00:00– Est-ce que le problème, c'est Emmanuel Macron ?
00:01Il faut qu'il nomme un Premier ministre
00:03qui a un mandat pour construire...
00:06– Donc vous ne voulez pas qu'il parte ?
00:07Contrairement à ce que dit Mélenchon, pas de destitution, pas de démission ?
00:10– Non, mais c'était aussi un des éléments qui expliquaient
00:12pourquoi en janvier dernier, on n'a pas censuré.
00:15Je pense qu'il faut une forme de stabilité dans le pays.
00:17Il a été élu pour aller au terme...
00:19– C'était un Premier ministre de gauche ?
00:20– Vous savez, les élections de 2024, il y a eu une préférence,
00:24pas une majorité qui a été donnée à la gauche.
00:26Ceux des sujets qui sont au cœur des précipations, je le redis.
00:29– Je le redis, pouvoir d'achat, services publics, santé, etc.
00:33Mais la gauche n'a pas gagné les élections.
00:36Sinon, elle appliquerait son programme.
00:38Et que dans l'espèce, il faut donc construire ce fameux compromis
00:41dans lequel un compromis, c'est coûteux pour les uns et les autres.
00:43Ce n'est pas la culture de notre pays.
00:44Moi, j'ai sincèrement tenté l'exercice.
00:47Donc celui qui vous dit aujourd'hui que Bayrou est le responsable
00:50d'un énorme gâchis aujourd'hui parce que sa culture politique
00:52aurait dû l'ouvrir justement à cette culture de compromis
00:55et qu'il a pensé pouvoir, dans son couloir, avoir raison tout seul,
00:58et bien il faut que demain, plutôt un Premier ministre venant de la gauche
01:02mais travaillant forcément avec des forces politiques
01:05qui ne sont pas de sa sensibilité mais qui s'engagent à ne pas le censurer
01:08sur quelques mesures claires et notamment sur le budget
01:11où il devrait y avoir un effort partagé, dépenses, économie d'un côté
01:16et recettes de l'autre et de ne pas faire porter la charge,
01:19je le redis, sur ceux de nos concitoyens qui quand même tirent la langue aujourd'hui.
01:22Non, moi je pense que ce n'est pas le cas.
01:25Je pense que ce fanatisme sur les impôts dans le pays le plus fiscalisé du monde,
01:29ça nous met dans le mur.
Commentaires