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  • il y a 2 heures
Au programme de cette édition, la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année. Le conflit s’éternise alors que les opportunités d’en finir se sont multipliées. Outre l’affaiblissement terrible du pays, l’Union européenne toute entière y laisse ses propres plumes en récupérant le lourd tribut américain.

Nous reviendrons ensuite sur les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Alors que les négociations sont incertaines et que l’armada américaine grandit, Donald Trump semble surpris par l’inflexibilité des Iraniens.

Et enfin, les suites de l’assassinat de Quentin par l’extrême gauche. Emmanuel Macron a décidé de dissoudre… des mouvements de droite !

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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16Au programme de cette édition, la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année.
00:20Le conflit s'éternise alors que les opportunités d'en finir se sont multipliées.
00:24Outre l'affaiblissement terrible du pays, l'Union Européenne toute entière
00:28il laisse ses propres plumes en récupérant le lourd tribut américain.
00:33Nous reviendrons ensuite sur les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran
00:36alors que les négociations sont incertaines et que l'armada américaine grandit.
00:40Donald Trump semble surpris par l'inflexibilité des Iraniens.
00:44Et puis nous reviendrons ensuite en France avec l'assassinat de Quentin par l'extrême gauche.
00:49Emmanuel Macron a donc décidé de dissoudre des mouvements de droite.
00:57Il y a quatre ans, jour pour jour, le 24 février 2022,
01:01Vladimir Poutine lançait ce qu'il nommait son opération spéciale en Ukraine.
01:06Un point d'orgue après une guerre latente depuis Maïdan
01:08et une ingérence américaine dont Trump voudrait aujourd'hui se débarrasser
01:12pour le plus grand malheur de l'Europe.
01:14Le point tout de suite.
01:15Pour certains, ce devait être une guerre éclaire.
01:18C'est finalement un conflit qui s'enlise.
01:20Quatre ans après l'entrée des troupes russes en Ukraine,
01:22les perspectives de paix sont toujours camouflées par la poudre des armes qui retentissent.
01:27Et le retour au pouvoir de Donald Trump il y a un an n'a pas changé la donne, loin
01:31sans faux.
01:32L'échec des négociations successives renforce même ce sentiment d'impasse.
01:36Une impasse loin de traduire un blocage sur le terrain militaire
01:40comme certains médias auraient tendance à l'expliquer.
01:42C'est ce que nous explique Hervé Caress, le spécialiste de la gestion de crise,
01:46diplômé de l'école de guerre.
01:48Au moment de cet anniversaire, tout le monde est en train de rassembler des preuves
01:51laissant entendre que la Russie est très affaiblie,
01:53que l'Ukraine en fait est résiliente.
01:56Pour ça que l'Ukraine soit résiliente, d'une certaine manière c'est vrai,
01:59mais avec l'aide des Européens.
02:00Ce qui est inquiétant c'est de voir le pouvoir ukrainien,
02:02le gouvernement ukrainien il est acculé.
02:04J'ai l'impression qu'il va faire n'importe quoi dans les mois à venir.
02:08On est face à un gouvernement ukrainien qui a entré grande difficulté
02:12avec un pays qui s'est vidé démographiquement,
02:15avec un pays dont toutes les infrastructures vitales ou économiques
02:19ont été fortement détériorées par les bombardements stratégiques russes,
02:25avec un rejet de plus en plus important de la mobilisation
02:29telle qu'elle est pratiquée en Ukraine,
02:32avec une fatigue également de la population.
02:35Donc c'est un pays qui est en situation de guerre totale,
02:38ce qui n'est pas le gars de la Russie et encore moins des pays européens.
02:42Donc l'Ukraine est dans une situation de guerre totale.
02:45Ce gouvernement de fait est acculé.
02:47Donc il va être conduit à mener des actions qui seront radicales,
02:53de manière soit à mener les Européens à s'engager plus avant.
02:58Donc quand je dis plus avant, c'est au-delà de l'appui financier.
03:02Alors je ne pense pas que les Européens vont le faire,
03:04puisqu'ils n'ont pas les moyens, ils seraient quand même très très prudents.
03:06Et puis les Européens, pour eux, ce qui est important, c'est l'OTAN,
03:09et l'OTAN ne bougera pas.
03:10Mais c'est quand même ce qu'ils cherchent à faire.
