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  • il y a 8 mois
A la une de cette édition : Donald Trump s’en prend cette fois-ci à Vladimir Poutine et semble amorcer un changement dans sa gestion du conflit en Ukraine.

Nous reviendrons ensuite sur le phénomène qualifié par le quai d’Orsay de "diplomatie des otages" qui serait menée par Téhéran.

Et enfin, nous évoquerons l'effondrement démographique français et ses causes.

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00:00Il reste un peu moins de deux semaines pour mettre TV Liberté à l'abri jusqu'à la prochaine attaque.
00:06Ces derniers jours, vous avez déjà été incroyablement nombreux à nous témoigner votre soutien.
00:11Mais la censure bancaire ordonnée par un pouvoir politique aux abois nous a asséné un coup dur.
00:16En nous privant de notre compte bancaire et donc d'une partie des soutiens mensuels que nous recevions,
00:21notre budget prévisionnel a été littéralement amputé.
00:25Aujourd'hui encore, l'équilibre n'est pas rétabli.
00:27Parmi vous, je le sais, certains souffrent aussi de cet extrême centre au pouvoir qui nous appauvrit.
00:34Mais d'autres attendent aussi un peu impassible, un changement qui ne viendra pas sans rien faire.
00:38Pour renverser la table, chacun doit, à sa mesure, se retrousser les manches.
00:44Et renverser la table, c'est avant tout éveiller les consciences.
00:47Mais nous ne pouvons pas continuer cette mission sans vous.
00:50Alors dès à présent, aidez TVL.
00:53Il n'y a pas de petits gestes, chacun d'entre vous peut changer notre destin.
00:57Et nous continuerons, nous, à faire beaucoup avec bien peu.
01:01Alors je compte sur vous.
01:02– Sous-titrage Société Radio-Canada
01:11Monsieur, bonsoir.
01:29À la une de cette édition, Donald Trump s'en prend cette fois-ci à Vladimir Poutine
01:32et semble amorcer un changement dans sa gestion du conflit en Ukraine.
01:36Nous reviendrons ensuite sur le phénomène qualifié par le Quai d'Orsay de « diplomatie des otages »
01:41qui serait menée par Téhéran.
01:43Et enfin, nous évoquerons l'effondrement démographique français et ses causes.
01:47Souvent, Donald Trump varie, bien folle.
01:54Qui s'y fit ? Le président américain semble opérer un virage
01:57dans sa tentative de gestion du conflit ukrainien.
01:59Explication.
02:00C'était une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu.
02:05Beaucoup de gens meurent et elle devrait cesser.
02:08Et je ne sais pas, mais si vous voulez la vérité,
02:10Poutine nous raconte beaucoup de conneries.
02:12Il est toujours très gentil, mais cela s'avère dénué de sens.
02:15Il est gentil, mais ça ne veut rien dire.
02:19Que veut dire Donald Trump ?
02:21Dans une nouvelle prise de parole déconcertante,
02:23le président des Etats-Unis a durci le ton face au président russe
02:27en marge d'un conseil des ministres de la Maison-Blanche qui se tenait mardi.
02:31Dans un style unbrun vulgaire, le président républicain,
02:33qui évoquait il y a quelques mois une sortie de la guerre en Ukraine en 24 heures,
02:37a montré des signes d'impatience après des mois de tentatives diplomatiques infructueuses
02:42pour obtenir un cessez-le-feu.
02:44Cette déclaration intervient après une série de revirements dans la politique américaine
02:49oscillant entre pressions pour des négociations et menaces de sanctions accrues contre la Russie notamment.
02:55Une sorte de stop-and-go Trumpien qui, pour l'heure,
02:58n'a pas offert de victoire diplomatique au président américain.
03:02Un revirement vis-à-vis de Moscou pourrait cependant être amorcé
03:05et Donald Trump a déjà annoncé qu'il étudiait de très près une proposition de loi du Sénat
03:11visant à imposer de nouvelles sanctions.
03:14Une option qu'il avait évité ces six derniers mois pour privilégier le dialogue avec Poutine.
03:20Ce changement de ton coïncide avec une intensification des combats sur le terrain.
03:25Dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a lancé une attaque aérienne massive
03:28qui serait la plus importante depuis le début de l'invasion en février 2022,
03:32avec 728 drones dont plus de 300 de type Shahed et 13 missiles,
03:38principalement dirigés vers Lutsk, dans l'ouest de l'Ukraine.
03:42Selon l'armée de l'air ukrainienne, à prendre avec des pincettes,
03:46711 drones et 7 missiles ont été interceptés,
03:49mais des dégâts matériels, notamment un incendie,
03:51ont été signalés à Lutsk, une ville stratégique,
03:55abritant des aérodromes militaires.
