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Les Vraies Voix avec Emile Leclerc, directeur d’études chez Odoxa.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-06-24##

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News
Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04On est quand même dans un pays où on peut mourir parce qu'on est policier, parce qu'on est professeur, parce qu'on prend un verre sur une terrasse.
00:11Moi j'ai l'impression que ça a toujours été comme ça.
00:12Pourtant une femme qui prend le métro tous les jours, je suis assez souvent confrontée à ce genre de choses.
00:17Ce qui m'inquiète c'est pas cette insécurité, c'est l'inquiétude qu'elle génère.
00:20Et c'est plus ce sentiment d'insécurité qui m'inquiète qu'un véritable danger qu'on courait à se promener aujourd'hui en France.
00:26L'insécurité, ce n'est pas un ressenti, c'est une réalité vécue.
00:30C'est ça complètement hallucinant qu'on utilise encore ce terme de sentiment d'insécurité.
00:35Dans ce cas-là, pourquoi on manque de place de prison ?
00:39Vous êtes donc 91% à penser que l'insécurité a augmenté ces dernières années selon ce sondage Odoxa.
00:4462% d'entre vous se disent régulièrement en insécurité et c'est 5 points de plus qu'il y a un an.
00:51Alors parlons vrai, est-ce que ce sondage Odoxa pour Figaro et Groupe Goron permet de sortir du déni de certains sur l'insécurité ?
00:59A cette question, forte hausse du sentiment d'insécurité.
01:02Conseil constitutionnel, CEDA, Justice, sont-ils des freins à la lutte contre l'insécurité ?
01:07Vous dites oui à 96%.
01:09Vous voulez réagir ?
01:11Zach et les vrais voix attendent vos appels au 0826 300 300.
01:15Bonjour Emile Leclerc, vous êtes directeur d'études chez Odoxa.
01:18Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:19Philippe Bilger, on peut dire évidemment qu'il y a au sens banal un sentiment d'insécurité
01:26mais qui repose sur une réalité traumatisante au quotidien d'une augmentation des délits et des crimes.
01:36L'insécurité augmente.
01:38Alors, est-ce qu'on peut dire que les instances que vous avez citées dans votre question
01:44sont des freins à la lutte contre l'insécurité ?
01:48Je ne le dirais pas comme ça.
01:51Mais ce que je constate tout de même, c'est qu'il y a une sorte de parallélisme absurde
01:56entre les structures juridictionnelles, quelles qu'elles soient,
02:01qui sont appuyées sur un état de droit totalement abstrait
02:05et déconnectées d'une réalité nationale et évidemment l'augmentation de l'insécurité, délits et crimes
02:15qui préoccupent la population et dont ces instances ne semblent pas se préoccuper.
02:22Meilleur exemple, la récente décision du Conseil constitutionnel pour les mineurs délinquants.
02:29Jean-Michel Fauvert, qui en connaît un rayon en termes d'insécurité, comme ancien patron du RAID.
02:34Oui, alors, sur le sentiment d'insécurité d'abord, il y a deux assertions à ce mot-là.
02:39Le sentiment d'insécurité, ça peut passer comme
02:41« Ouais, vous croyez être en insécurité en fait, vous exagérez, etc. »
02:45Ça, c'est la mauvaise interprétation et celle qui est rejetée par un certain nombre de politiques qui se défendent de ça.
02:53La deuxième chose, c'est que l'insécurité réelle produit un sentiment d'insécurité, le sentiment de la peur.
03:00Et c'est de ça qu'on parle.
03:02Et aujourd'hui, effectivement, je pense qu'il y a un certain nombre de magistrats,
03:07et en particulier le Conseil constitutionnel en sabrant totalement la dernière loi Attal sur l'insécurité des jeunes
03:18et sur les quelques réponses qu'il y avait à cette insécurité-là.
03:22Il prouve qu'il est complètement hors-sol, qu'il n'écoute pas les Français,
03:25que les juges peuvent se permettre à un certain moment de détricoter le travail des parlementaires
03:32qui, eux, ont été élus par la population et qui sont les représentants de la population.
03:37Il n'y a rien à ajouter sur ce qui a été dit.
03:40Moi, j'ai un ami très proche qui est policier.
