- il y a 7 mois
- #sudradio
Avec Pierre Martinet, ancien agent de la DGSE, auteur de "Pris en otage" éd. Mareuil / Marc Touati, économiste, conseiller chez eToro / Pascal Boniface, géopolitologue, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de "Permis de tuer" éd. Max Milo
Retrouvez Alexis Poulin sans réserve tous les vendredis de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://
ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct :
https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles :
https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook :
https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram :
https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter :
https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok :
https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##POULIN_SANS_RESERVE-2025-06-27##
Retrouvez Alexis Poulin sans réserve tous les vendredis de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://
ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct :
https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles :
https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook :
https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram :
https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter :
https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok :
https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##POULIN_SANS_RESERVE-2025-06-27##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, midi 14h, Alexis Poulin sans réserve.
00:00:05Nous sommes en guerre.
00:00:06Ça fuit ?
00:00:07Est-ce que vous vous êtes aperçu qu'il pleuvait ?
00:00:10Je viens de le voir, monsieur le Premier ministre.
00:00:12On m'avait dit que l'hémicycle était étanche, mais visiblement...
00:00:14C'est pas du tout le cas. Je suis lucide.
00:00:16Non.
00:00:17Vous ferez attention avant de monter.
00:00:20Nous sommes le pays du monde qui dépense le plus d'argent public.
00:00:25Oh merde, deuxième fois, putain !
00:00:27Quoi donc ?
00:00:28Un Monaco qui a bâti l'OM.
00:00:29Quoi qu'on en s'en fout ?
00:00:30À Marseille.
00:00:31Mon chéri, le rip que je t'ai donné ce matin, tout le monde le cherche.
00:00:34Don't know what the fuck they're doing. Do you understand that ?
00:00:37Ah bah, il est dans le costume.
00:00:38Une compilée.
00:00:40C'est pas possible.
00:00:42Non, c'est pas vrai.
00:00:44Voilà, on va parler évidemment de Titanic, de l'Assemblée qui prend l'eau.
00:00:48Mais aussi, on va parler de l'Iran, de Gaza, de la dette.
00:00:52Le programme, on va recevoir d'Edborne Pierre-Martinet,
00:00:56ancien de la DGSE, auteur de prix en otage pour parler de l'Iran, du risque d'attentat.
00:01:02On va ensuite avoir Marc Toitier, économiste, conseiller chez Itoro,
00:01:06pour nous parler de la dette française, qui n'en finit pas de gonfler.
00:01:11C'est vraiment inquiétant.
00:01:13Et puis à 13h, notre invité sera Pascal Boniface, géopolitologue, fondateur de l'Institut Iris,
00:01:19auteur de permis de tuer pour parler à la fois de Gaza, mais aussi des derniers développements au Proche-Orient.
00:01:25C'est le sommaire de Poulain Sans Réserve.
00:01:27On est ensemble jusqu'à 14h sur Sud Radio.
00:01:30A tout de suite.
00:01:30Thinet, un ancien cadre, agent du service action de la DGSE,
00:01:34auteur de prix en otage aux éditions Marreuil.
00:01:36Bonjour.
00:01:37Bonjour.
00:01:37Alors, vous connaissez bien le terrain, les opérations.
00:01:41Vous avez été en Libye, pris en otage en Libye notamment.
00:01:45Et aujourd'hui, une question se pose, après les frappes américaines sur l'Iran,
00:01:50les frappes israéliennes sur l'Iran.
00:01:51Est-ce que la guerre des 12 jours est terminée, comme le dit Donald Trump,
00:01:55mais est-ce qu'on va rentrer dans une guerre hybride ?
00:01:57Est-ce qu'il y a un risque de voir des actions terroristes dorénavant, en Europe et ailleurs,
00:02:03pour continuer cette guerre, mais d'une autre manière que par missiles interposés ?
00:02:07Alors oui, ça va certainement continuer.
00:02:09Ça a commencé bien évidemment avant,
00:02:11puisque avant que l'Israël frappe l'Iran et que les Amériques frappent l'Iran,
00:02:17tous les services de renseignement de ces deux pays, en particulier l'Israël,
00:02:21étaient sur le terrain pour appeler des informations,
00:02:25des localisations de personnes à éliminer, etc.
00:02:29Alors, vous vous souvenez de la déclaration du ministre des Affaires étrangères,
00:02:35qui a bien précisé que nous n'avons pas participé aux frappes,
00:02:38nous n'avons même pas été aidés à la planification.
00:02:41Donc ça, ça explique aux Iraniens qu'on n'y est pour rien.
00:02:44Donc, ne venez pas nous attaquer sur notre terrain en France,
00:02:48ne venez pas commettre des attentats en France, nous n'avons rien fait.
00:02:51Donc, c'est une façon aussi de se protéger.
00:02:53Alors, il peut y avoir des attentats en France,
00:02:55pas forcément sur des intérêts français ou des personnalités françaises,
00:03:02comme on a pu le voir avec le Drakkar à Beyrouth et tout ce qu'on a connu à Beyrouth.
00:03:06J'étais aussi à Drakkar, on y était à 7h du matin,
00:03:10donc c'est toujours gravé dans ma mémoire.
00:03:11Vous étiez dans l'immeuble ?
00:03:13Je n'étais pas dans l'immeuble.
00:03:14L'immeuble, c'était des gens du 6ème RIP,
00:03:18c'était une association du 6ème RPIMA et du 1ère CP,
00:03:22des appelés qui avaient signé pour partir là-bas,
00:03:25des volontaires services longs.
00:03:26Mais j'étais à Beyrouth à ce moment-là,
00:03:28donc dès qu'il y a eu l'attentat,
00:03:30on a tous convergé là-bas pour sortir des gens.
00:03:33Donc, pendant une dizaine de jours,
00:03:34on a sorti des cadavres et quelques survivants.
00:03:37Donc là, c'était l'Iran,
00:03:38on a essayé de riposter contre l'Iran après,
00:03:40avec une jeep piégée devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth.
00:03:43Ça a loupé.
00:03:45Et donc oui, là, on était dans une autre configuration.
00:03:48Aujourd'hui, la France n'a pas frappé l'Iran.
00:03:50Donc, en théorie, l'Iran ne devrait pas attaquer la France,
00:03:53ne veut pas frapper la France.
00:03:54En revanche, l'Iran peut s'attaquer à des intérêts américains
00:03:57ou israéliens partout en Europe,
00:03:59partout dans le monde même,
00:04:01qu'ils ont déjà tapé sur une base au Qatar,
00:04:04ils peuvent le faire en Europe et en France.
00:04:07Ça peut avoir des répercussions,
00:04:09il peut y avoir des dommages que l'atéraux,
00:04:11c'est le principe.
00:04:11Et oui, on pourrait être touché par là.
00:04:15Est-ce que c'est plus facile, finalement,
00:04:17d'organiser une vague d'attentats en Europe qu'aux Etats-Unis ?
00:04:22Puisque l'Iran a toujours fait état que le grand Satan,
00:04:26c'était les Etats-Unis,
00:04:27mais à part le 11 septembre,
00:04:29qui était certes un attentat d'une ampleur inédite,
00:04:32on a peu vu d'attentats islamistes ?
00:04:36Alors, c'était du domestique terroriste.
00:04:39C'était des islamistes
00:04:41ou des personnes liées à la mouvance islamiste
00:04:44qui étaient intégrées aux Etats-Unis.
00:04:48Une attaque commanditée et préparée
00:04:52avec une infiltration d'éléments extérieurs,
00:04:55à part le 11 septembre,
00:04:56il y a la plus spectaculaire.
00:04:58Les autres, aujourd'hui, non.
