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  • il y a 4 mois
Avec Eric Ciotti, député des Alpes Maritimes et Président de l'UDR

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-09-09##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07L'invité politique, votre invité Jean-François Aquili, Eric Ciotti ce matin, président du NER.
00:12Bonjour à vous Eric Ciotti.
00:14Bonjour.
00:14Je vous pose une question ce matin, c'est, bon, François Mailloux démissionne, et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
00:21Retour au peuple.
00:22Pour moi, il n'y a aucune solution qui relèverait de la tambouille politicienne, comme M. Macron s'y confond depuis plusieurs années maintenant.
00:35On est dans une situation de crise politique, on est quasiment dans une situation de crise de régime, il n'y a aucune majorité à l'Assemblée Nationale.
00:43Et quand il y a une situation de blocage, pour trancher le nœud gordien, la seule solution en démocratie, c'est le retour vers le peuple.
00:51Je l'ai dit hier à la tribune, c'est dissolution ou démission du président de la République.
00:57Mais à un moment, il faut redonner une légitimité à ceux qui gouvernent.
01:00Et aujourd'hui, quel que soit celui qui va être nommé, nouvel côtaire sur une jambe de bois, nouvel artifice, ça ne changera rien, parce qu'il n'y a pas de majorité.
01:11Et pourquoi il n'y a pas de majorité ?
01:12Parce que l'année dernière, il y a eu une coalition des contraires, au contour des élections législatives, avec ce ridicule Front Républicain.
01:21Une coalition qui est allée de LFI jusqu'à LR.
01:24Vous pensez qu'on paye aujourd'hui le Front Républicain, c'est ce que vous dites ?
01:29Bien sûr, le Front Républicain a conduit au chaos.
01:34Il y a eu trois grandes coalitions l'année dernière.
01:37Nous sommes arrivés en tête, avec le Rassemblement National et l'UDR, avec plus de 11,5 millions de voix.
01:43Là, vous parlez du nombre d'électeurs.
01:45Très largement au premier tour.
01:46La deuxième coalition, c'est celle de gauche.
01:49Et celle qui essaie de gouverner aujourd'hui, c'est celle qui a tout perdu, qui est arrivée troisième,
01:54que les Français ne veulent plus, c'est la coalition macroniste,
01:57à laquelle, et je le déplore, mes anciens amis de LR, se sont ralliés, se sont dissous, dans laquelle ils se sont dissous.
02:03Éric Sotty, vous dites retour au peuple, il y aura demain, on va revenir sur les histoires de dissolution,
02:08il y aura demain la fameuse mobilisation bloquant tout, c'est un retour au peuple acceptable pour vous ?
02:14Sûrement pas, sûrement pas.
02:16Ça, vous êtes contre ?
02:17Les mobilisations avec un fonds de violence potentielle n'ont rien à voir avec l'expression du peuple.
02:25C'est pas dans la rue que ça se règle, que ça se gère, ça se règle dans les urnes.
02:31C'est ça, la démocratie.
02:32Ce n'est pas la loi de la violence, des bandes, des casseurs, comme, hélas, on risque de les voir demain à nouveau.
02:39S'il n'y a pas de dissolution, si Emmanuel Macron nomme un, au hasard, Sébastien Lecornu,
02:44à Matignon.
02:46Que se passe-t-il ?
02:47On ira dans la même situation que l'on connaît avec Michel Barnier, avec François Bayrou.
02:53Je pense que là, d'après ce que je lis, de ce que j'entends,
02:58la tendance est de faire un appel du pied à la gauche,
03:01d'essayer de convaincre le Parti Socialiste.
03:04Donc on va aller, alors que le pays n'a jamais été autant à droite,
03:08que les valeurs de droite, c'est-à-dire l'ordre, le respect de notre identité,
03:13la liberté économique, n'ont jamais été aussi majoritaires, aussi plébiscitées dans le pays.
03:18On va sans doute aller vers une barre à gauche avec les habituels délires,
03:23plus d'impôts, plus de taxes.
03:27Voilà, tout cela est assez ridicule.
03:29Vous dites, le pays n'a jamais été aussi à droite.
03:32Vous avez adressé un message hier à vos amis LR, mes amis LR.
03:38Combien de temps encore resterez-vous arrimés au Titanic macroniste ?
03:42Le problème, Éric Ciotti, c'est que l'union des droites, ça ne marche pas en réalité.
03:46Ça ne marche pas pour l'instant, mais ça progresse.
