- il y a 8 mois
- #sudradio
Avec Alexandre Del Valle, géopolitologue, auteur de "Vers un choc global ?" éd. L'Artilleur / Eric Lemaire, entrepreneur, président de Forces Vives / Eric Henry, délégué national de Alliance Police / Ghislain Benhessa, avocat, auteur de "On marche sur la tête" éd. L'Artilleur
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NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, midi 14h, Alexis Poulin sans réserve.
00:00:05Je vous le dis, la réponse de l'Etat sera à la hauteur.
00:00:08Ils vont tous rentrer chez eux, tous.
00:00:10Ceux qui ont tabassé des policiers, ceux qui ont agressé des femmes dans la rue,
00:00:13ceux qui ont mis le feu à des voitures sont aujourd'hui libres et ils nous seront demain.
00:00:16Brahim, 20 ans, tir de mortier d'artifice contre les forces de l'ordre, deux mois avec sursis.
00:00:22On se porte pas comme ça de la justice français.
00:00:23Ali, il a reconnu avoir lancé un projectile sur les policiers, huit mois avec sursis.
00:00:28Nous poursuivrons, nous punirons, on sera implacable.
00:00:31Moi, je vais y aller et ils vont m'entendre.
00:00:33Il faut que la sanction retrouve du sens.
00:00:36Qu'avez-vous reçu pour votre défense ?
00:00:36Moi, monsieur, ce jour-là, j'étais au McDo, je tuais mon fils.
00:00:39Nous serons sans faiblesse.
00:00:40Bon, bah, à quitter, à quitter, tu peux y aller.
00:00:42Et nous prendrons toutes nos responsabilités.
00:00:44Cet homme est innocent à quitter !
00:00:45Je suis bien, mais pas la gueule !
00:00:48Eh oui, alors on va parler évidemment, revenir sur l'état de la justice française,
00:00:51trop laxiste ou pas, mais surtout, quel écart entre les déclarations de Matamor,
00:00:56des Darmanin, Retailleau et Macron, et puis les juges face à une réalité bien différente.
00:01:02On en parlera à 13h avec un délégué national de l'Alliance Police et Guylain Benessa,
00:01:06avocat, auteur de On marche sur la tête.
00:01:08Avant cela, on va parler du bilan diplomatique pour Emmanuel Macron.
00:01:11Oui, on peut déjà faire un bilan diplomatique avec Alexandre Delval,
00:01:15géopolitologue, auteur de Vers un choc global.
00:01:17Je parlerai dans mon édito, évidemment, de la fin de la bromance Trump et Musk.
00:01:23C'est terrible.
00:01:24Que va-t-il se passer ?
00:01:25Et puis, on aura à 12h30, Eric Lemaire, entrepreneur,
00:01:29qui sort un livre sur l'intelligence artificielle, croissance et catastrophe annoncée,
00:01:33un guide pour se protéger finalement de cette numérisation grandissante de votre vie
00:01:38et protéger votre vie privée et sortir des réseaux.
00:01:41Voilà, on est ensemble jusqu'à 14h.
00:01:42C'est Poulain sans réserve.
00:01:43On est sur Sud Radio.
00:01:45Et si vous souhaitez réagir, 0826 300 300.
00:01:47A tout de suite.
00:01:47Alexis Poulain sans réserve, l'invité.
00:01:51Et notre invité, c'est Alexandre Delval,
00:01:53géopolitologue, auteur de Vers un choc global aux éditions de l'Artilleur,
00:01:57pour parler d'un bilan diplomatique d'Emmanuel Macron.
00:02:00Alors, on va parler évidemment de beaucoup de sujets,
00:02:01mais d'abord, dernière visite diplomatique.
00:02:05Je ne parle pas, bien sûr, de l'Asie et de la chamaillerie à la sortie de l'avion.
00:02:09L'Italie, où Emmanuel Macron a rencontré Georgia Meloni,
00:02:12qu'est-ce qu'il faut retirer de cette dernière visite officielle ?
00:02:17Est-ce un rapprochement entre Macron et Meloni ?
00:02:22Y a-t-il un changement un peu de vue entre l'Europe des eurosceptiques
00:02:27et l'Europe européiste de Macron ?
00:02:31Oui, merci tout d'abord de votre invitation.
00:02:35Cette rencontre avec Meloni, il faut déjà rappeler
00:02:38que c'est M. Macron qui l'a demandé.
00:02:41Ce n'est pas Mme Meloni, malgré le mépris, les critiques en fascisme,
00:02:46les procès en ultra-souverainisme, en trumpisme, en radicalisme.
00:02:53Toutes les choses sont absolument fausses,
00:02:54parce que Meloni, elle était dans un mouvement fasciste il y a déjà 30 ans.
00:02:58Elle était déjà dans un gouvernement de centre droit, députée,
00:03:04puis ensuite ministre de Berlusconi, qui est du centre,
00:03:07déjà il y a plus de 15 ans.
00:03:10Donc si vous voulez, en France, c'est ce que j'appelle le syndrome de Véjan.
00:03:1440 ans après, on vous accuse de ce que vous étiez quand vous avez 20 ans.
00:03:17Et c'est ça, le grand drame de la France, c'est toujours la leçon de morale,
00:03:21que ce soit en Afrique, dans les pays arabes,
00:03:23que ce soit dans les pays du Sud, que ce soit avec l'Italie ou la Hongrie.
00:03:27Il y a toujours ce côté moraliste.
00:03:28Et moi, je vois à Rome, je suis constamment en train de défendre la France,
00:03:31parce qu'ils ne nous supportent plus.
00:03:33Ceux qui ne sont pas vraiment totalement contre le gouvernement,
00:03:36c'est-à-dire plus de la moitié des personnes,
00:03:40ne supportent plus le moralisme français, les critiques,
00:03:44les procès en fascisme.
00:03:45Mais c'était même déjà avec Berlusconi,
00:03:47on le traitait aussi de facho, etc., ou de tout ce que vous voulez.
00:03:50Et donc, il y avait un problème,
00:03:52c'est que l'Italie est devenue le pays incontournable de l'Europe pour les États-Unis.
00:03:56C'est pratiquement le pivot pour les États-Unis,
00:03:58plus fier que tous les autres, même que les Anglais.
00:04:00Il y a une relation, pas uniquement de personnes, mais de pays.
00:04:04En plus, l'Italie peut freiner certaines opérations sur l'Ukraine,
00:04:08qui ennuient le trio des soi-disant volontaires churchiliens,
00:04:12churchiliens, héroïques, allemands, anglais et français lorsqu'ils vont à Kiev.
00:04:17Il n'y a pas l'Italie.
00:04:18L'Italie, elle veut bien être très pro-ukrainienne.
00:04:21Elle l'est, elle l'a prouvé depuis le début.
00:04:23Quand Macron parlait avec Poutine, l'Italie était déjà assez pro-ukrainienne,
00:04:27mais l'Italie ne veut pas un engrenage de belligérance directe.
00:04:31C'est tout à fait la position mesurée italienne.
00:04:35Il y a aussi le fait que l'Italie, maintenant, elle donne des leçons de morale.
00:04:38Elle peut donner des leçons de bonne gestion à la France,
00:04:40puisqu'on est passé d'un déficit de 7,8 à 3,4 au niveau déficit budgétaire.
00:04:48Et en ce moment, premier semestre 2025, ça passe à 3,2.
00:04:52L'Italie devient le bon élève de l'Europe et de l'OCDE.
00:04:55Et l'Italie s'engage dans le pacte de stabilité à revenir en dessous des 3%.
00:05:00L'Italie, en plus, a une très bonne relation avec Bruxelles.
00:05:04Ce n'est pas du tout ce que l'on croyait.
00:05:06On avait annoncé une fasciste qui serait en dénation.
00:05:09Elle est beaucoup mieux.
00:05:10Mais comment vous expliquez, justement, cette capacité de Georgia Meloni
00:05:14de, à la fois, être la chouchoute, entre guillemets,
00:05:16de Donald Trump, des magas et de certains souverainistes,
00:05:20et en même temps, d'arriver à être proche d'Ursula von der Leyen
00:05:25et d'être sur une ligne très pro-ukrainienne également.
00:05:28Comment elle réussit ce grand écart ?
00:05:30Il y a un secret, comme Mme Meloni était déjà devenue la leader
00:05:34du mouvement Fratelli d'Italia.
00:05:37Elle fréquentait un certain Mario Draghi.
00:05:39Elle a eu l'intelligence de se dire,
00:05:41si je reste avec la perception qui est la mienne et mon programme,
00:05:45et les ministres que je choisis moi-même instinctivement,
00:05:49je vais avoir des problèmes et je finirai comme Orban
00:05:52avec plein de sanctions et des menaces, etc.
00:05:54Elle a eu l'intelligence de fréquenter Draghi pendant plusieurs mois.
00:05:57Elle a accepté que Draghi lui dise qui il fallait mettre comme ministre de l'économie,
00:06:03parce que c'est le sujet vraiment qui fâche.
00:06:05Et le deuxième sujet qui fâchait, l'Italie a plein de bases américaines,
00:06:10c'est un protectorat américain.
00:06:12L'Italie ne peut pas être anti-atlantiste,
00:06:14comme la tradition gaulliste française le peut.
00:06:17Il y a ce qu'on peut et ce qu'on veut faire.
00:06:19La France est autonome stratégiquement, pas l'Italie.
00:06:22Elle s'est rendue compte qu'il fallait être pro-ukrainienne bien comme il faut,
00:06:27pas anti-atlantiste, qu'il fallait une bonne relation avec Washington,
00:06:31que ce soit des démocrates ou des républicains, et avec Bruxelles.
00:06:34Et Draghi l'a littéralement connecté.
00:06:37Draghi est très proche de la femme, qui est italienne, de Biden.
00:06:40Il l'a connu depuis tout jeune.
00:06:42Draghi a fait le lien entre Biden et Meloni,
00:06:45avec ce prisme italien de la femme de Biden,
00:06:48que connaît très très bien Draghi.
00:06:49Draghi a reconnecté Meloni avec le pouvoir démocrate américain.
00:06:54Rappelez-vous, Hillary Clinton avait été la première à dire
00:06:57« Arrêtez de l'insulter, voyons ce qu'elle fait,
00:06:59c'est peut-être quelqu'un qui fera ses preuves,
00:07:02ne lui faisons pas de procès en fascisme. »
00:07:04C'est venu des démocrates américains.
00:07:06Le premier adoubement de Meloni.
00:07:08Et donc ça, c'était très malin de sa part,
00:07:09de jouer la carte américaine via Draghi.
00:07:11Et Draghi a le lien aussi avec les milieux d'affaires,
00:07:14les milieux « responsables », entre guillemets,
00:07:16les partisans du pacte de stabilité.
00:07:18Et il l'a connecté aussi avec Van der Leyen,
00:07:20en lui disant « Si tu es pro-ukrainienne,
00:07:23si tu n'es pas contre l'atlantisme,
00:07:25et si tu as des bonnes relations avec Washington et avec Bruxelles,
00:07:29et que tu deviens constructive au niveau européen,
00:07:32en disant que tu vas la réformer de l'intérieur, l'Union européenne,
00:07:35mais que tu ne vas pas tout casser,
00:07:36eh bien, on va t'adouber.
00:07:38C'est extrêmement pragmatique, on est loin de l'idéalisme.
00:07:42Et même sur l'immigration.
00:07:43– Alors justement, on a l'impression que,
00:07:45bon, Georges Méloni est pragmatique
00:07:47dans son approche de la diplomatie,
00:07:50de la stratégie pour l'Italie.
00:07:52Qu'en est-il d'Emmanuel Macron ?
00:07:54Est-ce qu'il est encore respecté,
00:07:58en termes de diplomatie internationale,
00:08:01après les différents épisodes d'humiliation qu'on a pu voir,
00:08:04même s'il s'en défend ?
00:08:06Est-ce qu'il a encore une parole qui compte ?
00:08:08On voit que sur l'Ukraine, il essaye d'être le leader de la réponse européenne
00:08:12à l'agression russe, avec une compétition avec le Premier ministre britannique,
00:08:16Kirst Armer notamment, et maintenant le nouveau chancelier Mers.
00:08:18Quelle est la place aujourd'hui d'Emmanuel Macron dans les relations internationales ?
00:08:22– Malheureusement, et pourtant je défends la France quand je suis en Italie,
00:08:27parce qu'ils sont toujours en train de faire du France-bashing,
00:08:30et ils sont excessifs contre Macron,
00:08:32mais il faut reconnaître que ça soit du point de vue russe,
00:08:35du point de vue américain, du point de vue des pays africains
00:08:37qui ont viré la France ces dernières années,
00:08:40que ça soit du point de vue des pays arabes,
00:08:42et même du Brésil, on vient de voir la connexion avec Lula récemment,
00:08:47tous ces pays voient la France comme un pays certes encore important,
00:08:51avec une capacité d'agir et de nuire,
00:08:54un pays qui n'est pas incontournable, mais qui reste important,
00:08:58mais qui n'est absolument pas lisible.
00:09:00Et d'ailleurs ça a commencé avant Macron, il faut être honnête,
00:09:02déjà avec Narkozy, rappelez-vous, on accueille Kadhafi pendant les jours,
00:09:06et quelques années plus tard on le désingue avec des islamistes,
00:09:09des services tenés par nos services, si vous voulez,
00:09:12il n'y a aucune lisibilité, notre politique péquenne est restée très arrogante,
00:09:16elle est perçue très arrogante, mais en plus elle est considérée absolument pas cohérente.
00:09:21Ça veut dire quoi ? Que la France est vue comme un partenaire peu fiable ?
00:09:25Malheureusement, ça me blesse de le dire, parce que je suis patriote français,
00:09:29même si je suis dans l'Union italienne, je vois que ça soit en Espagne,
00:09:33où je suis en ce moment, en Italie, en Afrique, que ça soit dans les pays arabes,
00:09:37la France est vécue, ce que j'entends vraiment partout,
00:09:40c'était un grand pays à l'époque de De Gaulle,
00:09:43jusqu'à Chirac et de Villepin avec quelques belles envolées,
00:09:48quelques noms mémorables sur l'Irak, etc.
00:09:52Depuis, c'est de la com, c'est pas de la diplomatie, c'est de la communication,
00:09:57on donne tantôt des leçons de morale, tantôt on fait croire qu'on est ultra pragmatique,
00:10:01du coup on passe du rouge au noir au blanc sans transition,
00:10:05il n'y a aucune lisibilité, à un moment on est celui qui parle le plus à Poutine,
00:10:10et après ça devient le pays qui dit qu'il faut absolument armer les Ukrainiens,
00:10:14mais plus que ça même, envoyer des soldats, tout en ne les envoyant pas,
00:10:18après on dit qu'il faut résister contre le méchant russe en Ukraine,
00:10:23mais on se garde de dire qu'il faut envoyer des gens au front,
00:10:26et surtout pas plus de 40 000 hommes pour toute l'Europe réunie,
00:10:29ça ne va pas faire très peur à la Russie.
00:10:30On montre des muscles qu'on n'a pas, voilà comment est perçue la France,
00:10:34une sorte de mouche qui fait croire qu'elle fait avancer le coche.
00:10:38Et un double discours sur tous les sujets, sur l'Ukraine,
00:10:42la France se veut dur avec la Russie, avec des sanctions,
00:10:45alors qu'on continue d'acheter des engrais et du gaz russe,
00:10:48sur la cause palestinienne, l'État palestinien.
00:10:53Macron fait quelques pas, maintenant veut attaquer Netanyahou
00:10:58sur la portée génocidaire des actions de l'armée israélienne à Gaza,
00:11:03et en même temps vend des armes à l'armée israélienne.
00:11:07Donc on est toujours sur une sorte d'hypocrisie totale qui est dévoilée,
00:11:11donc ça paraît compliqué d'avoir une position respectée en réalité.
00:11:14– Oui, c'est toujours dit en même temps, vous avez vu ce qui a été dit en Indonésie,
00:11:18ce qui a été dit aussi dans les capitales arabes,
00:11:21en gros il faut reconnaître l'État palestinien,
00:11:25ça paraît bravo, très courageux, ça va plaire même aux Mélenchonis, etc.
00:11:28Mais par en arrière, à condition qu'on ne soit pas les seuls,
00:11:31alors déjà c'est pas mal, les Américains plus ou moins finissent
00:11:35par être d'accord avec nous, comme si on allait convaincre Trump
00:11:38de revenir en arrière, et en plus à condition de désarmer totalement le Hamas
00:11:42et de faire en sorte que le Hamas ne soit plus jamais dans la gouvernance à Gaza,
00:11:47c'est exactement le plan Trump, Netanyahou initial,
00:11:51on fait du Hamas quelque chose qui n'existe que politiquement,
00:11:54qui n'a plus aucun pouvoir de nuisance,
00:11:56et qui soit totalement empêché d'avoir la moindre gouvernance dans la future Palestine.
00:12:02C'est comme pour l'Ukraine, on va contrer le plan Trump,
00:12:06et qu'est-ce que dit Macron ?
00:12:07On va envoyer des gens une fois qu'il y aura la paix,
00:12:09et on va avoir une force de réassurance une fois qu'il y aura la paix.
00:12:13C'est exactement le plan Trump, c'est-à-dire que la loi de Macron,
00:12:17c'est d'avoir un plan qui est le même que celui qu'il critique,
00:12:20en faisant croire que ce ne sera pas le même plan.
00:12:22C'est vraiment que de la com', mais toujours un discours ambivalent.
00:12:27– Oui, de beaucoup de com' et un discours illisible pour les partenaires.
00:12:32Maintenant, on a vu les dernières déclarations aussi sur Taïwan,
00:12:36en Asie aussi, la tournée asiatique d'Emmanuel Macron.
00:12:39Quel bilan pour cette tournée asiatique,
00:12:42à part d'avoir peut-être potentiellement fâché la Chine ?
