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  • il y a 6 mois
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00:00Le retour de BFM Story avec l'affaire Jubilard à présent, on en reparle aujourd'hui car BFM TV a pu avoir accès à certains éléments de l'audition de la dernière campagne du peintre plaquiste accusé du meurtre de sa femme.
00:12Des éléments à charge contre Cédric Jubilard. Bonsoir Vincent Vintelien. De quoi s'agit-il précisément ?
00:19C'est vrai que cette audition était très attendue après le supplément d'informations ordonnées lundi dernier et mercredi cette jeune femme a été entendue pendant un petit peu plus de 4 heures
00:27par les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse pour savoir si elle avait effectivement recueilli les confidences, les aveux de Cédric Jubilard alors qu'elle le visitait en détention.
00:36Et c'est vrai que le premier élément c'est qu'elle a confirmé qu'effectivement Cédric Jubilard lui avait avoué le meurtre de Delphine.
00:43Et puis il a donné aussi quelques indications qui ne permettent pas de localiser l'endroit où il l'aurait enterré.
00:48Il m'a dit que de toute façon il ne restait que les os et que rien ne pouvait le relier à lui. Voilà ce que raconte cette jeune femme.
00:54Et puis elle a donné aussi quelques éléments sur la façon dont Cédric Jubilard vivait cette situation avec un mélange entre du cynisme et de la ventardise.
01:03Il se fait appeler le magicien en détention parce qu'il a fait disparaître sa femme.
01:08Et on en parle dans le détail avec nos invités maître Emmanuel Franck et maître Alexandre Martin.
01:13Bonsoir à tous les deux. Vous êtes en direct de Toulouse.
01:16M. Franck, faut-il croire ce que dit Cédric Jubilard lorsqu'il s'exprime et qu'il se confie à cette femme et dont les propos ont été rapportés ?
01:27La position de Cédric Jubilard concernant cet énième rebondissement et ces énièmes élucubrations est de dire
01:36« moi je n'ai jamais rien dit à cette jeune femme, je ne me suis jamais confié à elle, je n'ai absolument rien avoué, rien reconnu pour la simple et bonne raison
01:46que je clame mon innocence depuis désormais 4 ans et demi et que je prépare mon procès avec mes avocats en ce sens ».
01:52Donc c'est la position de Cédric Jubilard sur ce point. Il appartiendra le cas échéant aux autorités judiciaires de l'interroger sur ce point
01:59pour qu'il dise ce qu'il en est et notamment qu'il répète qu'effectivement il n'a absolument rien confié à cette dame.
02:07M. Martin, pourquoi cette femme alors prend la parole à deux mois du procès de Cédric Jubilard
02:13alors que son nom apparaît, on le sait dans le dossier, à deux reprises en 2021 et en 2023 ?
02:20Pourquoi attendre le dernier moment d'une certaine façon ?
02:25Écoutez, c'est une très bonne question. Il y a des personnages qui apparaissent dans ce dossier un peu sulfureux
02:34qui à un moment donné veulent chercher à prendre la lumière et tout d'un coup cette femme qui visitait Cédric Jubilard
02:41depuis de nombreux mois, se met à parler dans la presse, ne va pas se répandre auprès des enquêteurs.
02:49Elle n'y va a priori que lorsqu'on la sollicite et vient sortir cette histoire.
02:55Bon, tout ça, ce n'est pas très sérieux sur le fond. On s'interroge sur les mobiles qui peuvent pousser cette femme
03:07à raconter des choses qui ne correspondent pas à une réalité. En tout cas, Cédric Jubilard le conteste.
03:14Une question de Vincent Vantigham.
03:17Est-ce que vous allez demander dorénavant, est-ce que votre client soit entendu, est-ce que vous allez faire cette demande
03:22auprès de la présidente de la cour d'assises du Tarn ou attendre l'ouverture du procès le 22 septembre
03:27pour qu'il puisse démentir les propos de cette femme ou réagir aux propos de cette femme ?
