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“Parole d’Écopreneur”, les parcours inspirants de celles et ceux qui entreprennent autrement
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Pour laisser un message vocal à Sylvie Droulans ou à Michel, suivez le lien vers notre répondeur vocal: https://www.vodio.fr/repondeur/309/
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Le vrac, un acte politique aussi !

Et si repenser nos emballages devenait une vraie stratégie de transformation systémique ?
C’est le combat quotidien de Sylvie Droulans, fondatrice de ConsomAction.be et VracEtConsigne.be.

Dans ce nouvel épisode de la rubrique Kaya du podcast Midoricast, Sylvie partage avec conviction :
👉 Comment la filière du vrac et du réemploi s'organise concrètement en Belgique
👉 Pourquoi l’engagement politique est nécessaire, mais pas suffisant
👉 En quoi les logiques de lobbying freinent l’ambition écologique européenne
👉 Et ce qu’elle ferait avec… une baguette magique

Une conversation sans langue de bois, à la croisée du plaidoyer, de la transition économique et de la transformation culturelle.
À écouter pour comprendre les leviers cachés du changement, et pourquoi l'écologie, ce n’est pas que du bon sens, c’est aussi de la stratégie, du réseau… et de la persévérance.

Un épisode qui tombe a pic puisque, ce 10 juin 2025, l'AG de Kaya à voté avec une écrasante majorité et enthousiasme pour que Sylvie Droulans rejoigne le CA de Kaya !

Site Internet :
👉 https://www.consomaction.be/
👉 http://vracetconsigne.be/

Appel à l'Action pour les Écopreneurs :
Êtes-vous un·e entrepreneur·e engagé·e pour l'environnement ?
Rejoignez la coalition Kaya et faites partie d'un réseau dynamique qui soutient et promeut des initiatives écologiques. Ensemble, nous pouvons faire une différence significative. Rejoindre la communauté « Kaya » :
👉 https://www.kaya-ecopreneurs.be/devenez-membre

Nos podcasts sont accessibles à tou·tes !
En plus du voicemail, chaque épisode est séquencé et accompagné d’une transcription intégrale, permettant aux personnes sourdes et malentendantes d’y accéder. Et avec un plugin Google Translate sous Chrome, l’épisode devient disponible dans toutes les langues ! Nous proposons aussi un format vidéo ici où la transcription est proposée en sous-titrage en plusieurs langues: FR, NL, DE, ENG et ESP.

#Vrac #Consigne #ÉcologiePolitique #TransitionÉcologique #ZéroDéchet #Midoricast #Kaya #Plaidoyer #Lobbying #Emballages #ÉconomieCirculaire #Réemploi #Podcast #Sobriété #TransitionSystémique
Transcription
00:00Bienvenue sur Paroles des copreneurs, les parcours inspirants de celles et ceux qui entreprennent autrement.
00:07Un podcast Kaya avec le soutien de la Loterie Nationale.
00:10Bienvenue pour un nouvel épisode Midricast, votre podcast sur les initiatives positives en faveur de l'environnement.
00:16Nous sommes aujourd'hui au Salon Batibaud.
00:18C'est une rubrique, comme vous l'aurez compris, Kaya.
00:21Et aujourd'hui, j'ai l'honneur, parce que ça faisait longtemps que j'avais envie de te rencontrer, Sylvie.
00:24J'ai l'honneur d'avoir Sylvie qui représente Consomme Action.
00:27Sylvie, la première question que je vais te poser, c'est de ton rêve d'adolescente à ce jour.
00:32Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que tu es alliée avec ton rêve ?
00:34Ça va nous permettre de voir un peu ce qui a guidé tes choix d'études et ta carrière,
00:37de voir d'où tu viens pour finalement où tu es maintenant.
00:40Belle question, hein ?
00:40Oui, c'est une belle question.
00:41Et ce qui est marrant, c'est qu'en réfléchissant à cette question, je me dis qu'en fait, elle a complètement fait un sens inversé.
00:46Au départ, moi, j'ai fait des études de marketing et donc je partais.
00:48J'imaginais aller vivre aux États-Unis.
00:50The business is business.
00:51Voilà, le big truc, c'était logique et tout.
00:54Et je ne vivais pas dans une famille avec des valeurs très engagées ou des choses comme ça.
00:58Donc voilà, c'était le chemin qui me paraissait logique.
01:01Et puis, c'est ma carrière professionnelle qui, petit à petit, m'a requestionnée
01:04où je me suis reposé des questions par rapport au chemin que je voulais faire.
01:08Et je me suis de toute façon rendu compte que, ah, les États-Unis, ils ne sont pas pour moi
01:11parce que c'est des gens qui restaient très superficiels et que j'avais quand même besoin d'une connexion plus proche.
01:15Et en fait, voilà, il y a eu après un moment spécifique dans ma vie qui m'a vraiment fait prendre une décision,
01:20une inversion de chemin.