03:42Il me raconte que leur travail, ils ont l'impression que ça ne s'arrête jamais
03:45puisqu'ils attrapent quelqu'un qui les relâchait le lendemain, etc.
03:47Moi, je parlerais juste de ce qui me concerne.
03:49C'est le logement, l'immobilier, c'est mon métier.
03:51Et en fait, on sait aussi que la métropolisation, c'est-à-dire concentrer les gens,
03:55ça crée de l'insécurité. C'est prouvé.
03:57Donc aujourd'hui, c'est ville, Paris, Lyon, Marseille, Grenoble,
03:59où on ne veut plus une maison individuelle, où on ne veut plus étendre la ville.
04:03Ça crée de l'insécurité.
04:04Je rajouterais, vous savez que la ZFE, j'ai vraiment combattu les ZFE,
04:08parce que les transports en commun,
04:09pardon, zone à faible émission, qui interdisait les voitures dans les centres-villes,
04:13parce que les transports en commun sont des lieux d'agression pour les femmes.
04:15Ma fille de 16 ans, je ne veux pas qu'elle rentre en transport commun quand il fait nuit.
04:19Et moi-même, à 4h du matin, je veux rentrer en voiture.
04:21Donc on peut aussi aller plus loin que la cour de justice, etc.
04:24Mais est-ce que les politiques qu'on a sur la circulation,
04:27éteindre l'éclairage public la nuit pour des économies d'énergie,
04:31c'est dangereux pour les femmes.
04:32Donc toutes les politiques, moi je le vois à Montpellier...
04:34C'est même dangereux à tous les niveaux,
04:35parce que moi j'avais les stats quand je travaillais en l'éclairage public,
04:38si on éteint, il y a plus de cambriolages d'agressions,
04:40et pas seulement de femmes.
04:41Moi je le vois à Montpellier...
04:41Il y a des gens qui chutent de notre âme.
04:43Je le vois à Montpellier, où l'insécurité explose avec notre maire actuelle.
04:46On a le même problème à Montpellier, comme dans toutes les villes tenues par la gauche.
04:48Là c'est de la fosse à Montpellier, mais c'est Lyon, c'est Grenoble, c'est pareil.
04:51Où les décisions en matière d'urbanisme aggravent encore l'insécurité.
04:55Donc le problème est vraiment idéologique et politique,
04:57et pour moi il a tous les niveaux.
05:00Nous sommes en compagnie d'Émile Leclerc, directeur d'études chez Odoxa.
05:04Les chiffres sont quand même durs.
05:0691% des Français pensent que l'insécurité a augmenté ces dernières années.
05:1062% pensent que leur sécurité est mal assurée.
05:13On a l'impression qu'on est face à un mur face auquel on ne sait pas quoi faire.
05:19Oui effectivement, je rebondirai rapidement sur ce qui vient d'être dit.
05:22Effectivement, il y a deux choses, on parle souvent du sentiment d'insécurité,
05:27qui correspond peu ou prou à la question qu'on pose dans notre enquête.
05:30Vous arrive-t-il de vous sentir en insécurité ?
05:32Effectivement, on a 62% des Français qui nous disent ressentir ce sentiment,
05:37que ce soit souvent ou de temps en temps.
05:39Mais on a aussi posé la question sur du concret.
05:42Est-ce que sur le territoire français, on a déjà été victime de harcèlement,
05:46de cambriolage, d'agression physique, etc.
05:48Et là, il y a un certain parallélisme, puisque 61% des Français nous disent en avoir été victime.
05:54Première chose.
05:55Et deuxième chose sur laquelle je voulais réagir,
05:59effectivement, quand vous parlez de métropolisation,
06:03quand on interroge les Français sur les endroits dans lesquels ils se sentent le plus en insécurité,
06:10ce qui arrive en tête, c'est les quartiers sensibles,
06:12les transports publics arrivent en deuxième position,
06:14et les grandes villes, de manière générale, arrivent en troisième position.
06:16Donc, effectivement, il y a ce sentiment général qui correspond au-delà du sentiment,
06:21puisque ça peut être à la fois du sentiment,
06:24et puis de l'insécurité concrète quand on a été victime d'un acte,
06:29que ce soit d'un cambriolage, d'une agression,
06:31ou parfois même d'un certain harcèlement dans la rue.