03:33Mais je crois que la question primordiale qui se pose aujourd'hui, et c'est une question à laquelle nous,
03:39avocats de la défense, nous n'avons pas de réponse, puisque nous, notre position est de dire,
03:43Cédric Jubilard n'a jamais dit cela. La question qui se pose aujourd'hui, à laquelle la justice doit répondre,
03:47c'est quels crédits elle entend accorder aux déclarations de cette femme.
03:52Manifestement, s'agissant de la section de recherche de gendarmerie et s'agissant du parquet général,
03:57il y avait peu de crédits qui étaient accordés, puisqu'ils sont informés depuis deux mois et demi et ils n'en ont rien fait.
04:03La question maintenant, c'est quels crédits, Madame le Président, quels crédits les avocats des partis civils
04:09et les avocats généraux vont aujourd'hui décider d'accorder à ce témoignage,
04:12vont-ils demander des investigations complémentaires, etc. ?
04:16Ça, je dirais, c'est à eux de voir le crédit qu'ils accordent à ce témoignage.
04:19L'autre soir sur BFMTV, avant hier soir, votre confrère, l'avocat de la compagne Justine,
04:25était sur BFMTV et il a dit que sa cliente allait se constituer parti civil.
04:31Qu'en est-il ? Avez-vous des informations ? C'est-elle constituée parti civil ?
04:36Excusez-moi pour la virulence de mon propos. On nage en plein délire.
04:44On est en train de nous sortir un témoin du chapeau qui, au dernier moment,
04:49et encore et encore heureusement que les médias ont fait leur travail parce qu'on nous réservait un piège avec cette femme
04:56qui peut-être se serait exprimée à quelques jours du procès,
04:59On nous présente un témoin qui est assisté d'un avocat, ce qui n'existe pas en procédure pénale,
05:05qui se répand sur les plateaux télévision, cet avocat, ce confrère,
05:08en nous indiquant qu'il est parti civil, ce qu'il ne peut pas être à l'heure actuelle.
05:12Et je précise, elle n'est pas parti civil dans la procédure.
05:15Elle ne peut pas l'être actuellement. Elle peut le réclamer lors de l'ouverture du procès.
05:19Mais c'est juridiquement impossible.
05:21Elle ne connaissait personne, ni Cédric, ni Delphine, au moment des faits,
05:25et elle ne subit aucun préjudice.
05:27Maintenant, il va même falloir remettre un peu l'église au centre du village,
05:31si je puis me permettre cette trivialité.
05:34C'est ce que nous allons demander à la cour d'assises.
05:36Remettons les choses dans l'ordre.
05:38Arrêtons de dire n'importe quoi juridiquement.
05:42Cette dame n'est pas parti civil. Elle n'a pas vocation à l'être.
05:45Je ne sais pas pourquoi un avocat s'exprime au nom d'un témoin.
05:49Voilà, il faut remettre les choses dans l'ordre et revenir,
05:53et c'est ce que la Défense va s'attacher à faire,
05:56revenir à la base.
05:58Quels sont les éléments de preuve que vous avez réunis contre Cédric Jubilard ?
06:02Est-ce qu'aujourd'hui, vous allez tenir une thèse
06:05qui serait étayée par les déclarations de cette femme,
06:10qui est contraire aux thèses que vous nous soutenez depuis 4 ans et demi ?
06:13Maintenant, stop.
06:15On ne plaisante plus.
06:16Là, on est à deux mois d'un procès
06:17et on est encore en train de tergiverser avec une énième version.
06:21Ce n'est pas la première, d'ailleurs, la première déclaration
06:24d'un personnage qui arrive dans le dossier
06:26pour nous raconter tout et n'importe quoi.
06:28Stop maintenant.
06:29Revenons à l'essentiel.
06:31Revenons aux preuves.
06:32Revenons au débat juridique.
06:33Et j'espère que, madame le président,
06:35et je n'en doute pas, recadrera tout le monde.
06:38C'est intéressant ce que vous dites sur le fait
06:40que ce n'est pas la première fois qu'il y a des déclarations
06:42qui interviennent au cours de la procédure.
06:45On a bien compris que votre client contestait
06:47avoir reconnu le meurtre de Delphine auprès de cette jeune femme.
