Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Tous les samedis et dimanches, Anthony Lebbos et Jeanne Daudet vous accompagnent sur BFMTV avec deux heures d'information. Reportages, pédagogie et nos invités pour comprendre l'actualité, même le weekend.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Cocktail Molotov, mortier, barre de fer, batte de baseball, 24 heures après de très violents affrontements entre forces de l'ordre et des individus armés et cagoulés, la ville de Limoges a passé une nuit sous très haute surveillance.
00:11Oui, des renforts de police ont été envoyés en urgence hier pour sécuriser la commune. Notre envoyé spécial, Mylène Argelas, est sur place pour BFM TV.
00:20La CRS 82 a bien été déployée hier soir dans les rues de Limoges, plus précisément dans ce quartier du Val-de-Laurence.
00:26Nous avons pu nous-mêmes constater à notre arrivée sur place que des camions de CRS étaient en train de patrouiller dans la ville.
00:33Nous avons pu constater également que des mortiers d'artifices avaient été tirés dans le ciel.
00:38En revanche, il n'y a pas eu de nouvelles scènes de violence comme il y a pu y en avoir la nuit de vendredi à samedi,
00:44où on le rappelle, 9 policiers avaient été blessés dans des affrontements avec une centaine de personnes cagoulées et masquées.
00:50Une vingtaine de véhicules en circulation avaient été dégradés. Rien de tout cela ne s'est produit hier soir.
00:57Et selon le maire de la ville avec qui nous avons pu échanger, la CRS 82 a su ramener le calme à Limoges.
01:03Écoutez-le, il était au micro de Laurine Velay.
01:06À partir du moment où ils savaient que la CRS 8 intervenait, ils savaient qu'ils jouaient contre des gens habitués à ce type d'agression et de manifestation.
01:15Donc ils sont restés calmes. Et quand la CRS 8 sera partie, à un autre moment, s'ils ont envie de montrer que leur territoire, c'est eux qui le dirigent,
01:25ils le remonteront. Donc on est dans quelque chose de récurrent et il faut une police sur place plus nombreuse.
01:32Alors nous avons mis en place la police municipale et je suis prêt à l'augmenter.
01:37Mais il faut que nous ayons une augmentation aussi de la police nationale parce que sans elle, nous ne pouvons rien.
01:44Les habitants, eux aussi, se sont dit rassurés par l'arrivée de la CRS 82 hier soir.
01:49En revanche, ils nous disent aussi qu'ils sont inquiets pour les prochaines nuits au moment où la CRS 82 aura donc quitté Limoges.
01:55Merci beaucoup donc Milane Argelas avec Laurine Velay. Pour en parler avec nous sur ce plateau, Jean-Marie Godard, bonjour.
02:03Non pardon, Bruno Pommard. J'ai confondu avec votre collègue.
02:06Un peu semblant, mais.
02:07Bruno Pommard, pardon. Vous êtes président du SING5, initiative sécurité intérieure, ancien instructeur du RAID.
02:12Pardon, bonjour. Merci d'être avec nous.
02:14Or, Malval est resté avec nous et puis nous accueillons à distance Karim Ouamran.
02:18Bonjour, monsieur le maire, maire PS de Saint-Ouen-sur-Seine en Seine-Saint-Denis.
02:22Bruno, donc, je me tourne vers vous pour commencer.
02:25On a entendu dans ce duplex de notre envoyé spécial à Limoges que la CRS 82 était là que pour une durée très déterminée,
02:34que tout le monde s'inquiétait de ce qui allait se passer après que cette compagnie de CRS soit repartie.
02:41Il y a justement cette façon de faire.
02:44C'est-à-dire que c'est des compagnies de CRS qui sont là que de manière ponctuelle, très ponctuelle.
02:50Mais derrière, il y a un problème de fonds qui subsiste.
02:52Oui, évidemment. Là, comme on dit, avec la répression, on éteint l'incendie.
02:58Et ensuite, il faut travailler sur les aspects préventifs, éducatifs, etc. derrière.
03:02Je vous le disais hors antenne tout à l'heure.
