a rejoint pour cette interview.
00:07Bonjour.
00:08Le grand entretien, notre invité évidemment depuis Roland-Garros, depuis CETREF, c'est Patrick Martin, le président du Menef.
00:14Bonjour, merci d'être avec nous.
00:16Vous avez lancé CETREF en vous battant contre l'ISF, contre le retour de l'ISF,
00:22en rappelant l'économie, comment ça fonctionne, que c'est des tuyaux,
00:25et qu'en gros quand vous augmentez les impôts, ça a toujours le même effet.
00:28C'est-à-dire que ça abîme la compétitivité, que ça fait partir les plus riches.
00:31Est-ce que vous êtes condamné à répéter toujours la même chose ?
00:35Ou est-ce que vous pensez qu'à un moment donné, ça imprime, que ça fonctionne dans la tête des Français et dans celle de nos politiques ?
00:41Condamné, j'espère bien que non.
00:42J'ai cité en fin de mon discours d'introduction hier, Roland-Garros lui-même,
00:49qui disait que la victoire appartient aux opiniâtres.
00:51J'ai signalé que nous étions aux opiniâtres.
00:53On a pour nous un avantage considérable par rapport aux politiques,
00:57avec lesquelles on n'est pas en compétition, avec lesquelles on doit être en collaboration.
01:00C'est le sens du temps long.
01:02Nous avons le temps long.
01:03Moi-même, j'ai encore trois ans de mandat.
01:05Donc, ça ne veut pas dire qu'on regarde ça avec une forme d'indifférence.
01:09Au contraire, on est assez fébrile en ce moment.
01:13Mais oui, il faut quand même que les politiques prennent en compte un certain nombre d'évidences en définitive économiques,
01:19dont beaucoup d'entre eux, en tout cas, se sont extraits.
01:22Ils sont dans un monde parallèle actuellement.
01:23Ils ne voient pas ce qui se passe autour de nous, sur la planète, sur le plan économique.
01:27Et c'est très grave.
01:28L'ISF, ce n'est pas le sujet central.
01:30C'est un sujet très sensible pour 95% de nos adhéants, chefs d'entreprise, femmes et hommes patrimoniaux, entreprise familiale.
01:38Mais il y a bien d'autres sujets.
01:40Ça veut dire que pour répondre aux besoins en France de justice fiscale,
01:45vous-même, vous aviez tendu la main, d'ailleurs, l'année dernière, au pouvoir public,
01:49en expliquant que vous étiez prêt à payer temporairement une surtaxe.
01:53Pour répondre à ce sentiment d'injustice, est-ce que vous êtes prêt à accepter un ISF ?
01:58Non, certainement pas. Je l'ai dit, je le redis.
02:02Pourquoi ? D'abord, parce qu'on est déjà très taxés.
02:04Il y a des théories, si je peux me permettre, fumeuses qui circulent.
02:08Je vois bien la symbolique du partage.
02:10Qu'est-ce qu'on fait alors ?
02:12Mais moi, je martèle parce que c'est une réalité que nos entreprises,
02:18mais également nos actionnaires, sont les plus taxés au monde.
02:21Or, il y a une mobilité des cerveaux, une mobilité des capitaux qui est plus forte que jamais.
02:26Alors, évidemment, en séance tenante, on peut nous faire un procès en patriotisme.
02:31C'est absolument ridicule, parce que nous, notre patriotisme, quel est-il ?
02:35Il est d'investir, il est d'embaucher, il est d'innover,
02:38il est de faire muter nos modèles économiques à longueur de journée et de nuit.
02:42Donc, il faudrait quand même raison garder,
02:45et que ceux qui expriment parfois de manière extrêmement tendancieuse,
02:49politicienne, ce genre de proposition, n'oublient jamais,
02:55jamais, que si les chefs d'entreprise lèvent le crayon,
02:59le pays part en vrille.
03:00Ça n'est pas une menace, une réalité.
03:01Nous, on ne fait pas de la politique.
03:02On va tout faire pour sauver nos entreprises.
03:04Mais il faut arrêter de jouer avec l'économie.
03:07Mais est-ce qu'il y a des concessions que vous pourriez faire ?