06:51Et cette jeune femme, dans son audition,
06:53elle dit aussi beaucoup de choses sur la personnalité de votre client.
06:56Elle note une forme de, appelons-la comme ça,
06:58de fierté, de cynisme par rapport au fait.
07:00Le fait qu'il se fait appeler le magicien
07:02parce qu'il a fait disparaître sa femme,
07:04qu'il rigole en disant que Delphine a gagné la partie de cache-cache
07:07parce que personne ne l'a retrouvée,
07:08sont des éléments d'une forme de cynisme
07:11qu'on a retrouvés précédemment dans d'autres déclarations,
07:13dans des déclarations notamment de certains de ses co-détenus.
07:16Est-ce que ça vous interpelle
07:17ou est-ce que là aussi vous contestez totalement
07:19les déclarations de cette jeune femme face aux enquêteurs ?
07:24C'est quand même un peu délirant.
07:27Moi, ce que nous constatons, nous, de l'extérieur,
07:29c'est que comme souvent dans ce type de dossiers
07:32qui sont extrêmement vides
07:34et c'est très symptomatique de cela ce qu'il se passe,
07:36eh bien il y a des personnages qui gravitent
07:38dont certains ont des intérêts,
07:40la plupart ont des intérêts,
07:41nous en reparlerons, du fameux Marco, le co-détenu,
07:44qui avait un intérêt à raconter un certain nombre de choses
07:46et il a bien fait, je dirais,
07:47puisque ça lui a permis de sortir quelques jours plus tard de détention.
07:51Aujourd'hui, on a une dame qui raconte un certain nombre de choses
07:53en surfant un peu sur la vague
07:56de tout ce qui a été dit dans le dossier.
07:58Et je crois que ces déclarations
07:59sont mêlées d'éléments du dossier,
08:02d'éléments qu'on a pu dire sur la personnalité de Cédric Jubilard.
08:05Donc on a des gens qui surfent un peu
08:06sur tout ce qui a été dit
08:07et qui ont un intérêt.
08:08Alors je pense que chez elle, l'intérêt n'est pas
08:10de sortir de détention
08:12puisque par définition elle n'y était pas
08:14mais c'est certainement un intérêt psychologique.
08:16Je pense que c'est un personnage un peu sulfureux
08:18qui aujourd'hui prend la lumière
08:20et donc chacun y trouve un intérêt
08:22à dire un certain nombre de choses
08:23en surfant sur ce qui a été dit avant,
08:26en en rajoutant un petit peu.
08:27Bon, vous avez des personnages comme ça
08:30comme il y en a toujours eu
08:31dans tous les affaires
08:33qui aboutissaient à des désastres judiciaires
08:35et malheureusement l'histoire de la justice en est pleine.
08:39Alors dans cette affaire, on le rappelle,
08:41il n'y a pas de corps, il n'y a pas d'aveu,
08:42il y a juste, pour les éléments à charge,
08:46de la violence rapportée par le fils,
08:48Louis, quelques heures avant la disparition de la maman,
08:52des cris, entendus également par des voisines,
08:54des lunettes cassées.
08:56Vous dites c'est tout, vous dites c'est un dossier vide
08:58et vous dites ça ne fait pas une accusation, c'est ça ?
09:00Écoutez, vous énumérez
09:06les soi-disant indices
09:09qui nous sont rabâchés
09:11depuis 4 ans et demi,
09:13même moins pour les lunettes,
09:15et nous avons et nous expliquerons
09:17à nouveau devant la cour d'assises
09:19que tout ceci n'est pas aussi
09:21n'est pas aussi solide
09:23que certains veulent l'affirmer.
09:27En titre d'exemple,
09:28l'enfant n'a pas toujours dit la même chose
09:30et dans sa première déposition
09:32que l'on peut imaginer
09:34qui est la plus proche des faits
09:36et celle qui relate le meilleur souvenir,
09:40eh bien il ne parle absolument pas de dispute.
09:43Donc tout ça va être évoqué à la cour d'assises
09:44enfin publiquement.
