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00:00Avec nous, nous avons le plaisir d'accueillir notre invité de 19h15, l'historien et politique, Jean Garrick.
00:07Bonsoir.
00:07Bonsoir et bonne année.
00:08Bonne année. Vous êtes, entre autres, un président de la Commission internationale d'histoire des assemblées.
00:14Soyez le bienvenu dans ce studio.
00:16Alors, étant donné les blocages qui ont émaillé la vie démocratique en 2025,
00:20est-ce que c'est illusoire de penser que l'année qui commence aujourd'hui,
00:25peut-être une année où le pays peut avancer, faire passer des réformes,
00:29voire des réformes structurantes, alors qu'on vient d'abandonner peut-être la réforme du quinquennat,
00:35celle de la fameuse réforme des retraites ?
00:38Tout dépend de ce qu'on appelle des réformes structurantes.
00:40S'il s'agit de répondre aux préoccupations majeures de l'opinion publique,
00:45qui sont le pouvoir d'achat, la sécurité et l'immigration,
00:49sécurité notamment au moment des élections municipales,
00:53il est très clair qu'on arrivera sans doute à rien de très important,
00:57du fait d'abord qu'il n'y a pas de majorité,
01:00et la Ve République est construite sur le fait majoritaire,
01:04et du fait qu'on a un président qui est affaibli,
01:07et qui est pratiquement dénué de pouvoir.
01:10Donc il peut y avoir, à la marge des réformes,
01:15ce sont des questions qui ne sont pas négligeables,
01:17la question des écrans pour les mineurs,
01:21la question du service militaire national,
01:23qui, à mon sens, est un enjeu majeur de la reconstruction de notre vivre ensemble,
01:30comme on dit.
01:31Bon, ça fait partie de véritables débats,
01:34de choses importantes qu'on peut peut-être essayer de faire avancer,
01:39mais à condition de se donner les moyens de le faire avancer,
01:42je ne suis pas sûr que dans l'état actuel des choses,
01:45le président de la République soit prêt à se donner les moyens de traiter ces sujets,
01:50parce que, à mon sens, pour traiter ces sujets,
01:53aujourd'hui, la seule solution, ça s'appelle le référendum,
01:57voire la consultation nationale, qui en est une variante,
02:00et j'ai peur qu'aujourd'hui,
02:02d'après les voeux du président de la République,
02:05je ne vois pas venir ce procédé.
02:08Alors, lors des voeux 2025,
02:10l'année précédente, il avait évoqué cette idée de consulter les Français,
02:14il ne l'a pas fait,
02:15et je sais que vous militez pour l'emploi de cet outil,
02:18est-ce que c'est la baguette magique pour recréer du lien et du liant
02:22entre les Français et leur monde politique ?
02:25La déconnexion est telle qu'il n'y a certainement pas de baguette magique,
02:30mais il me semble qu'aujourd'hui, ça fait partie des instruments
02:33qui n'ont pas été utilisés depuis longtemps sous la Ve République.
02:37Mais parce qu'il fait peur aux dirigeants ?
02:39Il brûle les doigts ?
02:40Il brûle les doigts, mais à tort,
02:42parce qu'on a encore dans la tête et dans l'esprit
02:45les référendums plébiscites du temps du général de Gaulle,
02:48qui étaient liés aussi à la personnalité du général de Gaulle,
02:52à son rapport direct avec le peuple.
02:55Mais il faut se souvenir que les autres référendums,
02:58y compris celui de 2005, qui a été perdu par Jacques Chirac,
03:02ça n'a pas provoqué le départ de Jacques Chirac.
03:05Ça n'a pas amélioré son image,
03:06mais ça n'a pas provoqué son départ.
03:09Donc le référendum peut tout à fait engendrer un véritable débat national,
03:13déconnecté de la personnalité du président,
03:16d'autant plus que ce président,
03:18il touche un peu le fond de l'impopularité, je dirais,
03:22et qu'en plus, c'est un président qui va partir.
03:24Donc moi, je ne vois pas pourquoi on n'essaierait pas d'utiliser ce...
03:29Et même dans l'intérêt d'Emmanuel Macron,
03:32pourquoi il n'essaierait pas d'utiliser ce procédé,
03:35qui fait partie des institutions de la Ve République,
03:39comme d'ailleurs le 49-3 au passage,
03:40et pourquoi on ne l'utiliserait pas, justement,
03:43pour essayer de se reconnecter un temps soit peu avec le peuple ?
03:47C'est d'autant plus vrai pour ce qui concerne la fin de vie, par exemple,
03:52puisque le président de la République est...
03:53Et là, on parle d'un sujet qui est quand même structurant,
03:55c'est-à-dire que, vous avez raison,
03:57il y a quand même des réformes sociétales qui sont possibles,
03:59et les réformes sociétales, c'est parfois ce qui reste.
04:01La réforme des 35 heures, qui est une réforme économique,
04:03est aussi une réforme sociétale, d'une certaine façon,
04:05qui a imprimé durablement la société française.
04:07Donc, le débat sur la fin de vie est un débat intéressant
04:10qui pourrait prêter un référendum,
04:11parce que la question est tellement intime et tellement personnelle
04:14qu'elle écarte, de fait, la question de l'émetteur,
04:18et donc de l'éventualité de répondre sur un référendum
04:20ou d'un plébiscite du président de la République.