00:04:59Alors, techniquement, c'est un peu plus compliqué,
00:05:03mais c'est tout à fait faisable.
00:05:04Il ne faut pas non plus penser
00:05:06qu'en Iran, il n'y aurait pas des sympathisants...
00:05:08En Iran, aux Etats-Unis,
00:05:10il n'y aurait pas des sympathisants
00:05:11du régime islamique actuel.
00:05:14Alors, sur le plan technique, c'est faisable.
00:05:17Alors, je ne sais pas dans quelle mesure
00:05:18il pourrait...
00:05:19Mais si ça se faisait,
00:05:21ça aurait surtout un impact symbolique.
00:05:23Parce qu'il serait à nouveau attaqué
00:05:25à l'intérieur, les Etats-Unis.
00:05:28Je pense que c'est faisable.
00:05:29En Europe, c'est très faisable.
00:05:31Parce qu'il y a des ramifications
00:05:34du Hezbo là aussi, du Hamas.
00:05:37Je pense que cette mouvance-là
00:05:38peut frapper en Europe sans problème.
00:05:41La France s'est mise un peu en retrait,
00:05:43justement, à condamner,
00:05:45mais n'est pas condamnée.
00:05:48Elle était en même temps,
00:05:49l'eux en même temps,
00:05:50qu'on connaît depuis huit ans.
00:05:53Voilà.
00:05:53Donc, je ne pense pas qu'on ait des attaques
00:05:55sur les intérêts français.
00:05:56En revanche, il peut y avoir
00:05:57des dommages collatéraux.
00:05:58Et aujourd'hui,
00:06:00le renseignement français,
00:06:03parce qu'il y a eu quand même
00:06:04sur ces frappes américaines
00:06:06sur les sites d'enrichissement
00:06:07nucléaire iranien,
00:06:09on a l'impression d'un cafouillage
00:06:11aux Etats-Unis,
00:06:12avec des médias qui disent
00:06:13qu'il n'y a pas eu de dégâts majeurs,
00:06:15la Maison-Blanche qui dit
00:06:16que c'est des services
00:06:17qui ont été annihilés.
00:06:19On a l'impression d'une guerre de l'info,
00:06:22clairement.
00:06:22Oui, c'est la guerre de l'info, bien sûr.
00:06:24Puis on a vu le dernier message
00:06:25de l'Ayatollah.
00:06:27En disant, vous n'avez rien fait,
00:06:29nous, on est prêt à repartir,
00:06:30on quitte la EIA
00:06:30et on continue notre programme nucléaire.
00:06:32Qu'en est-il du renseignement
00:06:33sur ces cibles en Iran ?
00:06:36Est-ce que là,
00:06:36on est capable d'avoir de l'information ?
00:06:38Est-ce que c'est vraiment
00:06:39de la propagande ?
00:06:40De tous les côtés ?
00:06:41Le Mossad est capable
00:06:42d'avoir de l'information.
00:06:43Tous les services,
00:06:44les services,
00:06:45mon ancien service,
00:06:46on est parti faire du renseignement là-bas.
00:06:48Je ne parle pas aujourd'hui.
00:06:49Il y a prescription,
00:06:50c'était il y a 25 ans maintenant.
00:06:51Donc on a fait du renseignement là-bas également
00:06:53pour mesurer le taux de radioactivité
00:06:55autour des sites.
00:06:56Bien sûr que ça préoccupe tous les services.
00:06:59Pour répondre à vos questions précisément,
00:07:00je pense qu'il y a un peu du vrai
00:07:02de part et d'autre.
00:07:04Je ne pense pas
00:07:06qu'il y ait été totalement anéanti,
00:07:08le programme.
00:07:10L'intention est toujours là,
00:07:11je pense.
00:07:12Oui, clairement.
00:07:13L'intention est toujours là.
00:07:14Et ensuite,
00:07:15ça l'a peut-être reporté.
00:07:17Moi, ce qui me dérange,
00:07:17c'est qu'on ne saisisse pas l'occasion
00:07:19pour changer la philosophie de ce pays,
00:07:23la physionomie de ce pays,
00:07:24c'est-à-dire mettre en place des élections.
00:07:29Je ne fais pas de comparaison
00:07:30avec ce qui s'est passé par le passé.
00:07:32Je ne pense pas à une invasion terrestre,
00:07:34bien évidemment.
00:07:34Je pense que ça serait une erreur totale,
00:07:37comme ils ont pu faire en Irak,
00:07:38en Afghanistan.
00:07:39Ça n'a pas fonctionné.
00:07:40En Afghanistan,
00:07:41s'ils s'étaient contentés
00:07:41de faire tomber
00:07:42les bases d'Al-Qaïda,
00:07:45de faire tomber
00:07:46le gouvernement taliban
00:07:49en place à cette période,
00:07:51et s'ils s'étaient retirés,
00:07:53ils n'auraient pas été considérés
00:07:54comme une armée d'invasion.
00:07:55Comme nous,
00:07:55on a été considérés
00:07:57comme une armée d'invasion
00:07:58au Mali.
00:07:59Je vous rappelle qu'au Mali,
00:08:00au bout de trois ans,
00:08:02ils ne voulaient plus nous voir.
00:08:03C'est ça.
00:08:03Ça finit toujours comme ça,
00:08:05en fait,
00:08:05cette intervention sur le sol.
00:08:08On a l'impression
00:08:09d'une armée d'occupation
00:08:09au bout d'un moment.
00:08:10Exactement.
00:08:10La population se retournera
00:08:12forcément contre l'armée d'éducation.
00:08:14Après la Seconde Guerre mondiale,
00:08:15les Américains
00:08:16qui étaient sur notre sol,
00:08:17on les considérait
00:08:18comme une armée d'occupation.
00:08:19Certains les considéraient
00:08:20comme une armée d'occupation.
00:08:21En revanche,
00:08:22je pense qu'on aurait dû
00:08:23saisir l'occasion
00:08:23pour aller jusqu'au bout
00:08:24de notre démarche,
00:08:25c'est-à-dire faire tomber
00:08:26ce régime-là
00:08:27de l'intérieur,
00:08:28former une résistance.
00:08:29Ça, c'est faisable aussi.
00:08:30On sait faire.
00:08:31Et de façon à ce que
00:08:32les Iraniens...
00:08:34Je vais vous dire pourquoi.
00:08:35Parce que les Iraniens,
00:08:36ce n'est pas la Libye,
00:08:38ce n'est pas l'Afghanistan,
00:08:39c'est un peuple perse
00:08:40millénaire
00:08:41avec des valeurs.
00:08:42Moi, je suis en relation
00:08:43avec des Iraniens.
00:08:45Ils veulent des élections.
00:08:45Ils veulent un référendum
00:08:47pour savoir
00:08:47s'ils remettent en place
00:08:48une monarchie
00:08:48ou une république.
00:08:50Elle ne sera plus islamique.
00:08:51Mais pourquoi je pense à ça ?
00:08:52Parce que par répercussion,
00:08:54on va retrouver
00:08:55une stabilité autour d'Israël.
00:08:56Parce qu'aujourd'hui,
00:08:57quel est l'état principal
00:08:59qui finance,
00:09:00qui pousse les proxys
00:09:01autour d'Israël
00:09:02pour qu'ils s'attaquent à Israël ?
00:09:03C'est l'Iran.
00:09:04Si le Hezbollah disparaît,
00:09:06si le Hamas disparaît,
00:09:07si les outils sont anéantis,
00:09:10il y aura un peu plus de paix
00:09:11autour d'Israël.
00:09:12Et on va peut-être retrouver
00:09:13à terme deux États.
00:09:15Parce qu'aujourd'hui,
00:09:16on est incapable
00:09:17d'avoir deux États en paix
00:09:18puisqu'il y a justement
00:09:19l'Iran qui pousse à...
