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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Michael Dorian.
00:0519h14 sur Europe 1 en compagnie de Gilles Boutin et d'Alexandre Malafaille
00:09et puis notre invité politique ce soir, le député Ensemble pour la République de Paris,
00:14Sylvain Maillard, bonsoir, soyez le bienvenu sur Europe 1.
00:17J'aimerais pour commencer vous faire réagir aux propos du maire d'Aurillac
00:21après que des violences aient éclaté hier soir dans le centre de cette commune
00:26au premier jour du festival de théâtre de rue opposant les forces de l'ordre à un groupe d'émeutiers.
00:31La tension est montée après l'arrestation d'un individu ayant tagué la devanture d'une banque.
00:37La sécurité a été renforcée après qu'environ 300 individus s'en soient pris aux forces de l'ordre
00:43dont une soixantaine cagoulées.
00:45Écoutez, pour commencer donc les propos du maire Pierre Mâtonnier, maire socialiste d'Aurillac
00:51qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse.
00:56Et qui indique que c'est à notre mode de vie que les casseurs ont voulu s'en prendre.
01:00Écoutez.
01:00Les personnes qui ont jeté les pierres, qui ont déplacé les barrières,
01:04qui ont mis le feu aux poubelles, ils n'étaient pas là par hasard.
01:07Ils avaient un projet de destruction de ce festival
01:10pour porter des revendications qui ne sont pas contre la culture,
01:14qui ne sont pas contre la ville d'Aurillac,
01:16qui sont d'une manière générale contre notre mode de vie français.
01:20C'est la France qu'ils attaquaient.
01:22J'ai même un des manifestants auquel je lui disais qu'il était bien conscient
01:26qu'il mettait en péril une organisation culturelle,
01:30une commune qui accueillait cette manifestation.
01:33Il m'a dit, j'en ai rien à foutre.
01:34Monsieur le maire, votre ville, ce n'est pas mon sujet.
01:37C'est moi la France que je veux détruire.
01:39Alors quand on en est là, de cette conscience politique,
01:42de ce niveau de débat,
01:43eh bien, bien évidemment, ça entraîne des conséquences
01:46et des comportements qui sont inadmissibles et inentendables.
01:50Le maire d'Aurillac, Pierre Mâtonnier,
01:52lors d'une conférence de presse,
01:54Sylvain Maillard,
01:55ces violences,
01:56simples débordements ou attaques symboliques de notre État,
01:59de notre République ?
02:01Bonsoir, Orgon Nouveau.
02:02Depuis tout à l'heure, on n'entend pas le mot.
02:04En fait, ce sont des black box ?
02:06Ce sont des black box ?
02:06Ce sont 300 organisés.
02:08Moi, je suis député parisien,
02:10on connaît malheureusement ça par cœur.
02:12Ils sont organisés,
02:12ils ont un projet d'extrême gauche qu'ils veulent porter,
02:15qui n'est pas nouveau,
02:16qui est de la destruction de la société de consommation
02:19dans laquelle nous sommes.
02:20Moi, j'entends ce que dit le maire,
02:21il a raison de s'offusquer,
02:23et que ça met en péril,
02:24et il doit le dénoncer,
02:25il doit le faire.
02:26Les forces de l'ordre doivent être là
02:27pour protéger le festival,
02:28pour protéger la ville,
02:30mais c'est des black box.
02:32On connaît parfaitement leur organisation,
02:36ils se fondent,
02:36ils se cachent,
02:37et puis ils arrivent tous organisés,
02:41et puis ils disparaissent.
02:42C'est une grande difficulté pour les forces de l'ordre.
02:44Je tiens encore à les saluer,
02:46parce que c'est compliqué.
02:47Je sais que beaucoup d'entre eux
02:48ont été blessés à Aurillac,
02:50et qu'il faut prévoir très en amont
02:52quand ils s'organisent
02:54pour venir détruire,
02:55mais en tant qu'élus parisiens,
02:57malheureusement,
02:57on les connaît par cœur.
02:59Comment renforcer ?
02:59Il faut les dénoncer,
03:00et il faut faire en sorte
03:01de pouvoir les arrêter.
03:02C'est-à-dire qu'il faut les traquer
03:03sur les réseaux sociaux,
03:04et aller les arrêter,
03:05souvent à postériorité.
