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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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Transcription
00:00Quasiment 19h sur CNews, je suis ravi de vous retrouver pour Face à Face, Gilles-William Golnadel, Julien Drey.
00:07Bonsoir, je suis ravi de partager cette heure en votre compagnie.
00:11Nous aussi.
00:11A vrai dire, avant d'entrer sur ce plateau, j'ai vu vos tweets, Gilles-William, parce que je sais que vous avez généralement vous annoncé le duel à venir.
00:19C'est une sorte de tradition.
00:21On va le découvrir à l'antenne.
00:22J'ai été quand même assez ému que vous qualifiez mon ami Eliott Deval de vassal du rusé baron noir.
00:28Je trouve que c'est un coup bas.
00:30C'est un fait.
00:31Je ne suis pas très fier de moi, mais la vérité est ça.
00:34La clientèle en est témoin.
00:36Monsieur Deval, dès l'instant où Monsieur Drey ouvre la bouche, il est ébahi, c'est formidable, et moi il me tente.
00:43Donc on m'a dit le plus grand bien de vous.
00:45J'en accepte volontiers l'augure.
00:48Mais sans vouloir me menacer.
00:49Vous pourrez compter sur ma totale impartialité.
00:50Sans vouloir me menacer, j'ai de puissants appuyants au lieu.
00:54Ce que je voulais vous dire, c'est qu'avec Eliott, on est en train de monter quelque chose de très important.
00:58qu'on s'apprête à prendre Monsieur Golnaden et à l'amener avec nous, se baigner dans la Seine.
01:02Et ce qu'on espère, c'est qu'il va aller au fond.
01:04Alors vous ignorez mes talents de nageur.
01:07Et c'est l'occasion pour moi.
01:08Nous, on compte beaucoup sur la Seine.
01:10Oui, d'accord.
01:10Donc ça, c'est autre chose.
01:11On va en parler d'ailleurs de la Seine.
01:12C'est l'occasion pour moi d'adresser un salut amical à Eliott Deval,
01:14que vous retrouverez évidemment demain matin à l'animation de l'heure des pros.
01:17On commence les débats dans quelques instants,
01:18mais d'abord le point complet sur l'information avec Isabelle Pivoulot.
01:21Bonsoir, chère Isabelle.
01:22Bonsoir Thomas, bonsoir à tous.
01:24Elle a eu une disparition inquiétante en Iran d'un jeune franco-allemand.
01:28Lénard Monterlos, 18 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le 16 juin.
01:32Il était parti faire une randonnée à vélo.
01:35Le Quai d'Orsay, en lien avec sa famille, rappelle qu'il est recommandé aux ressortissants français
01:39de ne pas se rendre en Iran ou de quitter ce territoire immédiatement
01:44au risque d'être retenu par Téhéran et accusé d'espionnage, notamment pour Israël.
01:49Un motif d'accusation que l'Iran a retenu à l'encontre de Cécile Colère et de son compagnon Jacques Paris.
01:55Un rassemblement s'est tenu devant le Panthéon à Paris pour rappeler à leur libération.
01:59Les deux Français, âgés de 40 et 72 ans, sont détenus depuis trois ans dans des conditions déplorables.
02:05Le couple a été arrêté le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran.
02:11Et puis dans le reste de l'actualité, deuxième étape du Tour de France,
02:15remportée par Mathieu Van Der Poel au terme d'un sprint en côte.
02:19Le Néerlandais s'offre ainsi le maillot jaune à Boulogne-sur-Mer,
02:22après avoir devancé Tadej Pogacar et Onas Vingegor,
02:25dépassé la veille à Lille par le belge Jasper Philipsen.
02:29Van Der Poel décroche à 30 ans sa deuxième victoire d'étape dans le Tour,
02:33après celle du mur de Bretagne en 2021.
02:35Merci beaucoup Isabelle et à tout à l'heure pour un nouveau point sur l'information.
02:41On va ouvrir les débats avec cette actualité du jour.
02:43Les facéties du ciel ont empêché la baignade aujourd'hui à Paris dans la Seine,
02:48quelques heures seulement après l'ouverture hier officiellement de la baignade.
02:51La pluie donc fait qu'il est désormais impossible de se baigner,
02:55et ce malgré évidemment l'investissement colossal à la fois de la mairie de Paris et de l'État.
02:59Je rappelle également qu'hier, lors de l'inauguration, CNews n'avait pas été conviés,
03:04nous n'avions pas reçu le précieux sésame, l'accréditation de la mairie de Paris
03:07pour pouvoir faire vivre l'ouverture de cette baignade.
03:11C'est une facétie de la météo évidemment, j'ai le William,
03:14mais ça montre aussi qu'il y a des ratés dans cette dépollution,
03:18dans cette baignabilité de la Seine,
03:20qu'on avait déjà constaté d'ailleurs lors des Jeux Olympiques.
03:22C'est plus que ça encore.
03:24Vous, vous n'en savez rien puisque vous n'avez pas pu aller le constater.
03:27Pas encore.
03:28Vous en avez entendu causer.
03:30Non mais c'est plus que ça.
03:311,4 milliard.
03:331,4 milliard pour réaliser cela,
03:37et le lendemain, c'est déjà fini.
03:41Le problème c'est qu'il arrive de pleuvoir,
03:44y compris l'été, mais il arrive de pleuvoir.
03:47Mais le problème aussi c'est quand il a plu plusieurs jours de suite,
03:51et bien vous avez les dépôts etc.
03:53qui restent, c'est que même le lendemain matin, par beau temps,
03:57il est loin d'être certain que vous allez pouvoir plonger dans l'onde rafraîchissante.
04:02Donc où que je tourne la tête, c'est en même temps terrible,
04:08s'agissant d'une municipalité qui est au bord de la faillite,
04:12qui choisit qu'il faut payer, qu'il faut subventionner,
04:16mais qui déjà tire le diable par la queue.
04:19Donc c'est assez lamentable.
04:22Lamentable ?
04:23Alors je pense qu'il faut faire, si vous voulez, séparation entre deux choses.
04:27Il fallait dépolluer la Seine,
04:30qui était devenue plus qu'un dépotoir,
04:32et un fleuve dangereux.
04:34Donc il fallait faire des investissements pour dépolluer la Seine.
04:36Elle a été dépolluée, il y a maintenant des poissons,
04:38puisqu'il y a maintenant des cormorants,
04:39et que j'ai eu la visite d'un cormorant chez moi,
04:42il y a quelques jours, que j'ai retrouvé au milieu de mon salon,
04:44qui était là, parce que certainement,
04:46il doit se rassasier des poissons de la Seine.
04:48Donc je dirais, la dépollution de la Seine,
04:51et je ne mens pas.
04:52Voilà.
04:53Je cherche d'ailleurs la signification symbolique
04:55de ce que ça veut dire de la visite d'un cormorant.
04:57Si les téléspectateurs peuvent m'aider...
04:59En principe, c'est un nouveau présent.
04:59Envoyez mon courrier à Julie Ardrey.
05:01Non, en principe.
05:02Je vous rassure, c'est un nouveau présent.
05:03Je pense qu'il fallait dépolluer la Seine, ça c'est sûr.
05:05Mais là où il devient ridicule, cette histoire de baignade,
05:08c'est une vieille idée qui court depuis des années et des années,
05:11qui ne sert à rien,
05:12et on va passer notre temps, effectivement,
05:13à nous dire un jour oui, un jour non.
05:15Moi, ce que j'ai constaté, c'est en tous les cas qu'hier,
05:17elles ont pris la ministre et la maire de Paris de l'eau dans une bouteille.
05:21Oui, alors on a l'image, on va montrer l'image.
05:22Elles ont pris, elles ne l'ont pas bu, tant mieux pour elles.
05:24Oui.
05:25Alors, vous m'aviez posé la question, Gilles William,
05:27avant l'émission,
05:28comment savoir si on peut se baigner ?