03:12Ils cherchent à impliquer de manière d'abord indirecte et ensuite peut-être directe,
03:17les acteurs européens dans cette guerre.
03:19Une position très affaiblie de l'Ukraine
03:21que Volodymyr Zelensky modère largement dans ses propos.
03:25Mais on ne peut pas dire que nous sommes en train de perdre la guerre.
03:29Franchement, nous ne sommes certainement pas en train de la perdre.
03:31La question est de savoir si nous allons gagner.
03:34Oui, c'est la question, mais c'est une question très coûteuse.
03:38Des déclarations riches en litot.
03:40Il n'en reste pas moins que la Russie reste à l'offensive
03:42et poursuit ses gains territoriaux.
03:44À ce jour, Moscou tient plus de 20% du territoire ukrainien près de 2014.
03:50Une réalité tangible, éludée par le dirigeant ukrainien.
03:54Poutine n'a pas atteint ses objectifs.
03:57Il n'a pas brisé les Ukrainiens.
03:59Il n'a pas gagné cette guerre.
04:00Nous avons préservé l'Ukraine
04:02et nous ferons tout pour parvenir à la paix
04:04et pour que justice soit faite.
04:08Il est toutefois clair que les objectifs de la Russie de 2022
04:11ne sont plus ceux de 2026.
04:13On n'est plus du tout maintenant sur une imposition
04:17des accords de Minsk par la force,
04:19mais sur une guerre d'attrition
04:21et donc de conquête territoriale du Donbass
04:23et en plus des quatre oblastes qui ont été annexés.
04:26Les Russes cherchent à gagner du temps
04:28et ils sont aidés en cela de manière très paradoxale
04:30par la posture des Européens et du gouvernement ukrainien
04:33et ça leur évite de se fâcher avec les Américains.
04:38Les seuls qui veulent vraiment une paix actuellement,
04:40ce sont les Américains
04:41parce que d'une certaine manière,
04:42ils ont atteint leurs objectifs stratégiques
04:45et qu'ils veulent passer à autre chose
04:49et terminer ce conflit en fait,
04:51notamment au plan international
04:52et également au plan économique
04:56de manière à pouvoir avoir accès
04:58à des possibilités de développement économique
05:01qui sont offertes par le Grand Nord russe.
05:03Des Etats-Unis pressés d'en finir malgré une bonne affaire
05:07qui perdure pour le complexe militaro-industriel américain
05:11puisque les armes sont désormais payées par les Européens.
05:14Dans ce contexte, alors que Bruxelles entendait prendre un 20ème train de sanctions
05:18contre Moscou et enterriner le dernier prêt de 90 milliards,
05:22le dirigeant slovaque Robert Fitzow ainsi que le premier ministre hongrois Victor Orban
05:27ont usé de leur veto pour bloquer ces opérations.
05:30Fait du hasard sans doute,
05:32l'oléoduc de Drouzba qui achemine du pétrole brut de l'est de la Russie
05:36notamment vers le sud de l'Europe dont la Slovaquie et la Hongrie
05:39a été visé et incendié dans la foulée par des frappes de drones
05:42sur la zone de départ dans le Tatar-Stan russe.
05:45Le Slovaque a réagi vraiment de manière importante
05:48puisqu'il considère que c'est un acte de guerre.
05:51Tous les deux estiment que l'on touche à leurs intérêts vitaux,
05:54ce qui est logique d'ailleurs, ou à leur souveraineté.
05:56Ce qu'on peut constater, c'est qu'il y a quand même un déficit démocratique
05:58dans toutes ces décisions qui sont prises.
06:00À ma connaissance, le Parlement n'a pas été consulté en France,
06:04mis dans d'autres pays.
06:06Et la position actuelle de la Hongrie et de la Slovaquie,
06:12c'est une position qui est tout à fait conforme à leurs intérêts nationaux.
06:16Le problème, c'est que les dirigeants européens
06:20sont prisonniers de la posture qu'ils ont adoptée depuis le début de ce compli,
06:23sans avoir de vraies réflexions par rapport aux intérêts des pays européens dans cette guerre.
06:29L'intérêt des pays européens, c'était que la guerre se termine le plus rapidement possible,
06:32faute d'avoir pu l'éviter.
06:34Et maintenant, après avoir partagé de nombreuses redomontades au plan diplomatique,
06:40ils se trouvent en fait tout seuls à devoir assumer cette guerre
06:45dont la responsabilité leur a été transférée par les Américains.