03:07D'ailleurs,
03:07on n'en parle pas dans vos émissions,
03:08dans les émissions,
03:09mais beaucoup d'entre eux
03:11sont arrêtés à postériorité.
03:13Ensuite,
03:13il faut prouver,
03:14effectivement,
03:15les actes qu'ils ont faits,
03:16c'est ça que la difficulté.
03:16Beaucoup sont arrêtés,
03:17effectivement,
03:18mais toujours est-il
03:19qu'il y en a qui commettent
03:20des agressions
03:23comme celles qu'il y a eu
03:23hier soir à Aurillac,
03:25des violences,
03:26de nombreuses violences,
03:27en marge de cet événement.
03:29Comment renforcer,
03:31parce que les dénoncer,
03:32c'est bien,
03:32mais comment renforcer
03:33la répression
03:33contre ces black blocs,
03:36et comment protéger
03:37un festival,
03:38comment éviter
03:38que ça se reproduise
03:39dans les prochains jours,
03:40notamment à Aurillac ?
03:41J'adorerais avoir
03:43une solution toute faite.
03:44En réalité,
03:45il faut être très en amont
03:46pour pouvoir identifier
03:47sur les réseaux sociaux,
03:49dans des messageries cryptées,
03:51leur mode d'organisation.
03:53Souvent,
03:53c'est aussi
03:54des organisations européennes,
03:57c'est-à-dire des black box
03:57qui arrivent de toute l'Europe
03:59et qui se donnent
03:59un point de rendez-vous.
04:00Cette fois-ci,
04:01c'est à Aurillac,
04:02ça peut être ailleurs,
04:03d'ailleurs en Europe.
04:04Souvent,
04:05beaucoup d'entre eux
04:05ne sont pas des Français
04:07et viennent
04:08parce qu'ils ont un projet politique,
04:09c'est-à-dire
04:10démolir.
04:11Vous l'avez dit d'ailleurs,
04:11ça a commencé
04:12parce qu'ils ont commencé
04:13à taguer
04:13et à attaquer
04:14une devanture de banque.
04:16Mais c'est comme ça.
04:18Pardon encore,
04:18je le redis,
04:19je suis élu parisien,
04:20malheureusement,
04:21nous vivons ça,
04:22c'est très médiatisé
04:23le 1er mai,
04:24par exemple.
04:24C'est terrible que vous dites,
04:25c'est-à-dire
04:26on est habitué.
04:27Non,
04:27on n'est pas habitué.
04:28C'est une forme de délinquance
04:30sur laquelle...
04:31À Paris,
04:32on est habitué.
04:33Malheureusement,
04:33on le connaît.
04:34Ceux qui sont à Paris,
04:36malheureusement,
04:36connaissent ça régulièrement,
04:37malheureusement.
04:38Il faut être très en amont,
04:40anticiper quand ils arrivent
04:41et encore,
04:42je salue,
04:43parce qu'on parle évidemment
04:44quand il y a des débordements,
04:45il faut le faire,
04:46mais aussi le nombre
04:47de ceux qui sont arrêtés
04:49très en amont
04:50parce que la police
04:50identifie,
04:52les suit,
04:53repère leurs armes
04:53puisqu'ils viennent cacher
04:54quelques jours avant
04:55leurs armes
04:56dans des périmètres de sécurité
04:57pour pouvoir se placer
04:58ou directement
04:59leur façon de s'habiller.
05:02Et donc,
05:02ça demande un travail policier
05:03très en amont
05:04et je salue encore le travail.
05:05Et puis parfois,
05:06ce qui arrive à Aurillac,
05:08c'est qu'il faut les traquer
05:10et faire en sorte
05:10qu'ils passent devant la justice
05:11et qu'ils soient lourdement sanctionnés.
05:13Alexandre Malafaille.
05:14Oui,
05:14le problème du travail
05:15très en amont,
05:15c'est bien,
05:16mais le cadre de l'état de droit
05:17aujourd'hui
05:17n'est pas assez précis.
05:20Peut-être qu'il faudrait
05:21s'inspirer
05:21de ce qui a été fait
05:22depuis les années 80-90.
05:24On a mis beaucoup de temps
05:25à faire évoluer le droit
05:26pour pouvoir intervenir
05:27en amont
05:28des attaques terroristes.