03:57Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une attaque révélatrice
04:01du refus de Moscou de s'engager vers un cessez-le-feu,
04:04appelant à des sanctions sévères contre le secteur pétrolier russe.
04:08Finalement, en cas de revirement de Trump sur le dossier ukrainien,
04:11les jérémiades de Zelensky pourraient être un frein pour Kiev,
04:15tant le chef de l'État agace du côté de la Maison-Blanche par son insistance.
04:20Miller semble plutôt à la connivence,
04:22et Donald Trump a annoncé la reprise des livraisons d'armes à l'Ukraine,
04:25mettant l'accent sur des équipements défensifs
04:28pour contrer les bombardements russes.
04:30Cette décision, saluée par Zelensky, a irrité le Kremlin,
04:34qui y voit une volonté de favoriser la poursuite des hostilités.
04:38Cette volte-face américaine,
04:40après une suspension partielle des livraisons d'armes,
04:42reflète les tensions croissantes entre Washington et Moscou.
04:46Alors que les négociations de paix relancées à Istanbul piétinent
04:49et que les forces russes progressent à l'est,
04:52Moscou semble se trouver dans une situation militaire favorable
04:55et entend arriver à la table des négociations dans les meilleures dispositions.
04:59L'armée ukrainienne fait toujours face à un défaut d'effectif
05:02qui ne sera pas résorbé,
05:04et peine avec des défenses antiaériennes aux abois.
05:07De là à parler de points de rupture,
05:09difficile de se prononcer tant l'imminence d'une chute
05:12a pu être annoncée de manière un peu aléatoire
05:14au cours des trois années passées.
05:16Dans ce contexte guerrier précaire pour Kiev,
05:19la position de Washington pourrait apporter un peu de sursis,
05:23mais les multiples revirements du président des Etats-Unis
05:25ne garantissent pas qu'il maintiendra une telle position à moyen terme.
05:29Deux Français sont détenus en Iran, accusés d'espionnage
05:36pour le compte du Mossad.
05:38Les autorités françaises dénoncent indirectement
05:40une diplomatie des otages menés par Téhéran.
05:43Mais est-ce vraiment le cas ?
05:44Éléments d'explication avec Édouard Chano.
05:47Ils sont désormais accusés d'espionnage pour le Mossad, selon Téhéran.
05:50Les Français Cécile Colleur, professeure de lettres et syndicaliste de 40 ans
05:54et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, ont été arrêtés le 7 mai 2022
05:59au dernier jour d'un voyage touristique en Iran.
06:02Ils risquent la peine de mort, d'autant plus qu'à ce premier chef d'inculpation
06:05s'ajoutent ceux de complots pour renverser le régime et de corruption sur terre.
06:10En novembre 2022, rappelons-le, la télévision iranienne avait diffusé
06:13les aveux soi-disant publics des deux détenus,
06:16affirmant être agent opérationnel de la DGSE,
06:19envoyé au Moyen-Orient en vue de préparer des grèves,
06:21voire un renversement de régime.
06:23Une mascarade, selon la diplomatie française.
06:26Emmanuel Macron a bien sûr réclamé il y a quelques jours leur libération
06:29à son homologue iranien Massoud Pézechkian.
06:31Selon Paris, toute décision sur les sanctions sera conditionnée par leur libération.
06:36Officieusement, les autorités françaises dénoncent la diplomatie des otages
06:39menés par Téhéran.
06:40Ils désignent une pratique de pression pour obtenir des concessions politiques,
06:44économiques ou diplomatiques, qui s'inscriraient dans le cadre
06:47d'une stratégie iranienne de réponse asymétrique face à l'Occident.
06:50On se souvient évidemment de la prise d'otage de 1979,
06:54longue de 444 jours de 52 diplomates américains à Téhéran.
06:58Plus récemment, le 17 mars 2022,
07:00l'universitaire irano-britannique Nazanin Zakhariz Ratcliffe
07:03était libérée alors que la veille, Londres annonçait avoir soldé sa dette
07:07de 395 millions de livres réclamés par l'Iran.
07:10Pourtant, selon l'ancien haut fonctionnaire et fondateur
07:13de l'Union Populaire Républicaine, François Asselineau,
07:17de Cécile Colleur et Jacques Parry, n'est guère adapté aux circonstances
07:20et l'accusation de détention d'otage frise l'imprudence.
07:23Je serais, j'aurais été à la place de M. Barrault ou de M. Macron,
07:27je ne réagirais pas comme ça.
07:30C'est la pire des choses que de mettre ça sur le tapis et d'accuser l'Iran.
07:33Moi, ce que j'aimerais d'abord savoir, c'est quel est le fond du sujet.