09:46Mais vous voyez la fragilité
09:48des indices que vous évoquez,
09:50c'est que si on décide d'accorder du crédit
09:52à ce que dit cette jeune femme,
09:53eh bien les 3 indices que vous évoquiez,
09:55c'est-à-dire les lunettes,
09:57les cris entendus par les voisines
09:58et ce que dirait le petit Louis
10:00en 3ème audition,
10:01eh bien n'existent plus
10:02dans la version de cette dame-là.
10:04C'est dire la fragilité.
10:05On est prêt à croire aujourd'hui
10:06éventuellement une version
10:08qui met à néant
10:08tout ce qui est présenté
10:10comme étant des preuves
10:10et qui bien évidemment
10:11ne sont rien d'autre
10:13que des indices
10:14qui seront soumis à la contradiction
10:16et qui en fait
10:17sont tout simplement inexistants.
10:20Donc c'est dire la vacuité de ce dossier
10:22où au gré des rebondissements,
10:23on peut abandonner des éléments
10:25qu'on avait pourtant présentés
10:26comme étant certains
10:27pour en prendre d'autres
10:28qui n'ont auparavant jamais existé.
10:30Comment votre client vit-il justement ?
10:33Vous avez parlé tout à l'heure
10:34d'un énième rebondissement.
10:36On le sait,
10:36cette procédure a été émaillée
10:37de beaucoup de rebondissements.
10:38Comment vit-il la situation ?
10:40Et est-ce que d'une certaine manière
10:42il n'a pas hâte
10:43d'être à la cour d'assises
10:45pour s'expliquer aussi sur tout ça ?
10:47Écoutez, notre client
10:51est un peu lassé
10:53de ces rebondissements,
10:55de ces soi-disant scoops
10:57qui sortent dans les médias.
10:59Aujourd'hui, il veut s'expliquer
11:00publiquement
11:01et il veut clamer son innocence
11:06et vous découvrirez
11:07un personnage, un homme
11:09qui n'a absolument rien à voir
11:11avec la présentation
11:12que l'on veut faire de lui
11:13ou que certaines personnes
11:14veulent faire de lui.
11:16Voilà, ce procès, il arrive,
11:18il est temps qu'il arrive
11:18parce que, regardez,
11:22du fait de la durée,
11:23de la vacuité de ce dossier,
11:25on arrive à tout
11:25et n'importe quoi.
11:28Enfin, il y a quelques jours
11:29sur votre plateau,
11:30il y avait quand même
11:31des intervenants
11:32particulièrement intelligents
11:33qui disaient
11:34mais vous savez,
11:34l'affaire Jubilard,
11:36on est sur le fil de rasoir,
11:38il peut être acquitté
11:38ou condamné.
11:39Vous vous rendez compte
11:40où on en est ?
11:40On va quoi ?
11:41On va jouer la culpabilité
11:42de cet homme à pile ou face
11:44sans que l'accusation
11:46ne soit capable
11:47de nous présenter
11:49une thèse sérieuse
11:50et étayée.
11:52Nous aimerions,
11:53ça a été dit,
11:53que l'accusation
11:54se positionne aujourd'hui
11:56sur ce qu'elle entend faire
11:58ou le crédit
11:59qu'elle accorde
12:00ou non.
12:00Je pense qu'elle n'accorde
12:01sérieusement aucun crédit
12:02à ses déclarations
12:03sinon on peut imaginer
12:05quand même
12:05que les avocats généraux
12:07en auraient fait autre chose
12:08depuis le 14 mai.
12:09Vous avez parlé
12:11du visage
12:12de Cédric Jubilard
12:13qui sera,
12:14serait très différent
12:15de la présentation
12:16qui en a été faite
12:17jusqu'à présent
12:17à travers les médias,
12:19à travers les éléments
12:19qui sont sortis
12:20du dossier.
12:22Est-ce que vous ne craignez
12:23pas tout de même
12:23de souffrir
12:24ou d'avoir du mal
12:25avec justement
12:26les traits de personnalité
12:27qui ont émergé
12:28au cours
12:28de toute cette instruction
12:30d'avoir un client
12:32qui va arriver
12:33à la barre de la cour d'assises
12:34avec cette image
12:35quand je parlais tout à l'heure
12:36de quelqu'un
12:37qui se fait surnommer
12:37le magicien ?