05:30Jusqu'aux années 2000,
05:31globalement,
05:31on était plutôt à subir
05:32et il a fallu adapter le droit
05:34pour pouvoir en effet intervenir
05:35en amont,
05:36notamment dans le cadre
05:37d'entreprises à caractère terroriste,
05:38de projets.
05:39Dès qu'on avait
05:40ce niveau de suspicion,
05:42on pouvait intervenir,
05:43on pouvait interpeller,
05:43on pouvait poursuivre
05:44et donc on pouvait faire du préventif.
05:46Est-ce que sur les Black Blocs
05:47et sur d'autres,
05:48on va dire,
05:49organisations
05:49qui ne sont même pas organisées
05:51d'ailleurs en tant que telles,
05:52est-ce qu'on peut toujours
05:53supprimer une association,
05:54enfin la dissoudre
05:54en Conseil des ministres
05:55et en attendant
05:56que le Compte d'État
05:57n'est pas le contraire ?
05:58Mais voilà,
05:59ça ne suffit pas.
06:00Est-ce que ce ne serait pas
06:00ce type d'évolution
06:01du cadre du droit
06:02qui permettrait
06:03d'aller plus loin
06:04dans ce que vous appelez
06:05la prévention ?
06:06C'est une très bonne question
06:07d'abord dire
06:07qu'il n'y a pas d'association
06:08Black Blocs
06:09dont on ne peut dissoudre
06:10rien du tout
06:10puisque c'est une sorte
06:12de collectif
06:12qui s'agrège
06:14sur un objectif commun
06:16à un moment donné.
06:17Et qui se réunit en ligne.
06:18Et qui se réunit en ligne
06:19et qui s'interpelle en ligne
06:21et c'est une sorte
06:21de forum
06:22et difficile à infiltrer.
06:24Vous avez raison,
06:25par exemple,
06:25ce qui s'est passé à Paris,
06:26ce que faisait
06:26le préfet de police,
06:28c'est très en amont
06:28dans les gares,
06:29de pouvoir identifier
06:30très très tôt
06:31et d'arrêter
06:32dans les gares
06:34du départ en fait
06:35les Black Blocs.
06:37Ça demande
06:38beaucoup beaucoup
06:38beaucoup de travail
06:39d'identification.
06:40C'est d'ailleurs
06:41beaucoup les policiers
06:42de l'ombre,
06:43tous ceux
06:44qu'on a fortement développés
06:45depuis quelques années.
06:46On a fait en sorte
06:47que le service
06:49de renseignement français
06:50soit beaucoup plus doté
06:52que ce qu'il avait été.
06:53Ça fait partie des choses
06:53dont on ne parle jamais
06:54mais on a beaucoup plus
06:55de policiers
06:56qui travaillent en amont.
06:57Il n'y a que ce travail-là
06:58qui fonctionne.
06:59En tout cas,
06:59moi,
06:59je ne crois qu'à ça.
07:01Penser qu'on va pouvoir
07:02mettre des centaines
07:03de milliers de CRS
07:04et nous ne les avons
07:05déjà pas partout en France
07:07pour pouvoir quadriller le pays,
07:08ça ne fonctionne pas.
07:09Il faut de l'information
07:10en amont.
07:11Là,
07:11qu'est-ce qui s'est passé ?
07:12Je ne sais pas exactement
07:13si c'est...
07:14Voilà.
07:14Ce qui est certain,
07:15c'est qu'il faut condamner
07:17et faire en sorte
07:18qu'ils soient lourdement
07:19sanctionnés devant la justice.
07:20Sylvain Maillard,
07:20je le disais,
07:21vous êtes député ensemble
07:22pour la République de Paris.
07:23Vous êtes aussi
07:23l'ancien président
07:24du groupe d'amitié
07:25France-Israël
07:25à l'Assemblée Nationale.
07:27J'aimerais revenir avec vous
07:28sur cette lettre
07:29du Premier ministre israélien
07:31adressée à Emmanuel Macron.
07:33Le torchon brûle
07:34entre Benyamin Netanyahou
07:35et le président français.
07:37Le Premier ministre israélien
07:39accuse Emmanuel Macron
07:40d'attiser le feu
07:41de l'antisémitisme
07:42après son souhait
07:42de reconnaître
07:43l'État de Palestine
07:44au mois de septembre.
07:45L'Élysée juge
07:46cette accusation
07:47déronée et abjecte.
07:48Votre sentiment à vous,
07:50Sylvain Maillard ?
