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  • il y a 5 mois
Avec Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du PS

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##C_EST_DANS_L_ACTU-2025-08-28##

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Transcription
00:00Sud Radio à 7h35, on continue de revenir sur l'intervention de François Bayrou hier soir sur TF1
00:06avec mon invité Pierre Jouvet, député européen, secrétaire général du Parti Socialiste
00:10qui a prévu de voter contre la confiance du gouvernement le 8 septembre prochain.
00:14Bonjour Pierre Jouvet.
00:15Bonjour.
00:16Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:18Merci à vous.
00:19Alors en plus de 20 minutes, c'est le temps qu'a duré l'interview de François Bayrou hier soir sur TF1.
00:23Comment vous l'avez trouvé le Premier ministre ? Quelle impression il vous a fait ?
00:27Un Premier ministre qui n'est pas à la hauteur, qui ne donne pas d'indication
00:31et qui en réalité est en train simplement de peaufiner jour après jour et heure après heure sa sortie
00:38parce qu'il n'est que dans cette option-là et que dans cette optique-là.
00:43Vous avez un Premier ministre qui parle beaucoup de lui et peu de la France et des Français.
00:47Il a rejeté un petit peu la faute sur vous quand même François Bayrou.
00:50Il dénonce l'incapacité du monde politique à saisir la gravité de la situation.
00:54Vous lui répondez quoi Pierre Jouvet ?
00:56Une réalité simple, c'est que vous savez, il n'y a pas qu'une alternative dans ce pays.
01:01En fait, moi j'en ai un peu marre d'entendre que d'un côté, il y aurait les raisonnables, les responsables,
01:07ceux qui savent et il y aurait les autres.
01:09Vous savez, les raisonnables, les responsables et ceux qui savent,
01:12comme M. Bayrou, M. Macron et ses gouvernements successifs,
01:16ce sont les mêmes qui nous ont mis dans la situation politique dans laquelle on est.
01:19C'est M. Bayrou et les amis de M. Macron qui, depuis huit ans, ont créé mille milliards de dettes.
01:27Mille milliards de dettes.
01:28Ce sont les mêmes qui ont fait le trou dans lequel le pays est installé
01:33et qui veulent aujourd'hui nous donner des leçons.
01:35Nous disons, nous maintenant, ça suffit.
01:38Ces orientations ne sont pas bonnes.
01:40Cette politique est mauvaise.
01:42Elle est en train de conduire le pays à la faillite.
01:44Il faut une alternative.
01:45Justement, François Bayrou propose de recevoir les partis politiques à partir de lundi.
01:50Est-ce que le PS se rendra à Matignon ?
01:52Même si nous nous rendions à Matignon,
01:56et je ne sais pas à l'heure où je vous parle si nous irons,
01:58c'est trop tard.
01:59C'est trop tard pour François Bayrou.
02:01Pourquoi c'est trop tard ?
02:02Parce que nous ne partageons pas ces orientations.
02:04Est-ce que vous étiez en vacances, a-t-il dit François Bayrou ?
02:06Vous l'avez entendu ?
02:07Oui, mais tout ça, franchement, tout ça est ridicule et hypocrite.
02:11Vous imaginez, le moment dans lequel on est, c'est un grand moment de gravité.
02:16Moi, je pense à nos auditeurs qui sont dans l'inquiétude pour demain,
02:20s'il n'y a pas de budget, s'il n'y a pas de gouvernement qui tient.
02:23Il y a beaucoup d'inquiétude dans le pays.
02:25Et vous avez un Premier ministre, par une forme de désinvolture,
02:28qui dirait, parce qu'ils étaient en vacances,
02:29mais de qui se moquent-ils ?
02:31Tout le monde était prêt à travailler, y compris cet été.
02:33Nous avons nous-mêmes réclamé au Parti Socialiste
02:35qu'une session du Parlement puisse se tenir.
02:37Et nous avions dénoncé que François Bayrou annonce ses orientations
02:41au mois de juillet, quand le Parlement était en vacances.
02:44Donc, tout ça est un leurre.
02:45Et moi, je dis qu'aujourd'hui, c'est trop tard pour François Bayrou,
02:48parce que les socialistes ne partagent pas les orientations politiques,
02:52ne partagent pas la vision budgétaire qui est faite.
02:54Et comme il l'a dit lui-même hier, il ne s'agit pas de virgule.
02:57Donc, samedi, le Parti Socialiste présentera ses orientations budgétaires.
03:01Nous présenterons aux yeux des Français...
03:03Que vous n'irez pas défendre à Matignon devant François Bayrou ?
03:07Encore une fois, je vous le dis, on verra.
03:09Nos présidents de groupes parlementaires vont en discuter.
03:12Ce n'est pas décidé pour l'instant.
03:14Non, mais moi, à titre personnel, je ne vois pas l'intérêt à aller discuter
03:18pour ensuite dire à François Bayrou que nous le ferons tomber.
03:22Et lui, nous expliquer, comme il le fait à longueur maintenant d'émission,
03:25que c'est ça ou rien, ça ne marche pas.
03:27Et vous savez, un élément.
03:28François Bayrou, il n'aurait plus discuté.
03:29Il est prêt à négocier surtout si, à la condition que vous reconnaissez,
03:34qu'il faille faire un effort à hauteur de 44 milliards d'euros.
03:38Non, mais ça, déjà, nous ne le reconnaissons pas.