06:35Allez, on passe au 0826 300 300.
06:37Un petit mot avec Frédéric, qui nous appelle de Blagnac.
06:39Frédéric, votre avis sur ce sujet ?
06:42Mon avis est assez partagé.
06:44C'est-à-dire que moi, je n'avais pas le sentiment d'insécurité,
06:46que je me déplaçais en voiture,
06:48et que j'allais de mon domicile à mon travail,
06:50et qu'en fait, je ne fréquentais pas ce que je pourrais qualifier de la vraie vie.
06:54Et depuis quelque temps, j'ai repris un peu les transports en commun,
06:58que ce soit en région parisienne ou en région toulousaine,
07:01et là, on s'aperçoit qu'il y a quand même deux poids, deux mesures.
07:04On rentre dans la vraie vie.
07:06Et je pense que nos hommes politiques sont un peu décalés de tout cela, quoi.
07:09C'est-à-dire qu'ils ne ressentent pas véritablement ce qui se passe sur le terrain.
07:12Faites un petit tour, ne serait-ce qu'aux urgences un soir,
07:15et vous allez voir aussi le sentiment d'insécurité qu'ont nos infirmières,
07:19qui sont obligées même de se protéger maintenant,
07:22derrière des barrières quand ils reçoivent les gens.
07:23Donc il y a un réel, réel, réel sentiment.
07:26Et je pense que ça passe également...
07:28Nous avons sacrifié deux ou trois générations
07:30parce qu'on a supprimé l'éducation civique.
07:33On va peut-être aussi reparler du service militaire
07:36qui a apporté aussi son petit flot de respect de la République,
07:40plein de petits sentiments, une démobilisation des parents également.
07:43Et moi qui ai 64 ans, c'est peut-être nous
07:45qui avons sacrifié deux ou trois générations
07:48parce que le wokisme, etc., nous disait
07:50« Mais non, il faut faire autrement. »
07:51Et en fin de compte, on s'aperçoit qu'il n'y a plus de racines,
07:53il n'y a plus de fondements.
07:55Et en fin de compte, on s'aperçoit que même quand on fait
07:57une fête de la musique,
07:59ça part en incivilité,
08:01ne serait-ce que dans les déchets
08:03que les gens laissent dans les rues
08:04alors qu'ils pourraient très bien les ramasser.
08:06Allez, restez avec nous Frédéric.
08:07On prend Samy dans deux secondes.
08:09Jean-Michel Fauverg.
08:10Oui, je suis globalement d'accord avec ce qu'a dit Frédéric.
08:12Mais je ne peux pas m'empêcher de le reprendre.
08:15Excusez-moi Frédéric, sur une petite chose.
08:17Vous dites les hommes politiques.
08:18Là, en l'occurrence, ça ne sont pas les hommes politiques.
08:21Ce qui a été détruit par le Conseil constitutionnel,
08:23ça a été voté par les hommes politiques
08:25pour aller vers plus de sécurité.
08:26Donc à un certain moment, il faut véritablement se rendre compte
08:29qu'il y a tout un système de contre-pouvoir
08:30qui empêche l'homme politique d'aller vers là où il veut aller.
08:34Et ça, c'est important à savoir.
08:35Philippe Bilger, je voulais demander à notre invité...
08:40Émile Leclerc.
08:41Émile Leclerc.
08:42Émile Leclerc.
08:45Est-ce que dans les évaluations,
08:47les enquêtes que vous faites,
08:49est-ce que vous sentez que les Français
08:51seraient favorables
08:53à une modification de l'état de droit ?
08:57Vous voyez, j'ai l'impression
08:59qu'ils déplorent l'insécurité,
09:02mais que jamais ils ne s'interrogent
09:04sur les armes dont l'état dispose.
09:07Est-ce que c'est une question qu'ils se posent ?
09:09Alors, pas tant sur l'état de droit,
09:12parce que dans une enquête spécifiquement
09:15pour le CNB,
09:17qui est le Conseil National du Barreau,
09:18on avait justement questionné les Français
09:20sur leur connaissance de l'état de droit
09:21et on se rendait compte qu'ils le connaissaient assez mal.