03:08Alors, si ce n'est pas l'impôt sur les riches, ce n'est pas l'ISF ?
03:11Est-ce que c'est sur le crédit d'impôt recherche ?
03:13Est-ce que c'est sur le pacte du trait ?
03:15Est-ce que là, il y a un petit peu de marge à aller chercher ?
03:18Mais, comment dire, il y a un seuil de douleur.
03:23Il y a un seuil de douleur, mais au-delà de ça,
03:25il y a des réalités intangibles.
03:28Il y a une compétition mondiale qui n'en finit pas de se durcir.
03:30Je mets au défi, quelque politique que ce soit,
03:32de me démontrer le contraire.
03:34C'est une évidence.
03:35Et au même moment, on voudrait dégrader encore
03:39la compétitivité des entreprises françaises.
03:42Ce à quoi on est ouvert, c'est par exemple,
03:44à ce qu'on appelle le double effacement.
03:46Mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain.
03:47C'est-à-dire, oui, remettre en cause un certain nombre
03:49de compensations, plus que d'aides aux entreprises.
03:53Et ce n'est certainement pas 211 milliards d'euros,
03:55comme ça peut être dit dans un rapport parlementaire récent.
03:58Mais en contrepartie, d'avoir à l'euro près,
04:00et si possible avec un gain,
04:02un abaissement des seuils d'imposition.
04:05Enfin, les Allemands vont baisser à 10%
04:07leur taux d'impôt sur les sociétés fédérales.
04:11Les Allemands, gouvernements socialistes et conservateurs,
04:14socialistes et conservateurs,
04:17viennent de décider 46 milliards d'aides fiscales
04:19à leurs entreprises.
04:21Alors l'Allemagne ne se porte pas très bien,
04:22pour des raisons stratégiques que l'on connaît.
04:25Mais enfin, il y a un consensus en Allemagne
04:27pour aider les entreprises.
04:29Et quand on aide les entreprises,
04:31alors on peut dire qu'on aide les actionnaires.
04:32Il n'y a aucun effort à faire du côté des entreprises.
04:34Parce qu'on reproche à François Vérou de ne rien négocier.
04:37Mais là, quand je vous entends,
04:38je vois bien que la position de votre côté est la même.
04:41Il n'y a pas d'effort à demander aux entreprises.
04:44Il n'y a pas de grain à moudre.
04:46Que font les autres pays,
04:47contre ou en faveur de leurs entreprises ?
04:49Que font les Etats-Unis pour leurs entreprises ?
04:51Que font les Chinois pour les entreprises ?
04:53Les Allemands, je viens de le signaler,
04:54que font-ils pour leurs entreprises ?
04:56Les Italiens, que font-ils pour leurs entreprises ?
04:58Dans tous les cas, ils les aident.
05:02Parce que, par rapport à l'année dernière,
05:04vous évoquez l'année dernière,
05:05c'était déjà un peu compliqué l'année dernière.
05:06Il s'est quand même passé des choses à travers le monde.
05:09Il s'est passé en particulier à l'installation de l'administration Trump.
05:12Et donc, je me répète, pardon,
05:14tous ces politiques qui sont dans des calculs
05:17que je ne vais pas juger,
05:18mais qui ne sont pas les nôtres,
05:19et qui ne sont pas les bons,
05:20qui font abstraction de ce durcissement terrible
05:24de la compétition internationale,
05:26sont à côté de la plaque.
05:27En tout cas, nous, entrepreneurs,
05:28on ne les comprend pas.
05:29Et c'est très grave.
05:30parce que s'il y a une incompréhension
05:32entre les politiques,
05:34quels qu'ils soient,
05:35et les chefs d'entreprise,
05:37ça ne peut pas marcher dans ce pays.
05:38La priorité des priorités, Patrick Martin,
05:41en cette rentrée,
05:41en termes de fiscalité,
05:42en termes de compétitivité,
05:44coûts, c'est quoi pour le MEDEF ?
05:46Est-ce que ce sont les impôts de production ?
05:48Est-ce que c'est le taux d'IS ?
05:49Est-ce que c'est attention aux baisses de charges ?
05:52Ne touchez pas les baisses de charges.
05:53Quel est votre priorité ?