00:09:21Mais justement,
00:09:22on a l'impression
00:09:23que c'est la suite
00:09:24des opérations
00:09:26de Netanyahou.
00:09:27D'abord, le Hamas,
00:09:29à Gaza,
00:09:30le Hezbollah au Liban
00:09:31et maintenant l'Iran
00:09:32en disant...
00:09:33Et les outils, bien sûr,
00:09:34avec toujours l'aide
00:09:35et le soutien
00:09:35quand même des États-Unis.
00:09:37Sans ça,
00:09:37ce serait impossible.
00:09:38Or, aux États-Unis,
00:09:39on voit bien que Donald Trump
00:09:40ne veut pas être
00:09:41le président de la guerre.
00:09:42Donc, il montre des muscles
00:09:44en disant, voilà,
00:09:44nous, on est capables
00:09:45de vous bombarder.
00:09:45Maintenant, vous avez compris.
00:09:47L'Iran réplique
00:09:48en prévenant,
00:09:50attention,
00:09:50on va bombarder
00:09:51une base américaine.
00:09:52Il y a eu zéro mort.
00:09:55Et quasiment pas de dégâts.
00:09:57Donc, on est sur du théâtre,
00:09:58là, diplomatique.
00:10:00Mais j'ai l'impression
00:10:01qu'aux États-Unis,
00:10:01il y a quand même
00:10:02un débat au cœur de l'État
00:10:03entre ceux qui veulent
00:10:04pousser au changement de régime
00:10:05et ceux qui disent
00:10:06ça suffit,
00:10:07on verra ça plus tard.
00:10:08Je pense qu'aujourd'hui,
00:10:10aux États-Unis,
00:10:12ils ont connu
00:10:13quand même
00:10:13beaucoup de temps compliqué
00:10:15et difficile
00:10:16avec toutes les interventions
00:10:17que les États-Unis
00:10:19ont pu faire.
00:10:20Ça coûte très cher, surtout.
00:10:21Ça coûte cher,
00:10:21mais il y a des vies humaines aussi.
00:10:23Et bien sûr.
00:10:23Depuis le Vietnam,
00:10:25les interventions...
00:10:25Sur ce qui est
00:10:25des interventions au sol,
00:10:27c'est un massacre.
00:10:28Mais c'est un massacre.
00:10:29Les gens sont...
00:10:30Entre les décès,
00:10:32les traumatisés à vie
00:10:33et les blessés
00:10:34qui gardent des séquelles à vie aussi,
00:10:36l'opinion publique américaine
00:10:37n'en veut plus.
00:10:38Évidemment.
00:10:39Les intérêts américains
00:10:40sont loin de ces théâtres d'opération.
00:10:41Exactement.
00:10:42Ils ne voient pas
00:10:43la nécessité d'aujourd'hui
00:10:45d'aller changer un régime.
00:10:46Cependant,
00:10:46je pense qu'en Europe aussi,
00:10:48l'Europe voit à court terme,
00:10:50je pense que s'il y a
00:10:51une stabilité autour d'Israël,
00:10:52on aura une stabilité aussi en Europe
00:10:54parce que...
00:10:56Enfin,
00:10:57vous êtes bien aperçus
00:10:59que depuis le 7 octobre
00:11:00en Europe,
00:11:01je parle bien de l'Europe,
00:11:02je ne m'étends pas
00:11:03sur le reste de l'Occident
00:11:04et les Etats-Unis,
00:11:05en Europe,
00:11:05il y a quand même deux camps
00:11:06qui s'affrontent idéologiquement.
00:11:08Il y a les pro-palestiniens,
00:11:09les pro-Hamas
00:11:09et les pro-Israël.
00:11:11On est tous
00:11:13les uns contre les autres
00:11:14aujourd'hui, face à face.
00:11:15Donc ça fait un débat politique,
00:11:17ça repolitise
00:11:17le champ politique européen.
00:11:19Bien sûr.
00:11:19Moi, je pense honnêtement
00:11:22que tant qu'il y aura
00:11:23le Hamas,
00:11:24tant qu'il y aura le Hezbollah,
00:11:25il n'y aura pas la paix là-bas
00:11:25parce qu'ils ne veulent pas...
00:11:27Mais justement,
00:11:27où on en est
00:11:28du Hamas et du Hezbollah ?
00:11:31Parce que...
00:11:32Ça continue le Hamas.
00:11:33Ça continue le Hamas.
00:11:34Le Hezbollah a été amoindri,
00:11:35a été...
00:11:36De beaucoup quand même
00:11:37entre les opérations spéciales,
00:11:39les pagers.
00:11:39Bien sûr, bien sûr.
00:11:40On voit l'état de Gaza
00:11:42qui a été rasé quasiment.
00:11:44Je veux bien que la masse continue.
00:11:45Mais le patient bouge encore.
00:11:46Quel moyen ?
00:11:47Il bouge encore.
00:11:48Il bouge encore.
00:11:49Et je pense que tant qu'on n'aura pas
00:11:50été jusqu'au bout,
00:11:51c'est-à-dire aussi
00:11:51couper le cordon
00:11:53entre l'Iran
00:11:54et ses organisations terroristes,
00:11:57parce que ce sont des organisations terroristes,
00:11:58je pense que ça continuera.
00:12:02Ça ne fait que reporter le problème.
00:12:04Là, il y a un temps de pause.
00:12:05Je pense qu'avec ce qu'a fait
00:12:07Donald Trump,
00:12:08effectivement,
00:12:09il a frappé.
00:12:09C'était spectaculaire.
00:12:10La guerre de la communication,
00:12:11la guerre des images également.
00:12:13Enfin, les images...
00:12:14Ce qu'ils ont pu montrer.
00:12:16C'est ce qui s'est passé après
00:12:17avec cette communication
00:12:18assez forte.
00:12:20Vous avez vu comment les gens...
00:12:22Certains comparent ça
00:12:24au 6 juin 44 quand même.
00:12:25Bon, ça va un peu loin.
00:12:26Non, mais tout était vraiment
00:12:27dans la démesure.
00:12:28C'est dans la démesure.
00:12:29C'est à l'américaine.
00:12:30Tout est à la démesure.
00:12:31En revanche,
00:12:32je pense que le programme nucléaire
00:12:33iranien aujourd'hui
00:12:35a été ralenti,
00:12:37freiné,
00:12:39amoindri,
00:12:40mais il n'est pas stoppé.
00:12:42Il n'est pas stoppé.
00:12:43Et je ne pense pas que
00:12:44le pouvoir en place
00:12:45veut s'arrêter.
00:12:47Et c'est là que je trouve
00:12:48qu'on est court-termiste
00:12:50et on est petits bras
00:12:50parce qu'on va le retrouver
00:12:52dans 5-6 ans.
00:12:53Donc, on ne fait que reporter le problème.
00:12:55Je pense que
00:12:55depuis 1979,
00:12:58ce régime a démontré
00:12:59sa volonté
00:13:01de détruire Israël.
00:13:02Donc,
00:13:02le jour où
00:13:04ils ont la capacité
00:13:05de l'arme nucléaire,
00:13:07c'est terminé.
00:13:08Mais est-ce que
00:13:08ce n'est pas aussi
00:13:09pour se protéger
00:13:10justement d'un changement de régime
00:13:11et dire
00:13:11nous, on a la bombe
00:13:12maintenant,
00:13:13ne venez pas ici.
00:13:13Mais bien sûr.
00:13:14Ce n'est pas pour l'utiliser
00:13:14contre Israël.
00:13:15Les deux.
00:13:16Le jour où ils ont la bombe,
00:13:20c'est la République islamique d'Iran.
00:13:22C'est la première république islamique,
00:13:24cette république.