01:22Et à partir de ce moment-là, les planètes se sont alignées.
01:25Et aujourd'hui, j'ai le sentiment d'être dans l'alignement que je recherchais.
01:28Quel rôle joues-tu au sein de Consomme Action ?
01:30Je suis la directrice, mais je n'aime pas trop ce mot-là, la directrice, parce que ça fait un peu baa-ba-ba.
01:35Plutôt, je me dirais la fondatrice, la créatrice de ce projet, de ce petit bébé que j'ai voulu faire émerger il y a maintenant trois ans,
01:41qui aujourd'hui est bel et bien concret.
01:42Et mon rôle, c'est plutôt d'aiguiller, de pousser aussi.
01:45Enfin, moi, j'ai tendance à dire qu'en fait, on va toujours à contre-courant, là, un peu le sentiment.
01:48Il y a tout le monde d'un côté, puis nous, on va de l'autre côté pour montrer qu'il y a autre chose.
01:51J'aime bien, moi, ça.
01:52Voilà, oui, c'est bien, mais parfois, c'est épuisant.
01:54Mais en tout cas, on montre beaucoup les alternatives et ça demande, finalement, d'aller à contre-courant
01:58et de montrer qu'il y a des alternatives et d'appuyer sur le champignon continuellement.
02:01Pour ceux qui ne connaîtraient pas Consomme Action, est-ce que tu peux faire découvrir votre activité,
02:05vos objectifs, vos missions ? Parce que c'est une mission que vous vous êtes donnée.
02:07Consomme Action est vraiment née d'un besoin du secteur.
02:10Et le secteur, c'est qui ?
02:11C'est des commerces de vrac ou de réemploi.
02:13Ça va être également des magasins bio, mais ça va être aussi tout ce qui est transformateur,
02:17producteur, bio, alimentation durable et non alimentaire, parce qu'on a aussi des gens
02:21qui font de la cosmétique ou de la détergence en vrac.
02:23Et puis, on a également des prestataires de services et de l'horeca.
02:26Tous ces gens se disaient qu'il y a plein de fédérations qui existent, représentatives
02:29des secteurs de commerce, mais ils n'ont pas du tout les valeurs qu'ils défendent.
02:33Et souvent, ces magasins, avec la notion de vrac, de réemploi, ils vont jusqu'à se poser
02:36la question de comment le producteur est rémunéré, quelle est l'origine des produits,
02:40où est-ce que je vais les acheter, est-ce que je vais au plus local possible,
02:43puis j'ai évidemment la notion de le moins d'emballages possibles, le moins d'impact
02:46au niveau environnemental.
02:47Et donc, ils disaient, nous, il nous faudrait une fédération qui nous comprenne dans nos
02:50réalités.
02:51Et de là, a émergé ConsomAction pour venir dire, nous, on va les fédérer.
02:55On a vraiment deux grands rôles qui sont travaillés sur la filière, parce que le vrac
02:58et le réemploi, aujourd'hui, ce n'est pas un émergent.
03:01On ne représente pas grand-chose.
03:02Et c'est souvent ça, le problème, c'est que quand on est face à des grosses entreprises,
03:05leur parler de vrac et de réemploi, parfois, ils sont là, oui, mais de toute façon,
03:07ça ne représente rien.
03:08Et pourtant, c'est un chemin nécessaire de transformation.
03:11Là, on est dans le B2B.
03:12Oui, tout à fait, le B2B.
03:13Donc, on est dans le B2B pour stimuler une prise de conscience et plus d'action.
03:16Donc, c'est beaucoup de communication.
03:17Voilà, tout à fait.
03:18Et puis, de soutien aussi, de droit, de permettre d'émerger, mais aussi d'avoir
03:22une reconnaissance.
03:24Ah oui, c'est important.
03:25Voilà, de pouvoir se dire qu'ils existent à part entière par rapport à des grandes
03:28multinationales ou par rapport à la grande distribution et à leurs valeurs, tout à fait.
03:32Et alors, l'autre côté, c'est qu'on a tout l'aspect filière, où là, aujourd'hui,
03:36la filière, il faut la faire connaître un peu à tous.
03:38Parce qu'aujourd'hui, même si on a déjà entendu parler tant au niveau professionnel
03:42qu'au niveau personnel du vrac, concrètement, c'est quoi ?
03:45Est-ce que ça existe ? Est-ce qu'il y a des endroits où je peux y aller, etc.
03:47Et la filière, c'est dire qu'au plus il y aura d'acteurs disponibles, au plus le consommateur
03:51pourra se tourner vers des produits sans emballage ou avec des emballages réutilisables ?
03:55Là, on fait tout un travail vers le B2C.
03:57On a des animations vers le grand public au travers de salons, d'événements, d'outils,
04:02de sites internet, etc. pour sensibiliser à la question du vrac et du réemploi des emballages.
04:07Waouh, ça c'est vraiment inspirant.