05:55Le message prioritaire ?
05:56Le message prioritaire,
05:58je vais le dire avec une forme de gravité,
06:00c'est qu'il y a un ressaisissement
06:02de la part des partis dits de gouvernement
06:05pour, le temps qu'il faudra,
06:08passer au-dessus,
06:10au-dessus de leurs calculs,
06:13au-dessus de leurs enjeux,
06:15parfois individuels,
06:16prendre en compte une situation qui est grave,
06:19qui est préoccupante,
06:20qui se dégrade,
06:21et, comment dire,
06:22poser les coltes,
06:23discuter avec nous,
06:25les chefs d'entreprise,
06:26d'une manière générale,
06:27le MEDEF en particulier.
06:27À 18 mois de la présidentielle,
06:29vous y croyez vraiment, Patrick Martin ?
06:31Écoutez, si ça ne se fait pas,
06:32bon courage,
06:34bon courage,
06:34à qui prendra les manettes du pays
06:35le jour venu.
06:37Ce n'est pas une menace,
06:38c'est une réalité.
06:39Vous parlez au politique,
06:40mais les Français, par exemple,
06:41sur la question de la réforme des retraites,
06:43on n'a déjà pas réussi du tout
06:44à les convaincre
06:45qu'il fallait faire cette réforme
06:46et peut-être même
06:47qu'il faudra aller plus loin.
06:48Je ne suis pas du tout d'accord avec vous.
06:49Demain matin,
06:50on vous demande
06:50si vous devez être payé 10% le moins,
06:53évidemment,
06:53vous n'êtes pas d'accord.
06:54Moi, j'observe
06:55qu'il y a des sondages
06:55dont vous parlez moins,
06:56dont on parle moins,
06:57selon lesquels
06:57plus de 60% des Français
06:59savent
07:00que nos régimes sociaux
07:01ne tiennent pas,
07:02ne tiennent plus.
07:03Donc après,
07:04c'est dans l'ordre des choses
07:05que les uns et les autres
07:07défendent en définitive
07:08des avantages acquis.
07:10On fait tous la même chose.
07:11On peut convaincre les Français
07:12qu'il faut travailler plus.
07:14Regardez dans les mêmes sondages
07:15ou dans d'autres sondages,
07:16l'émergence,
07:17et c'est tant mieux
07:18d'une certaine manière,
07:19paradoxalement,
07:20l'émergence du sujet
07:21de l'état critique
07:22des finances publiques.
07:23Personne n'en parlait.
07:24Nos concitoyens
07:25en étaient strictement inconscients
07:26il y a quelques mois encore.
07:27À tort.
07:28Eh bien, dorénavant,
07:29c'est un des thèmes
07:30de préoccupation
07:31les plus importants.
07:32La pérennité des régimes sociaux
07:33que j'évoquais à l'instant,
07:34c'est devenu un thème
07:35de préoccupation
07:36très important
07:36pour nos concitoyens.
07:37Il faut arrêter
07:38de considérer
07:39que nos concitoyens
07:41sont totalement ignorants,
07:42sont totalement égoïstes.
07:43Bien sûr,
07:44ils défendent leurs intérêts,
07:45chacun en fait autant,
07:46mais moi je salue,
07:48je salue cette prise de conscience.
07:49Je reconnais
07:50que le Premier ministre
07:51y a contribué,
07:52il était grand temps.
07:53Oui, en même temps,
07:53quand on demande
07:54de faire des efforts,
07:54c'est toujours chez les autres
07:55et notamment
07:56chez les entreprises.
07:58Mais bien sûr,
07:59qui, je le redis,
08:00et vous le savez,
08:02sont les plus taxés au monde.
08:03Alors, taxons-les
08:04encore un peu plus.
08:05Après,
08:05il ne faudra pas s'étonner
08:06qu'on ait une croissance molle
08:08et je crains
08:09que nous passions en récession,
08:10qu'on ait un marché de l'emploi
08:11qui se soit d'ores et déjà
08:13retourné l'année dernière.
08:14Les derniers chiffres sont bons
08:15de la Dares publiée hier,
08:16finalement.
08:17Les chiffres ne sont pas bons.
08:18Les CDI progressent
08:19et le chômage est stable.