00:12:46Y a-t-il eu quand même des points positifs de cette tournée ?
00:12:49– Oui, le point positif, c'est le côté un petit peu multipolaire.
00:12:53La France est très unipolaire, voire néoconce sur la Russie,
00:12:58mais elle compense, c'est toujours un pas devant, un pas derrière,
00:13:00mais elle compense en disant, voilà, on a été très unilatéraliste
00:13:03et néoconce sur la Russie, mais par contre, sur la Chine,
00:13:07la France était, comme vous le savez, avec la Hongrie et la Serbie,
00:13:10l'un des trois pays que Xi Jinping avait choisis
00:13:12comme l'interlocuteur privilégié,
00:13:15parce qu'il y a une diplomatie pro-chinoise en France,
00:13:17depuis très longtemps déjà,
00:13:18d'équilibre, ce qui n'est pas bête, non aligné,
00:13:21mais en même temps, on fait une sortie sur Taïwan,
00:13:25alors l'Indonésie, la Malaisie, l'Asie du Sud-Est,
00:13:27là on fait un petit peu un pas vers,
00:13:30et le Vietnam aussi, sur le monde multipolaire,
00:13:32c'est toujours des diplomaties qui n'ont aucune cohérence,
00:13:36et c'est des coups de com',
00:13:37Taïwan c'était obligatoire pour ne pas avoir l'air du dernier
00:13:41qui aurait reconnu la velléité de Taïwan,
00:13:45de s'indépendantiser de la Chine,
00:13:48il n'y a rien de cohérent,
00:13:51et il n'y a aucune ligne directrice,
00:13:53par exemple la ligne directrice,
00:13:55ce serait la France non alignée,
00:13:56ou non alignée opportuniste,
00:13:58un peu comme la diplomatie indienne,
00:13:59c'est même pas ça,
00:14:00c'est tantôt unilatéraliste,
00:14:02néoconce plus que les néoconce,
00:14:03et tantôt c'est presque tiers-mondiste,
00:14:06en voulant doubler l'Espagne sur la Palestine,
00:14:08en faisant des communications avec la Malaisie et l'Indonésie,
00:14:12dans une logique pro-palestinienne,
00:14:14mais tout en disant le contraire,
00:14:16alors que la Malaisie et l'Indonésie ont soutenu le Hamas,
00:14:19tout en disant le contraire,
00:14:20parce qu'il faut quand même détruire le Hamas,
00:14:21pour faire plaisir un petit peu quand même à l'allié israélien,
00:14:25parce qu'en Asie du Sud-Est,
00:14:26il faut le savoir,
00:14:27ça c'est pas connu,
00:14:28il y a un très grand appui logistique au Hamas,
00:14:31les pays du monde malais,
00:14:33où l'islamisme est de plus en plus radical,
00:14:35ont énormément aidé le Hamas
00:14:37comme appui logistique arrière,
00:14:40et donc tout cela n'a aucune cohérence,
00:14:42même s'il y a des liens entre tous les sujets.
00:14:45Une des lignes aussi qu'on a pu voir ces derniers mois,
00:14:49c'est main tendue et une intention toute particulière vers les BRICS,
00:14:55sauf Russie, Brésil, Inde notamment,
00:14:59est-ce que là il y a quand même une logique derrière cette...
00:15:03Alors c'est plutôt bien,
00:15:05je trouve quand la France redevient gaullienne,
00:15:07un petit peu non alignée,
00:15:09pas forcément alignée que sur un camp,
00:15:11parce qu'aujourd'hui on va vers un monde multipolaire,
00:15:14multiplex,
00:15:15qui va être ce que j'appelle le non-alignement opportuniste.
00:15:20De plus en plus, la diplomatie des États,
00:15:22ce sera prendre ce qui est bon dans un camp,
00:15:25prendre ce qui est bon pour elle dans un autre camp,
00:15:27ce que fait le Brésil,
00:15:28ce que fait l'Île,
00:15:29ce que fait la République,
00:15:30les Émirats, l'Arabie Saoudite,
00:15:31tout le monde fait ça.
00:15:32Sauf le dindon de la farce européen
00:15:35qui reste aligné sur le néoconce,
00:15:37même quand il n'y a plus de néoconce à Washington.
00:15:39Nous on est fort,
00:15:39on est plus les arbres qui brillent,
00:15:41il n'existe plus.
00:15:42Et donc, si vous voulez,
00:15:43ça a du bon,
00:15:44mais ce n'est même pas vraiment appliqué jusqu'au bout.
00:15:47La France est un pays néoconservateur,
00:15:48de facto, depuis Sarkozy.
00:15:50On a renversé que Bagbo en Côte d'Ivoire,
00:15:53on a renversé Kadhafi.
00:15:54On y reviendra.
00:15:57On doit malheureusement rendre l'antenne à Alexandre Delval.
00:16:01Merci beaucoup d'avoir été avec nous
00:16:03pour décrypter ce bilan diplomatique des Malancrans.
00:16:05Je pense qu'on aura d'autres choses à dire
00:16:06dans les mois qui viennent, évidemment.
00:16:09On se retrouve dans un instant pour l'édito
00:16:11sur Sud Radio.
00:16:12A tout de suite.
00:16:20Pénurie de pop-corn à l'horizon.
00:16:23On ne sait pas si c'est un épisode de Rocky,
00:16:27un match de la World Wrestling Federation,
00:16:30du catch américain,
00:16:31ou un épisode des feux de l'amour
00:16:33ou d'amour, gloire et beauté.
00:16:36Une rupture spectaculaire
00:16:37entre Donald Trump et Elon Musk
00:16:39qui filait pourtant le parfait amour.
00:16:41Les deux coques de la basse-cour Maga
00:16:44qui se crêpent le chignon en public
00:16:46comme des ados sur X.
00:16:48Pourquoi ce divorce était-il prévisible ?
00:16:51Figurez-vous qu'en France,
00:16:53il y a une voyante qu'il avait prévue,
00:16:55une voyante qui fait de la politique.
00:16:56Je donne trois mois à Elon Musk
00:16:59et Donald Trump pour se disputer
00:17:01et ne plus jamais se parler
00:17:02parce que vraiment,
00:17:04il y avait une concurrence entre les deux hommes
00:17:06qui me semblait être très flagrante
00:17:07dans cette inauguration
00:17:08et qui était tout à fait malvenue
00:17:09compte tenu du contexte.
00:17:10Eh bien, Sandrine Rousseau dit ça
00:17:13en décembre 2024
00:17:14et elle s'y connaît
00:17:15en masculinité toxique
00:17:17et en paternalisme.
00:17:18La preuve.
00:17:19Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:17:21Eh bien, en 2024,
00:17:22une bromance incroyable
00:17:23qui faisait rêver le monde entier
00:17:25quasiment d'un côté,
00:17:26Donald Trump,
00:17:27le roi de Twitter
00:17:28et le Maga God
00:17:29et de l'autre,
00:17:30Elon Musk,
00:17:30milliardaire mégalo
00:17:31qui rêve tout simplement
00:17:32de coloniser Mars
00:17:34comme vous et moi.
00:17:34Ensemble,
00:17:36ils formaient un duo explosif,
00:17:37le tango and catch
00:17:38de la politique américaine.
00:17:40Trump vantait le Tesla
00:17:41à la Maison Blanche.
00:17:42Elon Musk portait une casquette
00:17:44oversize.
00:17:45Trump avait raison sur tout.
00:17:46Oui, vraiment,
00:17:47c'était magnifique,
00:17:48c'était beau,
00:17:48c'était trop beau
00:17:49pour être vrai.
00:17:51Après 130 jours
00:17:52passés au Doge,
00:17:53vous savez,
00:17:53ce département
00:17:54pour l'efficacité gouvernementale,
00:17:55pour épurer les finances publiques,
00:17:57Elon Musk était remercié
00:17:58dans le bureau ovale
00:17:59et puis patatras,
00:18:02tout part en vrille
00:18:02et très rapidement.
00:18:04À peine le milliardaire
00:18:05quittait son poste
00:18:06de super de cause killer
00:18:07qu'il n'a pas pu s'empêcher
00:18:09de lancer ses missiles
00:18:11sur X.
00:18:12Mettre l'Amérique en faillite,
00:18:14ce n'est pas acceptable.
00:18:15Kill the bill.
00:18:16The big beautiful bill
00:18:17de Donald Trump.
00:18:19La grande loi budgétaire
00:18:21qui était vraiment
00:18:22une ligne rouge
00:18:22pour Elon Musk.
00:18:24Trump, évidemment,
00:18:25n'a pas vraiment aimé
00:18:26et il a répondu
00:18:26depuis le bureau ovale
00:18:27alors qu'il était
00:18:28avec le champ
00:18:29le chancelier allemand
00:18:30qui se demandait
00:18:31ce qu'il faisait là en réalité
00:18:32puisque lui arrive
00:18:33en expliquant
00:18:34qu'il était très déçu
00:18:35par Elon
00:18:35avec le ton bien sûr
00:18:38qu'on connaît
00:18:38d'un Donald Trump
00:18:39vexé et un peu triste.
00:18:41À partir de là,
00:18:42l'escalade a été très rapide,
00:18:44plus rapide que dans Wargame
00:18:45pour passer en Defcon 2.
00:18:47Trump traite Musk de fou,
00:18:49menace d'annuler
00:18:50les contrats fédéraux
00:18:51notamment de SpaceX.
00:18:53Musk répond immédiatement
00:18:55en disant
00:18:55qu'il va mettre hors service
00:18:56le vaisseau Dragon
00:18:57qui permet d'emmener
00:18:58les astronautes de la NASA
00:18:59sur la Station Spatiale Internationale.
00:19:01Et puis,
00:19:02la bombe,
00:19:03c'était dans la nuit,
00:19:04cette nuit.
00:19:05Trump est dans les dossiers
00:19:06Epstein,
00:19:07c'est pour ça
00:19:08qu'ils sont cachés.
00:19:09Alors,
00:19:10le camp Trump
00:19:11immédiatement réplique
00:19:12en proposant
00:19:13d'enquêter
00:19:13sur la nationalité
00:19:14d'Elon Musk
00:19:15et lui retirer
00:19:15sa nationalité américaine
00:19:16et enquêter
00:19:17sur sa consommation
00:19:18de drogue.
00:19:19Ouais,
00:19:20tout simplement.
00:19:20résultat,
00:19:21Tesla qui dévise
00:19:23de 14% en bourse,
00:19:24150 milliards de dollars
00:19:25qui s'évaporent
00:19:26et tout le monde
00:19:27qui se demande
00:19:27s'ils jouent la comédie,
00:19:29s'ils sont vraiment fous
00:19:30ou si c'est n'importe quoi.
00:19:31Alors,
00:19:32pourquoi se divorcent ?
00:19:32L'égo ?
00:19:33Oui,
00:19:33sans doute,
00:19:34Trump ne supporte pas
00:19:35qu'on lui vole la vedette
00:19:36et Musk est un génie
00:19:37qui ne supporte pas
00:19:39qu'on ignore son génie incroyable.
00:19:41Un vrai désaccord
00:19:41sur le budget,
00:19:42cette big beautiful bill ?
00:19:44Peut-être,
00:19:45avec un Musk
00:19:46qui a surtout
00:19:47pris goût à la politique
00:19:48et qui se voit peut-être
00:19:49à la place de Donald Trump
00:19:50derrière le bureau ovale.
00:19:52D'ailleurs,
00:19:52la une du Time
00:19:53l'avait mis derrière le bureau ovale,
00:19:54ça n'avait pas plu
00:19:55à Trump à l'époque.
00:19:56Où est-ce,
00:19:57finalement,
00:19:58une rupture amoureuse
00:19:59sur fond d'agratitude ?
00:20:01Musk a quand même
00:20:02financé la campagne de Trump
00:20:03à coups de millions de dollars.
00:20:05Il avait déclaré
00:20:05son amour pour Trump
00:20:07en affirmant
00:20:08que plus je connais
00:20:09le président Trump,
00:20:10plus je l'aime.
00:20:11Il avait même déclaré
00:20:12je l'aime,
00:20:13oui,
00:20:13en précisant
00:20:14qu'il s'agit
00:20:14d'un amour
00:20:15dans les limites
00:20:16de l'amitié
00:20:16entre deux hommes
00:20:17hétérosexuels,
00:20:18quand même.
00:20:19On n'est pas
00:20:19dans les territoires
00:20:21de Sandrine Rousseau.
00:20:22En tout cas,
00:20:23pendant ce temps,
00:20:24on voit bien
00:20:25que Musk réfléchit
00:20:26à la politique.
00:20:27Il a même évoqué
00:20:29la création
00:20:29d'un nouveau parti politique
00:20:30et Trump
00:20:31est sur son réseau
00:20:33à lui,
00:20:33Truth Social
00:20:34et Paris
00:20:35sur la suite
00:20:36des opérations.
00:20:37Il est quand même
00:20:37président des Etats-Unis.
00:20:38Alors,
00:20:39y aura-t-il
00:20:39une réconciliation
00:20:40larmoyante
00:20:41dans les trois prochains mois ?
00:20:43Il faudra demander
00:20:43à Sandrine Rousseau
00:20:44ou bien est-ce
00:20:45qu'on va assister
00:20:45à un duel
00:20:46au sabre laser
00:20:47sur Mars,
00:20:47sponsorisé tout simplement
00:20:48par la fédération
00:20:49américaine de Catch ?
00:20:50En tout cas,
00:20:51en spectacle politique,
00:20:52on voit que les Américains
00:20:53sont les maîtres
00:20:54en la matière.
00:20:55Nous,
00:20:55en France,
00:20:56on reste sur des films
00:20:57d'auteurs
00:20:57comme
00:20:58La démission
00:20:59de Bruno Retailleau
00:21:00ou Le duel
00:21:01Olivier Faure-Nicolas
00:21:02Maillard-Rossignol
00:21:03au PS.
00:21:04Ce n'est pas pareil
00:21:04pour le popcorn.
00:21:06Alexis Poulin,
00:21:07sans réserve,
00:21:08l'invité.
00:21:09Et notre invité,
00:21:10on va parler un peu
00:21:12d'Elon Musk aussi
00:21:13et surtout
00:21:13d'intelligence artificielle.
00:21:15Eric Lemaire
00:21:16qui sort le livre
00:21:17L'intelligence artificielle,
00:21:19croissance et catastrophe
00:21:20annoncée.
00:21:20Bonjour.
00:21:21Bonjour Alexis.
00:21:22Vous êtes entrepreneur.
00:21:24Merci d'être avec nous.
00:21:25Alors,
00:21:25dans ce livre,
00:21:26vous expliquez
00:21:26qu'il y a
00:21:27une catastrophe
00:21:29dans l'IA
00:21:29quand même,
00:21:30même s'il y a
00:21:31beaucoup d'opportunités
00:21:31et qu'il faut
00:21:33s'en prémunir
00:21:34en quelque sorte.
00:21:35En fait,
00:21:35dans le livre,
00:21:37j'aborde
00:21:37plusieurs sujets,
00:21:39l'historique,
00:21:40les risques,
00:21:41les opportunités
00:21:42et je parle
00:21:44pas mal des risques.
00:21:45Et en fait,
00:21:46je vais prendre une image.
00:21:47Vous voyez qu'en Ukraine,
00:21:48il y a la guerre des drones
00:21:49et les drones,
00:21:50ils sont dans les airs.
00:21:51Et pourquoi est-ce qu'ils sont
00:21:51dans les airs ?
00:21:52Parce que par terre,
00:21:53c'est de la boue,
00:21:54c'est des arbres,
00:21:55c'est des trucs biologiques,
00:21:55c'est casse-pieds.
00:21:56Et donc,
00:21:57on reste dans les airs
00:21:58parce que là,
00:21:58au moins,
00:21:59on maîtrise,
00:21:59c'est un milieu
00:22:00qui est numérisable
00:22:01alors que la boue,
00:22:02c'est pas numérisable.
00:22:03Et bien,
00:22:03c'est pareil,
00:22:04au fur et à mesure
00:22:04qu'on digitalise
00:22:05nos existences,
00:22:06on donne en fait
00:22:07le pouvoir
00:22:08à l'intelligence artificielle
00:22:09et donc,
00:22:09si on veut,
00:22:10nous,
00:22:11humains,
00:22:12conserver
00:22:12notre pouvoir d'action
00:22:13et notre souveraineté,
00:22:14il faut qu'on refuse
00:22:16une digitalisation complète.
00:22:18Oui,
00:22:18c'est un peu
00:22:18un guide de survie
00:22:19ou un pré-guide de survie
00:22:21à la numérisation totale
00:22:22de la société.
00:22:23On voit effectivement
00:22:24qu'on a donné
00:22:25de plus en plus
00:22:26ces dernières années
00:22:27d'informations
00:22:28aux géants
00:22:29de la Silicon Valley,
00:22:30que ce soit Palantir,
00:22:31Google,
00:22:32Microsoft,
00:22:33etc.
00:22:33Les données de santé,
00:22:34par exemple,
00:22:35des Français,
00:22:35mais aussi des Anglais,
00:22:37totalement offerts
00:22:38aux GAFAM.
00:22:40L'armée française
00:22:41qui utilisait Palantir,
00:22:43cette société
00:22:43de la Silicon Valley
00:22:44qui a le Palantir,
00:22:46c'est l'œil de Sauron
00:22:47dans Le Seigneur des Anneaux,
00:22:48c'est tout un programme.
00:22:49Est-ce qu'il y a maintenant
00:22:51quand même une réflexion
00:22:52en arrière-plan
00:22:53d'une trop grande dépendance
00:22:55de ces entreprises américaines
00:22:56de la part
00:22:57des entreprises européennes
00:22:59et des gouvernements ?
00:23:00Alors,
00:23:00il y a une réflexion.
00:23:02Dans les entreprises,
00:23:03ça commence à peine.