03:04Effectivement, ces CRS, fameuses CRS spécialisées, des forces d'action rapide, je dirais,
03:08qui ont été structurées spécialement justement pour lutter contre les violences urbaines,
03:12elles sont d'une grande efficacité.
03:14Effectivement, la preuve, c'est qu'elles sont arrivées hier et puis le calme est resté.
03:18Mais comme l'a dit le maire, effectivement, c'est ponctuel et on ne fait que du ponctuel.
03:23C'est ça, le problème.
03:24Donc, il y a un travail énorme à mener dans le cadre de la sécurité globale.
03:27Je pense que Karim Boambrand pourra en parler tout à l'heure très justement,
03:30parce qu'il est maire et il connaît les problématiques que rencontre aussi sa ville.
03:33Mais c'est un travail d'ensemble à mener avec les élus, le travail de prévention, d'éducatif qui est nécessaire,
03:39parce que ces quartiers...
03:39Et les associations de quartiers aussi.
03:41Mais bien sûr, ces quartiers qui sont totalement délaissés, il faut le dire, il ne faut pas avoir peur des mots,
03:44les jeunes qui sont seuls, oisifs, je vous le dis parce que j'ai eu quelques propos sur les réseaux,
03:49oui, c'est des oisifs qui sont récupérés par les narcotrafiquants, etc. pour faire les chouffres et autres.
03:53Mais ces jeunes-là, évidemment, quand ils trouvent un business qui se développe et qui est intéressant pour eux,
03:57crée une zone de non-droit.
03:58Alors, une zone de non-droit, c'est ces quartiers, on l'a vu à Charleville-Mézières, à Nîmes, à Limange, à Béziers, partout.
04:03On est en train de développer une espèce de raz-de-marée du narcotrafic qu'il faut à tout prix indiguer.
04:10Et ça, c'est un travail colossal.
04:11Et la toile s'étend effectivement dans plusieurs communes de France.
04:14Autre exemple d'une ville qui est gangrénée par le narcotrafic, c'est Nîmes.
04:17Dernier épisode en date, le corps d'un jeune de 19 ans, tué par balle et partiellement calciné.
04:22Sa mort avait même été filmée sur les réseaux sociaux.
04:25Et en réaction, les autorités ont décidé d'instaurer un couvre-feu pour les moins de 16 ans dans certains quartiers.
04:29Il sera appliqué dès demain soir.
04:31On va retrouver à Nîmes notre envoyée spéciale, Laura Cambo.
04:33Laura, comment réagissent les habitants à cette mesure prise par les autorités ?
04:39Il y a un nîmois qui vient de nous dire, à l'instant, c'est une très bonne nouvelle.
04:44Il était temps qu'ils s'attaquent au narcotrafic.
04:47Car en effet, les habitants ici, ils sont excédés par ces fusillades à répétition sur fond de bandes rivales, de tensions entre narcotrafiquants.
04:56Et ces personnes espèrent en effet que cette mesure va permettre d'éviter l'enrôlement des moins de 16 ans, qui est d'ailleurs l'objectif actuel de la mairie.
05:05Mais il y a également beaucoup de personnes que nous croisons qui nous disent que c'est insuffisant, que cette mesure est trop peu importante.
05:11Ils ont laissé pendant 20 ans prospérer le narcotrafic.
05:15Voici ce que vient de nous dire à l'instant une nîmoise qui demande des mesures de répression plus importantes,
05:20qui espère plus de mesures pour régler le problème sur le fond.
05:24Et puis il y a aussi tout simplement ceux qui n'y croient pas, car ce couvre-feu n'est appliqué que pour 15 jours.
05:30Il est certes renouvelable, mais 15 jours, c'est insuffisant pour régler le problème.
05:34Et puis enfin également, beaucoup d'habitants qui ne croient pas que cette mesure sera réellement mise en place,
05:38avec tous ceux qui dénoncent déjà le manque de moyens au niveau de la police municipale et également nationale.
05:44Laura Combeau avec Margot Sèvres en direct de Nîmes.
05:48Karim Bouamran, vous êtes toujours avec nous, maire PS de Saint-Ouen.
05:50On peut rappeler quelques chiffres quand même sur le narcotrafic.
