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  • il y a 11 mois
Avec Alain Fontaine, président de l’Association française des maîtres restaurateurs, propriétaire bistrot-restaurant “Le Mesturet” (Paris 2)


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##LE_DOSSIER_DE_L_ETE-2025-08-26##

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Transcription
00:00Je suis ravie d'être avec vous et d'être au volant de ces routes de l'été, ce jusqu'à 13h, avec cette heure qui va nous permettre de parler d'économie, de restaurants et de grands espaces, sans oublier l'évasion.
00:11Dans quelques instants, notre dossier de l'été, on va dresser un bilan de l'été 2025 pour les restaurateurs.
00:17Après un mois de juillet morose, le mois d'août a retrouvé quelques couleurs, mais la tendance est là.
00:21Les touristes fréquentent-ils autant ou pas les restaurants traditionnels ?
00:26On va en parler avec Alain Fontaine, qui est président de l'Association française des maîtres restaurateurs, et entre autres propriétaire du bistrot parisien Le Mesturé.
00:35Et puis ensuite, je vous proposerai un nouveau rendez-vous avant la fin de cette semaine, une chronique qu'on a appelée En route pour la rentrée, afin de bien préparer cette rentrée.
00:45Il sera question de la rentrée scolaire pour nos plus jeunes.
00:48Et puis après, cap sur la Bretagne, sauvage dans les sentiers de l'été.
00:51Je vous propose d'aller sur la côte héroise, ce bout du monde où la nature est brute, indomptée, et où l'homme semble un simple invité.
01:00On en parlera bien sûr avec notre invité.
01:03Vous êtes bien sur Sud Radio ? Merci de nous avoir choisis l'été aussi.
01:07Allez, on parle restaurant.
01:08Sud Radio, le dossier de l'été.
01:12Et vous êtes bien sûr les bienvenus, autant sur la page Facebook de Sud Radio que au 0826 300 300, où Manu vous attend.
01:19Vous êtes vous-même restaurateur, vous avez souffert de cet été 2025, vous êtes vous-même client de restaurant.
01:25Vous n'y êtes pas allé, dites-nous pourquoi, vous y êtes allé plus, là aussi, venez nous retrouver.
01:31La fin de l'été approche, Théo en pillac, l'heure est au bilan pour les restaurants, et le constat est amer, la fréquentation est en baisse.
01:38Alors pourquoi les clients ont-ils délaissé les tables de l'été ?
01:41Eh bien, la principale raison, c'est l'impact sur le portefeuille.
01:46Avec l'envolée du coût des vacances, transport, hébergement, activité, etc., les touristes ont réduit leurs dépenses dites plaisirs,
01:54et les restaurants, forcément, sont en première ligne.
01:57Selon les professionnels, l'activité a chuté de 15 à 20% par rapport à l'an dernier, et jusqu'à moins 30% dans certaines régions.
02:06Les vacanciers ont donc modifié leurs habitudes de consommation.
02:10Beaucoup ont préféré se tourner vers des solutions moins chères, comme par exemple les pique-niques, les plats emportés,
02:16et surtout, les fast-foods plus abordables, même si la qualité n'est pas la même que dans les restaurants.
02:22Mais ce recul s'inscrit dans une tendance plus inquiétante.
02:25Le secteur traverse une véritable crise.
02:27Selon la Banque de France, les faillites dans la restauration ont augmenté de 17% par rapport à la période d'avant-Covid.
02:34Concrètement, chaque jour en France, 25 restaurants baissent définitivement le rideau après un dépôt de bilan.
02:40Eh bien, on va en parler avec notre invité.
02:43Et puis avec vous, n'hésitez pas, vous êtes vous-même restaurateur.
02:46Alors, midi 10, vous allez me dire, c'est le coup de feu.
02:47Vous avez dû fermer votre restaurant.
02:49Venez nous rejoindre, venez témoigner au 0800 26 300 300,
02:53où vous avez, pour vous, fait plutôt une belle saison.
02:56Venez également témoigner autant sur la page Facebook de Sud Radio.
03:00Alain Fontaine, bonjour.
03:01Bonjour.
03:02Merci d'être avec nous.
03:03Vous êtes président de l'Association française des maîtres restaurateurs.
03:06Vous êtes d'ailleurs au Mesturé, le bistrot-restaurant qui est à Paris, dans le deuxième arrondissement.
03:11Avez-vous vous-même d'ailleurs, à titre personnel, fermé cet été ?
03:15Ah non, je ne vais pas du tout vous faire, mais c'était, je suis resté ouvert.
03:18Nous, on est sur Paris, donc les touristes, bien sûr, sont attendus.
03:23Il y a eu beaucoup de touristes sur Paris.
03:25Mais le commentaire qui a précédé est tout à fait pertinent,
03:30parce que vous avez un choix, les touristes, touristes français ou étrangers,
03:36ont fait des choix et on l'a ressenti.
03:40Alors, si je prends mon cas personnel, je suis très en avance sur les dernières,
03:43mais j'avais été impacté par les Jeux Olympiques.
03:45Donc, je suis très en avance par rapport à la dernière.