04:23Donc, c'est un sujet qui, typiquement,
04:24pourrait aussi animer une forme de débat public
04:26et amener les Français à se parler et à réfléchir
04:29sur un sujet essentiel de notre existence,
04:31et de le trancher par un référendum.
04:32Ça redonnerait un peu de sens, effectivement,
04:34au vote des Français.
04:35Donc, je trouve que c'est une bonne idée.
04:36Alors, effectivement, c'est un sujet important,
04:38mais est-ce que les Français n'ont pas forcément envie
04:40de s'exprimer sur d'autres sujets,
04:42comme par exemple le contrôle des frontières, Raphaël Steinville ?
04:45Je pense que cette question, elle est importante,
04:48parce que pour en revenir à la question initiale,
04:50savoir si 2026 sera une année utile ou non,
04:55on peut se poser la même question sur les référendums.
04:57et tel ou tel référendum peut être utile ou non.
05:00En l'occurrence, c'est vrai que la question migratoire,
05:03la question des frontières, c'est une question fondamentale
05:05sur laquelle les Français n'ont jamais été interrogés.
05:08Alors, il y a un problème constitutionnel,
05:11mais c'est vrai qu'il y a quand même un espace,
05:17un espace pour pouvoir interroger les Français
05:19sur ces questions-là.
05:20Et jusqu'à présent, les chefs de l'État
05:24se sont interdits de poser cette question aux Français,
05:27alors que c'est, ça a été encore redit,
05:29l'une des préoccupations majeures des Français.
05:33Et ce sujet, de ce sujet, de la résolution de ce sujet,
05:37découle un certain nombre des problèmes
05:40structurant le mal-être français.
05:42Alors effectivement, les Français ont cette envie
05:45et ce besoin de démocratie.
05:47Je propose, Jean Garrigue, d'écouter ce qu'a recueilli
05:51notre correspondant à Lyon, Jean-Luc Bonjoun.
05:53Il s'est baladé dans les rues pour demander aux Français
05:56ce qu'ils attendaient de l'année à venir politiquement.
05:58Et écoutez les réponses, c'est très intéressant.
06:00La France est enfin un budget, peut-être,
06:02qu'on sache où on va et qu'on récupère
06:04une certaine vision pour l'avenir.
06:06Parce que là, pour l'instant, on est un peu perdus quand même.
06:09On a l'impression qu'il y a une agressivité dormante,
06:11mais qui existe, c'est assez triste.
06:13Quand on voit tout ce qui se passe, c'est désormant
06:15parce qu'on est l'un des plus beaux pays du monde,
06:17ça fait mal au cœur quand même, c'est vrai.
06:18Pour l'instant, le motif d'espoir, on va dire,
06:20c'est qu'il y ait des élections en 2027,
06:23parce que je pense que d'ici là, on n'aura pas grand-chose,
06:25qui donnent le pouvoir à quelqu'un.
06:27De droite, de gauche, on ne sert à rien,
06:28mais au moins qu'il y ait une vision.
06:29Voilà pour ces témoignages recueillis à Lyon
06:32par Jean-Luc Bougeon.
06:34On sent Jean Garrigue dans ces témoignages
06:35à la fois du désarroi, mais aussi,
06:37et c'est peut-être là un motif d'espoir
06:39pour ceux et celles qui aiment la politique,
06:42il y a une vraie soif de démocratie
06:44et l'envie d'avoir un cap politique.
06:47Oui, souvenez-vous des gilets jaunes.
06:50C'est-à-dire que la question du référendum,
06:52du référendum d'initiative citoyenne,
06:54est revenue comme un mantra au moment de cette crise.
06:59Malgré tout, ça représentait quelque chose,
07:01ça voulait dire quelque chose de ce qu'attendent les Français.
07:04On est dans une crise de déconnexion terrible
07:06entre les élites politiques, tous partis confondus,
07:10mais singulièrement le président de la République
07:12du fait de la dissolution,
07:14et puis les populations qui attendent quelque chose.
07:17On ne va pas attendre jusqu'en 2027
07:19d'une hypothétique alternance,
07:23d'une hypothétique alternance,
07:24qui d'ailleurs n'amènerait pas forcément
07:28une majorité absolue.
07:30Moi j'alerte, enfin j'alerte, je ne suis pas le seul,
07:32ce qui peut se passer en 2027,
07:36c'est que vous ayez le phénomène récurrent
07:40d'une sorte d'homme ou de femme providentiel
07:42qui réussit à être élu président,
07:45mais que derrière,
07:46ils ne réussissent pas à avoir une majorité,
07:48parce qu'il y a une sociologie électorale aujourd'hui
07:50qui est tripartite.
07:52Il y a trois Frances, à mon sens.
07:53Alors, si vous êtes dans ce cas de figure,
07:56il faut peut-être essayer de réfléchir d'abord
07:58à créer quelque chose avant 2027,
08:02et moi je ne vois pas d'autre solution,
08:04je le répète, que d'aller vers l'appel au peuple,
08:07vers la démocratie, la participation démocratique.
08:12Et alors, c'est vrai que le périmètre institutionnel
08:17du référendum tel qu'il est conçu aujourd'hui
08:19ne permet pas de traiter un certain nombre de sujets,
08:22mais d'une part, je pense qu'on peut faire confiance
08:24aux juristes pour essayer de trouver des manières
08:28d'inclure tel ou tel sujet dans ce périmètre,
08:31et deuxièmement, il existe aussi ce que pratiquent les Suisses,
08:34par exemple, des formes de consultations,
08:36mais pas que les Suisses, les Italiens, etc.