00:23:04Dans les gouvernements,
00:23:05en tout cas,
00:23:06dans les parties,
00:23:07ça fait un moment
00:23:07qu'ils y réfléchissent.
00:23:08Le problème,
00:23:08c'est que,
00:23:09pour l'instant,
00:23:11jusqu'à l'intelligence artificielle
00:23:13telle qu'on a pratiqué aujourd'hui,
00:23:14c'est-à-dire
00:23:14Tchad GPT,
00:23:15pour faire simple,
00:23:16et Mistral,
00:23:16pour la version française,
00:23:18en fait,
00:23:19on n'avait pas d'offre européenne,
00:23:21tout simplement.
00:23:21C'est un virage
00:23:23qu'on a complètement raté.
00:23:25Avec Mistral,
00:23:26on a l'opportunité
00:23:27de mettre une partie
00:23:28de notre intelligence artificielle,
00:23:29de la laisser à la maison.
00:23:31Et donc,
00:23:31pour la première fois,
00:23:33on a la possibilité
00:23:34de faire des choses
00:23:35et en plus,
00:23:36comme la guerre
00:23:38est de retour en Europe,
00:23:39tout ce qui est matériel militaire,
00:23:42on est quand même assez bon,
00:23:43en France en particulier,
00:23:44mais dans un certain nombre
00:23:45de pays d'Europe aussi.
00:23:46Et donc,
00:23:46on a de nouveau la possibilité
00:23:48de peser
00:23:48et d'essayer
00:23:49de reconstruire
00:23:50une industrie numérique.
00:23:52Est-ce qu'aujourd'hui,
00:23:54avec Mistral,
00:23:55on peut dire
00:23:55que la France
00:23:56a l'opportunité
00:23:57de devenir leader
00:23:58en matière
00:23:59d'intelligence artificielle
00:24:00ou on se crase
00:24:00toujours des seconds couteaux
00:24:01parce qu'il n'y aura pas
00:24:02les milliards,
00:24:03les centaines de milliards
00:24:03que les Chinois ou les Américains
00:24:05vont pouvoir déverser
00:24:05sur leurs industries
00:24:07d'intelligence artificielle ?
00:24:08Alors,
00:24:08Mistral,
00:24:09c'est une belle histoire
00:24:10parce qu'en fait,
00:24:11la diaspora numérique française,
00:24:13celle qui aujourd'hui
00:24:14développe Facebook,
00:24:15Google, etc.,
00:24:16parce qu'il y a beaucoup
00:24:17de Français
00:24:17dans les équipes américaines,
00:24:19ce sont des gens
00:24:19qui sont revenus en France,
00:24:21qui ont créé
00:24:21une société française
00:24:22et qui ont construit
00:24:24une belle entreprise
00:24:26avec une très très grosse
00:24:28levée de fonds,
00:24:28des choses qu'on n'avait
00:24:29jamais vues en France en fait.
00:24:31Ils ont ramené
00:24:31l'intelligence
00:24:32qu'ils ont acquise
00:24:33aux Etats-Unis
00:24:33et ils l'ont développé
00:24:34en France.
00:24:34Donc c'est vrai que
00:24:35pour la première fois,
00:24:36il faut voir la suite
00:24:37de l'histoire,
00:24:38mais pour la première fois,
00:24:39on a la possibilité
00:24:40de revenir dans le match
00:24:41en fait,
00:24:41tout simplement.
00:24:42Et on peut vraiment ?
00:24:43Ou il y aura forcément
00:24:45un raté quelque part,
00:24:47un problème de financement
00:24:49notamment ?
00:24:50Ou est-ce que là,
00:24:50on peut mettre les moyens
00:24:51et dire on va réussir ?
00:24:53Ils ont mis les moyens.
00:24:54Eux ont mis les moyens
00:24:55et nous,
00:24:55il faut qu'on les mette aussi.
00:24:56C'est-à-dire qu'effectivement,
00:24:58il faut qu'on décide
00:25:00de faire nos propres drones,
00:25:02il faut qu'on décide
00:25:03de faire nos propres modèles
00:25:05d'IA de santé
00:25:06en Europe
00:25:07ou en France à défaut.
00:25:08Il faut qu'on décide
00:25:10de le faire.
00:25:11Et là,
00:25:11on a pour la première fois
00:25:12les moyens.
00:25:13Si vous voulez,
00:25:14l'intelligence artificielle,
00:25:16c'est quelque chose
00:25:16qui est moins complexe
00:25:18à intégrer,
00:25:19qui joue plus
00:25:20sur les forces de l'Europe
00:25:21que les générations
00:25:22précédentes
00:25:23des Google,
00:25:24Facebook,
00:25:25Microsoft et compagnie.
00:25:26Donc on a de nouveau
00:25:27une possibilité
00:25:28de revenir dans le match.
00:25:29N'est-ce qu'il n'y a pas
00:25:30une limite à ça ?
00:25:31Notamment la couverture
00:25:33satellitaire.
00:25:34On parlait d'Elon Musk
00:25:35à l'instant,
00:25:36lui avec Starlink
00:25:37qui peut offrir
00:25:38ou fermer l'accès Internet
00:25:39sur des sites
00:25:41de la planète.
00:25:42Beaucoup d'opérations
00:25:43de drones en Ukraine
00:25:44dépendent du réseau Starlink.
00:25:46Le GPS,
00:25:47système de navigation
00:25:48qui dépend
00:25:49des satellites américains.
00:25:50Nous,
00:25:50on a Galiléo
00:25:52en Europe,
00:25:53mais est-ce qu'il est
00:25:53à la hauteur ?
00:25:54Est-ce qu'on n'a
00:25:55quand même pas
00:25:56une limite
00:25:57et une dépendance
00:25:58qui restera
00:25:59malgré tout
00:26:00à la technologie américaine ?
00:26:01Moi,
00:26:02je raisonnerais à l'envers.
00:26:03C'est-à-dire qu'en fait,
00:26:04la dominance technique américaine,
00:26:07elle vient d'un certain
00:26:07nombre de géants
00:26:08qui mangent les marchés.
00:26:09C'est-à-dire,
00:26:10ils font de la croissance
00:26:11horizontale.
00:26:12Il faut qu'une société
00:26:14comme Mistral,
00:26:14qui est vraiment
00:26:15une belle boîte,
00:26:17il faut que ce type
00:26:18de société
00:26:19fasse également
00:26:19de la croissance horizontale.
00:26:20Mais ça pourrait être...
00:26:21Il y a eu l'aventure
00:26:22de Dassault Systèmes
00:26:23en son temps.
00:26:24Il y a eu l'aventure
00:26:25de MBDA.
00:26:25On a déjà eu
00:26:26des entreprises
00:26:26qui ont eu
00:26:27un développement
00:26:28en râteau comme ça.
00:26:29On peut recommencer.
00:26:30C'est vraiment
00:26:31une opportunité.
00:26:32On peut rejouer le match.
00:26:33Et on est en train
00:26:34de le faire,
00:26:34clairement.
00:26:35Il faut juste qu'on évite
00:26:36que ce soit l'IA
00:26:36qui gagne le match,
00:26:37en fait.
00:26:38Parce qu'il y a
00:26:38un troisième joueur.
00:26:39Oui,
00:26:40c'est ça.
00:26:41C'est le problème
00:26:41de dire que très rapidement
00:26:43on peut être dépassé
00:26:44par le système.
00:26:45Vous l'expliquez
00:26:45dans le livre
00:26:46en disant
00:26:46qu'il y a des systèmes
00:26:47qui sont devenus obsolètes.
00:26:49Quand on dépend
00:26:49vraiment d'un système
00:26:50informatique
00:26:50et qu'on n'arrive plus
00:26:51à le déchiffrer,
00:26:53à le coder,
00:26:53et ça on ne parle même pas
00:26:54d'IA,
00:26:54on parle de choses
00:26:55très basiques,
00:26:56l'entreprise
00:26:57ou l'administration
00:26:59ne peut plus fonctionner.
00:27:01Et le risque de l'IA
00:27:01c'est de se retrouver
00:27:02face à une machine
00:27:04qui va être incontrôlable.
00:27:07Le risque
00:27:08c'est qu'à terme,
00:27:10pour l'instant,
00:27:10nous on utilise massivement
00:27:12l'IA dans notre groupe,
00:27:13pour l'instant
00:27:14on sait ce qu'elle fait.
00:27:15Mais à mesure
00:27:16qu'on va s'habituer,
00:27:18c'est comme le fait
00:27:19qu'on n'y presque plus
00:27:20livre de nos jours,
00:27:21au fur et à mesure
00:27:23qu'on va s'habituer
00:27:23à ne plus faire ces choses,
00:27:24quand on ne saura plus
00:27:25les faire,
00:27:26on sera dépendant.
00:27:27Donc le problème
00:27:27n'est pas
00:27:28est-ce que l'IA,
00:27:29enfin à court terme
00:27:29en tout cas,
00:27:30n'est pas est-ce que l'IA
00:27:30est méchante ou gentille,
00:27:32c'est est-ce qu'on va
00:27:33lui abandonner entièrement
00:27:35les compétences
00:27:37et la souveraineté.
00:27:38Et pour l'instant
00:27:39on est bien parti.
00:27:40Et des compétences cognitives
00:27:41en fait,
00:27:42le livre explique
00:27:43qu'il faut se préserver
00:27:44absolument
00:27:45de cette facilité
00:27:46d'une certaine façon
00:27:47parce qu'il y a le risque
00:27:49d'être trop dépendant
00:27:51un IA dépendant
00:27:52y compris dans la vie quotidienne.
00:27:54On voit maintenant
00:27:55tous ces assistants
00:27:56de langage
00:27:57qui sont présents
00:27:58dans tout et n'importe quoi.
00:27:59On va marquer
00:28:00une courte pause
00:28:00et justement parler
00:28:01de ce guide de survie
00:28:02et de protection
00:28:03par rapport à la numérisation
00:28:04et à la facilité
00:28:05qu'offre l'IA
00:28:06avec notre invité
00:28:07Éric Lemaire
00:28:08pour parler de
00:28:09l'intelligence artificielle,
00:28:10croissance et catastrophe
00:28:11annoncée.
00:28:12A tout de suite
00:28:12sur Sud Radio.
00:28:13Alexis Poulin
00:28:14sans réserve,
00:28:16l'invité.
00:28:16Et on se retrouve
00:28:17avec Éric Lemaire
00:28:18notre invité
00:28:18pour parler
00:28:19d'intelligence artificielle,
00:28:21croissance et
00:28:21catastrophe annoncée.
00:28:23Alors,
00:28:24quand on parle d'IA,
00:28:25on a l'impression
00:28:26que c'est magique
00:28:27mais derrière
00:28:28en réalité
00:28:29c'est d'abord
00:28:30des programmes
00:28:31de calcul
00:28:31et surtout
00:28:32du hardware,
00:28:33des supercalculateurs,
00:28:34des data centers
00:28:35et on a vu
00:28:37plusieurs annonces
00:28:37ces dernières semaines
00:28:38sur la France
00:28:39avec le sommet
00:28:40de Choose France
00:28:41notamment
00:28:41qui va accueillir
00:28:42beaucoup de data centers
00:28:43et cette semaine
00:28:45ou la semaine dernière
00:28:46l'État français
00:28:47qui rachète
00:28:47la branche supercalculateur
00:28:49d'Atos
00:28:49pour garder justement
00:28:51la main
00:28:51sur un secteur stratégique
00:28:52notamment dans la dissuasion nucléaire.
00:28:54Est-ce que là aussi
00:28:55il y a une chance
00:28:57pour la France
00:28:57de garder
00:29:00sa souveraineté numérique
00:29:02ou du moins
00:29:02de l'étendre ?
00:29:04Dans les années 70
00:29:05on savait tout faire
00:29:06on savait faire les processeurs
00:29:07et à l'origine
00:29:09il ne faut jamais oublier
00:29:11que quand il y a
00:29:11un changement fondamental
00:29:13il y a toujours
00:29:13une innovation à la base.
00:29:15Moi quand j'étais jeune
00:29:16les réseaux de neurones
00:29:19on savait les simuler
00:29:21c'est-à-dire faire quelque chose
00:29:22qui fonctionne un peu
00:29:22comme le cerveau humain
00:29:23mais c'était une lenteur
00:29:25absolument désespérante.
00:29:27Nvidia a construit
00:29:28de nouveaux types
00:29:29d'architecture
00:29:30de processeurs
00:29:31qui font que
00:29:32on arrive à exécuter
00:29:33énormément plus
00:29:35d'opérations
00:29:35à la seconde
00:29:36et c'est ça
00:29:36qui est l'innovation
00:29:37au cœur
00:29:38de l'intelligence artificielle.
00:29:40Et ce qui est original
00:29:41par rapport à la révolution
00:29:42du numérique
00:29:43la révolution
00:29:44des réseaux sociaux
00:29:45la révolution d'Internet
00:29:46on a vécu plein de révolutions
00:29:47ces cinquième année.
00:29:49Là ce qui est original
00:29:50c'est que c'est une
00:29:51c'est une évolution totale.
00:29:53C'est quelque chose
00:29:54qui se diffuse
00:29:55à une vitesse telle
00:29:55qu'on n'a jamais vue
00:29:57et les applications
00:29:58sont gigantesques.
00:30:00Et alors
00:30:01vous parliez
00:30:03des datacenters
00:30:04effectivement
00:30:04l'une des originalités
00:30:05de l'intelligence artificielle
00:30:07par rapport aux technologies
00:30:08qui existent aujourd'hui
00:30:08c'est que la consommation
00:30:10de ressources
00:30:11est extrêmement importante.
00:30:13Un serveur
00:30:14d'intelligence artificielle
00:30:15là où je dépense
00:30:16typiquement
00:30:17disons 50 euros
00:30:18parce qu'on est dans un pays
00:30:20où le kilo de taille
00:30:21a un peu augmenté
00:30:2250 euros par mois
00:30:23une serveur
00:30:24d'intelligence artificielle
00:30:25ça va être 1000
00:30:25donc c'est un ordre
00:30:27de grandeur
00:30:27voire deux de plus.
00:30:29Donc il y a
00:30:29il y a un vrai sujet
00:30:30et pour l'instant
00:30:31malheureusement
00:30:32on est
00:30:32autant pour les drones
00:30:34on a l'impression 3D
00:30:35on sait produire
00:30:36en France
00:30:37autant pour les processeurs graphiques
00:30:39puisque c'est de ce dont il s'agit
00:30:41pour l'instant
00:30:42on est franchement court.
00:30:43Même Atos
00:30:44et ces supercalculateurs
00:30:45dépendent en fait
00:30:46de processeurs.
00:30:48Et à tel point
00:30:49que moi j'ai dû supplier
00:30:51pour avoir des devis
00:30:52pour des machines de ce type
00:30:53parce qu'en fait
00:30:54la demande est tellement phénoménale
00:30:55que les gens
00:30:56ils choisissent leurs clients.
00:30:58Et l'autre course
00:30:59qui est parallèle
00:31:00à celle de l'IA
00:31:02c'est le quantique
00:31:04le numérique quantique
00:31:06les chinois
00:31:08ont eu plusieurs annonces
00:31:09dans ce domaine là
00:31:10est-ce que nous
00:31:11on est dans la course
00:31:12ou on est très loin derrière
00:31:13là aussi ?
00:31:14Alors là
00:31:14on en est quand même
00:31:16à de la recherche
00:31:16c'est quelque chose
00:31:18qui ne fonctionne pas
00:31:20ça existe
00:31:21mais ça ne fonctionne pas
00:31:22ça n'est pas utile
00:31:23on va dire ça comme ça
00:31:24ça n'est pas utile
00:31:25le sujet
00:31:27c'est qu'aujourd'hui
00:31:27les ordinateurs
00:31:28qui sont les ordinateurs binaires
00:31:29ce sont les ordinateurs numériques
00:31:31c'est-à-dire c'est 0 ou 1 ?
00:31:330 ou 1
00:31:33or moi je ne crois pas
00:31:34que le 1 existe
00:31:35dans notre univers
00:31:36on est dans un univers
00:31:37qui n'est pas arithmétique
00:31:38on est dans un univers
00:31:39qui est quantique
00:31:40et donc si on veut
00:31:41un jour pouvoir
00:31:42faire le rêve d'Elon Musk
00:31:45c'est-à-dire
00:31:45numériser l'être humain
00:31:47ça ne se fera pas
00:31:48dans un ordinateur
00:31:48classique binaire
00:31:49ça se fera forcément
00:31:50dans un ordinateur quantique
00:31:51donc le risque
00:31:52à long terme
00:31:53de disparition
00:31:54ou de mutation
00:31:55de l'humanité
00:31:56il porte plutôt
00:31:57sur ces technologies-là
00:31:58mais pour l'instant
00:31:59concrètement
00:32:00elle ne fonctionne pas encore
00:32:01mais c'est un domaine
00:32:03où en recherche fondamentale
00:32:04la France est bien positionnée
00:32:06et comme toujours
00:32:07il va s'agir
00:32:07et c'est pour ça
00:32:08que cet import
00:32:09de la diaspora numérique
00:32:10qui arrive en France
00:32:11pour amener les méthodes
00:32:12à l'américaine
00:32:14de développement d'entreprises
00:32:15là on a une chance
00:32:17il faut vraiment la jouer
00:32:19Aujourd'hui
00:32:19il y a des cerveaux français
00:32:21qui s'étaient expatriés
00:32:22qui reviennent justement
00:32:23pour travailler sur ces sujets-là
00:32:24en France ?