09:23En revanche, régulièrement dans les enquêtes,
09:26on propose des mesures qui sont plus sécuritaires,
09:30plus dures, plus fermes.
09:31Et c'est vrai que systématiquement,
09:33vous avez à minima les deux tiers des Français,
09:35et parfois beaucoup plus,
09:37qui soutiennent des réformes beaucoup plus sécuritaires.
09:39Donc, pour vous répondre,
09:41si la question, c'est de savoir
09:43si les Français veulent davantage de fermeté
09:46dans les mesures qui sont mises en place
09:48et dans la loi,
09:49la réponse est oui.
09:51Allez, Samy, Oserius 126-300-300,
09:53qui est avec nous.
09:53Bonsoir, Samy.
09:54Bonsoir, Samy.
09:56Bonsoir, merci.
09:57Bonsoir à tous.
09:58Je rejoins ce que disait Frédéric
10:00et ce qui s'est dit actuellement
10:02dans les impôts un peu partout.
10:06On voit sur le terrain,
10:07il n'y a plus de discipline,
10:10il n'y a plus de civisme,
10:11il n'y a plus de sympathie,
10:13il n'y a plus de courtoisie.
10:14Ça ne va pas du tout.
10:16Je ne sais pas.
10:16Je ne vais pas non plus exagérer.
10:18Je n'ai pas envie de faire pleurer tout le monde,
10:20mais c'est ce qu'on voit,
10:21c'est ce qu'on constate.
10:22Il n'y a plus de civisme,
10:23même entre conducteurs sur la route,
10:26que ce soit dans les transports en commun.
10:27ça ne va pas du tout.
10:29Je ne sais pas ce qui se passe.
10:31Je ne sais pas.
10:32Samy, on peut vous poser une question ?
10:33Vous avez quel âge ?
10:35Alors moi, j'ai 42 ans.
10:37Est-ce que vous avez vu,
10:38sur les 20-25 dernières années,
10:39la situation empirer dans ce domaine
10:41ou dans différents domaines ?
10:43Mais complètement.
10:44C'est complètement dégradé.
10:45Je le dis tout le temps.
10:46À chaque fois qu'on discute avec des voisins,
10:49pas loin d'hier,
10:50je disais,
10:50tiens, tu te souviens,
10:51avant, il y avait...
10:52Alors moi, dans ma petite ville,
10:53il y avait la carnesse,
10:56c'était une petite fête
10:58pour ramasser un petit peu d'argent,
11:02pour refaire les travaux dans l'église,
11:04etc.
11:05Et puis, il y avait tous les villages
11:08qui étaient là,
11:09peu importe leurs origines,
11:10il y avait du civisme,
11:11il y avait une bonne ambiance.
11:14Et bien, ça s'est perdu.
11:15Beaucoup de gens...
11:16Alors moi, je ne veux pas...
11:17Oui, l'atmosphère était plus légère,
11:18c'est ce que vous voulez dire.
11:19Voilà, voilà.
11:20Donc ça s'est dégradé.
11:21Il y a beaucoup de...
11:22Alors, excusez-moi,
11:23je vais peut-être être un petit peu méchant,
11:25mais il y a beaucoup de nouveaux arrivants,
11:26de nouveaux migrants
11:27qui ne se sont pas intégrés, malheureusement,
11:30et qu'ils imposent leur façon de vivre,
11:32leur culture à eux,
11:34et ils ne veulent pas respecter la France.
11:35Et malheureusement,
11:36voilà ce qui se passe en France maintenant.
11:38Alors, il y a un truc qui est intéressant,
11:39ce que disait tout à l'heure Bérangère,
11:41du but sur les femmes.
11:42Est-ce que vous avez ce sentiment,
11:43Philippe Bilger,
11:44d'être en insécurité,
11:45vous,
11:46ou Philippe David,
11:48ou Jean-Michel Fauvert ?
11:49Jean-Michel, vous êtes policier,
11:50mais...
11:51Non, mais je comprends.
11:52Ce n'est pas parce que vous êtes policier,
11:53que vous n'avez pas ce sentiment un peu compliqué.