03:52Il y a aujourd'hui, dans toutes les enquêtes d'opinion,
03:55on voit bien que l'addition a une force énorme.
04:00C'est celle que représente aujourd'hui le Rassemblement National.
04:05J'ai voulu cette alliance avec le Rassemblement National,
04:08parce qu'on ne pourra plus gagner.
04:10La droite ne peut pas gagner s'il n'y a pas une alliance avec le Rassemblement National.
04:15C'est une vérité absolue, et c'est une attente des Français.
04:19Mais Reconquête a un discours que j'ai du mal à comprendre.
04:24Le cœur, le discours, c'est l'union des droites,
04:27sur la forme, mais sur le fond, c'est une attaque.
04:30Ce sont des attaques systématiques.
04:32Mais là, ce n'est pas le sujet.
04:33La force, elle est dans l'alliance que nous avons bâtie.
04:36Reconquête n'a aucun député à l'Assemblée Nationale.
04:39Et si demain, il devait y avoir des élections législatives,
04:41il n'en aurait toujours aucun.
04:42Ce qui se joue, c'est la capacité à porter un message,
04:47à traduire la force dans les urnes,
04:49à la transmettre et à la prolonger
04:54dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.
04:56C'est ce que nous faisons.
04:58J'ai voulu cette alliance l'année dernière.
05:00J'étais président des Républicains.
05:02J'ai cassé tous les codes.
05:03J'ai rompu ce ridicule cordon sanitaire.
05:06J'ai voulu dire que tous les patriotes devaient s'unir.
05:09Et puis, on nous a sonné l'écran violon en disant...
05:13Votre ancienne famille.
05:14Les Français, tout ça, considèrent que c'est absolument ridicule.
05:19Et qu'aujourd'hui, cette attente de vraie alternance,
05:23de dire que tous ceux qui ont gouverné depuis des décennies
05:26ont mis le pays dans l'État où ils se trouvent aujourd'hui.
05:29Plus de dépenses publiques, plus de dettes, moins de services publics,
05:33plus d'immigration, plus de sécurité.
05:35Et ils viennent nous donner des leçons de morale.
05:37Ces gens sont disqualifiés.
05:39Mais il faut changer.
05:40Il faut oser le changement.
05:42C'est ce que nous proposons aujourd'hui.
05:43Il n'y a aucun risque à changer.
05:44C'est pour ça que vous voulez la dissolution, finalement.
05:46Parce qu'elle serait néfaste pour les Républicains
05:49et vous récupéreriez des parts de marché ?
05:52Mon sujet, ce n'est pas le sort des Républicains.
05:56C'est le sort de notre pays.
05:57C'est le sort de la France.
05:59Qui peut dire qu'on peut continuer sans risque
06:02dans cette situation qui confine au mieux
06:05à l'impuissance, à l'immobilisme
06:07et au pire à de graves dangers.
06:10Quand je vois le Président de la République
06:11qui peut-être demain, dans quelques jours,
06:14va reconnaître l'état terroriste du Hamas
06:17sans aucune légitimité pour le faire,
06:20sans que le Parlement ait eu à délibérer.
06:23Quand je vois qu'on risque d'aller vers une augmentation
06:26encore massive des impôts.
06:28Mais je dis stop, ça suffit.
06:30Ceux qui nous ont envoyés dans le mur doivent arrêter.
06:32Mais pour finir sur cette question qui est fondamentale
06:35pour vous, Éric Ciotti, vous aviez lancé
06:37une proposition d'adhésion à un euro.
06:39Je pense que c'était de l'humour
06:40parce que vous n'avez pas dû avoir un seul adhérent en plus.
06:42Si, si, nous en avons eu plusieurs centaines.
06:44Plusieurs centaines ?
06:45Nous en avons eu depuis samedi soir plusieurs centaines
06:47parce que moi je parle beaucoup avec des militants LR.
06:50Et vous voulez dire qu'ils viennent des Républicains
06:52et qu'ils vous rejoignent ?
06:53Ils viennent des Républicains
06:54puisque c'est une passerelle qui viennent des Républicains.
06:57Ils ne supportent plus aujourd'hui
06:59un discours très ambigu
07:01qui, selon les mots de M. Wauquiez
07:04et hier soir très ambigu de M. Retailleau
07:06pourrait dire qu'il participerait
07:09ou qu'il ne censurerait pas
07:11un gouvernement socialiste
07:12ou qu'il pourrait siéger
07:14avec des ministres socialistes.
07:17Mais c'est totalement ahurissant.