05:30Alors, sachez qu'il y a des relevés effectués chaque jour
05:32afin de vérifier si la bédiaque est possible.
05:34Comme le font les bédiaques.
05:35Ce malgré le temps, c'est-à-dire que même si le temps est bon,
05:37Ah bah, j'imagine.
05:38Comme le font les maîtres nageurs-sauveteurs au bord des plages
05:41où ils font des relevés tous les matins, ils annoncent.
05:43D'accord ?
05:44Mais là, ce n'est pas ça.
05:45C'est qu'on court après un mythe,
05:46cette baignade dans la Seine.
05:48C'est Jacques Chirac qui en avait parlé.
05:50On dépense des sommes, effectivement, qui sont inutiles.
05:52Voilà, et je pense que c'est stupide.
05:54Mais je crois qu'on ne se baignait pas dans la Seine à Paris
05:56depuis 1925.
05:58C'est très, très, très ancien.
06:00Autant moi, je me suis baigné...
06:001923, je crois.
06:01Voilà.
06:02Autant moi, je me suis baigné en Seine-Maritime dans l'eau, à Mui,
06:06et c'était très agréable.
06:07Mais la Seine à Paris, ça fait longtemps, longtemps que l'on ne peut plus s'y baigner.
06:12Bon, voilà pour le premier sujet de débat un peu plus léger, évidemment.
06:16Et on suivra l'évolution de la baignabilité de la Seine dans les jours à venir.
06:20On en revient à cette manifestation violente hier.
06:22C'était donc contre l'autoroute A69.
06:25Tout au long de la Trémédie, on a vu des images
06:26d'une poignée de manifestants d'ultra-gauche, écologistes revendiqués,
06:31s'en prenant aux forces de l'ordre.
06:33Ces images nous ont interpellés parce qu'elles sont finalement
06:37devenues presque habituelles dans le paysage.
06:39Et c'est la discussion qu'on avait hier, Julien Drey, avec vous,
06:42sur le fait que, d'une certaine manière, on s'est un peu accommodé à cette violence
06:44alors qu'on ne devrait jamais s'habituer à ce qu'une poignée de personnes
06:48s'en prennent aux forces de l'ordre,
06:50viennent avec le souhait de lancer des objets sur les policiers
06:54dans une manifestation qui, je rappelle, est interdite.
06:57Je dis policiers, c'est des gendarmes.
06:58C'est toujours la même chose, c'est le verre à moitié vide ou au métier plein.
07:01Pourquoi ? Parce que le verre à moitié vide,
07:05c'est quand même qu'ils ont été peu nombreux
07:07et que finalement, ils étaient marginals,
07:09que même y compris cette nuit, les choses sont plutôt bien passées
07:11parce que les forces de l'ordre avaient bien disposé,
07:14notamment les gendarmes mobiles,
07:15avaient bien disposé les choses pour que ça se passe correctement.
07:18Mais c'est vrai que les pauvres, ils ont été obligés, encore une fois,
07:21de subir tous ces jets et que ces groupuscules,
07:24qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec l'écologie,
07:25ni avec l'autoroute à 69.
07:27Je suis même à peu près certain que la moitié ne sait même pas
07:28ce que ça veut dire, l'autoroute à 69
07:30et quelle est l'importance de cette autoroute
07:32pour les départements qui en ont besoin.
07:35Parce qu'au passage, juste du point de vue de l'écologie,
07:38il faut construire cette autoroute
07:41qui va permettre justement une meilleure circulation
07:42et donc qui va, de fait, moins polluer la région.
07:47Donc après, ces groupuscules-là, il y en a effectivement assez.
07:49– Il y a une sorte de privilège, vous appelez ça souvent le privilège rouge.
07:53– Oui, bien sûr, c'est un privilège rouge-vert.
07:56– Oui.
07:56– Mais beaucoup plus, en vérité, infiniment plus rouge que vert.
08:00– Juste noir d'ailleurs maintenant.
08:01– C'est les black blocs.
08:02– Ces gens-là sont de faux écologistes, mais d'authentiques gauchistes.
08:09Alors, le samedi matin, France Inter, on avait fait une très grande publicité.
08:14On avait l'impression qu'ils allaient être très nombreux.
08:16– Notamment les interviews, vous avez complaisance,
08:19et certaines ou certains avaient même un discours violent.
08:23C'est pas grave, s'agissant d'une manifestation interdite, c'est pas grave.
08:27Je te les interview, etc.
08:28Ils ont été violents.
08:30Il y a quand même, peu nombreux, mais violents.
08:33250 armes par destination ont été saisies.
08:38Ils ont rien d'écolos.
08:39Ils sont même pas du Tarn, ces gens-là.
08:41Ils sont pas du Tarn.
08:42Il y en a des zadistes qui vivent au frais de la princesse
08:45ou c'est Nicolas qui paye, comme dit l'autre.
08:49Donc, pardon de le dire, chaque jour qui passe montre que l'écologie politique
08:55ou que l'écologie idéologique est une imposture terrible.
09:01Et moi, je suis effectivement pour la plus grande sévérité avec ces gens-là.
09:04Mais depuis, justement, qu'on a fait grâce, en dépit des décisions de justice,
09:11à ceux qui s'étaient installés aux zadistes, qui s'étaient installés, vous savez où ?
09:14À Notre-Dame-des-Landes.
09:15À Notre-Dame-des-Landes.
09:16C'est déjà notre président bien-aimé.
09:18Édouard Philippe, Premier ministre, à l'époque.
09:19Le président qui avait passé l'éponge, c'était, en vérité, encourager la violence et la violation de la loi.
09:29Ben voilà, ça continue.
09:31Quand on cède à une partie des manifestants, on donne évidemment un précédent pour d'autres mobilisations.
09:36Oui, mais j'insiste pas beaucoup, mais c'est important, parce que, justement, les radios, peut-être,
09:41qui étaient complaisantes avec cela, s'attendaient à une mobilisation puissante.
09:45Ils pensaient qu'il y allait y avoir encore des milliers de jeunes et des centaines de personnes
09:49qui allaient venir manifester.
09:51Vous avez vu la contestation juridique qu'ils ont essayé de mettre en place,
09:54qui a fait perdre énormément de temps à la construction de cette autoroute.
09:57La réalité, il y a une phrase que j'aime beaucoup, que je cite souvent,
10:00la preuve du pouding, c'est qu'on mange, la preuve qu'aujourd'hui, il y a besoin de l'autoroute à 69,
10:04c'est que les gens ont compris, ils ne descendent pas, ils ne se font pas manipuler par ces groupes.
10:08Oui, mais malgré tout, Julien, comme on leur fait de la pub,
10:12il ne sait même pas la peine qu'ils se dérangent, c'est de la contestation par délégation.
10:16Il a été indiqué qu'il y aurait une manif, etc.
10:19Il y a une vraie complaisance.
10:21Sur le traitement médiatique, ce qui est très intéressant, ce sont les dépêches de l'agence France Presse.
10:2616h17 hier, nous avons une dépêche de l'agence France Presse.
10:28Les tensions ont déjà commencé, déjà des objets ont été saisis,
10:31et pourtant, l'AFP nous parle à ce moment-là d'une ambiance bon enfant, dans le calme.
10:36Donc voilà, on minore absolument ce qui se passe,
10:40et on imagine à l'inverse, s'il y avait eu la moindre boule de pétanque saisie sur un militant d'extrême d'ultra-droite,
10:45les gros titres que ça aurait fait.
10:47L'autre aspect que je voulais aborder avec vous,
10:49c'est notamment la présence des élus de la France Insoumise à cette manifestation,
10:52interdite par la préfecture, je le rappelle,
10:54et alors qu'il s'affiche dans ce château qui avait été organisé comme la base de ces manifestants,
11:00avec un immense drapeau palestinien qui a été érigé sur ce château.
11:07On se demande pourquoi, quel est le rapport entre la Palestine et l'autoroute A69 ?
11:11Vous n'avez pas compris, c'est la convergence des luttes.