04:08Est-ce qu'à un moment donné, vous pouvez prendre action et dire, nous, on défend aussi
04:11les consommateurs ? Ou est-ce que ça ne rentre pas dans votre mission ?
04:13Aujourd'hui, ça ne rentre pas vraiment dans notre mission parce qu'on n'a pas un pool de
04:16consommateurs qui viendraient nous donner des informations.
04:18Par contre, on a fait une étude pour comprendre le comportement des
04:21consommateurs par rapport au vrac et au réemploi et ça nous nourrit.
04:24Donc, c'est quelque chose qu'on peut utiliser comme matière première pour faire des
04:27outils et des choses comme ça.
04:28Par contre, au niveau du secteur, oui, on est vraiment leur porte-voix.
04:31On est vraiment leur représentant.
04:34Indirectement, quand on est représentant du secteur, ça va éveiller des questions.
04:37Il faut de la disponibilité de cette proposition vrac et réemploi aller jusqu'au
04:40consommateur et indirectement être le porte-voix des consommateurs en disant que si
04:44on veut que les consommateurs se tournent vers plus de vrac et de réemploi, il faut
04:47soutenir des initiatives de ce type-là et permettre qu'il y en ait plus
04:51en plus en Belgique.
04:51Tu es en train de m'expliquer que tu assumes totalement le canal de communication,
04:55c'est-à-dire que tu vois le côté émetteur-récepteur en tenant compte des
04:58B2B qui sont les émetteurs et du récepteur du client qui peut devenir lui un émetteur
05:02de feedback vers le B2B.
05:03Le canal est complet.
05:04Oui, c'est ce qu'on voulait.
05:05Nous, on voulait vraiment avoir une fédération qui soit sur toute la chaîne
05:08de valeur.
05:08C'est pour ça qu'on y intègre tous les acteurs depuis la production,
05:12transformateur, distributeur jusqu'au consommateur.
05:15Parce qu'en fait, si on n'avait pas ce maillon-là, il manque quelque chose.
05:17Oui, et le feedback aussi.
05:18Voilà, tout à fait le feedback, la mise en lien, mais aussi, nous, le vrac,
05:22le réemploi, il n'a pas de frontières.
05:23On pourrait avoir des secteurs où c'est vraiment très typé silo.
05:26Ici, on n'a pas cette réalité-là.
05:28Le vrac, c'est transversal.
05:30Ça doit toucher tous les acteurs pour que ça se mette concrètement bien en place.
05:33Si je n'agis que sur la partie distribution, il me manque tout un élément en amont
05:36qui est la partie production.
05:38Et si j'y mets plein d'emballages de déchets jetables, ça n'a aucun sens.
05:41Il faut prendre la totalité jusqu'au bout.
05:43Il y a trois langues nationales.
05:44Donc, la première question que je vais poser par rapport à ça, c'est vous êtes actif uniquement
05:47en Bruxelles, région bruxelloise et Wallonie.
05:50Vous êtes aussi actif en Flandre.
05:51Est-ce qu'on peut en toucher un mot ?
05:52On est sur toute la Belgique.
05:53On a par contre essentiellement des actions actuellement sur le côté francophone.
05:58Mais on a par exemple, notre site est traduit en irlandais.
06:00Mais on n'a pas de chargé de projet en irlandophone.
06:02Donc, bienvenue pour les nouveaux gens de la Nederlandse.
06:04C'est pas un moment de déchets.
06:06Et nous voulons dire qu'on a revendé, qu'il n'y a plus d'acteurs en déchets.
06:11Mais voilà, c'est pas un moment de déchets.
06:13Mais à terme, l'idée est d'en avoir un.
06:15Et donc, on travaille avec des systèmes de soutien financier régionaux.
06:19On est en discussion évidemment avec le côté flamand pour dire qu'il faut soit un équivalent,
06:24soit nous permettre à nous de pouvoir bien nous déployer à ce niveau-là.
06:27Super.
06:28On a parlé un peu offline.
06:29J'ai entendu qu'il y avait beaucoup de passion qui vient des tripes chez toi.
06:32C'est quoi l'élément déclencheur ?
06:34Il y a un moment où on fait un clic dans sa tête, non ?
06:36Oui.
06:36En fait, il est né vraiment d'un moment de vie personnelle
06:39où on était nous déjà très engagés au niveau de l'alimentation bio,
06:44le fait d'utiliser des langes lavables, des choses comme ça.
06:45Enfin, pas mal d'outils déjà au niveau environnemental qui étaient positifs.
06:49À la naissance de nos enfants, ça a été vraiment ce switch-là.
06:52Mais on avait zappé un élément qui était l'aspect de l'emballage et du déchet.
06:56En suivant une conférence sur, on va l'appeler la papesse du zéro déchet,
06:59qui s'appelle Bea Johnson,
07:01elle m'a vraiment ouvert les yeux sur,
07:03il y a tout un volet d'action que tu n'as pas entrepris, Sylvie.