08:38Mais ces consultations-là, elles peuvent permettre
08:41d'inscrire un certain nombre de ces sujets majeurs.
08:44On ne peut pas faire du référendum un mode de gouvernement.
08:48Ce n'est pas pérenne.
08:49C'est-à-dire que ça va pour poser quelques questions
08:51ponctuelles au long de l'année,
08:52mais le problème que vous posez, qui est institutionnel,
08:54sur ce qui se passera à la prochaine présidentielle,
08:57c'est un problème plus profond qu'on ne résoudra pas
08:58avec le référendum.
08:59Ça passe par un changement éventuellement de constitution,
09:02de défaser les législatives des présidentielles,
09:05passer un régime à l'américaine avec des mid-termes,
09:07éventuellement, comme aux États-Unis,
09:09ou bien ça passe par la proportionnelle intégrale,
09:13mais avec, comme le font les Allemands,
09:15l'obligation constitutionnelle
09:17de convenir d'un pacte de gouvernement
09:21pour constituer une majorité
09:22qui ensuite nomme son Premier ministre.
09:25Mais là, on est dans un entre-deux
09:27qui, en fait, s'il est amené à durer,
09:29effectivement, je vous rejoins,
09:31compte tenu de la sociologie politique du pays,
09:33ne sera pas résolu.
09:34Donc une cinquième République essoufflée.
09:35On va passer forcément,
09:37je pense que le plus sain serait de passer
09:38par une réforme institutionnelle.
09:39Raphaël Stainville.
09:40Oui, mais pour prolonger ce que disait Antonin,
09:43moi, ce que je crois,
09:44c'est qu'aujourd'hui,
09:45les campagnes présidentielles,
09:47telles qu'elles se déroulent,
09:48ne permettent pas
09:48de poser suffisamment de sujets clés
09:52qui permettent, finalement,
09:54de considérer que le programme d'un candidat
09:57vaille pour tout le quinquennat.
10:01Finalement, les Français ont voté
10:02pour un candidat
10:04et une idée forte.
10:06Et parfois, on l'a vu ces dernières années,
10:08ces campagnes ont peut-être même
10:09été occultées de tous les débats
10:11au profit d'un référendum
10:14contre tel ou tel candidat.
10:17Et la dernière chose,
10:17c'est que si le diagnostic vital
10:19de la France est engagé,
10:20comme certains peuvent le dire,
10:22l'avancer,
10:23effectivement,
10:24cette question ne peut pas attendre 2027.
10:26Et je pense notamment
10:27aux questions migratoires.
10:29D'où l'idée,
10:30vous vous souvenez-vous,
10:31Philippe Devilliers avait lancé
10:33cette initiative d'une pétition
10:34pour demander au chef de l'État
10:37de s'emparer de cette question
10:39et de proposer un référendum
10:42sur les questions migratoires.
10:43Je pense que cette idée,
10:45malgré tout,
10:46devrait pouvoir revenir
10:47dans le débat public.
10:47Oui, mais il faut une réforme constitutionnelle.
10:48Oui, oui, mais je pense que personne...
10:51C'est-à-dire qu'agiter un référendum
10:52sur l'immigration
10:53et faire croire aux gens
10:54que ça va pouvoir arriver demain,
10:55c'est un peu les bercées d'illusions.
10:56Ça a été dit par Jean-Galant.
10:58C'est un peu les bercées d'illusions.
11:00Je suis d'accord avec vous,
11:02mais une consultation
11:03qui s'inscrit,
11:05c'est un autre cadre constitutionnel,
11:07la consultation n'est pas,
11:09comment dire,
11:10elle est...
11:10Contraignante.
11:11Voilà, elle n'est pas contraignante,
11:12elle est consultative,
11:13comme son nom l'indique.
11:14Eh bien,
11:15une consultation de ce type,
11:17à mon sens,
11:17ne serait pas inutile.
11:19Dans ce qu'on voit aujourd'hui
11:20de la polarisation
11:21de la société française,
11:22de ce mécontentement
11:24qui monte,
11:24notamment autour
11:25de ces questions
11:26de sécurité,
11:28d'identité,
11:29d'immigration,
11:30moi, je dis que
11:31utiliser l'année
11:33pour lancer
11:34ce type de consultation
11:36ne serait pas totalement absurde.
11:38Ça n'est pas être
11:39de droite, de gauche,
11:40du centre
11:40que de dire ça,
11:41c'est de se dire
11:43le fondement
11:44de ce qui se passe aujourd'hui,
11:45de cette crise démocratique,
11:47c'est cette déconnexion,
11:48ce sentiment
11:48qu'ont les Français
11:49de ne pas être entendus
11:51par les décideurs politiques.
11:52Donc,
11:53essayons de les écouter.
11:54Alors,
11:55si nous en sommes là aujourd'hui,
11:56alors c'est peut-être aussi
11:57parce qu'Emmanuel Macron
11:58a tenté ce coup de poker
11:59raté de la dissolution,
12:00évidemment,
12:01tout le monde le dit,
12:01mais est-ce que
12:02ce n'est pas aussi
12:03la conséquence,
12:03Jean Garrigue,
12:04de l'absence de débat
12:05lors de la précédente
12:06campagne de 2022
12:07qui,
12:08on s'en souvient,
12:08a été
12:09totalement éclipsé
12:11par le début
12:12de la guerre
12:12en Ukraine
12:13où il n'y a pas eu
12:14de débat
12:15de fond
12:15de société
12:16lors de cette campagne.