03:47Par contre, sur l'ensemble du territoire, effectivement, on a des fréquentations très différentes,
03:57région par région.
03:58Et c'est pour ça que les chiffres qui ont été annoncés entre moins 15 et moins 20,
04:02moi, j'attendrai quand même les bilans définitifs.
04:06La preuve, nous, à l'AFMR, on va faire notre sondage de rentrée qu'à partir du 1er septembre.
04:11C'est-à-dire, la semaine prochaine, on va interroger nos 6 000 restaurateurs
04:16pour leur demander leur saison vraiment.
04:19Parce que c'est vrai que ça dépend des régions.
04:21Ça dépend, je dirais même plus près que des régions.
04:24Ça dépend aussi de certaines villes, de plages par rapport à d'autres.
04:28Oui, oui, ou même, et pas spécialement que de plages,
04:31puisque quelquefois, au centre France où il n'y a pas de plages,
04:34il y a des restaurateurs qui ont plutôt bien travaillé aussi, a priori.
04:37Oui, et effectivement, il y a deux choses, et c'est pour ça que j'ai trouvé le commentaire très pertinent,
04:43parce qu'il y a deux choses.
04:44Il y a effectivement le pouvoir d'achat, c'est très très clair, le pouvoir d'achat a impacté.
04:49Alors, vous avez des perdants.
04:50Les perdants sont ceux, les restaurateurs perdants, je dis,
04:53les restaurateurs perdants qui peuvent se plaindre,
04:55effectivement, c'est ceux pour garder leur profitabilité, qui ont baissé la qualité.
05:01Et ça, le client a sanctionné au fur et à mesure.
05:05Et puis, ceux qui, pour garder leur profitabilité, ont augmenté les prix.
05:09Et évidemment, le client a sanctionné.
05:11Moi, je suis sur la côte atlantique en ce moment.
05:13Je vois des restaurants qui ont maîtrisé leur prix,
05:15et d'autres qui ont complètement frié, je dirais, en quelque sorte, d'exclus monétaires,
05:20et qui ont augmenté leur prix fortement.
05:22Alain Fontainevaux, qui est, entre autres, on l'a vu, au bistrot-restaurant Le Misturé,
05:26mais surtout, je voudrais avoir la casquette, la présidente de l'association française des maîtres restaurateurs,
05:30ce que vous avez appelé tout à l'heure la FMR.
05:33On a, effectivement, là, le cas des restaurants,
05:36mais comment vous expliquez de la part des clients ?
05:38Parce que, en termes de...
05:39Enfin, la France, c'est quand même le pays des restaurants, également.
05:42Et il semble, effectivement, qu'il y a, non pas un désamour,
05:44parce que, moi, je suis la première à être passionnée par votre métier.
05:47Qu'est-ce qui se passe au niveau de la clientèle ?
05:48Il n'y a pas qu'une histoire d'argent ?
05:50Si ? Uniquement une histoire d'argent ?
05:52Non, non, non, il n'y a pas qu'une histoire d'argent.
05:54Alors, juste pour finir mon propos d'avant,
05:56ceux qui, aujourd'hui, ont maintenu une clientèle,
05:59c'est ceux qui ont maîtrisé leurs charges et maîtrisé leurs recettes.
06:03Ce qui n'est pas facile, ça veut dire que nous sommes devenus,
06:06clairement, des finambulistes.
06:07Les restaurateurs qui vont sortir cet été,
06:10et il y en aura, heureusement,
06:11c'est des finambulistes, il ne faut pas rêver.
06:13Alors, on a vu le problème économique,
06:16mais il y a, effectivement, vous avez raison, un problème sociologique.
06:19C'est-à-dire, depuis des années, et on le sent,
06:21et ça a été boosté par le Covid,
06:23il y a, effectivement, non pas un désamour,
06:26mais il y a une déstructuration, un des repas,
06:29il y a une américanisation des repas,
06:31il y a une poussée forte des fast-foods et des sandwicheries,
06:34et nous, la restauration traditionnelle,
06:36on n'a pas su résister.
06:38Pourquoi ?
06:38Parce que nous sommes, pour la plupart, à 80%,
06:40je vous rappelle, 80% des restaurateurs,
06:42nous sommes des indépendants.
06:44Nous, nous n'avons pas la puissance de communication
06:46et des réseaux, des grandes chaînes et autres.
06:49Donc, si vous voulez, on est esselé dans le coin.
06:52Moi, j'avais demandé, et je demande toujours,
06:53d'ailleurs, j'ai même écrit en ce sens
06:55au président de la République
06:56et à ma ministre de tutelle, madame Lovagy,
06:59une grande campagne de communication
07:00pour la restauration traditionnelle.
07:02Car, évidemment, le pays de la gastronomie,
07:05le pays qui a quand même inscrit
07:06au patrimoine immatériel de l'UNESCO,
07:08le repas des Français, quand même.
07:09Oui, bien sûr.
07:10On est en train de perdre
07:11notre restauration traditionnelle.
07:13C'est-à-dire que pour les touristes français,
07:14mais les touristes étrangers
07:15qui se font un monde,
07:17qui se font une image extraordinaire
07:18de notre restauration,
07:19ils vont tomber dans des...