12:38J'ai bien compris
12:39que vous contestiez
12:40ces déclarations
12:40mais il n'empêche
12:41que ce sont des éléments
12:42qui ont été apportés
12:43par des témoins.
12:44Est-ce que pour vous
12:44c'est un obstacle
12:46à l'occasion de ce procès ?
12:49Je crois surtout
12:51que la cour d'assises
12:52découvrira un personnage
12:53qu'elle ne connaît pas
12:54puisque,
12:55et ce n'est pas une critique,
12:56la presse et les médias,
12:58l'accusation,
12:59la gendarmerie,
13:00toutes ces personnes-là
13:02ont fait ce que
13:03la nature humaine
13:03fait de mieux,
13:04c'est-à-dire essayer
13:05de faire ressembler
13:06un individu
13:06aux éléments
13:07qu'on lui reproche.
13:08Je crois que ce qui était
13:09important pour l'accusation
13:11et elle s'était forcée
13:12à le faire
13:12et les services
13:13de gendarmerie aussi,
13:14c'était de se dire
13:15nous n'avons pas
13:16d'éléments dans ce dossier
13:17sérieux,
13:18nous n'avons pas
13:19d'éléments de preuve,
13:20alors un des éléments
13:21sérieux va être
13:22la personnalité
13:23de Cédric Jubilard
13:24et on va essayer
13:25de montrer au grand public
13:26que cet homme
13:27est à ce point
13:27un salopard,
13:29est à ce point
13:29quelqu'un de désagréable,
13:31est à ce point
13:31quelqu'un d'absolument
13:33odieux
13:35que forcément
13:35il est nécessairement
13:37coupable,
13:37regardez,
13:38il est capable
13:38de dire ceci,
13:39il est capable
13:39de dire cela,
13:40donc il n'y a qu'un pas
13:42entre ce personnage-là
13:43et le meurtre
13:44qu'on lui reproche.
13:45Vous constaterez
13:46qu'il n'en est rien,
13:47nous le connaissons
13:48désormais depuis plus
13:48de quatre ans
13:49et nous n'avons jamais
13:50eu affaire au personnage
13:51qui a bien voulu être décrit
13:53par les uns et les autres,
13:54donc là aussi
13:55on est un peu
13:55dans la fabrication
13:56d'un personnage
13:57par un certain nombre
13:59d'intervenants
13:59parce que fabriquer
14:00un personnage
14:01ça permet de constituer
14:02un élément de preuve
14:03et donc on nage
14:05là aussi un peu
14:05en plein délire
14:06puisque me semble-t-il
14:07la justice n'a jamais été
14:08et ne sera jamais
14:09et c'est fort heureux
14:10un concours de popularité.
14:12On a parlé de
14:14Cédric Jubilard,
14:15le principal adversaire
14:17d'une certaine façon
14:17c'est Cédric Jubilard,
14:19c'est ça ?
14:22Non, notre adversaire,
14:23le seul,
14:24c'est le Parquet Général,
14:26ce sont les deux avocats.
14:28Allez-y, pardon.
14:29Oui.
14:30Allez-y, allez-y.
14:31Oui, je vous disais
14:32que nos seuls adversaires,
14:34puisqu'ils sont deux,
14:36ce qui est assez exceptionnel
14:37dans un dossier,
14:39eh bien ce sont
14:40les deux avocats généraux
14:41et c'est à eux
14:42et on attend,
14:43pour l'instant
14:43ils ne s'expriment pas,
14:45on attend qu'ils nous disent
14:47au procès
14:47quels sont les éléments
14:49de preuve
14:50qu'ils rapportent
14:51contre l'accusé
14:52pour solliciter
14:53sa condamnation.