12:17On a discuté
12:18finalement de rien
12:19et Emmanuel Macron
12:20a été élu
12:21quasiment sans programme.
12:23Non,
12:23mais vous avez
12:23complètement raison.
12:24C'est évident
12:25que le problème
12:27d'ailleurs ne commence
12:27même pas en 2022.
12:29À mon sens,
12:30il commence déjà
12:31en 2017
12:31après la première élection
12:33d'Emmanuel Macron
12:34qui en réalité
12:35ne réalise pas
12:37ce qu'on attendait de lui.
12:38c'est-à-dire
12:39ce nouveau monde
12:40démocratique
12:41qui aurait pu
12:42véritablement
12:43faire dialoguer
12:44à mon sens
12:45le centre,
12:46la droite
12:46et la gauche.
12:48Le dialogue
12:50a été fictif.
12:51Le dialogue
12:51a été en fait
12:52une recomposition politique
12:54autour d'un bonapartiste
12:56qui est
12:57Emmanuel Macron
12:58et c'est ça
12:58qui pervertit
13:00tout le reste
13:02de ces quinquennats.
13:03Mais il y a bien sûr
13:042022
13:05où on se prive
13:06d'un véritable débat
13:07quoi qu'on le veuille
13:08ou non
13:09dans les élections
13:10présidentielles
13:11présidentes
13:11il y avait quand même
13:12un débat
13:12un débat
13:13droite-gauche
13:14assez clairement
13:15identifié
13:16la valeur travail
13:18pour Nicolas Sarkozy
13:19à l'époque
13:20Jacques Chirac
13:21et sa fracture sociale
13:23même si
13:23il n'a pas véritablement
13:25réalisé
13:26ses promesses
13:27mais
13:28il y avait
13:29des débats
13:29de ce type
13:30et les français
13:31ont besoin
13:31de ce type de débat
13:33que les choses
13:33soient claires
13:34on est dans une
13:35dans une bascule
13:36politique
13:37il y a une inflexion
13:38c'est très clair
13:39de l'électorat français
13:40vers les idées
13:41de la droite
13:43il faut
13:43il faut le dire
13:44mais il faut que ça
13:45ça se concrétise
13:46dans un débat
13:47politique
13:48pour ou contre
13:49moi ça
13:50c'est pas mon
13:51c'est pas mon projet
13:51mais qu'on voit
13:53très bien
13:53ce que
13:54ce que veulent
13:54la majorité
13:55des français
13:56que ça se traduise
13:57dans le rôle
13:58la fonction
13:59et les décisions
14:01prises par
14:01par l'exécutif
14:02mais en cela
14:03là où je rejoins
14:04Antonin André
14:05c'est que
14:06à un moment donné
14:07il va falloir aussi
14:07essayer de réfléchir
14:08à reconstruire
14:10les institutions
14:11de la 5ème république
14:12moi personnellement
14:13je suis
14:13plutôt favorable
14:14à retrouver
14:15un président
14:16de surplomb
14:17un président
14:18du type
14:19du général
14:20de Gaulle
14:20qui n'entrait pas
14:21dans le jeu
14:23de la gouvernance
14:25intérieure
14:26c'est à dire
14:27de l'hyper-présidence
14:28finalement
14:28de Nicolas Sarkozy
14:30ou d'Emmanuel Macron
14:32et qui serait
14:33véritablement
14:34le rassembleur
14:34le père
14:35de la nation
14:36moi je pense
14:38qu'aujourd'hui
14:39dans ce contexte
14:40là encore
14:40de déconnexion
14:41avec les politiques
14:43retrouver une figure
14:44qui soit capable
14:45comme ça
14:46de reprendre
14:46un peu de hauteur
14:47par rapport
14:48aux français
14:49c'est une nécessité
14:50je peux me tromper
14:51est-ce que c'est possible
14:52avec le quinquennat ?