06:50Ainsi, non seulement l'Europe a la guerre à ses portes,
06:52mais l'Union européenne a donc récupéré la charge de la guerre
06:56en s'abordant sa propre économie en se privant des énergies peu chères qu'offrait la Russie,
07:01laquelle a déjà repris en sous-main les échanges avec Washington,
07:04pourtant largement partie prenante dans les origines du conflit.
07:07Une configuration aberrante pour l'Europe
07:09qui pourrait aussi faire dégénérer la situation
07:12après des opérations diplomatiques hasardeuses.
07:15Dans ce cadre, la Russie a prétendu ce mardi que la Grande-Bretagne et la France
07:18mèneraient conjointement des opérations pour aider l'Ukraine à se doter d'armes nucléaires,
07:23le tout au mépris des traités de non-prolifération.
07:27Des accusations graves et probablement largement exagérées pour le moment par Moscou,
07:31à plus forte raison qu'après le terme du traité de désarmement avec les Etats-Unis,
07:35Vladimir Poutine a annoncé dimanche son intention de prioriser
07:38le développement des forces nucléaires russes.
07:40Le développement de la triade nucléaire qui garantit la sécurité de la Russie
07:45et permet d'assurer efficacement la dissuasion stratégique
07:48et l'équilibre des forces dans le monde reste une priorité absolue.
07:52Nous allons renforcer de manière qualitative le potentiel
07:56de tous les types et genres de forces armées,
07:59améliorer leur état de préparation au combat
08:02et leur capacité à agir dans toutes les conditions, même les plus difficiles.
08:06De quoi rappeler que le conflit est toujours sur un fil
08:09et qu'il pourrait basculer à tout moment vers une véritable catastrophe mondiale,
08:13alors même que la paix était atteignable
08:16quelques jours après le début de la guerre ouverte.
08:22Donald Trump ira-t-il vraiment à la confrontation avec l'Iran ?
08:26Bien que l'armada américaine grandisse semaine après semaine,
08:29des problèmes techniques retardent la mobilisation
08:31et les Iraniens, peut-être en raison du soutien de la Chine,
08:34se montrent particulièrement inflexibles.
08:37Explication de Nicolas de Lamberterie.
08:38À défaut d'avoir obtenu une cessation du conflit en Ukraine,
08:43Donald Trump pourra-t-il au moins éviter de s'embarquer
08:46dans un conflit avec l'Iran ?
08:48Rien n'est moins sûr.
08:49Pour rappel, après le début des contestations violentes
08:53anti-régime en Iran à partir de la fin décembre 2025,
08:58appuyé sur le terrain par diverses agences étrangères
09:02qui l'ont revendiqué, Donald Trump a soudainement remis sur la table
09:06la question du nucléaire iranien.
09:08L'opération vénézuélienne de début janvier 2026 a peine terminée.
09:13Le président américain a donc commencé à rassembler des forces près de l'Iran,
09:17dont certains analystes estiment que c'est le plus important attroupement
09:21depuis l'invasion de l'Irak en 2003.
09:23Sauf que cette mobilisation ne se fait pas sans critique et sans difficulté.
09:28C'est ainsi que le porte-avions USS Gerald Ford,
09:32déjà mobilisé au Venezuela,
09:34se trouve actuellement bloqué en Méditerranée
09:37pour des problèmes d'évacuation des sanitaires.
09:40En attendant un éventuel début de conflit,
09:43les négociations Etats-Unis-Iran se poursuivent jeudi à Genève.
09:47Le troisième cycle de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran
09:51est prévu ce jeudi à Genève.
09:52Beaucoup d'informations contradictoires circulent
09:55concernant les acceptations et les refus des conditions des uns et des autres
09:59et la situation est scrutée attentivement par les différents observateurs.
10:04Quant au déploiement militaire américain,
10:07celui-ci connaît un renforcement constant des capacités
10:09mais aucun fléchissement des Iraniens n'est aperçu,
10:13ce qui provoque un grand étonnement de Donald Trump.
10:16Il est à noter que l'agence de presse Axios
10:18rapporte que le chef d'état-major interarmé des Etats-Unis,
10:21le général Dan Cain, a mis en garde Donald Trump
10:24contre les risques d'enlisement et de prolongation d'un conflit avec l'Iran,
10:27ce qu'a réfuté Donald Trump via son réseau social.