00:32:26Il y en a qui reviennent
00:32:27alors plus exactement
00:32:28vous savez que Google
00:32:31a un très gros site en France
00:32:33donc il y a des gens
00:32:34qui travaillaient pour eux
00:32:36qui étaient restés en France
00:32:38qui reprennent le travail
00:32:40dans des start-up
00:32:41sur un nouvel horizon en fait
00:32:43c'est tout le déclin relatif
00:32:45de la Silicon Valley
00:32:46qui s'est disséminé
00:32:48un peu partout aux Etats-Unis
00:32:49en Inde
00:32:50et le PSG Microsoft
00:32:52il n'y a pas longtemps
00:32:52il a fait une conférence
00:32:53en Inde
00:32:54il était chez lui quoi
00:32:55c'était sa vraie maison
00:32:57quelque part
00:32:57et donc
00:32:58on a vraiment notre chance
00:33:01de partir sur quelque chose
00:33:02de culturellement différent
00:33:03et compte tenu des enjeux
00:33:05de la numérisation
00:33:06et du quantique
00:33:07c'est vraiment important
00:33:09de remettre
00:33:10de l'éthique
00:33:12telle qu'on la conçoit
00:33:13chez nous
00:33:14nos valeurs
00:33:14dans ces enjeux là
00:33:16c'est essentiel
00:33:18alors dans ce livre
00:33:19il y a aussi un chapitre
00:33:19sur le manuel personnel
00:33:21de survie
00:33:21comment éviter
00:33:24ou protéger
00:33:25ces données
00:33:26mais aussi son cerveau
00:33:27de ce grignotage numérique
00:33:29est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:33:30un peu
00:33:31les gestes simples
00:33:32d'autoprotection
00:33:33en fait
00:33:34concrètement
00:33:35ces machines
00:33:36fonctionnent
00:33:37sur la base
00:33:37de ce que vous leur donnez
00:33:38pour l'instant
00:33:38on ne sait pas entraîner
00:33:40l'intelligence artificielle
00:33:41avec elle-même
00:33:42autant pour jouer au go
00:33:43on a su faire
00:33:44pour l'instant
00:33:45sur les modèles de langage
00:33:46on peine à le faire
00:33:47donc tout ce qu'elle sait
00:33:49c'est vous qui le lui donnez
00:33:50et donc
00:33:51si vous voulez éviter
00:33:53qu'elle vous remplace
00:33:54ne l'entraînez pas
00:33:55ça paraît logique
00:33:57ne racontez pas
00:33:59avec qui vous vivez
00:34:01ce que vous faites
00:34:01ce que vous pensez
00:34:02sur les réseaux sociaux
00:34:03parce que sinon
00:34:03vous leur donnez tout
00:34:05en fait
00:34:05et assez rapidement
00:34:07ils vont faire quelque chose
00:34:08qui vous ressemble
00:34:08et à mon avis
00:34:10c'est l'un des sujets
00:34:11c'est que moi des fois
00:34:11dans mon usage d'intelligence artificielle
00:34:13moi je suis sidéré
00:34:14par ce qu'elle fait
00:34:15et je me demande même
00:34:16pourquoi je suis venu en fait
00:34:17et donc il y a
00:34:18il y a un risque
00:34:19que cette sorte de sidération
00:34:20cause une humiliation
00:34:23qui choque l'humanité
00:34:24quelque part
00:34:24et ça fait un certain temps
00:34:26on voit la baisse
00:34:27de la natalité
00:34:27le pessimisme climatique
00:34:30le pessimisme dans tous les données
00:34:31que vous voulez
00:34:31et je pense que
00:34:33l'intelligence artificielle
00:34:34va encore rajouter un clou
00:34:35dans ce cercle là
00:34:36c'est-à-dire de se dire
00:34:38que l'humain finalement
00:34:39est un grain de sable
00:34:41parce que à la limite
00:34:42imaginons
00:34:43l'intelligence artificielle
00:34:44fait tout
00:34:44nous on reste chez nous
00:34:45on va faire quoi
00:34:45c'est la question
00:34:46sur le remplacement
00:34:48des métiers
00:34:49notamment par l'IA
00:34:50et métier du tertiaire
00:34:51là on parle de métiers
00:34:53à consultant
00:34:54avocat
00:34:55etc
00:34:55politique
00:34:56est-ce qu'on n'y gagnerait pas
00:34:57finalement
00:34:58avoir une IA
00:34:59à la place d'avoir
00:35:00un gouvernement
00:35:00avec par exemple
00:35:02Clara Chappas
00:35:02qui expliquait
00:35:03que ministre numérique
00:35:04que maintenant
00:35:05pour aller sur des sites porno
00:35:07il faudrait aller peut-être
00:35:08dans un buraliste
00:35:09et demander un code
00:35:10pour ensuite se connecter
00:35:11on se rend compte
00:35:13que là il y a une limite
00:35:14aussi à l'action politique
00:35:14ah bah moi
00:35:15j'essaie de rencontrer
00:35:16les politiques
00:35:17pour être sûr
00:35:17que c'est pas déjà
00:35:18des intelligences artificielles
00:35:19ouais
00:35:19est-ce que les programmes
00:35:21sont écrits par IA
00:35:22on sait jamais
00:35:24il y a un film comme ça
00:35:25qui explique
00:35:26où un ancien
00:35:27service secret
00:35:28découvre que le président
00:35:29en fait n'existe pas
00:35:30c'est une intelligence artificielle
00:35:31c'est un livre de Philippe Cadic
00:35:33qui s'appelle
00:35:33j'ai plus le titre
00:35:35malheureusement
00:35:35mais qui est extraordinaire
00:35:38où le président
00:35:38est une machine
00:35:39absolument
00:35:39et là
00:35:40très honnêtement
00:35:41on en est pas loin
00:35:42simulacre
00:35:42moi je soupçonne
00:35:45certaines déclarations
00:35:47certains jeux de scène
00:35:48d'être directement scripté
00:35:50par l'intelligence artificielle
00:35:51desquels par exemple
00:35:53vous avez des exemples ?
00:35:54non j'ai pas d'exemple
00:35:55mais Uber
00:35:55par exemple
00:35:56un chauffeur Uber
00:35:57il suit ce que lui dit le GPS
00:35:58je suis dans les entrepôts Amazon
00:36:00les gens
00:36:01quand ils vont chercher les colis
00:36:02ils suivent les consignes
00:36:02qu'on leur dit dans l'oreillette
00:36:04qu'est-ce qui nous dit
00:36:06qu'au lieu de lire
00:36:07un prompteur
00:36:08avec le discours
00:36:09qu'ils ont préparé
00:36:10ils ne disent pas un truc
00:36:10préparé d'avance
00:36:11par l'intelligence artificielle
00:36:12qui en même temps
00:36:13écoute les réseaux sociaux
00:36:14et prépare la phrase d'après
00:36:15c'est pas exclure
00:36:17on sent qu'il y a déjà un peu ça
00:36:18effectivement
00:36:19dans la veille politique
00:36:21en particulier
00:36:21avec l'affaire Cambridge Analytica
00:36:23qui concernait
00:36:24Trump justement
00:36:25on sait
00:36:26que
00:36:27des algorithmes
00:36:28d'intelligence artificielle
00:36:29et de langage naturel
00:36:30ont été utilisés
00:36:31pour influencer
00:36:32les réseaux sociaux
00:36:33et donc le vote
00:36:34c'est déjà le cas
00:36:36en fait
00:36:36et bien passionnant
00:36:38comme sujet
00:36:38l'intelligence artificielle
00:36:39croissance et catastrophe
00:36:40annoncée
00:36:41d'Eric Lemaire
00:36:42qui était notre invité
00:36:43merci beaucoup
00:36:44pour ces éclaircissements
00:36:45on en reparlera de ce sujet
00:36:46parce qu'il ne fait que grandir
00:36:47et avec beaucoup de questionnements
00:36:49de la part
00:36:50de nos auditeurs
00:36:51on va marquer une courte pause
00:36:53et se retrouver
00:36:53à 13h
00:36:54pour parler du système judiciaire
00:36:55justement
00:36:56est-ce qu'il est arrivé
00:36:57à bout de souffle
00:36:58est-ce qu'il est trop laxiste
00:37:00est-ce qu'on a les moyens
00:37:01de réformer tout ça
00:37:02avec nos invités
00:37:04Benoît Barret
00:37:06conseiller spécial
00:37:06d'Alliance Police
00:37:07et Guylain Benessa
00:37:08avocat auteur de
00:37:09On marche sur la tête
00:37:10aux éditions de l'Artilleur
00:37:11à tout de suite
00:37:11sur Sud Radio
00:37:12Alexis Poulin
00:37:14sans réserve
00:37:15l'invité
00:37:16nos invités
00:37:17puisqu'on va parler
00:37:18police et justice
00:37:20il s'agit de revenir
00:37:22sur évidemment
00:37:22les événements
00:37:23après la victoire
00:37:25du PSG
00:37:26et les saccages
00:37:27qu'on a vu
00:37:28dans Paris
00:37:28et pas dû
00:37:29à la politique
00:37:30d'Anne Hidalgo
00:37:30cette fois-ci
00:37:31mais bien
00:37:32à des supporters
00:37:34ou bien
00:37:35des délinquants
00:37:36qui étaient venus
00:37:36pour profiter
00:37:37de la fête
00:37:37et on a vu
00:37:39des déclarations
00:37:40de politique
00:37:40toutes plus
00:37:41martiales
00:37:42les unes que les autres
00:37:43nous serons fermes
00:37:44notre main ne tremblera pas
00:37:45et puis derrière
00:37:47un système
00:37:48qui explique
00:37:49que c'est très difficile
00:37:50finalement
00:37:50d'enfermer
00:37:52tous ces délinquants
00:37:53qui sont pour la plupart
00:37:54des primo-délinquants
00:37:55qui n'ont rien à voir
00:37:56avec
00:37:56les profils
00:37:58habituels
00:37:59et on se demande
00:38:00si vouloir
00:38:02plus de la justice
00:38:04c'est possible
00:38:04et pour en parler
00:38:05avec nous
00:38:06on a
00:38:07Guylain Benessa
00:38:08avocat
00:38:08on marche sur la tête
00:38:09aux éditions de l'artillère
00:38:10bonjour
00:38:11bonjour Alexis Poulin
00:38:13bonjour
00:38:13merci d'être avec nous
00:38:15et avec nous également
00:38:16Benoît Barret
00:38:17conseiller spécial
00:38:18d'Alliance Police
00:38:19bonjour
00:38:19bonjour
00:38:21merci d'être avec nous
00:38:23alors d'abord
00:38:24peut-être un mot
00:38:25Guylain Benessa
00:38:27sur l'état
00:38:29de la justice
00:38:30est-ce qu'on demande
00:38:31trop à la justice
00:38:31en France
00:38:32est-ce qu'elle a
00:38:32les moyens
00:38:33c'est toujours la question
00:38:34qu'on pose
00:38:34mais les places de prison
00:38:36qui ne sont pas
00:38:37à la hauteur
00:38:38et puis des lois
00:38:39aussi
00:38:40qui font que
00:38:41les juges
00:38:41appliquent la loi
00:38:42tout simplement
00:38:44en fait
00:38:45sur la question
00:38:45des moyens
00:38:46et c'est l'arlésienne
00:38:47qu'on a depuis des années
00:38:48je réponds tout de suite
00:38:48à votre question
00:38:50parce qu'elle est centrale
00:38:51à mon avis
00:38:52c'est la question centrale
00:38:54des places de prison
00:38:55alors on en parle
00:38:56depuis des décennies
00:38:57c'est franchement
00:38:57c'est encore une fois
00:38:57de l'arlésienne
00:38:58vous savez
00:38:59on égrène des chiffres
00:39:01mais ils sont quand même
00:39:01très parlants
00:39:02on a environ
00:39:0262 000 places de prison
00:39:03et on a
00:39:0484 000
00:39:06ou 85 000 personnes
00:39:07incarcérées aujourd'hui
00:39:08ce qui veut dire
00:39:08que c'est peut-être
00:39:09une statistique
00:39:10aussi simpliste
00:39:11qu'elle soit
00:39:12qui signifie bien
00:39:13qu'on est surchargé
00:39:15le mot est faible
00:39:16et donc du coup
00:39:17qu'on résume cela
00:39:18un peu trop souvent
00:39:19mais c'est quand même
00:39:19pas fou
00:39:20au fait qu'on a
00:39:21une délinquance
00:39:22qu'on souhaite réprimer
00:39:23qu'il y a un discours
00:39:26sur l'emprisonnement
00:39:26qui maintenant
00:39:27devient le discours dominant
00:39:28que Gérald Darmanin
00:39:29et les autres
00:39:30essaient de courir
00:39:30derrière cela
00:39:31parce que
00:39:31l'opinion publique française
00:39:33a saisi la chose
00:39:34et qu'on nous promet
00:39:35toujours plus
00:39:36toujours plus
00:39:36et toujours plus
00:39:37sachant qu'on a
00:39:38de moins en moins d'argent
00:39:39qu'on fait ce qu'on peut
00:39:40que la France est dans une situation
00:39:42budgétaire dramatique
00:39:43et donc du coup
00:39:44on mouline
00:39:44et on mouline
00:39:45mais je pense quand même
00:39:46et je pense que c'est l'objet
00:39:47de notre discussion
00:39:48aujourd'hui
00:39:48c'est qu'il y a à la fois
00:39:50le discours sur les moyens
00:39:51qu'il faut traiter
00:39:52mais il y a quand même
00:39:53vraiment
00:39:54une certaine façon
00:39:55d'envisager la justice
00:39:56dans sa globalité
00:39:57qui doit être reprise en main
00:39:58ce serait trop simple
00:40:00de dire
00:40:00c'est juste une question
00:40:01de moyens
00:40:01sinon ça voudrait dire
00:40:02que c'est juste une question
00:40:03de gros sous
00:40:04ça se saurait
00:40:05si la pompe à fric
00:40:07suffisait à régler les problèmes
00:40:08ça se saurait
00:40:09et puis alors
00:40:11côté police
00:40:12Benoît Barré
00:40:13on entend souvent
00:40:14ce discours des policiers
00:40:15qui se disent
00:40:15mais nous on sait très bien
00:40:16que quand on arrête
00:40:17un délinquant
00:40:18il ne risque quasiment rien
00:40:20donc on se demande
00:40:21à quoi on sert
00:40:21est-ce que
00:40:22ça devient de plus en plus critique
00:40:25et côté police
00:40:26quels sont les
00:40:27les moyens donnés
00:40:28par le ministère de l'Intérieur
00:40:29aujourd'hui ?
00:40:31Alors moi pour répondre
00:40:32très clairement
00:40:33ce n'est pas tellement
00:40:33les moyens donnés
00:40:34par le ministère de l'Intérieur
00:40:35qui posent problème
00:40:36enfin on peut en parler
00:40:37il y a aussi le budget
00:40:38vous savez qu'Alliance
00:40:39a manifesté
00:40:40il y a peu de temps
00:40:41mais c'est pas le sujet
00:40:41aujourd'hui
00:40:42le sujet aujourd'hui
00:40:42on va parler de la justice
00:40:43alors vous savez
00:40:44Alliance
00:40:45c'est un syndicat
00:40:46qui a toujours pris
00:40:47ses responsabilités
00:40:48nous sommes des syndicats
00:40:49majoritaires
00:40:49de la police nationale
00:40:50puis d'un policier sur deux
00:40:51et syndiqués Alliance
00:40:53et il y a quelques années
00:40:54Alliance avait
00:40:54lancé une phrase
00:40:56qui avait fait beaucoup de bruit
00:40:57le problème de la police
00:40:58c'est la justice
00:40:58rappez-vous de cette phrase
00:40:59ça avait ému tout le monde
00:41:00des personnes
00:41:01étaient montées au créneau
00:41:02voilà
00:41:02il n'empêche que ça a permis
00:41:03quand même de lancer le débat
00:41:04vous savez
00:41:05quand vous êtes policier
00:41:06il y a quelque chose
00:41:07qui est primordial
00:41:08c'est le sens du métier
00:41:10le sens du métier
00:41:11de policier
00:41:12et un policier
00:41:13le premier sens du métier
00:41:15du policier
00:41:15c'est l'idée des victimes
00:41:16bien sûr
00:41:16c'est interpeller les auteurs
00:41:17et les prendre en tête
00:41:18de la justice
00:41:19et la justice aujourd'hui
00:41:20a un rôle crucial
00:41:21parce que je vous rappelle
00:41:22quand même quelque chose
00:41:23d'évident
00:41:25la justice
00:41:26est rendue
00:41:27au nom du peuple français
00:41:28oui
00:41:29le peuple français
00:41:31on l'a vu dans tous les sondages
00:41:32monsieur
00:41:33le peuple français
00:41:34a une défiance
00:41:35visée de la justice
00:41:36c'est pas moi qui le dis
00:41:36ce sont l'ensemble
00:41:38des sondages
00:41:39qui ont pu être faits
00:41:39pourquoi ?