07:36L'impris d'otage s'est fait toujours par une entité,
07:40ou en général une entité non étatique,
07:42et qui sait qu'elle prend des gens qui sont innocents
07:46et elle demande en échange une rançon.
07:48Une rançon soit sous forme d'argent, soit sous forme politique,
07:51libération de prisonniers, reconnaissance d'un État,
07:55livraison d'armes.
07:56Là, est-ce que c'est le cas avec l'Iran ?
07:58Je n'en suis pas sûr.
07:59C'est-à-dire que, est-ce que ces deux compatriotes sont innocents ?
08:03Moi, je n'en sais rien.
08:04Je veux bien admettre qu'ils puissent l'être,
08:06mais ça n'est pas forcément certain.
08:08On n'a aucune preuve, si ce n'est que de croire ce qu'en dit le gouvernement.
08:12Ce que dit l'Iran, c'est que ce sont des gens qui ont commis
08:15des actes délictueux ou criminels
08:17au regard des lois iraniennes sur le territoire iranien.
08:21Donc, le problème que l'on a, c'est de savoir qui dit la vérité.
08:25Est-ce que c'est une prise d'otage qui ne dit pas son nom ?
08:28Ou est-ce que c'est un État qui fait appliquer sa loi ?
08:31Alors, c'est évidemment rendu plus compliqué par le fait
08:33qu'il y ait une tierce partie en la matière.
08:35C'est que ce seraient des Français, d'après l'accusation iranienne,
08:39qui auraient opéré pour le compte d'un service de renseignement
08:42et d'actions étrangers, en l'occurrence par le Mossad israélien.
08:46François Asselineau souligne la grande différence
08:48entre acteurs étatiques et les autres.
08:50Là réside le danger d'un glissement lexical
08:52et d'une accusation directe visant Téhéran
08:54qui se trouverait amalgamée avec des acteurs terroristes
08:57et potentiellement traités comme tels.
08:59Bien sûr, les États réagissent au cas par cas.
09:01Faut-il donc négocier ou faire montre de fermeté ?
09:04Face aux acteurs non étatiques, souvent terroristes,
09:06les États affichent plus délibérément
09:08une position de fermeté, voire de force brute.
09:10On se rappellera ainsi de l'assaut du théâtre d'Ubrovka,
09:13Moscou, en 2002,
09:14qui a vu la mort de 150 des 900 otages,
09:16sans doute à cause de l'usage d'un gaz toxique.
09:18La France, elle, affirme officiellement
09:20refuser tout paiement de rançon et concession politique
09:22afin de ne pas alimenter le terrorisme
09:24et inciter à un essor du phénomène.
09:26Mais des rumeurs ou des doutes persistent
09:27sur des paiements indirects.
09:29François Asselineau souligne ainsi
09:31le besoin de tenir compte de la pratique
09:32et de tenir à distance la pression médiatique.
09:35On pratique un gouvernement, on fait ce qu'il peut.
09:38On a eu tous les exemples dans l'histoire de France récente.
09:41C'est-à-dire que ce qui se passe
09:43lorsqu'il y a une vraie prise de page,
09:44c'est-à-dire avec des gens qui sont innocents
09:47et qu'il y a une demande de rançon,
09:49la première chose que fait un gouvernement,
09:50c'est de voir la possibilité matérielle
09:53de faire intervenir un service action,
09:56l'armée, la gendarmerie, etc.,
09:58pour libérer les otages.
10:00Ça peut arriver, c'est ce qui s'était passé
10:02avec l'Airbus d'Air France, l'Airbus d'Alger en 1994.
10:05Donc le gouvernement avait fait intervenir GIGN
10:08pour libérer les otages
10:10et ça s'était bien passé.
10:12En revanche, quand vous avez des otages,
10:13comme les otages qui avaient été pris au Liban
10:15avec Jean-Paul Kaufman, Orgeo, etc.,
10:18et qui, on ne savait pas où ils étaient,
10:20c'était en territoire étranger,
10:21ils étaient déplacés tous les jours,
10:24c'était impossible, en fait, de faire quoi que ce soit.
10:27Et donc là, le gouvernement a été obligé,
10:29de façon discrète,
10:31de céder au maître chanteur
10:33et de donner de l'argent,
10:35de faire une rançon en argent.
10:38Et ceci parce qu'en plus de ça,
10:40il s'agissait de journalistes français,
10:42il y avait une forte pression médiatique.
10:44La pression médiatique,
10:45la sensibilisation de l'opinion
10:46compte évidemment pour beaucoup
10:48pour la solution finale trouvée.