14:54C'est ça le débat,
14:55c'est pas autre chose
14:56de savoir s'il est sympathique,
14:57s'il n'est pas sympathique,
14:58s'il répond bien,
14:59s'il ne répond pas bien,
15:00s'il accueille les gendarmes
15:01avec un pyjama
15:02ou avec un sweatshirt,
15:03parce qu'on nous a quand même
15:04sorti aussi ce genre d'argument.
15:06Non, aujourd'hui,
15:07présentez-nous les preuves.
15:09Tout ce que vous avez dit
15:09jusqu'à présent,
15:10la défense a pu démontrer
15:12le contraire.
15:13Nous attendons
15:13qu'on nous présente des preuves
15:14dans le cadre
15:15d'un débat juridique honnête,
15:17loyal,
15:18pas avec des témoignages
15:20sortis du chapeau
15:21qu'on a failli nous garder
15:22jusqu'à début septembre.
15:23Voilà.
15:24Aujourd'hui,
15:25c'est à l'accusation,
15:26je dirais,
15:27de présenter
15:28des choses.
15:31C'est à eux de prouver.
15:32Encore une fois,
15:33on est en train
15:33de renverser les choses
15:34médiatiquement
15:35en disant
15:36« Mais votre client,
15:37il est bizarre.
15:37Est-ce que vous pouvez
15:38démontrer en gros
15:39qu'il est innocent ? »
15:39Non, non.
15:40Démontrez-nous
15:40les éléments de culpabilité.
15:42Et c'est ce que nous disons
15:43depuis le début.
15:44Il n'y en a pas.
15:44Une dernière question
15:46à tous les deux,
15:47directement.
15:48Vous suivez ce dossier
15:49depuis le début.
15:51C'est une charge.
15:52C'est un dossier
15:52très très lourd.
15:53J'imagine que vous avez hâte
15:55d'entendre les arguments
15:56de la partie adverse,
15:58le réquisitoire,
16:00pour pouvoir vous confronter
16:01à l'occasion de ce procès
16:02qui aura lieu à Albi
16:04le 22 septembre prochain.
16:07Votre question
16:08est très pertinente
16:09parce que figurez-vous
16:09que ce qui est assez inédit,
16:11c'est que manifestement,
16:11il va falloir qu'on attende
16:12les réquisitions
16:13du parquet
16:14général pour savoir
16:15précisément
16:16ce qui est reproché
16:18à Cédric Jubilard.
16:18J'entends,
16:19c'est-à-dire précisément
16:20quel est le scénario
16:21de l'accusation
16:22puisque nous avions demandé
16:23il y a deux ans de cela
16:24une reconstitution
16:25pour que justement
16:26on nous présente un peu
16:27le déroulement
16:28de la soirée
16:29et de la nuit
16:29et du meurtre
16:30selon l'accusation.
16:32Parce que,
16:33vous savez,
16:33pour pouvoir se défendre
16:34contre quelque chose,
16:35encore faut-il savoir
16:36exactement ce que
16:36l'on vous reproche.
16:37Et nous sommes sortis
16:39à jeun
16:39de cette reconstitution
16:41puisqu'en réalité
16:41nous n'avons absolument
16:42rien reconstituer.
16:44Et donc,
16:44votre question est pertinente
16:45en ce sens
16:46qu'à force de travailler
16:47le dossier,
16:48nous peinons toujours
16:49à trouver quel serait
16:49le scénario
16:50puisque les éléments
16:51qu'on nous présente
16:52comme étant des éléments
16:53à charge
16:53sont des éléments
16:54qui parfois
16:55se contredisent entre eux.
16:56Donc,
16:56effectivement,
16:57nous attendons
16:58de savoir
16:59ce qui nous est présenté,
17:00quel scénario
17:01nous est présenté
17:02et nous attendons
17:03un positionnement
17:03de l'accusation
17:04sur précisément
17:05quand même
17:06ce qu'il se serait passé
17:07ce soir-là.
17:08Merci infiniment
17:10à tous les deux
17:10d'avoir accepté
17:11l'invitation ce soir
17:12de BFM TV.
17:13Merci également
17:14à Maxime Meunier
17:14qui a permis
17:15la réalisation
17:16de ce direct ce soir
17:17depuis Toulouse.
17:18de BFM TV.
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