07:19Éric Ciotti, il y a une personnalité
07:20qui ne veut pas de l'Union des droites
07:22parce qu'elle dit qu'elle n'est pas de droite.
07:24C'est Marine Le Pen.
07:25Mais Marine Le Pen, elle parle à tous les Français.
07:28Elle est candidate à l'élection présidentielle.
07:33Mais j'ai fait cette alliance l'année dernière
07:36avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
07:40Et je la remercie parce qu'on dit souvent,
07:43j'ai entendu encore des discours un peu ridicules,
07:46le Rassemblement National ne veut pas d'alliance.
07:49Ce que nous avons fait l'année dernière
07:50démontre justement qu'il y a cette volonté
07:53d'élargissement.
07:55Et quand on est président, candidat
07:57à la présidence de la République,
08:00il y a une volonté naturellement
08:01de parler à tous les Français.
08:03C'est une vision assez gaulliste
08:04de la Ve République.
08:06Mais en tout cas, cette alliance,
08:07nous l'avons faite,
08:09elle a donné des résultats
08:10extrêmement importants au plan électoral.
08:12Vous n'y voyez pas de contradiction.
08:13Et aujourd'hui, nous allons gagner
08:15avec cette alliance.
08:15Vous n'y voyez pas de contradiction.
08:16Je ne vois aucune contradiction.
08:18Marine Le Pen jugé en appel
08:19du 13 janvier au 12 février 2026,
08:22c'est-à-dire dans la séquence
08:24de campagne électorale
08:25pour les élections municipales.
08:27C'est un problème ?
08:29Oui, naturellement.
08:30Je trouve que les avocats de Marine Le Pen
08:33souhaitaient que ce procès se tienne
08:36après les élections municipales.
08:38Je pense que ça aurait été mieux
08:40pour la sérénité du débat électoral.
08:43Voilà, ça pose une nouvelle fois
08:46des questions sur l'état de notre démocratie
08:49et sur les risques qu'il y a
08:52à confondre justice et politique.
08:55Vous dites cela à Éric Sautier ce matin,
08:58mais j'aimerais que vous me parliez
08:59d'Emmanuel Macron rapidement.
09:01Qu'est-ce qu'il est à vos yeux aujourd'hui,
09:03le président de la République ?
09:04Il est l'artisan du chaos.
09:07Il est celui qui a affaibli notre pays
09:09comme aucun de ses prédécesseurs
09:11ne l'avait fait.
09:13Sa parole est discréditée au plan international.
09:15On ne la comprend plus.
09:17Nous avons été chassés de beaucoup de pays
09:20où la France avait un rôle et une place majeure,
09:22je pense, en particulier au continent africain.
09:25Ça, c'est pour la vision extérieure de la France.
09:27Elle est importante.
09:28Mais Emmanuel Macron à l'intérieur,
09:31c'est un échec, je dirais,
09:34quasi intégral sur tous les domaines.
09:35C'est plus de violences dans la rue,
09:38c'est plus d'immigration,
09:39500 000 étrangers arrivent légalement.
09:43Il n'est pas De Gaulle qui veut,
09:45c'est à lui de prendre ses responsabilités.
09:48Il a commis cette dissolution,
09:50il n'a pas eu de majorité en 2022,
09:52il a été élu quelque part par défaut
09:55en surfant sur la guerre en Ukraine
09:58à l'élection présidentielle de 2022,
10:00sans parler de son projet,
10:02sans véritable débat.
10:03Et aujourd'hui, on est dans un état
10:05d'affaiblissement du pays,
10:07de grande inquiétude nos concitoyens.
10:09Ils voient bien que plus rien ne fonctionne.
10:12L'hôpital, la justice, on en parlait,
10:14l'éducation,
10:15tous nos grands services publics,
10:17tous nos piliers institutionnels
10:19s'affaiblissent.
10:20Il n'y a plus de majorité,
10:21on est dans la 4ème République.
10:23Donc c'est au président de la République.
10:26Nous, on l'a dit hier à l'Assemblée nationale,
10:28on n'est pas pour la révocation,
10:30pour ce que fait l'extrême gauche
10:32avec M. Mélenchon.
10:33Mais le président de la République,
10:35on est quand même dans des institutions
10:36voulues par le général de Gaulle.
10:38Quand le peuple ne suit plus,
10:40quand le peuple rejette,
10:41il faut en tirer les conséquences.
10:43Et la seule solution, la seule réponse,
10:45c'est le retour au peuple.
10:47Donc vous demandez son départ.
10:49C'est à lui de le décider.