11:56Vous avez raison, Cécile,
11:57parce qu'on peut admettre
11:59la montée de l'insécurité,
12:01elle est claire.
12:02Il n'y a que les malades
12:03qui la contestent.
12:05Mais on peut personnellement
12:07ne pas avoir peur.
12:09Le sentiment d'insécurité...
12:10Moi, j'ai été agressé il y a des années
12:13lors d'une fête de la musique.
12:15J'ai mal vécu le moment
12:17où j'avais un couteau sur la gorge.
12:19Mais ça ne m'a pas créé
12:21un sentiment d'insécurité
12:22par la suite.
12:23Mais est-ce que vous sentez quand même
12:24que le pays est en tension ?
12:26Est-ce que les gens sont en tension ?
12:27Ah, mais il y a beaucoup de gens
12:27qui pensent qu'à ça.
12:28Oui, Philippe ou Jean-Michel Fauvert ?
12:30La question serait,
12:31est-ce que vous avez peur
12:32à titre personnel ?
12:33Moi, je pense qu'à mon âge,
12:34par exemple,
12:34je risque beaucoup moins
12:35que des gamines de 16 et 18 ans.
12:36Donc aujourd'hui,
12:37quand je prends le tram,
12:38je n'ai pas peur.
12:39Est-ce que j'ai peur ?
12:40Et on a peur pour nos enfants différemment.
12:41Mais vous êtes beaucoup
12:42plus vigilante qu'avant.
12:43Ah, mais moi,
12:44je suis très vigilante.
12:46Et dans tous les cas,
12:46on est toujours aujourd'hui
12:47en état d'alerte
12:48et on le voit.
12:49Je m'en rends compte
12:49quand je vais dans des villages
12:50en vacances,
12:51à la campagne,
12:52où d'un coup,
12:53j'ai mon niveau de vigilance
12:54qui relâche complètement.
12:56La métropolisation,
12:57malgré tout,
12:57c'est vrai,
12:58les grosses villes
12:58restent un lieu d'hypervigilance.
13:00Jean-Michel Fauvert ?
13:01Moi, je n'ai pas de problème particulier
13:02de ce point de vue-là.
13:04Mais pas parce que
13:05je n'ai pas peur,
13:06en fait,
13:07je suis comme tout le monde.
13:08Mais surtout,
13:09parce que depuis très longtemps,
13:11et en tant que policier,
13:12et depuis très très longtemps,
13:12j'ai des réflexes
13:15de vigilance.
13:16J'essaye de voir
13:17ce qui se passe autour de moi.
13:19Je ne suis pas tout le temps
13:20les yeux collés
13:21à mon téléphone.
13:23Aujourd'hui,
13:24on a un phénomène entonore.
13:26On ne voit pas arriver les choses.
13:27Les phénomènes de vigilance,
13:28ça me permet d'anticiper,
13:30de changer de trottoir.
13:31Et ça, c'est important.
13:34Et là, Jean-Michel,
13:34tu as fait raison.
13:35Moi, j'ai fait du Krav Maga
13:36à l'époque.
13:36Tous mes enfants
13:37ont fait des sports de combat petit.
13:38J'ai toujours les deux mains libres
13:39dans les transports en commun
13:40et qu'un sac en bondoulière
13:41si je me fais agresser.
13:42Je ne tiens jamais mon téléphone
13:43quand je suis près de la porte.
13:45Je me mets le dos au mur.
13:46C'est vrai que quand il y a un souci,
13:48je me mets les deux jambes écartées
13:49pour la trottoir.
13:50Moi, dans les restants,
13:50je suis toujours face à la sortie.
13:51C'est ce que m'a appris
13:52le Krav Maga et la boxe.
13:54C'est vrai que dans la posture,
13:55je suis d'accord,
13:56il y a des attitudes aujourd'hui
13:57qui font que peut-être
13:58on est moins une cible aussi.
13:59Emile Leclerc,
14:00directeur d'études
14:01chez Odoxa.
14:03Oui, je voulais réagir
14:04à deux éléments
14:04dont vous avez parlé.