10:31Qui plus est, le porte-avions USS Gerald Ford
10:33a demandé un amarrage d'urgence en Grèce
10:36en raison de l'explosion du système d'évacuation des sanitaires,
10:39provoquant de nombreux dysfonctionnements à bord
10:41et suscitant le mécontentement des marins états-uniens.
10:44L'une des raisons qui pourrait expliquer la relative confiance
10:48dont semblent faire preuve les Iraniens dans ce bras de fer avec les Etats-Unis,
10:52c'est le soutien assez franc de la Chine.
10:55À Pékin, on ne fait pas beaucoup de bruit,
10:58on ne publie pas de fantaisie sur les réseaux sociaux,
11:01mais en revanche, on semble bel et bien acheminer
11:03du matériel militaire opérationnel à l'allié de Téhéran.
11:07L'attitude de la Chine se démarque également
11:10par rapport aux autres situations géopolitiques.
11:12En effet, la diplomatie chinoise a toujours été très prudente,
11:16voire neutre, concernant ces prises de position.
11:18Or, il apparaît que les Chinois ont livré à plusieurs reprises
11:22de l'armement supposé aux Iraniens,
11:24en tout cas ce sont des avions cargo militaires chinois ou iraniens
11:27qui ont fait les allers-retours entre la Chine et l'Iran,
11:29sans que nous sachions exactement ce qu'ils transportaient.
11:32Il apparaît donc que la Chine commence à prendre parti,
11:35à exposer ces alliances au grand jour,
11:38en soutenant l'Iran.
11:40Nous avons déjà eu le cas des brouillages
11:43des réseaux de communication Starlink,
11:44où la Chine est suspectée d'avoir aidé l'Iran
11:48à brouiller pratiquement 80 à 90% des communications Starlink
11:52lors des émeutes de janvier de cette année.
11:55En effet, l'Iran est un allié vital pour la Chine,
11:58car Pékin est l'un des seuls pays qui importe le pétrole iranien
12:04sans se soucier des sanctions.
12:05Il ne peut donc pas se passer de ce fournisseur vital
12:08pour son économie et son développement,
12:10de même que les Iraniens trouvent dans l'achat de son pétrole
12:13par les Chinois une véritable bouée d'oxygène.
12:17En tout état de cause, l'aventure iranienne
12:20est loin d'être sans risque pour Donald Trump.
12:23En effet, il a d'ores et déjà en partie déçu une part conséquente
12:28de sa base électorale, les MAGA,
12:31hostiles aux interventions étrangères tous azimuts des États-Unis.
12:35Et si l'opération en Iran venait à mal tourner,
12:38par exemple avec une perte non négligeable de soldats américains
12:42suite à des frappes de riposte iraniennes,
12:44cela pourrait tourner au désastre en termes d'image publique
12:47à huit mois des élections de mi-mandat.
12:50De même qu'à un embrasement régional,
12:52qui semble redouté par la plupart des pays orientaux,
12:55même ceux plutôt alignés sur les États-Unis,
12:58pourrait provoquer une envolée au moins provisoire
13:00des prix de l'énergie et une instabilité des marchés.
13:03Ce qui constituerait un autre grief
13:05que pourraient porter à Donald Trump ses électeurs,
13:08déjà peu convaincus par les droits de douane,
13:11qui viennent d'ailleurs d'être retoqués par la Cour suprême.
13:14L'autre scénario qui semble assez difficile
13:17serait que les négociations aboutissent
13:19sans que les deux parties n'en viennent aux armes.
13:21Entre opérations militaires à risque pour se refaire une santé
13:24et happy ending improbables,
13:27Trump est peut-être donc davantage dans l'impasse
13:30qu'on ne l'imagine.
13:35Après la mort du jeune Quentin,
13:37tué par des militants antifascistes,
13:39Emmanuel Macron rentre dans la danse,
13:41mais pas contre les criminels, non.
13:42Il entend dissoudre des mouvements de droite.
13:45Le point d'Olivier Frère Jacques.
13:46L'inverse de ce qu'il faudrait,
13:48Emmanuel Macron scelle son union avec l'extrême gauche.
13:52Alors que le jeune Quentin a été lynché par des nervis antifascistes,
13:55le président de la République a convoqué ce mardi une réunion d'urgence à l'Elysée
13:59pour examiner la dissolution de plusieurs organisations de droite.