07:20Je vais caricaturer,
07:21mais ce sera à peu près ça dans 10 ans.
07:23Ils vont tomber dans des villages
07:24magnifiquement rénovés
07:25du XIIe ou du XIVe siècle
07:27où la mairie aura fait des efforts.
07:29Et en plein milieu de la place du village,
07:31vous aurez un fast-food.
07:32On n'a pas donné le nom,
07:33mais vous aurez un fast-food qui sera là.
07:35C'est-à-dire que 43% des touristes
07:37en ce moment qui viennent en France
07:38viennent pour la gastronomie.
07:39Bien sûr.
07:40C'est-à-dire que le pays de la gastronomie,
07:42nous serons des rois sans terre.
07:44Nous serons des rois sans terre.
07:45Nous n'aurons plus rien.
07:46Et ça, c'est dans les 15 ans à venir.
07:47À la fontaine.
07:48Restez avec nous,
07:49parce qu'on a un appel au 0826 300 300.
07:51Un restaurateur qui est avec nous.
07:54Gilles nous rejoint.
07:54Bonjour, Gilles.
07:56Oui, bonjour à tous et à toutes.
07:57Merci de m'accueillir.
07:58Merci d'être avec nous.
07:59Vous êtes où, vous, Gilles ?
08:01Alors, nous sommes à Pépieu,
08:03au cœur du Minervois,
08:04où il fait bon vivre,
08:05où nous avons du très, très bon vin
08:07qui nous entourent.
08:09Que de bons vignobles.
08:10Voilà.
08:10Et puis, on en profite,
08:12parce que vous êtes à côté des Corbières,
08:13par donner un grand coup de chapeau
08:15et un grand coucou à nos amis vignerons de l'Aude
08:18qui me tiennent beaucoup à cœur
08:19et pas qu'à moi.
08:20Gilles, comment s'appelle votre restaurant ?
08:23Le plan de short.
08:24Le plan de short, en occident,
08:25c'est le bout de bois.
08:27C'est directement lié à un trophée
08:29gagné il y a quelques années
08:30sur les terrains de rugby
08:32et desquels je m'étais un peu éloigné.
08:36Et puis là, j'y reviens au club phare
08:38de la région, à côté de chez nous,
08:40à 3 kilomètres, 4 kilomètres.
08:42Gilles, comment vous avez vécu la saison
08:44avec votre restaurant, le pan de short ?
08:46Compliqué.
08:48Alors, au pan de short, compliqué.
08:50Alors, je ne vous cache pas
08:51que je n'ai pas l'âme du gestionnaire.
08:54C'est ma chère épouse
08:54qui fait ça très bien.
08:56Et au quotidien,
08:57j'entendais le président interlocuteur,
08:59je suis d'accord avec lui,
09:00mais il fait ça.
09:01Nous sommes un funambuliste,
09:02donc il faut regarder,
09:04il faut faire attention aux dépenses.
09:05D'ailleurs, si nos hommes politiques
09:07faisaient ça au quotidien,
09:09à regarder ce qu'ils dépensent
09:11et ce qu'ils rentrent
09:12et à se poser la question
09:14de ce qu'ils pourraient faire mieux,
09:15certainement que la France
09:15ne serait pas dans cette situation.
09:17Non, mais nous,
09:18c'est très compliqué.
09:19En termes de touristes,
09:21alors, c'est très délicat.
09:23L'heure des bilans
09:24n'est pas venue, d'après moi,
09:25parce que même si on sait où on va,
09:27c'est pas bon, globalement.
09:29Les touristes,
09:30écoutez, je n'ai pas la raison,
09:32mais on n'en a pas vu beaucoup.
09:33Comme je disais tout à l'heure
09:35à vos collègues,
09:36oui, à parler les 15 premiers jours d'août,
09:38on a senti du monde,
09:39mais sinon, ça fait quand même un peu
09:41sur juin, juillet, août.
09:42Alors, c'est un peu tronqué le bilan
09:43par rapport à...
09:46Je ne prétends pas parler
09:47au nom de mes collègues
09:49de la profession,
09:50surtout pas,
09:51parce que nous,
09:51c'est un cas particulier,
09:52mais au village,
09:54il faut savoir qu'à Pépieu,
09:56au mois de juin et juillet,
09:58donc nous, juin,
09:59c'est le mois de la fête à Pépieu,
10:01donc un gros mois d'activité.
10:02Mais, juillet également,
10:03normalement, il y a du passage,
10:05on a le canal midi à 3 km,
10:06je le rappelle,
10:07le patrimoine mondial.
10:08Bon, on avait la circulation coupée.
10:10On ne me demandait pas
10:11pourquoi je ne suis pas compétent
10:12et je n'ai pas les éléments, etc.
10:14Mais moi, ce n'est qu'un constat
10:15qui nous a mis en colère,
10:17donc je pense là,
10:18je ne parle pas à leur nom,
10:19mais il faut être quand même...
10:22Mais Gilles,
10:23vous êtes en train de me dire
10:25qu'il y a eu un choix de fait
10:26dans votre commune
10:27où on a coupé la circulation,
10:28ce qui fait que personne
10:29n'a pu arriver au restaurant,
10:30c'est ça ?