00:13:25Pour moi,
00:13:25c'est une date très importante
00:13:26dans la géopolitique mondiale.
00:13:29C'est qu'à partir de 1979,
00:13:31les autres ont dit
00:13:32c'est possible.
00:13:331979,
00:13:34c'est un tournant.
00:13:351928,
00:13:36la création des frères musulmans,
00:13:37c'est quelque chose d'important.
00:13:38Mais 1979,
00:13:39c'est un tournant aussi.
00:13:40Mais ils sont quand même
00:13:40assez isolés.
00:13:42Aujourd'hui,
00:13:42le régime iranien,
00:13:44on ne voit pas de support
00:13:45quand même franc et massif
00:13:46ni des Chinois,
00:13:47ni des Russes
00:13:47qui sont pourtant
00:13:48soi-disant alliés.
00:13:50C'est pour ça que je pense
00:13:51qu'on a loupé le coche.
00:13:52On a loupé le coche en 2022
00:13:53quand il y a eu
00:13:54cette pauvre femme
00:13:55qui a été arrêtée
00:13:56parce qu'elle avait le foulard
00:13:57qui était mal mis.
00:13:58Il y a eu la révolution verte aussi.
00:13:59Il y a eu la petite révolution derrière.
00:14:01Mais là,
00:14:01ça a été réprimé.
00:14:02C'est des Iraniens
00:14:04qui m'ont expliqué,
00:14:04qui m'ont dit
00:14:05qu'il y a eu
00:14:06de nombreux morts
00:14:07et encore plus
00:14:07que ce qu'on peut lire
00:14:09dans les médias.
00:14:09Il y a eu beaucoup
00:14:10de pendaisons
00:14:11de soi-disant agents étrangers.
00:14:12C'est récent ça.
00:14:14Mais à cette période-là,
00:14:15on aurait pu déjà commencer.
00:14:16Les services,
00:14:17certains services
00:14:18ont la capacité clandestine
00:14:20de changer un service,
00:14:21de changer un régime
00:14:22de l'intérieur
00:14:23sans invasion
00:14:25parce que je pense
00:14:25qu'ils ne feront pas...
00:14:27Déjà, on voit
00:14:27que le Mossad
00:14:29avait beaucoup d'informations
00:14:30sur les dignitaires iraniens
00:14:31quand on voit les frappes
00:14:32qui ont été faites
00:14:32pour...
00:14:33Et beaucoup d'agents infiltrés,
00:14:34beaucoup de sources.
00:14:36C'est quand même...
00:14:37Bien sûr.
00:14:38Impressionnant.
00:14:38Merci beaucoup Pierre Martinet,
00:14:41ancien du service action
00:14:42de la DGSE,
00:14:43auteur de
00:14:43Pris en otage,
00:14:44audition Mareuil.
00:14:45C'était pour faire le point
00:14:46un peu sur la suite
00:14:47des opérations avec l'Iran.
00:14:49On va marquer une courte pause
00:14:50et se retrouver dans un instant
00:14:51pour l'édito.
00:14:51Prenez votre gilet de sauvetage.
00:14:53On va monter sur le paquebot
00:14:54France.
00:14:56Pas le France.
00:14:57Sud Radio.
00:14:57Parlons vrai.
00:14:58Parlons vrai.
00:14:58Sud Radio.
00:14:59Parlons vrai.
00:14:59Sud Radio.
00:15:00Parlons vrai.
00:15:01Les énormes soldes
00:15:02débarquent chez Conforama.
00:15:03Le lavelin Scandi
00:15:04passe à moins 30%,
00:15:05soit 298,61 euros.
00:15:07Pour une capacité de 10 kilos
00:15:08et une classe énergétique
00:15:10énorme !
00:15:11Conforama.
00:15:12Offre valable selon date des soldes
00:15:13et dans la limite des stocks,
00:15:14voire conditions sur
00:15:15Conforama.fr.
00:15:17Sud Radio Mazamé.
00:15:18104.1.
00:15:19Sud Radio.
00:15:20Oh là là là, décidément,
00:15:21il n'y a plus de saison.
00:15:22Ah ah, sauf chez Biocop.
00:15:24Parce que dans tous nos magasins,
00:15:26100% de nos fruits et légumes
00:15:27sont bio et 100% de saison.
00:15:29Biocop s'engage pour vous permettre
00:15:30de choisir vos produits
00:15:31les yeux fermés
00:15:31et sans compromis
00:15:32sur la qualité ou la santé.
00:15:34Comme ça,
00:15:34la seule question à se poser,
00:15:36c'est ce que vous allez manger ce soir.
00:15:37Et puis,
00:15:37si vous êtes en panne d'idées,
00:15:38nos concombres
00:15:39origines français croquants
00:15:40sont au prix engagé
00:15:41de 2,50 euros le lot de 2
00:15:42et 1,40 euros l'unité.
00:15:44Biocop.
00:15:45Opération valable
00:15:45du 26 au 30 juin
00:15:46dans les magasins Biocop participants.
00:15:48Et retrouvez nos engagements
00:15:49sur biocop.fr.
00:15:51Vous aimez Sud Radio ?
00:15:52Bonne nouvelle,
00:15:53elle vous accompagne partout.
00:15:55Demandez simplement
00:15:56OK Google,
00:15:57lance Sud Radio
00:15:57ou Alexa,
00:15:58joue Sud Radio
00:15:59sur vos enceintes collectées.
00:16:01Et pour ne rien rater,
00:16:02retrouvez-nous aussi
00:16:02sur sudradio.fr,
00:16:04Facebook,
00:16:04Twitter,
00:16:05Instagram
00:16:05et YouTube.
00:16:06Sud Radio,
00:16:07parlons vrai,
00:16:08partout où vous êtes.
00:16:09Moi, je suis trop sentimental.
00:16:11J'ai gardé mon sac d'école.
00:16:12Je sais, c'est bête,
00:16:13mais il y était plein
00:16:13de petits mots doux,
00:16:14de billes.
00:16:15Il faisait même poteau de foot.
00:16:16Avouez,
00:16:17ça vous met une petite larme
00:16:18à l'œil, là, non ?
00:16:19Et puis un jour,
00:16:20on le met au placard,
00:16:21juste parce qu'on a grandi.
00:16:22Mais c'est pas juste, en fait.
00:16:23On peut faire mieux pour lui.
00:16:24Jusqu'au 14 septembre,
00:16:26contre votre ancien cartable,
00:16:27même s'il est usé,
00:16:28Cultura vous offre
00:16:29un bon d'achat
00:16:29de 10 euros valable
00:16:30en magasin
00:16:31et sur Cultura.com.
00:16:32Elle est pas belle,
00:16:33la seconde vie ?
00:16:34Cultura.
00:16:35La culture avec un grand A.
00:16:37Voir conditions en magasin
00:16:38et sur Cultura.com.
00:16:39Pour garder la forme,
00:16:41j'agis.
00:16:42Pour assurer ma santé,
00:16:43j'agis.
00:16:45Pour mon entreprise,
00:16:47j'agis.
00:16:48Pour assurer mon avenir,
00:16:50j'agis.
00:16:52Pour donner des soins,
00:16:54j'agis.
00:16:55Pour préparer ma retraite,
00:16:57j'agis.
00:16:57Pour mon logement,
00:17:01j'agis.
00:17:01Pour assurer mon emprunt.
00:17:04Épargne,
00:17:04retraite,
00:17:05assurance emprunteur,
00:17:06prévoyance,
00:17:06santé.
00:17:07Avec Agipi,
00:17:08vous êtes assurés
00:17:08et associés.
00:17:10Chez Butte,
00:17:10il paraît que les soldes
00:17:11sont jusqu'à moins 50%.