14:04Inversion surréaliste,
14:06des faits, deux entités sont déjà visées,
14:08le bloc montpellierain et Patria Albige,
14:12installés respectivement à Montpellier et Albi.
14:14Des procédures sont déjà lancées contre ces deux structures
14:16sur de simples soupçons dans un contexte
14:19où de pareilles structures sont indispensables pour contrer
14:22l'ultra-violence de la gauche couverte par la majorité médiatique
14:26et procédant par de la surveillance de personnes,
14:29leur exposition, leur dénigrement auprès de leurs employeurs
14:32et organisant des attaques contre des militants de droite isolés.
14:36Le président dit condamner les violences de tous bords,
14:39mais en réalité, il ne s'en prend qu'à l'hémisphère droit.
14:42Et pour cause, la gauche extra-parlementaire
14:45est un allié historique du macronisme.
14:48Elle a permis de pourrir le mouvement des Gilets jaunes
14:50et les mobilisations de la réforme des retraites.
14:52Elle avait permis également à François Hollande
14:55de faire passer sa réforme du travail.
14:57Par ailleurs, cette extrême gauche permet de poursuivre
15:00la diabolisation des partis de droite de LR au RN
15:02en passant par reconquête,
15:04en organisant des mobilisations systématiques
15:06lors de leurs réunions publiques
15:08ou en agressant leurs militants.
15:10À Lyon, c'est donc un nationaliste qui a été tué.
15:13Le président va donc s'en prendre aux nationalistes.
15:17La réunion s'est tenue à 10 heures
15:19en présence du ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez,
15:21du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
15:23Deux représentants de Matignon et de la DGSI
15:26visaient officiellement à dresser un bilan
15:28des mesures contre les, je cite,
15:30« groupes violents ultra ou extrêmes ».
15:32L'entourage du chef de l'État insiste sur une approche globale
15:36sans lecture partisane,
15:37mais les faits révèlent une obsession
15:40sur les mouvements nationalistes.
15:42Si des sources affirment que les dissolutions suscitées
15:45ont été envisagées avant le meurtre de Quentin,
15:48il n'empêche qu'aujourd'hui,
15:49l'opportunité de ces dissolutions peut étonner.
15:53Les autorités ne se sont en revanche pas penchées
15:55sur les liens entre la gauche et les milices antifascistes,
15:58notamment les Insoumis et leurs alliés du Parti Socialiste,
16:01et plus généralement tout le maillage associatif
16:04que soutient l'État et qui fréquentait
16:05l'organisation criminelle Jeune Garde
16:07pour laquelle l'appareil judiciaire a été saisi
16:09pour une éventuelle reconstitution.
16:11C'est le cas notamment du planning familial
16:14qui n'est jamais inquiété et bénéficie
16:16de larges financements de l'État.
16:19La réaction gouvernementale à l'affaire de Ranck
16:21ne sera absolument pas un coup de balai
16:24contre les milices d'extrême-gauche
16:25qui, même dissoutes, agissent en totale impunité.
16:28Elle devrait surtout précipiter une chasse à droite
16:31pour le gouvernement qui devrait agir sans contestation.
16:34Le RN, par exemple, ne prendra pas le risque
16:37de défendre les libertés de personnes
16:38qu'il juge trop droitières.
16:40En cas de second tour entre le RN et un candidat du centre,
16:44les violences d'extrême-gauche
16:45pourront aussi profiter au centre
16:46qui se placera en partie de l'ordre,
16:49profitant du chaos des milices antifascistes
16:51qu'il laissera œuvrer tranquillement.
17:21Et nous partons à présent en compagnie de Renaud de Bourleuf
17:23ayant invoqué des engagements personnels.
17:25Le ministre Jean-Noël Barraud a réagi
17:27en interdisant à l'ambassadeur tout accès direct
17:29aux membres du gouvernement français.
17:31Cependant, la source diplomatique souligne
17:33que des échanges restent possibles
17:34et pour cause, Paris demeure très docile avec Washington.
17:37L'ambassadeur américain n'a pas réagi immédiatement
17:40et semble mépriser souverainement
17:41le ministre des Affaires étrangères français.
17:44Sébastien Lecornu décrédibilisé face à Rachida Dati.