11:14La convergence des luttes est importante,
11:16puisque c'est tous ceux qui subissent les aléas de ce système,
11:20destructeurs, productivistes, bétonneurs, etc.,
11:24qui sont en même temps solidaires de tout le combat des groupes terroristes
11:28qui, eux, luttent contre l'impérialisme, etc.
11:30C'est une manipulation, une xème manipulation groupusculaire.
11:35D'abord, je pense malheureusement que ça porte beaucoup de préjudice
11:38à ceux qui voudraient que le peuple gazaoui trouve une solution politique positive.
11:43Et au contraire, même, c'est détestable,
11:46parce que le conflit actuel nécessite autre chose que des élucubrations de ce style-là.
11:51C'est un groubi-boulga, des luttes de la gauche, de l'extrême-gauche.
11:56Oui, mais au-delà de l'explication politique que je veux bien valider,
12:02c'est encore plus profond que cela.
12:04Le drapeau palestinien, qui n'a donc rien à voir avec le...
12:10Enfin, je n'entrevois pas le rapport avec l'autoroute à 69.
12:14Disons que ça ne saute pas aux yeux.
12:15Ça ne saute pas aux yeux.
12:17Mais il est devenu maintenant le symbole de la détestation de la France,
12:24des Français, de ceux qui observent la loi de manière républicaine.
12:30C'est tout cela. Quand vous agitez ce drapeau,
12:35c'est justement pour, d'une certaine manière, narguer tous ces Français, justement, qui...
12:40Ce n'est pas que les Français, puisque désormais, on retrouve ce drapeau dans tous les pays.
12:43Ah oui, non, mais...
12:44Vous l'avez aussi bien aux États-Unis, en Angleterre, n'importe quoi.
12:48Le drapeau, d'ailleurs, c'est la manière dont il est utilisé,
12:51qui devrait interpeller, y compris ceux qui sont pour une solution pacifique, politique, positive,
12:56leur disant arrêtez, vous êtes en train de nous ridiculiser,
12:58et vous nous empêchez de pouvoir construire, enfin, une solution politique utile.
13:01C'est la détestation de l'Occident, de tout ce qui est un peu normé, d'une certaine manière.
13:08Vous allez le trouver également dans les manifestations de trans, etc.
13:14Alors même que ce sont les premières victimes du ramasse à Gaza.
13:18Mais ne cherchez surtout pas la cohérence et l'intelligence.
13:21– Autre sujet que je voulais aborder avec vous, c'est le dossier algérien.
13:25On a appris ces dernières heures que Boilem Sansal ne figurait pas
13:27parmi les plus de 6500 détenus qui ont été graciés par le président algérien Théboune.
13:32Il semblerait que la diplomatie française espère encore une grâce à titre individuel
13:36pour des raisons médicales, mais donc il n'y a pas eu de grâce.
13:39Est-ce que c'est l'échec de la diplomatie française pour vous, Gilles William ?
13:43– C'est un échec humiliant, non seulement de la diplomatie française,
13:49mais pour la France et les Français.
13:52Et d'ailleurs, c'est dans cette humiliation que la dictature algérienne tire son plaisir.
13:59Et pas seulement la dictature algérienne.
14:02Tous ceux qui regardent la dictature algérienne,
14:06un peu comme ils regardent le drapeau palestinien,
14:09comme le symbole de la détestation de la France et des Français.
14:12J'ai noté d'ailleurs, il y a un article dans Le Monde extraordinaire.
14:16Le Monde a vraiment descendu encore un degré dans l'échelle de l'ignominie,
14:25d'une certaine manière.
14:27Il trouve le moyen de justifier.
14:30D'abord, on peut attendre.
14:31Si ce n'est pas le 4 juillet, ça sera en novembre.
14:34Si ce n'est pas en novembre, pourquoi ça ? On n'est pas pressé.
14:37Il n'aurait pas dû faire une journée de prison, cet écrivain innocent qui a le malheur d'aimer la France.
14:43Eh bien, malgré tout, Le Monde vous explique que M. Tebboune,
14:48il ne peut pas le faire parce que la population algérienne ne le supporterait pas.
14:54Notamment d'ailleurs parce que M. Boilem Sansal est allé en Israël.
14:59Ça fait partie des motifs que Le Monde trouve, etc.
15:02Pardon, mais c'est donner beaucoup d'importance à l'importance que Tebboune accorde à la population algérienne.
15:12La réalité, c'est qu'on est à peu près au même niveau d'intelligence et de culture là que Mme Mathilde Panot.
15:20On va entendre dans un instant.
15:21D'accord, alors j'arrête là, mais c'est pareil.
15:23En vérité, il n'y a pas de dictature algérienne.
15:25M. Tebboune est, selon Le Monde, à l'écoute de son peuple.
15:29C'est évidemment un échec.
15:34Échec que le ressent bien la diplomatie française puisque depuis hier,
15:38elle multiplie les contacts directs avec les journalistes ou avec les familles
15:42en disant mais attendez, laissez-nous encore du temps.
15:46C'est toujours la même chose, laissez-nous encore du temps.
15:48Les choses sont en train d'avancer.
15:49À chaque fois que vous faites de la publicité, ça freine cette compréhension
15:53que nous sommes en train d'essayer d'installer.
15:54On voit les choses se passer.
15:55Et je dirais, n'importe quel esprit un peu lucide ou connaissant l'histoire
15:59aurait évidemment deviné que M. Boulem Sansam ne serait pas libéré un 5 juillet
16:04au regard de ce que représente la dague du 5 juillet pour l'Algérie
16:07et notamment pour les pieds noirs.
16:09Mais je voudrais juste dire une chose par rapport au peuple algérien.
16:12Parce que l'Algérie ne se résidue pas à ce carton de généraux
16:16qui dirige le peuple algérien.
16:18On ne l'a pas aidé quand il est descendu dans la rue pour essayer de renverser ce régime.
16:21Au contraire, on a même tout fait pour maintenir des bonnes relations avec ce régime.
16:27Et pour finir, il y a une chose très simple que peut faire la diplomatie française
16:30concernant Boulem Sansal.
16:32Elle n'a qu'à nommer M. Boulem Sansal ambassadeur auprès de la France
16:35et auprès des Nations Unies.
16:37Ambassadeur de la France auprès des Nations Unies.
16:39À partir du moment où il bénéficie de ce statut,
16:41l'Algérie, au niveau du droit international,
16:43puisqu'il est tellement évoqué ce droit international,
16:46ne pourra pas le garder en prison.
16:47Et la question que je pose au président de la République,
16:49c'est qu'attend-il pour le faire ?
16:51Je veux rajouter que c'est évidemment un échec cuisant pour la diplomatie française.
17:00M. Barraud est capable, dans d'autres domaines, à l'égard d'autres pays,
17:03d'avoir le, que je ne vais même pas citer, d'avoir le verbe plus haut.
17:08Là, ils ont épousé une attitude humble, pour ne pas dire servile,
17:14et on voit ce que ça donne.
17:16Mais en plus, là, ils en sont...
17:19Vous savez, ça me fait penser à des débiteurs
17:22qui essayent toujours de trouver des délais.
17:26Donc là, ce n'est pas le 4 juillet, on va parler de novembre.
17:28Ils en sont maintenant dans une situation de débiteurs
17:32à expliquer pourquoi ça ne marche pas encore.
17:34C'est lamentable, mais il y a quand même une sorte de,
17:37généralement, de voussures intellectuelles et morales
17:41de la diplomatie française en matière de politique arabe.
17:45Ça n'a pas commencé il y a 3 mois.
17:48Mais, en toile de fond, il y a une explication politique
17:51à ce qui est en train de se passer.
17:53Parce que ce que fait l'Algérie est très simple.
17:54L'Algérie n'a pas supporté que la France prenne position
17:58sur la question de la marocainité du Sahara occidental.
18:01Et elle cherche, par tous les moyens, à faire que la France recule.