00:17:12Je demande un exemple
00:17:13à tout prix.
00:17:14Inspirez-moi.
00:17:15Oui, oui.
00:17:15Chez Butte,
00:17:16l'aspirateur balai Roventa
00:17:17passe de 229,99
00:17:18à 129,99 euros seulement.
00:17:21Pour la limite,
00:17:22les stocks disponibles
00:17:22pour produits concernés
00:17:23en magasin
00:17:24et sur Butte.fr.
00:17:25Jouez club !
00:17:26Jouez en famille !
00:17:27Jouez avec le plus mignon
00:17:29des extraterrestres.
00:17:30Jouez à l'infini
00:17:31avec Jouez Club !
00:17:32Jusqu'au 2 juillet
00:17:33avec 20% de remise
00:17:34sur tous les jeux
00:17:34de société Monopoly
00:17:35et Asbro Gaming.
00:17:37Le Monopoly Stitch
00:17:38est à 22,39 euros
00:17:39au lieu de 27,99 euros.
00:17:41Jouez Club !
00:17:42Réservez au porteur
00:17:43de la carte magique
00:17:43modalité sur jouezclub.fr.
00:17:46A tout instant,
00:17:47écoutez Sud Radio
00:17:47en voiture,
00:17:48au travail,
00:17:49depuis votre smartphone.
00:17:51Installez l'application
00:17:52Sud Radio
00:17:52depuis le Google Play
00:17:53ou l'App Store.
00:17:56Si vous aimez la qualité,
00:17:57essayez-la à prix discount.
00:17:58Ben oui,
00:17:59chez Aldi,
00:17:59nos fruits et légumes
00:18:00ont tout de très bons
00:18:01fruits et légumes.
00:18:02Bien cuisinés
00:18:03ou dévorés
00:18:04juste comme ça,
00:18:05ils vous feront dire
00:18:05« Oh, j'adore l'été !
00:18:07Il y a tous mes fruits préférés ! »
00:18:08Oui, vraiment,
00:18:09ils sont très bons
00:18:10mais à prix discount
00:18:11puisque nos clients
00:18:12les payent 23% moins cher
00:18:13que la moyenne du marché.
00:18:14Eh ouais !
00:18:15Aldi,
00:18:16la meilleure qualité
00:18:17à prix discount.
00:18:18Source Cantar,
00:18:19prix moyen payé au kilo
00:18:19de fruits et légumes
00:18:20chez Aldi
00:18:21versus prix moyen payé au kilo
00:18:22sur le marché.
00:18:23Cumule 4 semaines
00:18:23au 23 mars 2025.
00:18:24Alexis Poulin,
00:18:27sans réserve,
00:18:28l'édito.
00:18:29Ça fuit ?
00:18:30Est-ce que vous vous êtes aperçu
00:18:31qu'il pleuvait ?
00:18:32Je viens de le voir,
00:18:33monsieur le Premier ministre.
00:18:34On m'avait dit
00:18:34que l'hémicycle était étanche.
00:18:36Vous ferez attention
00:18:37avant de monter.
00:18:39Faites attention
00:18:40avant de monter
00:18:40dans le paquebot France.
00:18:42Alors,
00:18:42pas celui qui s'appelait
00:18:43paquebot France,
00:18:44le paquebot France
00:18:44sous la direction
00:18:45du capitaine Macron.
00:18:47Attention,
00:18:47la direction,
00:18:48c'est quand même
00:18:48le fond de l'Atlantique.
00:18:50Depuis l'élection
00:18:50du capitaine Macron,
00:18:52donc en 2017,
00:18:52on a complètement largué
00:18:54les amarres,
00:18:55mais forcément,
00:18:56on navigue
00:18:56en pleine tempête
00:18:57et avec un gouvernail
00:18:59en mousse,
00:18:59une boussole
00:19:00qui pointe vers
00:19:01l'abysse fiscal
00:19:02et l'abysse de la dette,
00:19:03bien sûr.
00:19:04J'espère que vous avez
00:19:05un gilet de chauvetage
00:19:06avec vous.
00:19:06On embarque
00:19:07pour le grand naufrage
00:19:08tricolore.
00:19:09D'abord,
00:19:09on va visiter
00:19:10le pont supérieur.
00:19:11On va dire
00:19:11que c'est l'économie.
00:19:13Alors,
00:19:13Emmanuel Macron a décidé
00:19:14de transformer la France
00:19:15en start-up nation
00:19:16et on voit maintenant
00:19:17des licornes gambadées,
00:19:18effectivement,
00:19:19mais surtout des factures
00:19:20d'électricité
00:19:21qui galopent comme des pursans
00:19:22et surtout des faillites
00:19:23d'entreprises à la chaîne.
00:19:24Silicon sont ces start-up
00:19:26financées à coups de milliards
00:19:27mais qui n'emploient pas
00:19:28beaucoup de monde.
00:19:29Le pouvoir d'achat,
00:19:30bon,
00:19:30c'est l'équivalent
00:19:32de la plongée sous-marine
00:19:33en apnée,
00:19:33façon Jacques Mayol.
00:19:35Sauf qu'à la fin,
00:19:36quand on finit
00:19:37et qu'on descend
00:19:37après plusieurs mètres,
00:19:39il n'y a pas de dauphin au fond
00:19:40mais on trouve un vieux frigo
00:19:41rouillé et complètement vide.
00:19:42Les impôts,
00:19:43vous allez me dire,
00:19:43c'est comme un bandrequin
00:19:45toujours là
00:19:45à tourner autour du canot
00:19:47de sauvetage
00:19:48du pauvre Nicolas
00:19:49qui rame,
00:19:50prêt à recueillir
00:19:50la dernière goutte
00:19:51de son sang.
00:19:52Et puis,
00:19:53maintenant,
00:19:53on va descendre
00:19:54dans le pont inférieur.
00:19:55Attention,
00:19:55c'est là où ça devient compliqué.
00:19:56Cohésion sociale,
00:19:58on se rappelle les gilets jaunes,
00:19:59eux avaient non pas
00:20:00un gilet de sauvetage
00:20:01mais un gilet jaune.
00:20:02Ils avaient sonné l'alarme
00:20:03en 2018
00:20:03sur le pouvoir d'achat
00:20:04et depuis,
00:20:05on a l'impression
00:20:06que tout le monde
00:20:06a gardé son gilet
00:20:07dans son placard,
00:20:08prêt à imploser
00:20:08comme le sous-marin,
00:20:10vous savez,
00:20:10qui visitait
00:20:11l'épave du Titanic.
00:20:12Ça, c'était
00:20:12il y a quelques mois.
00:20:14La manif contre
00:20:14les retraites,
00:20:15bon,
00:20:16on a eu les lacrymos
00:20:17et puis,
00:20:18ça a fini par un conclave
00:20:19raté
00:20:19avec François Bayrou
00:20:20qui explique
00:20:21que les jeunes
00:20:21devraient se révolter
00:20:22parce qu'ils n'auront
00:20:22pas de retraite.
00:20:23En gros,
00:20:24la sécurité,
00:20:25une accumulation
00:20:26de faits divers
00:20:26entre guillemets
00:20:27avec le déni
00:20:28des responsables politiques
00:20:30et la volonté
00:20:30de répondre
00:20:32à la violence
00:20:32par la vidéosurveillance
00:20:34avec,
00:20:34on sent bien
00:20:35que tout ça glisse
00:20:36comme une anguille
00:20:37vers une société
00:20:37du QR code
00:20:38pour tout le monde.
00:20:40Que dire
00:20:40de la salle des machines ?
00:20:42Attention,
00:20:42là,
00:20:42c'est très sale.