07:06Et donc, moi, j'ai embarqué toute la famille dans cette histoire.
07:08Et c'est ça que de là est né tout un projet de soutenir justement le zéro déchet.
07:12D'abord, à l'échelle personnelle, puisque j'ai lancé un premier projet qui s'appelle Zéro Carabistouille,
07:16qui est de la sensibilisation au grand public sur les questions du zéro déchet.
07:20Et puis, de ça est né le contact avec le secteur,
07:22de dire qu'il manque cet acteur qui va créer cette chaîne-là.
07:25Je me suis dit, qui de mieux que moi pouvait peut-être lancer ça ?
07:27Et d'autant plus que le secteur me connaissait et avait confiance en moi dans ce rôle-là.
07:31C'est une question qui me traverse l'esprit.
07:33Est-ce que tu connais les gens de Give Action ?
07:34Oui, tout à fait. On a déjà travaillé avec eux.
07:35On fait un petit coucou à Maxime alors.
07:37Voilà, on a déjà fait une campagne avec eux.
07:38Ça m'a fait penser à eux. Quand tu parlais de ça, j'ai dit, tiens, il y a forcément un lien qui doit avoir lieu.
07:42Mais ça ne m'étonne pas que vous ayez très bien ensemble.
07:43Il y a les mêmes valeurs qui sont derrière, les mêmes énergies, les mêmes envies.
07:46Ça veut dire quoi pour toi, entreprendre autrement ?
07:48Je pense déjà, entreprendre autrement, c'est accepter qu'il y aura un monde différent
07:52et qu'il y ait peut-être déjà là devant nous.
07:55Et il faut juste ouvrir la porte.
07:56Quand je dois défendre ce monde différent,
07:58c'est plutôt que je vais apporter les solutions et montrer que les alternatives, elles sont là,
08:01elles sont bien là, qu'il faut juste oser aller vers ces nouvelles alternatives.
08:05Et parfois, oui, ça va demander une adaptation, ça va demander de se re-questionner,
08:09de se challenger aussi, peut-être sur certains business models.
08:11Quand nous, on pousse les entreprises à intégrer plus de, par exemple, d'emballage, de réemploi,
08:16par rapport à vendre une bière dans une canette jetable ou la vendre dans une bouteille consignée,
08:21effectivement, c'est un monde différent.
08:22Mais par contre, je trouve que ça apporte énormément de valeur,
08:26tant pour l'entreprise que pour les gens qui vont porter le projet.
08:29Et en même temps, surtout, on participe à un monde différent et surtout meilleur aussi.
08:34Clairement. Je me dis, on est dans une ère digitale aussi.
08:36Donc, ça rentre aussi en ligne de compte.
08:38Tout à fait. On limite l'utilisation de ressources.
08:40Donc, tous nos achats, par exemple, de matériel type téléphone, ordinateur, même bureau, etc.,
08:45sont en seconde main.
08:46Ça, c'est pour nous extrêmement important.
08:48Exact.
08:48Pour l'aspect IT, on est chez Infomaniac.
08:50C'est déjà une chose, mais on sait que, par exemple,
08:52on utilise des plateformes ERP comme Odoo, des choses comme ça.
08:55Parce que, quoi qu'on fasse, on doit trouver le rapport entre les deux,
08:57qui est aussi l'efficience, etc.
08:59Mais est-ce que ça ne vaut pas la peine, parfois, de faire un mail ?
09:01Dites-nous un peu ce que vous faites pour l'écologie, parce qu'on n'est pas les seuls à se poser des questions là-dessus.
09:04À tous les gens que je coache sur les questions plutôt environnementales,
09:07je leur dis que le meilleur moyen pour faire changer la donne, c'est, en tant que consommateur,
09:11contacter les marques qui vous posent problème et les interpeller sur comment ils font.
09:15Et nous, on se rechallenge régulièrement.
09:16Mais après, je dois bien avouer que quand on est, on est déjà très heureux,
09:19on est cinq dans ConsomAction, et en trois ans de temps, je trouve ça extrêmement chouette et génial.
09:24On est arrivé à stabiliser ses emplois, et normalement, on va vers des voies plus de stabilisation,
09:28plus long terme, donc ça, c'est positif.
09:29Mais quand on est cinq, on n'a pas encore assez de temps que pour pouvoir prendre une vision un peu plus méta,
09:34et dire, on modifie ça.
09:35Moi, je pense que c'est important de se dire, OK, je prends une décision à un moment T,
09:38mais après, il va falloir quand même vérifier qu'on est toujours dans le bon.
09:41Et puis évoluer aussi.
09:42On va voir si on veut évoluer.
09:43Ça, c'est tout le temps.
09:44Et donc, je pense que malgré tout, il faut régulièrement en mettre en question.
09:47Parfois, mon équipe, elle est un peu fatiguée de me voir en me disant, voilà, on change.
