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  • il y a 1 an
À une semaine du vote de confiance à l'Assemblée nationale, François Bayrou est plus que jamais sous pression. Le Premier ministre croit toujours possible de se maintenir à Matignon le 8 septembre prochain et vient d'entamer aujourd'hui un cycle de consultations avec les partis politiques.

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Transcription
00:00Bonsoir Olivier Faure. Effectivement, ici même sur BFM hier midi, vous m'avez dit que la décision des socialistes de ne pas voter la confiance à François Bayrou était irrévocable.
00:09Depuis, il s'est passé quand même quelque chose. François Bayrou, hier soir, a annoncé notamment sur BFM qu'il pourrait renoncer à la suppression d'un des deux jours fériés.
00:18Alors, question simple, est-ce que c'est de nature à vous faire changer de position ou est-ce que ce soir, vous reprenez le même terme, irrévocable ?
00:27Vous êtes taquin.
00:30Je vous le confirme.
00:31Oui, je crois. Parce qu'effectivement, vous savez qu'il y a 44 milliards d'économies données par François Bayrou.
00:37Un jour férié, c'est 2 milliards selon lui. Donc, il nous repose de revenir sur 2 milliards et il nous dit maintenant que vous avez lâché un os, venez le ronger.
00:45Non mais, je veux bien être crédule et je ne veux pas être pris pour un imbécile. Et donc, oui, cette décision, elle est irrévocable.
00:52Parce que la question qui est posée ce soir, la France est-elle ingouvernable ? Non, elle n'est pas ingouvernable.
00:57Mais nous sommes mal gouvernés. Et c'est la raison pour laquelle ça ne marche pas.
01:01La réalité, c'est qu'on aurait pu avoir un Premier ministre qui dise « je sais que je suis minoritaire », ce qu'il dit.
01:07Sauf que quand on est minoritaire, eh bien, on cherche ensuite à se concilier le Parlement et donc à faire en sorte d'avancer au fur et à mesure avec l'Assemblée telle qu'elle a été choisie par les Français.
01:19J'entends parler de dissolution. Mais la réalité, c'est que tout le monde sait, si on en croit les sondages, que s'il y avait une dissolution demain,
01:27elle reconduirait peut-être pas exactement dans les mêmes équilibres.
01:30Mais enfin, on aurait une majorité qui serait de toute façon introuvable. Donc, il faut faire avec ce que nous avons.
01:36Et ce que nous avons, c'est une tripartition de la vie politique.
01:40Et donc maintenant, ce qu'il faut, c'est un Premier ministre qui vienne à Matignon et qui explique qu'il travaillera avec son projet.
01:48Pas de confusion, pas de gouvernement où on retrouverait les uns et les autres.
01:52Moi, je souhaite un gouvernement de gauche qui vienne avec un programme de gauche, mais ensuite qui vienne devant le Parlement et on verra comment le Parlement travaille.
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