14:06Dans cette enquête,
14:06spécifiquement,
14:07on a interrogé,
14:08au-delà des Français
14:09pris dans leur ensemble,
14:10des jeunes,
14:11en particulier des jeunes,
14:12quand j'entends jeunes,
14:13c'est de 12 à 24 ans.
14:14Et quand je vous disais tout à l'heure
14:15que vous aviez 61% des Français
14:17qui avaient été victimes
14:18d'au moins un fait,
14:19que ce soit du harcèlement,
14:20d'un cambriolage,
14:21d'une agression physique,
14:22etc., etc.,
14:23on est quasiment au même niveau
14:25chez les jeunes
14:26de 12 à 24 ans,
14:27alors même qu'ils ont
14:28une expérience de la vie
14:29qui est beaucoup plus courte.
14:31On a 57% d'entre eux
14:32qui ont été victimes de ça.
14:35Et deuxième élément
14:37sur lequel je voulais réagir,
14:38vous parliez de cours
14:40de Krav Maga,
14:41on a interrogé les Français
14:42aussi sur leur défense.
14:43Alors, il y a les défenses
14:43du domicile,
14:44les digicodes, etc.,
14:45tout ça, on voit que
14:46c'est en augmentation.
14:48Et puis, on voit aussi
14:48que les Français s'arment,
14:50entre guillemets,
14:51de plus en plus,
14:51que ce soit d'une bombe lacrymogène.
14:53Vous avez 16% des Français
14:54qui nous disent avoir
14:55une bombe lacrymogène,
14:5913% qui ont suivi
15:01des cours d'autodéfense
15:02et 12% qui nous disent
15:03avoir une arme de défense.
15:05Donc ça, ça représente
15:05beaucoup de monde au total.
15:07Au total, ça fait 27%
15:09des Français
15:09qui nous disent
15:10avoir une forme
15:12de protection personnelle
15:13avec eux.
15:14Frédéric est avec nous
15:15de Blagnac.
15:16Frédéric, vous avez donné
15:17votre avis il y a quelques instants,
15:18mais est-ce que vous avez eu,
15:19vous, vous avez été
15:20face à un événement
15:22ou vous avez subi
15:23quelque chose aussi ?
15:25Oui, bien sûr, bien sûr.
15:25Lorsque j'habitais notamment
15:26dans le sud-est à Marseille,
15:29bien sûr,
15:30que ce soit
15:30vol à la portière
15:32ou agression physique,
15:33mais ça s'est vraiment dégradé.
15:36Notre ami Philippe,
15:38la vie,
15:38on est à peu près
15:39des mêmes générations.
15:40Lorsqu'on était gamin,
15:40on faisait des bêtises,
15:42même en cyclomoteur,
15:43mais un agent de police
15:44nous arrêtait,
15:45on s'arrêtait,
15:46on s'excusait.
15:47Et maintenant,
15:48ce n'est plus possible.
15:50Maintenant,
15:51on fonce sur le policier
15:52et c'est 100 euros
15:53ou 150 euros d'amende
15:54si vous le renversez,
15:55comme à Strasbourg.
15:55Voilà,
15:56on faisait des bêtises
15:56dans un bus ou autre,
15:57le chauffeur nous discutait,
15:59bon,
15:59on se remettait d'équerre.
16:01Et aujourd'hui,
16:02au contraire,
16:02on l'agresse.
16:03Donc il y a vraiment,
16:03vraiment,
16:04depuis quelques années,
16:05une augmentation
16:06d'incivilité.
16:07Il n'y a plus de limites.
16:08Il n'y a plus de respect,
16:09il n'y a plus de limites.
16:10Est-ce que ce sont
16:11les réseaux sociaux ou autres,
16:12mais il n'y a plus de limites ?
16:13Jean-Michel Fauverg,
16:14il y a aussi une recrudescence
16:15du nombre d'abonnements
16:16à des stands de tir.
16:19On sent que
16:19ça s'accélère aussi, ça.
16:22Oui,
16:22cette pseudo-psychose
16:24qui n'en est pas une,
16:25qui est un vrai sentiment
16:26de,
16:26alors non pas d'insécurité,
16:27mais moi je dirais
16:28un sentiment de peur.
16:29Ce sentiment de peur,
16:30effectivement.