10:31Je vais vous dire,
10:32Pépieu,
10:33il fallait contourner Pépieu
10:35en juin et juillet,
10:37donc je ne dis pas de bêtises
10:38en disant ça,
10:39c'est la vérité.
10:40Encore une fois,
10:41je n'ai pas la raison,
10:42il faudrait gratter,
10:43on nous donne les raisons
10:44X ou Y.
10:45Moi, je ne fais que le constat.
10:46Gilles, je suis d'accord avec vous,
10:47là, c'est comme vous l'avez dit vous-même,
10:48c'est un cas personnel,
10:49c'est un cas à part
10:50par rapport à Pépieu.
10:51Maintenant,
10:52j'aimerais qu'on revienne
10:52pour redonner après la parole
10:53à notre invité,
10:55je voudrais qu'on revienne
10:55sur le côté restaurant cette année,
10:57c'est-à-dire que si on met de côté
10:58ce cas personnel,
10:59est-ce que vous avez,
11:00en même temps,
11:01c'est compliqué de le mettre de côté,
11:02vous allez me dire,
11:02parce que ça a impacté
11:03la visite de votre restaurant,
11:05et par exemple,
11:06est-ce que les charges
11:06que vous subissez,
11:08est-ce qu'il y a eu une perte,
11:10est-ce que le prix de tout,
11:11que ce soit...
11:12Mais oui,
11:13mais oui,
11:14vous ne pouvez pas vous imaginer,
11:17on a depuis 5 ans,
11:18nous avons ouvert il y a 5 ans,
11:20nous on en fêtait 5 ans
11:20le 23 juillet,
11:21c'est en 2020,
11:22juste avant le Covid,
11:24on a eu des années super,
11:26on a foncé,
11:27tête baissée,
11:28etc.
11:29Mais les charges,
11:30je ne vais pas dire
11:31des choses extraordinaires,
11:32il faut être fou dans notre pays
11:33pour être indépendant,
11:34les charges ne font qu'augmenter,
11:36il faut faire de plus en plus d'efforts
11:37pour simplement arriver
11:38au même résultat,
11:39ça c'est la réalité.
11:41Il y a plusieurs fois,
11:42je ne vais pas parler de moi,
11:43mais je ne me sors pas de salaire
11:45depuis plusieurs mois,
11:46mais on est des milliers
11:48dans ce cas-là,
11:50on est là parce qu'on a
11:51de la satisfaction,
11:53on fait plaisir,
11:54hier on avait,
11:55bon entre comptes,
11:56bon ça fait plaisir,
11:57frites maison,
11:57bon voilà,
11:58on a des satisfactions,
11:59le matin on blague,
12:00on refait le monde,
12:01mais les charges,
12:01les charges sont,
12:02c'est hallucinant,
12:03tout augmente,
12:04mais je ne descends pas
12:06d'une autre planète
12:06en disant ça.
12:08Alors tout à l'heure,
12:09vous parliez de l'évolution
12:10des villages qui sont
12:11de plus en plus
12:12embellis,
12:14alors ça c'est une réalité,
12:16le village a changé,
12:17il est embelli,
12:18etc.
12:18Mais si on ne fait pas,
12:20si on ne fait rien
12:22ou pas grand chose
12:22pour ceux
12:23qui maintiennent
12:25la vie
12:25dans ces villages,
12:27donc les,
12:27moi je parle pour notre cas,
12:28les commerces,
12:29mais où va-t-on ?
12:31Le jour,
12:31on va se réveiller,
12:32on va se réveiller,
12:33il n'y aura peut-être
12:34que des grands ensembles,
12:35des grandes surfaces
12:36autour de nous,
12:37et les gens réaliseront
12:38qu'il n'y a plus
12:39le boulanger,
12:40il n'y a plus l'épicier,
12:41il n'y a plus le café.
12:42Et voilà.
12:43En tout cas,
12:43c'est un beau témoignage,
12:44Gilles,
12:44merci beaucoup
12:45d'être intervenu
12:45sur l'émission
12:47et dans notre dossier
12:48de l'été
12:49sur Sud Radio.
12:49Je vais vous demander
12:50dans quelques instants,
12:51Alain Fontaine,
12:52vous qui êtes président
12:53de l'Association française
12:54des maîtres restaurateurs,
12:55de réagir à ce témoignage
12:56de Gilles dans le Minervois.
12:58Vous n'hésitez pas aussi,
12:59vous,
13:00à nous appeler
13:000826 300 300.
13:02On revient sur notre sujet.
13:03Quel bilan cet été 2025
13:05pour les restaurateurs ?
13:07Et c'est sur Sud Radio
13:07qui vous donne la parole.
13:09Rejoignez-nous.
13:10Le dossier de l'été.
13:11Et quel bilan
13:12pour nos restaurateurs
13:13pour cet été 2025 ?
13:1539% des restaurateurs
13:17auraient à date,
13:18à date,
13:18donc il faut attendre
13:19vraiment les résultats
13:20du mois d'août.
13:20On constatait une baisse
13:21significative du chiffre
13:22d'affaires,
13:23avec des baisses
13:23d'ailleurs parfois supérieures
13:25dans des zones
13:25très fréquentées habituellement.