05:52C'est 3 milliards d'euros minimum de chiffre d'affaires selon plusieurs rapports.
05:56Et c'est un minimum parce que c'est difficile évidemment à chiffrer.
05:59Plus de 110 tonnes de drogue saisies en 2024 par les douanes françaises en hausse de 74% sur un an.
06:06Monsieur le maire, comment on fait pour enrayer ce fléau ?
06:10On a l'impression que cette toile s'étend inexorablement.
06:14Mais comme ça a été dit dans vos studios, la raison elle est vraiment multifactorielle.
06:19Et à Saint-Ouen, avec le couvre-feu qu'on a acté vendredi dernier, on est dans une autre temporalité.
06:25Dès que je suis venu en responsabilité, on a pris à bras-le-corps le sujet du narcotrafic
06:29et on a réglé à 90% les points de deal avec une temporalité à long terme.
06:35Donc mettre le paquet sur l'éducatif, le préventif, mais aussi la police municipale et la police nationale.
06:40Le travail avec la justice.
06:42On a relancé les contrats locaux de sécurité, de prévention et CLS-PDR.
06:48L'élinquance contre la radicalisation.
06:51Et on a travaillé la question du logement.
06:52On a rénové nos 2000 logements grâce à un dispositif qui s'appelle l'ANRU.
06:57Mais ce que je voudrais revenir, c'est que nous, notre conception, c'est qu'on part du principe,
07:00à l'image de notre conception pour le pays, la jeunesse n'est pas un problème, c'est une solution.
07:04Mais pour cela, il faut se focaliser sur une politique de démocratisation de l'excellence,
07:09sur le plan éducatif, sur le plan culturel et sur le plan associatif.
07:12Et comme ça a été dit très justement, juste avant moi, il faut une politique multifactorielle.
07:18Le couvre-feu, nous le couvre-feu, c'est un soutien au cadre familial, un soutien légal aux familles.
07:25Ce n'est pas pour les stigmatiser, c'est en complément de tout ce qu'on fait durant tout l'été et durant tout l'année.
07:29C'est-à-dire une politique culturelle, nous avons envoyé notamment des jeunes au Festival d'Avignon,
07:33une politique qui démocratise l'excellence artistique, une politique qui démocratise l'excellence sportive
07:39et une politique qui donne de l'espoir et de l'espérance aux jeunes.
07:42Et à côté de cela, il y a des devoirs et des droits.
07:45Et lorsqu'on a moins de 16 ans, même si nous à Saint-Ouen, on est une ville sécurisée, apaisée et fraternelle,
07:51il faut apporter un soutien clair, net et précis aux familles.
07:55C'est la raison pour laquelle on peut interviewer nos familles et les mamans, les papas,
07:59ils vous disent merci monsieur le maire, on soutient totalement cette décision.
08:03Monsieur le maire, on va revenir dans quelques instants avec vous,
08:06le temps de régler un petit problème vidéo avec votre connexion.
08:10Or Malval, vous êtes avec nous, réélectrice en chef du site du magazine Marianne.
08:13Il y a une loi narcotrafic qui a été adoptée à l'Assemblée nationale fin avril 2025
08:17avec un volet répressif assez massif.
08:21Qu'est-ce que dit cette loi et peut-elle finalement être efficace ?
08:25Alors effectivement, elle a été promulguée d'ailleurs il y a un mois, cette loi narcotrafic,
08:28et elle donne des moyens supplémentaires.
08:31Justement, elle renforce les mesures pour lutter contre la criminalité organisée
08:36en lien avec le narcotrafic.
08:38Alors il y a plusieurs dispositions quand même qui ont été retoquées,
08:41notamment ce qui était du dossier coffre,
08:45qui aurait permis justement aux enquêteurs de garder secret certaines pièces des dossiers
08:50lors de leurs investigations et de ne pas les communiquer aux avocats dans ces enquêtes.
08:56Il y a aussi la question qui est revenue souvent sur le cryptage des messageries.
09:00Il va y avoir accès justement aux messageries parce qu'on sait qu'une partie du trafic se passe sur ces plateformes.