00:20:43Le gouvernail,
00:20:44soit il est à l'arrêt,
00:20:45soit c'est la case
00:20:46endettement maximum,
00:20:47mais pas pour la santé,
00:20:48non.
00:20:48L'idée,
00:20:49c'est de transformer
00:20:50ce paquebot luxueux
00:20:51qu'était la France
00:20:52en une sorte
00:20:53de destroyer en plastique
00:20:55avec des torpilles,
00:20:56des exocètes,
00:20:56des gros canons.
00:20:57Bref,
00:20:58tout l'argent
00:20:58va aller vers la défense,
00:21:00les 5% bien sûr
00:21:01pour l'OTAN.
00:21:03Le clou du spectacle,
00:21:05évidemment,
00:21:05c'est l'équipage.
00:21:06Depuis 2017,
00:21:08l'Assemblée nationale
00:21:09ressemble à un épisode
00:21:10des naufragés
00:21:11sur Koh-Lanta.
00:21:13Vous savez,
00:21:14des alliances improbables,
00:21:15des trahisons,
00:21:15on essaye de bouffer
00:21:16des bulots.
00:21:17Et puis,
00:21:18il y a des conseils
00:21:18avec des torches enflammées
00:21:20en disant que la sentence
00:21:21est irrévocable.
00:21:22Toi,
00:21:22tu ne seras plus
00:21:23Premier ministre.
00:21:23Résultat,
00:21:25dissolution en 2024
00:21:26et vous avez entendu,
00:21:27maintenant,
00:21:28ça fuit même
00:21:28à l'Assemblée nationale.
00:21:30Mais le mieux,
00:21:31c'est le capitaine,
00:21:32le capitaine Macron.
00:21:34Alors lui,
00:21:34pour lui,
00:21:35c'est la croisière
00:21:36s'amuse.
00:21:36Des dîners,
00:21:37des dîners d'État,
00:21:38des voyages internationaux,
00:21:39des dépenses sans compter
00:21:40pour le prestige
00:21:41avec un seul mot d'ordre.
00:21:42Ce n'est pas ma faute,
00:21:44c'est l'équipage
00:21:44et les passagers
00:21:45qui sont nuls
00:21:45mais quand même,
00:21:46il sait dire merci.
00:21:47Je voudrais dire
00:21:48un très grand merci.
00:21:49Merci,
00:21:49merci,
00:21:50un très grand merci.
00:21:51On a l'impression
00:21:52que c'est déjà
00:21:52un peu comme le capitaine
00:21:53du Cossia Concordia.
00:21:54Tu sais,
00:21:55il se barre en plein naufrage.
00:21:56C'est un peu ça.
00:21:57Pour les matelots,
00:21:58c'est le sauf qui peut.
00:21:59Sauf que je vous préviens,
00:22:00il n'y aura pas
00:22:01de gilet de sauvetage
00:22:01pour tout le monde.
00:22:02Et pour les passagers,
00:22:03il est temps de sortir
00:22:05de sa cabine
00:22:05et peut-être de choisir
00:22:07la prochaine escale.
00:22:09Bon,
00:22:09je ne voudrais pas trop
00:22:09plomber l'ambiance.
00:22:11Rassurez-vous,
00:22:12on flante au corps,
00:22:12tout n'est pas perdu
00:22:13et on va être peut-être
00:22:15en mode croisière
00:22:16s'amuse un peu.
00:22:16Ah voilà,
00:22:18c'est rassurant.
00:22:23Allez,
00:22:24montez à bord.
00:22:26Et on va accueillir
00:22:27notre prochain passager.
00:22:33Alexis Poulin,
00:22:34sans réserve,
00:22:35l'invité.
00:22:36Et notre prochain passager,
00:22:38c'est Marc Toiti
00:22:38qui monte à bord
00:22:40du paquebot
00:22:41de l'amour,
00:22:42de la dette plutôt.
00:22:43Marc Toiti,
00:22:45économiste,
00:22:46et conseiller économique
00:22:48chez Itoro
00:22:48avec la chaîne Marc Toiti TV
00:22:50sur YouTube.
00:22:50Bonjour.
00:22:52Merci.
00:22:53Bravo pour votre chronique.
00:22:55Elle est exceptionnelle.
00:22:56Franchement,
00:22:57c'est tellement bien dit,
00:22:58c'est tellement vrai.
00:22:59C'est assez incroyable d'ailleurs.
00:23:00Ça fait quand même froid
00:23:01dans le dos
00:23:01parce qu'on se dit
00:23:02quand même,
00:23:03on y va.
00:23:04C'est vraiment le Titanic.
00:23:05Moi, c'est l'image que je te donnais.
00:23:06Et on joue de l'orchestre
00:23:07qui joue de la musique.
00:23:08C'est ça.
00:23:08J'ai oublié l'orchestre.
00:23:09C'est vrai,
00:23:09j'ai oublié l'orchestre.
00:23:10Mais alors,
00:23:10qui est l'orchestre
00:23:11qui joue de la musique
00:23:12parce que quand même,
00:23:13on apprend cette semaine
00:23:14que la dette française explose.
00:23:16Bon, on le savait,
00:23:16mais c'est avéré.
00:23:18De l'autre côté,
00:23:19on a un conclave
00:23:20sur les retraites
00:23:21où François Bayrou explique
00:23:22qu'il n'y a pas de solution,
00:23:23mec, c'est compliqué.
00:23:23Mais bon,
00:23:24vous comprenez.
00:23:25Emmanuel Macron
00:23:26qui était à l'OTAN
00:23:26qui dit
00:23:27mais c'est pas grave,
00:23:28vous savez,
00:23:285% pour la défense,
00:23:29ça fait 140 milliards par an
00:23:30alors qu'on cherche 40 milliards
00:23:32et qu'on n'y arrive pas.
00:23:33Comment c'est possible
00:23:35d'en arriver là
00:23:35et pourquoi les politiques
00:23:37continuent de jouer l'évitement
00:23:38alors que quand on regarde les chiffres,
00:23:41ils sont catastrophiques ?
00:23:43Complètement.
00:23:44Je veux dire,
00:23:44les retenus de la France
00:23:44c'est une situation cataclysmique,
00:23:46j'ai envie de dire.
00:23:47Le drame,
00:23:47c'est que le bateau brûle justement
00:23:49mais personne ne se rend compte,
00:23:50personne ne réagit.
00:23:52Alors je vais vous dire pourquoi tout à l'heure,
00:23:53c'est tout simplement
00:23:53parce que pour l'instant,
00:23:55par miracle,
00:23:56la note de la France,
00:23:57de la dette publique française
00:23:58n'a toujours pas été dégradée.
00:24:00Et c'est ça qui nous permet
00:24:01de tenir, si vous voulez,
00:24:02de continuer à jouer de la musique
00:24:04alors qu'on voit que le bateau coule.
00:24:05Mais je vais y revenir,
00:24:06mais simplement sur ces chiffres
00:24:07parce que je pense
00:24:08qu'on ne se rend pas bien compte
00:24:09de ce qui est en train de nous arriver.
00:24:10Je ne veux pas donner trop de chiffres
00:24:11mais quand même,
00:24:12c'est important de voir
00:24:13cette réalité en face.
00:24:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:24:15nous avons 3 346 milliards d'euros
00:24:19de dette publique.
00:24:21C'est évidemment complètement énorme.
00:24:23Depuis 2017,
00:24:24ça a augmenté de quasiment
00:24:251 100 milliards.
00:24:27Vous vous rendez compte ?
00:24:28C'est énorme.
00:24:28Depuis que M. Macron est président,
00:24:301 100 milliards quasiment
00:24:32d'augmentation de la dette publique.
00:24:33Mais à l'arrière,
00:24:34si grâce à cela,
00:24:35on avait eu une croissance forte,
00:24:36on pourrait dire,
00:24:37bon, au diable avance,
00:24:38mais ce n'est même pas le cas.
00:24:39Regardez,
00:24:39si on rapproche,
00:24:41on réduit un petit peu le prisme
00:24:42juste depuis 2020.
00:24:44Regardez ces chiffres incroyables.
00:24:45La dette publique depuis 2020
00:24:47a augmenté de 960 milliards d'euros.
00:24:50Vous vous rendez compte ?
00:24:50C'est la somme énorme.
00:24:52En moins de 5 ans,
00:24:53en 5 ans, on va dire.
00:24:54Sur la même période,
00:24:55de combien a augmenté
00:24:56notre PIB,
00:24:57c'est-à-dire la richesse
00:24:58qu'on crée en France,
00:24:59augmenté de l'inflation ?
00:25:01Elle a augmenté de 500 milliards.
00:25:03Et vous ne rêvez pas,
00:25:05il manque 460 milliards
00:25:07qui ont tout simplement disparu.
00:25:09Si j'augmente ma dette,
00:25:11et quand, en échange de cela,
00:25:12j'ai une croissance forte,
00:25:14j'ai le plein emploi,
00:25:15j'ai les 30 glorieuses,
00:25:17on peut dire,
00:25:17ben, ce n'est pas grave,
00:25:18on peut continuer comme ça.
00:25:19Mais c'est ça qui est dramatique,
00:25:21c'est que nos dirigeants,
00:25:22parce que c'est nos dirigeants,
00:25:23évidemment,
00:25:23qui font cette erreur,
00:25:25augmentent cette dette
00:25:26de façon éhontée.
00:25:28Et moi,
00:25:28je n'ai pas arrêté
00:25:29depuis des années
00:25:29de dire,
00:25:30arrêtez de faire ça,
00:25:31ça suffit.
00:25:32Et le drame,
00:25:33c'est que beaucoup d'économistes,
00:25:34évidemment marqués politiquement,
00:25:36disaient,
00:25:36mais non,
00:25:37on s'en fiche complètement
00:25:38de la dette,
00:25:38tout va très bien,
00:25:40ça ne coûte rien,
00:25:41on va la faire rouler.
00:25:42Et ça,
00:25:43ces personnes sont des personnes
00:25:44complètement irresponsables.
00:25:46Je vais vous donner
00:25:47un chiffre très simple.
00:25:48Vous savez combien ça coûte
00:25:48cette année ?
00:25:49Combien va nous coûter
00:25:50cette année
00:25:50juste la charge
00:25:52d'intérêt de la dette ?
00:25:53C'est-à-dire,
00:25:53les intérêts de la dette,
00:25:55c'est le chiffre de Bercy,
00:25:56ça va nous coûter
00:25:5770 milliards d'euros.
00:25:59Ce qui est le premier poste
00:26:00de dépense
00:26:01devant tous les ministères.
00:26:03Et surtout,
00:26:03complètement jeté en l'air.
00:26:04Et dernièrement,
00:26:05c'est passé inaperçu,
00:26:06mais le ministre de l'économie
00:26:07lui-même a dit
00:26:08qu'à court terme,
00:26:09alors il n'a pas donné de date,
00:26:10mais à court terme,
00:26:11ça veut dire peut-être
00:26:11l'année prochaine,
00:26:12cette charge d'intérêt
00:26:14de la dette,
00:26:14sur une année,
00:26:15va atteindre
00:26:16100 milliards d'euros.
00:26:17Vous vous rendez compte ?
00:26:18Alors, j'ai fait le calcul,
00:26:19tenez-vous bien Alexis,
00:26:20c'est incroyable.
00:26:21En 15 ans,
00:26:22c'est-à-dire,
00:26:22de combien a augmenté
00:26:25juste les intérêts
00:26:26de la dette ?
00:26:27Quasiment
00:26:281000 milliards d'euros.
00:26:30Vous vous rendez compte ?
00:26:31Juste les intérêts,
00:26:32on ne parle pas...
00:26:32Juste les intérêts !
00:26:34C'est-à-dire que ça,
00:26:35ça ne fait pas de la croissance,
00:26:37ça ne fait pas du social,
00:26:38ça ne fait pas des hôpitaux.
00:26:39Vous vous rendez compte
00:26:39de ce qu'on fait
00:26:39avec 1000 milliards d'euros,
00:26:41c'est vraiment jeté
00:26:42par la fenêtre.
00:26:43Comment se fait-il
00:26:44que les agences de notation
00:26:45continuent de noter la France
00:26:47gentiment,
00:26:48on va dire,
00:26:49entre guillemets ?
00:26:50Écoutez,
00:26:50je rappelle,
00:26:51moi je l'ai connu,
00:26:52peut-être que vous vous en souvenez,
00:26:53moi je l'ai vécu de l'intérieur à l'époque,
00:26:54c'est qu'à l'époque
00:26:55de la crise des subprimes,
00:26:56quelques semaines
00:26:57avant que ça n'explose,
00:26:58ces mêmes agences de notation
00:27:00notaient les produits
00:27:02basés sur des subprimes
00:27:03triple A,
00:27:04c'est-à-dire la meilleure note possible.
00:27:06On fait qu'elles ne sont pas
00:27:07du tout crédibles,
00:27:08mais là c'est vrai
00:27:08que pour l'instant,
00:27:09la France,
00:27:10elle est encore double A,
00:27:11alors qu'on mérite
00:27:12le simple A.
00:27:13Mais quand même,
00:27:14depuis quelques mois,
00:27:14les enjeux de notation
00:27:15se disent que c'est
00:27:16la fin du film.
00:27:17Donc elles commencent
00:27:18à prendre leurs précautions.
00:27:20Par exemple,
00:27:20Fitch,
00:27:21une des agences de notation
00:27:22a dit,
00:27:22mon modèle de notation
00:27:23donne une dégradation
00:27:25de la note de la France
00:27:26à simple A,
00:27:27mais pour X raisons,
00:27:28je ne le fais pas.
00:27:29Donc ils ne disent pas pourquoi,
00:27:30ils font confiance au gouvernement
00:27:31pour réduire la dette.
00:27:33Mais bon,
00:27:34mais ils nous disent quand même
00:27:35qu'ils devraient le faire,
00:27:35mais ils ne le font pas.
00:27:36Après, Moody's,
00:27:37encore plus fort,
00:27:38j'ai jamais vu ça en 30 ans de carrière,
00:27:40j'ai jamais vu ça.
00:27:40Moody's nous a dit,
00:27:42écoutez,
00:27:42on a embêté
00:27:42parce qu'on ne peut pas
00:27:44attribuer une note à la France.
00:27:46On ne peut pas.
00:27:47C'est encore mieux.
00:27:48C'est assez incroyable.
00:27:49Et la dernière,
00:27:50Standard & Poor's a dit,
00:27:51bon,
00:27:51effectivement,
00:27:52on devrait dégrader,
00:27:53mais bon,
00:27:53finalement,
00:27:54pour l'instant,
00:27:54on maintient la perspective négative,
00:27:56mais on maintient.
00:27:56Et c'est ça qui nous préserve
00:27:58jusqu'à présent.
00:27:59Le problème,
00:27:59c'est que,
00:28:00je pense qu'après,
00:28:01justement,
00:28:01l'échec de la réforme des retraites,
00:28:04peut-être demain,
00:28:05une autre dissolution de l'Assemblée,
00:28:07peut-être un nouveau gouvernement,
00:28:08etc.
00:28:09Là,
00:28:09ça ne sera plus durable
00:28:10et là,
00:28:11c'est comme avec les subprimes.
00:28:12À un moment,
00:28:12ils n'ont plus le choix.
00:28:13Ils doivent dire la vérité.