13:28On est avec vous,
13:29Alain Fontaine,
13:30président
13:30Association française
13:31des maîtres restaurateurs.
13:33Vous avez entendu,
13:35comme nous tout à l'heure,
13:36Xavier qui nous expliquait
13:37que dans son restaurant,
13:39ce qui commençait
13:40à devenir très problématique,
13:41c'était aussi
13:42le prix des charges,
13:43quelles qu'elles soient,
13:44électricité,
13:45eau et compagnie,
13:46et bien sûr,
13:46les matières premières.
13:47Là aussi,
13:48on est sur une réalité
13:49qui ne va pas aider
13:50nos restaurateurs français.
13:52Tout à fait.
13:53Alors,
13:53le témoignage a été d'abord,
13:55c'est un témoignage
13:56très poignant
13:56et très pragmatique
13:58en même temps,
13:59avec un réalisme
14:01qui est celui
14:03de la vérité,
14:04à savoir qu'aujourd'hui,
14:06nos charges
14:06ont terriblement augmenté
14:08et évidemment,
14:10c'est ce que je disais
14:10tout à l'heure,
14:11on n'a pas beaucoup de choix,
14:14mais quand on est passionné
14:15et votre interlocuteur
14:16avait l'air d'être passionné,
14:18enfin,
14:18il est passionné,
14:19il a envie de faire bien.
14:22Donc,
14:22évidemment,
14:23il n'a pas baissé
14:23sa qualité,
14:24il n'a sûrement pas
14:25augmenté les prix
14:26pour conserver sa clientèle
14:29et donc,
14:30il est écrasé,
14:31écrasé par les charges,
14:32ce qui explique effectivement
14:32ce taux de défaillance
14:33dont vous avez parlé tout à l'heure
14:35dans le reportage
14:35qui augmente.
14:36Et on est effectivement
14:38une profession,
14:39malheureusement,
14:40avec les dettes françaises
14:42et l'instabilité politique
14:44qui nous guette,
14:45on a envie de demander
14:46des baisses de charges
14:47et j'entends certains le faire,
14:49mais ça va être compliqué
14:51dans cette situation-là.
14:52Donc,
14:53comment faire ?
14:54Comment faire
14:55pour que
14:55on nous soutienne,
14:58que l'État nous soutienne
14:59par la communication,
15:00mais rendez-vous compte
15:01qu'il est débordé
15:03par des charges
15:04et en plus,
15:05on lui ferme
15:06un accès routier
15:08pour arriver
15:09jusqu'à son restaurant.
15:10Mais c'est juste
15:11scandaleux.
15:12Je veux dire,
15:12comment ça se fait
15:13que le préfet
15:14et la municipalité
15:15ne se soient pas rendus
15:16compte de ça ?
15:17C'est-à-dire que
15:17non seulement
15:18on est en train
15:19de disparaître,
15:20mais en plus,
15:21au moment où
15:23ça devrait marcher
15:24parce que c'est sa saison
15:25à lui,
15:25eh bien ça ne va pas marcher
15:26parce qu'il y a des...
15:27Bon, alors il y a bien sûr
15:28des incendies,
15:29mais ça, malheureusement,
15:30on ne peut rien y faire.
15:31Mais les infrastructures routières
15:32ne sont pas en place
15:33pour accueillir les touristes.
15:35Mais on croit rêver.
15:36On croit rêver.
15:37Donc,
15:37il faut absolument réagir
15:40pour nous aider.
15:41Si on ne peut pas
15:41nous aider financièrement,
15:43ce qui est dur,
15:44mais qu'on voit bien
15:44la situation financière
15:46de la France,
15:47qu'on nous aide
15:47par la communication,
15:49par le fait
15:50que nos restaurants
15:50soient accessibles.
15:51Voilà, c'est ce que vous demandez.
15:52On en reparlera d'ailleurs
15:53de ce que fait aussi
15:54l'Association française
15:55des maîtres restaurateurs,
15:56ce que vous proposez.
15:57Je voudrais quand même aussi
15:58voir avec vous à la Fontaine
15:59parce qu'il y a aussi
16:00effectivement un changement
16:01un peu de...
16:02Non pas d'époque,
16:03mais presque.
16:04Bien sûr que les Français,
16:05a priori,
16:06selon une étude
16:07de la société Jira,
16:09le cabinet spécialiste,
16:10les Français ne mangent pas
16:11moins en dehors
16:13de chez eux.
16:14entre 2019 et 2024,
16:16le nombre de repas
16:16hors domicile
16:17a augmenté
16:18de 5,1%.
16:19Tout à fait.
16:20On a une hausse
16:21qui est importante,
16:22mais on a aussi
16:22un nombre de restaurants
16:23qui est beaucoup plus important.
16:25On est passé
16:25de 361 000 établissements
16:27à 407 000
16:28en 5 ans.
16:30Et on a entendu,
16:31c'était la semaine dernière,
16:33presque une demande,
16:34non pas de numerus clausus
16:35au niveau des restaurants,
16:36mais certains
16:37qui effectivement demandent
16:38à ce qu'il y ait
16:38moins de restaurants,
16:39je vais exagérer,
16:40exprès,
16:41au kilomètre carré.