18:05Et d'ailleurs, dans tous ces moyens, il y a aussi l'utilisation
18:07ou l'instrumentalisation de la France insoumise.
18:10Puisque vous avez vu les prises d'opposition récentes
18:13de M. Mélenchon, qui après avoir été au Maroc,
18:17qui avait même essayé d'obtenir rendez-vous avec le Roi,
18:19et qui avait été, à l'époque, très ambiguë,
18:22quand il était au Maroc, sur la question de la marocainité
18:24du Sahara occidental, dit maintenant, le droit international,
18:27donc maintenant, il faut reculer.
18:28On comprend mieux, d'ailleurs, la visite de M. Delogu, en Algérie,
18:31qui n'était pas simplement...
18:32Il a dit qu'il a embrassé le drapeau algérien,
18:33on va peut-être découvrir sa déclaration.
18:34Voilà, on comprend mieux la position de Mme Pannot,
18:37qui dit que l'Algérie n'est pas une dictature.
18:40Je ne comprends pas bien, parce que je crois même
18:42qu'elle a été expulsée d'Algérie
18:44quand elle a voulu essayer de porter solidarité
18:47avec le peuple algérien.
18:48Donc voilà, tout ça a une toile de fond.
18:50Et donc la question qui est posée à la France,
18:52c'est qu'il faut qu'elle assume sa position politique,
18:54qu'elle le fasse comme d'autres pays.
18:56Qu'elle dise, nous avons pris une position,
18:57nous l'assumons, et si l'Algérie croit
18:59qu'elle va nous faire reculer en faisant du chantage,
19:01nous avons des moyens de rétorsion économiques,
19:04diplomatiques et financiers.
19:06Sébastien Delogu qui dit qu'il embrasse le drapeau algérien,
19:08Mathilde Pannot qui aujourd'hui dit
19:09que l'Algérie n'est pas une dictature.
19:12De quoi est-ce le nom, Gilles William,
19:14de cette façon d'épouser la ligne officielle
19:16de l'Algérie pour la France insuffisante ?
19:17Pardon de le dire, il y a une posture intellectuelle
19:21très à gauche, pour ne pas embêter M. Drey,
19:25très à gauche, qui depuis des lustres
19:28est dans une sorte de posture
19:33de montrer l'Algérie dans une posture victimaire
19:37et la France, ancienne puissance coloniale,
19:42effectivement, dans la peau, français compris,
19:46français compris, de terribles racistes.
19:49Ça a des dégâts invraisemblables.
19:51Ça a imprimé dans l'esprit de jeunes Algériens
19:55qui vivent en France un ressortiment terrible
19:58par rapport à la puissance d'accueil
20:01et ça a convaincu aussi les Algériens
20:03d'expliquer tous leurs déboires économiques, financiers,
20:08politiques, culturels, tout ce que vous voulez,
20:10uniquement par rapport à la France.
20:12Donc, la posture de la France insoumise,
20:15même si elle est évidemment électorale
20:17par rapport aux nombreux Algériens
20:20qui vivent en France,
20:22elle est quand même guidée
20:24par le gauchisme anti-français
20:26qui existe depuis des lustres.
20:28Est-ce que cette question de la diaspora
20:30franco-algérienne ou algérienne,
20:31elle est l'unique clé de lecture
20:33des positions de la France insoumise,
20:34peut-être même celle aussi du président de la République ?
20:36Non, la clé de lecture d'abord,
20:38c'est un positionnement politique général.
20:40international, partout où je dirais
20:43les Lumières, la République, la démocratie
20:47sont en pointe, à partir du moment
20:49où elles sont d'un certain point de vue
20:52aux côtés des grandes démocraties occidentales,
20:54de l'Amérique, etc.,
20:54ce sont forcément des grands satans.
20:56Et cette complaisance, cette alliance,
20:59elle a ça comme fondement,
21:00aussi bien sur le Proche-Orient
21:01que sur l'Algérie
21:02ou que sur d'autres régimes en cours,
21:05parce qu'on n'a pas beaucoup parlé,
21:06mais les positions de Mme Chikirou
21:08sur la Chine, son rapport adopté
21:10à l'Assemblée nationale,
21:11ce n'est pas rien.
21:12Et d'ailleurs, j'ai fait remarquer
21:13que les écolos,
21:14qui étaient les grands amis
21:15du peuple tibétain,
21:17du Daïlé Lama,
21:19des Oïghours,
21:21n'ont pas du tout vu ou lu ce rapport.
21:23D'ailleurs, peut-être que lundi matin,
21:25l'Assemblée nationale
21:25pourrait envoyer à Mme Tondelier
21:27le rapport de Mme Chikirou.
21:28Vous savez, les écolos,
21:30ils ne manifestent pas non plus
21:31devant la bassette de Chine
21:32qui est la plus grande puissance
21:35charbonnière du monde.
21:36Non, mais je suis d'accord avec vous,
21:37mais je fais cette remarque
21:38parce que je me souviens d'un temps
21:40où les Verts étaient en pointe
21:42dans la défense du Daïlé Lama,
21:44etc.
21:44Et tout ça a été oublié
21:46au regard de ce qui est en train
21:47de se passer.
21:48Donc, il y a une posture électorale,
21:50mais surtout,
21:51c'est ça qui est beaucoup plus grave,
21:51il y a une posture idéologique
21:53qui considère que l'Algérie,
21:55faisant partie du Grand Sud
21:56et étant un des piliers
21:57de ce qu'on appelle le Grand Sud
21:59qui s'affronte désormais
22:00au Grand Nord,
22:02voilà,
22:03elle doit être soutenue.
22:04Alors, avec une remarque
22:05si vous permettez,
22:06au passage,
22:07on oublie la situation
22:08du peuple kabyle
22:09qui est terrible en ce moment,
22:10des prisonniers politiques kabyle
22:13et de la répression.
22:13Le journaliste actuel,
22:14c'est à cause de ça.
22:15Christophe Gleiz
22:16qui a rencontré
22:16un représentant de la GNSK.
22:18Et on oublie
22:19toute une partie
22:20de la jeunesse algérienne
22:20qui courageusement
22:21est descendue dans la rue
22:23et a contesté ce système.
22:25Et aujourd'hui,
22:25si vous vous baladez
22:27dans la rue d'Alger,
22:27je ne suis pas sûr
22:28que le régime
22:28soit autant approuvé que ça
22:30par la population algérienne.
22:32Voilà ce qu'on pouvait dire
22:33sur ce sujet.
22:34On va marquer une pause
22:35dans cette émission.
22:36On va revenir
22:36pour parler d'autres sujets.
22:38On parlera notamment
22:38de cet amendement
22:40qui a fait grand bruit
22:40à l'Assemblée nationale
22:41la semaine dernière.
22:42Cette semaine,
22:43les écologistes notamment
22:44qui ont déposé un amendement
22:45pour invisibiliser,
22:46en tout cas tenter
22:47d'invisibiliser,
22:48les faits divers,
22:48ce qu'ils appellent
22:49les faits divers,
22:50dans les médias
22:50de service public.
22:51Gilles-William-Golnadel
22:52notamment a beaucoup de choses
22:54à en dire.
22:54A tout de suite.
22:59De retour dans
23:00Face à Face
23:00avec Gilles-William-Golnadel
23:02et Julien Drey.
23:03On parlait des prises
23:04de position
23:05de la France Insoumise
23:06sur l'Algérie.
23:07Je vous propose
23:07une autre prise de position
23:08de la France Insoumise,
23:09d'une députée
23:10de la France Insoumise,
23:10en l'occurrence,
23:11Daniel Obono,
23:13qui est revenu
23:14sur le 7 octobre 2023
23:16et qui a dit
23:17dans une interview
23:19diffusée
23:19sur les réseaux sociaux
23:20que la France Insoumise
23:22avait toujours condamné
23:24tous les crimes de guerre
23:25et qu'ils avaient même
23:26été les seuls
23:27à condamner
23:28avec autant de force
23:29les crimes de guerre
23:30commis le 7 octobre
23:31par le Hamas.