08:21Je ne dis pas
08:21qu'ils sont catastrophiques,
08:22la tendance est mauvaise.
08:24Il y a quand même
08:24200 000,
08:25192 000 emplois
08:26qui ont été détruits
08:27dans le secteur privé marchand
08:28depuis un an.
08:29Alors, on crée des emplois
08:30dans le secteur privé non marchand,
08:31c'est extraordinaire.
08:32C'est un secteur subventionné,
08:33je ne juge pas.
08:34Mais enfin,
08:35subventionné par qui ?
08:36Subventionné par les collectivités publiques,
08:38donc par des impôts.
08:39On marche sur la tête.
08:40Je reviens à travailler plus
08:41car c'est quasiment l'unique sujet.
08:43On partage ici le constat
08:45qu'il faut qu'on travaille plus,
08:46notamment pour cotiser plus
08:48et régler un certain nombre
08:48de problèmes économiques.
08:50Comment on convainc les Français ?
08:51Vous considérez que le débat
08:52sur les jours fériés,
08:54ça n'a quasiment pas lieu d'être,
08:55ce n'est pas un bon débat.
08:56Alors, qu'est-ce qu'il faut ?
08:57On revient sur la réforme des retraites,
08:59on allonge les semaines des Français,
09:01on arrête avec les 35 heures.
09:03C'est quoi pour vous la clé ?
09:04Il y a différents sujets dans le sujet
09:06sur la quantité de travail
09:07de ceux qui sont déjà au travail.
09:09Il faut apporter de nouveaux assouplissements
09:11pour que dans le cadre du dialogue social,
09:13plutôt au niveau des branches
09:14et des entreprises,
09:15on puisse, là où le niveau d'activité
09:17le justifie,
09:18faire travailler plus
09:19d'un commun accord les salariés.
09:21Mais le sujet principal,
09:22et je l'ai longuement évoqué hier,
09:24c'est de régler autant que possible
09:26et très résolument
09:27le problème cruel,
09:29cruel, tragique
09:31de l'emploi des jeunes.
09:32Je parlais du chômage des jeunes.
09:3419% de jeunes au chômage,
09:362% de plus sur les derniers mois.
09:38Alors, c'est une catastrophe
09:40à tous égards.
09:40C'est une catastrophe économique,
09:41mais c'est surtout une catastrophe humaine,
09:43sociale, sociétale.
09:45Et donc, moi, je me suis engagé.
09:48Je me suis engagé au titre du MEDEF,
09:51à ce qu'on aille beaucoup plus loin
09:52et à ce qu'on se fixe d'un commun accord,
09:54tous ensemble,
09:55idéalement avec les politiques eux-mêmes,
09:56un objectif de réduction de moitié
09:58de ce taux de chômage des jeunes.
10:00Et là, je vous prie de croire
10:01qu'on va régler beaucoup de problèmes,
10:02y compris d'équilibre des finances publiques.
10:04Quelles sont les voies et moyens
10:05pour y arriver en même temps ?
10:06Parce que c'est un message
10:07qu'il faudrait sur les entreprises,
10:08embaucher des jeunes.
10:09C'est quoi le sujet ?
10:10Est-ce que c'est la formation
10:11ou est-ce que c'est côté entreprise ?
10:12J'insiste là-dessus.
10:13On ne va pas embaucher
10:14pour le principe d'embaucher.
10:15Si on n'a pas de carnet de commande,
10:17si on n'a pas de chiffre d'affaires,
10:18on ne va pas embaucher.
10:20Moi, mon analyse,
10:21c'est qu'actuellement,
10:22beaucoup d'entreprises
10:23sont encore en sur-effectif.
10:25Il faut dire les choses.
10:26Au regard du niveau d'activité
10:27dans la plupart des secteurs,
10:28nous sommes en sur-effectif.
10:29Donc, le chômage va augmenter
10:30dans les prochains mois ?
10:32Le chômage va augmenter,
10:32si, a fortiori,
10:33si on prend des mesures défavorables.
10:35Par rapport à la demande
10:36qui est mauvaise.
10:37Comment peut-on résoudre
10:38ce problème des jeunes ?