09:10Mais donc cette loi, elle va prendre un peu de temps pour montrer ses effets.
09:15Ce n'est pas une baguette magique qui va permettre de régler tous les problèmes d'un coup.
09:20Il y a l'expression d'un parquet national anticrédite organisé qui ouvrira en 2026.
09:24J'allais y venir, une des mesures très importantes de cette loi,
09:29c'est aussi par rapport aux finances, au traçage justement des fonds.
09:33Le volet financier est extrêmement important en matière de narcotrafic
09:37et peut-être que jusqu'à présent, les parquets et les forces d'investigation
09:40n'étaient pas assez bien équipées sur ce plan-là.
09:44Donc cette loi va encore une fois faire la différence.
09:46Ceci étant, ça n'empêche pas, et on l'a dit tout à l'heure,
09:48d'avoir des mesures très concrètes au plus proche du terrain
09:51parce qu'on voit bien que là, ce qui se passe dans ces cas de figure,
09:55c'est aussi empêcher que des jeunes adolescents deviennent
09:59ce qu'on appelle des chouffes, des guetteurs justement dans les quartiers
10:02ou participent au deal, je dirais, en bas des tours, de façon assez aléatoire.
10:11Vous avez tout à fait raison à ce que vous disiez, avec la Junalco d'ailleurs,
10:13cette fameuse juridiction qui lutte contre le narcotrafic,
10:17s'attaquer au flux financier, c'est l'essentiel.
10:19Mais c'est majeur, évidemment, ces narcotrafiquants sont là que pour faire du fric.
10:23Le reste, ils s'en fichent.
10:24Et donc si on arrive vraiment à taper là-dessus,
10:26je pense qu'on peut avoir des résultats aussi intéressants.
10:29Karim Wendran, on vous a retrouvé maire PS de Saint-Ouen.
10:33Vous avez expliqué ce que vous avez mis en œuvre dans votre commune,
10:35notamment ce maillage que vous mettez en place très préventif,
10:39ce maillage de proximité que vous mettez en place avec la population
10:43pour endiguer ce phénomène de narcotrafic.
10:44Qu'est-ce qu'entre vous, les élus, on a souvent des élus qui nous expliquent
10:47qu'ils sont souvent assez abandonnés par l'État,
10:50qu'ils ont du mal à faire face tout seul à ce qui se passe.
10:52Est-ce que vous essayez, vous, entre élus, de vous parler,
10:55de comprendre les solutions qui marchent chez les uns et chez les autres
10:58pour endiguer ce phénomène dans vos communes ?
11:03Oui, tout à fait. Il y a une méthode qui a été qualifiée sans fausse modestime
11:08avec l'humidité qui s'impose.
11:09La méthode Saint-Ouen, elle a été reprise par deux sénateurs,
11:12un de gauche et un de droite, pour justement revoir la méthode qui fonctionne.
11:15Pendant longtemps, on était voué à une espèce de fatalisme
11:19face à l'évolution de l'insécurité, notamment dans les villes de gauche.
11:22Soit on disait que c'était la faute de l'État,
11:24soit on disait qu'on ne pouvait rien faire et que c'était perdu d'avance.
11:29Tout de suite, quand on est mis en responsabilité,
11:30je me suis dit que les solutions existaient, il fallait juste mettre tout le monde autour de la table.
11:33Donc très concrètement, c'est mettre le paquet sur l'intervention,
11:37les interventions humaines, avec une police municipale et avec une police nationale,
11:40travailler avec la justice et surtout avec les institutions.
11:43Elle est armée, M. le maire ?
11:43Elle est armée, votre police municipale ? Et si oui, comment ?
11:46Elle est armée, j'ai de la vidéosurveillance,
11:50et elle est formée, et on a rénové les moyens en termes d'équipement
11:56avec un nouveau commissariat.
11:59Donc oui, elle est armée.
12:01Et justement, je suis intervenu contrairement aux affirmations de Mme Panot.
12:05Moi, je suis intervenu de façon claire, nette et précise.
12:07Une police municipale doit être armée et elle doit bénéficier d'une vidéosurveillance.