23:33Voilà ce que dit
23:33Daniel Obono
23:34cette semaine.
23:36La même qui avait dit,
23:37rappelez-vous,
23:38que le Hamas
23:38était un mouvement
23:39de résistance.
23:40Il y a eu une enquête
23:41ouverte pour apologie
23:42du terrorisme
23:43à la suite de ses propos.
23:44Comment vous interprétez
23:45cette prise de parole
23:46qui, je dois le dire,
23:47m'a étonné
23:47quand je l'ai découverte ?
23:49Par le fait
23:50que pour les Insoumis
23:52en général
23:52et pour Mme Obono
23:55en particulier,
23:57le mensonge
23:58lui est naturel.
23:59Le rapport
23:59avec la vérité
24:00n'a aucune espèce
24:01d'importance.
24:02On est dans l'idéologie.
24:03C'est une dame
24:03qui a accueilli
24:04avec Mme Simonnet
24:05l'antésémite Corbyn
24:07à Paris.
24:08Vous l'avez rappelé.
24:09Elle a présenté
24:10le Hamas
24:10après,
24:11le 7 octobre,
24:12comme un mouvement
24:13de résistance.
24:15C'est une femme
24:15qui considère
24:16que Ouria Boutelja,
24:17qui assume complètement
24:19son racisme anti-blanc
24:21et son antisémitisme,
24:23est une femme
24:24de combat formidable.
24:26À l'intérieur
24:28de la France Insoumise,
24:30si je pouvais faire
24:31un classement,
24:31c'est difficile.
24:33Parce qu'ils sont...
24:34Mme Obono,
24:35elle est dans le top 10
24:37des quand même
24:38plus radicales.
24:40Voilà.
24:40On avait rappelé aussi
24:41qu'elle avait participé
24:42à l'écriture
24:43du communiqué
24:44publié par la France Insoumise
24:45quelques heures
24:46après l'attentat terroriste
24:47du 7 octobre,
24:48dans lequel,
24:49là aussi,
24:49il y avait des mots
24:49absolument adjoints.
24:50Je crois qu'on a
24:51maintenant fait son établissement.
24:53C'est elle qui a écrit
24:53le premier communiqué.
24:55Elle l'a écrit
24:55parce que c'est elle
24:56la plus compétente
24:56en la matière,
24:57du point de vue
24:57de Jean-Luc Mélenchon.
24:59Parce que c'est elle
25:00qui, idéologiquement,
25:00est la plus solide
25:01dans cette affaire-là.
25:02Parce qu'elle,
25:02elle n'est pas née
25:03d'une rencontre
25:05dans un taxi
25:06ou des choses comme ça.
25:07Elle a un parcours militant
25:08qui plonge ses racines
25:10dans les groupes
25:11qui ont dégénéré
25:12en Angleterre
25:13en soutenant
25:15le Hezbollah,
25:15le Hamas, etc.,
25:16considérant que c'est
25:17le nouveau mouvement
25:17de résistance
25:18à l'impérialisme
25:19et elle est dans sa cohérence,
25:21elle, politique.
25:22C'est en sens-là
25:22qu'elles sont...
25:23Les autres,
25:23ils ne font que reprendre
25:24ce qu'elle leur explique
25:26dans les écoles de formation
25:27qu'ils mènent.
25:29Donc, en ce sens-là,
25:29elle est effectivement redoutable.
25:31Ce n'est pas des lubies
25:33qu'elle a.
25:33C'est qu'elle a des convictions
25:34très profondes
25:35dans l'approche
25:36de cette situation.
25:37Alors après,
25:38oui,
25:38elle a un petit problème
25:39avec la vérité.
25:40C'est assez étonnant
25:40et vous avez raison
25:41parce que, normalement,
25:42la cohérence aurait voulu
25:43qu'elle continue
25:43à nous expliquer
25:44qu'il n'y avait que Israël
25:46qui commettait
25:47des crimes de guerre,
25:48que Hamas,
25:48au contraire,
25:49le pauvre mouvement
25:50de résistance
25:51qui, en ce moment même,
25:53assassine toute une série...
25:54Contrairement à ce que dit
25:55toute une partie
25:56de la presse,
25:57assassine les Gazaouis
25:58qui essayent
25:59approcher des zones
26:00de distribution
26:01de nourriture
26:01qui sont mises en place
26:02où on nous explique
26:04et maintenant la preuve
26:04a été faite
26:05par un certain nombre
26:06de grands quotidiens
26:07américains et anglais
26:08que ces assassinats
26:10qui sont sans arrêt
26:10présentés par le soi-disant
26:11ministère de la Défense civile
26:14de Hamas
26:14sont le fait
26:15de groupuscules
26:16qui veulent empêcher
26:17les Gazaouis
26:18d'accéder à cette aide alimentaire
26:20et qui font tout
26:21pour essayer,
26:22effectivement,
26:23que les Gazaouis
26:24enfin s'émancipent
26:25de sa dictature.
26:26Jamais,
26:28en matière d'information,
26:29sur une guerre,
26:33on avait été autant
26:34soumis à l'empire
26:35du mensonge.
26:36Et je vais sortir
26:37un document là-dessus
26:38qui est documenté.
26:41Julien fait allusion
26:42à la Défense civile.
26:44La Défense civile,
26:45maintenant,
26:45les bilans qu'on vous donne,
26:47ils sont...
26:47la source,
26:48c'est la Défense civile.
26:50Aujourd'hui,
26:50il y a eu 42 morts
26:51à Gaza,
26:53dont 92 enfants.
26:54C'est selon
26:55la Défense civile.
26:58Sauf que je prouve
26:59qu'il y a encore
27:01à peu près un an,
27:03Le Monde
27:03et d'autres journaux,
27:05France Info,
27:06quand ils disaient
27:08selon la Défense civile,
27:10entre parenthèses,
27:11administré par le Hamas.
27:13Seulement,
27:13le problème,
27:14c'est que quand vous dites
27:14administré par le Hamas,
27:16vous perdez de la crédibilité.
27:18Donc,
27:18au fur et à mesure
27:19que ces gens-là
27:20gagnaient une bataille médiatique
27:22qu'ils ne pouvaient pas perdre,
27:23ils se sont affranchis
27:25de cette déontologie minimale-là
27:27et maintenant,
27:28ils vous disent
27:28selon la Défense civile,
27:30il y a 12 morts.
27:32Ils mentent éperdument
27:33et Julien a parfaitement raison.
27:35Ils font croire
27:36que c'est Israël
27:37qui tire sur les centres
27:39de ravitaillement
27:40comme s'ils avaient
27:41même un intérêt politique.
27:42On oublie même l'humanité
27:43comme s'ils avaient
27:44un intérêt politique
27:45de tirer
27:45alors que c'est le Hamas
27:47qui tire sur ces pauvres gens.
27:48Vous avez un incident
27:49dont la presse française
27:50s'est fait très peu l'écho
27:52mais qui a été mise en exergue
27:53par la presse anglo-saxonne.
27:55Il y a quelques jours,
27:56on a présenté un bombardement
27:58avec une journaliste palestinienne
28:00qui était un symbole du combat,
28:03qui a été victime, etc.
28:04Et puis,
28:05on a découvert
28:05quelques heures après
28:06qu'elle était en train
28:07de se démaquiller.
28:09Elle était en train
28:09de rigoler
28:10parce que c'était
28:11un fake monté.
28:12Mais la presse anglo-saxonne
28:14l'a dit,
28:14la presse française
28:15elle a continué à dire
28:16qu'il y avait eu
28:16un massacre de population.
28:18Mais William a raison
28:20de dire que
28:20quand on suit ce conflit,
28:22indépendamment
28:23de ce qu'on peut penser
28:24du gouvernement israélien,
28:26de M. Netanyahou,
28:27du droit du peuple palestinien
28:28à avoir un État,
28:29etc.