16:41Vous en pensez quoi,
16:42vous,
16:43auprès de l'Association française
16:44des maîtres restaurateurs ?
16:45Est-ce que ça changerait
16:46la donne ?
16:48Ça ne changerait pas la donne
16:49parce que,
16:50si vous voulez,
16:50d'abord,
16:51on est en économie de marché,
16:53ce ne sont pas des pharmacies,
16:54ce ne sont pas des médecins.
16:56Quand on parle
16:56de numerus clausus,
16:58c'est l'État qui décide
16:59parce que c'est l'État
16:59qui paye.
17:00À la sortie,
17:01les médicaments sont remboursés
17:03et les visites...
17:05Ce n'est pas le cas là.
17:06Donc,
17:06on est dans une liberté,
17:08dans un marché libre.
17:10Par contre,
17:11qu'on donne les moyens législatifs
17:12aux municipalités,
17:13mais des moyens très forts
17:14de pouvoir faire deux choses.
17:16D'interdire,
17:18de ne refuser
17:19telle ou telle implantation
17:20de chaîne.
17:20Et je parle d'une chaîne
17:21très connue américaine
17:22qui veut s'attaquer
17:23aux villes
17:24de moins de 3500 habitants.
17:25On ne va pas la citer
17:26pour ne pas lui faire de publicité.
17:28Ça,
17:28il faut interdire
17:29l'implantation de ces chaînes.
17:30Et deuxièmement,
17:31favoriser
17:32toutes les municipalités
17:33avec des moyens législatifs forts
17:35à rouvrir des bistrots,
17:37des cafés
17:37et des restaurants.
17:38Vous en êtes-vous compte ?
17:40Oui ?
17:40Oui,
17:40je dis oui.
17:43Je vais vous donner
17:44un chiffre
17:45qui est incroyable.
17:46Il y a 34967 communes
17:48en France.
17:49Eh bien,
17:49vous en avez 21 000.
17:51Vous vous rendez compte ?
17:5121 000 qui n'ont plus
17:52de commerce du tout.
17:53Donc,
17:53à fortiori,
17:54plus de bistrots,
17:54plus de restaurants.
17:5521 000,
17:56plus de 50 %.
17:57Les municipalités
17:58n'ont pas les moyens législatifs
18:02et financiers
18:03pour interdire
18:04et autoriser des ouvertures
18:07qui soient celles
18:08de la restauration traditionnelle.
18:09Car un bistrot,
18:10un café dans un village,
18:11c'est l'âme du village.
18:13C'est ce qui fait vivre.
18:14Mais que faut-il faire à la fontaine
18:15puisqu'on n'a plus les moyens
18:16et puis on voit bien,
18:17vu tout ce qui se passe
18:18encore politiquement cette semaine,
18:20la France est face à un mur.
18:22Alors,
18:23c'est très simple.
18:24Il faut donner
18:24les moyens législatifs,
18:26comme j'ai dit,
18:26aux municipalités,
18:28qu'elles préemptent,
18:28par exemple,
18:29le droit de préemption
18:30sur des locaux vides
18:31des fois depuis quelques mois
18:32mais des fois depuis 10 ou 15 ans,
18:34qu'elles préemptent
18:35très rapidement ces locaux,
18:36qu'elles trouvent le sourcing
18:37pour mettre des patrons
18:39de bistrots
18:41et puis qu'on organise,
18:43bien sûr,
18:44des franchises de loyers
18:45mais fortes,
18:45de 2 à 3 ans
18:46puisque ça appartient
18:47à la municipalité
18:47mais qu'on organise
18:49des franchises de prêts,
18:51c'est-à-dire que
18:52le tissu privé
18:54et non pas étatique
18:56puisqu'on ne peut pas,
18:57vous venez de le dire,
18:57on ne peut pas leur demander de l'argent,
18:58donc le tissu privé,
19:00toute la filière,
19:01que ce soit les distributeurs,
19:02que ce soit les banques,
19:03que ce soit les institutions,
19:05chambres de commerce,
19:05chambres artisanales,
19:07fassent une bulle
19:07autour de ce bistrot
19:08pour pendant les 3 premières années,
19:10c'est 3 premières années
19:11les plus difficiles,
19:12qu'ils puissent ouvrir,
19:14vivre et survivre surtout.
19:15Mais il ne faut pas rêver,
19:17en ce moment,
19:18il y a une demande
19:18de la part des jeunes
19:19qui veulent donner
19:20un sens à leur vie,
19:21qui ont un sens à leur travail,
19:22mais qui ne peuvent pas
19:23ouvrir des affaires
19:24parce que c'est bloqué,
19:25parce que les banques
19:26nous considèrent comme des,
19:27vous l'avez dit,
19:29on a un maximum de défaillances,
19:31comme des animaux à 5 pattes,
19:33si vous voulez,
19:34donc ils ont peur de nous,
19:35donc il faut absolument
19:36redonner confiance
19:37à tous les gens
19:38qui peuvent nous aider,
19:39et ça,
19:39il faut faire des bulles économiques
19:41pour chaque bistrot
19:41qui ouvrirait dans un village.