10:50Aux Etats-Unis, le cas tragique
10:51de l'exécution du journaliste américain James Foley,
10:54décapité en 2014 par l'État islamique
10:56après l'échec d'une opération
10:57visant à sa libération,
10:58provoquera un vif débat
11:00sur la rigidité supposée des États-Unis,
11:02arguant qu'une négociation
11:03aurait pu sauver l'otage.
11:05Dans ce pays d'ailleurs,
11:06les familles ont l'interdiction légale
11:07en vertu des lois antiterroristes
11:09de payer des rançons
11:10sous peine de poursuite.
11:11Mais des affaires de paiement secret
11:12ont souvent été révélées par la presse
11:14et des échanges ont quelquefois eu lieu
11:16en 2014 avec les talibans.
11:18Depuis le 7 octobre 2023,
11:20Israël est confronté
11:20à un dilemme analogue,
11:22mais décuplé.
11:23Bien sûr, 251 otages
11:24ont été enlevés par le Hamas
11:25et des groupes affiliés.
11:26Depuis, la population israélienne
11:28n'a eu de cesse
11:29de réclamer leur libération,
11:30alors même que Tzahal
11:31menait une opération militaire
11:32dans l'enclave,
11:33créant des dissensions
11:34entre le pouvoir
11:35et la société israélienne
11:37à cause du danger
11:37qu'encouraient les otages
11:38lors des bombardements.
11:39Des dissensions
11:40qui ont eu une justification religieuse,
11:42diront certains,
11:43puisqu'on trouve dans le Talmud
11:44des références à des prises d'otages
11:45et l'obligation pour la famille
11:47et la communauté
11:47de les sauver,
11:48notamment en payant.
11:50Et ce prix pourrait être élevé
11:51à condition néanmoins
11:52de ne pas mettre en danger
11:53la communauté elle-même.
11:54Mais Israël est aussi
11:55l'inventeur de la doctrine Hannibal
11:57qui autorise l'emploi de la force
11:59pour empêcher toute capture
12:00de soldats israéliens
12:01par des groupes ennemis
12:02afin d'éviter toute situation
12:03de chantage
12:04au risque de tuer les camarades.
12:06Elle aurait été activée
12:07le 7 octobre,
12:08selon des médias locaux,
12:09des images dévoilant
12:10des tirs fratricides d'hélicoptères
12:11qui ont laissé planer
12:12un doute pesant.
12:13Le dilemme israélien
12:15l'État hébreu avait déjà fixé
12:16un prix très élevé
12:17pour une vie israélienne,
12:19libérant 1027 détenus
12:20pélestiniens en 2011
12:21contre le seul soldat
12:23Gilad Chalit.
12:24De son côté,
12:25la population arabe
12:26qualifie ses prisonniers
12:27d'otages,
12:28dénonçant avec véhémence
12:29leurs détentions arbitraires.
12:30Comme quoi,
12:31les problèmes et leurs solutions
12:32sont souvent
12:33une question de perspective.
12:38La démographie s'effondre
12:40et nombreux sont les Français
12:41qui ne veulent plus
12:42de famille nombreuse
12:43entre réticence sociologique
12:45et incapacité économique.
12:47Renaud de Bourleuf.
12:48Les Français ont de moins en moins
12:50d'enfants
12:50et surtout en veulent moins.
12:52C'est la conclusion d'une étude
12:54de l'Institut national
12:54d'études démographiques,
12:56l'INED,
12:56publiée ce mercredi.
12:57L'enquête donne des informations
12:58sur le nombre idéal
13:00d'enfants dans une famille
13:00et le nombre d'enfants
13:01que les personnes interrogées
13:02ont l'intention d'avoir
13:03dans leur vie.
13:04Aujourd'hui,
13:04deux tiers des 18-49 ans
13:06considèrent deux
13:07comme le nombre idéal
13:08d'enfants dans une famille.
13:09En 1998,
13:10ils étaient moins de la moitié
13:11à avoir une telle vision.
13:12La famille idéale
13:13était plutôt
13:14de trois enfants et plus.
13:15Notons que cette baisse
13:16des intentions de fécondité
13:17s'observe dans tous
13:17les groupes sociaux,
13:18quel que soit le milieu,
13:19le revenu,
13:20le niveau de diplôme
13:21ou le sexe.
13:22Ce changement de mentalité
13:23est visible dans le nombre
13:24de naissances.
13:24En effet,
13:25en 2022,
13:25l'INSEE avait noté
13:26que le nombre de naissances
13:27était au plus bas
13:28depuis la Seconde Guerre mondiale,
13:29précisant d'ailleurs
13:29que dans les années à venir,
13:31le solde naturel
13:31pourrait être négatif.
13:33En d'autres termes,
13:33plus de décès
13:34que de naissances.