10:39D'abord, là,
10:40la balle est largement
10:41dans notre camp.
10:42Et moi, je balaye devant ma porte.
10:43On a déjà fait d'énormes efforts
10:45pour accueillir les stagiaires,
10:46pour accueillir des apprentis
10:47jusqu'au jour où on va foutre en l'air
10:49le système d'aide à l'apprentissage.
10:50Et on est parti pour.
10:51C'est stupide,
10:52c'est aberrant.
10:53On doit s'impliquer beaucoup plus.
10:54On le fait déjà,
10:55mais pas assez.
10:56Dans la réforme des lycées professionnels,
10:58650 000 jeunes,
10:59c'est un chantier positif, formidable.
11:02On doit être beaucoup plus contributeur
11:03à l'orientation.
11:04Et il va falloir,
11:05par exemple,
11:06sur le premier cycle universitaire,
11:07et là, la balle est du côté de l'État,
11:09qu'on soit,
11:10comme on a été sur les lycées professionnels,
11:12beaucoup plus mobile,
11:14qu'on module en quelque sorte
11:15les effectifs dans les formations
11:16en fonction du taux d'accès à l'emploi ensuite,
11:19de taux de réussite aux examens.
11:20Il y a plein de trucs formidables à faire.
11:22C'est l'intérêt de qui, prioritairement ?
11:24Ce n'est pas l'intérêt des entreprises.
11:25Ça veut dire qu'on n'envoie plus des gens
11:27en fac de sociaux
11:28parce que ça ne permet pas
11:29de trouver un travail.
11:30Ça veut dire qu'on ferme des filières.
11:31Ça veut dire ça.
11:32On commence,
11:32et c'est le cas pour les lycées professionnels,
11:34on commence par leur expliquer
11:35si, oui ou non,
11:38ça leur permettra d'accéder à un emploi.
11:40Après,
11:40s'il y en a qui veulent ne pas accéder à l'emploi,
11:42c'est leur sujet.
11:43Sur l'accord commercial
11:44et sur les questions de droits de douane,
11:46Ursulaire von der Leyen a fait une tribune
11:47pour expliquer à quel point son accord était bien,
11:52et que c'est un montant maximum.
11:54Est-ce qu'il faut renégocier l'accord ?
11:55Est-ce que vous avez des espoirs
11:57sur un certain nombre d'exemptions,
11:59en plus des médicaments génériques,
12:01en plus de l'aéronautique ?
12:02Il faudrait déjà qu'on infléchisse
12:06ce qui a été annoncé sur les vins et spiritueux.
12:09Parce qu'il y a eu de faux espoirs
12:10qui sont déçus,
12:11qui sont douchés.
12:13C'est dans l'ordre des choses
12:14qu'Ursula von der Leyen explique
12:15qu'elle a bien fait le job.
12:17Bon,
12:17qu'elle fasse déjà le job,
12:19que nous fassions ensemble déjà le job
12:20sur le marché intérieur.
12:22J'évoquais hier ce que représente
12:24en équivalent droits de douane
12:25les barrières non tarifaires
12:27à l'intérieur de l'Union Européenne.
12:28C'est complètement dingue.
12:30Alors on s'émeut,
12:30et on a bien raison,
12:31des 15% de droits de douane américains.
12:34Les barrières dites non tarifaires
12:35à l'intérieur de l'Union Européenne,
12:36c'est le FMI qu'il a chiffré.
12:38C'est l'équivalent de 44% de droits de douane
12:40sur les biens,
12:41110% sur les services.
12:43Mettons-nous déjà à niveau,
12:44plutôt que d'essayer d'établir
12:46un rapport de force avec les Etats-Unis
12:48qui manifestement ne se prêtent pas au jeu.
12:49Vous êtes d'accord avec le fait
12:51qu'on a de la clarté maintenant
12:52quand même avec ces 15% TTC si je puis dire ?
12:54Oui, voilà.
12:58On sait pourquoi on est malade
13:00et on sait à quel niveau on est malade.
13:02Bon, c'est pas la bonne santé pour autant.
13:04Merci beaucoup Patrick Martin
13:06de nous ce matin dans la matinale de l'économie.
13:08Merci.
13:09Merci.
13:10Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations