- il y a 7 mois
- #sudradio
Avec Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, auteur de "Un chasseur en campagne" éd. Albin Michel / Louise Morel, députée Modem du Bas-Rhin / Emmanuel Razavi, grand reporter, auteur du livre "La face cachée des mollahs : le livre noir de la République islamique d'Iran" (éditions du Cerf)
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00:00:00Sud Radio, midi 14h, Alexis Poulin sans réserve.
00:00:05Quand on a des jeunes qui passent 5h par jour sur les écrans.
00:00:08L'influence des réseaux sociaux conduit à ces comportements violents.
00:00:13La banalisation de la violence.
00:00:15Enfin !
00:00:16En tombe dans ce merdier.
00:00:17Mais au fond, quelle différence est-il entre le bon et le mauvais chasseur ?
00:00:206h. Les autres chasseurs me prennent en bas de chez moi avec leur voiture.
00:00:24Ils sont habillés comme les paras de la base aérienne de Mont-de-Marsan.
00:00:27Devant l'Espagne et l'Italie, la France est le pays d'Europe qui compte le plus de chasseurs.
00:00:31Il y a des fusils, plein la voiture.
00:00:32J'ai même cru remarquer une mitraillette.
00:00:34Depuis 5 ans, le nombre de jeunes candidats est en forte augmentation.
00:00:37Le bon chasseur, c'est un gars.
00:00:38Il a un fusil, il voit un truc qui bouge, il tire.
00:00:43C'est pas la même chose.
00:00:46On va parler évidemment de flingues, mais de chasse, d'ogives nucléaires aussi.
00:00:52C'est un programme chargé aujourd'hui.
00:00:53On aura d'abord Willy Schran, président de la Fédération nationale des chasseurs,
00:00:58auteur d'un chasseur en campagne chez Albin Michel, en direct depuis le Game Fair,
00:01:02cet énorme festival de la chasse où Sud Radio est d'ailleurs présent.
00:01:06Vous retrouverez Les Vrais Voix à partir de 17h en direct du Game Fair.
00:01:11Ensuite, on va parler bien sûr de la violence à l'école,
00:01:14la suite après l'assassinat de cette assistante scolaire.
00:01:18Est-ce la faute au réseau ou vraiment autre chose ?
00:01:22Avec Louise Morel, députée modem du Barin,
00:01:25qui sera avec nous également pour répondre à nos questions.
00:01:28Et puis à 13h, un point sur Israël, Iran.
00:01:33Jusqu'où va aller cette escalade, le rôle des États-Unis, la diplomatie française ?
00:01:38Beaucoup de questions avec Emmanuel Razavi, grand reporter autour du livre
00:01:41La face cachée des Molas, le livre noir de la République islamique d'Iran,
00:01:45aux éditions du Cerf.
00:01:46Et puis on fera un point bien sûr sur les derniers développements
00:01:49dans cette escalade inattendue entre Israël et l'Iran.
00:01:55Voilà, on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant
00:01:59pour parler chasse avec Willy Schrein.
00:02:01A tout de suite sur Sud Radio.
00:02:02Sud Radio.
00:02:03Sud Radio.
00:02:04Parlons vrai.
00:02:04Parlons vrai.
00:02:05Sud Radio.
00:02:06Parlons vrai.
00:02:07Alexis Poulain, sans réserve, l'invité.
00:02:10Et notre invité en direct du Game Fair, ce salon de la chasse à Lameau de Beuvron,
00:02:18Willy Schrein, président de la Fédération Nationale des Chasseurs,
00:02:21auteur d'un chasseur en campagne, en direct depuis le stand Sud Radio où nous sommes présents.
00:02:26Et à 17h, vous retrouverez d'ailleurs en direct de ce salon, Les Vrais Voix.
00:02:29Bonjour, monsieur Schrein.
00:02:32Bonjour, Alexis Poulain.
00:02:33Alors, la chasse, ce salon 2025, quels sont les sujets mis en avant ?
00:02:41Et de quoi parle-t-on au Game Fair ?
00:02:44Écoutez, je vais être un peu basique, mais on parle surtout de chasse, vous l'avez compris, de ruralité.
00:02:49Étonnant, exactement.
00:02:50Écoutez, c'est surtout une grande fête de retrouvailles.
00:02:52Vous savez, ce que je dis toujours, la chasse, c'est l'école du bonheur.
00:02:56C'est des gens heureux.
00:02:57Et on est heureux.
00:02:58Vous avez ici, dans les allées, 100 000 personnes qui vont venir,
00:03:02qui sont heureux de revoir les amis, heureux de baigner dans des stands de chasse,
00:03:07les dernières nouveautés au niveau habillé, au niveau armes, et plein de petites choses comme ça.
00:03:12Et c'est vraiment un moment de prouvalité extraordinaire qu'il n'y a pas que la chasse,
00:03:17mais que la chasse met en avant, bien sûr, partout où elle peut s'appliquer.
00:03:20– Combien de chasseurs en France, aujourd'hui, est-ce qu'on a les chiffres des licenciés de la Fédération ?
00:03:27– Un peu moins d'un million.
00:03:29– Un peu moins d'un million.
00:03:30Et est-ce qu'on peut parler d'un retour, en fait, en grâce de jeunes chasseurs, en fait,
00:03:37qui sont de plus en plus nombreux à reprendre leur licence,
00:03:40ou est-ce que c'est un loisir vieillissant ?
00:03:44– Alors, on a de toute façon une pyramide des âges qui est quand même assez âgée, on le sait bien.
00:03:49Mais depuis quelques années, depuis 5 ans environ, on a une recrudescence de jeunes
00:03:54qui souhaitent passer le permis de chasser, beaucoup de filles, beaucoup de femmes qui veulent le faire,
00:03:58et surtout des gens qui viennent d'un monde très urbain.
00:04:01C'est-à-dire dont la famille ne chasse pas, qui ont entendu parler de quelque chose,
00:04:05qui en ont peut-être aussi un peu marre de contempler la nature,
00:04:08qui ont envie de la vivre de l'intérieur, avec respect, avec raison, bien sûr.
00:04:11Et on a un afflux qui n'arrête pas de croître dans cette jeunesse,
00:04:15qui, dans le fond, cherchent des repères, des valeurs, et peut-être une autre façon de vivre la nature.
00:04:20– Oui. Et ça, c'est nouveau, ces urbains qui se mettent à la chasse alors qu'il n'y a pas de tradition familiale ?
00:04:28– Oui, c'est nouveau, mais je vous le dis, depuis quelques années maintenant,
00:04:31et ça ne fait que s'accroître.
00:04:34On a énormément de demandes aujourd'hui de jeunes qui nous appellent dans les fédérations,
00:04:37qui disent, voilà, moi, la famille ne chasse pas, mais j'ai entendu parler, j'ai envie.
00:04:41Vous savez, la jeunesse aujourd'hui, elle est souvent critiquée,
00:04:45elle a souvent, je pense que c'est très dur pour les jeunes d'aujourd'hui,
00:04:48ce n'est pas une génération facile, beaucoup de pertes de repères,
00:04:52beaucoup de pertes de valeurs, beaucoup d'une vie théorique sur les réseaux sociaux et ce genre de choses.
00:04:57Et ça, c'est très, très compliqué à vivre pour eux.
00:04:59Et dans le fond, des gens qui partagent des choses ensemble,
00:05:02qui mélangent des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, on va dire.
00:05:05Voilà, qui mélangent toutes sortes de gens qui ont des valeurs,
00:05:08qui ont une histoire, une tradition, qui a aussi retrouvé ce socle de la transmission
00:05:13et ne pas vivre dans un monde, dans le fond, qui est tellement éloigné des valeurs de la vie
00:05:19et des valeurs de la France.
00:05:20Et ce besoin de venir nous voir n'arrête pas de croître.
00:05:23Et là où c'est vraiment surprenant, c'est ces demandes très fortes, par exemple, pour les femmes.
00:05:29Il n'y a que 3,5% de femmes qui chassent en France.
00:05:32Nous sommes quasiment à 25% de femmes inscrites au permis de chasser.
00:05:36Et ça n'arrête pas d'augmenter. Et là, on voit qu'il se passe quand même quelque chose.
00:05:41– Une sorte de démocratisation d'une part, mais aussi féminisation de la chasse, alors.
00:05:49– Oui, et puis une dédiabilisation aussi, malgré, vous savez,
00:05:51la jeunesse n'est pas stupide, à force du dire tellement de mal de nous.
00:05:55Il y a un moment, ça intéresse beaucoup de monde de venir voir dans le fond ce qui se passe.
00:05:58Vous mettez quelque chose en interdit ou en critique permanente,
00:06:01et dans le fond, ça finit par intéresser les gens.
00:06:03– Est-ce que vous pensez que les relations sont en train de s'apaiser ?
00:06:07Parce que c'est vrai que pendant longtemps, les chasseurs ont été montrés du doigt.
00:06:11Il y a eu les accidents, évidemment, le fait que les promeneurs ne peuvent plus se promener.
00:06:16Est-ce que ça, c'est en train de changer ?
00:06:18– Alors, ce qui est sûr, c'est que l'écologie, on va dire, politique,
00:06:24mais surtout dogmatique, idéologique, est en train de reculer, aujourd'hui, dans l'esprit des gens.
00:06:29Pour plein de raisons, en dehors du monde de la chasse.
00:06:31Et nous qui avons été les premiers à dire, attention, ces gens sont dangereux,
00:06:35à travers ce qu'ils pensent, à travers ce qu'ils veulent faire,
00:06:37c'est vos libertés qui vont un jour disparaître avec cette écologie-là.
00:06:41Il y a quand même, aujourd'hui, cette prise de conscience.
00:06:44Alors, le dialogue avec eux sera toujours compliqué.
00:06:46Vous savez, quand vous expliquez à un animaliste que moi, j'ai plaisir à aller à la chasse,
00:06:49à tuer un animal avec respect et raison,
00:06:51de le ramener à la maison, de le dépouiller et de le manger
00:06:54dans une espèce de magnificence avec des amis ou ma famille
00:06:58et partager ce moment de bonheur, on n'arrivera jamais à se comprendre.
00:07:01Mais par contre, pour des jeunes, aujourd'hui, qui n'ont peut-être pas été non plus bien,
00:07:06qui n'ont pas reçu une explication claire de la chasse,
00:07:09on se rend compte que, eux, ça les interroge.
00:07:12Et je vois bien que c'est en train de changer.
00:07:14Et même, aujourd'hui, dans les médias, on se pose des questions.
00:07:17Est-ce que l'écologie ne va pas trop loin ?
00:07:19Est-ce qu'il faut tout interdire ?
00:07:20On interdit la chasse, on interdit la pêche, on interdit la corrida.
00:07:23Il y a des gens heureux.
00:07:24Nous sommes des gens heureux de faire ce qu'on fait.
00:07:27Vous avez parlé du partage de la nature, c'est aussi important.
00:07:30Il y a des notions de propriété privée dans ce pays.
00:07:32Il y a des lieux qui sont publics, qui sont déjà extrêmement partagés.
00:07:36Tout est déjà quantifié.
00:07:37Évidemment, nous n'occupons qu'une place infinitésimale dans la nature.
00:07:42Et je crois que là aussi, à force de le répéter,
00:07:44on a passé beaucoup de temps dans la communication, vous l'avez vu.
00:07:47On fait de la pub à la télévision, on a remué beaucoup de choses.
00:07:50Et on interpelle.
00:07:51On interpelle cette jeunesse.
00:07:53On interpelle aussi, dans le fond, l'écrasante majorité des Français
00:07:56qui sont très neutres sur tout ça.
00:07:58Ils voient effectivement un fait divers.
00:08:00Ils vont être contre la chasse le lundi matin.
00:08:02Et puis, ils vont être invités à manger chez un ami.
00:08:05Ils vont déguster un morceau de gibier.
00:08:07Il va leur expliquer comment il l'a chassé.
00:08:09Et le lendemain, ils sont beaucoup moins contre.
00:08:11Voire des fois, ils sont pour.
00:08:11Donc voilà, il y a un vrai boulot d'explication à faire de notre côté.
00:08:15Sans être pour ou contre, est-ce que les chiffres des accidents ont beaucoup baissé ?
00:08:20Est-ce que les pratiques ont changé aussi ?
00:08:22Les pratiques ont sûrement changé.
00:08:26Et ça, c'est nous et nous seuls qui en sommes responsables.
00:08:28On a quand même créé aujourd'hui un permis de chasser qui est un vrai permis de manipulation des armes et de sécurité.
00:08:35Moi, je fais partie de cette classe d'âge où quand vous vouliez chasser, vous alliez à la mairie du village, vous demandez un permis de chasser, vous receviez un permis de chasser et vous allez à la chasse.
00:08:45Là, on imagine...
00:08:46Sans formation, sans rien.
00:08:47On imagine strictement rien.
00:08:50Aujourd'hui, vous avez un examen, mais qui est un vrai examen poussé.
00:08:54D'ailleurs, on va dire 65% des gens qui le passent ont ce permis de chasser.
00:09:00La mire, c'est beaucoup.
00:09:01Et dans le fond, il y a quand même 35% de ces gens qui ne l'ont pas.
00:09:04Et certaines personnes d'aujourd'hui, d'ailleurs, ne l'auront jamais.
00:09:07Si vous n'avez pas la maîtrise de vos actes et de vos gestes, vous n'aurez jamais le permis de chasser.
00:09:12C'est impossible.
00:09:13Donc, on a fait un travail énorme qui a sûrement, et c'est vrai, enlevé une partie de nos effectifs assez importante.
00:09:19On avait des gens qui n'étaient peut-être pas des gens vraiment passionnés, qui n'étaient peut-être pas des gens non plus qui étaient fréquentables dans leur façon de chasser,
00:09:27où il n'y avait peut-être pas assez d'éthique, où on n'avait pas assez de sécurité et de prudence.
00:09:31On a nettoyé sans aucune loi, nous-mêmes, nos propres effectifs.
00:09:36Et aujourd'hui, quand un gamin ou une gamine a un permis de chasser, je peux vous dire que c'est une personne qui est respectueuse de la nature
00:09:41et surtout qui fait très attention d'un point de vue de sécurité.
00:09:45C'est ce qui change, alors, c'est cette formation initiale.
00:09:48Et puis, dans le rapport avec les riverains, les agriculteurs, là aussi, il y a eu des évolutions.
00:09:57Il y a toujours ce débat, par exemple, sur l'ours, le loup, la réintroduction d'espèces.
00:10:02On en est où sur ces débats ?
00:10:04On est toujours dans ces débats.
00:10:06Nous, on pense, je pense que de toute façon, la biodiversité, la nature et les écosystèmes qu'il y a dans cette nature
00:10:13ne peuvent pas survivre si l'homme n'est pas là pour les gérer.
00:10:17Le bon exemple, le bon exemple, quand vous retirez des territoires à la chasse,
00:10:21comme ça se fait beaucoup dans des réserves en France,
00:10:23comment se fait-il qu'au bout de 3-4 années, on nous demande de revenir ?
00:10:26Alors, soit c'est par les loups-chers, soit c'est par les piégeurs,
00:10:29soit c'est par des gardes particuliers et des fois, tout simplement, des chasseurs.
00:10:33Parce qu'on se rend compte qu'il y a des super-prédateurs aujourd'hui.
00:10:37Et si nous ne sommes pas là, il n'y a personne pour réguler.
00:10:41Et ces super-prédateurs peuvent poser des problèmes et, je veux dire,
00:10:45détraquer tout un nombre considérable d'écosystèmes,
00:10:49jusqu'en passant par tout ce qui est faune et en allant jusqu'à la flore.
00:10:53Donc dire aujourd'hui, on va retirer l'espèce humaine à travers la chasse ou autre chose,
00:10:57de la biodiversité, de la nature, et tout ira bien dans le milieu des mondes,
00:11:02ça n'est pas vrai.
00:11:03Et on a plein de preuves.
00:11:04Regardez la Suisse, le canton de Genève.
00:11:06Tout comme fait, quand on voit aujourd'hui, on a supprimé la chasse,
00:11:09vous avez vu combien de personnes doivent gérer la chasse la nuit
00:11:10avec des carabines, des lunettes thermiques et des tas de choses.
00:11:13Ça coûte une petite fortune à tous les habitants de ce canton de Genève
00:11:16et qui prieraient aujourd'hui pour retrouver des chasseurs
00:11:18qui aillent le faire bénévolement et qui servent effectivement l'intérêt public à travers ça.
00:11:22Donc, aujourd'hui, sur les territoires.
00:11:25Puis vous savez, des fois, on est pragmatique.
00:11:27Les gens disent, mais je n'aime pas les chasseurs, je ne vois pas ces gens.
00:11:29Je peux comprendre, on a un contexte violent, on voit des gens avec des armes, tout ça.
00:11:32Et puis un matin, vous avez les sangliers qui ont démonté le jardin
00:11:35ou qui ont bousillé la voiture du potager,
00:11:37ou les lapins, ou les lièvres, ou les chevreuils.
00:11:39Et puis là, bizarrement, on m'a dit, ah bah oui, mais il n'y a plus de chasseurs dans le...
00:11:41Ah bah oui.
00:11:42Ah bah oui, bah comment on fait ?
00:11:43Bah comment on fait ? Bah on en les appelle.
00:11:45Et puis là, vous arrivez, les gens sont contents de vous voir.
00:11:47Les mêmes personnes qui ont dit, il y a quelque temps,
00:11:50que vous étiez des gens dangereux, tout ça.
00:11:52La théorie, bien sûr.
00:11:53Et là, ah bah oui, vous avez une fonction quand même.
00:11:55Heureusement que vous êtes là, merci d'être venu.
00:11:57Ça, c'est aussi des bons exemples qu'on a aujourd'hui à travers les dégâts.
00:12:01C'est des choses, oui, qu'ont changé.
00:12:02C'est une question d'équilibre, en fait.
00:12:04Et on peut voir que là, les relations sont apaisées.
00:12:07Est-ce que dans le champ politique, votre travail a porté ses fruits ?
00:12:12On a vu le permis de chasse, le prix a baissé.
00:12:14On peut dire que le président Macron est plutôt pro-chasse dans sa gestion des dossiers.
00:12:19Qu'en est-il des autres partis ?
00:12:21Je pense que, que ce soit le parti du président Macron ou tous les autres partis politiques,
00:12:26on a des gens qui nous sont favorables dans les partis.
00:12:29Il y a des gens qui sont contre, effectivement, la chasse dans ces mêmes partis.
00:12:34Et je crois que ça, c'est à peu près tous les partis.
00:12:35Il y en a qui sont, évidemment, entièrement contre.
00:12:38Je pense à l'écologie politique.
00:12:40Je pense à LFI, par exemple.
00:12:42Enfin, on est à peu près dans la même chose.
00:12:43Écolo ou LFI, c'est pareil.
00:12:45Nous, par le prisme de la chasse.
00:12:47Pour les autres, c'est ouvert.
00:12:49Il y a un débat.
00:12:50Il y a un débat.
00:12:50Mais c'est bien qu'il y ait un débat.
00:12:51Moi, je ne veux pas que les chasseurs aient tous les droits en France.
00:12:53Ce n'est pas vrai.
00:12:54Ce n'est pas ce qu'on demande.
00:12:55Ce n'est pas ce qu'on recherche.
00:12:56Et ce n'est déjà pas le cas.
00:12:57Voilà, on veut une chasse raisonnée, raisonnable, quantifiée.
00:13:00On a des droits.
00:13:01La chasse est légale.
00:13:02On a des droits.
00:13:03Mais les autres usagers de la nature ont aussi des droits.
00:13:05Donc, à partir de là, nous avons des devoirs.
00:13:07Et on essaye de trouver toujours cet équilibre.
00:13:10D'ailleurs, il ne faut jamais oublier qu'il y a le prisme national,
00:13:13où on a l'impression qu'on est sur un ring de boxe et c'est un pugilat en permanence.
00:13:16Il y a la réalité des villages.
00:13:18Et en vérité, dans les villages, tout se passe bien.
00:13:20Les gens se connaissent.
00:13:21Les gens se parlent.
00:13:22Et on n'a pas cette différence très forte ou cette opposition violente politique qu'on peut avoir au niveau national.
00:13:27La vérité, c'est que la chasse se passe très bien dans 98% des cas.
00:13:31Il y a peut-être 2% de problèmes.
00:13:32Et je les règle.
00:13:33Et on est là pour en discuter.
00:13:34Et après, il y a des gens qui sont aussi emparés de cette chasse comme un argument politique.
00:13:38Regardez les écologistes à la dernière présidentielle.
00:13:42Jadot, troisième point du programme.
00:13:44On interdit la chasse, les vacances, les week-ends, les jours fériés.
00:13:46Donc ça devient vraiment un outil politique pour ces gens pour exister.
00:13:51Ça, je pense que c'est une erreur.
00:13:52On essaye de semer un trouble et une opposition, de confronter des gens qui, dans le fond, n'avaient pas de problème.
00:13:58Le partage de la nature que vous avez évoqué, mais il s'est toujours fait naturellement.
00:14:02On sait bien que quand Gérard, il chasse dans son bois dimanche prochain, on n'y va pas.
00:14:06Gérard Larcher ?
00:14:07Vous n'avez pas pris cet exemple-là pour Gérard Larcher, mais Gérard ou Paul ou Pierre, mais vous voyez ce que je veux dire.
00:14:14Eh bien, on le savait.
00:14:15Par contre, le samedi, il n'y est pas.
00:14:17On va aller faire un petit ours pour emmener.
00:14:18On va lâcher un peu le chien.
00:14:19On va ramasser quelques champignons.
00:14:20Et tout s'est toujours passé comme ça et très bien.
00:14:23Quand il y a de bon voisinage, effectivement, quand les gens se connaissent.
00:14:25Mais après, peut-être aussi, il y a des nouveaux ruraux qui n'ont pas les codes et qui se mettent en danger.
00:14:31Alors, ils se mettent en danger.
00:14:32On a surtout des nouveaux ruraux.
00:14:34Et ce n'est pas le cas de tous les nouveaux ruraux, mais ça, c'est vrai.
00:14:36Qui ont juste oublié un code.
00:14:39Le droit de propriété privée.
00:14:41Le droit d'être chez soi.
00:14:43Tout le reste est une tolérance.
00:14:44Seul le propriétaire ou celui qui a un bail de propriété à agir ou avoir une activité sur un territoire, c'est le seul qui est légitime.
00:14:51Tout le reste, c'est des gens qui sont acceptés, bien évidemment.
00:14:55Il n'y a pas de problème.
00:14:56Il ne faudrait juste pas inverser les rôles.
00:14:58Quand on me dit qu'on va interdire la chasse, par exemple, le week-end, les vacances et les jours fériés.
00:15:01Vous imaginez ?
00:15:02Vous êtes chez vous.
00:15:03C'est votre bien.
00:15:04Vous ne pouvez pas aller à la chasse parce qu'il faut laisser votre bien à disposition d'autres personnes qui voudraient en jouir quand ils en ont envie.
00:15:12Ça, ça s'appelle quand même un col-cause.
00:15:14Ce n'est plus du tout la propriété privée comme on la connaît aujourd'hui dans notre République.
00:15:18Donc, il faut quand même être très attentif à ça.
00:15:21Ne créons pas des tensions où il n'y en a pas.
00:15:23La nature se partage naturellement.
00:15:25La nature se partage naturellement à condition de respecter la propriété privée.
00:15:30Qu'on parle de biodiversité, qui est un bien commun, ça, c'est autre chose.
00:15:34Il y a une transmission à assumer.
00:15:35Et tout le monde doit y participer, y compris les chasseurs.
00:15:38Mais la propriété privée doit garder ses fondamentaux.
00:15:41Et le reste n'est qu'une tolérance.
00:15:42Eh bien, merci beaucoup, Willy Schren, président de la Fédération Nationale des Chasseurs, en direct du Game Fair, d'avoir répondu à nos questions.
00:15:50Vous retrouverez Sud Radio tout au long de la journée à cet événement à 17h.
00:15:54Les vraies voix seront en direct sur le stand Sud Radio.
00:15:57Et on continuera de parler, bien sûr, de la chasse.
00:16:00On va marquer une courte pause et parler un peu d'olympisme.
00:16:04Et puis, on reviendra, bien sûr, sur les violences à l'école d'une génération violente.
00:16:11Est-ce que c'est vraiment la faute des réseaux ?
00:16:14Avec notre invité Louise Morel, députée Modem du Barin, dans un instant.
00:16:17A tout de suite sur Sud Radio.
00:16:19Alexis Poulin, sans réserve, l'édito.
00:16:25Ah oui, vous vous rappelez de cette musique ?
00:16:28On l'a entendue tellement, mais tellement.
00:16:30Mais oui, c'était les JO, c'était les formidables Jeux Olympiques de Paris 2024.
00:16:35Que de beaux moments, on s'en rappelle.
00:16:37Philippe Catherine tout nu dans un plat de nouilles.
00:16:39Mais aussi, bien sûr, des champions incroyables.
00:16:42La Seine, baignable.
00:16:43D'ailleurs, cette année, figurez-vous que la Seine est baignable.
00:16:46Oui, il y aura trois zones de baignade pendant Paris-Plage.
00:16:49De juillet à août.
00:16:50Alors, sous la tour Eiffel, vers la bibliothèque François Mitterrand.
00:16:54Enfin, vous verrez ça si vous souhaitez vous baigner dans la Seine.
00:16:57Et puis, hier, Emmanuel Macron était vraiment très très fier.
00:17:00Puisque de nouveau, la vasque, vous savez, cette vasque incroyable,
00:17:04s'élevait dans les cieux de Paris.
00:17:05On l'écoute.
00:17:06Bonjour à tous. Regardez, la vasque va remonter.
00:17:09Rendez-vous le 21 juin jusqu'au 14 septembre.
00:17:11Après trois années à venir.
00:17:13On va revivre ça.
00:17:14Voilà, on va revivre ça.
00:17:15Ça, la vasque qui s'élève dans le ciel des tuileries.
00:17:19Alors, la vasque olympique, je me suis renseigné.
00:17:20Je voulais savoir combien ça coûte, ce truc.
00:17:212,5 millions d'euros à la fabrication parce qu'on a refait une nouvelle vasque.
00:17:25Ce n'est pas la vasque des JO.
00:17:27C'est une nouvelle vasque.
00:17:28Alors, c'est EDF et le comité olympique qui s'y collent.
00:17:31Et puis, le fonctionnement de la vasque, puisqu'il y a une équipe qui s'occupe de la faire monter,
00:17:35la faire descendre en fonction de la météo.
00:17:37C'est 2,5 millions d'euros par été, pour trois étés, 250 jours au total.
00:17:42Ça fait un total de 10 millions d'euros pour cette magnifique vasque qui s'élève dans les airs.
00:17:46Alors, Emmanuel Macron a l'air d'en être vraiment très fier.
00:17:49C'est sa fierté, ce ballon qui s'élève avec ses LED pour montrer combien nous célébrons la JO olympique.
00:17:55On va évidemment célébrer les un an.
00:17:57Mais 10 millions d'euros pour la vasque, est-ce que c'est bien sérieux ?
00:17:59Et puis, on se rappelle, le coût de la Seine pour la baignade, 1,3 milliard, je crois, à l'époque.
00:18:05Mais les JO ont été excédentaires, selon les comptes publics.
00:18:09Donc, on applaudit et on dit bravo.
00:18:11Et on célèbre encore une fois l'esprit olympique.
00:18:14En attendant, les JO aux Etats-Unis dans quelques temps.
00:18:16Si, il y aura des JO aux Etats-Unis dans quelques temps.
00:18:19Parce que là, on va parler Iran et Israël à 13h.
00:18:22Et c'est inquiétant, voilà.
00:18:24Allez, on va passer à un autre sujet dans un instant.
00:18:27Alexis Poulin, sans réserve, l'invité.
00:18:30Et notre invité, et c'est une première, c'est Louise Morel, députée Modem du Barin.
00:18:34Bonjour.
00:18:34Bonjour.
00:18:35Je voulais vous avoir au micro de Sud Radio pour parler de ce dossier ô combien tragique,
00:18:41de la violence à l'école.
00:18:43Ultra-violence, on pourrait dire.
00:18:45Et pas seulement en France.
00:18:46Il y a eu aussi une tuerie en Autriche récemment.
00:18:49Une jeunesse de plus en plus criminelle.
00:18:52Et toujours les mêmes qu'on accuse les réseaux sociaux.
00:18:55Est-ce que c'est vraiment la faute des réseaux sociaux
00:18:57si aujourd'hui, on a cette criminalité dans la jeunesse,
00:19:01cette violence dans la jeunesse ?
00:19:04Alors, je ne crois pas que la réponse, elle peut être unique sur un sujet aussi complexe.
00:19:08On évoque également tout le temps les réseaux sociaux et les enfants,
00:19:12mais en réalité, il y a les enfants, il y a le rôle de l'école, il y a le rôle des parents.
00:19:15C'est un sujet qui est complexe et c'est cette réplique-là qu'on doit travailler.
00:19:21L'État, les parents, l'école pour permettre de trouver des solutions.
00:19:27Ensuite, est-ce que la jeunesse, elle est de plus en plus violente ?
00:19:30Moi, je crois que les drames des derniers jours, effectivement,
00:19:33ils touchent nos concitoyens et l'État, il ne peut pas ne pas agir.
00:19:37On sait bien que les réseaux sociaux, ils créent un isolement, ils créent des difficultés.
00:19:41Certains mots-clés, lorsque l'on les cherche, touchent parfois au suicide,
00:19:45donnent envie de regarder de plus en plus d'algorithmes, les contenus sont poussés.
00:19:48Et donc, tout ça, c'est notre rôle en tant que parlementaire, en tant qu'élu,
00:19:51de regarder comment on peut améliorer.
00:19:54Mais vous, vous avez été rapporteur, rapportrice de la commission,
00:20:00enfin, du travail sur le...
00:20:02vérifier l'âge sur les sites pornographiques, justement, pour la protection des mineurs.
00:20:07On a vu qu'une loi est passée et résultat,
00:20:10quand on demande aux sites pornographiques de mettre en place cette vérification de l'âge,
00:20:15les sites décident de ne plus opérer en France,
00:20:19tout simplement, avec un pied de nez aux autorités françaises,
00:20:22en disant, non, vous ne faites pas ça.
00:20:23Et d'ailleurs, c'est la liberté guidant le peuple
00:20:24qui est symbole de cette lutte des pornocrates face à l'État français.
00:20:30Vous en pensez quoi, de cette réponse ?
00:20:32Alors, vous dites, c'est un pied de nez qui est fait aux autorités françaises.
00:20:35Moi, je pense que c'est une pression qui est faite sur d'autres États
00:20:37pour les inciter à ne pas mettre cela en place.
00:20:39Aujourd'hui, les sites pornographiques, il y a près, selon les chiffres,
00:20:43mais parfois, c'est près de 20% de leur chiffre d'affaires
00:20:45qui est lié au fait que des jeunes regardent des sites pornographiques.
00:20:48Des jeunes, des mineurs.
00:20:49Oui, c'est ça le problème, parce qu'on parle d'enfants de 12 ans,
00:20:52voire moins, qui, quotidiennement, ont accès à ces contenus.
00:20:56Absolument.
00:20:57C'est près de 30% des enfants de moins de 12 ans
00:20:58qui ont déjà accédé à des sites pornographiques.
00:21:01Et en fait, la réalité, c'est quelle est la conséquence de cela ?
00:21:03Eh bien, c'est les troubles du comportement, banalisation de la violence.
00:21:06Sur ces sites, c'est quand même des viols, des actes de torture,
00:21:09parfois de barbarie, des incestes qui sont filmés en direct.
00:21:12Et nos enfants, en l'espace d'un clic, peuvent y avoir accès.
00:21:14Et donc, c'est intolérable.
00:21:15Et c'est la raison pour laquelle la France a décidé de mettre en place,
00:21:18il y a deux ans, un mécanisme de vérification de l'âge des utilisateurs sur les sites
00:21:22qui est entré en vigueur il y a quelques jours.
00:21:24Et la réaction de ces sites a été,
00:21:26eh bien, puisque c'est comme ça, nous, on part.
00:21:28On n'a pas envie de le mettre en place.
00:21:30Et à bon entendeur, pour les autres pays, ne faites pas ça.
00:21:33Eh bien, nous, on dit, si on ne respecte pas les lois de la République,
00:21:35on ne va pas faire de l'argent sur le dos des enfants.
00:21:37Ça entraîne des drames, ça entraîne de la violence,
00:21:40ça entraîne des comportements criminels.
00:21:42Donc, l'État agit et il met ça en place,
00:21:44même si, bien sûr, on peut toujours améliorer les choses.
00:21:47Mais c'était comment ?
00:21:48La solution technique pour vérifier l'âge, en fait,
00:21:51on ne vérifie pas l'âge, on vérifie l'identité.
00:21:53Donc, on vérifie l'identité de tous les utilisateurs de ces sites, en réalité.
00:21:56Non.
00:21:57Alors, justement, là, j'aimerais apporter vraiment une précision très claire.
00:22:00La loi, qu'est-ce qu'elle a dit ?
00:22:01Lorsqu'on l'a votée, elle a dit que,
00:22:03sous l'autorité de l'ARCOM et de la CNIL,
00:22:05qui sont des autorités indépendantes du pouvoir politique et parlementaire,
00:22:09on allait auditionner un certain nombre d'acteurs
00:22:12qui développent, des start-up, des entreprises de la tech, etc.,
00:22:16des outils de vérification de l'âge des utilisateurs.
00:22:18Ces outils, ils existent et ils fonctionnent.
00:22:20Donc, il n'est pas question que l'État soit le dernier à ne pas l'utiliser.
00:22:24Eh bien, donc, on a dit, dès lors qu'il y aura un accord de ces autorités...
00:22:27Alors, ces outils, c'est lesquels, justement ?
00:22:28Alors, je ne vais peut-être pas faire la publicité des uns et des autres, mais il y a plusieurs...
00:22:31Sur quelle plateforme ? Enfin, pour accès à quel service, par exemple ?
00:22:34Très bien. Alors, pour être très clair,
00:22:36donc, ces outils existent
00:22:37et l'ARCOM et la CNIL devaient vérifier ces outils
00:22:41pour vérifier, justement, que...
00:22:43Mais ils sont utilisés aujourd'hui ?
00:22:44Ils sont utilisés, bien sûr.
00:22:45Ils sont utilisés par un certain nombre.
00:22:47Au moment où on a voté la loi,
00:22:49l'objectif était qu'ils soient utilisés sur ces sites
00:22:51pour vérifier, justement,
00:22:54que les mineurs n'aient pas accès aux sites pornographiques.
00:22:56Mais les outils, aujourd'hui, est-ce qu'ils étaient déjà...
00:22:59Ils étaient opérationnels.
00:23:00Non, ils n'étaient pas...
00:23:00Ils n'étaient pas utilisés, ils n'étaient pas déployés.
00:23:02Alors, je sais qu'ils étaient fonctionnels,
00:23:04puisqu'on les avait auditionnés à plusieurs reprises à l'Assemblée nationale,
00:23:09mais pas dans ce cadre-là.
00:23:11Et donc, pour répondre de manière très précise à votre question,
00:23:13il y avait deux ans de travail qui devait s'engager avec ces outils-là.
00:23:16Les autorités ont décrété qu'ils pouvaient tout à fait être mis en place.
00:23:20Et lorsqu'ils ont annoncé, désormais,
00:23:23les sites devront se conformer à des outils
00:23:25qu'on a auditionnés, où il y a eu plus de deux ans de travail,
00:23:27et où, en amont, des parlementaires, députés, sénateurs
00:23:29avaient rencontré ces acteurs,
00:23:31eh bien, désormais, le moment est venu,
00:23:33vous aviez le temps de vous y préparer,
00:23:35ils ont dit, non, on part.
00:23:36Et je voudrais juste rappeler une chose.
00:23:38Cette loi, on en parle beaucoup depuis la semaine dernière,
00:23:40mais la réalité, c'est que c'est très ancien
00:23:42que les mineurs n'ont pas le droit d'accéder à des sites pornographiques.
00:23:44Et donc, comment ils avaient contourné la loi ?
00:23:46Avant, c'était une loi de 2020.
00:23:47Eh bien, ils ont mis en place une petite coche
00:23:50à vérifier en disant, je certifie, j'ai 18 ans ou plus.
00:23:53Mais personne ne peut vérifier,
00:23:54quiconque peut cliquer sur j'ai plus de 18 ans,
00:23:57même si on a 12, 13, 14 ou 15 ans.
00:23:59Donc, nous, on a dit, non,
00:24:00maintenant, on va télécharger ces solutions,
00:24:02et je voudrais être très claire sur ces solutions,
00:24:03parce qu'on a posé beaucoup de questions.
00:24:05En fait, vous téléchargez un outil
00:24:08qui permet de vérifier votre âge.
00:24:10Ça peut être une pièce d'identité, ça peut être autre chose.
00:24:12Mais l'outil en lui-même,
00:24:13aujourd'hui, on voit bien, dans tout un tas de secteurs,
00:24:15on a des doubles authentifications,
00:24:16on a d'autres choses.
00:24:17En fait, il va juste aller chercher
00:24:19sur la pièce justificative,
00:24:21si oui ou non, vous êtes majeur.
00:24:22Mais en aucun cas, il ne garde les données.
00:24:24Tout ça, on sait très bien faire aujourd'hui.
00:24:25C'est vraiment des choses qui sont agitées
00:24:27pour faire peur aux Français,
00:24:29en disant, l'État, Big Brother,
00:24:30va vérifier vos données, etc.
00:24:30C'est un peu le cas quand on voit
00:24:31les auditions avec les influenceurs
00:24:33à l'Assemblée nationale,
00:24:35la volonté aussi d'avoir une sorte de flicage
00:24:38de tous les utilisateurs des réseaux sociaux.
00:24:40On voit bien qu'au-delà des sites pornographiques,
00:24:42on va aller sur tous les contenus,
00:24:43et finalement sur l'accès à Internet,
00:24:45d'une certaine façon.
00:24:47Toujours dans le but de protéger les mineurs,
00:24:49mais c'est un peu fallacieux.
00:24:52L'État n'a pas accès à ces données,
00:24:54il faut quand même être très clair,
00:24:55il n'y a pas accès.
00:24:56Les données ne sont pas même récupérées
00:24:58par les entreprises elles-mêmes,
00:25:00et ça, ça existe dans tout un tas
00:25:01de secteurs et de domaines.
00:25:03Mais quand même pour vous dire,
00:25:04aujourd'hui, on interdit les choses
00:25:06dans la vie réelle,
00:25:07et au nom de l'espace numérique,
00:25:09de la liberté de circulation,
00:25:10de la liberté d'expression,
00:25:11ou que sais-je,
00:25:12il faudrait qu'on laisse perdurer
00:25:13la violence en ligne,
00:25:15qu'on laisse nos mineurs
00:25:16accéder à des contenus difficiles.
00:25:17Il y a quand même déjà des modérations
00:25:19sur les réseaux sociaux.
00:25:20La question des réseaux sociaux,
00:25:22c'est qu'en réalité,
00:25:23ce sont des entreprises privées.
00:25:24Est-ce que l'État accepte,
00:25:25oui ou non,
00:25:26de dire,
00:25:26c'est aux entreprises privées
00:25:28de modérer les réseaux sociaux ?
00:25:29Vraie question.
00:25:30Alors, elles ont leur charte.
00:25:31Ça a été le cas depuis des années.
00:25:32Ça a été le cas pendant des années,
00:25:33et c'est de moins en moins le cas.
00:25:34Il y a eu des annonces l'an dernier
00:25:35aux États-Unis,
00:25:36en disant,
00:25:36on arrête la modération
00:25:37des réseaux sociaux,
00:25:38c'est la liberté d'expression.
00:25:40Sauf qu'on voit bien
00:25:40qu'avec l'intelligence artificielle,
00:25:42avec tout un tas de trolls,
00:25:43etc., d'outils,
00:25:44tout ça, c'est biaisé.
00:25:46Et donc, nous,
00:25:46on ne peut pas rester impuissant
00:25:48en disant,
00:25:48on va continuer à diffuser
00:25:49de manière massive
00:25:50des faux contenus,
00:25:52des fake news
00:25:52qui atteignent nos enfants,
00:25:54qui les isolent
00:25:54dans certaines sphères,
00:25:55qui parfois poussent au suicide
00:25:57d'un certain nombre d'enfants,
00:25:58etc.,
00:25:58et l'État ne va pas réagir.
00:25:59Non.
00:26:00D'où la raison de dire,
00:26:01pour les sites pornographiques,
00:26:02on vérifie l'âge.
00:26:03D'où les débats qui émergent
00:26:04en disant,
00:26:05pour les réseaux sociaux,
00:26:09interdiction à majorité numérique,
00:26:11mais voilà.
00:26:11Mais on va interdire
00:26:13les réseaux sociaux aux mineurs,
00:26:14parce que toutes les études convergent,
00:26:16tous les psychologues convergent,
00:26:17tout le monde nous le dit,
00:26:18ça se traduit par des drames,
00:26:19ça se traduit par des drames
00:26:20par les familles,
00:26:21et les parents ne peuvent pas
00:26:22être responsables de tout non plus,
00:26:23parce qu'ils n'y arrivent pas.
00:26:25Et ils sont nombreux à témoigner
00:26:26en disant,
00:26:26mais on ne sait même pas
00:26:27ce qui se passe sur les réseaux sociaux,
00:26:28on n'arrive pas à calmer nos enfants,
00:26:30ce n'est pas ce qui arrive.
00:26:31Donc l'État prend la main.
00:26:33Là, on voit bien
00:26:33le cœur du problème,
00:26:35qui est quand même l'éducation.
00:26:36que les parents soient dépassés
00:26:37parce qu'il y a un écran,
00:26:39c'est le problème.
00:26:40Eh bien, c'est la raison pour laquelle,
00:26:42moi ce que j'aimerais dire,
00:26:43c'est que l'État agit,
00:26:44mais qu'il n'y a pas de solution
00:26:45en claquant des doigts.
00:26:46Non, il n'y a pas une solution.
00:26:47Il n'y a pas une solution.
00:26:48Il y a eu le contrôle parental
00:26:49qui a été porté par un ancien collègue
00:26:50parlementaire du Barin,
00:26:52Bruno Studer,
00:26:53qui est une chose,
00:26:53et qui est une bonne chose,
00:26:54mais tous ne le mettent pas en place.
00:26:56Mais voilà,
00:26:56mais ça déjà,
00:26:57c'est une faute de la part des parents.
00:26:59Bien sûr,
00:26:59c'est la raison pour laquelle
00:27:00l'État cherche sans cesse
00:27:02à faire ce qu'on appelle
00:27:03la parentalité numérique,
00:27:04à essayer d'inclure les parents
00:27:06dans l'éducation numérique
00:27:07de leurs enfants.
00:27:08Mais on ne peut pas non plus
00:27:09reprocher et être sourds
00:27:10au fait qu'un certain nombre
00:27:11de parents nous disent
00:27:12« Mais nous,
00:27:13on n'est pas des pros,
00:27:14tout va très vite,
00:27:15on ne sait pas exactement
00:27:16nos enfants ont accès
00:27:18à des téléphones,
00:27:19et parfois,
00:27:20le contrôle parental
00:27:21n'est pas activé,
00:27:21c'est sur une tablette,
00:27:22ils sont plus malins que nous
00:27:23pour cela. »
00:27:24Donc l'État,
00:27:25eh bien,
00:27:25il cherche à s'organiser
00:27:26du mieux qu'il peut.
00:27:27Et ce que j'aimerais dire,
00:27:28quand même,
00:27:28c'est qu'on prend beaucoup
00:27:29du doigt la France,
00:27:30mais moi je voudrais dire
00:27:30que je suis plutôt très fière
00:27:32des débats qui ont eu lieu
00:27:32à l'Assemblée nationale
00:27:33sur le sujet.
00:27:34C'est parce que la France
00:27:35a poussé ces débats
00:27:36sur la vérification
00:27:38des sites pornographiques,
00:27:39il faut dire aux États-Unis,
00:27:40je crois que de mémoire
00:27:41il y a 19 États
00:27:41qui ont tenté de le mettre en place,
00:27:43beaucoup ont échoué,
00:27:44certains y vont,
00:27:45mais c'est quand même
00:27:46un peu frileux,
00:27:46et au niveau fédéral
00:27:47on n'arrive pas à le mettre en place.
00:27:48Le Royaume-Uni a essayé,
00:27:50ils sont revenus en arrière.
00:27:51L'Australie a essayé,
00:27:52ils sont revenus en arrière.
00:27:53Aujourd'hui,
00:27:54suite à ces annonces,
00:27:55au niveau européen,
00:27:56on a plein de pays
00:27:56qui disent non,
00:27:57non, maintenant il faut y aller,
00:27:58que ce soit sur les sites pornographiques,
00:28:00que ce soit sur la majorité numérique
00:28:02ou l'interdiction des réseaux sociaux,
00:28:04on voit bien
00:28:04que c'est une prise de conscience
00:28:05généralisée,
00:28:06et je pense qu'on peut être fier
00:28:07de se dire que la France
00:28:08a été aux avant-gardes
00:28:09de ces débats,
00:28:10et a poussé,
00:28:11d'où la volonté
00:28:12du président de la République aussi,
00:28:13de dire maintenant
00:28:14je donne quelques mots
00:28:15à l'Union Européenne
00:28:16pour qu'elle se mette
00:28:16en ordre de bataille,
00:28:17parce qu'on ne peut plus
00:28:18nier le problème
00:28:19ou alors la France
00:28:20s'organisera à son niveau.
00:28:21Mais justement,
00:28:22le problème,
00:28:23c'est ça,
00:28:23c'est les problèmes,
00:28:24parce qu'on met un peu tout
00:28:25dans le même panier
00:28:25et c'est ça qui est inquiétant,
00:28:27de mettre au même niveau
00:28:28la désinformation
00:28:29et l'accès à des contenus
00:28:30d'ultra-violence,
00:28:31c'est pas la même chose quand même.
00:28:33Et là,
00:28:34il y a un vrai problème,
00:28:34parce qu'on se dit
00:28:35mais l'Union Européenne
00:28:36fait un peu
00:28:37un amalgame de tout ça,
00:28:39et quelles sont les lignes rouges ?
00:28:40Alors,
00:28:41vous avez raison,
00:28:42il ne faut pas mettre tout ensemble,
00:28:43mais c'est la raison
00:28:43pour laquelle
00:28:44les débats ont été quand même
00:28:45bien séparés.
00:28:47Sur le numérique,
00:28:49le numérique,
00:28:49c'est le terme générique,
00:28:50mais en réalité,
00:28:51il y a plein de sous-sujets
00:28:52dans ce domaine-là.
00:28:53À l'époque des débats
00:28:54pour mettre en place
00:28:55la vérification de l'âge
00:28:56des utilisateurs,
00:28:57beaucoup de collègues
00:28:57avaient déposé des amendements
00:28:58en disant
00:28:59mais dans ce cas-là,
00:29:00si on le fait sur les sites pornographiques,
00:29:01il faut le faire sur les sites d'alcool,
00:29:03il faut le faire sur les sites
00:29:04de jeux d'argent et de hasard,
00:29:05etc.
00:29:05Logique.
00:29:06Et le principe,
00:29:07je suis d'accord sur le principe.
00:29:09Mais nous,
00:29:09on a dit,
00:29:09attention,
00:29:10c'est tout nouveau,
00:29:11allons-y étape par étape
00:29:12parce que si on met tout d'un coup,
00:29:13on n'y arrivera pas.
00:29:14Donc là,
00:29:15il y a eu deux ans de travail,
00:29:16on arrive au bout
00:29:17de ces deux ans de travail,
00:29:18on met en place
00:29:18l'implémentation technique,
00:29:20on voit bien les réactions
00:29:21et les pressions
00:29:22qui sont faites par ces sites
00:29:23et maintenant,
00:29:24si cela fonctionne bien,
00:29:25si on a un recul,
00:29:27eh bien,
00:29:27on va pouvoir aller
00:29:28dans d'autres domaines
00:29:29au fur et à mesure.
00:29:30Donc c'est ça aussi,
00:29:31on ne met pas tout
00:29:31dans le même panier,
00:29:32on essaie de se dire,
00:29:33les mineurs,
00:29:35en théorie,
00:29:35n'ont déjà pas le droit
00:29:36de s'inscrire
00:29:36sur des réseaux sociaux
00:29:37en moins de 13 ans,
00:29:39mais les sites
00:29:39ne le vérifient pas
00:29:40et donc,
00:29:41dès lors qu'ils ne le vérifient pas,
00:29:42eh bien,
00:29:42l'État doit réagir
00:29:43et prendre la main
00:29:44sur ces sujets.
00:29:45On va marquer
00:29:46une courte pause
00:29:47et se retrouver
00:29:47dans un instant
00:29:48sur Sud Radio
00:29:48avec notre invitée
00:29:49Louise Morel
00:29:50pour parler
00:29:50de cet épineux sujet
00:29:52de la protection
00:29:53des mineurs
00:29:53et des réseaux sociaux
00:29:54et de la violence aussi.
00:29:57A tout de suite
00:29:57sur Sud Radio
00:29:58et puis on va faire
00:29:59un point dans un instant
00:30:00aussi sur la situation
00:30:01entre Israël et l'Iran
00:30:02à l'antenne.
00:30:04A tout de suite.
00:30:04Alexis Poulin
00:30:07sans réserve,
00:30:08l'invité.
00:30:09Avant de retrouver
00:30:11notre invité
00:30:12et le sujet
00:30:12des réseaux sociaux
00:30:14et de la violence
00:30:14dans la jeunesse,
00:30:15on va faire un point
00:30:16les dernières informations
00:30:18sur l'escalade
00:30:18entre Israël
00:30:19et l'Iran
00:30:20avec vous,
00:30:21Jules Boscherini.
00:30:22Les frappes israéliennes
00:30:23continuent.
00:30:24On a de nouvelles explosions
00:30:26qui ont été entendues
00:30:27dans le nord-ouest
00:30:27de l'Iran
00:30:28et puis un incendie
00:30:29à l'aéroport
00:30:30de Tabriz.
00:30:32Absolument, Alexis.
00:30:33Au moins 95 personnes
00:30:35ont été blessées
00:30:36dans les attaques aériennes
00:30:37menées par Israël
00:30:38a indiqué un responsable
00:30:39du régime
00:30:40à la télévision
00:30:41d'État iranienne.
00:30:42Parmi ces blessés,
00:30:43il y a notamment
00:30:43Ali Chakmani,
00:30:44un haut conseiller
00:30:45du guide suprême iranien,
00:30:46l'ayatollah Ali Khameni.
00:30:49Mais il y a aussi
00:30:49des décès de haut gradé
00:30:51du côté de la République islamiste
00:30:52à commencer par le général
00:30:53Mohamed Bagheri,
00:30:55chef d'état-major
00:30:56des forces armées iraniennes
00:30:57depuis 2016.
00:30:59Il est décédé
00:30:59lors des frappes aériennes
00:31:00israéliennes menées
00:31:01dans la nuit
00:31:01contre des installations
00:31:02militaires en Iran.
00:31:04Et puis, il y a aussi
00:31:05le puissant chef
00:31:05des gardiens
00:31:06de la révolution islamique,
00:31:07Osin Salami,
00:31:09pourfendeur d'Israël
00:31:09et proche du guide suprême.
00:31:11Le nom de leur successeur
00:31:12est déjà connu,
00:31:13Abdelraïm Moussavi,
00:31:14qui devient le nouveau
00:31:15chef d'état-major général
00:31:16des forces armées,
00:31:17et Mohamed Pakpour,
00:31:18à la tête du corps
00:31:19des gardiens de la révolution,
00:31:20l'armée idéologique
00:31:21de la République islamique.
00:31:23Ils ont été nommés
00:31:24par l'ayatollah
00:31:25ce matin
00:31:25dans des décrets distincts.
00:31:26– Merci beaucoup.
00:31:28On reviendra à 13h
00:31:29avec notre invité
00:31:30Emmanuel Razavi
00:31:31sur cette situation
00:31:33extrêmement tendue
00:31:34entre Israël et l'Iran.
00:31:35Et on voit déjà
00:31:36que la République des Molas
00:31:38s'est organisée
00:31:38en remplaçant
00:31:39les différentes têtes de pont
00:31:40à ces postes clés.
00:31:42Merci beaucoup, Jules.
00:31:43Alors, pour revenir
00:31:45à notre sujet,
00:31:47la faute des réseaux sociaux,
00:31:49on le disait,
00:31:49oui, en partie,
00:31:50le contrôle de l'accès
00:31:53des mineurs
00:31:53à ces sujets,
00:31:55l'aide aux parents
00:31:56qui sont souvent dépassés,
00:31:58et puis la question
00:31:59de l'école.
00:32:01Est-ce qu'on n'en demande
00:32:02pas trop à l'école
00:32:03aussi aujourd'hui ?
00:32:05Déjà, c'est difficile
00:32:06d'apprendre à lire
00:32:08à toute une génération.
00:32:09Il faudrait leur apprendre
00:32:10aussi à se comporter
00:32:11en société.
00:32:12Est-ce que l'école,
00:32:12ce n'est pas devenu
00:32:13une sorte de fourre-tout
00:32:14supplétif
00:32:15à une défaillance parentale ?
00:32:18Alors, effectivement,
00:32:19l'école ne peut pas tout,
00:32:21et d'ailleurs,
00:32:21les professeurs sont les premiers
00:32:22à nous le dire
00:32:22sur tout un tas de domaines.
00:32:24C'est pour ça que,
00:32:25dès le début de cette interview,
00:32:26j'ai parlé du triptyque
00:32:27état-école-parents.
00:32:29Une éducation,
00:32:30ça se fait à trois niveaux,
00:32:32et on dit parfois,
00:32:33par ailleurs,
00:32:33qu'il faut tout un village
00:32:34pour éduquer un enfant,
00:32:35donc c'est même plus large.
00:32:37Mais si on demande
00:32:39à l'école aussi d'agir,
00:32:40c'est parce qu'on n'a pas le choix.
00:32:42Aujourd'hui,
00:32:42le numérique est dans
00:32:43tous les aspects de notre vie,
00:32:44et donc, bien entendu,
00:32:45l'école a un rôle à jouer
00:32:46pour protéger les enfants.
00:32:48Je pense notamment
00:32:49au décryptage,
00:32:51par exemple,
00:32:52entre les fake news ou non.
00:32:54C'est de l'éducation aux médias,
00:32:56c'est de l'éducation
00:32:57à l'esprit critique,
00:32:57et ça, les professeurs
00:32:58sont en première ligne aussi
00:32:59pour pouvoir le faire.
00:33:01Donc oui,
00:33:01l'école a un rôle,
00:33:02oui, les contenus scolaires,
00:33:03les programmes scolaires
00:33:04doivent s'adapter,
00:33:05oui,
00:33:07on a fait voter aussi
00:33:08dans cette loi
00:33:09visant à réguler
00:33:09l'espace numérique,
00:33:10le passeport numérique,
00:33:11donc les élèves sont formés,
00:33:13et ça, c'est tout au long
00:33:14de la vie.
00:33:15Eh bien, naturellement,
00:33:16l'école doit accompagner
00:33:17les enfants
00:33:17avec des contenus adaptés
00:33:18à l'âge
00:33:19pour qu'ils puissent évoluer
00:33:20avec leur esprit critique,
00:33:22en se protégeant face aux dangers,
00:33:23en se protégeant face
00:33:24aux arnaques en ligne,
00:33:25en se protégeant
00:33:25par rapport aussi
00:33:26à l'éducation
00:33:27qui doit être la leur
00:33:28sur la vie affective,
00:33:29sur la vie sexuelle,
00:33:31sur leur rapport
00:33:31aux images
00:33:32qui sont véhiculées
00:33:33sur un certain nombre
00:33:34de réseaux sociaux,
00:33:35et bien sûr,
00:33:37sur les rapports
00:33:38à ces images
00:33:39ultra-violentes
00:33:40qui sont véhiculées
00:33:41sur les sites
00:33:42qu'on évoquait.
00:33:42Mais est-ce que finalement,
00:33:43ça ne va pas trop vite ?
00:33:45Est-ce que la société
00:33:45est prête à absorber
00:33:46ces chocs ?
00:33:47D'abord, Internet,
00:33:49les réseaux sociaux ensuite
00:33:50qui ont connu leur apogée
00:33:52et maintenant, l'IA,
00:33:53où on va se poser des questions
00:33:55sur la réalité même
00:33:56des images qu'on va voir.
00:33:58Est-ce qu'à un moment,
00:33:59les sociétés humaines
00:33:59sont prêtes
00:34:00à ces révolutions technologiques
00:34:03ou est-ce qu'elles arrivent trop vite
00:34:04et qu'on est dépassés
00:34:05comme les parents finalement ?
00:34:07Je ne peux pas vous répondre
00:34:08si on est prêts.
00:34:08En tout cas,
00:34:09je crois qu'on n'a pas le choix
00:34:09que d'y travailler
00:34:10et d'y être attentifs.
00:34:12Mais je vais vous dire
00:34:13peut-être une frustration parlementaire
00:34:15d'une certaine manière.
00:34:16C'est que c'est des sujets
00:34:17qu'on évoque au quotidien
00:34:18dans nos circonscriptions,
00:34:19qu'est-ce qui se passe
00:34:20en réaction au drame d'actualité.
00:34:22Mais la réalité,
00:34:23c'est que la loi,
00:34:24je ne peux pas dire
00:34:24qu'elle est en temps de retard
00:34:25mais par définition,
00:34:27et ça c'est la parlementaire
00:34:28qui vous parle,
00:34:28elle objective une situation de fait.
00:34:30On ne peut pas dire,
00:34:31je me souviens des débats
00:34:32qu'on avait eu il y a quelques années
00:34:33sur l'encadrement des pratiques
00:34:34des influenceurs
00:34:35sur les réseaux sociaux
00:34:36qui ont aussi fait beaucoup parler d'eux.
00:34:38Vous ne pouvez pas dire
00:34:38le premier jour où ça existe
00:34:40avec le premier influenceur,
00:34:42on en fait une loi,
00:34:42on l'encadre.
00:34:43Vous avez besoin d'avoir un petit peu le temps.
00:34:45Donc c'est toujours un peu
00:34:46une frustration
00:34:46à quel moment on y va.
00:34:48Et aujourd'hui,
00:34:49on sait bien que la bonne échelle d'action
00:34:50et la meilleure échelle d'action
00:34:51c'est l'échelle la plus large possible.
00:34:53Bien sûr,
00:34:53si on était une unanimité
00:34:54à l'échelle mondiale
00:34:55à dire on y va,
00:34:56on fait une vaste coalition des pays
00:34:58pour protéger nos démocraties,
00:34:59pour nous protéger
00:35:00face aux ingérences étrangères,
00:35:01pour nous protéger
00:35:02face aux dérives des réseaux sociaux
00:35:03dont certains ont un chiffre d'affaires
00:35:05qui est plus gros
00:35:06que le PIB
00:35:06de certains états membres
00:35:07de l'Union européenne.
00:35:08C'est aussi ça
00:35:08qu'il faut avoir à l'esprit.
00:35:10Eh bien,
00:35:11bien sûr,
00:35:11ça irait plus vite.
00:35:12Aujourd'hui,
00:35:12on voit bien
00:35:13qu'il y a eu une forme de faiblesse
00:35:14par rapport à ces états.
00:35:16Beaucoup de pressions aussi
00:35:16qui sont mises par ces GAFAM,
00:35:18ces géants du numérique.
00:35:19Et donc nous,
00:35:20eh bien la France,
00:35:20on a décidé d'engager
00:35:21une réflexion il y a longtemps.
00:35:23L'Union européenne aussi.
00:35:24L'Union européenne
00:35:25a quand même fait adopter
00:35:26le premier cadre
00:35:27pour encadrer
00:35:27l'intelligence artificielle.
00:35:29C'est une avancée massive
00:35:29qui a inspiré
00:35:30après le monde entier.
00:35:31Et je voudrais juste
00:35:32dire une petite anecdote là-dessus.
00:35:33J'ai eu l'occasion
00:35:34de faire un déplacement
00:35:35aux Etats-Unis
00:35:36il y a deux ans.
00:35:37Et je me souviens
00:35:37d'un échange
00:35:38que j'avais eu
00:35:38avec certains acteurs américains
00:35:40qui disaient
00:35:40mais vous,
00:35:41avec vos cadres européens,
00:35:42vous voulez tout encadrer
00:35:43et donc ça va affaiblir
00:35:44notre business.
00:35:45Et nous,
00:35:46ce qu'on répondait
00:35:46de manière massive,
00:35:47toute la délégation
00:35:48de parlementaires
00:35:49en disait
00:35:49maintenant ça suffit.
00:35:50Les réseaux sociaux,
00:35:51ils se sont développés
00:35:52sans être vraiment régulés
00:35:53au départ,
00:35:54de manière massive
00:35:54avec tous les drames
00:35:55que l'on connaît,
00:35:56notamment sur la jeunesse
00:35:57mais pas que.
00:35:58Eh bien il n'est pas question
00:35:58que l'intelligence artificielle
00:36:00elle puisse rentrer
00:36:01de cette manière-là
00:36:01dans nos vies.
00:36:02Donc c'est à l'État
00:36:03de donner le cadre
00:36:04dans lequel on a envie
00:36:05de faire évoluer.
00:36:07Quelles sont les règles d'éthique ?
00:36:08Quelles sont les règles de morale
00:36:09qui vont s'appliquer
00:36:10à l'intelligence artificielle ?
00:36:11Quelles sont celles
00:36:11qui doivent s'appliquer
00:36:12aux réseaux sociaux ?
00:36:13Et dans ce cadre-là,
00:36:14les entreprises pourront exister.
00:36:15Et si elles ne se plient pas
00:36:16au cadre,
00:36:17eh bien elles n'opèrent pas
00:36:18leurs activités
00:36:18sur le territoire national.
00:36:20En France, c'est tout.
00:36:21Oui mais on voit bien
00:36:21qu'il y a un bras de fer
00:36:22qui est en train
00:36:22de se mettre en place
00:36:23parce que la plupart
00:36:24des GAFAM sont
00:36:25des entreprises américaines
00:36:26qui entendent bien
00:36:28garder leur avantage comparatif
00:36:30notamment en matière d'IA
00:36:31qui est un sujet
00:36:32pour la défense
00:36:33et pour tout le reste
00:36:34de la suprématie
00:36:36on va dire.
00:36:37L'Europe essaye
00:36:38de répondre à ça.
00:36:39Est-ce qu'on va
00:36:40cette fois-ci
00:36:41ne pas rater le coche
00:36:42comme l'Europe
00:36:42a raté le coche
00:36:43des réseaux sociaux ?
00:36:44En tout cas,
00:36:45on y travaille.
00:36:45C'est la raison
00:36:46pour laquelle
00:36:46il y a des soutiens massifs
00:36:47sur le plan public
00:36:48à tout un tas
00:36:49d'entreprises françaises,
00:36:51à tout un tas
00:36:51d'entreprises européennes.
00:36:54C'est la raison
00:36:54pour laquelle
00:36:55on réfléchit
00:36:55à ces régulations
00:36:56et c'est la raison
00:36:57aussi pour laquelle
00:36:58on arrive à les faire évoluer.
00:37:00Aujourd'hui,
00:37:00on a un discours
00:37:01qui a évolué
00:37:02même de la part
00:37:02de certains géants
00:37:03du numérique
00:37:04en disant
00:37:04oui, vous avez raison,
00:37:05il faut qu'on protège
00:37:06nos enfants,
00:37:07qui mettent en place
00:37:08des mécanismes
00:37:08aussi en interne
00:37:09soit pour vérifier
00:37:10la modération
00:37:11de certains contenus,
00:37:12etc.
00:37:13Donc, on arrive
00:37:13dans ce combat-là
00:37:14et on a besoin
00:37:15de tout le monde
00:37:15pour le mener.
00:37:16Moi, mon idée ici,
00:37:17ce n'est pas non plus
00:37:18de dire le public
00:37:18contre le privé.
00:37:19La réalité,
00:37:20c'est tout le monde
00:37:20pour la protection
00:37:21de nos enfants
00:37:22et on a besoin
00:37:22de tous les acteurs
00:37:23pour avancer
00:37:23mais c'est sûr
00:37:24que c'est l'État
00:37:25qui donne le taux.
00:37:26Merci beaucoup
00:37:27Louise Morel,
00:37:27députée Modem du Barin
00:37:29d'avoir répondu
00:37:29à nos questions
00:37:30sur cet épineux dossier
00:37:33et ô combien technique
00:37:34du contrôle de l'âge
00:37:36sur les réseaux sociaux.
00:37:37On va marquer
00:37:37une courte pause
00:37:38et se retrouver
00:37:38dans un instant
00:37:39sur Sud Radio
00:37:40pour parler évidemment
00:37:40de cette situation
00:37:42extrêmement inquiétante
00:37:43entre Israël et l'Iran.
00:37:45Jusqu'où l'escalade
00:37:46peut-elle aller
00:37:47et quelle va être
00:37:48la réponse
00:37:48de la République islamique
00:37:50d'Iran
00:37:50à l'attaque d'Israël
00:37:51de la nuit ?
00:37:52A tout de suite
00:37:52sur Sud Radio.
00:37:54Alexis Poulin
00:37:55sans réserve,
00:37:56l'invité.
00:37:57Et notre invité
00:37:58pour parler
00:38:00de cette situation
00:38:01entre Israël
00:38:02et l'Iran
00:38:03Emmanuel Razavi
00:38:04grand reporter
00:38:05auteur du livre
00:38:06La face cachée
00:38:06des Molas
00:38:07Le livre noir
00:38:08de la République islamique
00:38:09d'Iran
00:38:09aux éditions du CERF.
00:38:10Bonjour.
00:38:11Bonjour, merci
00:38:12de me recevoir.
00:38:13Merci d'avoir répondu
00:38:14à notre appel.
00:38:16Alors,
00:38:16les dernières nouvelles
00:38:17on faisait le point
00:38:18avec notre journaliste
00:38:19Jus Boscherini.
00:38:2194 personnes
00:38:23blessées
00:38:23par les attaques
00:38:24menées dans la nuit
00:38:25par Israël
00:38:25et surtout
00:38:26des hauts dignitaires
00:38:28du régime
00:38:29notamment le général
00:38:30Mohamed Bagheri
00:38:31chef d'état-major
00:38:32des forces armées iraniennes
00:38:33mais aussi le chef
00:38:34des gardiens de la révolution
00:38:35Osin Salami
00:38:36qui aurait été
00:38:37éliminé
00:38:39lors de ces frappes.
00:38:40Qu'est-ce que
00:38:41veut dire
00:38:42le timing
00:38:43et le choix
00:38:44d'Israël
00:38:44d'attaquer l'Iran
00:38:46de cette façon-là
00:38:47pour couper court
00:38:49? C'est ce qui est dit
00:38:50au programme nucléaire ?
00:38:52La menace iranienne
00:38:54qui pesait sur Israël
00:38:56était une menace
00:38:57et une menace existentielle.
00:39:00Vous l'avez entendu
00:39:01il y a moins d'une heure
00:39:01le porte-parole
00:39:02de l'armée israélienne
00:39:03dire que
00:39:05les Iraniens
00:39:06la République islamique
00:39:07d'Iran
00:39:07était sur le point
00:39:09d'obtenir
00:39:0915 bombes nucléaires.
00:39:13Il suffit...
00:39:13Vous savez,
00:39:14moi je suis souvent
00:39:14sur le terrain
00:39:15au Moyen-Orient.
00:39:16Mais il y a une chose
00:39:17qui était importante
00:39:17c'est de lire
00:39:19tout ce qui a été écrit
00:39:20par l'Ayatollah Khomeini
00:39:22le fondateur
00:39:22de la République islamique
00:39:23d'Iran
00:39:23et de lire
00:39:24la Constitution iranienne.
00:39:26Il faut comprendre
00:39:26que le nucléaire
00:39:27c'est l'un des piliers
00:39:28de ce régime.
00:39:30Détruire Israël
00:39:31c'est aussi
00:39:32je dirais
00:39:33l'un des piliers
00:39:34cette volonté
00:39:34de destruction
00:39:35de l'État hébreu
00:39:35c'est l'un des piliers
00:39:36si vous voulez
00:39:37de la propagande du régime
00:39:38depuis son avènement
00:39:39en 1979.
00:39:43Donc quand je parle
00:39:43de menace existentielle
00:39:44c'est parce que
00:39:45cette menace
00:39:45elle existait
00:39:46de façon extrêmement claire
00:39:47que évidemment
00:39:49aujourd'hui
00:39:50on le sait tous
00:39:51la République islamique
00:39:52d'Iran
00:39:52elle fait face
00:39:53si vous voulez
00:39:53à moult difficultés
00:39:54à savoir qu'il n'y a plus
00:39:56d'électricité
00:39:57il n'y a plus d'eau potable
00:39:57sur deux tiers du territoire
00:39:58vous avez des gens
00:40:00qui se suicident
00:40:01en pagaille
00:40:02depuis des mois
00:40:03et des mois
00:40:03parce que les gens
00:40:04n'ont pas d'argent
00:40:05sont au chômage
00:40:06n'ont pas à manger
00:40:07vous savez qu'un Iranien
00:40:08sur deux
00:40:08vit en dessous
00:40:09du seuil de pauvreté
00:40:10et donc le seul moyen
00:40:11de tenir
00:40:12pour cette République islamique
00:40:13qui a vu par ailleurs
00:40:14ces proxys décapités
00:40:17au Proche-Orient
00:40:18je parle du Hezbollah
00:40:19évidemment
00:40:19je parle de la chute
00:40:20je fais allusion
00:40:21à la chute aussi
00:40:22du régime
00:40:22de Bachar el-Assad
00:40:24si vous voulez
00:40:25aujourd'hui
00:40:25sa force
00:40:27son influence
00:40:29tienne
00:40:29sur le nucléaire
00:40:32bien sûr d'une part
00:40:32puis aussi
00:40:33sur le programme
00:40:33des missiles tactiques
00:40:34aussi
00:40:34qui est important
00:40:35donc je pense
00:40:36qu'Israël
00:40:37si vous voulez
00:40:37a décidé de mettre
00:40:38un terme
00:40:38une bonne fois pour toutes
00:40:39à cette menace
00:40:40qui est une réalité
00:40:41je le répète
00:40:42parce que j'entends
00:40:43parfois
00:40:43un certain nombre
00:40:44de pseudo-experts
00:40:46de l'Iran
00:40:46dire des bêtises
00:40:49aujourd'hui ce régime
00:40:50est une menace
00:40:50pour l'ensemble
00:40:51de la stabilité
00:40:52si vous voulez
00:40:52de l'ensemble
00:40:53des pays occidentaux
00:40:54des démocraties occidentales
00:40:55et bien sûr aussi
00:40:56du Moyen-Orient
00:40:57je rappelle que l'Iran
00:40:59est quand même
00:40:59une puissance menaçante
00:41:01par exemple
00:41:02dans le golfe Persique
00:41:03le détroit d'Hormuz
00:41:04si vous voulez
00:41:04qui se stabilise régulièrement
00:41:06or le détroit d'Hormuz
00:41:07c'est un lieu de passage
00:41:08extrêmement important
00:41:09du commerce international
00:41:10et notamment en fait
00:41:11de tout ce qui est produit
00:41:12en fait énergétique
00:41:13pétrole, gaz, etc.
00:41:15donc je pense que Israël
00:41:16si vous voulez
00:41:16fait le job
00:41:17je vais être très clair
00:41:19avec vous
00:41:19je pense que Israël
00:41:20fait le job
00:41:21à la place
00:41:22des démocraties occidentales
00:41:23parce que
00:41:25étant le pays
00:41:26le mieux placé
00:41:27pour avoir conscience
00:41:28si vous voulez
00:41:29de la menace existentielle
00:41:31que représente
00:41:32la république islamique d'Iran
00:41:33mais est-ce que
00:41:35c'est pas provoqué
00:41:36finalement
00:41:36Emmanuel Razavi
00:41:37certes une menace
00:41:38existentielle
00:41:39d'attaquer de cette façon
00:41:41unilatérale
00:41:42de chercher l'escalade
00:41:43puisque directement
00:41:44l'Iran a appelé ça
00:41:45une déclaration de guerre
00:41:47donc est-ce qu'il n'y a pas là
00:41:48une prophétie auto-realisatrice
00:41:50qui risque d'arriver
00:41:51dans cette opération ?
00:41:53c'est une déclaration de guerre
00:41:54mais la réalité
00:41:55c'est que
00:41:56ceux qui sont à l'origine
00:41:59de cette déclaration de guerre
00:42:00ce sont les mollas
00:42:01ce sont les guerriens
00:42:01de la révolution
00:42:02tout a commencé
00:42:03par la faute
00:42:04de la république islamique d'Iran
00:42:06c'est la république islamique d'Iran
00:42:08qui finance et parraine
00:42:09parmi tant d'autres
00:42:10d'ailleurs le Hamas
00:42:11et c'est le Hamas
00:42:12qui a fait ce pogrom
00:42:13sur Israël
00:42:13le 7 octobre 2023
00:42:15c'est la république islamique d'Iran
00:42:16qui finance
00:42:17je peux bien vous en parler
00:42:18le Hezbollah
00:42:18j'ai fait plusieurs reportages
00:42:20sur le Hezbollah
00:42:20qui finance et qui encadre
00:42:23le Hezbollah libanais
00:42:26depuis 1982
00:42:27Hezbollah libanais
00:42:28qui a lancé
00:42:29moult attaques
00:42:30contre Israël
00:42:31y compris des attaques
00:42:32en fait terroristes
00:42:33si vous voulez
00:42:34il faut comprendre une chose
00:42:36Téhéran
00:42:37est très fort
00:42:38en matière de communication
00:42:39et notamment en matière
00:42:40d'influence
00:42:40j'avais hier au téléphone
00:42:42un consultant
00:42:43en fait du FBI
00:42:43qui travaille
00:42:44notamment en fait
00:42:45sur la menace
00:42:46que représentent
00:42:47les agents d'influence
00:42:48si vous voulez
00:42:49du régime iranien
00:42:49aux Etats-Unis
00:42:51j'ai eu un autre spécialiste
00:42:52en fait du département d'État
00:42:53dans la matinée
00:42:55qui me disait
00:42:56que c'était
00:42:56plus de 30 000
00:42:57en fait agents d'influence
00:42:58qui avaient
00:42:59rien qu'aux Etats-Unis
00:43:00en fait l'Iran
00:43:01et qu'ils déployaient
00:43:02ces gens-là aujourd'hui
00:43:03pour essayer en fait
00:43:04d'inverser
00:43:04comment dire la réalité
00:43:06c'est-à-dire faire porter
00:43:07en fait
00:43:07la responsabilité
00:43:09de cette guerre
00:43:10qui a commencé
00:43:11sur Israël
00:43:13alors que c'est bien sûr
00:43:14c'est un régime affaibli
00:43:16attention
00:43:17c'est un régime
00:43:18qui est encore existant
00:43:19mais vous l'avez vu
00:43:20je crois que vous l'avez dit
00:43:21tout à l'heure vous-même
00:43:22en début d'émission
00:43:23l'aviation israélienne
00:43:25a décapité quand même
00:43:26les états-majors
00:43:27de l'aviation
00:43:28iranienne
00:43:29du CEPA
00:43:30des fameux gardiens
00:43:31de la révolution
00:43:32ils ont tué le chef
00:43:33d'état-major
00:43:34de l'armée
00:43:35iranienne
00:43:36ça ne veut pas dire
00:43:37pour autant
00:43:38qu'il n'y a plus
00:43:38de menaces iraniennes
00:43:40au contraire
00:43:40donc l'Iran
00:43:41va jouer énormément
00:43:42en fait sa carte
00:43:43de l'influence
00:43:44elle est très forte pour ça
00:43:45y compris
00:43:46je le dis pour vos auditeurs
00:43:47d'ailleurs en France
00:43:47l'ambassade d'Iran
00:43:49à Paris
00:43:49c'est un des
00:43:50comment dire
00:43:51des carrefours
00:43:51je dirais
00:43:52de l'influence
00:43:53iranienne
00:43:54en France
00:43:55mais aussi en fait
00:43:55en Europe
00:43:56de l'influence
00:43:56auprès de la diplomatie
00:43:57notamment
00:43:57mais parfois aussi
00:43:58de certains chercheurs
00:44:00Justement
00:44:01la France a un rôle
00:44:03particulier
00:44:04puisque c'est elle
00:44:05qui avait hébergé
00:44:06l'ayatola roménie
00:44:09à l'époque
00:44:09avant qu'il ne fasse
00:44:11cette révolution
00:44:12islamique en Iran
00:44:13pourquoi cette position
00:44:15française à l'époque
00:44:16et puis pendant des années
00:44:17la France a fait de l'Iran
00:44:19un partenaire commercial
00:44:20important aussi
00:44:20C'est ce que je raconte
00:44:22dans mon livre
00:44:23La face cachée des mots
00:44:24c'est comment en fait
00:44:25une histoire
00:44:26un espèce de récit
00:44:28qui n'avait rien à voir
00:44:29avec la réalité
00:44:29a été importée
00:44:30via la presse française
00:44:32certains intellectuels
00:44:33comme Jean-Paul Sartre
00:44:33ou le philosophe
00:44:35Michel Foucault
00:44:35à l'époque
00:44:35je vous rappelle
00:44:36en 1977-78
00:44:39on explique
00:44:40on oublie complètement
00:44:41que le chat d'Iran
00:44:42a amené le progrès
00:44:44dans le pays
00:44:45qu'il a amené
00:44:46notamment l'égalité
00:44:47homme-femme
00:44:47notamment via
00:44:49grâce au travail
00:44:50de l'impératrice
00:44:52de la Chabane
00:44:52on oublie par exemple
00:44:54que le voile
00:44:55n'est plus obligatoire
00:44:56on oublie
00:44:57que le planning familial
00:44:58existe
00:44:58que les femmes
00:44:59on n'a pas oublié
00:44:59si quand même
00:44:59les photos de l'Iran
00:45:01avant et après
00:45:02circulent beaucoup
00:45:03quand même
00:45:04en 1978
00:45:05je regardais
00:45:06ce qu'ont écrit
00:45:07Michel Foucault
00:45:08Paul Sartre
00:45:09il ne parle que d'un bourreau
00:45:11que d'un tyran
00:45:11en parlant du chat d'Iran
00:45:12et en fait
00:45:13ils importent
00:45:14un récit
00:45:15si vous voulez
00:45:15parce qu'ils sont en lien
00:45:16directement avec
00:45:17l'état-major
00:45:17de l'Ayat al-Homeini
00:45:18ils importent en fait
00:45:19le récit
00:45:20à la fois des islamistes
00:45:21et de l'extrême-gauche
00:45:22j'ai beaucoup travaillé là-dessus
00:45:23donc je peux vous lire
00:45:24et on vit en fait
00:45:28à l'époque
00:45:29un peu ce qui s'est passé
00:45:29avec vous savez
00:45:30le Hamas
00:45:31depuis le 7 octobre 2023
00:45:33c'est-à-dire que les bourreaux
00:45:33deviennent les victimes
00:45:34et les victimes
00:45:35deviennent les bourreaux
00:45:35et si vous voulez
00:45:37cette intelligentsia
00:45:38en fait
00:45:38d'extrême-gauche
00:45:39intellectuelle française
00:45:41va porter en fait
00:45:42un discours
00:45:42qui va contribuer
00:45:43à effacer
00:45:44tout le progrès
00:45:45qui a été mis en place
00:45:46si vous voulez
00:45:47par la dynastie des Palavis
00:45:48bien sûr qu'il y a eu des erreurs
00:45:49c'est une évidence
00:45:50mais en tout cas
00:45:51les Iraniens
00:45:52étaient plus libres à l'époque
00:45:52qu'aujourd'hui
00:45:53et donc si vous voulez
00:45:55je pense que l'Iran
00:45:56la France a une place particulière
00:45:58parce qu'elle a
00:45:58comme les Etats-Unis d'ailleurs
00:46:00alors elle a soutenu
00:46:02un régime islamiste à l'époque
00:46:03c'est elle qui a contribué
00:46:04à mettre en place
00:46:05elle a été dégagée
00:46:06très rapidement
00:46:06il faut se souvenir que
00:46:07dès la prise de pouvoir
00:46:08de Khomeini
00:46:09l'ambassadeur d'Iran
00:46:10qu'il nomme en France
00:46:11tout de suite
00:46:12dit à la France
00:46:13bon game over
00:46:14terminé de jouer
00:46:15on va changer maintenant
00:46:16comment dire
00:46:17on va changer de braquet avec vous
00:46:18donc la France
00:46:19se retrouve trahie
00:46:20par cela même
00:46:20qu'elle a soutenu
00:46:21aujourd'hui encore
00:46:23il ne faut pas l'oublier
00:46:24on a une diplomatie
00:46:25qui est à l'écoute
00:46:28je le dis pour Jean-Noël Barraud
00:46:29notamment
00:46:29je pense de chercheurs
00:46:31qui sont des chercheurs
00:46:32qui ne connaissent pas grand chose
00:46:34à l'Iran
00:46:34qui sont des gens
00:46:35qui sont très sensibles
00:46:36au discours islamiste
00:46:38frériste en général
00:46:39des frères musulmans
00:46:40on ne peut pas oublier
00:46:40qu'Ali Khamenei
00:46:42le guide
00:46:42de la république islamique
00:46:44d'Iran
00:46:44c'est le traducteur officiel
00:46:46d'un des plus grands penseurs
00:46:48fréristes en Iran
00:46:49qui est Sayed Kutub
00:46:50on est vraiment
00:46:51dans cette mouvance chiite
00:46:52des frères musulmans
00:46:53même si les frères musulmans
00:46:54sont majoritairement sunnites
00:46:55et qu'aujourd'hui
00:46:56il y a un certain nombre
00:46:57de chercheurs
00:46:57qui influencent
00:46:58la diplomatie française
00:46:59mais pas que
00:47:00comme la diplomatie américaine
00:47:01d'ailleurs
00:47:01sur le fait
00:47:03qu'il faut continuer
00:47:03à négocier
00:47:04en fait avec l'Iran
00:47:05or
00:47:05ces chercheurs
00:47:06oublient une chose
00:47:07c'est que l'Iran
00:47:07est un régime terroriste
00:47:09un régime narco
00:47:10j'en ai parlé
00:47:11sur près d'une centaine
00:47:11de pages dans mon livre
00:47:12la face cachée
00:47:14des mollats
00:47:15Emmanuel Razavi
00:47:16aux éditions du CR
00:47:17la face cachée
00:47:18des mollats
00:47:19effectivement
00:47:19si vous voulez
00:47:20il faut à un moment donné
00:47:22prendre conscience
00:47:23que ce régime
00:47:23est un régime tyrannique
00:47:25qui tue
00:47:25qui massacre sa population
00:47:26qui a institutionnalisé
00:47:28en fait le viol
00:47:29en face de ça
00:47:30moi je connais bien
00:47:31parce que pour Paris Match
00:47:32j'ai beaucoup travaillé
00:47:33sur les oppositions iraniennes
00:47:34donc que ce soit
00:47:35les oppositions kurdes
00:47:36plutôt à gauche
00:47:37voire à l'extrême gauche
00:47:38monarchistes
00:47:39de Reza Palavi
00:47:40les oppositions libérales
00:47:42les chercheurs aujourd'hui
00:47:43qui parlent au Quai d'Orsay
00:47:44ne connaissent pas
00:47:45ces oppositions
00:47:45elles n'y ont pas affaire
00:47:46je peux vous le dire
00:47:47et donc elles livrent
00:47:48un discours
00:47:48qui est un discours
00:47:49si vous voulez
00:47:50qui est le discours
00:47:50tenu par les agents d'influence
00:47:52ce que je vous dis là
00:47:53c'est un peu raide
00:47:53c'est la première fois
00:47:54que je le dis de façon aussi raide
00:47:55oui parce que là
00:47:56on a l'impression
00:47:56que le Quai d'Orsay
00:47:57est sous influence
00:47:58c'est ce que vous nous dites
00:47:58oui
00:47:59c'est pas une impression
00:48:00moi je vous le dis
00:48:00d'ailleurs je le raconte
00:48:01dans mon prochain bouquin
00:48:01il y a une réalité
00:48:02il y a des gens
00:48:03qui ont été
00:48:04si vous voulez
00:48:04soit par idéologie
00:48:06soit parfois
00:48:06parce qu'ils ont été payés
00:48:07par la République islamique d'Iran
00:48:09qui ont
00:48:10et qui produisent encore
00:48:11aujourd'hui
00:48:11un discours
00:48:12si vous voulez
00:48:13qui est favorable
00:48:13à un régime
00:48:15qui torture
00:48:16qui persécute
00:48:17sa population
00:48:17je le dis
00:48:18c'est important
00:48:19parce que moi
00:48:19je suis d'origine iranienne
00:48:20je suis franco-iranien
00:48:21je connais bien l'Iran
00:48:22je discute avec l'Iran
00:48:23on va justement
00:48:25devoir marquer une courte pause
00:48:26mais on va parler
00:48:27de la diaspora iranienne
00:48:29justement
00:48:29et puis
00:48:30quand même
00:48:31de cette
00:48:32perception
00:48:34de la République islamique
00:48:35au sein de la société française
00:48:37avec ces débats
00:48:40qui sont importés
00:48:41d'une certaine façon
00:48:41on est sur Sud Radio
00:48:43on va marquer une courte pause
00:48:44et puis se retrouver
00:48:44avec notre invité
00:48:45Emmanuel Razavi
00:48:45dans un instant
00:48:46à tout de suite sur Sud Radio
00:48:47pour votre santé
00:48:48évitez de grignoter
00:48:50Alexis Poulin
00:48:51sans réserve
00:48:52l'invité
00:48:53et on se retrouve
00:48:54avec notre invité
00:48:55sur Sud Radio
00:48:56Emmanuel Razavi
00:48:57grand reporter
00:48:57autour du livre
00:48:58de la République islamique
00:49:01d'Iran
00:49:01pour parler
00:49:01de cette escalade
00:49:04entre Israël et l'Iran
00:49:05dans une guerre
00:49:07qui dure
00:49:07depuis longtemps
00:49:08quelle peut être
00:49:10la réponse
00:49:11de l'Iran
00:49:12à ces attaques
00:49:14on se rappelle
00:49:15de la dernière fois
00:49:17où il y avait déjà eu
00:49:18des opérations
00:49:19et une réponse
00:49:20de l'Iran
00:49:20qui avait été
00:49:21entièrement
00:49:22arrêtée
00:49:24par Israël
00:49:24qui était
00:49:26une salle de drones
00:49:27et de quelques missiles
00:49:28balistiques
00:49:29est-ce que là
00:49:30l'Iran peut passer
00:49:31au cap supérieur
00:49:32et frapper
00:49:33des cibles stratégiques
00:49:34en Israël ?
00:49:36Je crois
00:49:37qu'il y a trois niveaux
00:49:37en fait de réponse
00:49:38il y a d'abord
00:49:39en fait un niveau
00:49:39de réponse militaire
00:49:40vous savez que l'Iran
00:49:42dispose d'une grosse capacité
00:49:43en fait en termes
00:49:44de missiles
00:49:45Al-Isra Menei
00:49:46le guide suprême
00:49:46de la République islamique
00:49:47d'Iran
00:49:48depuis plusieurs jours
00:49:49menace
00:49:49de frapper
00:49:50les bases américaines
00:49:52ainsi que les ambassades
00:49:53en fait
00:49:53comment dire
00:49:54au Moyen-Orient
00:49:55donc ça c'est déjà
00:49:56je dirais
00:49:56un premier niveau
00:49:58il y a un deuxième niveau
00:49:59qui s'appelle
00:49:59le terrorisme
00:50:00c'est-à-dire que les Iraniens
00:50:01notamment lorsqu'ils sont affaiblis
00:50:04en général
00:50:04ciblent
00:50:06bien sûr
00:50:06des intérêts israéliens
00:50:07à l'étranger
00:50:08mais ça peut être aussi
00:50:09des associations
00:50:10juives
00:50:11ça peut être
00:50:11des infrastructures
00:50:13donc évidemment
00:50:14Israël va se retrouver
00:50:15je pense
00:50:16ciblé
00:50:16à travers le monde
00:50:18à travers ses représentations
00:50:19diplomatiques
00:50:19ses différents intérêts
00:50:21c'est à peu près une évidence
00:50:22mais il y a le terrorisme
00:50:23je dirais
00:50:23qui peut frapper aussi
00:50:24c'est ce que me disaient
00:50:25mes interlocuteurs
00:50:26d'ailleurs
00:50:26qui peut frapper autant
00:50:28aux Etats-Unis
00:50:29qu'en Israël bien sûr
00:50:31mais qu'en Europe
00:50:32qu'en France
00:50:33pour être très clair
00:50:34et il y a un troisième niveau
00:50:35dont je vous parlais tout à l'heure
00:50:36c'est l'influence
00:50:37parce qu'en 40 ans
00:50:38la République islamique d'Iran
00:50:40qui a émergé
00:50:42en 1979
00:50:43elle a mis la main
00:50:45sur un réseau d'ambassades
00:50:46à travers le monde
00:50:46notamment en Europe
00:50:47qui lui a permis
00:50:48de déployer
00:50:49si vous voulez
00:50:49énormément
00:50:50en fait
00:50:51d'espions
00:50:52mais aussi en fait
00:50:53d'agents d'influence
00:50:54qu'il y avait pour mission
00:50:55notamment ces dix dernières années
00:50:57si vous voulez
00:50:57d'approcher en fait
00:50:58les diplomaties européennes
00:50:59françaises en priorité
00:51:01américaines
00:51:01pour leur faire passer
00:51:03si vous voulez
00:51:04des messages
00:51:04qui allaient très clairement
00:51:06contre la réalité
00:51:07mais de faire passer
00:51:08si vous voulez
00:51:08des messages
00:51:09via très souvent
00:51:10des chercheurs
00:51:11des diplomates
00:51:11parfois des journalistes
00:51:12d'ailleurs
00:51:13des think tanks
00:51:14d'ailleurs
00:51:14voilà
00:51:15qui vont dans le sens
00:51:16d'un
00:51:17comment dire
00:51:18plutôt d'un
00:51:18manque de soutien
00:51:20en tout cas
00:51:20pousser Israël
00:51:21à ne pas attaquer l'Iran
00:51:23bon là c'est loupé
00:51:24et en l'occurrence
00:51:26faire en sorte
00:51:26c'est ce que j'allais dire
00:51:27ce réseau d'agents d'influence
00:51:29enfin l'Iran
00:51:30est un nain
00:51:31en termes d'influence
00:51:31par rapport à Israël
00:51:32qui a tout le congrès
00:51:33américain à sa main
00:51:34et Donald Trump
00:51:35qui est 100%
00:51:36derrière Netanyahou
00:51:37enfin on voit bien
00:51:38que la stratégie iranienne
00:51:39n'a pas fonctionné là
00:51:40elle a fonctionné
00:51:41pendant 45 ans quand même
00:51:42elle ne fonctionne plus là
00:51:44peut-être depuis hier soir
00:51:44mais elle a fonctionné
00:51:45pendant 45
00:51:46même 46 ans
00:51:47ça c'est une réalité
00:51:49la deuxième chose
00:51:49c'est que vous avez raison
00:51:50sans doute
00:51:50sur le congrès américain
00:51:51en revanche
00:51:52au sein de l'Europe
00:51:53j'en parle dans mon livre
00:51:53La face cachée des mollas
00:51:56lobbyistes
00:51:57si vous voulez
00:51:58du régime iranien
00:51:59en fait à Bruxelles
00:52:00ils ont vraiment tissé
00:52:02par leur diplomatie
00:52:03des liens d'influence
00:52:04qu'il ne faut pas sous-estimer
00:52:05en Europe
00:52:06à Bruxelles
00:52:07en Allemagne
00:52:08en France
00:52:09je le répète
00:52:10encore une fois
00:52:11avec des gens
00:52:11d'ailleurs c'est les mêmes
00:52:12qui prennent la défense
00:52:13en général
00:52:13si vous voulez
00:52:14des organisations
00:52:15comme le FPLP
00:52:16ou le Hamas
00:52:16qui vont vous expliquer
00:52:17qu'Israël est dangereux
00:52:19pour l'Iran
00:52:20occultant le fait
00:52:20que c'est l'Iran
00:52:21qui a déclaré
00:52:22depuis la République islamique d'Iran
00:52:23depuis 1979
00:52:25dit qu'il faut rayer
00:52:26en fait Israël
00:52:26avec la carte
00:52:27qui est quand même
00:52:28une des permanentes
00:52:30du régime iranien
00:52:33de refuser
00:52:34de reconnaître
00:52:34l'état d'Israël
00:52:35mais il y a aussi
00:52:37quand même
00:52:37aujourd'hui
00:52:38je pense que c'est
00:52:39un point important
00:52:41sur le respect
00:52:42du droit international
00:52:42on a l'impression
00:52:43qu'Israël
00:52:44sous prétexte
00:52:45de se défendre
00:52:46à tous les droits
00:52:47la Syrie
00:52:48le Liban
00:52:49la Cisjordanie
00:52:50Gaza
00:52:51et maintenant l'Iran
00:52:52et aucune sanction
00:52:54et rien
00:52:54si ce n'est de dire
00:52:55c'est dans l'intérêt
00:52:56et la défense
00:52:57d'Israël
00:52:58mais il y a quand même
00:52:58le droit international
00:52:59écoutez
00:53:01le droit international
00:53:02ne permet pas
00:53:03une organisation terroriste
00:53:04que je sache
00:53:05de commettre un pogrom
00:53:05comme celui du 7 octobre 2023
00:53:07mais le droit international
00:53:09ne permet pas non plus
00:53:10des crimes de guerre
00:53:11comme on a vu à Gaza
00:53:11non mais attendez
00:53:12je ne suis pas en train
00:53:13de vous dire ça
00:53:13je suis sûr
00:53:14que dans les guerres
00:53:15j'en ai couvert suffisamment
00:53:16pour savoir
00:53:17que dans les guerres
00:53:18il y a toujours
00:53:19de toute façon
00:53:19des crimes
00:53:21des tragédies
00:53:21etc
00:53:21en revanche
00:53:22il y a quand même
00:53:23à l'origine
00:53:24un pogrom
00:53:25une attaque terroriste
00:53:26qui vient du Hamas
00:53:27du FPLP
00:53:28d'un certain nombre
00:53:28d'organisations terroristes
00:53:29palestiniennes
00:53:30il ne faut pas l'oublier
00:53:31la deuxième chose
00:53:31qui finance ces organisations
00:53:33terroristes palestiniennes
00:53:35pour partie
00:53:35c'est la république islamique
00:53:36d'Iran
00:53:37qui les a
00:53:38qui les entraîne
00:53:38c'est vrai pour le FPLP
00:53:39c'est vrai pour le Hamas
00:53:40et le Hezbollah aussi
00:53:41au Liban
00:53:42pour le Hezbollah
00:53:43je parlais des palestiniens
00:53:44mais le Hezbollah libanais
00:53:45depuis 1982
00:53:47et le droit international
00:53:48si vous voulez aujourd'hui
00:53:49a tendance quand même
00:53:50à être manipulé
00:53:51dans un sens
00:53:51et pas dans l'autre
00:53:52Israël
00:53:53on peut ne pas aimer Israël
00:53:54Israël est critiquable
00:53:55Bibi Netanyahou
00:53:56très clairement est critiquable
00:53:57moi je ne dis pas autre chose
00:53:58sauf que
00:53:59c'est une démocratie
00:54:00qui est attaquée
00:54:01quotidiennement
00:54:02depuis des années
00:54:03sur son sol
00:54:03par le biais du terrorisme
00:54:05notamment
00:54:06par des groupes terroristes
00:54:07qui sont
00:54:08ce qu'on appelle
00:54:08les proxys de Téhéran
00:54:10donc aux ordres
00:54:11de la république islamique
00:54:12d'Iran
00:54:12et des gardiens
00:54:13de la révolution
00:54:14le corps des gardiens
00:54:15de la révolution islamique
00:54:16je le rappelle pour vos auditeurs
00:54:17c'est le bras armé
00:54:18du régime
00:54:19d'accord
00:54:20c'est un véritable état
00:54:20dans l'état
00:54:21d'ailleurs en Iran
00:54:21c'est aussi une police politique
00:54:24on voit la façon
00:54:25dont les femmes
00:54:26les militants
00:54:26sont traitées
00:54:27aussi
00:54:28et si vous voulez
00:54:29cette démocratie israélienne
00:54:31aujourd'hui
00:54:31elle est quand même
00:54:32laissée seule
00:54:33face
00:54:34je dirais
00:54:35à cette menace existentielle
00:54:36qui veut la rayer de la carte
00:54:37la république islamique d'Iran
00:54:38il faut relire les textes
00:54:40moi écoutez
00:54:40tous ces chercheurs
00:54:41que j'entends parler
00:54:42pas tous
00:54:42mais un certain nombre
00:54:43ils n'ont pas lu
00:54:43les textes de Roménie
00:54:44je donne des extraits
00:54:46dans mon livre
00:54:47la face cachée des mots
00:54:47là ils n'ont pas lu
00:54:48la constitution iranienne
00:54:49tout ça est raconté
00:54:51de façon très claire
00:54:52et ça constitue
00:54:54le pilier
00:54:54de la doctrine
00:54:55si vous voulez
00:54:56du régime iranien
00:54:57rayé Israël
00:54:59de la carte
00:55:00et évidemment
00:55:02en ayant
00:55:02des bombes nucléaires
00:55:03donc la menace existentielle
00:55:05elle est là
00:55:05moi je ne dis pas autre chose
00:55:06après que si vous voulez
00:55:07il y a des tragédies
00:55:07qui se jouent à Gaza
00:55:08on ne peut que verser des larmes
00:55:12sur les civils palestiniens
00:55:14qui meurent
00:55:15chaque jour
00:55:15je ne vous dis pas autre chose
00:55:16mais je dis en même temps
00:55:17qu'il faut garder à l'esprit
00:55:18mais au-delà des larmes
00:55:19c'est-à-dire qu'il y a un moment
00:55:20quand même
00:55:21la communauté internationale
00:55:22on voit comment
00:55:23cette communauté a réagi
00:55:24face à la Russie
00:55:26quand les chars russes
00:55:27sont arrivés en Ukraine
00:55:28les sanctions sont arrivées immédiatement
00:55:30sur Israël
00:55:31on voit bien que là
00:55:32on a l'impression
00:55:33et vous l'avez dit
00:55:34Israël fait le job
00:55:35c'est-à-dire qu'on laisse faire
00:55:37parce que
00:55:38personne ne veut faire
00:55:39la guerre à l'Iran
00:55:40et donc on ne déclare pas
00:55:42et on va organiser
00:55:43cette guerre-là
00:55:44alors que
00:55:44c'est une guerre hybride
00:55:45on parlait du Hezbollah
00:55:47du Hamas
00:55:47de ces milices financées
00:55:48et donc
00:55:49il y a une hypocrisie totale
00:55:51qui dit
00:55:52bah oui finalement
00:55:52c'est une guerre
00:55:53qu'on ne veut pas faire
00:55:54donc on va laisser faire
00:55:55mais de toute façon
00:55:57je pense qu'aujourd'hui
00:55:57la France
00:55:58elle n'a pas le choix
00:55:59elle est obligée
00:56:00de laisser faire
00:56:00elle a lâché
00:56:01de façon très claire
00:56:02en fait Israël
00:56:03sur le plan diplomatique
00:56:04et on préfère aujourd'hui
00:56:05se soucier si vous voulez
00:56:06d'une Rima Hassan
00:56:07qui va emmerder tout le monde
00:56:08en fait là-bas
00:56:09pas emmerder
00:56:10elle rappelle
00:56:11qu'il y a quand même
00:56:12des exactions à Gaza
00:56:13et c'était
00:56:14voilà
00:56:15c'était dans ce cadre-là
00:56:16que la flottille est partie
00:56:18attendez
00:56:19si Rima Hassan
00:56:20a besoin en fait
00:56:21de participer à une flottille
00:56:22pour rappeler
00:56:23qu'il y a une tragédie
00:56:24qui se joue à Gaza
00:56:25je voudrais juste l'informer
00:56:26quand même
00:56:27qu'on ne l'a pas attendu
00:56:27et qu'il y a des journalistes
00:56:28non mais ça a marché
00:56:29il y avait du monde
00:56:30de la République
00:56:30vous voyez ça fonctionne
00:56:31et d'ailleurs
00:56:33un journaliste
00:56:33je rappelle que
00:56:34Yanis Mamdi
00:56:35est toujours en prison
00:56:36en Israël
00:56:37écoutez
00:56:38moi je sais une chose
00:56:39Rima Hassan
00:56:40elle était sur un bateau
00:56:41comme ce journaliste
00:56:42en présence d'un agent d'influence
00:56:44du régime iranien
00:56:45un brésilien
00:56:46ce bateau
00:56:47parmi les gens
00:56:48qui ont organisé cette flottille
00:56:49il y a en fait
00:56:50un représentant du Hamas
00:56:51en Europe
00:56:52qui est basé à Londres
00:56:53moi j'entends
00:56:54tout ce que vous me dites
00:56:55et un journaliste
00:56:56n'a pas à être retenu en prison
00:56:57dans une démocratie
00:56:58j'entends ça
00:56:59mais les gens
00:57:00qui étaient sur cette flottille
00:57:00si vous voulez
00:57:01sont des militants
00:57:02avant même
00:57:03pas tous
00:57:04parce qu'il y avait des journalistes
00:57:05vous venez de le dire
00:57:05journaliste militant
00:57:07vous lisez Blast
00:57:08j'imagine comme moi
00:57:09c'est un journal
00:57:10qui a des positions
00:57:12qui sont des positions
00:57:12aujourd'hui
00:57:13qui sont en faveur
00:57:14d'organisations
00:57:15qui sont souvent qualifiées
00:57:16d'organisations terroristes
00:57:17pour certaines
00:57:18le FPLP notamment
00:57:19c'est leur droit
00:57:20encore une fois
00:57:21moi écoutez
00:57:21ça c'est votre propos
00:57:22mais oui effectivement
00:57:23mais
00:57:24oui bien sûr
00:57:25mais attendez
00:57:25vous n'attendez pas de moi
00:57:26que je vienne vous dire
00:57:27que Blast
00:57:27défendent les démocraties
00:57:29je pense que si
00:57:31mais
00:57:31c'est pas le débat
00:57:33mais après
00:57:34ils font ce qu'ils veulent
00:57:36c'est leur liberté éditoriale
00:57:37et c'est normal
00:57:37ça participe
00:57:38de la pluralité
00:57:39de la presse
00:57:40ce que je veux dire par là
00:57:40c'est qu'il ne faut pas tomber
00:57:42en fait dans un piège
00:57:42qui consiste
00:57:43si vous voulez
00:57:44à inverser
00:57:46la charge
00:57:47des responsabilités
00:57:48c'est à dire qu'aujourd'hui
00:57:49on nous fait croire
00:57:49que les bourreaux
00:57:50sont les victimes
00:57:50et les victimes
00:57:51les bourreaux
00:57:51moi ça me gêne énormément
00:57:53et je n'oublie pas
00:57:53en tant que journaliste
00:57:55d'accord
00:57:56en commun
00:57:56qui est très critiquable
00:57:58est une démocratie
00:57:59et il me semble
00:58:00que quand le Hamas
00:58:00a opéré son pogrom
00:58:01le 7 octobre 2023
00:58:03on a vu ce qu'ils ont fait
00:58:04moi j'ai été
00:58:04en Israël
00:58:06j'ai vu les maisons
00:58:07des kibbutz
00:58:07c'est terrible
00:58:09j'ai vu des photos
00:58:10qui n'ont pas été diffusées
00:58:11dans la presse
00:58:11comme ont montré
00:58:12les policiers sur place
00:58:13c'est horrible
00:58:14ça fait penser
00:58:16d'ailleurs moi
00:58:17quand j'ai vu
00:58:17ce qui s'est passé là-bas
00:58:18ça m'a fait penser
00:58:18aux divisions d'Astraj
00:58:19vous le savez
00:58:20pendant la deuxième guerre mondiale
00:58:21qui brûlaient tout
00:58:22sur leur passage
00:58:23bien sûr
00:58:23qui brûlaient tout
00:58:24l'enfant sur leur passage
00:58:25si vous voulez
00:58:26aujourd'hui
00:58:27je me méfie d'une chose
00:58:28mais je ne veux pas
00:58:29faire une discussion
00:58:29de comptoir
00:58:30mais de façon factuelle
00:58:31on doit être factuel
00:58:33il faut faire attention
00:58:34à ces gens aujourd'hui
00:58:35qui sont des relais
00:58:37alors volontaires
00:58:38ou pas volontaires
00:58:38d'ailleurs
00:58:39d'influences
00:58:40d'organisations
00:58:41qui se font passer
00:58:42pour des victimes
00:58:42alors que ce sont
00:58:43des organisations terroristes
00:58:44aux ordres
00:58:45d'un narco-état
00:58:46terroriste
00:58:47qui s'appelle
00:58:47la république islamique
00:58:48je parle bien du FPLP
00:58:50du Hamas
00:58:51du djihad islamique
00:58:52notamment
00:58:53là-dessus
00:58:54c'est clair
00:58:54très bien
00:58:55on va marquer
00:58:56une courte pause
00:58:57et se retrouver
00:58:58dans un instant
00:59:00avec vous
00:59:01Emmanuel Razavi
00:59:01pour parler
00:59:02de cette situation
00:59:03en Iran
00:59:04et de ses développements
00:59:06à tout de suite
00:59:07sur Sud Radio
00:59:07avant de revenir
00:59:12avec notre invité
00:59:13Emmanuel Razavi
00:59:14on va continuer
00:59:15de faire le point
00:59:16sur cette escalade
00:59:17entre Israël et Iran
00:59:18avec vous
00:59:19Jules Boscherini
00:59:20Israël qui annonce
00:59:22avoir tué
00:59:22la plupart des dirigeants
00:59:23de la force aérospatiale
00:59:24des gardiens de la révolution
00:59:25oui tout à fait Alexis
00:59:26c'est le ministère israélien
00:59:27de la défense
00:59:28qui affirme dans un communiqué
00:59:29que les frappes aériennes
00:59:30de l'armée
00:59:31ont coûté la vie