14:54je pense
14:54exactement
14:55que
14:56pour sortir de ça
14:57il faut absolument
14:58que le président
14:59ne soit plus
14:59un chef de majorité
15:00c'est à dire
15:01qu'on déconnecte
15:02l'élection présidentielle
15:04et les élections législatives
15:06ou alors
15:06qu'on les mette
15:07en même temps
15:08qu'on les mette
15:08en même temps
15:09parce que
15:09il n'y a pas du tout
15:10si vous les mettez
15:12en même temps
15:12il n'y a pas forcément
15:14cet effet
15:15d'entraînement
15:16qu'on a connu
15:17de l'élection présidentielle
15:19sur les élections législatives
15:20mais en tout cas
15:21je suis favorable
15:22à une déconnexion
15:23plutôt
15:24des deux élections
15:26et qu'on aille vers
15:27le septennat
15:27pour donner du temps
15:29et donner de la visibilité
15:30à ce que veut faire
15:31On en revient donc
15:31à cette question
15:32de la réforme constitutionnelle
15:35restez avec nous
15:35quelques instants
15:36Jean-Garry
15:36si vous le voulez bien
15:38on parlera des municipales
15:39dans un instant
15:41et puis aussi
15:41du millésime 2026
15:43de la Légion d'honneur
15:45une liste
15:46de 616 noms
15:47a été publiée
15:48parmi ces noms
15:49il y a celui
15:49de Boalem Sansal
15:50on en parle
15:51dans un instant
15:52après le journal permanent
15:53et toujours à mes côtés
15:54nos débatteurs
15:55de la première heure
15:56Raphaël Steinville
15:58et Antonin André
15:59et puis notre invité
16:00pour quelques minutes encore
16:01l'historien et politologue
16:02Jean Garrigue
16:04alors les municipales
16:05arrivent
16:06en 2026
16:07c'est la prochaine échéance
16:08elles sont
16:08habituellement
16:10une sorte d'exception
16:10dans la vie politique
16:11puisque
16:12assez préservées
16:13des enjeux nationaux
16:15est-ce que cette fois
16:16les municipales
16:17risquent
16:17de prendre
16:20une dimension nationale
16:21mais aussi
16:22de redynamiser
16:23le débat
16:24avec des thèmes
16:25du quotidien
16:25on en parlait
16:26il y a un instant
16:26les incivilités
16:27l'insécurité
16:28je le crois
16:29précisément
16:30pour les items
16:32que vous venez
16:32d'évoquer
16:33c'est-à-dire que
16:34d'une part
16:35il y a la proximité
16:36de l'élection présidentielle
16:37donc on va regarder
16:38forcément
16:39ce qui s'est passé
16:40aux élections municipales
16:41est-ce que
16:42ces élections
16:43vont confirmer
16:44la dynamique
16:45du rassemblement national
16:46juste après
16:47le procès
16:48en appel
16:49de Marine Le Pen
16:50ce sont des vraies questions
16:52qui se posent
16:53et puis
16:53il y a précisément
16:54cette idée
16:55que ce thème
16:56de la sécurité
16:57dont on nous dit
16:58qu'il va être central
16:59dans ces élections municipales
17:01va se retrouver
17:02lors de l'élection
17:03présidentielle
17:04forcément
17:05ça fait partie
17:06des thématiques majeures
17:07et je pense
17:08qu'aujourd'hui
17:09on est dans un moment
17:10où il faut traiter
17:11ces sujets
17:12donc c'est intéressant
17:13de voir comment
17:14à l'échelle
17:15des municipalités
17:17notamment
17:18de ces villes
17:19qui ont été gagnées
17:19par exemple
17:20par les écologistes
17:21par les verts
17:22sur des sujets
17:24qui étaient
17:24assez éloignés
17:26il faut le dire
17:26de ces préoccupations
17:27sécuritaires
17:28est-ce qu'ils vont
17:30préserver
17:31un sujet qui est revenu
17:32en boomerang
17:32pour ces maires
17:33ça risque d'être
17:35un problème pour eux
17:37donc c'est intéressant
17:38ça montre
17:39qu'on a
17:40véritablement
17:40c'est un peu
17:41une exception
17:42on a des élections
17:43municipales
17:43qui vont un peu plus
17:45être à l'aune
17:46je dirais
17:46de la vie politique
17:48générale
17:49est-ce que
17:50les partis traditionnels
17:51qui sont
17:52beaucoup plus implantés
17:53dans les élections
17:54municipales
17:55que
17:55lors des récentes élections
17:57législatives
17:58est-ce que ces partis
17:59vont préserver
18:00leur capitale
18:01est-ce que les triangulaires
18:02à gauche
18:04comme à droite
18:04d'ailleurs
18:05ne vont pas
18:05leur être fatales
18:06ça pose beaucoup
18:07de questions
18:08de ce type
18:09Raphaël Stainville
18:09est-ce qu'on peut
18:10imaginer ces municipales
18:11comme des tests
18:12comme des mid-termes
18:13oui moi je pense
18:15que ces municipales
18:16auront valeur de test
18:17il faut se souvenir
18:18que les dernières municipales
18:20en 2022
18:21elles ont eu lieu
18:22en plein Covid
18:23avec une participation
18:25extrêmement faible
18:26et donc
18:28les leçons politiques
18:30que l'on pouvait
18:31tirer de ces municipales
18:32finalement
18:32elles étaient amoindries
18:33par la faible participation
18:35des électeurs
18:36moi je pense
18:37que ces municipales
18:39vont être riches
18:42d'enseignements
18:43de leçons politiques
18:44notamment
18:45s'agissant de la question