09:50Moi, je suis très dans la résilience, et donc j'écoute ce qui se passe,
09:52et je pense que ça, c'est important.
09:53Mais il faut aussi arriver à stabiliser, surtout quand on a des équipes
09:56qui, elles, doivent un peu trouver leur marque et se mettre dedans, quoi.
09:59Comment est-ce que vous pourrez faire en sorte que ce ne soit plus une exception, mais une norme ?
10:01Parce que ce serait ça qui serait génial.
10:03C'est que ce que vous faites soit la normalité.
10:05C'est pour ça qu'on se bat.
10:06Nous, aujourd'hui, c'est ça qu'on utilise comme argument.
10:08C'est de dire, le vrac, ça ne doit pas juste être anecdotique.
10:10Ça ne doit pas être destiné qu'à un certain type de public.
10:12On ne peut plus se le permettre.
10:13Voilà.
10:13Et en même temps, aujourd'hui, on sait qu'il y a des zones de désert vrac
10:16ou de désert réemploi, etc.
10:18On veut enlever aussi l'image négative du dire, c'est plus cher, etc.
10:21Justement, le vrac peut permettre d'acheter la juste quantité,
10:25permet aussi de limiter le gaspillage alimentaire
10:27et de surtout aller vers des produits qui sont plus nourrissants,
10:29qui vont permettre...
10:30Donc, il y a plein d'arguments.
10:31Mais ça, c'est notre rôle.
10:32C'est évidemment d'aller sur cette question de la norme.
10:34Vous trouvez des arguments qui comptent ce que moi,
10:37j'appelle les prétextes de résistance au changement.
10:39Quand on a sa zone de confort, c'est difficile de changer,
10:41même quand on est prise de conscience.
10:43Et donc là, on a parfois besoin d'un petit coup de bouche
10:45comme celui que vous donnez pour dire, oui, mais réfléchissez à.
10:48Sans faire la morale, mais réfléchissez à.
10:50Et là, on peut instaurer le changement.
10:52Entièrement d'accord.
10:52Par contre, je pense qu'il y a quand même pas mal d'assos
10:54qui militent aujourd'hui.
10:55Exact.
10:55Et peut-être, voilà, on n'a pas suffisamment le travail
10:58de structurer ensemble.
10:59Donc, nous, on travaille beaucoup avec des collaborations
11:00et des partenariats entre associations.
11:03Donc, par exemple, avec Kaya, on est en proximité aussi
11:05pour ces raisons-là.
11:06C'est important de pouvoir se dire, OK, on a chacun
11:08nos terrains d'action.
11:09On a parfois chacun nos petits portefeuilles,
11:11entre guillemets, de matières ou de sujets.
11:13Mais par contre, il y a plein de choses de synergie possibles.
11:15J'aime animer, en fait, ces collaborations.
11:17Mais évidemment, ça rend les choses encore plus complexes
11:19parce que ça rajoute plus de travail.
11:20Et c'est time consuming.
11:21Voilà, très fort.
11:22Alors, je vais te demander, tu as dit que tu étais directrice,
11:24même si tu n'as pas le terme.
11:25Est-ce qu'il y a une particularité, quelque chose
11:27qui te rend très fière dans ta façon de gouverner ton projet
11:30avec tes équipes et les gens à qui tu travailles
11:31ou les collaborateurs ?
11:32Je pense que c'est l'écoute.
11:33Moi, j'essaie vraiment d'être dans l'écoute
11:35et dans l'attention de ce qui se passe.
11:36Donc, l'écoute tant du secteur, du marché,
11:38d'être toujours disponible.
11:40Par exemple, nos membres, ils savent
11:41qu'ils peuvent me contacter à tout moment.
11:42Alors, ça peut paraître parfois fou de dire
11:44« Ah, je peux contacter Sylvie alors qu'elle est déjà... »
11:45À une heure du matin, toi.
11:46Ah, mais moi, je suis tout le temps contactable.
11:48Mais c'est parfois, voilà, attention,
11:49comme on parlait déjà tout à l'heure des limites.
11:51Mais c'est important de montrer cette disponibilité.
11:53Mais en tout cas, oui, je pense que c'est au travers
11:55de cette confiance et aussi le fait...
11:57Moi, j'aime le terme « facilitateur de solution ».
11:59Et donc, j'invite tous mes acteurs,
12:02tant les acteurs concrets de terrain
12:03que mon équipe, à être des facilitateurs de solution.
12:06Chacun est force de proposition.
12:08Chacun peut amener une pierre à l'édifice.
12:10Après, ça demande de pouvoir voir
12:12comment on va la mettre dans le fameux...
12:13Surtout si on est bâtis beau, quoi.
12:14Comment on va la mettre dans la construction de la maison.
12:16Mais en tout cas, ces regards parallèles,
12:18ces images, ces idées sont là pour ça.
12:20Et donc, je suis toujours ouverte à plein de nouveautés.