03:40L'effort de 44 milliards d'euros, il est sorti de la tête de François Bayrou.
03:44La trajectoire de l'OFCE, qui a été donnée notamment par le gouvernement français
03:48à la Commission européenne, c'est un effort de 20 à 25 milliards d'euros sur 4 ans
03:52pour redresser les finances.
03:53Ce n'est pas 44 milliards d'euros comme François Bayrou veut le faire,
03:56où il veut faire payer les Français, toujours les Français qui travaillent,
03:59toujours les mêmes catégories sociales dans ce pays,
04:02qui sont ceux qui payent et qui n'ont droit à rien.
04:04Et bien maintenant, ça, ça suffit dans ce pays.
04:06Et nous disons, nous, au Parti Socialiste, que nous avons des propositions,
04:10nous les ferons samedi et nous les ferons connaître à tous.
04:13Et vous savez, je vais vous dire, François Bayrou,
04:15il a beau jeu maintenant d'essayer d'expliquer dans cette forme d'hypocrisie
04:18qu'il voudrait nous recevoir.
04:20Mais François Bayrou, il a demandé un vote de confiance.
04:23Les mots ont un sens.
04:25L'article 49.1 de la Constitution, c'est la confiance.
04:29Et bien, les socialistes n'ont pas confiance en François Bayrou,
04:32pas confiance dans ce gouvernement et pas confiance dans cette politique.
04:35Et après, Pierre Jouvet, si vous obtenez la chute du gouvernement Bayrou,
04:38Edouard Philippe juge une dissolution inéluctable.
04:40Est-ce que vous partagez vous-même ce point de vue ?
04:43Nous verrons, vous savez, c'est au président de la République de décider.
04:46Et on a vu ces dernières années à quel point le président était finalement très difficile à sonder.
04:53Moi, ce que je dis simplement, c'est que le président de la République est responsable de cette situation.
04:57Il a créé par la dissolution et le non-respect du résultat des urnes de juillet 2024,
05:02en ne nommant pas un premier ministre de gauche, la situation politique dans laquelle nous sommes.
05:06Donc, vous lui demandez d'assumer et de démissionner,
05:08ou vous lui demandez de nommer un premier ministre de gauche ?
05:12Moi, je demande au président de la République, une fois que François Bayrou sera tombé,
05:17dans la logique de ce qui s'est passé en juillet 2024,
05:20de nommer un premier ministre de gauche qui est issu et qui sera issu de la première coalition de juillet 2024,
05:27qui n'a pas une majorité absolue à l'Assemblée, mais qui était en tête, c'est-à-dire la gauche,
05:31de nommer un premier ministre de gauche et de laisser ensuite la possibilité d'un gouvernement de gauche.
05:37Avec un gouvernement où l'on pourrait avoir des socialistes et des insoumis ensemble ?
05:40Avec un gouvernement qui, en tout cas, de mon côté, serait un gouvernement d'union de la gauche
05:46qui permettrait de mettre en place une politique qui changerait réellement la vie des gens
05:50et qui, contrairement au budget de François Bayrou, permettra là d'avoir des avancées,
05:55de faire payer ceux qui peuvent payer, c'est-à-dire ceux qui, depuis maintenant 10 ans,
05:59se sont enrichis sur le dos de tous les autres, qui permettraient d'avoir un peu de progrès social,
06:03qui permettaient aux Français de retrouver du pouvoir d'achat.
06:06Je crois que c'est indispensable aujourd'hui.
06:08Mais je vais vous dire, on va prendre des choses par étapes.
06:10La première étape, c'est le 8 septembre.
06:13Le 8 septembre, c'est la motion de confiance proposée par François Bayrou.
06:17Les socialistes votront contre.
06:18Ensuite, le président de la République devra faire ses choix.
06:21Vous avez entendu Pierre Jouvel-Maudort de la France Insoumise.
06:24C'est le 8 septembre, on chasse Bayrou, le 10, on bloque Macron.
06:27Est-ce que vous êtes sur la même position au PS ?
06:30Nous, nous ne sommes pas sur la position de la destitution du président de la République.
06:34Parce que, un, nous respectons notre cadre institutionnel.
06:38Deuxièmement, nous pensons et nous considérons que ce n'est pas par un départ simple du président de la République
06:43qu'il pourrait y avoir un changement.
06:46L'Assemblée nationale, même s'il y a un nouveau président de la République,
06:49elle ne va pas changer demain.
06:51Et donc, moi, je crois que le cadre dans lequel nous sommes aujourd'hui,
06:55c'est de prendre des choses par étapes.
06:57Et je le répète, il y a eu des élections en juillet 2024
07:00dont le résultat n'a pas été respecté par le président de la République.
07:04Il est temps que ce résultat soit respecté.
07:07Pierre Jouvel, député européen, secrétaire général du Parti Socialiste,
07:10un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
07:13Merci à vous de votre invitation.
07:14Et je précise que l'invité politique de Jean-François Killy,
07:17tout à l'heure, 8h30, ce sera un ministre.
07:19Laurent Saint-Martin, ministre délégué du commerce extérieur
07:21et des Français de l'étranger.
07:23D'ici là, nous, 7h41, dans un instant, on met à l'honneur les commerçants.
07:26Et puis dans la foulée, c'est Guy Carlier qui nous rejoindra.
07:28A tout de suite.
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