19:43Nous, on est en train
19:44d'essayer
19:45l'association des bistrots
19:46qui a fait en France,
19:47qui est l'autre association,
19:48vous savez,
19:48celle qui a inscrit
19:50au patrimoine immatériel français,
19:51les bistrots et les cafés,
19:52leur art de vivre,
19:53et on part à l'UNESCO,
19:54là, pour cela,
19:55eh bien,
19:56on essaie de faire passer
19:56une loi qui serait
19:57un village d'un commerce,
19:59parce que les bistrots
20:00et les cafés de demain,
20:01ça va être des multiservices,
20:02PMU,
20:03FDJ,
20:04Buraliste,
20:05pain,
20:06bien sûr,
20:06dépôt de pain,
20:07libraire,
20:08mais aussi,
20:08produits de première nécessité.
20:10Demain,
20:11demain,
20:11ce ne sera pas pareil
20:12qu'hier,
20:12c'est très clair,
20:13les bistrots et les cafés
20:14de demain dans les villages
20:15et en France,
20:16ce sont des multiservices,
20:17parce qu'un village
20:18ne peut avoir qu'un commerce,
20:19il ne peut pas en avoir plusieurs.
20:21Et ça se fait déjà un petit peu,
20:22alors je voudrais juste
20:23vous rappeler,
20:23vous n'étiez pas avec nous,
20:24mais ce n'est pas grave,
20:25je vous proposerais
20:26de l'écouter en replay,
20:27comme on dit sur la page,
20:29sur le site de Sud Radio,
20:30c'était le 8 août dernier
20:33où je recevais
20:34dans Sud Radio vous écoute
20:35à 11h du matin,
20:37un maire,
20:38il s'appelle,
20:39comment il s'appelle mon maire ?
20:40Benoît Hénard,
20:41voilà,
20:41c'était le maire de Kitbeuf,
20:42on est dans l'heure,
20:43qui avec ses propres deniers,
20:45il prend des prêts,
20:46il réinvestit des structures
20:48ou du moins,
20:48il achète des bâtiments
20:50et là,
20:50il a réouvert un café,
20:51il a réouvert du commerce
20:53au centre-ville.
20:54Ça a tellement de sens,
20:55d'autant plus aujourd'hui
20:56à notre époque
20:57où avec tous ces réseaux sociaux
20:58et tout ça,
20:59on n'est plus en train
21:00de se parler les uns les autres,
21:01il faut recréer des lieux de vie
21:03et je suis tellement d'accord
21:03avec vous.
21:05Nous,
21:05notre projet,
21:06ça s'appelle,
21:07enfin notre fils d'inventaire,
21:08on parle de fils d'inventaire,
21:10ça s'appelle
21:10les pratiques sociales
21:11et culturelles
21:12dans les bistrots et cafés
21:13en France.
21:13Parce que c'est ça,
21:14on parle de culture,
21:15on parle de sociabilité.
21:16Nous avons aujourd'hui
21:17provoqué des déserts médicaux,
21:19mais ça on le sait tous,
21:20mais on a provoqué
21:21des déserts de sociabilité.
21:22Tout à fait.
21:22Ce qui explique
21:23que notre vivre ensemble
21:24est en train de s'effondrer
21:26et de s'effriter.
21:26Notre vivre ensemble
21:28faisait partie de l'ADN
21:28de notre pays
21:30et il s'effrite
21:31parce qu'il n'y a plus
21:31ces centres de vie.
21:33Les agriculteurs,
21:34quand vous vous trouvez
21:34au milieu de centaines d'hectares
21:36et que vous ne pouvez plus échanger
21:37que par des réseaux sociaux,
21:39c'est pas toujours très agréable,
21:41avec des confrères
21:42ou autres,
21:42le café servait à ça.
21:45On rencontrait le médecin,
21:46on rencontrait le professeur
21:48des écoles.
21:49Voilà,
21:49c'était un lieu de vie.
21:50Ah oui,
21:50il y avait les brefs de comptoir,
21:51c'était trop bien.
21:52Oui, pardon,
21:5225% des gens
21:55qui vivent dans des villages
21:56et c'est un sondage
21:58qui avait été demandé
21:59par Mille Bistrot,
22:0025% des gens
22:02qui vivent dans un village
22:03où il n'y a plus de commerce
22:04sortent moins d'une fois
22:05par semaine.
22:07Sortent moins d'une fois
22:07par semaine.
22:08C'est-à-dire que nous,
22:09nous sommes aussi,
22:11quelque part,
22:12ces lieux de sociabilité,
22:13des médicaments
22:13contre la dépression,
22:15contre la solitude,
22:16contre les angoisses.
22:17Et donc,
22:18c'est pour ça
22:18qu'il faut recréer ça.
22:19Parce que je peux vous dire
22:20que le jour où on va recréer
22:22ces lieux de vie,
22:23eh bien,
22:24on va recréer aussi
22:25de la confiance dans les gens,
22:27dans la confiance
22:27de se retrouver,
22:28de se rencontrer,
22:29de parler,
22:30de discuter ensemble.