12:22Il faut juste parfois un peu prioriser,
12:23ce qui est moins ma facilité,
12:24parce que moi, je veux tout faire.
12:25On va un peu parler du futur, du changement.
12:28Il y a des acteurs qui pourraient vraiment changer la donne.
12:30C'est le monde du politique.
12:31Tu sais que Kaya, on est très actifs
12:32avec les plaidoyers pour les stimuler,
12:34les faire réfléchir.
12:35Qu'est-ce que tu penses qu'il faudrait faire ?
12:37Déjà, nous, on a fait un mémorandum
12:38pour la nouvelle législature
12:39avec une vingtaine ou vingt-cinq actions concrètes
12:42qu'on peut utiliser pour, justement,
12:43faciliter le chemin vers plus de vrac,
12:45de réemploi en Belgique.
12:46Mais pour moi, ce qui est l'enjeu majeur aujourd'hui,
12:49on a un outil qui vient d'émerger à l'Europe
12:52qui s'appelle le PPWR.
12:53Donc, c'est Package and Package Waste Regulation,
12:56qui est une réglementation en lien
12:57avec la problématique des déchets
12:59et surtout des emballages.
13:01Là, il y a les trois R qui sont considérés.
13:03Donc, c'est refuser, réduire, réutiliser.
13:06Et moi, ce que j'attends de la Belgique aujourd'hui,
13:08c'est qu'elle s'approprie cette réglementation.
13:10Elle n'aura de toute façon pas le choix,
13:11mais qu'elle soit plus ambitieuse,
13:13qu'elle ose aller plus loin
13:14et qu'elle n'attend pas juste la dernière limite
13:17pour commencer à concrétiser ça.
13:18Et la difficulté, c'est qu'en fait,
13:20la Belgique est tellement complexe dans sa structure
13:23qu'en fait, on va avoir extrêmement difficile à l'intégrer.
13:26Et nous, avec ces côtés régionaux, fédéraux, etc.,
13:29il y a toute une petite guéguerre
13:30qui est en train de se mettre en place.
13:31Je sais que nous, on a un gros chantier de travail
13:33à ce niveau-là.
13:34Mais si on veut faciliter les choses,
13:36ce sera de nous permettre
13:36que ces choses se mettent en place
13:38et oser concrètement s'affirmer
13:40dans cette notion-là.
13:41J'espère que ce message sera largement entendu.
13:44Comment tu te sens en tant qu'éco-preneuse
13:47au sein de Kaya ?
13:48Et qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre Kaya ?
13:50Donc Kaya, c'est un peu naturellement
13:52qu'on est tombés ensemble.
13:54On va dire qu'on s'est rapprochés
13:55parce que d'un, déjà, les valeurs,
13:57les sujets qui étaient abordés,
13:58même si, honnêtement, au niveau de Kaya,
14:00nous, il y avait juste l'action,
14:01et c'est avec des trémas, évidemment,
14:03l'action relative à la TVA
14:05qui était vraiment en phase
14:05avec ce que nous, on défend.
14:07Tous les autres sujets sont plutôt
14:08des sujets plus généraux,
14:09mais qui ont des impacts, malgré tout,
14:10parfois, sur ce que nous, on fait.
14:12Mais c'est plus par rapport aux acteurs.
14:14On a des acteurs communs,
14:15on soutient des valeurs communes,
14:16on a une vision de faire changer le monde
14:18et de montrer que les alternatives,
14:20elles sont là et qu'elles doivent être utilisées.
14:22Donc nous, on s'appuie sur Kaya,
14:23sur tout le plaidoyer politique.
14:25Et puis après, nous, on vient rajouter
14:26notre plaidoyer politique
14:27plus spécifique au vrac et au réemploi.
14:29C'est un peu comme un puzzle.
14:30L'un sans l'autre, ça n'irait pas.
14:32Avec Benoît et Candice,
14:33on est régulièrement en contact
14:34pour voir comment ensemble,
14:36on assemble nos forces.
14:36Ce qu'on fait aussi grâce à ça,
14:38c'est que nous, par notre réseau,
14:39on apporte encore plus de membres à Kaya.
14:41Par le fait de ça aussi,
14:42on se renforce.
14:43Et le fait que Kaya et Consomme Action,
14:45on puisse dire que ce n'est pas anecdotique,
14:46il y a autant d'acteurs qui sont représentés,
14:49ça a un poids tout à fait différent
14:50au niveau du politique,
14:52on en revient à ça,
14:53mais aussi au niveau du grand public,
14:54pour dire que ce n'est pas juste
14:55une petite sphère d'illuminés qui fait ça.
14:57Alors, on va clôturer
14:58par une touche positive
14:59et souriante et amusante,
15:01avec un peu d'utopie.
15:02Imagine que je puisse te donner
15:05une baguette magique
15:05qui n'a aucune limite dans ses pouvoirs.