13:34En 2024,
13:35663 000 enfants
13:37sont nés en France,
13:38soit une baisse
13:38de 2,2% par rapport
13:39à 2023.
13:40Ce chiffre marque également
13:41un recul de 21%
13:43par rapport à 2010,
13:44année du dernier pic
13:45de natalité.
13:46En amont de la publication
13:47de l'étude,
13:47un chercheur de l'INED
13:48a donné des commentaires
13:49sur le plateau de LCP.
13:50Ce qu'on commence à voir,
13:52c'est effectivement
13:52une modification
13:55dans les normes,
13:57notamment au sein
13:58des jeunes générations.
13:59Cette chute de la fécondité,
14:01elle est principalement,
14:02enfin,
14:02elle est enregistrée
14:03à tous les âges,
14:04mais principalement
14:05entre 25 et 35 ans,
14:07qui sont des âges
14:08où les taux de fécondité
14:11sont les plus élevés.
14:13D'où cet effet assez massif,
14:15en fait,
14:15d'affaissement
14:16de l'indicateur conjoncturel.
14:18Mais quand on raisonne
14:20sur le temps long,
14:22la descendance finale
14:23au sein des générations,
14:24en fait,
14:24elle est beaucoup plus stable,
14:26beaucoup plus proche de deux,
14:28et on peut s'attendre
14:29à ce qu'elle baisse un peu.
14:31Plusieurs pistes
14:31peuvent expliquer
14:32cette évolution,
14:33la baisse du pouvoir d'achat
14:34qui fait craindre au ménage
14:35de ne pas pouvoir élever des enfants,
14:37ainsi que la difficulté
14:38de concilier vie familiale
14:39et vie professionnelle.
14:40En juin,
14:41l'Académie de médecine
14:42s'est penchée sur la question
14:42avec plusieurs propositions,
14:44le développement d'un droit effectif
14:45à la garde d'enfants
14:46et la création
14:47de 100 000 places en crèche.
14:48Dans ce secteur,
14:49il y a une importante pénurie
14:50de personnel.
14:51En parallèle,
14:52l'Académie de médecine
14:52souligne la nécessité
14:53de renforcer les filières
14:54de formation
14:55et revaloriser les salaires
14:56dans la petite enfance
14:57pour remédier à ses difficultés
14:58de recrutement.
14:59En janvier 2024,
15:00Emmanuel Macron a parlé
15:01du réarmement démographique.
15:02Une réforme du congé parental
15:04a été mise sur la table
15:05dont l'entrée en vigueur
15:06devrait avoir lieu en octobre.
15:07Un congé de naissance
15:08serait instauré,
15:09trois mois pour la mère
15:10et trois mois pour le père
15:11et une allocation équivalente
15:12à 50% du salaire brut
15:14plafonné à 1 900 euros par mois.
15:15Notons qu'une réforme
15:16des allocations familiales
15:17est en cours au Parlement.
15:18Le 5 juin,
15:19l'Assemblée nationale
15:20a adopté en première lecture
15:21la proposition de loi
15:22visant à accorder
15:23le versement des allocations
15:24dès le premier enfant.
15:26Actuellement,
15:26ce versement est prévu
15:27à partir du deuxième enfant,
15:29sauf dans les territoires
15:29d'outre-mer.
15:30Reste que la question
15:31des allocations familiales
15:32est peut-être au cœur
15:32de cette réticence
15:33à avoir une famille
15:34trop nombreuse.
15:35Sous François Hollande,
15:36le plafond de l'avantage fiscal
15:37qui s'est fait encore
15:38en 2012 à 2 336 euros
15:39a été abaissé successivement
15:41à 2 000 euros en 2013
15:42puis à 1 500 euros en 2014.
15:44Conséquence,
15:46une hausse moyenne annuelle
15:46d'impôts sur le revenu
15:47de 768 euros
15:48pour plus d'un million de familles.
15:50Un choix politique
15:50a largement contribué
15:51à la baisse de la natalité
15:52chez les Français.
15:53Notons en effet
15:54que de 2014 à 2024,
15:56l'indicateur conjoncturale
15:57de fécondité est passé
15:58de 2 à 1,6,
15:59une baisse de 20%
16:00dans les 10 années
16:01qui ont suivi ces réformes.
16:02Emmanuel Macron
16:03a-t-il tiré les leçons
16:04du bilan
16:05de son géniteur politique ?
16:06Passons à présent à l'actualité.
16:11En bref, en France.
16:14En France,
16:15on perquisitionne
16:16le premier parti d'opposition.