12:11Alors, pour bien rappeler le débat que vous évoquez,
12:14Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale,
12:18avait indiqué qu'il fallait désarmer les policiers municipaux,
12:23ou en tout cas des armes létales.
12:24Et ça, évidemment, ce sera un débat durant la campagne des municipales.
12:28500 caméras dans l'espace public, 500 caméras dans l'espace privé,
12:33mais encore une fois, il ne faut pas se limiter à cela.
12:37Il faut avoir un travail sur le long terme.
12:38Le long terme, 80% des inégalités viennent du logement.
12:41On a rénové nos 2000 logements sociaux.
12:43On les a réhabilités.
12:45Et un élément qui est fondamental, et vous l'avez évoqué en filigrane,
12:48mettre un contexte de beau, l'embellissement, la végétalisation, mettre du verre.
12:53On ne peut pas s'émanciper, on ne peut pas avoir un cadre de vie, d'espoir et d'espérance
12:58si vous vivez autour du moche et, à côté de ceux-là, accompagner via légalement le cadre familial.
13:05Les familles dans les milieux populaires et dans les classes moyennes
13:07sont très portées par des valeurs de respect, de civisme et d'autorité.
13:12Sauf qu'une bonne partie d'entre elles, malheureusement, pour des raisons multiples,
13:15n'ont plus les moyens de leurs ambitions éducatives.
13:18Et c'est la raison pour laquelle la puissance publique doit les accompagner.
13:21C'est ce qu'on a fait vendredi dernier avec le coup de feu pour les étudiants de moins de 16 ans.
13:26Et un élément important, et pardonnez-moi, on ouvre les maisons de quartier.
13:30Je suis la seule ville de France à ouvrir les maisons de quartier jusqu'à 23h.
13:34Et à partir de 23h30, les animateurs les accompagnent, la police municipale...
13:39Les accompagnent chez eux ?
13:40Exactement.
13:42On a compris, M. le maire, l'idée de Saint-Ouen, c'est d'accompagner à tous les niveaux
13:48et sur toute la durée, notamment, de la journée.
13:51C'est ce qu'il explique très bien avec ces maisons de quartier ouvertes jusqu'à 23h.
13:55Bruno, est-ce que c'est aussi ça qui est important ?
13:58C'est-à-dire qu'il faut agir sur un maillage très complet, en fait,
14:01que ce soit sur la société, que ce soit sur la répression, sur la prévention,
14:06sur l'accompagnement, jusqu'au cœur de la famille ?
14:08Vous avez tout dit, ça s'appelle la sécurité globale.
14:10On peut englober les actions de prévention d'éducation dans la sécurité globale,
14:14ce que disait très justement Karim Bouhamram,
14:16c'est-à-dire des maisons de quartier.
14:18Ça paraît tout bête, parce que certains nous disaient que ça ne sert à rien,
14:21les maisons de quartier, ça regroupe les...
14:22Non, justement, ça permet aux jeunes d'être à des endroits bien précis,
14:25avec des animateurs qui sont là pour les prendre en charge,
14:28pour éviter qu'il y ait des dérives.
14:29Je vous dis encore une fois que tous les jeunes,
14:31ou une partie des jeunes qui restent dans les quartiers à rien faire,
14:34sont captés par les narcotrafiquants.
14:37Donc il y a ce travail de prévention à faire.
14:38Ce qu'on dit souvent, vous savez, avec la répression, on éteint l'incendie,
14:41et avec l'éducation et la prévention, on construit sur la durée.
14:46Et je crois que c'est essentiel.
14:47Si on n'arrive pas à faire ça, on ne s'en sortira jamais,
14:49on sera toujours en réaction,
14:51et les forces de l'ordre seront toujours en réaction sur tous ces sujets.
14:54Merci beaucoup.
14:55Je t'en prie.
14:56Merci Bruno Pommard, merci d'avoir été avec nous.
14:58Merci à tous d'avoir participé à ce débat,
15:01que nous allons continuer à suivre bien évidemment,
15:03et notamment les effets du déploiement de cette compagnie de CRS à Limoges.
15:07Merci.
15:08Merci.
15:09Merci.
15:10Merci.
15:11Merci.
Commentaires

Recommandations