07:51Sur la forme,
07:53je pense que ce n'est pas
07:53à droit
07:54de la part
07:55de Benjamin Netanyahou
07:57d'attaquer la France
07:59de façon un peu
08:00particulièrement
08:01Emmanuel Macron
08:02sur ce thème.
08:03Je peux noter...
08:04Je n'étais pas président,
08:05je n'étais vice-président
08:06du groupe d'amitié
08:07France-Israël
08:08mais sur le fond,
08:09j'étais par contre
08:10président pendant très longtemps
08:11du groupe d'études
08:13sur l'antisémitisme
08:14et j'ai fait évoluer
08:14avec mes collègues députés
08:17en 2019
08:17la définition
08:19de ce qu'est
08:19l'antisémitisme
08:20en France.
08:21Une chose est claire,
08:24il faut que...
08:25En tout cas,
08:25nous avons toujours porté
08:26en France
08:27l'idée de deux états
08:28comme dans beaucoup
08:29d'autres pays,
08:32donc un état palestinien,
08:34un état israélien.
08:35La question est de savoir
08:36est-ce que c'est le moment
08:37ou pas de le faire ?
08:38A titre personnel,
08:39je ne crois pas.
08:40Je l'ai toujours dit,
08:41dit à cette antenne
08:41ou sur d'autres antennes,
08:43je ne crois pas que ce soit
08:43le moment pour plein de raisons,
08:45on peut peut-être y revenir,
08:46mais c'est un choix
08:47de la diplomatie française,
08:48un choix du président
08:49de la République
08:49je comprends
08:52la position
08:53israélienne
08:56d'être contre
08:56ces solutions,
08:57en même temps,
08:58les discussions
08:59avec Benjamin Netanyahou
09:00sont extrêmement difficiles
09:01depuis très longtemps,
09:02il y a une position
09:03d'extrémisme
09:04local
09:05qui est
09:06difficilement défendable,
09:08y compris pour
09:09les amis
09:09d'Israël
09:11dont je fais partie,
09:12moi je suis
09:13pour l'apaisement,
09:14mais je suis surtout
09:15pour qu'il y ait
09:15une solution politique
09:17au Moyen-Orient,
09:19la solution politique
09:20elle est très simple,
09:20elle ne peut pas être
09:21avec le Hamas,
09:22elle ne peut pas être
09:23avec l'autorité palestinienne
09:25qui ne représente plus
09:26qu'elle-même,
09:27elle doit être
09:27avec l'émergence
09:29peut-être d'un protectorat
09:30à court terme
09:32avec les Saoudiens,
09:32avec les Jordaniens,
09:34mais en tout cas
09:35il faut un changement
09:36de définition
09:38de la politique
09:39dans cette zone.
09:41Pourquoi ne pas mettre
09:42la pression davantage
09:43sur le Hamas
09:44puisqu'en reconnaissant
09:45l'État de Palestine
09:46sans aucune condition
09:48préalable désormais,
09:49plus aucune pression
09:50n'est mise
09:51sur ce mouvement islamiste ?
09:52En réalité,
09:53d'abord le Hamas,
09:54je pense que la position
09:55de la France
09:55s'emboque profondément,
09:57mais surtout le Hamas
09:58n'a jamais voulu...
09:59Ils ont félicité
10:00le président français
10:01pour sa décision.
10:02Le Hamas,
10:02ils veulent une seule chose,
10:03ils veulent détruire Israël.
10:04Ils ont un projet politique,
10:05c'est détruire Israël.
10:06Ils ne sont pas pour deux États,
10:07ils veulent un État
10:08et détruire Israël.
10:09Et d'ailleurs,
10:10c'est l'un des problèmes
10:12principaux
10:13de Gaza.
10:15C'est de faire en sorte
10:16de vivre,
10:17ils doivent vivre,
10:18les Israéliens doivent vivre
10:18avec malheureusement
10:20des terroristes à leur porte.
10:21Donc un,
10:21on a toujours dit,
10:22d'abord,
10:23libération des otages,
10:24ensuite,
10:25faire en sorte
10:25que le Hamas
10:26ne soit plus au pouvoir,
10:27désarmé,
10:28et qu'il quitte
10:29la bande de Gaza
10:30pour trouver
10:31une solution politique.
10:32La solution politique
10:33ne peut être
10:33qu'avec d'autres,
10:34un autre personnel politique.