00:41:40je ne suis pas là
00:41:41pour entrer dans les moyens
00:41:42ou non de la justice
00:41:43je suis là
00:41:44pour entrer
00:41:44dans le détail
00:41:46sur les conséquences
00:41:47des interpellations
00:41:48et des condamnations
00:41:50vous avez vu
00:41:51les dernières émeutes
00:41:52pendant le PSG
00:41:535%
00:41:54je crois 4%
00:41:55de peines de prison
00:41:55prononcées
00:41:56avec les événements
00:41:57que nous avons vus
00:41:58quand nous savons
00:41:59qu'en France
00:41:5980% des peines
00:42:00ne sont pas exécutées
00:42:01lorsque nous savons
00:42:03que les peines moyennes
00:42:04en France
00:42:05le quantum
00:42:05de la peine moyenne
00:42:06se trouve 5 et 6 mois
00:42:08pour les agressions
00:42:08de policiers
00:42:09pour des faits
00:42:10qui valent 5 ans
00:42:10je vais vous dire
00:42:11la justice
00:42:13a un rôle crucial
00:42:14primordial
00:42:15déterminant
00:42:16dans une société
00:42:17et au delà
00:42:18de la justice
00:42:18c'est la peine
00:42:19qui a un rôle
00:42:20et aujourd'hui
00:42:20cette peine
00:42:21elle n'a plus
00:42:22les rôles principaux
00:42:24qu'elle devrait avoir
00:42:25je vous rappelle quand même
00:42:25le rôle de la peine
00:42:26parce que personne n'en parle
00:42:27c'est d'abord
00:42:28mettre à l'écart
00:42:29la personne qui commet
00:42:30un trouble grave
00:42:30c'est le premier rôle
00:42:32de la peine
00:42:32aujourd'hui on le voit
00:42:33il n'existe plus
00:42:35le deuxième rôle
00:42:36de la peine
00:42:37une fois qu'on l'a mis à l'écart
00:42:38c'est que cette personne
00:42:40soit capable de réparer
00:42:41le préjudice qu'il a commis
00:42:41et vous croyez aujourd'hui
00:42:43vous
00:42:44que les auteurs
00:42:45réparent le préjudice
00:42:46qu'ils ont commis
00:42:47préjudice d'une part
00:42:49évidemment à la société
00:42:50par délégration
00:42:51inadmissible
00:42:52des millions d'euros
00:42:53engagés par les collectivités
00:42:54jamais réparés
00:42:56mais même ça va au-delà
00:42:57parce que
00:42:58excusez-moi
00:42:58dans les décisions de justice
00:43:00qu'on a pu voir
00:43:01ces derniers jours
00:43:01les juges justement
00:43:03expliquaient
00:43:03que la prison
00:43:04n'était pas utile
00:43:05puisque c'était des personnes
00:43:07parfois insérées
00:43:08qui devaient continuer
00:43:09de travailler
00:43:09pour pouvoir
00:43:10effectivement réparer
00:43:11les dégâts
00:43:12donc on est à ce niveau
00:43:14d'impunité
00:43:16d'une certaine façon
00:43:17quel beau message
00:43:19quel beau message
00:43:20pour les délinquants
00:43:20je veux dire aussi
00:43:21il y a aussi une personne
00:43:22une catégorie de personnes
00:43:23qu'on oublie
00:43:24dans le procès pénal
00:43:25et qui est pourtant
00:43:26centrale
00:43:27centrale
00:43:28ce sont la victime
00:43:29ce sont les victimes
00:43:31quand est-ce qu'on parle
00:43:33des victimes
00:43:33est-ce que vous avez déjà
00:43:35et moi je le conseille
00:43:36à l'ensemble des journalistes
00:43:38à l'ensemble des médias
00:43:39de faire venir
00:43:40sur vos plateaux
00:43:42une victime
00:43:43d'une infraction
00:43:43d'un vol
00:43:44d'une agression
00:43:45il lui posait
00:43:46la simple question
00:43:46monsieur
00:43:48avez-vous été indemnisé
00:43:49de votre victime
00:43:50de votre progélice
00:43:51et comment s'est passé
00:43:53votre parcours
00:43:53et bien moi je vous donne
00:43:55en mille
00:43:56c'est le parcours
00:43:58c'est une vraie galère
00:44:00et en plus
00:44:01ce n'est pas souvent
00:44:02l'auteur qui va payer
00:44:03mais c'est encore
00:44:04la société
00:44:05par le fond de garantie
00:44:06il faut que la paix
00:44:08revienne
00:44:08et nous ce qu'on dit
00:44:09à Alliance
00:44:09depuis des années
00:44:10on n'est pas en guerre
00:44:11contre la justice
00:44:12puisque nous sommes
00:44:12des auxiliaires de justice
00:44:13les policiers
00:44:14nous croyons
00:44:15en la chaîne pénale
00:44:16mais quand je vous parle
00:44:17dès le début
00:44:18de mon intervention
00:44:19du sens du métier
00:44:20de policier
00:44:21il faut que lorsqu'on présente
00:44:23des personnes
00:44:24qui sont multirécidivistes
00:44:25il faut qu'à un moment donné
00:44:28il y ait un stop
00:44:28actuellement
00:44:29nous sommes dans une société
00:44:30nous sommes dans un véhicule
00:44:32et vous savez
00:44:33ce qu'on a enlevé
00:44:34on a enlevé
00:44:35la pédale de frein
00:44:36il ne se passe rien
00:44:38vous commettez
00:44:39un acte
00:44:39deux actes
00:44:40trois actes
00:44:40rien
00:44:41pas de peine prononcée
00:44:43pas de peine de prison
00:44:43et pas de préjudice indemnisé
00:44:45à un moment donné
00:44:46on se dit que oui
00:44:47nous c'est ce qu'on réclame
00:44:48en tout cas
00:44:49il faut des peines
00:44:50minimales
00:44:51des peines plus courtes
00:44:52et surtout des peines
00:44:53exécutées
00:44:53qui aillent jusqu'au bout
00:44:54vous vous rendez compte
00:44:55quand même
00:44:56c'est énorme
00:44:57mais là encore
00:44:57Guylain Benassar
00:44:58on revient à ce problème
00:44:59de la place de prison
00:45:00aussi simple que ça
00:45:02on est sur du concret
00:45:03pour que la peine revienne
00:45:05il faudrait que la place
00:45:06revienne aussi en prison
00:45:08et qu'il y ait peut-être aussi
00:45:10une vraie politique
00:45:12de construction
00:45:13alors on a vu
00:45:13Gérald Darmanin
00:45:14parler de
00:45:15de prison mobile
00:45:17enfin
00:45:18inspirée d'Allemagne
00:45:20des prisons low cost
00:45:21rapidement constructibles
00:45:23le bagne à Cayenne
00:45:24le retour du bagne
00:45:25tout ça c'est de la déclaration politique
00:45:26qu'en est-il réellement ?
00:45:28est-ce que
00:45:28dans les cinq ans qui viennent
00:45:30on peut dire
00:45:31que la France
00:45:32peut effectivement
00:45:33revoir totalement
00:45:34sa gestion
00:45:36du parc pénitentiaire ?
00:45:39Alors
00:45:39en fait
00:45:40Emmanuel Macron
00:45:41a répondu à cette question
00:45:42il n'y a pas si longtemps
00:45:43Alexis Poulin
00:45:43vous vous rappelez
00:45:45lors des trois heures
00:45:45de débat
00:45:46d'Emmanuel Macron
00:45:47il y a quelques semaines
00:45:47deux semaines ou trois semaines
00:45:48la question lui a été posée
00:45:50et il a été
00:45:51il a lui-même dit
00:45:52d'ailleurs
00:45:52il a fait du Macron
00:45:54c'est-à-dire
00:45:55j'aurais pu
00:45:56j'aurais voulu
00:45:56on pourrait
00:45:57mais on fera pas
00:45:58enfin bref
00:45:58en même temps
00:45:59mais il a dit
00:45:59la même fois
00:46:00comme d'habitude
00:46:00mais il a dit
00:46:01on aurait voulu en faire 15 000
00:46:03il en a fait 5 000
00:46:04et il a balancé l'idée
00:46:05qu'il y avait de l'Algeco
00:46:06tout en étant gêné
00:46:08par le caractère provisoire
00:46:09de ces prisons
00:46:10il en a parlé
00:46:11et il disait d'ailleurs
00:46:12c'est pas optimal
00:46:13de faire de l'Algeco
00:46:14vous savez
00:46:14il a bricolé quelque chose
00:46:16en catastrophe
00:46:16mais c'était histoire de dire
00:46:18on a fait
00:46:18on a créé des places de prison
00:46:20et le chantier a été lancé
00:46:22donc c'était
00:46:22il a meublé en la matière
00:46:24tout en sachant
00:46:25qu'en utilisant
00:46:26ce terme d'Algeco
00:46:27je pense que les français
00:46:28devant leur poste
00:46:29avaient bien compris
00:46:30que comme d'habitude
00:46:30avec lui
00:46:31c'était de la rustine
00:46:32mais qu'il y avait quand même
00:46:33quelque chose
00:46:33qui semblait avoir été fait
00:46:35vous savez
00:46:35c'est pas le débat du jour
00:46:36mais avec Emmanuel Macron
00:46:37on semble toujours
00:46:38donc il a semblé
00:46:39avoir fait quelque chose
00:46:40avec les prisons
00:46:41maintenant
00:46:42alors
00:46:43vous savez
00:46:44je rebondis exactement
00:46:45avec ce que monsieur
00:46:46vient de dire à l'instant
00:46:47je pense que
00:46:48il y a un problème
00:46:49on va dire
00:46:50globalement
00:46:51de vision des choses
00:46:52et il y a ensuite
00:46:52un problème pratique
00:46:53le problème de vision des choses
00:46:55c'est que
00:46:55la peine
00:46:56et n'importe qui
00:46:57pourra en faire
00:46:57je dirais
00:46:58il suffit de faire
00:46:59une espèce
00:47:00de retour en arrière
00:47:01le sens de la peine
00:47:03à l'origine
00:47:03une peine
00:47:04on dit bien
00:47:04une peine de prison
00:47:05c'est un sens
00:47:06de sanction
00:47:07et même de châtiment
00:47:08c'est-à-dire que
00:47:09historiquement
00:47:10la peine
00:47:11fait mal
00:47:11la peine
00:47:12ce n'est pas un
00:47:13vous voyez
00:47:13on vous offre pas
00:47:14un jouet pour
00:47:15je veux dire
00:47:16c'est pas quelque chose
00:47:16de ludique
00:47:17et de sympathique
00:47:17c'est pas
00:47:18ça ne signifie pas
00:47:19que vous allez
00:47:20comment dire
00:47:21que vous allez avoir
00:47:21Netflix gratos
00:47:22pendant 6 mois
00:47:23ou attendre un peu
00:47:24que quelqu'un
00:47:25potentiellement
00:47:26vienne vous incarcérer
00:47:27c'est un châtiment
00:47:28ça veut dire que
00:47:30il faut que la personne
00:47:31ait conscience
00:47:32concrètement
00:47:33de ce que ce châtiment
00:47:34représente
00:47:34ça veut dire que
00:47:35la peine de prison
00:47:36il ne faut pas la voir
00:47:38comme une espèce
00:47:39d'accident
00:47:40en fin de chaîne
00:47:40histoire de désinsérer
00:47:42provisoirement quelqu'un
00:47:43il faut bien comprendre
00:47:44que c'est mettre à l'ombre
00:47:45à la fois
00:47:46pour protéger
00:47:47la société
00:47:48mais aussi
00:47:49pour que la personne
00:47:49se rende compte
00:47:50de la gravité
00:47:51de l'acte
00:47:51qui a été commis
00:47:52si ces deux
00:47:53liaisons
00:47:54si cette liaison
00:47:55n'est pas faite
00:47:55on arrive vers une prison
00:47:58qui est vue comme
00:47:58une espèce d'accident
00:47:59d'imprévu
00:48:01et finalement au bout
00:48:02on n'a plus du tout
00:48:03peur de la prison
00:48:04d'une part
00:48:05parce que ce châtiment
00:48:06là n'est plus pratiqué
00:48:07et d'autre part
00:48:08parce que finalement
00:48:08et on le sait très bien
00:48:09n'importe quel confrère
00:48:10avocat
00:48:11ça le sait très bien
00:48:11en France
00:48:12lorsque les prévenus
00:48:14ont l'habitude
00:48:14du milieu judiciaire
00:48:16ils ont envie de rigoler
00:48:17parce qu'ils savent très bien
00:48:18qu'au bout d'une fois
00:48:19deux fois
00:48:20quatre fois
00:48:20il n'y a toujours pas
00:48:21de prison
00:48:21ça veut dire
00:48:22qu'au bout
00:48:23c'est devenu
00:48:23accessoire
00:48:24on va en parler
00:48:25justement
00:48:26de ce système judiciaire
00:48:28on va marquer une courte pause
00:48:30et revenir sur ce débat
00:48:31de fond
00:48:32et ô combien important
00:48:33pour le modèle de société
00:48:34dans un instant
00:48:36avec nos invités
00:48:37Benoît Barret
00:48:38et Guylain Benessa
00:48:39à tout de suite
00:48:39sur ce débat
00:48:40Alexis Poulin
00:48:41sans réserve
00:48:42l'invité
00:48:43et on se retrouve
00:48:44pour parler de la justice
00:48:46en France
00:48:47avec Benoît Barret
00:48:49conseiller spécial
00:48:49Alliance Police
00:48:50et Guylain Benessa
00:48:52avocat auteur
00:48:53de On marche sur la tête
00:48:54aux éditions de l'artilleur
00:48:55on parlait du retour
00:48:56de la peine
00:48:57on parlait bien sûr
00:48:58du manque
00:48:58de place de prison
00:49:00est-ce que
00:49:01au niveau des politiques
00:49:02où on parle beaucoup
00:49:03de communication
00:49:04on a vu des annonces
00:49:06enfin des propositions
00:49:07en réaction
00:49:08à ce qui s'est passé
00:49:09on a l'impression
00:49:10qu'il y a quand même
00:49:10beaucoup de retard
00:49:11dans le champ politique
00:49:13et que c'est toujours
00:49:13une réaction
00:49:14par rapport
00:49:15à une indignation nationale
00:49:16pour dire
00:49:17ne vous inquiétez pas
00:49:18on fait des choses
00:49:19est-ce que
00:49:21en réalité
00:49:21la France
00:49:23a les moyens
00:49:23compte tenu
00:49:24des difficultés budgétaires
00:49:25de remettre
00:49:26en ordre
00:49:28la justice
00:49:29ou pas
00:49:29qui veut répondre
00:49:31je vais répondre
00:49:33si vous voulez
00:49:34est-ce que la France
00:49:35a les moyens
00:49:36moi je pense que
00:49:37la question
00:49:38je la formulerais
00:49:38différemment
00:49:40je pense que
00:49:41la France
00:49:42doit se donner
00:49:42les moyens
00:49:43c'est d'abord
00:49:45une question de volonté
00:49:45et très honnêtement
00:49:47à partir du moment
00:49:48où il y a une volonté
00:49:49un objectif
00:49:51il y a un chemin
00:49:51et ce chemin
00:49:53il faut le tracer
00:49:53une bonne fois pour toutes
00:49:54parce que
00:49:56si notre société
00:49:56n'arrive dans une société
00:49:57ultra violente
00:49:58avec des phénomènes
00:50:01de violence
00:50:01incroyables
00:50:02parce que je vous rappelle
00:50:03quand même
00:50:03quelque chose
00:50:04au niveau de la violence
00:50:04mais aujourd'hui
00:50:06le seuil
00:50:08du déclenchement
00:50:09de la violence
00:50:10est devenu hyper faible
00:50:12on est capable
00:50:13de tuer quelqu'un
00:50:13à battre de baseball
00:50:14pour un coup de téléphone
00:50:15un coup de klaxon
00:50:17pour un constat amiable
00:50:19on est capable
00:50:20d'aller tuer un adolescent
00:50:21parce qu'il refuse
00:50:22de donner son téléphone portable
00:50:23donc tout cela
00:50:25tout ce laxisme
00:50:27tout ce dogmatisme
00:50:28depuis des années
00:50:29on le paye
00:50:30casse
00:50:31aujourd'hui
00:50:31casse
00:50:32et aujourd'hui
00:50:33ce qu'il faut
00:50:33au-delà des discours
00:50:34bien sûr
00:50:35c'est vrai que
00:50:35souvent le politique
00:50:36c'est souvent
00:50:37des discours
00:50:37et comme vous le dites
00:50:38de réaction
00:50:39aujourd'hui
00:50:40la réaction
00:50:41on ne peut plus
00:50:43faire que de la réaction
00:50:44on doit être proactif
00:50:45mais pour ça
00:50:46il faut effectivement
00:50:48se donner les moyens
00:50:49d'avoir un parlement
00:50:51qui soit d'accord
00:50:52avec ça
00:50:53d'avoir peut-être
00:50:53une majorité
00:50:54qui soit capable
00:50:54d'aller vers cela
00:50:55et aujourd'hui
00:50:56lorsque vous voyez
00:50:57des partis politiques
00:50:58je parle d'Elefi
00:50:59par exemple
00:51:00avec des prises
00:51:01de position
00:51:02extrêmement dangereuses
00:51:03pour nous en tout cas
00:51:04pour la police
00:51:05lorsque vous avez
00:51:07des prises de parole
00:51:08comme ça
00:51:09qui quelquefois
00:51:10se disent
00:51:10bah non
00:51:11la situation
00:51:11n'est pas si grave
00:51:12et bien ça
00:51:13c'est vraiment
00:51:13le vrai sujet
00:51:14alors oui
00:51:15un
00:51:15il faut se donner
00:51:16les moyens
00:51:17et si
00:51:17il y a une vraie
00:51:19volonté politique
00:51:20un vrai chemin
00:51:21je crois que notre beau pays
00:51:22notre pays la France
00:51:24est capable
00:51:25de donner les moyens
00:51:26pour le faire
00:51:26et pour ça bien sûr
00:51:27on peut voir
00:51:28avant même
00:51:29les discours et les filles
00:51:30enfin il y a eu
00:51:30Nicolas Sarkozy
00:51:31qui a été président
00:51:32de la République
00:51:33qui était ministre de l'Intérieur
00:51:34qui avait un discours
00:51:34très volontariste
00:51:35il y a eu Manuel Valls aussi
00:51:37qui a été
00:51:37ministre de l'Intérieur
00:51:39et puis premier ministre
00:51:40très volontariste
00:51:40il y a eu
00:51:41les moyens
00:51:42Emmanuel Macron
00:51:43aurait pu faire les choses
00:51:44avant la dissolution
00:51:45pourquoi quand
00:51:46les politiques au pouvoir
00:51:48ont les moyens
00:51:48rien ne se passe
00:51:49c'est ça la vraie question
00:51:50précisément
00:51:52oui
00:51:54précisément
00:51:55excusez-moi
00:51:56mais parce que vous remondez
00:51:57exactement ce que vous dites
00:51:58Alexis Poulin
00:51:59je rappelle que
00:52:00la phrase date un peu
00:52:02maintenant
00:52:02mais elle marche toujours
00:52:03les gens rêvaient du Karcher
00:52:05avec Sarkozy
00:52:05et vous vous rappelez
00:52:06on disait
00:52:06il a promis le Karcher
00:52:08on a eu Kouchner
00:52:08c'est un peu rapide
00:52:10mais le problème
00:52:11c'est que 25 ans plus tard
00:52:1220 ans plus tard
00:52:12peu importe
00:52:13c'était 2007
00:52:14Nicolas Sarkozy
00:52:14rien n'a changé
00:52:15c'est ça le problème
00:52:17c'est bien ça le problème
00:52:18alors qu'il y avait
00:52:19les moyens de faire les choses
00:52:19alors justement
00:52:21voilà où je suis
00:52:22je m'inscris
00:52:22c'est facile à dire
00:52:24mais il faut quand même
00:52:25le rappeler
00:52:25oui il y a évidemment
00:52:27les moyens
00:52:27tout ça j'entends
00:52:28je veux dire
00:52:28mais en fait
00:52:29si vous prenez un peu de champ
00:52:30je me permets
00:52:31juste d'élargir un peu
00:52:32le débat
00:52:33là on parle de la politique pénale
00:52:34question des prisons
00:52:35place de prison
00:52:36tout ça est juste
00:52:37les échauffourées
00:52:38ou plutôt les émeutes
00:52:39pour être plus précis
00:52:40de samedi dernier
00:52:41parce qu'on a parlé
00:52:42question de lexique
00:52:43des tensions
00:52:44ou des scènes
00:52:46ou des etc