22:30Je suis complètement d'accord
22:31avec vous Alain Fontaine.
22:32Et puis surtout,
22:33comme vous dites,
22:34le bistrot,
22:35manger un plat sympa,
22:36on n'est pas obligé
22:36de faire de la grande,
22:37toujours grande cuisine
22:38dite gastronomique.
22:39Mais le côté bistronomie
22:41ou le côté bistrot
22:41et s'arrêter
22:42et puis faire des rencontres,
22:43c'est quand même juste incroyable.
22:44Là,
22:45comment vous voyez la rentrée ?
22:46Vous allez vous battre pour ça,
22:47j'ai bien compris,
22:48avec l'association française
22:49des maîtres restaurateurs.
22:51Évidemment,
22:52Sud Radio restera toujours
22:53un micro ouvert pour vous,
22:54vous le savez,
22:55surtout qu'on est des amoureux
22:56de la gastronomie aussi
22:57dans cette maison
22:58et je ne suis pas la seule.
23:00Pour la rentrée,
23:01comment vous voyez les choses
23:02pour conclure concrètement
23:03au-delà de ce projet ?
23:04Il va falloir rester positif,
23:08il va falloir se battre
23:09sur plusieurs sujets
23:10qui est bien sûr
23:11le fait maison,
23:12un fait maison simple
23:12mais qui fait que
23:14les consommateurs
23:15et les restaurateurs
23:16s'y retrouvent.
23:17Nous,
23:17les maîtres restaurateurs,
23:18on n'a pas de soucis
23:19puisque c'est 95%
23:20fait maison.
23:21mais faire un fait maison
23:23abordable
23:23avec deux entrées
23:24de plats de dessert
23:25par exemple,
23:26que ce soit déclaratif
23:27à la préfecture,
23:27qu'on fasse un fait maison
23:28un peu solide
23:29mais qui ne soit pas
23:30sanctionné ou autre
23:31et surtout que les consommateurs
23:32et les restaurateurs
23:33s'y retrouvent.
23:34Mais au-delà de ça,
23:35il faut arrêter de regarder
23:36la place de la gastronomie
23:37française dans le monde
23:38dont on n'en a rien à faire
23:40en France
23:40et surtout flécher
23:42tout ce qui est communication,
23:43tout ce qui est combat
23:44vers retrouver
23:45que les Français
23:46retrouvent
23:47leur restauration traditionnelle,
23:49leur restaurant traditionnel,
23:50la blanquette,
23:51le bourguignon,
23:52la tête de veau,
23:52ça fait partie de notre ADN
23:54et c'est autour de cette table
23:55qu'on vit
23:56et qu'on partage.
23:57On est une exception mondiale,
23:59c'est-à-dire que la France
24:01a cette capacité
24:02autour d'une table
24:03de régler tous les problèmes
24:04qu'ils soient politiques
24:04et autres et autres
24:05et on a toujours été
24:06regardé bizarrement
24:08ou par les Américains
24:09quand ils disent
24:09amazing.
24:10Moi j'adore les Américains
24:11quand ils rentrent
24:12dans mon bistrot
24:12qui disent amazing
24:14parce que pour eux,
24:15la table,
24:16c'est juste du vital.
24:17nous,
24:17la table,
24:18ça fait partie
24:19de notre ADN.
24:19Donc il faut réfléchir
24:21les Français vers cela.
24:22Ça part des écoles,
24:24ça commence dans les écoles,
24:25ça commence partout.
24:26Il n'y a pas de raison
24:27que la restauration américaine
24:29et la destructuration
24:30de notre repas
24:31se mettent en place.
24:32Et effectivement,
24:34il va falloir retourner le truc,
24:35il va falloir retourner cela.
24:36Ce n'est pas un combat facile.
24:38Nous,
24:38on sera les maîtres restaurateurs,
24:40on sera sur ce combat-là
24:41très clairement.
24:42Merci beaucoup Alain Fontaine.
24:43Moi qui n'ai pas l'habitude
24:44de boire cela
24:45parce que je préfère
24:46ce que nos amis vignerons
24:48nous proposent
24:49avec modération.
24:50Mais là,
24:50je bois du petit lait
24:51en vous écoutant
24:52et vous pouvez compter
24:53bien sûr
24:53sur mon soutien
24:55auprès de tous mes amis
24:56restaurateurs de France
24:57et d'ailleurs.
24:58Merci beaucoup Alain Fontaine,
24:59président de l'Association française
25:01des maîtres restaurateurs
25:01avec ce cri d'alarme
25:03et ce coup de gueule
25:04pour la gastronomie
25:05et la bistronomie française.
25:06Merci à vous d'avoir été avec nous.
25:08Merci à vous.
25:09Au revoir.
25:10Allez, à suivre dans notre rendez-vous
25:12des routes de l'été
25:13notre nouvelle chronique
25:15qui s'appelle
25:15En route vers la rentrée
25:16et ce sera Johan Trichot,
25:17notre jeune journaliste
25:18qui viendra vous proposer
25:19les nouveautés pour les scolaires
25:21et puis juste après
25:22on va faire un petit bout
25:23de balade
25:25du côté du bout du monde breton.
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