17:47Le premier ministre devait faire son réajustement ministériel
17:50avant la date butoir du 22 février.
17:53Or, cette date est passée depuis dimanche.
17:55La période de réserve du gouvernement
17:57pendant la campagne des élections municipales a commencé
18:00et Rachida Dati est toujours ministre de la Culture.
18:03Malgré sa candidature à la mairie de Paris,
18:05l'intéressé n'aurait pas l'intention de lâcher son poste,
18:07évoquant Édouard Philippe qui, en 2020,
18:10avait cumulé son poste de premier ministre
18:12et sa campagne pour la mairie du Havre.
18:14Les vieilles méthodes du clientélisme,
18:16grand remplacé, à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis,
18:19la campagne des élections municipales
18:20donne lieu à un affrontement
18:22entre le candidat insoumis et son adversaire socialiste.
18:24Le député LFI Ali Douara
18:26accuse le camp d'en face,
18:28représenté par le socialiste Umaru Doucouré,
18:30d'attirer la sympathie des électeurs
18:32en leur donnant des ailes de poulet.
18:34En effet, selon l'élu mélanchoniste,
18:36les équipes d'en face distribueraient des denrées alimentaires
18:39et particulièrement des morceaux de poulet
18:40dans la célèbre cité des 4000.
18:42Le député insoumis ajoute
18:44que des enveloppes de 20 euros
18:45auraient été distribués lors d'une réunion publique
18:47en présence du président du conseil départemental du 93,
18:49Stéphane Troussel.
18:51Ali Diouara affirme avoir saisi
18:52le procureur de la République
18:53ainsi que la Commission nationale des comptes de campagne.
18:56Du côté socialiste,
18:57on ne s'interdit pas de déposer plainte pour diffamation.
19:02Ousmane Diallo, le meurtrier de Théo, échappe à la prison.
19:05Vendredi, la cour d'assises de Seine-et-Marne
19:07a reconnu irresponsable pénalement
19:08le ressortissant sénégalais Ousmane Diallo,
19:12jugé pour meurtre.
19:13Rappelons que le 10 juillet 2021,
19:14l'individu sénégalais avait proféré des menaces
19:17dans une boutique Bouygues Télécom
19:18à cause de sa facture jugée trop élevée.
19:20Il est revenu plus tard avec un couteau
19:22et a poignardé mortellement Théo Muxagata,
19:24un vendeur âgé de 18 ans.
19:26Grâce à une expertise psychiatrique,
19:27le meurtrier recevra une mesure d'hospitalisation contrainte
19:30en l'unité pour malades difficiles
19:32dans un service psychiatrique.
19:33La famille de Théo a évoqué dans les colonnes du Figaro
19:35une sensation d'injustice et de colère
19:38déplorant que, je cite,
19:40« on peut tuer en France sans rien avoir ».
19:41Un autre point soulevé par la mère de la victime,
19:44comment le meurtrier avait-il pu bénéficier
19:46de renouvellement de titres de séjour
19:47alors qu'il avait déjà été condamné par la justice
19:50pour plusieurs faits de violence et de vol.
19:53L'Arcom ouvre la chasse aux influenceurs.
19:55L'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique,
19:58l'Arcom a ouvert une instruction inédite
20:01contre le podcast « 10 000 pas »
20:03de l'influenceur Le Raptor,
20:04Alia Ismail Ouslimani.
20:06Diffusé sur des plateformes comme Spotify,
20:08où il figure souvent dans le top 50,
20:10un épisode récent enchaîne des propos
20:13considérés par l'Arcom
20:14comme misogyne, homophobe et islamophobe.
20:17Le contenu de ce YouTuber
20:18est pourtant réalisé avec humour,
20:20ce qui fait de l'Arcom une sorte de juge de l'humour.
20:22C'est sur le Digital Service Act européen
20:24que l'Arcom agit ici.
20:25Le Digital Service Act oblige la plateforme
20:27à retirer les contenus jugés subjectivement
20:30comme incitants à la haine.
20:31Le Raptor, connu depuis les années 2010,
20:34connaît un vif succès
20:35en dépit de multiples bannissements
20:36et autres shadow banning par des plateformes.
20:39Le risque de la mise en œuvre
20:40d'une telle procédure par l'Arcom
20:41est de voir cette autorité s'arrouger le droit
20:44de se saisir pour n'importe quel contenu numérique.
