00:00C'est ce qui ressort de la venue de Steve Witkoff à Moscou cette semaine.
00:04Et si Moscou et Vladimir Poutine en particulier ont accepté l'idée d'un sommet avec Donald Trump à venir dans les prochains jours,
00:12c'est parce que, de sources diplomatiques au Kremlin, on a appris que les États-Unis avaient fait une offre acceptable à Vladimir Poutine.
00:19Une offre acceptable, ça veut donc dire que les deux hommes devraient parler des relations bilatérales,
00:24de la sécurité mondiale et aussi du traité sur les armes nucléaires, dont plusieurs ont été suspendues
00:30lorsque Moscou et Washington ne se sont pas retirés d'autres de ces traités.
00:34Et puis, bien évidemment, les deux hommes parleront bien évidemment de l'Ukraine et d'une amorce de solutions,
00:41ce qui donne à croire que Donald Trump a pris au sérieux les revendications de Vladimir Poutine
00:48qui visent à faire avancer un accord pour trouver une paix durable en Ukraine,
00:52qui dépasse le simple cadre de la guerre ukrainienne.
00:55Alors, s'il y a sommet, ça veut dire que Vladimir Poutine estime qu'il est possible d'atteindre des résultats concrets avec Donald Trump.
01:04Et malheureusement, comme il l'a dit également, pour l'instant, il est tout à fait ouvert à rencontrer Volodymyr Zelensky.
01:10Mais en l'État, il n'y a pas matière à faire en sorte que les chefs d'État russes et ukrainiens se rencontrent pour acter une décision.
01:17Il estime effectivement que les diplomates doivent encore travailler d'arrache-pied pour parvenir à une solution qui serait acceptable, en tout cas pour la Russie.
01:25Merci beaucoup, Jean-Didier Revoin, correspondant de BFM TV à Moscou.
01:30On va à présent aller à Kiev, en Ukraine, retrouver notre envoyé spécial, Nicolas Kouadou.
01:37Des discussions qui vont se poursuivre, cette fois directement, entre Vladimir Poutine et Donald Trump, selon toute vraisemblance en tout cas.
01:45Au sujet, bien sûr, de l'Ukraine, on vient de le rappeler, c'est quand même l'ultimatum qu'a lancé le président américain à son homologue russe, qui arrive à son terme aujourd'hui.
01:55Mais pour dire quoi ? Sachant que Volodymyr Zelensky a évidemment demandé à ce que les discussions se fassent avec lui.
02:01Mais pour l'heure, il n'en est pas question et que Donald Trump a choisi de ne pas l'appuyer particulièrement.
02:07Oui, c'est surtout ce qu'on va retenir aujourd'hui, c'est que l'Ukraine est absente de ses pourparlers.
02:16On parle d'une relation bilatérale, vous l'avez dit, entre Vladimir Poutine, entre Donald Trump.
02:20Mais il n'y a pas d'Ukraine.
02:21Et finalement, ça nous replonge quelques mois en arrière, lorsque Donald Trump venait d'arriver à la Maison-Blanche,
02:26que les relations avec Volodymyr Zelensky étaient extrêmement compliquées.
02:30Et qu'on sentait que l'Ukraine était mise de côté dans ce jeu diplomatique, en dehors de cette étape des négociations.
02:35Finalement, c'est un petit peu le sentiment qui va prédominer ici.
02:38Alors Volodymyr Zelensky, bien évidemment, il a expliqué qu'il était tout à fait ouvert à rencontrer Vladimir Poutine.
02:44Il a expliqué qu'il était d'ailleurs ouvert depuis le début de la guerre.
02:46Il a dit à maintes reprises qu'il était prêt à rencontrer le président russe.
02:51Et il y a également cette volonté, malgré, comme vous l'avez dit, cette déception,
02:54de ne pas être convié à cette réunion, possiblement, qui se tiendra la semaine prochaine.
02:59Cette volonté de rester quand même au centre du jeu diplomatique.
03:02Et surtout, de ne pas froisser Donald Trump.
03:04On a bien compris comment fonctionnait Donald Trump ici, en Ukraine.
03:08Et c'est notamment pour cette raison qu'hier, Volodymyr Zelensky a remercié Donald Trump pour sa médiation.
03:15Ensuite, il s'est empressé d'appeler tous ses alliés, ses partenaires européens.
03:20Le chancelier Mertz, notamment, Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen.
03:24en communiquant, en expliquant que l'Europe et l'Ukraine, bien évidemment,
03:27devaient faire partie de ces négociations de paix, puisque cette guerre se déroulait en Europe.
03:32Une manière, finalement, de resserrer les rangs autour de lui,
03:34puisque les Européens font partie des derniers alliés plutôt fiables pour Volodymyr Zelensky
03:40dans ses négociations pour un possible accord de paix.
03:42Pour ce qui est de l'ultimatum, vous l'avez dit, il était censé terminer aujourd'hui.
03:46Ça voulait dire que si Vladimir Poutine continuait sa guerre aujourd'hui,
03:50il devait y avoir des sanctions.
03:51Finalement, on voit bien qu'il n'en est rien,
03:53puisque ce matin encore, sur Kiev, il y a eu une alerte aux drones.
03:58On se doute que cette possible rencontre la semaine prochaine a repoussé cette échéance.
04:02Mais en attendant, c'est la guerre, les bombardements,
04:04et le conflit sur plus de 1000 kilomètres de lignes de front qui continuent.
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