00:59:31à la plupart des dirigeants
00:59:32de la force aérospatiale
00:59:34des gardiens de la révolution
00:59:35l'agence de presse Reuters
00:59:36évoque la perte
00:59:38d'au moins 20 hauts responsables
00:59:39et de son côté
00:59:40l'Iran confirme
00:59:41qu'une frappe israélienne
00:59:42a tué le chef
00:59:42de la force aérospatiale
00:59:44des gardiens
00:59:44Amir Ali Adjizadeh
00:59:46par ailleurs les réactions
00:59:47des différents dirigeants internationaux
00:59:48continuent de tomber
00:59:49celles de Donald Trump
00:59:50par exemple
00:59:51avec le président américain
00:59:52qui exhorte l'Iran
00:59:53à conclure un accord
00:59:54avant qu'il ne reste plus rien
00:59:56tout en ajoutant
00:59:57que les prochaines attaques
00:59:59seraient encore plus brutales
01:00:00et l'Elysée annonce également
01:00:01que le président de la république
01:00:03fera un point presse
01:00:04sur la situation internationale
01:00:05en fin de journée
01:00:06le format et l'horaire
01:00:07n'ont pour le moment
01:00:08pas été précisés
01:00:09mais Emmanuel Macron
01:00:10doit également s'exprimer
01:00:11à 17h
01:00:12au conseil économique
01:00:13social et environnemental
01:00:14en clôture d'un forum
01:00:15sur la question palestinienne
01:00:16donc des annonces
01:00:18sans doute
01:00:19de la part d'Elysée
01:00:20en fin de journée
01:00:20alors voilà
01:00:22la question des Etats-Unis
01:00:23de Trump aussi
01:00:24de l'hypocrisie
01:00:25finalement
01:00:26Donald Trump
01:00:26qui dit ne pas avoir été au courant
01:00:28mais qui explique à l'Iran
01:00:29qu'il serait temps de négocier
01:00:30Trump qui voulait
01:00:31poursuivre les négociations
01:00:33et qui fait comme si
01:00:33les Etats-Unis
01:00:34n'étaient pas derrière
01:00:35le soutien
01:00:35à ces opérations israéliennes
01:00:39un peu comme en Ukraine
01:00:40sur l'opération Spiderweb
01:00:41là encore
01:00:42l'administration américaine
01:00:43n'était soi-disant
01:00:44pas au courant
01:00:45c'est soit étonnant
01:00:46soit inquiétant
01:00:47non
01:00:47d'avoir
01:00:48l'allié numéro un
01:00:49d'Israël
01:00:51dire que
01:00:51ah ben finalement
01:00:52j'étais pas au courant
01:00:53mais c'est très bien
01:00:54qu'il continue
01:00:54alors écoutez
01:00:56je vais vous raconter
01:00:57une anecdote
01:00:57ça m'est arrivé
01:00:58ce matin à 7h
01:00:59un conseiller
01:01:01d'assez haut niveau
01:01:02américain
01:01:03m'a dit
01:01:04tu as vu le bluff
01:01:05de Donald Trump
01:01:05il y avait ce message là
01:01:06quand je me suis levé
01:01:07vous voyez
01:01:08petit déjeuner
01:01:09alors je ne sais pas
01:01:11s'il savait
01:01:11s'il ne savait pas
01:01:12j'imagine
01:01:13il me paraît très difficile
01:01:15que les Israéliens
01:01:16aient fait quoi que ce soit
01:01:16sans que les Américains
01:01:17soient au courant
01:01:18du reste ça fait 48 heures
01:01:19je ne suis pas le seul journaliste
01:01:21un certain nombre en fait
01:01:22de comment dire
01:01:23de relais américains
01:01:24assez importants
01:01:24proches d'agences de renseignement
01:01:26ont prévenu plusieurs journalistes
01:01:27en fait que
01:01:27il fallait qu'on reste mobilisés
01:01:29dans les prochains jours
01:01:30que voilà
01:01:31donc évidemment
01:01:32qu'Israël a sans doute
01:01:33agi avec le blanc-seing
01:01:35en fait américain
01:01:36avec le discours de l'autre
01:01:38qu'il faut négocier absolument
01:01:39je crois que la réalité
01:01:41en fait de tout ça
01:01:42c'est qu'il y a une vraie prise
01:01:43de conscience
01:01:44si vous voulez
01:01:44de la menace nucléaire
01:01:45vous savez on a
01:01:46c'est un serpent de mer
01:01:47on en parle depuis des années
01:01:48sauf que là en fait
01:01:49on s'est rendu compte
01:01:50quand même ces derniers mois
01:01:51que Téhéran
01:01:52était vraiment proche
01:01:53de l'obtention
01:01:53si vous voulez
01:01:55comment dire
01:01:56de la bombe atomique
01:01:57alors certains
01:01:59comme le porte-parole
01:01:59tout à l'heure
01:02:00de l'armée israélienne
01:02:01font état de 15 bombes
01:02:04d'autres de 6
01:02:05d'autres de 9
01:02:05je ne sais pas
01:02:06quel est le chiffre au final
01:02:07ce qui est sûr
01:02:08c'est que
01:02:08évidemment je pense
01:02:10que ça a inquiété énormément
01:02:11il y a une deuxième chose
01:02:12c'est que
01:02:13la menace terroriste
01:02:14parce que quand même
01:02:14l'Iran depuis 1979
01:02:16a fait du terrorisme
01:02:18comment dire
01:02:19l'une de ses marques de fabrique
01:02:21on parle de diplomatie
01:02:22du terrorisme
01:02:22très souvent
01:02:23quand on parle en fait
01:02:24de l'Iran
01:02:24et la menace quand même
01:02:25est montée
01:02:26de façon très importante
01:02:27je fais une parenthèse
01:02:28il ne faut pas oublier
01:02:29que quand même
01:02:29les Iraniens
01:02:30ont essayé de tuer
01:02:31Donald Trump
01:02:32donc il a aussi
01:02:33je pense
01:02:33si vous voulez
01:02:34la vengeance
01:02:35comment dire
01:02:36qu'il habite
01:02:37ça c'est
01:02:38connaissant
01:02:40ses réactions
01:02:40telles qu'on les voit
01:02:41on peut l'imaginer
01:02:43donc on est dans un moment
01:02:44si vous voulez
01:02:44en plus
01:02:45où l'Iran
01:02:45je vous le disais tout à l'heure
01:02:46est quand même très fragile
01:02:47ce qui ne veut pas dire
01:02:48qu'il faut la sous-estimer
01:02:49il y a quand même une armée
01:02:51qui compte plus de 400 000 hommes
01:02:53vous avez encore
01:02:53le corps des gardiens
01:02:54de la révolution
01:02:54même si leur état-major
01:02:55a été sévèrement endommagé
01:02:56il y a de nouveaux chefs
01:02:58qui viennent d'être nommés
01:02:59vous voulez
01:03:00l'Iran
01:03:00c'est quand même
01:03:01réagir
01:03:01donc il ne faut pas sous-estimer
01:03:04je dirais
01:03:04leur capacité
01:03:05de nuisance
01:03:06mais en revanche
01:03:07plus les heures passent
01:03:08moins
01:03:09je vois
01:03:10comment dire
01:03:11des options
01:03:12réellement militaires
01:03:13en fait pour l'Iran
01:03:14elle va sans doute
01:03:15essayer
01:03:16si vous voulez
01:03:16de s'en prendre
01:03:16à des cibles
01:03:17en fait peut-être américaines
01:03:18c'est suicidaire
01:03:19vous imaginez bien
01:03:20que si des bases américaines
01:03:21sont ciblées
01:03:22ces jours-ci
01:03:23ou des
01:03:23d'ailleurs
01:03:24Marco Rubio a dit
01:03:25clairement
01:03:26pas de touche
01:03:27aux bases américaines
01:03:28en revanche
01:03:29vous pouvez éventuellement
01:03:30répondre
01:03:31sur le territoire d'Israël
01:03:32mais pas les bases américaines
01:03:34c'est la ligne rouge
01:03:34je voudrais vous dire
01:03:36une chose aussi Alexis
01:03:36qui est importante
01:03:37depuis ce matin
01:03:38j'ai des échanges
01:03:39avec des gens
01:03:40à Téhéran
01:03:41et à Ispahan
01:03:43et en fait
01:03:43alors bien sûr
01:03:44il y a la peur
01:03:44les bombardements
01:03:45c'est une évidence
01:03:47mais des gens
01:03:48que j'ai eu au téléphone
01:03:49m'ont raconté
01:03:49qu'ils avaient dansé
01:03:51dans la rue
01:03:52alors même
01:03:53qu'il y avait
01:03:53des bombardements
01:03:54israéliens
01:03:55d'autres sont partis
01:03:56c'est très dangereux
01:03:57de faire ça
01:03:58comment ?
01:03:59c'est très dangereux
01:04:00de faire ça en Iran
01:04:01non ?
01:04:01de se réjouir
01:04:02de frappes étrangères
01:04:03sur le territoire
01:04:04quand même
01:04:04d'abord une
01:04:06le peuple iranien
01:04:07n'est pas anti-israélien
01:04:08contrairement au régime
01:04:09la deuxième chose
01:04:09c'est qu'ils n'en peuvent plus
01:04:11de ce régime
01:04:12si vous voulez
01:04:12qui est un régime tyrannique
01:04:15très clairement
01:04:16et beaucoup d'Iraniens
01:04:18disent souvent en fait
01:04:19que si ce régime
01:04:21vient à tomber
01:04:22ils feront de l'Iran
01:04:23la deuxième démocratie
01:04:24alors je ne sais pas ce sera le cas
01:04:25je vous dis ce qu'ils disent
01:04:26mais la deuxième démocratie
01:04:28du Moyen-Orient
01:04:28après Israël
01:04:29justement l'Iran
01:04:30qui est quand même
01:04:31un grand pays
01:04:32de culture
01:04:33d'histoire
01:04:33qui a connu
01:04:35cette révolution islamique
01:04:37il y a quand même
01:04:39un aspect nationaliste
01:04:40qui est très sérieux
01:04:42enfin là
01:04:43je parlais d'attaque d'Israël
01:04:45sur l'Iran
01:04:45c'est une réalité
01:04:46au-delà du régime
01:04:48des Mola
01:04:49il y a quand même
01:04:49cette attaque là
01:04:50qui fait que le pays
01:04:51doit réagir
01:04:52et la communauté internationale
01:04:54doit aussi réagir
01:04:55non ?
01:04:56alors moi je ne suis pas
01:04:57tellement d'accord avec vous
01:04:58parce qu'encore une fois
01:04:59comment dire
01:05:01la puissance
01:05:01comment dire
01:05:02agressante
01:05:03c'est l'Iran
01:05:03depuis le départ
01:05:04c'est l'Iran quand même
01:05:05qui a animé encore une fois
01:05:06le Hamas
01:05:06le Hezbollah
01:05:07le FPLP
01:05:08et j'en passe
01:05:08c'est quand même ça
01:05:09l'origine
01:05:10par exemple
01:05:11Israël
01:05:11on a eu aussi des déclarations
01:05:12ces dernières semaines
01:05:13sur le fait qu'Israël
01:05:14avait armé aussi
01:05:15des milices islamistes
01:05:17contre le Hamas
01:05:18donc cette guerre là
01:05:20hybride
01:05:21elle est des deux côtés
01:05:22non mais il y a une guerre hybride
01:05:23des deux côtés
01:05:24vous avez raison
01:05:25c'est pas moi qui vais vous dire
01:05:25le contraire
01:05:26je ne le sais que trop
01:05:27en revanche
01:05:28je pense qu'il y a une différence
01:05:29quand même
01:05:30qui est majeure
01:05:31si vous voulez
01:05:31entre Israël
01:05:32et l'Iran
01:05:33c'est que Israël
01:05:34est une démocratie
01:05:35clairement
01:05:36je connais bien Israël
01:05:37j'y vais souvent
01:05:38en reportage
01:05:39que l'Iran
01:05:40n'en est pas une
01:05:40la deuxième chose
01:05:41c'est qu'Israël
01:05:42n'a jamais cherché
01:05:43à agresser l'Iran
01:05:44c'est l'Iran
01:05:45qui a commencé
01:05:45l'agression
01:05:47contre l'état hébreu
01:05:48en réclamant
01:05:49en fait
01:05:49la disparition totale
01:05:51l'éradication
01:05:52d'Israël
01:05:54donc il y a quand même
01:05:55une réalité
01:05:56c'est pour ça
01:05:56que je me permets
01:05:57de le ramener
01:05:57parce que vous insistez
01:05:58beaucoup sur le fait
01:05:59que vous comparez
01:06:00Israël à la Russie
01:06:01c'est pas le cas
01:06:01la Russie
01:06:02par rapport aux sanctions
01:06:04de la communauté internationale
01:06:05qui n'existent pas
01:06:06vis-à-vis de Netanyahou
01:06:07Israël se défend
01:06:09mais jusqu'où
01:06:12parce qu'elle se défend
01:06:14c'est la Cisjordanie
01:06:15elle se défend
01:06:15c'est la Syrie
01:06:16elle se défend
01:06:16c'est le Liban
01:06:16si n'importe quel pays
01:06:19faisait ça
01:06:19je pense pas
01:06:20que ça passerait
01:06:21de la même façon
01:06:21si l'Iran se défend
01:06:22de la même façon
01:06:24ça passerait pas
01:06:26écoutez
01:06:27cher Alexis
01:06:28l'Iran pratique
01:06:29le terrorisme
01:06:30depuis 46 ans
01:06:31je vais pas vous faire
01:06:32la liste des attentats
01:06:33terroristes commis
01:06:34y compris à Paris
01:06:35et financés
01:06:35et financés
01:06:36et il me semble
01:06:38que la communauté internationale
01:06:39n'a pas fait grand chose
01:06:40on a mis des sanctions
01:06:40en fermant les yeux
01:06:41en leur laissant avoir
01:06:42même des banques
01:06:43il y a une banque
01:06:44iranienne à Paris
01:06:45dans le 16ème arrondissement
01:06:46on voit quand même
01:06:47qu'il y a des trous
01:06:47dans la raquette
01:06:47concernant les sanctions
01:06:48donc si vous voulez
01:06:50moi je pense encore une fois
01:06:50qu'il faut
01:06:51et désolé
01:06:52si on n'est pas d'accord
01:06:53mais clairement
01:06:54non mais c'est par rapport au fait
01:06:56encore
01:06:56l'Iran
01:06:57voilà
01:06:57et la puissance
01:06:59qui a agressé
01:07:00depuis 46 ans
01:07:01Israël
01:07:02il y a une chose
01:07:02sur laquelle
01:07:03je veux attirer votre attention
01:07:04si vous le permettez Alexis
01:07:05la majeure partie
01:07:08des Iraniens
01:07:09d'accord
01:07:10sont pro-israéliens
01:07:11et considèrent
01:07:12qu'Israël
01:07:13est le pays
01:07:14qui viendra les libérer
01:07:15de la république islamique
01:07:16d'Iran
01:07:16vous savez ce qui se dit
01:07:18depuis plusieurs mois
01:07:19d'ailleurs depuis plusieurs années
01:07:20en Iran
01:07:20quand les Iraniens
01:07:22par les jeunes Iraniens
01:07:23notamment
01:07:23les moins de 40 ans
01:07:24qui n'ont même pas connu
01:07:25d'ailleurs le régime
01:07:25Pallavi
01:07:25le régime monarchiste avant
01:07:26quand ils parlent en fait
01:07:28du régime
01:07:29de la république islamique
01:07:30d'Iran
01:07:30ils parlent de puissance
01:07:32occupante
01:07:33vous savez pourquoi
01:07:34ils considèrent en fait
01:07:36que c'est une république
01:07:37qui a été mise en place
01:07:38par Roménie
01:07:38qui avait été très influencée
01:07:39par les théories
01:07:40de Seyed Ketub
01:07:41le théoricien des frères musulmans
01:07:42c'est une parenthèse
01:07:44dans l'histoire
01:07:44si vous voulez
01:07:45de l'Iran
01:07:46et donc
01:07:46il ne faut pas être plus réaliste
01:07:47que le roi
01:07:48c'est à dire que
01:07:49les Iraniens aujourd'hui
01:07:51attendent qu'Israël
01:07:52pas tous
01:07:53mais majoritairement
01:07:54je parle des Iraniens
01:07:54de la population
01:07:55attendent qu'Israël
01:07:56je vous le dis
01:07:57parce que j'entends ça
01:07:58depuis deux ans
01:07:58régulièrement
01:08:00viennent les aider
01:08:01à faire tomber le régime
01:08:02ça c'est juste une réalité
01:08:03il y a des études
01:08:04qui ont été faites
01:08:05par certains instituts
01:08:06au-delà de ça
01:08:07on voit que l'Iran
01:08:08est isolé
01:08:08dans le monde arabe
01:08:09finalement
01:08:11très peu de soutien
01:08:12du côté
01:08:14du monde islamique
01:08:16vis-à-vis de l'Iran
01:08:17écoutez
01:08:19de toute façon
01:08:19l'Iran a tout fait
01:08:20pour menacer
01:08:21si vous voulez
01:08:21les intérêts
01:08:22en fait du monde arabe
01:08:23vous voyez bien
01:08:24que quand l'Iran
01:08:25par exemple
01:08:26attaque des navires
01:08:27de commerce internationaux
01:08:29dans le détroit d'Hormuz
01:08:30j'y étais dans le détroit d'Hormuz
01:08:31je peux vous dire
01:08:32c'est le far ouest
01:08:33et le far ouest
01:08:34à cause de la marine iranienne
01:08:35qu'ils attaquent
01:08:36si vous voulez aussi
01:08:37via les outils
01:08:38en mer rouge
01:08:39des bâtiments aussi
01:08:40de commerce
01:08:41internationaux
01:08:43c'est pas bon
01:08:43évidemment
01:08:44pour le commerce
01:08:45des pays arabes du Golfe
01:08:47qui sont des pays
01:08:47producteurs de pétrole
01:08:48ou de gaz
01:08:48et qui font
01:08:50comment dire
01:08:51pour partie
01:08:51transiter une partie
01:08:52de leur
01:08:53comment dire
01:08:53de leur marchandise
01:08:54gazière ou pétrolière
01:08:56via le détroit d'Hormuz
01:08:57ou via la mer rouge
01:08:58entre autres choses
01:08:59d'ailleurs
01:08:59donc bien sûr
01:09:00qu'aujourd'hui
01:09:01alors
01:09:01quand on discute
01:09:02officiellement
01:09:03moi je vois
01:09:03quand j'étais à Abu Dhabi
01:09:05les officiels
01:09:06en Hone
01:09:07ne disent jamais rien
01:09:07contre l'Iran
01:09:08mais quand vous êtes en off
01:09:09avec eux
01:09:09évidemment
01:09:10ils vous disent
01:09:10qu'ils souhaitent qu'une chose
01:09:11c'est que ce régime tombe
01:09:12parce qu'il amène
01:09:13trop d'instabilité
01:09:14en fait aujourd'hui
01:09:15mais est-ce qu'il y a pas un risque
01:09:17parce qu'on a vu
01:09:18ces changements de régime
01:09:20initiés par l'Empire américain
01:09:22l'Irak
01:09:23on a vu ce que ça a donné
01:09:24la Libye
01:09:25on a vu ce que ça a donné
01:09:26l'Iran
01:09:27qui se rêve
01:09:28puissance régionale
01:09:29sert de déstabilisation
01:09:30mais si jamais
01:09:31se retrouve
01:09:33en proie
01:09:33à une déstabilisation
01:09:35de régime
01:09:36est-ce qu'on va pas avoir
01:09:36une situation aussi chaotique
01:09:38que ce qu'on a pu voir
01:09:39en Irak ?