16:31Les home jacking,
16:32enfin tout ça.
16:33Oui,
16:33ça pousse un certain nombre
16:34de personnes
16:35à faire un certain nombre
16:36de choses,
16:36à être prêts,
16:37à être aware,
16:38comme disait
16:39Jean-Claude Van Damme.
16:40Jean-Claude Van Damme.
16:41Si jamais
16:42il arrive quelque chose,
16:43alors effectivement
16:43les clubs de tir,
16:44les clubs de salle défense,
16:46le Krav Maga,
16:47d'autres sports de combat
16:48ou autre chose,
16:49tout simplement,
16:51essayer d'être éveillé,
16:55de voir ce qui se passe autour,
16:56de ne pas être concentré
16:58uniquement sur son portable.
17:01Je dis ça
17:01parce qu'il y a beaucoup,
17:03beaucoup,
17:03beaucoup d'agressions,
17:05soit pour voler les portables,
17:07soit parce qu'on est concentré
17:08sur le portable
17:08et qu'on ne voit pas
17:09ce qui se passe autour.
17:10Émile Leclerc,
17:11dernière petite question,
17:12vous qui êtes directeur
17:12de cette étude
17:13chez Odoxa,
17:14est-ce que c'est la même chose
17:15chez les femmes
17:15que chez les hommes,
17:16en fait ?
17:17Est-ce qu'on est plutôt
17:18sur la même tendance ?
17:20Sur le sentiment d'insécurité,
17:22il est un peu plus élevé,
17:23effectivement,
17:23chez les femmes.
17:24On a 67% des femmes
17:25qui nous disent
17:26sentir souvent
17:27ou de temps en temps
17:28en insécurité.
17:29Pour 55% des hommes,
17:30il y a un écart,
17:32mais ça veut dire quand même
17:32que ça concerne
17:33une grande partie
17:34de la population
17:35et ça concerne,
17:36contrairement à ce
17:37qu'on pourrait penser aussi,
17:38petite surprise,
17:39dans ces enquêtes
17:40qu'on voit au fil du temps,
17:42c'est que ça concerne
17:43souvent plus les jeunes
17:44que les plus âgés.
17:46On entend souvent
17:46que ce sont les retraités
17:47qui ont peur de tout,
17:48etc.
17:49Eh bien non,
17:50ce n'est pas vrai,
17:50ce n'est pas ce qu'on constate
17:51dans les sondages.
17:52Aussi, ça s'explique,
17:53parce que les jeunes
17:54sont dans leur quotidien
17:55davantage confrontés
17:56à des situations risquées.
17:58Merci en tout cas Émile Leclerc
18:00de s'avoir expliqué
18:01ce sondage
18:02sur le sentiment d'insécurité
18:05en France,
18:06directeur d'études
18:07chez Odoxa.
18:08Bon, venez quand vous voulez.
18:09Merci beaucoup.
18:10Merci à vous.
18:10Frédéric, on vous gagne.
18:11On vous gagne.
18:12Non.
18:13Ah, il y a peut-être
18:13un lapsus là-dedans.
18:14On vous gagne,
18:15je ne sais pas.
18:16Il y a peut-être...
18:16C'est étonnant,
18:17le bilger,
18:17il ne s'est déjà appelé
18:18à la fricherie.
18:18Le père, le père.
18:20Est-ce que ça veut dire
18:21qu'on connaît déjà le résultat ?
18:22Non.
18:23C'est juste un lapsus.
18:24On connaît peut-être
18:24le résultat.
18:26Peut-être.
18:27On ne sait pas.
18:27Frédéric, en attendant,
18:28vous restez avec nous.
18:30Dans un instant,
18:30le qui sait qui
18:31qu'il a dit.
18:31Merci votre fidélité
18:32au vrai voie.
18:33On revient dans un instant.
18:35Sud Radio,
18:36votre attention
18:37est notre plus belle récompense.
18:39Merci de nous écouter
18:40sur Sud Radio.
18:40Non, c'est normal
18:41parce que vous êtes
18:42une radio sympa,
18:44diversifiée et tout.
18:45Donc, c'est très bien.
18:46Sud Radio,
18:48parlons vrai.
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