16:17Ce mercredi,
16:18le siège du Rassemblement national
16:19à Paris
16:20a été perquisitionné
16:21par la brigade financière
16:22accompagnée
16:23de deux juges d'instruction
16:24dans le cadre
16:25d'une information judiciaire
16:26ouverte en juillet 2024.
16:28Cette enquête
16:28porte sur des soupçons
16:29de financement illicites
16:31des campagnes présidentielles
16:32et législatives de 2022
16:33ainsi que des européennes
16:35de 2024.
16:36Les investigations
16:37visent notamment
16:38des prêts accordés
16:39par des militants aisés
16:40aux partis
16:40et à ces candidats
16:41ainsi que des factures
16:42présumées surfacturées
16:44pour augmenter
16:45les remboursements
16:45de l'État.
16:46Le parquet de Paris
16:47précise qu'aucune mise
16:48en examen
16:49n'a été prononcée
16:50à ce stade.
16:51Le député RN Laurent Jacobelli
16:52s'est indigné
16:53d'une manœuvre
16:53qu'il qualifie
16:54d'intolérable
16:55et de harcèlement.
16:57Cette perquisition
16:57se demande à quoi elle sert
16:59si ce n'est probablement
17:00à connaître
17:01nos secrets de fabrication
17:02et les futures stratégies
17:05pour les municipales,
17:06les législatives
17:08qui pourraient arriver
17:09et la présidentielle.
17:10Tout cela n'est pas
17:11à l'honneur
17:12de ceux qui nous gouvernent
17:13ni même à la hauteur
17:13de notre démocratie.
17:14Qu'est-ce qui vous semble
17:15intolérable
17:16dans cette situation ?
17:17Ce qui nous semble
17:18intolérable
17:19c'est, disons-le,
17:20le harcèlement,
17:21la persécution
17:22qui est faite
17:23contre le Rassemblement national,
17:25contre ses dirigeants
17:25et contre ses cadres.
17:26Pour rappel,
17:27l'affaire du financement
17:28de la campagne
17:28d'Emmanuel Macron en 2017
17:30n'a, elle, jamais
17:31connu de suite.
17:32Elle concernait
17:32des dons importants
17:33de riches donateurs,
17:34des rabais suspects
17:35sur des prestations
17:36et des soupçons
17:37de favoritisme
17:38liés au cabinet américain
17:39McKinsey.
17:40Marseille,
17:41attaquée par les flammes.
17:42Mardi matin,
17:43un feu de véhicule
17:43a provoqué un incendie
17:45dans la commune
17:45des Pennes-Mirabeau,
17:46limitrophe de Marseille.
17:48Le feu s'est étendu
17:48au nord de la cité phocéenne.
17:50Dans la journée,
17:51le préfet des Bouges-du-Rhône
17:52a appelé les habitants
17:52de Marseille
17:53et des Pennes-Mirabeau
17:54à rester confinés
17:55chez eux.
17:55Je demande
17:56à la population
17:57de Marseille
17:58de rester confinés.
18:00Ils sont en sécurité
18:01quand ils sont
18:02chez eux.
18:03Les sapeurs-pompiers,
18:05les marins-pompiers
18:05sont en train
18:06de défendre Marseille.
18:08Il vaut mieux
18:08qu'ils restent chez eux
18:09pour ne pas être
18:10intoxiqués par la fumée.
18:12Je demande
18:12à l'ensemble
18:13de la population
18:13de Marseille
18:15et des alentours
18:15d'être calme.
18:16Il ne s'agit pas
18:17de prendre sa voiture.
18:19Il ne s'agit pas
18:19d'aller chercher
18:20un être cher.
18:22Les personnes
18:22sont en sécurité
18:23chez elles
18:24dès lors que
18:24les moyens aériens
18:25et dès lors
18:26que les moyens terrestres
18:27sont engagés.
18:28Alors que 750 hectares
18:29ont été incendiés,
18:30au moins 70 maisons
18:31ont été atteintes
18:32dont 10 détruites.
18:34450 habitants
18:35ont été évacués
18:36dont 71 résidents
18:37d'un EHPAD
18:38au Paix-de-Mirabeau.
18:39Ce mercredi matin,
18:40le préfet des Bouges-du-Rhône
18:41a annoncé
18:41que le feu
18:42était en très nette régression
18:43mais n'était pas fixé.
18:44Il faisait état
18:45de quelques blessés légers.
18:46Pendant ce début de semaine,
18:48d'autres incendies
18:48ont frappé le sud de la France.
18:50Près de Narbonne dans l'Aude,
18:51près de 2000 hectares
18:51de forêts ont brûlé.
18:53Dans l'Hérault,
18:53un feu de pinède
18:54a parcouru 700 hectares
18:55sur les communes
18:56de Castelnau-de-Guerre
18:57et de Montagnac.