00:52:47non c'est des émeutes
00:52:48au bord de la guérilla
00:52:48qu'on a vu samedi dernier
00:52:50il faut appeler un chat
00:52:51un chat
00:52:51avec pour prétexte
00:52:53une victoire sportive
00:52:54enfin c'est n'importe quoi
00:52:55ah mais attendez
00:52:57là dessus
00:52:57il y aurait tellement à dire
00:52:58sur le fait que
00:52:59comme par hasard
00:53:00un moment de célébration nationale
00:53:01qu'on le veuille ou non
00:53:02on peut critiquer
00:53:03le PSG version qatari
00:53:05on peut dire beaucoup de choses
00:53:06il y a quand même
00:53:07plein de français
00:53:07qui attendaient la victoire
00:53:08d'une équipe de France
00:53:09depuis Marseille
00:53:10en 1993
00:53:11pour ne pas se rendre compte
00:53:14que c'était honnêtement
00:53:15pour plein de gens
00:53:15un moment de liesse
00:53:16tentanée
00:53:17pour le degré
00:53:18heureusement
00:53:19c'était la grande majorité
00:53:20des français
00:53:20heureusement
00:53:21voilà
00:53:21je dis ça parce que
00:53:23d'une part
00:53:23sur les moyens
00:53:24c'était ça que je voulais dire
00:53:25c'est que
00:53:26sur les moyens
00:53:26première chose
00:53:27en fait
00:53:28Gérald Darmanin
00:53:29fait du Sarkozy
00:53:30en plus visible
00:53:3120 ans plus tard
00:53:32c'est ça
00:53:32honnêtement
00:53:33monsieur parlait d'LFI
00:53:35je ne suis pas en désaccord
00:53:36sur le danger
00:53:38que représente LFI
00:53:38mais honnêtement
00:53:39depuis 20 ans
00:53:40ce n'est pas LFI
00:53:41qui n'a rien fait
00:53:42je veux dire
00:53:43ou qui a stationné
00:53:44ils n'ont jamais été au pouvoir
00:53:45ce n'est pas eux
00:53:46qui sont là
00:53:46dans l'attentisme
00:53:47vous vous rendez compte
00:53:48que la présidente Chirac
00:53:49finit sur les émeutes
00:53:51avec Villepin
00:53:52qui était premier ministre
00:53:53on a eu les émeutes
00:53:54de juin
00:53:55sous Macron
00:53:57on attend quoi
00:53:58que les émeutes
00:53:59soient quotidiennes
00:54:00pour que quelque chose
00:54:01se passe
00:54:01c'est ça en fait
00:54:02la vraie question
00:54:0320 ans
00:54:04depuis les émeutes
00:54:05de 2005
00:54:06rien
00:54:07je vous disais
00:54:09pour élargir un peu
00:54:10il y a un
00:54:11la justice pénale
00:54:12on en parle aujourd'hui
00:54:13c'est le sujet
00:54:14vu la situation
00:54:14mais j'ai envie
00:54:16quand même
00:54:16d'élargir un autre problème
00:54:17vous êtes
00:54:18non pas forcément
00:54:20la victime
00:54:20on va dire
00:54:21d'un agissement
00:54:22d'un délinquant
00:54:24d'accord
00:54:24mais un type
00:54:25monsieur moyen
00:54:26d'accord
00:54:26qui a un problème
00:54:27tout en chacun
00:54:28qui a un problème
00:54:29et qui a besoin
00:54:29de saisir le tribunal
00:54:30d'accord
00:54:31qui va
00:54:31qui va dans ce service
00:54:33public de la justice
00:54:34pour une histoire
00:54:35de troubles anormales
00:54:35de voisinage
00:54:36pour une histoire
00:54:37de recouvrement de charges
00:54:38pour une histoire
00:54:38de créances impayées
00:54:39de factures
00:54:40vous voyez
00:54:41la vie quotidienne
00:54:42des français
00:54:42des affaires
00:54:44de cette nature
00:54:44vous rentrez
00:54:45on va dire
00:54:45en 2025
00:54:46si vous avez
00:54:47une décision définitive
00:54:48en 2030
00:54:492031
00:54:50après un appel
00:54:50ubuesque
00:54:51et des règles
00:54:52diverses et variées
00:54:53vous êtes
00:54:53miraculés
00:54:54ce qui veut dire
00:54:55que pour le français
00:54:56vous voyez
00:54:56pour le citoyen
00:54:57qui se dit
00:54:58mon service public
00:54:59marche sur la tête
00:55:00il le voit certes
00:55:02en termes de moyens
00:55:03sur la justice pénale
00:55:04mais il le voit aussi
00:55:05globalement
00:55:05parce qu'en termes
00:55:06de délai
00:55:07de fonctionnement
00:55:07d'absurdie
00:55:08moi j'ai tendance
00:55:09à dire souvent
00:55:10d'ailleurs
00:55:10c'est la principauté
00:55:12de l'absurde
00:55:12c'est à dire
00:55:12qu'on ne comprenne
00:55:13strictement rien
00:55:14au sens de la justice
00:55:16ce qui fait que
00:55:17quand un client
00:55:17vient me voir
00:55:18je vous le dis souvent
00:55:19je ne rêve que d'une chose
00:55:21c'est de trouver
00:55:21n'importe quel moyen
00:55:23pour n'importe quel type
00:55:24de compromis
00:55:24ou de transaction
00:55:25pour éviter
00:55:26que mon client
00:55:27n'ait affaire à la justice
00:55:28ça veut dire que
00:55:29l'absurdie
00:55:30n'est pas qu'une question
00:55:31de moyens
00:55:31l'absurdie
00:55:33c'est parce que
00:55:33le système
00:55:34repose sur des bases
00:55:36strictement
00:55:37non sensiques
00:55:38absurdes
00:55:39ce qui fait que
00:55:39si on ne prend pas
00:55:40globalement le sens
00:55:41d'une mesure
00:55:41sur les délais
00:55:42le fonctionnement
00:55:43les règles de droit
00:55:44la folie des codes
00:55:46les alinéas
00:55:47l'interprétation
00:55:48le juge qui se fait
00:55:49parfois le législateur
00:55:50on ne comprend rien
00:55:51sur ce qu'il faut
00:55:52remettre d'équerre
00:55:52globalement
00:55:53et en fait
00:55:54de la parcellisation
00:55:55à la mode d'Armanin
00:55:55c'est-à-dire
00:55:56promis demain
00:55:57je vais mettre du pognon
00:55:58ça ira mieux
00:55:59pendant environ
00:55:59deux jours et demi
00:56:00sur une annonce
00:56:01Benoît Barret
00:56:03les policiers
00:56:05attendent autre chose
00:56:06et le problème
00:56:08plus large aussi
00:56:08c'est la perte
00:56:10de respect
00:56:11ou de crainte
00:56:12même
00:56:12de la police
00:56:14dans la population
00:56:16française
00:56:16qui s'est élargie
00:56:17alors
00:56:19c'est vrai
00:56:20que le débat
00:56:21c'est bien
00:56:21de le poser
00:56:22c'est extrêmement important
00:56:23j'en ai dit
00:56:24juste
00:56:24de ce que nous dire
00:56:25votre invité
00:56:26également
00:56:27je me souscris pleinement
00:56:29à côté de cela
00:56:30il y a aussi
00:56:31la complexité
00:56:32de la procédure
00:56:32non mais
00:56:33je ne sais pas
00:56:33si on se rend compte
00:56:34si les législateurs
00:56:35se rendent compte
00:56:35de ce que c'est
00:56:36que la procédure
00:56:37en droit français
00:56:38pour les policiers
00:56:38la procédure est devenue
00:56:40tout et n'importe quoi
00:56:41entre des logiciels
00:56:42qui ne fonctionnent pas
00:56:43des droits
00:56:44de plus en plus importants
00:56:46aux auteurs
00:56:47des PV
00:56:47en voiture
00:56:48en voilà
00:56:49des avis obligatoires
00:56:51enfin bref
00:56:51des vices de procédure
00:56:53qui tombent
00:56:54pour une virgule
00:56:54pour une absence
00:56:55de signature
00:56:56vous avez une personne
00:56:57qui a commis un crime
00:56:58et qui est libérée
00:56:59enfin bref
00:56:59le citoyen
00:57:01ne peut pas
00:57:01s'y retrouver
00:57:02vous prenez
00:57:03plus de risques
00:57:04à prendre votre voiture
00:57:05et rouler trop vite
00:57:06que d'aller voler
00:57:07dans un magasin
00:57:08ou agresser quelqu'un
00:57:09donc ça
00:57:09à un moment donné
00:57:10il va peut-être falloir aussi
00:57:11remettre cela
00:57:12au centre du débat
00:57:13vous revenez sur l'autorité
00:57:14vous savez
00:57:15à Lyon-Présistationnel
00:57:16nous sommes très à l'aise
00:57:17par rapport à ça
00:57:18nous nous demandons
00:57:19un sursaut d'autorité
00:57:21mais ce n'est pas
00:57:21qu'un seul mot
00:57:22c'est quelque chose
00:57:23d'évident
00:57:232500 policiers
00:57:25blessés par an
00:57:27lorsque vous voyez
00:57:28que lorsqu'on agresse
00:57:28un policier
00:57:29je vous le disais
00:57:29tout à l'heure
00:57:30c'est rien
00:57:31c'est 500 euros
00:57:32l'amende
00:57:32c'est 135 euros
00:57:33si vous fumez devant une école
00:57:34évidemment
00:57:35exactement
00:57:37donc évidemment
00:57:38on se rend bien compte
00:57:38que si demain
00:57:39lorsqu'on agresse un policier
00:57:41un gendarme
00:57:42s'il ne se passe rien
00:57:43imaginez pour
00:57:44pour monsieur et madame
00:57:46tout le monde
00:57:46pour un citoyen
00:57:47donc oui
00:57:48resteront l'autorité
00:57:49d'abord
00:57:49des forces de sécurité
00:57:51des gendarmes
00:57:51des policiers
00:57:52des policiers municipaux
00:57:53faisons aussi en sorte
00:57:55que les personnes
00:57:56qui reçoivent du public
00:57:57tout le fonctionnaire
00:57:58qui soit
00:57:58soit aussi respecté
00:57:59aujourd'hui je vais vous dire
00:58:00moi ce qui nous fait mal
00:58:02nous fait mal
00:58:02en tant que policier
00:58:03c'est qu'on a l'impression
00:58:04qu'on est dans une police
00:58:05paillasson
00:58:05qu'on est dans une autorité
00:58:07ou de toute façon
00:58:08nous donons des flaques d'eau
00:58:09on saute à coeur
00:58:10on saute à deux pieds
00:58:11sur nous
00:58:12sans qu'il se passe
00:58:13quoi que ce soit
00:58:13au-delà des mots
00:58:14évidemment qu'il faut changer la loi
00:58:16on va en parler aussi
00:58:17du malaise dans la police
00:58:19avec de nombreux suicides
00:58:20de policiers
00:58:21on va en parler évidemment
00:58:23dans un instant
00:58:24et élargir le débat
00:58:26puisque c'est police-justice
00:58:27le système judiciaire
00:58:28au sens large
00:58:29la question de l'autorité aussi
00:58:30on marque une courte pause
00:58:32si vous souhaitez
00:58:33appeler ou réagir
00:58:34si vous avez eu affaire
00:58:35au système judiciaire français
00:58:360826 300 300
00:58:38pour le standard de Sud Radio
00:58:39à tout de suite
00:58:39et on se retrouve avec
00:58:42nos invités
00:58:43Guylain Benassa
00:58:44avocat
00:58:45et Benoît Barret
00:58:46conseiller spécial
00:58:47d'Alliance Police
00:58:48pour parler
00:58:48de ce malaise
00:58:50dans la justice
00:58:51avec une majorité
00:58:52de français
00:58:53qui se demandent
00:58:54s'ils sont
00:58:55protégés
00:58:56par le système judiciaire
00:58:58ou bien
00:58:58si finalement
00:58:59tout ça
00:58:59coûte très cher
00:59:00et très peu efficace
00:59:02avant la pause
00:59:03on parlait
00:59:03de la question
00:59:04de l'autorité
00:59:04et on voit bien
00:59:06qu'il y a
00:59:08ce problème
00:59:09finalement
00:59:10d'autorité
00:59:11à la fois
00:59:12du policier
00:59:13mais aussi du juge
00:59:14qui est totalement
00:59:16remis en cause
00:59:17et ce
00:59:18de plus en plus jeunes
00:59:19est-ce que
00:59:20on se rend compte
00:59:22de ce glissement
00:59:23dans la société
00:59:24et est-ce que
00:59:25les politiques
00:59:26sont conscients
00:59:26de l'ampleur
00:59:27en fait
00:59:27de la tâche
00:59:28écoutez
00:59:31alors
00:59:31je vais vous faire le lien
00:59:32avec le sujet
00:59:33tout à l'heure
00:59:33sur l'autorité
00:59:34et sur ce qu'on demande
00:59:35au policier
00:59:35d'assumer
00:59:36comme autorité
00:59:36parce que c'est là
00:59:37où le fond de l'affaire
00:59:39est là
00:59:39la semaine dernière
00:59:40juste avant
00:59:41la finale
00:59:44PSG-Inter
00:59:45j'ai eu l'occasion
00:59:46de commenter
00:59:47d'ailleurs
00:59:47d'avoir à commenter
00:59:48deux événements
00:59:49concomitants
00:59:50le même jour
00:59:51premièrement
00:59:53on nous annonce
00:59:53qu'on veut sanctionner
00:59:54les français
00:59:54qui fument
00:59:55dans l'espace public
00:59:56c'est-à-dire qu'on va
00:59:57je reprends la phrase
00:59:59de Georges Pompidou
01:00:00c'est la vieille phrase
01:00:01de Georges Pompidou
01:00:01on va emmerder les français
01:00:02qui veulent fumer
01:00:03sur le lieu public
01:00:04j'ai évidemment
01:00:05et là j'ai pensé
01:00:05à la dureté
01:00:06que nous avions
01:00:07pendant le confinement
01:00:08et pendant la période
01:00:09du Covid
01:00:09où cette fois-ci
01:00:10là il y avait
01:00:11une autorité de l'État
01:00:12je veux dire
01:00:12quelque peu remarquable
01:00:14où on a su
01:00:15parquer les gens
01:00:16chez eux
01:00:17leur interdire de sortir
01:00:18et désormais
01:00:19on veut les emmerder
01:00:20pour fumer
01:00:20à coup d'amande
01:00:21pareil
01:00:21c'était 135 euros
01:00:23si on promenait le chien
01:00:24sans l'autotestation
01:00:25c'était dingue
01:00:26exactement
01:00:27et je dis ça
01:00:27pour quelle raison
01:00:28exactement Alexis Poulin
01:00:29parce que
01:00:29le même jour
01:00:31où nous avions
01:00:31cette nouveauté
01:00:32cette discussion
01:00:33le même jour
01:00:34nous apprenions
01:00:35que 5500
01:00:36là je parle
01:00:36sous l'autorité
01:00:37de votre intervenant
01:00:385500 policiers
01:00:39spécialement mobilisés
01:00:41pour la soirée
01:00:42donc la soirée
01:00:43attendue
01:00:43de PSG Inter
01:00:445500
01:00:45spécialement mobilisés
01:00:46pour cette soirée
01:00:47ça veut dire que
01:00:47d'un côté
01:00:48on va emmerder
01:00:49monsieur tout le monde
01:00:50parce qu'il fume
01:00:51à côté d'une famille
01:00:53admettons
01:00:53on pourrait gloser
01:00:55longtemps
01:00:55sur les ravages
01:00:56du tabac
01:00:57etc
01:00:57je suis sûr
01:00:58le fait qu'on va demander
01:00:59aux policiers
01:01:00de verbaliser
01:01:01cela
01:01:02et le même moment
01:01:03on leur dit
01:01:04le même jour
01:01:04parce qu'il faut bien
01:01:05les mobiliser
01:01:06également pour cela
01:01:06on leur dit
01:01:07attendez
01:01:08on sait que ça va être
01:01:09un carton samedi soir
01:01:10il y a de fortes chances
01:01:11que ça déconne
01:01:11merci d'être sur le pont
01:01:13en catastrophe
01:01:14le samedi soir
01:01:15pour faire
01:01:16le sale boulot
01:01:17je veux dire
01:01:17c'est-à-dire de vérifier
01:01:18que tout se passe bien
01:01:19alors qu'on sait
01:01:19que ça se passera
01:01:20pas bien
01:01:20maintenant
01:01:21on a l'habitude
01:01:2214 juillet
01:01:23soirée de célébration
01:01:24fête nationale
01:01:25je veux dire
01:01:25maintenant
01:01:26les occurrences
01:01:27sont légion
01:01:27je dis ça parce que
01:01:29c'est joué
01:01:30aux pompiers pyromanes
01:01:31les gouvernements
01:01:33nos politiques
01:01:34demandent
01:01:35aux policiers
01:01:36de tout faire
01:01:36à la fois
01:01:37le sale boulot
01:01:39pour moi
01:01:39inexistant
01:01:40et qui ne devrait pas
01:01:41exister
01:01:41surtout
01:01:41d'avoir à verbaliser
01:01:43monsieur et madame
01:01:43tout le monde
01:01:44dans des situations
01:01:45dans lesquelles
01:01:45honnêtement
01:01:46on leur demande trop
01:01:47c'est-à-dire que
01:01:47ça ne fait que développer
01:01:49des frustrations
01:01:50de l'énervement
01:01:50de l'agacement
01:01:51au lieu de laisser
01:01:52les libertés
01:01:53quelque part
01:01:53au sens large
01:01:54exister
01:01:55et au même moment
01:01:56on réclame une fermeté
01:01:57accrue
01:01:58et en fait
01:01:58faire un travail
01:01:59qui devient de plus en plus
01:01:59compliqué
01:02:00puisqu'on sait très bien
01:02:01que regardez
01:02:02cette fois-ci encore
01:02:03avec PSG Inter
01:02:04on a des gens
01:02:05qui se découvrent
01:02:06délinquants ce soir-là
01:02:07c'est-à-dire des gens
01:02:08qui sous l'effet
01:02:09de la violence
01:02:10qui se propage
01:02:11dans une société
01:02:12qui n'a plus vraiment
01:02:12d'autorité
01:02:13et des gouvernants
01:02:14qui eux-mêmes
01:02:15ne sont plus exemplaires
01:02:16et réagissent
01:02:17en quatrième
01:02:17en dernière minute
01:02:18on voit bien
01:02:19qu'il y a une désagrégation
01:02:21de l'ensemble
01:02:21du sommet vers la base
01:02:23et ça pour moi
01:02:24je conclue facilement
01:02:26vous savez
01:02:26peut-être que c'est facile
01:02:28pour moi de dire cela
01:02:29encore une fois
01:02:29mais si nos gouvernants
01:02:32étaient eux-mêmes
01:02:32exemplaires
01:02:33dans une forme de cohérence
01:02:34à la fois idéologique
01:02:35et politique
01:02:35si on comprenait
01:02:36qu'ils ne changeaient pas
01:02:37d'avis comme de chemise
01:02:38si on comprenait
01:02:39qu'ils ne réagissaient
01:02:40pas juste
01:02:41à l'opinion publique
01:02:42en quatrième vitesse
01:02:43je suis sûr
01:02:44que quelque part
01:02:44il y aurait
01:02:45un espèce de respect
01:02:46de la base
01:02:47jusqu'au sommet
01:02:48de façon quelque peu
01:02:49pyramidale
01:02:50ça devient très compliqué
01:02:51parce qu'on se rend compte
01:02:52que c'est n'importe quoi
01:02:53le problème c'est qu'une grande
01:02:55majorité de la population française
01:02:56a l'impression que
01:02:57les gouvernants
01:02:58quels qu'ils soient
01:02:59sont forts avec les faibles
01:03:00et faibles avec les forts
01:03:01d'où ces amendes
01:03:03à répétition
01:03:04pour tout et n'importe quoi
01:03:05ces mesures
01:03:06confiscatoires
01:03:07vexatoires
01:03:08etc
01:03:08et puis de l'autre côté
01:03:09si on regarde le profil
01:03:10de certains
01:03:11des interpellés
01:03:12de la soirée
01:03:13des émeutes
01:03:13après la victoire du PSG
01:03:15beaucoup étaient
01:03:16primo délinquants
01:03:17parce que finalement
01:03:18le délinquant
01:03:19aguerri
01:03:20sait comment éviter
01:03:22la police
01:03:22et va éviter
01:03:24de se faire attraper
01:03:25alors que celui
01:03:26qui court moins vite
01:03:27et pour qui c'est
01:03:28la première fois
01:03:28va se faire avoir
01:03:30il y a aussi
01:03:30ce sentiment là
01:03:32qui est très présent
01:03:33est-ce qu'on en demande
01:03:34trop aux policiers
01:03:35Benoît Barret ?