20:50Et l'on poursuit avec le reste
20:52de l'actualité internationale.
20:56Israël en roue libre.
20:58Près de 20 pays,
20:59incluant la France, l'Espagne, le Brésil,
21:01l'Arabie Saoudite, l'Égypte, la Turquie
21:03ou l'Indonésie,
21:04ont condamné avec fermeté
21:06les mesures récentes d'Israël en Cisjordanie.
21:08Dans un communiqué commun daté de lundi,
21:10les ministres des Affaires étrangères
21:12dénoncent une trajectoire
21:13vers une annexion de facto inacceptable.
21:15Depuis début février,
21:17le gouvernement de Benjamin Netanyahou
21:18a pris des décisions renforçant son contrôle
21:20sur ce territoire occupé depuis 1967,
21:23y compris des zones sous autorité palestinienne
21:25selon les accords d'Oslo.
21:27Ces actions sont vues comme une attaque
21:28contre la viabilité d'un État palestinien
21:30et contre la solution à deux États.
21:33Les signataires appellent Israël
21:34à revenir sur ces mesures
21:35et à respecter ses obligations internationales.
21:38Plus de 500 000 Israéliens
21:39vivent en colonie jugée illégale par l'ONU
21:41au milieu de 3 millions de Palestiniens.
21:43Une déclaration similaire de 85 États à l'ONU
21:46avait précédé cette condamnation.
21:48Le Mexique a feu et à sang.
21:50Après la neutralisation d'El Mencho,
21:52l'un des principaux chefs des cartels de la drogue
21:53dans une opération militaire,
21:55plus de 70 personnes sont mortes
21:56dans des affrontements entre forces de l'ordre
21:58et trafiquants de drogue.
21:59Le gouvernement a annoncé lundi
22:01l'envoi de 2 500 soldats supplémentaires,
22:03portant le total à 10 000
22:04du nombre de militaires mobilisés
22:05dans ce contexte de grande violence.
22:07La présidente Claudia Schoenbaum
22:08a tenté de rassurer la population
22:09en affirmant que les barrages mis en place
22:11par les cartels avaient été levées.
22:13Dans 4 mois,
22:14le Mexique doit accueillir,
22:15à l'instar des États-Unis et du Canada,
22:16le mondial de football.
22:17Après la famille royale britannique,
22:19le parti travailliste bolatas
22:20de l'affaire Epstein,
22:22lundi à Londres,
22:23ancien ministre et ambassadeur
22:24Peter Mendelssohn,
22:25a été arrêté dans le cadre d'une enquête
22:27sur des soupçons de transfert
22:28d'informations sensibles
22:29au pédocriminel américain Jeffrey Epstein.
22:31Il a été interrogé
22:32pour des soupçons de manquement
22:34dans l'exercice de fonctions officielles.
22:36Il a été relâché sous contrôle judiciaire.
22:38Une affaire qui met dans l'embarras
22:39le gouvernement de Keir Starmer,
22:41en effet,
22:41Peter Mendelssohn,
22:42ancien commissaire européen,
22:44plusieurs fois ministre de Tony Blair
22:45et de Gordon Brown,
22:46est une éminence grise
22:48du parti travailliste.
22:49Keir Starmer a été critiqué
22:50pour l'avoir nommé début 2025
22:52ambassadeur aux États-Unis,
22:53tout en connaissant son amitié
22:55de longue date avec Jeffrey Epstein.
23:00Et voilà,
23:00nous approchons de la fin
23:01de cette édition.
23:03Dès à présent,
23:03retrouvé Choc du Monde,
23:04Édouard Chano reçoit
23:05le philosophe Alain de Benoît
23:06pour évoquer le retour
23:07du parti de la guerre à Washington
23:09entre l'Iran et l'Ukraine.
23:11Ce que Trump n'a pas compris,
23:12parce qu'il est dans une optique
23:16idéologiquement libérale,
23:17c'est que pour les peuples,
23:20il y a des choses
23:21qui ont une valeur existentielle,
23:23à commencer par leur identité,
23:26et que ce qui est existentiel
23:28ne se négocie pas.
23:30C'est à présent le moment de se quitter.
23:32Merci à tous pour votre fidélité.
23:34On se retrouve demain
23:35pour une nouvelle page d'actualité.
23:36En attendant, portez-vous bien.
23:38Bonsoir.
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