10:52Éric Chiotty, il y a eu ce dont il a été...
10:54Et ce serait une solution.
10:55Ce serait sans doute la vraie solution.
10:57Donc vous dites ce matin,
10:58ce serait une solution qu'Emmanuel Macron démissionne.
11:00Sans doute la seule.
11:01Sans doute la seule.
11:03Éric Chiotty, il y a eu l'épisode du week-end
11:05dont il a été beaucoup question.
11:06Deux journalistes qui conversent
11:07et enregistrent à leur insu
11:09avec deux responsables socialistes.
11:11Que va faire l'UDR ?
11:11Vous réclamez une...
11:12Nous avons déposé une commission d'enquête.
11:14Chaque groupe dispose d'un droit de tirage
11:16pour créer une commission d'enquête.
11:18Donc avec l'UDR,
11:19nous allons créer une commission d'enquête
11:21sur la neutralité du service public.
11:23Parce que ce qui est insupportable dans cette affaire,
11:26il y a une connivence politique
11:28avec des journalistes qu'on avait,
11:30avant cet épisode, bien identifié à gauche.
11:33Voilà, on sait que Patrick Cohen,
11:35M. Legrand,
11:37expriment des convictions de gauche.
11:39C'est leur droit.
11:40Ce qui n'est pas leur droit,
11:41c'est que quand on est sur des chaînes
11:43financées par l'argent des Français,
11:45on a un devoir, plus encore qu'ailleurs,
11:48de neutralité politique, d'indépendance.
11:51Donc le service public n'a pas à financer
11:55l'impôt des Français.
11:564 milliards d'euros pour le service public
11:59n'a pas à financer
12:00les prises de position partisanes.
12:03Donc il faut qu'on se penche,
12:05une fois pour toutes,
12:06sur les questions d'indépendance,
12:08de neutralité du service public.
12:10On ne peut pas donner des leçons à la Terre entière
12:12et être soi-même, je dirais,
12:16sujet à suspicion.
12:19Ultime question, parce qu'il reste très peu de temps,
12:22Éric Ciotti, vous êtes candidat à la mairie de Nice,
12:23nous le savons, face à votre rival Christian Astrosi.
12:27À 30 kilomètres de là, il y a la candidature,
12:28il a fait sa vidéo hier, de Louis Sarkozy.
12:31Vous le soutenez ?
12:32Non, je ne le soutiendrai pas,
12:34je le dis très clairement.
12:37Je ne comprends pas cette candidature,
12:40ce parachutage à Menton.
12:43Il y aura d'autres solutions en Menton,
12:46mais je ne crois pas que ça puisse servir
12:49de porte-avions à un destin politique national.
12:54On n'est pas un laboratoire dans le département
12:56des Alpes-Maritimes.
12:57Vous dites parachutage, c'est ça ?
12:58Vous ne soutenez pas Louis Sarkozy ?
13:00Non, je ne le soutiendrai pas.
13:01Qui sera soutenu par Christian Astrosi ?
13:03Qui l'est ?
13:04Vraisemblablement, ça sera une candidature
13:06qui sera dans la sphère macroniste.
13:08La sphère macroniste.
13:09Donc, pas de soutien de votre part ce matin
13:11d'Éric Ciotti pour la candidature à Menton.
13:13C'est 30 kilomètres.
13:15À peu près.
13:16À peu près de M. Louis Sarkozy.
13:19Merci Éric Ciotti, président de l'UDR,
13:22d'avoir été l'invité ce matin de Sud Radio.
13:24Merci Jean-François Aquili.
13:26Éric Ciotti, vous connaissez bien Jean-François Aquili,
13:28il a évidemment la géographie de ce département.
13:31Oui, surtout dans le Sud.
13:33Oui, surtout évidemment dans le Sud.
13:35Allez, dans un instant, le grand débrief.
13:37Éric Revelle, Elisabeth Lévy,
13:40et vous au 0826-300-300.
13:42Vous avez entendu Éric Ciotti qui dit
13:43la seule solution, c'est le départ d'Emmanuel Macron.
13:47Qu'en pensez-vous ?
13:48J'aimerais vous entendre 0826-300-300
13:51parce qu'il y a d'autres solutions.
13:52Alors, Gabriel Attal, lui, il dit ce matin dans le Parisien,
13:55il ferait nommer un négociateur.
13:57Et il a des idées, mais il ne donne pas le nom.
14:00Il y a d'autres noms qui circulent.
14:01Nous en parlons dans un instant, évidemment, sur Sud Radio.
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