01:03:38Je ne sais pas
01:03:38si on en demande
01:03:38trop aux policiers
01:03:39mais en tout cas
01:03:39on leur demande beaucoup
01:03:40le policier
01:03:41il est sur tous les fronts
01:03:42parce qu'être policier
01:03:43ce n'est pas simplement
01:03:44être policier
01:03:44on fait tous les métiers
01:03:45tous les métiers
01:03:46pompier
01:03:47assistante sociale
01:03:49professeurs
01:03:50parents
01:03:51policiers
01:03:51quelquefois
01:03:52quand même
01:03:52non très sérieusement
01:03:53le policier
01:03:54le gendarme
01:03:55ça reste des professions
01:03:57centrales
01:03:57dans une démocratie
01:03:58on doit tout faire
01:04:00mais d'abord
01:04:01avant tout
01:04:01ce que j'ai envie de dire
01:04:02c'est que le policier
01:04:03il est évidemment
01:04:04républicain
01:04:06c'est-à-dire qu'il est là
01:04:07pour faire appliquer
01:04:08les lois et règlements
01:04:09quels qu'elles soient
01:04:10sur l'ensemble
01:04:10du territoire national
01:04:12mais ce que j'ai envie de vous dire
01:04:13c'est que
01:04:13c'est la multiplicité
01:04:15des lois
01:04:16et des règlements
01:04:16qui tombent
01:04:17parce qu'il n'y a rien de clair
01:04:18que dédicter une règle
01:04:19qui n'est pas respectée
01:04:20et lorsque vous dites
01:04:21tout à l'heure
01:04:22qu'il y a eu beaucoup
01:04:23de primo-délinquants
01:04:24c'est vrai
01:04:24c'est vrai qu'il y a de plus en plus
01:04:25de primo-délinquants
01:04:26pourquoi ?
01:04:26tout à l'heure
01:04:27on parlait de la peine
01:04:28parce que c'est quand même
01:04:29aussi central
01:04:30au niveau de l'émission
01:04:31mais si la peine
01:04:32elle est plus exemplaire
01:04:32si le risque
01:04:35qu'on encourt
01:04:36est moins important
01:04:37que le bénéfice
01:04:38du délit
01:04:39qu'on commet
01:04:39on se rend bien compte
01:04:40qu'il n'y a plus
01:04:41d'arrêt
01:04:41il est là le problème
01:04:42aujourd'hui
01:04:43on doit renverser cela
01:04:44il doit y avoir
01:04:45plus de risque
01:04:46que de bénéfice
01:04:48lorsqu'on commet
01:04:48une infraction
01:04:49ça c'est le premier point
01:04:50et puis évidemment
01:04:51le policier
01:04:52on lui demande
01:04:52tout et n'importe quoi
01:04:53à n'importe quel moment
01:04:55tout à l'heure
01:04:55vous parliez
01:04:55des suicides
01:04:56dans la police nationale
01:04:5744 environ par an
01:04:59dans la police nationale
01:05:00depuis 25 ans
01:05:01je crois que c'est plus
01:05:01de 1100 collègues
01:05:02qui se sont suicidés
01:05:04perte de sens
01:05:05difficultés
01:05:06de travail
01:05:07des rappels
01:05:08sans cesse
01:05:09des agressions
01:05:10des insultes
01:05:11également
01:05:11parce qu'être policier
01:05:13c'est corrosif
01:05:14c'est corrosif
01:05:15c'est un métier
01:05:15qui est palpitant
01:05:16qui est magnifique
01:05:18mais c'est un métier
01:05:18qui est corrosif
01:05:19parce qu'on en prend
01:05:20de partout
01:05:21le policier
01:05:21à une armure
01:05:22c'est vrai
01:05:23mais une armure
01:05:23il en prend tellement
01:05:24de partout
01:05:25ce punching ball
01:05:26de la société
01:05:27qui se fait filmer
01:05:29qui se fait cracher
01:05:30et insulter
01:05:31à longueur de journée
01:05:32c'est compliqué
01:05:33alors oui
01:05:33le policier
01:05:34est partout
01:05:35et vous connaissez
01:05:36l'expression
01:05:36c'est qu'à force
01:05:37d'être partout
01:05:37on risque d'être nulle part
01:05:38c'est bien ça le problème
01:05:39et j'ai envie de vous dire
01:05:40moi
01:05:41cette couleur
01:05:41le bleu
01:05:42le bleu de l'uniforme
01:05:43ce bleu qui doit être respecté
01:05:44et bien il faut y revenir
01:05:46à une époque
01:05:46quand j'ai commencé
01:05:47à la police
01:05:47depuis 25 ans
01:05:48le policier
01:05:49il était encore respecté
01:05:50même si ça pensait déjà
01:05:51à partir
01:05:51un petit peu
01:05:52pas dans le bon sens
01:05:54aujourd'hui
01:05:55il n'y a plus de respect
01:05:55et ce respect
01:05:56il doit être rétabli
01:05:57et pour être abli
01:05:58c'est bien simple
01:05:59on s'en prend un policier
01:06:00à sa famille
01:06:01et bien
01:06:01la sanction est tombée immédiatement
01:06:03c'est ça le cœur du sujet
01:06:04on ne peut pas
01:06:05d'un côté
01:06:05avant
01:06:06on constate qu'il y a de plus en plus
01:06:07de récidivistes
01:06:08sur qui la sanction pénale
01:06:10coule
01:06:10d'ailleurs
01:06:11on n'est même plus imprégné
01:06:12parce que tout le monde s'en fiche
01:06:13voilà
01:06:13ça c'est le premier point
01:06:15on galère déjà
01:06:15avec la récidive
01:06:16si maintenant on galère
01:06:17avec des primo délinquants
01:06:18qui se retrouvent
01:06:19dans une soirée
01:06:20ou dans
01:06:20ce qui s'est passé là
01:06:22et qui commencent à commettre
01:06:23aussi des infractions
01:06:24telles qu'on a connues
01:06:25parce qu'effectivement
01:06:26ce sont des émeutes
01:06:26et il faut arrêter
01:06:27avec des éphémismes
01:06:29bien français
01:06:31avec
01:06:31pour parler de délit
01:06:32ou de crime
01:06:33on parle de fait divers
01:06:33ça c'est pareil
01:06:34c'est insupportable
01:06:36donc évidemment
01:06:37que le cœur même
01:06:38de notre débat
01:06:39le cœur même
01:06:40de cette volonté
01:06:41et de la priorité
01:06:42aujourd'hui
01:06:42c'est restaurer l'autorité
01:06:43mais aujourd'hui
01:06:44à force de le dire
01:06:45maintenant on l'entend
01:06:46il faut le faire
01:06:47voilà
01:06:47et j'ai envie de vous dire
01:06:48c'est ce que je voulais dire
01:06:48tout à l'heure
01:06:49avant qu'on fasse la pause
01:06:50on ne peut pas
01:06:51arriver à cela
01:06:52à droit constant
01:06:54notre droit
01:06:55notre droit
01:06:56n'est plus à la hauteur
01:06:57les délinquants
01:06:58ils s'en abusent du droit
01:07:00il y a trop de droits
01:07:02sur le délinquant
01:07:02voilà c'est ça
01:07:03vous vous rendez compte
01:07:04que lorsque vous faites
01:07:05une carte à vue
01:07:05lorsque vous prenez
01:07:06une carte à vue
01:07:06le premier droit
01:07:07le premier droit
01:07:09que vous notifiez
01:07:10à la personne
01:07:11c'est le droit de se taire
01:07:12alors on a le droit
01:07:13de commettre autant
01:07:14de forfaits qu'on veut
01:07:14mais on a le droit aussi
01:07:15de se taire
01:07:16et bien moi vous savez
01:07:16qu'on se tait
01:07:17évidemment que le policier
01:07:18ça a l'heure
01:07:19mais moi je pense à la victime
01:07:20parce que la victime
01:07:21elle n'a pas autant de droits
01:07:23alors ce qu'elle a agressé
01:07:24elle n'a pas autant de droits
01:07:25vous voyez
01:07:25c'est tout un ensemble
01:07:27ce sont tellement
01:07:28mais il faut agir
01:07:30maintenant
01:07:30vous savez
01:07:31vous connaissez
01:07:31la devise d'alliance
01:07:32agir pour ne pas subir
01:07:33et bien c'est vrai
01:07:34aujourd'hui on subit
01:07:36parce qu'on n'a pas assez agi
01:07:37mais là le problème
01:07:38et les délinquants
01:07:39ils s'adaptent à tout
01:07:40les toxicos
01:07:42les voleurs de droits
01:07:43à propos du droit
01:07:44peut-être une réaction
01:07:45de Guylain
01:07:46Benessa
01:07:47alors précisément
01:07:49vous savez
01:07:50quand on voit
01:07:51les images qui tournent
01:07:51après le match
01:07:52etc
01:07:52il faut faire le lien direct
01:07:54avec une affaire
01:07:54de l'année dernière
01:07:55qui a fait couler
01:07:56beaucoup d'encre
01:07:56c'était l'affaire
01:07:57des méga-bassines
01:07:57de Sainte-Soline
01:07:58parce que
01:07:59les méga-bassines
01:08:01à Sainte-Soline
01:08:01lorsqu'il s'agit
01:08:02vous savez
01:08:03de Gérald Darmanin
01:08:03qui voulait dissoudre
01:08:04les soulèvements
01:08:05de la terre
01:08:05et à l'époque
01:08:07le tribunal
01:08:08a été saisi
01:08:09pour contester
01:08:10la dissolution
01:08:11voulue par Gérald Darmanin
01:08:13et en fait
01:08:13pourquoi je fais ce lien
01:08:14Rémi Haïtz
01:08:15procureur général
01:08:16après la cour de cassation
01:08:17vient de nous dire
01:08:19il y a 2-3 jours
01:08:20je crois
01:08:20sur France Inter
01:08:21que les scènes
01:08:23de match
01:08:23étaient terribles
01:08:24du soir
01:08:26de PSG Inter
01:08:27mais il a dit
01:08:28il ne faut pas en rajouter
01:08:29et je cite de mémoire
01:08:31ce qu'a dit Rémi Haïtz
01:08:32il a dit
01:08:32que attention
01:08:33les images
01:08:35de la télévision
01:08:35ne reflétaient pas
01:08:37la réalité
01:08:37de ce qui s'est produit
01:08:38il n'y avait pas d'image
01:08:39à la télévision
01:08:40le soir même
01:08:40pardon
01:08:42il n'y avait pas d'image
01:08:43à la télévision
01:08:43le soir même
01:08:44c'était sur les réseaux sociaux
01:08:45qu'on a vu les images
01:08:45d'abord
01:08:46alors déjà
01:08:46alors justement
01:08:47Alexis Poulain
01:08:47vous me coupez là
01:08:48sous le pied
01:08:49c'est exactement ça
01:08:50premièrement
01:08:50je me suis un peu étonné
01:08:52parce que moi-même
01:08:53je regardais la télé
01:08:54je me suis dit
01:08:54si je n'avais pas
01:08:55les réseaux sociaux
01:08:56j'aurais rien vu du tout
01:08:57première remarque
01:08:58deuxième remarque
01:08:59dire
01:09:00que les images
01:09:01ne reflètent pas
01:09:02la réalité
01:09:03c'est lunaire
01:09:04ça veut dire que
01:09:05les gens voient
01:09:06ce qui se passe
01:09:07les gens regardent
01:09:08les réseaux sociaux
01:09:08les gens ont des images
01:09:09qui tournent
01:09:10si ces images sont
01:09:11entre guillemets
01:09:12corroborées
01:09:13c'est-à-dire
01:09:13si elles datent bien
01:09:14de ce soir-là
01:09:15etc
01:09:15elles reflètent la réalité
01:09:16on enregistre le réel
01:09:18ou alors Alexis Poulain
01:09:19le réel n'a pas eu lieu
01:09:21vous voyez
01:09:21une enième fois
01:09:22ça dépend de la nature
01:09:24du régime politique
01:09:25j'ai envie de dire
01:09:25c'est bien tout le problème
01:09:27et alors je dis ça
01:09:28parce que pour faire
01:09:29le lien avec Sainte-Sauline
01:09:30quand les soulèvements
01:09:31de la terre
01:09:32se sont manifestés
01:09:33contre les méga-bassines
01:09:34donc des sympathiques
01:09:35écolos pour certains
01:09:37des individus dangereux
01:09:38pour d'autres
01:09:39la France a très bien vu
01:09:40qu'il ne s'agissait pas
01:09:42d'une petite manif sympathique
01:09:43c'était des gens armés
01:09:45jusqu'aux dents
01:09:46cocktail molotov
01:09:47et tout le tremblement
01:09:48tir de mortier
01:09:49etc
01:09:49qui ont affronté
01:09:50les forts de l'ordre
01:09:51avec une violence
01:09:52absolument inouïe
01:09:53qu'est-ce qu'ont dit
01:09:54les magistrats
01:09:55du conseil d'état
01:09:56c'est merveilleux
01:09:57ils nous ont dit à l'époque
01:09:58que certes
01:09:59il y a violence
01:10:00que certes
01:10:01c'est condamnable
01:10:02mais que ça ne suffit pas
01:10:03à justifier
01:10:04la dissolution
01:10:05des soulèvements
01:10:06de la terre
01:10:06ça veut dire
01:10:07qu'une association
01:10:08qui en réalité
01:10:09est une nébuleuse
01:10:09qui est violente
01:10:11qui revendique
01:10:12cette violence
01:10:12qui la pratique régulièrement
01:10:14qui n'a plus rien à voir
01:10:15avec la défense
01:10:16des champs de fleurs
01:10:17et du colza
01:10:18ça signifie quand même
01:10:19que là
01:10:19on tolère
01:10:20et on dit
01:10:21ça ne suffit pas
01:10:22cette violence
01:10:23à dissoudre
01:10:24les soulèvements
01:10:24de la terre
01:10:24en réalité
01:10:26je fais le lien
01:10:26avec monsieur Rémi Haït
01:10:27c'est ce que d'a dit
01:10:28le procureur général
01:10:29c'est que finalement
01:10:30ce réel
01:10:30aussi violent qu'il soit
01:10:32vous avez toute une partie
01:10:33de la magistrature
01:10:34pas tous
01:10:35mais toute une partie
01:10:35et de nombreux observateurs
01:10:37qui continuent à nous dire
01:10:38cette violence
01:10:39on ne la voit pas
01:10:40on ne la remarque pas
01:10:41on refuse de la regarder en face
01:10:42on la mineure
01:10:44et au bout forcément
01:10:45vous avez des condamnations
01:10:46à l'avenant
01:10:46avec du sursis
01:10:47des travaux d'intérêt général
01:10:49ou alors
01:10:50des stages de citoyenneté
01:10:51c'est-à-dire
01:10:52trois jours
01:10:53enfin stages de citoyenneté
01:10:54c'est un à trois jours
01:10:55on en voit
01:10:56ça c'est incroyable
01:10:57on va marquer une dernière pause
01:11:02et se retrouver pour ce débat
01:11:05évidemment sur le déni du réel
01:11:07et c'est bien ça je pense
01:11:08le cœur du problème
01:11:09des politiques
01:11:10et des responsables
01:11:11à la tête des administrations
01:11:13qui ne veulent pas voir la réalité
01:11:15et qui continuent
01:11:16dans un déni
01:11:17qui fait qu'on est
01:11:18dans des situations
01:11:19maintenant
01:11:20qui ressemblent à des impasses
01:11:22à tout de suite
01:11:23sur Sud Radio
01:11:24on se retrouve dans un instant
01:11:25Sud Radio
01:11:27midi 14h
01:11:28Alexis Poulin
01:11:29sans réserve
01:11:30et on se retrouve avec
01:11:33nos deux invités
01:11:34Benoît Barret
01:11:35côté police
01:11:35conseiller spécial
01:11:36Alliance Police
01:11:37et côté système judiciaire
01:11:39Guylain Bélessa
01:11:40avocat
01:11:41auteur de
01:11:42Remarche sur la tête
01:11:42aux éditions de l'artilleur
01:11:44on parlait de ce déni du réel
01:11:46imposé finalement
01:11:48par les responsables
01:11:50qui se dédouanent
01:11:51en disant
01:11:52que finalement
01:11:52tout va bien
01:11:53il n'y a pas besoin
01:11:54de demander plus
01:11:55c'est un peu ça
01:11:55le discours
01:11:56qu'on entend
01:11:57sauf évidemment
01:11:58du côté des politiques
01:11:59en campagne
01:12:00mais encore une fois
01:12:01les promesses de campagne
01:12:03seront-elles tenues ?