15:07Qu'en ferais-tu, Sylvie ?
15:09J'en ferais deux choses.
15:10J'enlèverais le frein au changement
15:12et je ferais qu'en fait,
15:13ce serait naturel d'aller vers
15:14un chemin différent.
15:16Ma baguette magique,
15:17ce serait à tous les coins de rue,
15:18on aurait des magasins
15:19qui proposent du vrac,
15:20des produits de proximité,
15:22locaux, bio, durables,
15:24où en fait, le consommateur
15:25n'a même plus posé la question
15:26de si oui ou non,
15:27c'est bien pour la planète,
15:28c'est bon ou pas pour la santé.
15:30Parce qu'en fait,
15:31ça serait devenu la norme.
15:32C'est mon rêve,
15:32c'est que j'espère en tout cas
15:33participer à ça tous les jours
15:35par ma mission
15:36et par mon engagement en tout cas.
15:37Génial !
15:38Comment est-ce qu'on peut vous joindre ?
15:39Est-ce qu'il y a un site internet ?
15:40On peut le donner, oui,
15:41il y a un site internet,
15:42il est chez Infomaniaque d'ailleurs.
15:43Voilà, mais il y en a deux.
15:44Il y a ConsommeAction.be
15:45qui est notre site
15:46plutôt à l'attention du B2B
15:48où là vraiment,
15:48il y a tous nos services,
15:49il y a ce qu'on met en place,
15:51différents outils, etc.
15:52Et puis on a un autre site
15:53qui est à l'attention du grand public
15:54et qui lui s'appelle
15:55vracetconsignes.be
15:57et là, on y trouve
15:58plein de trucs et astuces,
15:59des recettes pour les consommateurs.
16:01Mais on a régulièrement des campagnes.
16:02C'est sur ce lieu-là
16:03qu'on va pouvoir voir les campagnes.
16:04On a par exemple le mois du vrac,
16:05on a le mois sans supermarché,
16:07on a le festivrac
16:08qui est un festival
16:09à l'attention du grand public
16:10pour tester, goûter,
16:12se faire plaisir
16:13au travers du vrac, du réemploi.
16:15Il y a plein de moments de rencontres
16:16et c'est là où ils peuvent trouver
16:18des informations
16:18pour venir nous retrouver
16:19et aller au contact
16:20de tous nos acteurs.
16:21Imagine un groupe
16:22de grande consommation,
16:24tu as X milliers de mètres carrés
16:25pour vendre des produits,
16:26acheter des produits,
16:27vous contacte,
16:27ce serait perçu comment ?
16:28On n'aura jamais
16:29la grande distribution dans nos membres.
16:30Ils ne répondent pas aux cases des valeurs,
16:32on a en fait une charte
16:32et il faut répondre aux chartes.
16:34C'est ce que je voulais te demander.
16:34Par contre, si je regarde
16:35sous l'angle filière,
16:36je suis obligée de discuter
16:38avec la grande distribution.
16:39Aujourd'hui,
16:39la majorité des consommateurs
16:41sont dans des lieux comme ceux-là.
16:42Pour pouvoir changer les pratiques,
16:44il faut que partout
16:44on trouve du vrac
16:45et donc il faut que ces acteurs
16:46soient en fait des mobilisateurs
16:48de changement de comportement.
16:49Et qui s'y mettent.
16:50Aujourd'hui,
16:50si je vais dans ma grande distribution,
16:51je ne vois pas de vrac
16:52donc je ne sais même pas
16:53que ça existe.
16:53A terme, si je le vois,
16:55je sais que ça existe
16:55mais en même temps,
16:56je vais pouvoir me re-questionner
16:57sur mon mode d'achat
16:58et où est-ce que je fais mes achats.
17:00L'idée, c'est ça,
17:00c'est cette transition
17:01de se dire
17:02les acteurs économiques
17:03type grande distribution
17:04ont un rôle à jouer
17:05pour faciliter.
17:06L'exemple des emballages
17:07de réemploi,
17:07c'est une réalité aussi.
17:08Si les gros acteurs
17:09ne jouent pas le jeu,
17:10on n'y arrivera pas
17:11juste avec les tout-petits.
17:12Malheureusement,
17:12parce que ça demande une logistique,
17:14ça demande du volume, etc.
17:15C'est au niveau filière,
17:16il y a un enjeu majeur
17:17à ce niveau-là
17:18mais après,
17:19les valeurs,
17:20le ressenti,
17:20tout ce qu'on veut mettre en place,
17:21c'est avec nos acteurs
17:22qu'on le fait.
17:23Nous, on doit jouer
17:23sur ces deux jeux-là.
17:24On n'a pas d'autre choix
17:25parce qu'on recrée
17:26quelque chose
17:26qui n'existe pas.
17:27Et c'est ça,
17:27le gros challenge ?