10:36Pourquoi les conditions
10:36que vous venez d'énumérer
10:37ne font plus partie
10:38des conditions préalables
10:39justement à la reconnaissance
10:40d'un État de Palestine ?
10:41Je le regrette.
10:42C'est une faute,
10:43pardon,
10:43c'est une faute politique majeure
10:44comme pour la France
10:45de faire ça.
10:46Alexandre Malafaye.
10:49Je regrette
10:50la temporalité
10:52de reconnaissance
10:54de la Palestine.
10:55Gilles Boutin.
10:55L'annonce par Emmanuel Macron
10:56de la reconnaissance
10:57d'un État palestinien
10:59vise aussi
10:59à mettre la pression
11:00sur Israël,
11:01sur le dossier
11:01des colonies
11:02en Cisjordanie.
11:03On constate
11:04une accélération
11:05de ce mouvement.
11:07Cependant,
11:08a-t-on réellement
11:08la capacité,
11:09nous Français,
11:10d'empêcher
11:11le gouvernement
11:12de Benyamin Netanyahou
11:13de l'empêcher
11:15d'aller plus loin
11:15dans ses démarches
11:16maximalistes
11:16en Cisjordanie
11:17puisque ce mouvement
11:18de colonisation
11:19vise justement
11:19à empêcher
11:20l'émergence
11:21d'un État palestinien ?
11:23Que peut-on
11:24face à cela ?
11:25Oui,
11:25le projet
11:25de Benyamin Netanyahou
11:27au local,
11:30quand vous y allez,
11:31évidemment,
11:31il a ressoudé
11:32sa population
11:32autour de lui
11:33après les attaques
11:36terroristes
11:36du 7 octobre.
11:38Mais en réalité,
11:38son projet,
11:39il est de construire
11:40un grand Israël
11:41et sur le fond,
11:43c'est nous un projet
11:44politique
11:46de l'extérieur
11:47que nous combattons.
11:48Moi,
11:48je suis opposé
11:49à ce que fait
11:50Benyamin Netanyahou
11:51sur place.
11:52Mais je constate
11:52une chose
11:53qui est très différente
11:53de peut-être
11:55une analyse politique
11:56différente,
11:56c'est qu'en fait,
11:57dans la bande de Gaza,
11:59l'autorité palestinienne
12:01en Cisjordanie
12:01et Israël,
12:03moi,
12:04je crois que dans
12:04ces trois zones,
12:05il faut des changements
12:06politiques.
12:07Mais en Israël,
12:08c'est une démocratie.
12:09Il y aura des élections
12:10en 2026.
12:10Il n'y a pas eu d'élection
12:12du fait du groupe terroriste
12:13à Hamas depuis 2007,
12:14enfin,
12:15à Mande-Gaza.
12:15Il n'y a pas eu d'élection
12:16depuis 2008,
12:18de mémoire.
12:19Et Mahmoud Abbas
12:20est au pouvoir
12:21sans aucune légitimité,
12:23totalement discrédité.
12:25Et donc,
12:25il faut un changement politique.
12:26Je crois, moi,
12:27qu'il faut un protectorat
12:28extérieur.
12:28Je crois qu'il faut
12:29un protectorat saoudien,
12:30un protectorat jordanien
12:31de faire en sorte
12:32de restabiliser la zone
12:33pour qu'il puisse émerger
12:34une solution politique.
12:35Le sens d'un État
12:36pourra se faire
12:37sans interlocuteurs palestiniens ?
12:39Tel est le problème
12:39puisqu'on n'en identifie pas.
12:40Alors, je le redis,
12:41je regrette cette décision.
12:42Je regrette la temporalité
12:44de la décision.
12:45Est-ce qu'elle peut changer
12:45éventuellement
12:46avant le général de l'ONU ?
12:48Je regrette la décision.
12:50On vous a entendu.
12:51Et sur la question
12:53des négociations
12:54qui sont en cours,
12:55puisque le Hamas
12:56a accepté une proposition
12:57de trêve,
12:57on vient d'apprendre
12:57que Benyamin Netanyahou
12:58demandait à ce que
12:59des négociations immédiates
13:00aient lieu pour libérer
13:01tous les otages à Gaza.
13:03J'aimerais qu'on aborde
13:04à présent la rentrée.