18:58Dans le Gard,
18:59120 hectares
18:59de végétalisation
19:00de broussailles
19:01et de feuilles
19:01ont brûlé
19:02sur la commune
19:03de Mondardier.
19:03Face à ces incendies,
19:04la question des moyens
19:05dont disposent les pompiers
19:06est sur la table.
19:07Le ministre de l'Intérieur
19:08Bruno Retailleau
19:09a rappelé
19:09qu'il y a actuellement
19:10une commande
19:11de deux Canadaires,
19:12ces avions pouvant
19:13se ravitailler en eau
19:14dans les lacs et les mers
19:15afin d'envoyer
19:15jusqu'à 6 tonnes d'eau
19:16en cas d'incendie.
19:17Rappelons qu'en 2022,
19:19Emmanuel Macron
19:20s'était engagé
19:20à renouveler
19:21l'ensemble de la flotte
19:22de Canadaires
19:22avec des avions
19:23plus modernes
19:24et acheter
19:254 appareils supplémentaires
19:26d'ici la fin
19:26de son quinquennat.
19:28Une promesse non tenue,
19:29seuls deux Canadaires
19:30ont été commandés
19:31et ne seront livrés
19:32qu'en 2028.
19:33L'argent des contribuables
19:35pour dissuader
19:36les élus locaux
19:37de démissionner.
19:37Lundi,
19:38l'Assemblée nationale
19:39a voté un amendement
19:40augmentant les indemnités
19:41des maires
19:42de manière dégressive
19:43d'un peu moins de 8%
19:44pour les communes
19:44de moins de 500 habitants
19:45à environ 1,4%
19:47pour les communes
19:47de plus de 100 000 habitants.
19:49Rappelons que pour une ville
19:49de moins de 500 habitants,
19:50le maire touche
19:51environ 1 000 euros par mois
19:52et celui d'une commune
19:53de plus de 100 000 habitants
19:54gagne 5 900 par mois.
19:56Un autre amendement
19:57a été voté
19:57pour l'augmentation dégressive
19:59des indemnités
19:59des maires adjoints
20:00mais seulement pour les communes
20:01de moins de 20 000 habitants.
20:04Jeu de main
20:04et coup de pédale.
20:05Mardi,
20:05en marge de la quatrième étape
20:06du Tour de France
20:07entre Amiens et Rouen,
20:09un individu armé d'un couteau
20:10a été interpellé
20:11par les forces de police
20:11vers 15h30
20:12au rond-point Saint-Hilaire
20:13à Rouen,
20:14en Seine-Maritime.
20:15L'individu a menacé
20:16des policiers
20:16blessant légèrement
20:17l'un d'entre eux
20:18lors de l'intervention.
20:19Rapidement maîtrisé,
20:20il a été pris en charge
20:21par les secours
20:21en urgence relative.
20:22Cette incidence
20:23survenue près de l'arrivée
20:24de l'étape
20:24n'a pas perturbé
20:25le déroulement de la course.
20:27Les intentions de l'individu
20:28restent inconnues
20:29et une enquête est en cours
20:29pour éclairer
20:30les circonstances
20:31de cet événement
20:31qui a suscité
20:32une vive émotion
20:33parmi les spectateurs présents.
20:34L'étape a été remportée
20:35par le vainqueur
20:36des tours 2020,
20:372021 et 2024,
20:39le Slovén-Tagèche
20:40qui court
20:40pour l'équipe UAE
20:41Team Emirates.
20:42C'est le néerlandais
20:43Mathieu Van Der Poel
20:44qui porte le maillot jaune
20:45à l'issue de cette étape.
20:50L'actualité internationale
20:52en bref.
20:54Petit prêt entre amis,
20:57Emmanuel Macron
20:57a annoncé
20:58lors de sa visite
20:59d'État au Royaume-Uni
21:00le prêt de la tabisserie
21:01de Bayeux
21:02au British Museum
21:03de Londres
21:03de septembre 2026
21:05à juin 2027.
21:07Cette fragile broderie
21:08du XIe siècle
21:09qui n'a quitté Bayeux
21:10que deux fois
21:10sera exposée
21:11en échange
21:12de pièces du trésor
21:13de Sutton Hoo.
21:14Malgré les inquiétudes
21:15des conservateurs,
21:17aucune restauration majeure
21:18n'a été entreprise
21:19pour consolider
21:20ces micro-déchirures.
21:21Ce geste diplomatique
21:23coïncide
21:23avec la fermeture
21:24du musée de Bayeux
21:25pour une rénovation
21:26de 38 millions d'euros.
21:28La tapisserie reviendra
21:29pour les célébrations
21:30du millénaire
21:31de Guillaume le Conquérant
21:32en 2027.