28:30C'est un débat politique
28:31qu'il faut mener jusqu'au bout.
28:32C'est vrai qu'il y a
28:34un travail à faire
28:35parce que je crois
28:36que c'est la plus grande
28:37désinformation qu'on ait
28:38connue ces dernières années.
28:38Même la guerre du Golfe,
28:40où on nous avait expliqué
28:41les armes de destruction
28:42massive, etc.
28:44C'est rien à côté
28:45de ce à quoi on assiste
28:46depuis un an et demi.
28:46Nous sommes d'accord.
28:47Et puisqu'on parle
28:48du traitement médiatique,
28:48ça nous conduit vers
28:49le deuxième sujet,
28:50celui de cet amendement
28:51qui a été déposé
28:52le 25 juin dernier
28:52par des députés de gauche,
28:55notamment des députés
28:56écologistes,
28:57qui ont demandé
28:57dans cet amendement
28:59que les médias publics
29:00mènent, et je les cite,
29:02une réflexion éditoriale
29:03sur la place
29:03qu'occupent les faits divers
29:05dans la couverture
29:05de l'actualité.
29:07Ils accusent notamment
29:08certains médias,
29:09dont c'est news évidemment,
29:10de provoquer une panique morale
29:11autour de l'immigration.
29:13Ils reviennent sur
29:13deux drames
29:14qui se sont déroulés
29:15ces derniers mois.
29:16Le meurtre de Thomas
29:17à Crépole
29:18et le meurtre de Lola
29:19tué à Paris
29:19par une Algérienne
29:20sous OQTF.
29:22Gilles William Golnadel,
29:23vous vouliez particulièrement
29:23revenir sur cet amendement
29:25qui, à mon avis,
29:26vous allez nous dire,
29:26témoigne d'une certaine
29:28volonté de censure
29:29d'une partie de ce spectre politique.
29:31Moi, depuis que j'écris,
29:32je dis que l'extrême-gauche
29:34est le maître censeur
29:36par excellence.
29:37Comme ils ont perdu
29:38la bataille
29:38de la vérité,
29:41sous les coups de boutoir
29:42de la cruelle réalité,
29:44alors ils essayent
29:45évidemment de faire...
29:47C'est un peu Orwell,
29:48on est sous Orwell.
29:49Il faut cacher
29:50complètement la réalité.
29:51Donc cet amendement
29:53par Mme Autun,
29:55par Mme Rousseau,
29:57par M. Corbière,
29:59par M. Ruffin,
30:00il est invraisemblable.
30:01Et pourtant,
30:02la presse de gauche
30:03n'y a rien trouvé
30:05à redire.
30:05Il faudrait,
30:06il demande,
30:07il demande à France Inter
30:09et Consor,
30:10de faire attention
30:11avec les faits divers
30:12qu'on présente
30:14faussement
30:14comme des faits de société
30:15et qui sont instrumentalisés
30:17par la salle extrême-droite.
30:19Et il vous donne l'exemple
30:20de Crépol
30:21et de Lola.
30:24Mais par contre,
30:25ça ne les dérange pas
30:27de parler
30:28de l'assassinat
30:29de la mosquée,
30:30même si finalement,
30:32alors on a parlé
30:32d'islamophobie,
30:34il s'avère
30:35que l'assassin
30:36était un dément,
30:37ça ne les dérange pas
30:37de parler
30:38de l'affaire
30:39Adama Traoré,
30:40même si on voit
30:41que les faits...
30:42Ça, non.
30:43Ils ont l'esprit sélectif.
30:44Et ce qui est terrible,
30:45pardon,
30:45je termine là-dessus,
30:46ce qui est terrible,
30:48c'est qu'ils s'en prennent
30:49à l'audiovisuel
30:51de service public.
30:52Quelle injustice
30:53s'il y a vraiment
30:54des médias
30:55qui dissimulent,
30:57je les appelle
30:57les autorités
30:58d'occultation,
30:59les faits de société,
31:02ce sont vraiment
31:02ces médias-là.
31:03Et puis c'est sur
31:04le service public
31:05que deux journalistes
31:07ont été expliqués
31:08sur la 5
31:09dans l'affaire
31:10à propos de Thomas
31:11que le racisme
31:12anti-blanc
31:13n'existe pas.
31:15C'est sur la 5
31:16que M. Patrick Cohen,
31:18pour une fois,
31:18il a été même
31:19sévèrement sanctionné
31:21par le...
31:22Il a reconnu
31:22qu'il avait un poupet exuré.
31:24C'est M. Patrick Cohen,
31:25il a été sanctionné
31:27par l'Arcom,
31:28qui a dit effectivement
31:29non,
31:29les jeunes,
31:30ils avaient des couteaux,
31:31ils avaient des couteaux.
31:32Non,
31:33ils allaient s'amuser,
31:35ils allaient draguer des filles
31:36et finalement,
31:37ça a été monté en épingle.
31:38Donc vraiment,
31:40le racisme,
31:42l'audiovisuel
31:44de service public
31:45est totalement insoupçonnable
31:47puisqu'en vérité,
31:48il partage
31:49l'idéologie
31:50largement
31:51de ses maîtres-censeurs.
31:55Ce qui est terrible
31:57dans cet amendement,
31:59pour moi,
31:59qui a assisté
32:00au débat
32:00à l'intérieur de la gauche
32:01sur justement
32:01la montée de la violence,
32:02l'insécurité,
32:04et pour toute une partie
32:04de la gauche
32:05qui, au bout d'un certain temps,
32:06avait reconnu
32:07que ce n'était pas
32:08un sentiment d'insécurité
32:09mais une véritable insécurité,
32:11c'est la régression
32:11auquel on assiste.
32:13Pourquoi ?
32:14Parce que l'insécurité,
32:15elle frappe d'abord
32:16les plus pauvres.
32:18Elle ne frappe pas
32:18les plus riches.
32:19Ceux qui ont la capacité
32:20d'avoir des gardiens privés,
32:23des systèmes de sécurité,
32:25de contrôle,
32:25elle frappe les gens
32:27qui n'ont pas les moyens,
32:29qui sont obligés
32:29de prendre des transports
32:30en commun
32:30parce qu'ils travaillent
32:31très tôt le matin
32:32ou très tard le soir
32:33et qui sont soumis
32:34à l'angoisse
32:35de ce qui peut leur arriver.
32:36Elle frappe ses enfants
32:39qui viennent avec
32:39un blouson tout neuf
32:40où les parents
32:41se sont...
32:42Comment dire ?
32:44Ont travaillé très durement
32:46et qui va se faire agresser.
32:48C'est ça l'insécurité.
32:50Et comment des gens de gauche
32:51peuvent ne pas se rendre compte
32:52que les premières victimes
32:54de l'insécurité
32:55et de la violence,
32:55c'est d'abord
32:56ces populations-là
32:57et que les plus riches
32:58d'un certain point
32:59ils arrivent toujours
33:00à s'en sortir,
33:00à se protéger.
33:01Et c'est en ce sens-là
33:02que c'est criminel
33:04ce qu'ils sont en train de faire.
33:05Et alors,
33:05dire qu'il ne faut pas en parler,
33:08ce qui est terrible,
33:08vous voyez,
33:08c'est que ce sont des députés
33:10de quartiers populaires
33:11dans lesquels
33:11cette violence
33:12est permanente,
33:14dans lesquels
33:14notamment les narcotrafiquants,
33:16je pense notamment
33:16à Mme Autain,
33:17qui sait ce que ça veut dire
33:18le narcotrafic,
33:19qui sait ce que ça veut dire
33:20ces bandes
33:21qui terrorisent
33:21une partie de la population.
33:23Et on ne va pas en parler.
33:24On ne va pas en parler,
33:25c'est permettre
33:26aux narcotrafiquants
33:26de continuer
33:27à vivre
33:28grassement.