01:12:04L'histoire nous dit
01:12:05que souvent
01:12:05non malheureusement
01:12:06alors qui croire
01:12:08et est-ce que
01:12:09il y a quand même
01:12:09ça bouge
01:12:11du fait
01:12:12d'avoir
01:12:13à la fois
01:12:14des profils
01:12:15comme
01:12:15monsieur Retailleau
01:12:16et monsieur Darmanin
01:12:17pour police et justice
01:12:19est-ce qu'il y a quand même
01:12:20des choses
01:12:21qui changent
01:12:22où est-ce qu'on se retrouve
01:12:24comme en 2005
01:12:26en 2007
01:12:26etc
01:12:27avec des promesses
01:12:29qui ne seront pas tenues ?
01:12:32En tout cas
01:12:32il y a des choses
01:12:33qui changent
01:12:34oui
01:12:34et il faut qu'il y ait
01:12:35encore d'autres
01:12:35qui changent
01:12:36je vais prendre un exemple
01:12:36qui était quand même
01:12:37important
01:12:38tout de même
01:12:38ça a quand même
01:12:40un rapport
01:12:40avec ce qu'on dit
01:12:41c'est par exemple
01:12:42les refus obtempérés
01:12:43vous savez
01:12:44il y avait deux doctrines
01:12:45une parisienne
01:12:47et une sur le reste
01:12:48du territoire national
01:12:49à Paris
01:12:50le préfet de police
01:12:51permettait aux policiers
01:12:53d'être en capacité
01:12:54de poursuivre un véhicule
01:12:55qui refusait obtempéré
01:12:56et en province
01:12:57bien non
01:12:57on n'avait tout simplement
01:12:58pas le droit
01:12:58de poursuivre un refus obtempéré
01:13:00il y avait plein de
01:13:01il fallait un crime de sang
01:13:03il fallait plein de choses
01:13:04on n'avait pas le droit
01:13:05et bien à Lyon
01:13:06ça fait des années
01:13:06qu'on l'apporte
01:13:07cette revendication
01:13:07parce qu'évidemment
01:13:08on se dit qu'à un moment donné
01:13:10on doit être capable
01:13:10de poursuivre une personne
01:13:11qui a un refus obtempéré
01:13:12et bien effectivement
01:13:13ça a changé
01:13:14c'est vrai que là
01:13:15le ministère est revenu
01:13:16sur cette doctrine
01:13:16et maintenant
01:13:17la doctrine parisienne
01:13:18la doctrine du reste de la France
01:13:20est possible
01:13:20donc on a le droit
01:13:21de poursuivre l'éducule
01:13:22ça c'est quelque chose
01:13:23ça ne paraît rien
01:13:24mais c'est quelque chose
01:13:25de mieux
01:13:26bien sûr
01:13:27mais j'ai envie de vous dire
01:13:28ce qu'il faut changer
01:13:29oui il faut que ça change
01:13:30parce que ceux qui sont
01:13:31en contact des réalités
01:13:32ce sont les victimes
01:13:33et ce sont les policiers
01:13:35et lorsqu'on dit
01:13:35qu'il y a effectivement
01:13:36une distorsion du réel
01:13:38dans les mots
01:13:39oui vous avez raison
01:13:39d'ailleurs je l'évoquais
01:13:41mais c'est vrai que c'est important
01:13:41lorsqu'on parle de crime et délit
01:13:43pour parler
01:13:43et qu'on parle d'un fait divers
01:13:45ça commence par ça
01:13:46ça commence par ça
01:13:47et évidemment qu'aujourd'hui
01:13:49cette prise en considération
01:13:50plus personne ne peut la cacher
01:13:51plus personne ne peut la cacher
01:13:53et aujourd'hui je crois
01:13:54que le citoyen
01:13:55est là
01:13:56est fatigué
01:13:56de voir son pays
01:13:58chaque jour
01:13:59s'enfoncer
01:14:00toujours plus
01:14:01dans une délinquance
01:14:02et ça
01:14:03aujourd'hui
01:14:04le politique
01:14:05en a conscience
01:14:06maintenant
01:14:07il faut transformer
01:14:08cet essai
01:14:08il y a effectivement
01:14:09des déclarations
01:14:10très claires
01:14:11qui vont dans le bon sens
01:14:12de restaurer l'autorité
01:14:13de faire en sorte que les délinquants
01:14:15soient punis
01:14:15d'abaisser la majorité pénale
01:14:18des mineurs
01:14:18on a plus le temps d'en parler
01:14:19mais c'est aussi
01:14:20quelque chose d'important
01:14:21de revoir cette excuse
01:14:22de minorité
01:14:23qui plombe une procédure pénale
01:14:25de faire en sorte
01:14:26que les casseurs payent
01:14:28de faire en sorte
01:14:28qu'il y ait
01:14:29qu'il y ait effectivement
01:14:30une différence
01:14:31dans l'approche
01:14:32du stupéfiant
01:14:33dans l'approche
01:14:34du patrimoine
01:14:34enfin tout ça
01:14:35oui il y a des avancées
01:14:36mais pour des avancées
01:14:38c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
01:14:38et je le martèle
01:14:39à droit constant
01:14:40ce n'est pas possible
01:14:41on ne peut pas faire avancer
01:14:43notre dossier
01:14:44notre pays
01:14:45notre société
01:14:46de lutter contre la violence
01:14:47à droit constant
01:14:48il faut que le législateur
01:14:49le sénateur
01:14:50les députés
01:14:51les sénateurs
01:14:51légifèrent
01:14:52il faut des projets
01:14:53ou des propositions de loi
01:14:54qui se passent au gouvernement
01:14:55et qui soient votés
01:14:57vous savez Allianz
01:14:57ça fait des années
01:14:58qu'on a un programme
01:14:59très clair
01:14:59alors on nous a souvent accusé
01:15:01de dire
01:15:02mais Allianz
01:15:02vous êtes trop radicaux
01:15:04dans vos prises de position
01:15:04non
01:15:05non
01:15:06au contraire
01:15:06vous savez pourquoi
01:15:07parce que nous sommes au contact
01:15:08de nos policiers
01:15:09parce que nous sommes ici
01:15:10et nous sommes au contact
01:15:11de cette délinquance
01:15:11et cette délinquance
01:15:12ultra violente
01:15:13vous vous rendez compte
01:15:14qu'il y a des gamins
01:15:14de 14, 15 ans, 13 ans
01:15:15qui deviennent
01:15:16des tueurs
01:15:17pour quelques milliers d'euros
01:15:18c'est un truc de linge
01:15:20et le constat
01:15:22qu'on fait depuis tout à l'heure
01:15:23sur votre antenne
01:15:24évidemment ce constat
01:15:25maintenant tout le monde le connait
01:15:26on ne peut plus le cacher
01:15:27il y a des déclarations
01:15:28maintenant il faut agir
01:15:29il faut agir
01:15:30il faut légiférer
01:15:31et ceux qui attendent cela
01:15:33ce sont les policiers
01:15:34et on l'a eu pendant
01:15:34les gilets jaunes
01:15:35la rupture des policiers
01:15:38tout le week-end
01:15:39agressés
01:15:39à cours de munitions
01:15:41où les collègues
01:15:41en prenaient plein la tête
01:15:43qu'il n'y avait pas le matériel
01:15:44heureusement que ça a progressé
01:15:45vous vous rendez compte
01:15:46qu'en France
01:15:46il a fallu attendre les attentats
01:15:48pour se dire
01:15:49bah oui
01:15:50il y a quand même un problème
01:15:51on ne l'a pas abordé
01:15:51dans votre émission
01:15:52on aura peut-être le temps
01:15:53l'autre jour
01:15:54l'usage des armes
01:15:55vous vous rendez compte
01:15:56qu'avant les attentats
01:15:56le policier ne pouvait
01:15:58user de son arme
01:15:59que dans le cadre
01:16:00de la justice de défense
01:16:01comme tout citoyen
01:16:02comme si un policier
01:16:03qui avait une arme à la ceinture
01:16:04ne pouvait utiliser son arme
01:16:06que dans le cadre
01:16:06de monsieur tout le monde
01:16:07de la justice de défense
01:16:08il a fallu attendre des attentats
01:16:10pour se rendre compte
01:16:11qu'effectivement
01:16:11et bien on ne pouvait pas
01:16:12et bien à un moment donné
01:16:13vous voyez
01:16:14les policiers sont là
01:16:15il faut que la société
01:16:17réagisse
01:16:18ne soit pas dans la
01:16:19immédiatement
01:16:20ne plaide dans la réaction
01:16:21mais dans l'anticipation
01:16:22aujourd'hui les constats
01:16:23les posés
01:16:24on le connait
01:16:25on le voit
01:16:26à chaque fois
01:16:27qu'il y a des événements
01:16:28entre guillemets
01:16:29flexibles sur certains sports
01:16:30et bien ça aujourd'hui
01:16:31on connait
01:16:32on sait qui c'est
01:16:33et on connait les solutions
01:16:34aujourd'hui
01:16:35il faut les mettre
01:16:35en place
01:16:36et rapidement
01:16:37alors les solutions
01:16:37évidemment
01:16:38il faut toujours
01:16:39ménager l'état de droit
01:16:40et les droits
01:16:42des citoyens
01:16:43c'est bien
01:16:44tout le problème
01:16:45en fait
01:16:45dans cet épineux dossier
01:16:47de la justice
01:16:48Guylain Benessa
01:16:48je prends deux exemples
01:16:53très simples
01:16:53et sortons juste
01:16:55de l'actualité brûlante
01:16:56mais d'une actualité
01:16:57à peine moins brûlante
01:16:58vous savez
01:16:59il y a quelque temps
01:17:00dans un
01:17:00je crois que c'était
01:17:01un lycée de région parisienne
01:17:02il y avait un type
01:17:04qui avait appelé
01:17:05littéralement
01:17:05un brûlé vif
01:17:06un proviseur
01:17:07je ne sais plus
01:17:09quelle ville c'était
01:17:09mais peu importe
01:17:10on a tellement
01:17:11ce genre de récits
01:17:12régulièrement
01:17:12qu'on oublie
01:17:13l'actu remplace l'actu
01:17:15et il a été condamné
01:17:16à presque rien
01:17:17dont un timbre amende
01:17:18vous savez
01:17:18des jours de timbre amende
01:17:21pour une somme globale
01:17:22je crois
01:17:22de 300 euros
01:17:24ça veut dire que
01:17:24techniquement
01:17:26ça veut dire que
01:17:26l'appel à brûler
01:17:29vous vaut
01:17:30le paiement
01:17:31d'une amende
01:17:31qui constitue
01:17:33je veux dire
01:17:33globalement
01:17:33le quart d'un SMIC
01:17:34à peu de choses près
01:17:35vous me permettez
01:17:36je caricature un peu
01:17:38donc ça veut dire
01:17:39que la sanction
01:17:40elle est
01:17:40en réalité
01:17:41elle est inexistante
01:17:42inexistante
01:17:43c'est comme
01:17:44s'il n'y avait rien
01:17:44300 euros
01:17:45vous vous rendez compte
01:17:46c'est moins cher
01:17:46que la Switch 2
01:17:47qui vient de sortir
01:17:48hier même
01:17:49et je prends volontairement
01:17:50un exemple
01:17:50à la mode
01:17:51parce que
01:17:52je pense que
01:17:52dans certains endroits
01:17:54et dans certains quartiers
01:17:55on connait mieux
01:17:56le prix de la Switch 2
01:17:57qui paraît plus prohibitif
01:17:58que la sanction
01:17:59renoncée par le juge
01:18:01alors
01:18:01voilà un exemple
01:18:02par exemple
01:18:03très simplement
01:18:04il suffirait
01:18:04d'infliger des sanctions
01:18:06au moins
01:18:07beaucoup plus claires
01:18:08au moins
01:18:08beaucoup plus lourdes
01:18:09vous savez
01:18:10au moins de dire
01:18:11ça mérite un passage
01:18:12derrière les barreaux
01:18:13lorsque la loi existe
01:18:14et qu'on peut l'appliquer
01:18:15mais après
01:18:15il y a des dérives
01:18:17on a vu des mères de famille
01:18:18emprisonnées
01:18:19par exemple
01:18:19en Grande-Bretagne
01:18:20pour des postes
01:18:21sur les réseaux sociaux
01:18:22ça fait partie
01:18:23de cet attirail fort
01:18:25avec les faibles
01:18:26c'est bien tout le risque
01:18:27en fait
01:18:27de voir un glissement
01:18:29aussi de la société
01:18:30vers du punitif
01:18:31partout
01:18:31alors justement
01:18:33vous savez
01:18:34j'essaye d'être
01:18:34un peu mesuré
01:18:35mais vraiment
01:18:36parce que je pense
01:18:37que l'autorité
01:18:38c'est évidemment
01:18:38qu'il faut la restaurer
01:18:39mais en même temps
01:18:40on a pris l'habitude
01:18:41de punir un peu
01:18:42n'importe comment
01:18:42y compris M. Moyen
01:18:43donc je méfie beaucoup
01:18:45de l'emprise globale
01:18:46par contre
01:18:47dernier mot
01:18:49on doit clore
01:18:50malheureusement
01:18:52c'est la fin de l'émission
01:18:53dernier mot
01:18:53quand vous voyez
01:18:54que la Cour européenne
01:18:54des droits de l'homme
01:18:55condamne la France
01:18:56pour un refus
01:18:57de rapatrier
01:18:58ces djihadistes
01:18:59et que le juge français
01:19:00à la CEDH
01:19:01Mathias Guillaume
01:19:02ça n'y pose aucun problème
01:19:03j'aimerais aussi
01:19:04qu'à un moment
01:19:04les juges français
01:19:06nommés dans les instances
01:19:07de cette nature-là
01:19:08se rendent compte
01:19:09qu'à force d'être
01:19:09contre leur propre pays
01:19:10de se rendre compte
01:19:11qu'on a des intérêts vitaux
01:19:13défendons absolument
01:19:14nos intérêts vitaux
01:19:15avant de défendre
01:19:16le reste du monde
01:19:17et tout ce qui viendrait
01:19:18qui doit venir
01:19:19dans un second temps
01:19:20ce serait effectivement
01:19:21très bien
01:19:21merci beaucoup
01:19:22à vous deux
01:19:23Benoît Barret
01:19:24et Guylain Benessa
01:19:24d'avoir été nos invités
01:19:25dans un instant
01:19:26vous retrouvez
01:19:27Brigitte Laa
01:19:27qui va parler de la colère
01:19:29on parlait de la colère
01:19:30aussi
01:19:30même pour Brigitte Laa
01:19:32la colère est un sujet
01:19:33c'est tout de suite
01:19:34sur Sud Radio
01:19:36à tout de suite
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