21:33Le business
21:34de la guerre.
21:36En Ukraine,
21:36une armurerie en ligne
21:37Brave One Market
21:39surnommée
21:39l'Amazon des drones
21:40pallie les carences
21:42d'approvisionnement
21:42du ministère
21:43de la Défense
21:44tout en stimulant
21:45la concurrence
21:45entre unités militaires
21:47et fabricants d'armes.
21:48Depuis le printemps,
21:49le système de bonus
21:50Ebal,
21:51un jeu de mots vulgaire
21:52signifiant « niquer »
21:53récompense les unités
21:54pour chaque cible détruite
21:56avec un barème précis
21:57et glauque.
21:5840 points
21:58pour un char détruit,
22:0010 pour un fantassin tué.
22:01Ces points,
22:02convertibles en eryvignas,
22:03la monnaie ukrainienne,
22:04permettent d'acheter
22:05sur Brave One Market
22:06qui propose
22:07340 modèles de drones
22:09et divers équipements.
22:10Chaque frappe
22:11est filmée
22:11et validée
22:12via le logiciel Delta.
22:13Malgré son succès,
22:14des défis persistent,
22:16stock de drones FPV
22:17épuisé
22:17et absence de livraison.
22:19Des inondations meurtrières
22:21aux Etats-Unis.
22:22Mardi,
22:22le gouverneur républicain
22:24du Texas
22:24Greg Abbott
22:25a annoncé
22:25que 161 personnes
22:27sont toujours
22:28portées disparues
22:29dans le comté de Caire,
22:30une zone durement touchée
22:31par les inondations
22:32provoquées vendredi 4 juillet.
22:34Des pluies torrentielles
22:35ont frappé le sud
22:36des Etats-Unis,
22:37provoquant une crue
22:38du fleuve Guadeloupe
22:39près de San Antonio.
22:41Il est soudain tombé
22:41près de 300 millimètres
22:43heure de pluie,
22:44soit un tiers
22:44des précipitations
22:45annuelles moyennes.
22:46Les autorités locales
22:48recensent plus de 100 morts,
22:49dont une trentaine d'enfants.
22:51Trop,
22:52c'est trop.
22:52Avec un million et demi
22:53de visiteurs annuels,
22:55dont trois quarts d'étrangers,
22:56le Machu Picchu
22:57est le site
22:58le plus visité du Pérou.
22:59Une influence
23:00qui fait perdre
23:01au sanctuaire Inca
23:01du 15e siècle
23:02de sa superbe.
23:04Le site Travel & Tour World
23:05aux 10 millions de lecteurs
23:06l'a rétrogradé,
23:08jugeant qu'il était
23:09à éviter
23:09et qu'il n'en valait
23:10plus la peine.
23:11L'ultra-tourisme
23:12tue cette destination
23:13touristique,
23:14comme avant elle,
23:15Venise ou Lascaux,
23:16provoquant des érosions,
23:17des détériorations
23:18des chemins
23:19qui s'ajoutent
23:20aux prix trop élevés
23:21des hôtels
23:21et des restaurants.
23:22Le ministère de la Culture
23:23péruvien se défend,
23:25affirmant avoir imposé
23:26des quotas strictes
23:27de 5600 entrées quotidiennes
23:29en saison haute,
23:30en accord avec l'UNESCO.
23:31Mais en réalité,
23:32c'est toute la région
23:33qui est touchée.
23:35Deux semaines
23:36de tremblements de terre
23:37quasi ininterrompus.
23:38Les autorités japonaises
23:40ont évacué
23:40une cinquantaine d'habitants
23:41des îles Tokara
23:42dans le sud du pays,
23:441600 secousses sismiques
23:45ayant été enregistrées
23:46depuis le 21 juin.
23:47Les habitants se disent
23:48à bout de nerfs,
23:49craignant même
23:49de s'endormir.
23:51Selon les experts,
23:51un volcan sous-marin
23:52et des flux de magma
23:53pourraient être
23:54à l'origine du phénomène,
23:55mais ils sont incapables
23:56de prédire
23:57combien de temps
23:57dureront les secousses.
23:59Ceux-ci craignent néanmoins
24:00qu'un méga séisme
24:01ne frappe l'archipel nippon
24:03d'ici à 30 ans.
24:08Ce soir,
24:09Bistro Liberté
24:10est passé présent
24:11demain dès 7h.
24:12Un zoom
24:13avec un ancien parachutiste
24:14qui raconte
24:15son expérience
24:16de guerre en Afghanistan.
24:18C'est la fin
24:18de cette édition.
24:19Merci de votre fidélité.
24:20À jeudi.
24:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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