33:30Julien,
33:31vous savez bien
33:32qu'il y a un motif
33:34idéologique puissant
33:35et d'une certaine manière
33:37cohérent.
33:38Ces gens-là
33:39ont favorisé
33:41l'immigration,
33:43empêché largement
33:45les Français
33:47qui ne demandent pas mieux
33:50que d'être un peu libérés
33:51de cette immigration invasive.
33:53ils ont également
33:54désarmé
33:55d'une certaine manière
33:56la justice.
33:57Or,
33:58la tragique réalité,
34:01et ça,
34:01ils ne supportent pas
34:02la réalité,
34:03c'est le lien
34:04insécable,
34:06qu'on le veuille ou non,
34:07entre l'immigration
34:09et l'insécurité.
34:11Ce sont des médecins fous
34:12qui préfèrent
34:13casser le thermomètre
34:15pour arrêter la fièvre.
34:16Oui, mais en sachant
34:17qu'une partie
34:18des populations
34:18dites d'origine étrangère,
34:20dites immigrées,
34:21sont victimes
34:23et quand vous savez,
34:24moi j'aime bien ces gens-là,
34:25mais moi j'ai été élu
34:26pendant des années
34:26de quartiers très populaires
34:28et où la violence existait.
34:30Et j'avais toute une partie
34:31de la population
34:31qui me faisait confiance
34:32parce que justement,
34:33elle estimait que
34:34les autres qui me traitaient
34:35de gauche barbelée,
34:36c'est comme ça qu'ils m'appelaient,
34:37parce qu'ils me disaient
34:38heureusement que vous êtes là
34:38pour le dire
34:39et pour dire ce qui est
34:40en train de se passer.
34:41Et c'est en ce sens-là
34:41qu'il y a une coupure terrible
34:42parce que ce sont,
34:43excusez-moi,
34:44des petits bourgeois,
34:45voilà, c'est l'expression,
34:47qui ne savent pas
34:47la réalité que vivent
34:49les gens modestes.
34:50Oui, enfin,
34:51il est possible,
34:51je n'exclus pas
34:52votre explication,
34:54mais l'explication,
34:56elle est idéologique.
34:58Ces gens-là
34:58n'ont pas de bonnes intentions,
35:01ils n'ont pas de cœur,
35:02ils sont animés
35:03uniquement par une idéologie
35:05et tout le reste,
35:07ils s'en foutent.
35:08Oui, mais je maintiens
35:10qu'il y a une contradiction
35:11qui est terrible,
35:12c'est pour ça que je pense
35:13qu'il faut faire attention
35:14de ne pas dire
35:14qu'ils sont simplement liés
35:16au lobby pro-immigré,
35:17parce qu'il y a beaucoup
35:18aujourd'hui de gens,
35:19y compris immigrés,
35:20qui disent,
35:21nous, on en a marre
35:21et qui nous disent souvent
35:22d'ailleurs,
35:23dans les discussions
35:23que moi j'ai,
35:24vous êtes trop gentils,
35:25vous êtes trop gentils,
35:27il faut être plus dur que ça
35:28avec les voyous
35:29parce que nous,
35:29on travaille,
35:30on veut pouvoir travailler
35:31tranquillement,
35:31on veut que nos enfants
35:32puissent aller à l'école,
35:33s'insérer, s'intégrer
35:34et deviennent
35:35de bons citoyens.
35:36Mais M. Mélenchon,
35:38il veut encore importer
35:40davantage d'immigrés,
35:42il veut créoliser la France
35:43et tant pis
35:44si ça nuit
35:47aux immigrés
35:48honnêtes,
35:50sincères et travailleurs.
35:51Ils s'en foutent
35:51de ces gens-là.
35:52Je suis d'accord,
35:53mais c'est en ce sens-là
35:53d'ailleurs par exemple
35:54qu'il a rompu lui-même
35:55son alliance
35:56qu'il avait historique
35:57avec l'extrême-gauche
35:59allemande de Die Linke,
36:00parce que c'est
36:00l'extrême-gauche allemande
36:01de Die Linke
36:01qui a dit,
36:02en faisant ce que propose
36:03M. Mélenchon,
36:04nous portons un coup
36:05à ceux que nous voulons
36:06insérer et intégrer
36:07parce qu'ils sont eux
36:09les victimes de tout cela.
36:10C'est en ce sens-là
36:11qu'il y a un problème.
36:12Et c'est en ce sens-là,
36:14si je finis,
36:15que cette fameuse gauche radicale
36:18devrait être marginalisée
36:19par la gauche républicaine.
36:21C'est le contraire.
36:22Et c'est parce que justement,
36:24elle est en train
36:24de se couper
36:25de ses classes populaires.
36:26Parce que le grand mythe
36:27de Jean-Luc Mélenchon,
36:28c'était qu'il allait reconquérir
36:29les classes populaires.
36:30Il n'a rien reconquis
36:31des classes populaires.
36:32Au contraire,
36:33parce que ce type d'opposition-là
36:34amène que toute une partie
36:35des classes populaires,
36:36elle vote finalement
36:37pour le Rassemblement national
36:38parce qu'elles considèrent
36:40que le seul parti
36:41qui au moins parle
36:41de leurs problèmes,
36:42c'est eux.
36:43Comment vous expliquez
36:43cette différence
36:44entre les gauches en Europe
36:45et la gauche en France ?
36:46Parce que les gauches en Europe,
36:47pour certaines d'entre elles,
36:48se saisissent de ces sujets-là
36:49et n'ont pas de couteurs.
36:51Il y a effectivement aujourd'hui
36:52une coupure qui est en train
36:53de s'installer et qui est radicale,
36:54qui va du Danemark,
36:55qui va de l'Angleterre,
36:57et en Allemagne,
36:58qui est très forte.
36:59Voilà.
36:59Parce qu'ils n'ont pas Mélenchon.
37:01Ça, c'est le problème.
37:02Ils n'ont pas celui
37:03qui a théorisé
37:04la grande alliance historique
37:08et le logo des repuscules
37:11qu'ils représentent.
37:12Il y a une rupture
37:13entre la gauche républicaine
37:14et la France insoumise.
37:15Il y a une rupture aussi
37:16au sein du Parti socialiste
37:17sur la question du terme
37:18islamophobie.
37:19Et Julien Dray,
37:20vous voulez revenir là-dessus
37:20parce qu'il y a une tribune
37:21publiée ce dimanche
37:23dans les colonnes de Marianne
37:25et qui a été signée par,
37:27comme on pourrait les appeler,
37:27la ligne minoritaire
37:28du Parti socialiste,
37:30ceux qui ont perdu le Congrès,
37:31notamment Carole Delga,
37:32Jérôme Guède
37:33ou encore Nicolas Maillard-Rossignol,
37:35qui disent non,
37:35il ne faut pas reprendre
37:36à notre compte
37:36le terme d'islamophobie
37:38parce qu'il véhicule
37:39évidemment un message politique.
37:40D'ailleurs, jusqu'à présent,
37:41il n'était pas utilisé
37:41au sein du Parti socialiste
37:42et récemment,
37:43il a été mis de manière
37:45officielle dans un document.
37:47Moi, je pense que
37:48pour ses amis,
37:49parce que ce sont des amis,
37:50les camarades,
37:51il faut qu'ils tirent une leçon.
37:53Ça ne sert à rien
37:54d'être la minorité
37:55d'un parti
37:55qui court après
37:57Jean-Luc Mélenchon,
37:58quoi qu'en dise
37:58ce premier secrétaire
38:00qui est capable
38:00de faire un congé
38:01en disant
38:01on a rompu avec les filles
38:02et qui le lundi matin après
38:03dit
38:04mais on fera quand même
38:04des alliances municipales
38:05et tout le monde l'a compris.
38:06S'il n'y a pas,
38:07s'ils ne le rompent pas,
38:08s'ils continuent
38:09à faire des tribunes libres
38:09qui sont juste,
38:11s'ils continuent à dire
38:12mais on n'y arrivera pas
38:14et plus on fait ça,
38:16plus on conforte
38:16ce qui est terrible,
38:17c'est cette fusion,
38:19cette hégémonie culturelle
38:21et idéologique
38:22qu'a établie
38:22la France insoumise
38:23sur la gauche.