13:05Elle s'annonce explosive
13:06sur le plan social
13:07avec une date en ligne de mire
13:08pour les syndicats,
13:09celle du 10 septembre.
13:10Grève générale,
13:11perturbations dans les transports,
13:13écoles fermées.
13:13Le 10 septembre s'annonce
13:14comme une journée noire
13:16avec un mouvement
13:16de protestation
13:17d'ampleur nationale
13:18contre les mesures
13:19du gouvernement Bayrou.
13:20C'est une rentrée
13:21que vous appréhendez
13:22au sein de Renaissance ?
13:24Bon, je ne voudrais pas
13:25avoir un mot facile,
13:26mais c'est vrai
13:27que depuis que je suis député
13:28en 2017,
13:29toutes les rentrées,
13:30on nous dit
13:31que ce sera une rentrée chaude
13:32très difficile.
13:33La rentrée politique
13:35va être compliquée
13:36de toute façon
13:37parce qu'il y a la question du budget.
13:38Donc ça, on voit bien
13:39qu'on va voir
13:39être dans un entonnoir
13:40très rapidement
13:41fin septembre, début octobre.
13:43Ça, c'est clair.
13:44D'un point de vue social,
13:45moi, je redis les choses,
13:48nous sommes dans une situation
13:49économique compliquée.
13:51Et donc, revendiquer,
13:53c'est bien.
13:55Aussi, analyser
13:56ce que nous faisons de mal
13:57et ce qu'il faut transformer
13:58dans notre société
14:00me semble important.
14:00Moi, je porte des convictions,
14:02je crois, assez constantes.
14:03On dit que nous ne travaillons pas
14:04suffisamment collectivement
14:05en France.
14:06Nous avons un train de vie
14:07collectif qui est trop important
14:09par rapport à ce que nous gagnons
14:10et donc, il nous faut modifier,
14:12faire en sorte que collectivement,
14:13nous travaillons tous un peu plus.
14:15Ceux qui le peuvent,
14:15en tout cas.
14:16Et donc, une fois que nous avons dit ça,
14:19il y a, évidemment,
14:19j'entends des économies,
14:21il y a des grandes réformes apportées,
14:23entre autres sur l'assurance-chômage,
14:25je le dis, moi, je pense sur les retraites aussi,
14:27mais sinon, nous n'arrivons pas
14:29à faire ces économies.
14:30Mais je crois qu'il faut surtout
14:31qu'on soit tous d'accord
14:32sur le fait qu'il y a des efforts à faire,
14:34mais les efforts,
14:35c'est pour que ça aille mieux ensuite.
14:36Et peut-être que ce constat
14:37n'est pas encore partagé.
14:38Alors, il y a aussi le risque de censure
14:39du gouvernement
14:40autour de ce projet de loi budget.
14:42Emmanuel Macron a récemment
14:43renouvelé sa confiance à François Bayrou.
14:45Il le juge en capacité de durer
14:47jusqu'à la fin de son mandat.
14:49Et pourtant, le Premier ministre
14:50n'a jamais été aussi mal en point
14:52dans les sondages.
14:53Je suis d'accord avec ce que dit Emmanuel Macron.
14:57Je soutiens le gouvernement de François Bayrou.
15:00Je pense qu'il a le bon diagnostic.
15:03On va travailler, évidemment, le budget
15:05pour l'améliorer,
15:06pour qu'il soit plus efficace.
15:06Mais oui, il y a des décisions difficiles à prendre.
15:09C'est plus facile de dépenser de l'argent.
15:10On l'a fait très largement pendant 30 ans.
15:12Il faut faire en sorte d'être plus efficient,
15:14de faire plus attention à l'argent public.
15:16L'argent public, c'est encore plus important
15:18que l'argent personnel, l'argent privé.
15:20Et donc, nous ne sommes pas collectivement,
15:23parce qu'on dit toujours
15:23que c'est la classe politique, c'est l'État.
15:25Dès qu'il y a un problème,
15:26on dit que c'est la faute de l'État.
15:27Quand on dit que c'est la faute de l'État,
15:27c'est la faute de personne, en réalité.
15:29Donc, c'est de dire
15:29que nous devons faire des efforts tous.
15:32Et puis, je crois que ça doit être largement partagé.
15:36Merci beaucoup Sylvain Maillard
15:37d'avoir été avec nous,
15:38député ensemble pour la République de Paris.
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