18:46du front républicain
18:47est-ce qu'on va assister
18:48à un nouveau front républicain
18:50qui ne sera plus
18:52un front républicain
18:53visant à exclure
18:55finalement du jeu
18:56le Rassemblement National
18:57est-ce que finalement
18:59le nouvel éprouvantail
19:00de la vie politique
19:01ne va pas être LFI
19:02et certains de ces partis
19:05c'est ce que montrent
19:06les études
19:06oui mais je pense
19:07qu'à cette onde-là
19:09ça va être très très intéressant
19:11de pouvoir vivre
19:13et de tirer le leçon
19:13de ces municipales
19:14même si LFI
19:15en fait
19:16aux municipales
19:17ne performent jamais
19:18et c'est pas vraiment
19:19un enjeu pour eux
19:21ces élections municipales
19:22en réalité
19:22ils peuvent être
19:23des empêcheurs de gagner
19:24mais c'est rarement
19:25des gens sur qui
19:26on se positionne
19:26pour une éventuelle victoire
19:27évidemment il y aura
19:28des enseignements à tirer
19:29mais je serai aussi
19:30un peu prudent
19:31c'est-à-dire que je pense
19:32que les français
19:33quand ils vont aux urnes
19:34savent précisément
19:35pourquoi ils votent
19:36aux élections européennes
19:37vous avez un effet
19:38grand lâchage
19:40où on exprime volontiers
19:43un vote de colère
19:44et souvent les petits partis
19:45ou les partis contestataires
19:46en profitent
19:47le Rassemblement National
19:48les partis écologistes
19:49en profitent aussi
19:50parce qu'il y a un rôle
19:51des fouloirs
19:52les municipales
19:53les gens regardent
19:54quand même beaucoup
19:54la proximité
19:56les personnalités
19:56qui se présentent
19:57parce que voilà
19:58Laure Lavalette par exemple
19:59Rassemblement National
20:00à Toulon a de grandes chances
20:00de l'emporter
20:01parce qu'elle est originaire
20:02de cette ville
20:03et qu'elle est reconnue
20:04là-bas comme étant quelqu'un
20:05connaissant les problématiques
20:07de cette ville
20:07donc je pense que
20:08cette dimension locale
20:09reste quand même
20:10très ancrée
20:10dans le choix des municipales
20:11donc c'est pour ça
20:12que je pense qu'il faut
20:12se méfier des leçons
20:13qu'on en tient
20:14pour la présidentielle
20:14et en revanche
20:16quand les électeurs
20:17votent pour une présidentielle
20:18ils savent précisément
20:19ce qu'ils vont choisir
20:20c'est-à-dire quelqu'un
20:21qui va impacter leur vie
20:23pendant 5 ans
20:23et vous n'abordez pas
20:25une élection municipale
20:26pour aller à votre maire
20:27de proximité
20:28et celle du président
20:28de la République
20:29de la même manière
20:30donc oui
20:31il y aura des leçons
20:31à tirer sur les dynamiques
20:32mais attention
20:34les présidentielles
20:35ne seront pas
20:35un copier-coller
20:36des municipales
20:37Allez on en vient
20:38à ces 616 noms
20:39publiés ce matin
20:40au journal officiel
20:41des artistes
20:41des hauts fonctionnaires
20:42des intellectuels
20:43tous distingués
20:44je cite
20:44pour leur engagement
20:45au service
20:46de l'intérêt général
20:47donc cette liste
20:49de la Légion d'honneur
20:50contient des noms
20:53comme Jean-Claude Trichet
20:54François Baroin
20:55Nolwenn Leroy
20:57Jean-Paul Rouve
20:57le comédien
20:58mais aussi donc
20:59et j'allais dire
20:59et surtout
21:00Boilem sans salle
21:02peut-être rappeler
21:02Jean Garrigue
21:03ce que représente
21:04cette distinction
21:05dans la République
21:06C'est une distinction
21:07qui date de Napoléon Ier
21:09c'est une distinction
21:11qui en principe
21:13alors a longtemps
21:15honoré des militaires
21:17mais aussi au fil du temps
21:20soit Troisième République
21:21beaucoup de politiques
21:22qui a priori récompense
21:25des actes héroïques
21:28des actes exceptionnels
21:30en tout cas
21:30ou une action exceptionnelle
21:32au service de la nation
21:34est-ce que
21:36dans cette mesure
21:37des chanteurs
21:39des acteurs
21:40de toutes sortes
21:41participent de ça
21:43moi
21:43je vous avoue
21:44que ça me choque un peu
21:45et je considère
21:47qu'il existe
21:47les arts et lettres
21:49par exemple
21:50qui peuvent honorer
21:51ce type
21:52d'action
21:54ce type
21:54de carrière
21:55et que
21:56certains
21:57à mon sens
21:57n'ont pas
21:58véritablement leur place
22:00en revanche
22:00Boualem Sansal
22:01bien qu'il soit
22:02un écrivain
22:03avant tout
22:04un intellectuel
22:05par le courage
22:06qu'il a montré
22:07face au régime algérien
22:09qui est un régime
22:10de dictature
22:11disons-le
22:11tout nettement
22:12mérite amplement
22:15justement
22:15cette récompense
22:17d'autant plus
22:18qu'on a eu l'impression
22:19depuis quelque temps
22:19qu'on n'avait pas
22:21véritablement
22:21beaucoup aidé
22:23à sa sortie
22:24de prison
22:25donc
22:26pour Boualem Sansal
22:27moi je dis
22:28banco
22:29mais quand même
22:30je m'interroge
22:31sur la manière
22:32dont on a quand même