01:09:40alors moi je suis pas devin
01:09:41mais je peux vous raconter
01:09:42une chose qui va vous intéresser
01:09:43puisque je travaille beaucoup
01:09:44sur les éléments de langage
01:09:45en fait de l'Iran
01:09:46vous savez que l'Iran
01:09:47fait passer depuis des mois
01:09:49je l'ai raconté d'ailleurs
01:09:50j'ai interviewé
01:09:51un ancien agent français
01:09:53infiltré au sein
01:09:54des services secrets iraniens
01:09:55qui s'appelle
01:09:56Mathieu Gadiri
01:09:56qui a écrit un livre
01:09:57qui s'appelle
01:09:58Notre agent iranien
01:09:59il raconte
01:10:01que le fait de dire
01:10:02que l'Iran
01:10:03va devenir la Libye
01:10:04ou pourrait devenir l'Irak
01:10:05donc ce sont des éléments
01:10:06en fait de langage
01:10:07qui ont été mis en place
01:10:08par les agents du ministère
01:10:09des affaires étrangères
01:10:10iraniens
01:10:10et les services secrets iraniens
01:10:12deuxième chose
01:10:14l'Iran c'est pas un pays arabe
01:10:16il y a un niveau
01:10:16en fait d'éducation
01:10:17très important
01:10:18vous savez que les jeunes
01:10:19iraniens ont un très haut
01:10:20niveau universitaire
01:10:21en général
01:10:21les organisations
01:10:24de l'opposition
01:10:25des oppositions
01:10:26aujourd'hui iraniennes
01:10:28moi je les connais toutes
01:10:28donc de gauche à droite
01:10:30de gauche aux monarchistes
01:10:31ce sont des gens
01:10:32qui sont apaisés
01:10:32qui ne veulent pas voir
01:10:33de partition de l'Iran
01:10:34et moi je discute
01:10:35avec eux régulièrement
01:10:36puisque je les interroge
01:10:37régulièrement pour les journaux
01:10:38comme Paris Match
01:10:38pour lesquels je bosse
01:10:39et ils disent tous
01:10:41qu'il faut trouver le moyen
01:10:42à un moment donné
01:10:43d'une coalition
01:10:44pour faire en sorte
01:10:45de maintenir
01:10:46la stabilité du pays
01:10:47alors qu'une fois
01:10:48je ne suis pas devin
01:10:49je ne sais pas ce qui se passera
01:10:50mais vous comprenez bien
01:10:51que quand les oppositions
01:10:52iraniennes
01:10:53elles-mêmes
01:10:54disent cela
01:10:54et que des personnes
01:10:56soi-disant
01:10:57bien informées
01:10:58en France
01:10:58vous expliquent
01:10:59que l'Iran
01:10:59va devenir la Libye
01:11:00il y a quand même
01:11:02une dichotomie
01:11:02entre les iraniens
01:11:04et les messages
01:11:05par certains représentants
01:11:06de Simtank
01:11:07que je ne nommerai pas
01:11:09voilà
01:11:10donc c'est quand même
01:11:11une réalité aussi
01:11:12je suis désolé
01:11:12parce que vous le disiez
01:11:13à raison d'ailleurs
01:11:14il faut être factuel
01:11:15moi je suis reporter
01:11:16je suis très factuel
01:11:17mais j'ai un avantage
01:11:18sur beaucoup de mes confrères
01:11:19c'est que je suis aussi né
01:11:20dans une culture
01:11:21vous connaissez très bien
01:11:22je connais bien
01:11:23que j'ai accès
01:11:23à plein de choses
01:11:24voilà
01:11:24on va justement
01:11:26marquer une courte pause
01:11:27et revenir sur cette culture
01:11:29iranienne
01:11:30cette place particulière
01:11:32de l'Iran
01:11:33comme puissance régionale
01:11:34et la suite
01:11:36bien sûr
01:11:36de ce que
01:11:37pourrait être l'escalade
01:11:38entre Israël
01:11:39et l'Iran
01:11:39sur Sud Radio
01:11:40dans un instant
01:11:41Alexis Poulin
01:11:42sans réserve
01:11:43l'invité
01:11:44et on se retrouve
01:11:45sur Sud Radio
01:11:46avec Emmanuel Razavi
01:11:47grand reporter
01:11:47autour du livre
01:11:48La face cachée
01:11:49d'Emola
01:11:50aux éditions du Cerf
01:11:51on parlait de Donald Trump
01:11:53quand même
01:11:53à chaque fois qu'il est élu
01:11:55il se passe des trucs
01:11:56notamment
01:11:57vis-à-vis de l'Iran
01:11:58c'était l'assassinat
01:12:00ciblé de Soleimani
01:12:01lors du premier mandat
01:12:02et aujourd'hui
01:12:02on voit bien que
01:12:03Benjamin Netanyahou
01:12:05a le soutien
01:12:08inconditionnel
01:12:09de Donald Trump
01:12:09pour réaliser
01:12:10ses opérations
01:12:11est-ce que finalement
01:12:13sous couvert
01:12:14d'être
01:12:15soi-disant
01:12:16ce président pacificateur
01:12:17Donald Trump
01:12:18ne cherche pas
01:12:18la confrontation
01:12:19finale
01:12:20avec l'Iran
01:12:21alors écoutez
01:12:23j'ai posé la question
01:12:24il y a près de deux mois
01:12:25en fait
01:12:25à un conseiller
01:12:26en fait américain
01:12:28qui participe
01:12:29à haut niveau
01:12:30en fait
01:12:30aux discussions
01:12:30sur l'Iran
01:12:31et il m'a assuré
01:12:32que Trump
01:12:33voulait absolument
01:12:35trouver une solution
01:12:36si vous voulez négocier
01:12:38en fait
01:12:38avec la république
01:12:39islamique d'Iran
01:12:39parce que Trump
01:12:40était un homme d'affaires
01:12:42quoi
01:12:42et que c'était dans son ADN
01:12:43si vous voulez
01:12:43de trouver toujours
01:12:44à négocier
01:12:46qu'une négociation
01:12:46était soi-disant
01:12:48meilleure
01:12:48qu'une guerre
01:12:49mais en revanche
01:12:50il m'avait dit
01:12:51attention
01:12:52les Iraniens
01:12:54ne devront pas
01:12:55jouer
01:12:56à essayer
01:12:57de gagner du temps
01:12:58indéfiniment
01:12:58parce que dans les deux mois
01:13:00il tapera du poing
01:13:01sur la table
01:13:02alors vraisemblablement
01:13:03c'est ce qui s'est passé
01:13:04parce qu'on imagine bien
01:13:05qu'Israël
01:13:06de toute façon
01:13:06n'est pas allé frapper
01:13:07l'Iran
01:13:08sans avoir
01:13:09en fait
01:13:09le blanc-seing
01:13:10de Donald Trump
01:13:11du reste
01:13:12Donald Trump
01:13:13je crois qu'il a qualifié
01:13:14d'ailleurs l'attaque israélienne
01:13:14d'excellente
01:13:15me semble-t-il
01:13:16tout à l'heure
01:13:17donc ça dit bien
01:13:18ce que ça veut dire
01:13:19très clairement
01:13:20c'est un soutien total
01:13:21clairement
01:13:21oui oui bien sûr
01:13:23en clair c'est ce que je veux dire
01:13:24c'est que c'est un soutien absolu
01:13:26c'est un blanc-seing
01:13:26en fait total
01:13:28ce qui veut dire clairement
01:13:29que ça ne va pas s'arrêter
01:13:30d'ici quelques heures
01:13:32comme certains
01:13:33pourraient l'espérer
01:13:34mais il y a quand même
01:13:35quelque chose d'inquiétant
01:13:37dans cette confrontation
01:13:38c'est à la fois
01:13:39au sein du gouvernement
01:13:40Netanyahou
01:13:41une branche ultra
01:13:42qui rêve du grand Israël
01:13:43et qui ne s'en cache pas
01:13:44ça pourrait générer
01:13:46quand même davantage
01:13:47de tensions
01:13:47et de déstabilisation
01:13:49dans la région
01:13:49et puis
01:13:50ce président
01:13:52Donald Trump
01:13:53qui ouvre des fronts
01:13:54finalement partout
01:13:55en ayant un double discours
01:13:57de dire moi je veux la paix
01:13:58en 24 heures en Ukraine
01:13:59on voit bien que ça ne fonctionne pas
01:14:00qu'il négocie
01:14:02pendant deux mois
01:14:03avec l'Iran
01:14:04et quand ça ne marche pas
01:14:04on envoie les bombes
01:14:05c'est toujours assez radical
01:14:07avec Trump
01:14:07est-ce que ça ne peut pas
01:14:08dégénérer ?
01:14:09Encore une fois
01:14:11je ne suis pas devin
01:14:11je me garderai bien
01:14:12si vous voulez
01:14:13de faire des prévisions
01:14:15parce qu'on ne sait pas
01:14:16il y a une donnée
01:14:17qui est importante
01:14:18c'est la population iranienne
01:14:20vous savez que les Iraniens
01:14:22c'est à peu près
01:14:2388 millions
01:14:2488 millions et demi
01:14:25d'habitants en Iran
01:14:26la moyenne d'âge
01:14:2732 ans
01:14:28c'est une population
01:14:28assez jeune
01:14:29extrêmement éduquée
01:14:31et c'est une population
01:14:32qui aujourd'hui
01:14:33ne veut plus
01:14:33de la république islamique d'Iran
01:14:35c'est une population
01:14:36qui a fait aussi ressortir
01:14:38ces dernières années
01:14:38vous savez
01:14:39ces vieux symboles
01:14:40vous savez qu'il y a une très très vieille symbolique
01:14:42d'ailleurs des histoires
01:14:43que l'on raconte
01:14:44moi quand j'étais enfant
01:14:45je les ai entendues
01:14:45du peuple juif
01:14:47libéré
01:14:47par le roi
01:14:48Cyrus II le Grand
01:14:50donc qui était un roi
01:14:52un grand roi
01:14:53en fait de Perse
01:14:54ce que je veux dire par là
01:14:55c'est que l'amitié
01:14:56entre le peuple israélien
01:14:57le peuple juif
01:14:58et le peuple perse
01:15:00existe depuis 2600 ans
01:15:02avec cette parenthèse
01:15:03comme le disent les Iraniens
01:15:04de l'intérieur
01:15:04qui est cette république islamique
01:15:06si vous voulez
01:15:06qui n'a rien à voir
01:15:07avec l'ADN réellement
01:15:08ça je peux vous en parler
01:15:09de ce qu'est la culture
01:15:11et cette dimension
01:15:13je pense moi
01:15:14culturelle
01:15:15sociologique
01:15:16elle est extrêmement importante
01:15:18à prendre en compte
01:15:19et je la vois peu prise en compte
01:15:20globalement d'ailleurs
01:15:21dans ce que je lis
01:15:22dans les différentes analyses
01:15:24que ce soit aux Etats-Unis
01:15:25ou en Europe
01:15:26chez mes confrères
01:15:27moi je peux vous dire
01:15:28que les Iraniens
01:15:29avec lesquels je parle
01:15:30qui sont des gens
01:15:31de tous bords
01:15:32en fait
01:15:32parfois apolitiques
01:15:34mais qui peuvent être
01:15:35comme je vous disais
01:15:35chauffeurs de taxi
01:15:36paysans
01:15:38ou travailler à la ville
01:15:40ou être cadre
01:15:40tous disent
01:15:41qu'il faut que ce régime
01:15:42s'arrête
01:15:43et aujourd'hui
01:15:44si vous voulez
01:15:44je ne vois pas
01:15:45Israël menacer
01:15:46qui que ce soit
01:15:47je vois plutôt Israël
01:15:48être menacé
01:15:48par la république islamique
01:15:50d'Iran
01:15:50et je pense que
01:15:51l'extrême droite israélienne
01:15:53dont vous parliez tout à l'heure
01:15:54elle ne serait pas aussi
01:15:57forte encore
01:15:59pour autant qu'elle le soit
01:16:00d'ailleurs
01:16:00parce que moi
01:16:01quand je vais en Israël
01:16:01je vois quand même
01:16:02globalement
01:16:02que la majeure partie
01:16:03des Israéliens
01:16:04en aura le bol
01:16:04de ces gens là aussi
01:16:05mais je veux dire
01:16:06c'est des ultras
01:16:07mais je ne crois pas
01:16:10que les Israéliens
01:16:10aient envie
01:16:11si vous voulez
01:16:12d'aller conquérir
01:16:12d'autres pays
01:16:14que le leur
01:16:15il y a la question
01:16:15aujourd'hui
01:16:16qui se pose évidemment
01:16:17de Gaza
01:16:17moi vous savez
01:16:18quand il y a eu
01:16:19le désengagement
01:16:20de Gaza
01:16:20j'ai fait
01:16:21j'étais
01:16:22en tant que
01:16:22j'ai fait un reportage
01:16:23en fait là-bas
01:16:24l'armée est partie
01:16:25les Israéliens sont partis
01:16:26les colons ont été évacués
01:16:28les Israéliens
01:16:28pas les Israéliens
01:16:29je vous ai dit
01:16:30pardon excusez-moi
01:16:31c'est un absus
01:16:32mais je parlais
01:16:32de l'armée israélienne
01:16:33les Palestiniens
01:16:35ont mis au pouvoir
01:16:36le Hamas à Gaza
01:16:39c'était un mauvais choix
01:16:40c'est comme ça
01:16:40ils ont mis des terroristes
01:16:41au pouvoir
01:16:42ils en payent
01:16:43ils en payent l'addition
01:16:44aujourd'hui
01:16:45mais je pense que
01:16:46si vous voulez
01:16:47l'une des données
01:16:49pour ne pas dire
01:16:49la donnée essentielle
01:16:50en fait du problème
01:16:51aujourd'hui
01:16:51c'est quand même
01:16:51la république islamique
01:16:52d'Iran
01:16:53qui pousse sans arrêt
01:16:54ses proxys
01:16:55si vous voulez
01:16:55à agresser en fait
01:16:56Israël
01:16:57il y a le problème
01:16:58de la colonisation
01:16:59aussi
01:16:59qui est à l'origine
01:17:01enfin on ne peut pas dire
01:17:01que c'est uniquement
01:17:02d'un côté
01:17:03ce problème de la colonisation
01:17:05il est central aussi
01:17:06dans la déstabilisation régionale
01:17:07je vous parle de
01:17:08là on parle de Gaza
01:17:09spécifiquement
01:17:10oui mais sur Gaza
01:17:11vous voyez bien
01:17:11il y a quand même
01:17:12il y a des colons à Gaza
01:17:13où est-ce qu'il y a des colons
01:17:14à Gaza
01:17:14il y avait l'armée
01:17:15d'occupation israélienne
01:17:16par exemple
01:17:17c'est pas vrai
01:17:18l'armée était partie
01:17:18j'étais moi
01:17:19elle était partie
01:17:19mais il était bien
01:17:20non Alexis
01:17:21alors je vous aime beaucoup
01:17:22et vous êtes très brillants
01:17:23mais là vous faites une erreur
01:17:25on était des milliers
01:17:27de journalistes
01:17:28s'ils voulaient avoir
01:17:29documenté le retrait
01:17:30de l'armée israélienne
01:17:30en fait de Gaza
01:17:31oui
01:17:31Gaza est né en fait
01:17:33aux Palestiniens
01:17:34ils ont eu leurs élections
01:17:35ils ont mis en place
01:17:36le Hamas
01:17:36et c'est le Hamas
01:17:36qui contrôlait le Gaza
01:17:37et il n'y avait absolument
01:17:39plus de colons
01:17:40en fait à Gaza
01:17:41ils ont été dégagés
01:17:42je parlais de la Cisjordanie
01:17:44moi je parle de Gaza
01:17:45alors bien sûr
01:17:46qu'il y a cette problématique
01:17:47mais ça c'est une problématique
01:17:48parce que c'est une problématique
01:17:49à prendre en compte
01:17:49quand même
01:17:50ah ben non mais ça je suis d'accord
01:17:51mais ça je vous ai dit le contraire
01:17:52la problématique de la Cisjordanie
01:17:53aujourd'hui elle est très importante
01:17:54c'est une évidence
01:17:55et je ne vous dirai pas le contraire
01:17:56mais en revanche
01:17:58vous êtes en train de me parler
01:17:59en fait d'un problème
01:18:00qui est un problème
01:18:00en fait qui est concernant
01:18:01sur le plan intérieur
01:18:02en fait d'Israël
01:18:04là où deux minutes plus tôt
01:18:06vous me parliez
01:18:07si vous voulez
01:18:07d'un Israël
01:18:09si vous voulez conquérant
01:18:10voilà
01:18:11et moi je suis en train
01:18:11de vous rappeler juste
01:18:12qu'aujourd'hui
01:18:12le problème international
01:18:14s'appelle l'Iran
01:18:15l'Iran aujourd'hui
01:18:16mettant en danger
01:18:16une démocratie
01:18:17qui s'appelle Israël
01:18:18l'Iran mettant en danger
01:18:19aujourd'hui la stabilité
01:18:20en fait du golfe persique
01:18:21donc des états arabes
01:18:23du Moyen-Orient
01:18:23l'Iran menace en permanence
01:18:26nos pays
01:18:27la France
01:18:28en premier lieu
01:18:29d'attentats terroristes
01:18:30l'Iran retient des otages
01:18:32français encore
01:18:33absolument
01:18:34on en parle très peu d'ailleurs
01:18:36il y a vraiment un sujet
01:18:39et je peux vous dire
01:18:41parce que moi je parle
01:18:41avec des gens de l'intérieur
01:18:42du régime iranien
01:18:43que j'interview
01:18:44mais ils nous considèrent
01:18:47comme des faibles
01:18:47ils n'ont aucune considération
01:18:49si vous voulez
01:18:50pour la diplomatie
01:18:50aujourd'hui française
01:18:51à tort ou à raison
01:18:52je ne suis pas en train
01:18:52de faire un jugement
01:18:53je vous dis ce n'est pas
01:18:54je les interroge
01:18:55voilà
01:18:56il est temps quand même
01:18:57d'espérer
01:18:58que ce régime
01:18:58à un moment donné
01:18:59qui est un régime
01:19:00en plus qui tyrannise
01:19:01sa population
01:19:01je l'aurais beaucoup dit
01:19:02pendant votre émission
01:19:03cher Alexis
01:19:04il est quand même temps
01:19:05quand même que ce régime
01:19:06à un moment donné
01:19:07voilà
01:19:07dégage
01:19:08je l'espère
01:19:09le plus rapidement possible
01:19:10ce qu'en seront
01:19:11les conséquences
01:19:12aujourd'hui
01:19:12moi je ne suis pas
01:19:13dans l'alarmisme
01:19:16de certains
01:19:17qui parlent de partition
01:19:18de l'Iran
01:19:19parce que je n'entends
01:19:19jamais ça
01:19:20au cas des Iraniens
01:19:20voilà
01:19:22ça tient pour moi
01:19:22aujourd'hui
01:19:23un peu de la fiction
01:19:24si vous voulez
01:19:24ce genre d'analyse
01:19:26on verra
01:19:27on va suivre
01:19:27de toute façon
01:19:28les développements
01:19:29dans la région
01:19:30sur Sud Radio
01:19:31merci Emmanuel Razavi
01:19:32grand reporter
01:19:32spécialiste de la question iranienne
01:19:35auteur de la face cachée
01:19:36des Mollas
01:19:36aux éditions du Cerf
01:19:37d'avoir été avec nous
01:19:39de manière plus légère
01:19:40et bien nous avons
01:19:41une gagnante
01:19:42Catherine de Putot
01:19:43qui remporte
01:19:45le bracelet
01:19:45de la connexion
01:19:46lettres
01:19:46du vent à la française
01:19:48et puis
01:19:48si vous êtes tendu
01:19:49évidemment
01:19:50il est temps de se détendre
01:19:51on va parler
01:19:52masturbation féminine
01:19:53avec Brigitte
01:19:54est-ce qu'on peut utiliser
01:19:56des sextoys
01:19:56après 50 ans
01:19:57même en cas de guerre nucléaire
01:19:59bonne question
01:19:59on va y répondre tout de suite
01:20:01sur Sud Radio
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