38:24Il faut une autre gauche
38:25et pour ça,
38:25il faut rompre.
38:27Je n'arrête pas
38:27de leur dire maintenant
38:28quitter.
38:29Il faut faire autre chose
38:30et il faut le faire
38:31avec courage.
38:32Comment vous observez
38:33ces débats
38:33au sein du Parti Socialiste
38:35Gilles-William ?
38:35De très loin.
38:37De très loin
38:38parce que je considère
38:39que le Parti Socialiste
38:42s'est radicalisé
38:43dans tous les sens du terme.
38:45C'est-à-dire
38:45qu'il s'est vraiment radicalisé,
38:46il est vraiment devenu
38:47d'extrême-gauche.
38:48Monsieur Olivier Faure
38:50n'a rien trahi du tout.
38:52Il est très honnête
38:53idéologiquement.
38:54Il a toujours été
38:55quand vous regardez
38:56les choses,
38:57je ne vois pas de différence
38:58avec Monsieur Mélenchon
38:59en vérité.
39:00Donc il n'y a pas
39:01de trahison.
39:02Il s'est auto-trahi
39:05parce qu'au départ
39:05il était,
39:06moi je l'ai connu,
39:07il était ce qu'on appelait
39:08rocardien
39:08et donc il était
39:09plutôt à la droite
39:10du parti.
39:11Il était un des meilleurs
39:12soutiens au début
39:13du gouvernement Hollande
39:14de Jean-Marc Ayrault
39:15puisqu'il travaillait,
39:16il avait son siège
39:16de député
39:17et en plus son bureau-là.
39:18depuis que je l'observe
39:20déjà depuis que j'ai débattu
39:22avec lui il y a quelques années
39:23je n'ai pas vu changer.
39:25Il s'est radicalisé.
39:26Vous avez raison
39:27parce qu'il applique
39:28clairement le principe
39:29de l'existence
39:30détermine la conscience
39:31comme pour lui
39:32pour être député
39:32il a besoin
39:33de la France insoumission
39:33il est battu
39:34donc il passe
39:35sous les fourches codines
39:36de la France insoumission.
39:36Et je disais
39:37qu'il s'est radicalisé aussi
39:38parce qu'il est en passe
39:39de suivre les traces
39:41du parti radical
39:43qui était un très grand parti
39:44et qui a pratiquement
39:46aujourd'hui
39:48disparu.
39:49Mais moi j'ai un problème
39:50de principe
39:52j'estime que les gens
39:53je ne dis pas du couteau
39:55qu'il n'y a pas de la place
39:55encore pour la vraie
39:56la gauche
39:57la gauche
39:58tout à fait honorable
39:58je ne dis pas ça
39:59mais les gens
40:00pour moi
40:01les gens qui
40:02un temps de raison
40:04ou de déraison
40:05ont signé
40:06le même papier
40:08avec monsieur Mélenchon
40:09se sont définitivement
40:11déshonorés à mes yeux
40:12c'est tout.
40:13C'est vous-même que l'heure
40:13de la rupture est venue
40:14le seul acte de rédemption
40:16qu'ils ont à faire
40:18c'est de dire
40:18on s'en va
40:19et on fait autre chose
40:20et vous verrez
40:20que des millions de gens
40:21se lèveront en ce moment-là
40:22en disant
40:22enfin il y a une alternative
40:24à gauche sérieuse.
40:25On verra ça
40:26dans les prochains jours
40:27prochaine semaine
40:27il nous reste un peu moins
40:28de trois minutes
40:28simplement une question
40:29parce que ça nous a animé
40:30un peu ce matin
40:31est-ce que vous voterez
40:33pour Emmanuel Macron
40:34en 2032 ?
40:35Vous avez vu qu'il a
40:35commencé à tabler sur l'avenir
40:37il envisage
40:38il met des petits
40:39dissimines des petits messages
40:41j'hésite encore un peu
40:42vous hésitez encore un peu
40:43oui
40:43Non mais c'est intéressant
40:44quand même
40:44que le président de la République
40:46se projette aussi loin
40:47on n'est même pas encore
40:47à 2027
40:48que déjà
40:49il laisse planer
40:50une sorte de doute
40:51Moi je pense surtout
40:52qu'il apportait un coup terrible
40:53à M. Attal
40:54et que la manière
40:55dont il s'est invité
40:56alors qu'il n'était pas prévu
40:57à seconder
40:57il n'avait qu'un but
40:58c'est d'empêcher
40:59M. Attal
41:00de prendre son envol
41:01et de pouvoir déclarer
41:02qu'il est candidat
41:02quant à 2032
41:04c'est bien
41:05parce que
41:06ça prouve que
41:07Emmanuel Macron
41:08croit encore au Père Noël
41:09c'est beau de croire
41:10encore au Père Noël
41:11Oui parce que son bilan
41:12est quand même pas
41:13voilà
41:13on le commande souvent
41:14alors l'idée c'est pas
41:15d'accabler le président
41:16de la République
41:16mais vous pensez quand même
41:18qu'il pourrait être tenté
41:19être appelé à revenir
41:21après moi le déluge
41:22être rappelé aux responsabilités
41:24franchement
41:25ce serait mépriser
41:27l'intelligence
41:29et la mémoire des français
41:30que de le penser
41:31bon Julien
41:32vous aviez un dernier message
41:33que vous avez passé
41:34oui je vous l'ai dit au téléphone
41:35il vous reste une minute trente
41:36vous savez avant
41:37quand j'étais jeune
41:38il y avait un truc
41:38qui s'appelait
41:38le bureau de vérification
41:39des publicités
41:40et normalement
41:41ce bureau était chargé
41:42de nous dire
41:42qu'est-ce qui était
41:42bien ou pas bien
41:43et moi qui suis un peu
41:45enrobé comme on dit
41:46ah bon ?
41:47oui oui
41:47c'est pas grave
41:48il y a quelque chose
41:49j'ai un ami à moi
41:50qui est docteur
41:50qui a un docteur
41:52très fort là-dessus
41:53qui est prête à faire un livre
41:54j'en ai assez
41:55mais vraiment assez
41:56de toutes ces pubs
41:57on sait tout savoir
41:58parce qu'on vous dit
41:59elles sont bien faites
42:00ça dure 7-8 minutes
42:01sur internet
42:02on vous explique
42:02que vous allez prendre
42:03tel produit
42:04vous allez faire
42:04du yoga sur chaise
42:05que vous allez prendre
42:06maintenant tous les matins
42:07et vous allez maigrir
42:08j'en ai essayé plusieurs
42:09pour être honnête
42:09et à chaque fois
42:10je suis planté
42:10donc je me dis
42:11et j'ai appelé mon copain
42:12docteur Charlie Cohen
42:13j'ai dit maintenant
42:14fais-moi un livre
42:15s'il te plaît
42:15puisque le BVP
42:15fait son travail
42:16fais-moi un livre
42:17pour dire qu'il y en a marre
42:18parce que c'est du vol
42:19le message est passé
42:21moi je crois
42:22à l'effet placebo
42:22oui
42:23parce que lui
42:24il n'est pas enrobé
42:25je prends des pilules
42:27de l'oméga 3
42:29je suis un pigeon
42:31total
42:32moi aussi le matin
42:33un pigeon ou un cormorant
42:34du zin
42:35je ne sais pas quoi
42:36non non
42:37ça a été un plaisir
42:38de partager cette émission
42:39avec vous messieurs
42:40on se retrouvera
42:41la semaine prochaine
42:42pour un nouveau face à face
42:43et moi je vous donne rendez-vous
42:44dans quelques minutes
42:44pour l'heure des pro 2
42:45sur l'antenne de CNews
42:46à tout de suite
42:47voilà
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