22:33déformé
22:34cette récompense
22:37qui est quand même
22:37quelque chose
22:38de très particulier
22:39s'inscrit dans une histoire
22:40politique justement
22:41politique et militaire
22:43très forte
22:43et qu'on a un peu dévoyé
22:45il faut bien le dire
22:46depuis
22:46plusieurs décennies
22:48Raphaël Stainville
22:49c'est devenu un hochet
22:49oui
22:52pour certains
22:53c'est devenu un hochet
22:54mais pour
22:55moi d'abord
22:56j'abonde dans la réflexion
22:57de Jean Garrigue
22:58et j'ai l'impression
23:01que l'attribution
23:03de la Légion d'honneur
23:04a été très largement
23:05dévoyée
23:06pour autant
23:07bien évidemment
23:07qu'il faut saluer
23:08la reconnaissance
23:10presque tardive
23:11faite à Boualem Sansal
23:13français de cœur
23:15français par
23:16l'encre versée
23:18et qui
23:18par ses écrits
23:21nous alerte
23:24à la fois
23:25à la fois des dangers
23:25du régime algérien
23:27mais de l'islamisme
23:29qu'il a vu
23:29de ses yeux
23:30en Algérie
23:32et des ravages
23:33qu'il fait subir
23:34mais je trouve
23:35que cette promotion
23:36elle est à l'image
23:37finalement du macronisme
23:38parce que
23:39d'un côté
23:39vous avez un Boualem Sansal
23:41qui est récompensé
23:41et de l'autre
23:42vous avez un
23:43Patrick Boucheron
23:44historien
23:45celui qui a été
23:48l'inspirateur
23:49de la cérémonie
23:52des Jeux Olympiques
23:53dont on sait
23:54à combien
23:55elle a pu heurter
23:56nombre de français
23:57et donc pour moi
23:58c'est une sorte
24:01de symbole
24:02du noir
24:04d'Antoine André
24:05Pardon mais
24:05tous les présidents
24:05de la République
24:06font des promotions
24:07de la Légion d'honneur
24:07il y en a 600 cette année
24:09il y en a régulièrement
24:095 ou 600 par bolet
24:11et tous les présidents
24:12de la République
24:13font ce genre
24:13de grand écart
24:14donc c'est toujours pareil
24:15cette espèce
24:16de focalisation
24:18sur Emmanuel Macron
24:18me paraît délirante
24:19parce que tous les présidents
24:20de la République
24:21pratiquent exactement
24:22la même chose
24:22des breloques
24:23à leurs copains
24:24des breloques
24:24qui ne veulent rien dire
24:25et à côté
24:25ils distinguent des gens
24:26qui le méritent vraiment
24:27donc ça c'est un enseignement
24:28général qu'on peut tirer
24:29moi je voudrais tirer
24:30mon coup de chapeau
24:31non pas à Boalem Sansal
24:32puisque vous l'avez fait
24:33même si je m'y associe
24:34mais à Ginette Kolinka
24:35qui elle a été élevée
24:36au grade de commandeur
24:38de la Légion d'honneur
24:39qui est une femme
24:39qui a été rescapée
24:40des camps d'Auschwitz
24:41et qui est aujourd'hui
24:42une transmetteuse
24:44de mémoire
24:45une transmetteuse
24:46aux jeunes générations
24:47qui continue
24:48elle a 100 ans
24:49elle a 100 ans
24:49et voilà
24:50là je vous dis
24:51quand on remet
24:52cette Légion d'honneur
24:53au nom du peuple français
24:54je me sens fier
24:55qu'on lui remette
24:55cette Légion d'honneur
24:56pour le reste
24:57je vous avoue que
24:57la breloque
24:58de Dalouane Leroy
24:59de Guillaume Canet
25:01et Consor
25:02franchement
25:02il y a des Césars
25:03il y a des Victoires de la Musique
25:04c'est très bien
25:05mais je ne vois pas vraiment
25:06ce que Dalouane Leroy
25:07a apporté à la France
25:07et bien vous êtes d'accord
25:08messieurs
25:09merci Jean Garrigue
25:10d'être venu nous éclairer
25:12et apporter votre regard
25:13d'historien
25:13sur la situation
25:14politique actuelle
25:16on va maintenant
25:17évoquer
25:18avec nos débatteurs
25:19ce qui à la base
25:20était une anecdote
25:21mais qui pourrait
25:22se transformer
25:23en petite polémique
25:24alors cette semaine
25:24Georges Clooney
25:25et sa femme à Mal
25:26annonçait avoir obtenu
25:27la nationalité française
25:28ils vivent avec leurs deux enfants
25:29à Brignol
25:30dans le Var
25:31depuis plusieurs années
25:32alors c'est une polémique
25:33en trois temps
25:34elle a commencé avec
25:35déjà la réaction
25:36de la ministre déléguée
25:36au ministère de l'Intérieur
25:38Marie-Pierre Védraine
25:39elle n'a pas apprécié
25:40la démarche
25:41elle parle d'un deux poids
25:42deux mesures
25:43écoutez-la
25:44à titre personnel
25:46je peux comprendre
25:47l'appréciation
25:48de certains français
25:49sur ce sujet
25:51du deux poids deux mesures
25:52parce que je pense
25:53que c'est
25:53c'est pas le bon message
25:55qui est envoyé
25:55mais je crois
25:56qu'il faut faire attention
25:57au message
25:58qu'on peut envoyer
25:59c'est à dire
25:59qu'il y a un sujet
26:00d'équité
26:01à mes yeux
26:01qui est absolument essentiel
26:02voilà ça c'était
26:04Marie-Pierre Védraine
26:06donc sur le service public
26:08alors acte 2
26:09le ministre de l'Intérieur
26:11lui qualifie
26:11cette naturalisation
26:12de grande chance
26:13pour notre pays