17:28Un des gros challenges,
17:29c'est tout le temps
17:30ce côté où c'est anecdotique
17:32ce que vous faites,
17:32ça n'a pas de poids,
17:33ça n'existe pas,
17:34on nous prend pour des rigolos,
17:35on fait avec peu d'argent.
17:37Mais vous démontrez
17:38le contraire pourtant.
17:39Oui, on fait plein
17:40de choses concrètes
17:41mais ça reste encore
17:42on va les regarder de loin,
17:44on va les laisser
17:45vers leurs petits trucs.
17:46Et ça,
17:46c'est vraiment
17:46le plus grand défi.
17:47Et alors l'aspect lobbying
17:48puisqu'évidemment,
17:49derrière les emballages,
17:51on se retrouve
17:51avec les grosses multinationales
17:53mais surtout
17:53les gros pétroliers.
17:55Et si je parle
17:55de règlement européen,
17:57il y a eu un tel lobby
17:58qu'on a dénaturé
18:00une grande partie
18:00des ambitions
18:01qu'il y avait au départ
18:02qui étaient hyper positives.
18:03Il y a la désinformation
18:04qui se fait
18:05de la part des lobbies.
18:05Et ça, c'est vraiment
18:06pour nous,
18:07c'est sur ça
18:07qu'on doit tout le temps militer,
18:08tout le temps...
18:09Voilà, on n'est pas
18:10à armes égales.
18:10C'est ça qui est très compliqué,
18:11je pense.
18:12Comment est-ce que l'auditeur
18:12et l'auditrice
18:13qui nous écoute aujourd'hui
18:14pourrait vous aider ?
18:14Il y a plusieurs choses.
18:15S'ils sont du secteur
18:16du commerce,
18:17distribution, etc.
18:18et qu'ils se posent des questions
18:19par rapport à leurs emballages
18:20et je pense que c'est intéressant
18:21de le faire,
18:22déjà qu'ils viennent nous voir,
18:23qu'ils viennent nous poser des questions.
18:24On a un Ldesk
18:25pour répondre aux questions
18:26pour ces fameuses transitions,
18:28ces fameuses modifications
18:29et on peut les mettre en contact
18:30avec un ensemble d'acteurs
18:31pour se lancer
18:32dans cette transition concrète.
18:33Le standard va chauffer, les gars.
18:34Voilà, tout à fait.
18:35Très bien.
18:36Ça, c'est déjà une première chose.
18:37S'ils sont déjà dans le vrac
18:38ou qu'ils veulent devenir membre,
18:40c'est évidemment une manière
18:40de nous aider
18:41puisqu'on est financés
18:42en partie par des subsides
18:43mais aussi par les adhésions.
18:45C'est une manière de dire
18:45si je fais partie de ce réseau,
18:47je le soutiens,
18:48je milite et je le défends.
18:49Et puis pour tout ce qui est consommateur,
18:51c'est d'essayer justement
18:51peut-être au quotidien
18:53de se dire
18:53mais qu'est-ce que je peux faire
18:54à mon échelle ?
18:55Et une des actions peut-être concrètes
18:57ce qu'ils pourraient faire
18:57à leur propre échelle,
18:58c'est de se dire
18:59tiens, quand je mets
18:59un emballage à la poubelle,
19:00comment je peux éviter
19:01cet emballage ?
19:02Et donc la solution,
19:03elle est dans les interactifs.
19:05C'est d'aller vers le zéro déchet
19:05notamment.
19:06Voilà, tout à fait.
19:07Sylvie, j'ai envie de te poser
19:08plein de questions.
19:09Tu es tellement passionnante
19:10et passionnée
19:10que je pense qu'on pourrait avoir
19:11une heure de podcast
19:12sans aucun problème avec toi.
19:14Tu reviens quand tu veux.
19:15Mais je crois qu'on va collaborer,
19:16on va essayer de collaborer ensemble.
19:17Moi, ça m'inspire.
19:18Quand je sens les passions,
19:19je t'ai mis sur mon profil LinkedIn,
19:20chasseur de passion,
19:21ce n'est pas pour rien.
19:21Ah, magnifique.
19:22Ça me parle.
19:22C'est beau ça.
19:23Clairement, c'est un beau moment
19:24qu'on vient de passer ensemble.
19:24Je te remercie infiniment
19:25pour ce temps que tu me consacres
19:27qui est précieux
19:27parce que je sais que tu es débordé
19:28et tu as fait le déplacement
19:29au salon ici.
19:30Donc, wow, merci.
19:31Merci beaucoup Michel
19:32et puis continue à inspirer les gens
19:33comme tu le fais
19:34avec ton podcast
19:34qui est magnifique.
19:35Cool, merci.
19:36Vous avez écouté
19:37un épisode podcast Kaya,
19:39parole des copreneurs,
19:40des parcours inspirants
19:42de celles et ceux
19:42qui entreprennent autrement.
19:44Un podcast Kaya
19:45avec le soutien
19:46de la Loterie Nationale.
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