26:14pour ne pas dire
26:15grande chance
26:15pour la France
26:16jusque là
26:16donc on est dans une polémique
26:17franco-française classique
26:18sauf que la nuit dernière
26:20et bien
26:20Donald Trump
26:21lui y est allé
26:23de sa petite pique
26:24sur son réseau social
26:26et bien il qualifie
26:26Georges Clooney
26:27sa femme
26:27de pierre pronostiqueur
26:29politique de tous les temps
26:30il les accuse
26:31et il accuse aussi
26:32et c'est là
26:33où je voulais en venir
26:34les autorités françaises
26:35de gestion absolument
26:37désastreuse
26:37de l'immigration
26:39donc double pique
26:40puisque l'une
26:40est adressée
26:41aux démocrates
26:42Clooney
26:42l'autre est adressée
26:44à la France
26:44qui on le rappelle
26:45est un pays allié
26:46aux Etats-Unis
26:47et qui se fait
26:48de plus en plus souvent
26:51tacler
26:51Raphaël Steinville
26:52Oui mais alors
26:54avant d'aborder
26:56la question
26:56de Donald Trump
26:58et de la manière
26:58dont il regarde
27:00la France
27:01et l'attribution
27:03de la nationalité française
27:05à Georges Clooney
27:06et sa femme
27:06moi j'aimerais quand même
27:08d'abord revenir
27:09sur le simple fait
27:10que Georges Clooney
27:11et sa femme
27:12aient pu obtenir
27:13la nationalité française
27:14aussi rapidement
27:16alors même que depuis
27:17plusieurs années
27:18les conditions
27:20d'attribution
27:20de la nationalité française
27:21ont été durcies
27:22notamment avec
27:24parler la langue
27:24notamment
27:25avec comme condition
27:28nécessaire
27:28le fait de pouvoir
27:30maîtriser
27:30et parler
27:31le français
27:32lorsque l'on entend
27:33Georges Clooney
27:34lui-même
27:35s'excuser
27:36de ne pas parler
27:37suffisamment bien
27:38notre langue
27:39je trouve ça
27:40dérangeant
27:41finalement
27:42qu'il ait eu
27:42une sorte de passe-droit
27:43et en cela
27:44j'acquiesce
27:45au propos
27:46de Marie-Pierre
27:48Védren
27:48qui s'étonnait
27:49de cette
27:50célérité
27:51dans l'attribution
27:53de cette nationalité
27:54après
27:55Donald Trump
27:56c'est là
27:57où ça devient
27:58presque gâché
27:59ce que je viens de dire
28:00parce qu'il est
28:02tellement outrancié
28:03dans la manière
28:03dont il attaque
28:04la France
28:04que l'on aurait
28:07presque envie
28:07finalement
28:07quand même
28:08malgré tout
28:08de s'honorer
28:10d'avoir pu
28:11finalement
28:11dans le cadre
28:12d'une immigration choisie
28:13sélectionner
28:14un candidat
28:17à l'immigration
28:18comme Georges Clooney
28:19et sa femme
28:19mais quand même
28:21mon réflexe initial
28:22reste que
28:24je trouve que
28:25c'est une mauvaise
28:26chose faite
28:27à la politique
28:27migratoire
28:29et d'intégration
28:29de la France
28:30que de leur donner
28:32si rapidement
28:32Pour moi
28:34c'est une vaste farce
28:35c'est-à-dire que
28:36évidemment que
28:36Georges Clooney
28:37a la nationalité française
28:38non pas parce qu'il en a besoin
28:39non pas par nécessité
28:40donc c'est pas la même chose
28:41que lui donner
28:42la nationalité française
28:43qu'on le fait à des gens
28:44qui passent par des procédures
28:44un peu contraintes
28:46c'est davantage
28:46une espèce de distinction
28:48symbolique
28:49qu'on lui fait
28:49parce que c'est une immense star
28:51qu'il a un certain écho en France
28:53qu'il a des amis français
28:54Jean Dujardin
28:55et donc
28:55Ah oui ça suffit
28:56pour vous
28:56je n'y vois pas
28:58autre chose
29:00qu'un symbole
29:01et qu'une distinction
29:01comme on remet une légion d'honneur
29:03par exemple
29:03quant à Donald Trump
29:05je me dis
29:07qu'un président américain
29:08qui a tant d'affaires
29:09urgentes
29:09et lourdes
29:10et conséquentes
29:11à gérer dans le monde
29:12je me dis
29:13que ne perd-il de temps
29:15et de salive
29:15à venir commenter
29:17la naturalisation
29:18de Georges Clooney
29:18franchement
29:19dont moi-même
29:19à titre personnel
29:20j'en parle
29:21puisque c'est l'objet du débat
29:22je me cogne
29:23comme de ma première cheville
29:24si vous voulez
29:25il faut quand même rappeler
29:26que Georges Clooney
29:26a joué un rôle important
29:28dans la campagne
29:29démocrate
29:30on aurait mieux compris
29:31on aurait mieux compris
29:32qu'il demande
29:33un statut de réfugié politique
29:35parce que c'est en cela
29:36que finalement
29:37Donald Trump
29:38l'attaque
29:38alors dans un instant
29:39et bien
29:40ce sera évidemment
29:41le journal permanent
29:42mais ce soir
29:42vous allez pouvoir retrouver
29:43La France Bouge
29:44du lundi
29:45jeudi
29:46de 21h à 22h
29:48sur Europe 1
29:48avec Elisabeth Assayag
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29:56justement
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30:00avec comme invité
30:01Nina Metteyer
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