00:28:15Ils doivent acquiescer.
00:28:16Et là,
00:28:16ça va être la dégringolade dramatique.
00:28:18Parce que,
00:28:18évidemment,
00:28:19on n'est pas préparé à cela.
00:28:20Et là,
00:28:20la France peut générer
00:28:21une crise,
00:28:22évidemment,
00:28:22politique,
00:28:24financière,
00:28:25sociale,
00:28:25et même une crise
00:28:26de la zone euro
00:28:27au sens large.
00:28:28Mais est-ce que ce n'est pas quelque chose
00:28:29qui est prévu ?
00:28:31On a l'impression que les politiques
00:28:32sont dans le déni.
00:28:33Ils attendent simplement la Troïka,
00:28:35le FMI,
00:28:36la BCE,
00:28:36comme ce qui s'est passé en Grèce,
00:28:38en disant,
00:28:38bon,
00:28:39on lâche les rênes
00:28:39et c'est maintenant
00:28:41un organisme supranational
00:28:43qui va faire ce qui fait mal
00:28:44parce que nous,
00:28:45on ne veut pas le faire
00:28:45pour des raisons politiques.
00:28:47Alors ça,
00:28:47ça fait vraiment froid dans le dos
00:28:48parce que je me souviens,
00:28:49ici même,
00:28:50je ne sais pas si c'est avec vous,
00:28:51avec André,
00:28:51peu importe,
00:28:52mais j'avais dit à l'époque,
00:28:54attention,
00:28:54si on continue comme ça,
00:28:55le FMI va arriver à Paris.
00:28:57Certaines personnes avaient réagi,
00:28:59non,
00:28:59mais vous êtes complotiste,
00:29:00etc.
00:29:01Là,
00:29:01il y a 15 jours,
00:29:02la ministre des Comptes Publics,
00:29:04elle a dit elle-même
00:29:05que si on ne faisait rien,
00:29:07eh bien,
00:29:07on risquait la mise sous tutelle
00:29:09du FMI.
00:29:10Mais est-ce que ce n'est pas le plan ?
00:29:10Est-ce que ce n'est pas le plan ?
00:29:12Non,
00:29:12je n'espère pas.
00:29:13Encore une fois,
00:29:14c'est dramatique.
00:29:14Je n'espère pas que ce soit le plan
00:29:15parce que,
00:29:16encore une fois,
00:29:16rappelez-vous ce que ça signifie.
00:29:18Rappelez-vous ce qui s'est passé en Grèce
00:29:19quand le FMI est arrivé.
00:29:21Eh bien,
00:29:21on a baissé les retraites
00:29:23de 30%.
00:29:24On a baissé
00:29:25les salaires
00:29:27des fonctionnaires
00:29:28de 30%.
00:29:29L'État ne pouvait pas payer
00:29:30certains fonctionnaires.
00:29:31Il a payé l'armée
00:29:32et la police
00:29:32pour maintenir le calme.
00:29:35Mais il y avait des agents
00:29:36de la fonction publique
00:29:37qui n'étaient pas payés
00:29:37pendant plusieurs mois.
00:29:39Vous vous rendez compte ?
00:29:40On ne pouvait pas retirer
00:29:42d'argent aux distributeurs
00:29:44au cliché automatique.
00:29:45Oui,
00:29:45attendez,
00:29:45mais je crois qu'on ne se rend pas compte
00:29:47de ce que ça veut dire
00:29:47une mise sous tutelle du FMI.
00:29:49Alors,
00:29:49évidemment,
00:29:49je ne l'espère pas.
00:29:50Et moi,
00:29:51je n'arrête pas de dire
00:29:51qu'on peut faire différemment,
00:29:53bien entendu.
00:29:54Le problème,
00:29:54c'est que,
00:29:54disons-le,
00:29:55nos dirigeants,
00:29:56et notamment le capitaine
00:29:57que vous avez évoqué tout à l'heure,
00:29:58ne veulent pas.
00:29:59Non.
00:29:59C'est-à-dire,
00:29:59ils ne veulent pas,
00:30:00justement,
00:30:01faire les réformes
00:30:03qui s'imposent.
00:30:04Moi,
00:30:04je suis pour,
00:30:04justement,
00:30:05notamment réduire les impôts
00:30:06et réduire également
00:30:07les dépenses publiques.
00:30:08On n'y a pas le choix.
00:30:09Pourquoi attendre
00:30:10que ce soit le FMI
00:30:11qui le fasse ?
00:30:11Écoute,
00:30:12mais là,
00:30:12ensuite,
00:30:13n'oublions pas que
00:30:14si le FMI arrive,
00:30:15ce sera une crise sociale
00:30:17et sociétale
00:30:18inimaginable.
00:30:19Déjà,
00:30:19quand on voit
00:30:19ce qui s'est passé
00:30:20à la fête de la musique,
00:30:21qui était une fête,
00:30:22ou lors de la récord
00:30:23du PSG,
00:30:24qui était aussi une fête,
00:30:25ils ont tout cassé.
00:30:25Alors,
00:30:26imaginez si demain,
00:30:27ce n'est pas la fête
00:30:27et que c'est vraiment
00:30:28le FMI qui arrive.
00:30:29Je n'imagine même pas
00:30:30ce qui va arriver.
00:30:32Merci,
00:30:33Marc.
00:30:33On va marquer
00:30:33une courte pause
00:30:34et puis se retrouver
00:30:36pour parler,
00:30:36justement,
00:30:36des solutions
00:30:37que ne veulent pas
00:30:38prendre les politiques actuelles
00:30:40et pourquoi
00:30:40ce refus
00:30:42devant l'obstacle.
00:30:43à tout de suite
00:30:44sur Sud Radio
00:30:45avec Marc Toiti,
00:30:47conseiller économique
00:30:48chez Itoro.
00:30:49A tout de suite.
00:30:51Sud Radio,
00:30:52midi 14h,
00:30:54Alexis Poulin,
00:30:55sans réserve.
00:30:57Et on se retrouve
00:30:57avec notre invité
00:30:59Marc Toiti,
00:30:59conseiller économique
00:31:00chez Itoro
00:31:01et bien sûr
00:31:01sa chaîne YouTube
00:31:03Marc Toiti TV
00:31:04pour parler
00:31:05de la dette,
00:31:07évidemment,
00:31:07et des mauvais chiffres
00:31:08en France.
00:31:09Juste avant la pause,
00:31:09on parlait
00:31:10de cette audite,
00:31:13enfin le fait
00:31:13que le constat
00:31:15est là
00:31:15et pourtant
00:31:16les politiques
00:31:16ne veulent pas
00:31:17faire les choix
00:31:19qui s'imposent.
00:31:20Quelles seraient
00:31:21en fait
00:31:22aujourd'hui
00:31:23les choses à faire
00:31:24pour éviter
00:31:25l'emballement
00:31:26encore au-delà
00:31:27de cette dette ?
00:31:29Alors la solution
00:31:30elle est très simple,
00:31:31il faut d'abord
00:31:31effectivement
00:31:31rassurer les Français
00:31:33j'ai envie de dire
00:31:34et pour ce faire
00:31:35il faut faire ce que j'appelle
00:31:36une thérapie de choc
00:31:37bienveillante.
00:31:37Ça veut dire
00:31:38il ne faut pas
00:31:38mettre du doliprane,
00:31:40réduire 10 milliards par C,
00:31:41augmenter 10 milliards par là,
00:31:42non.
00:31:42Ça c'est quand on a mal
00:31:43à la tête
00:31:43mais ça ne résout pas
00:31:45un grave problème,
00:31:46une grave maladie
00:31:46comme aujourd'hui
00:31:47à la France
00:31:47avec cette épée publique.
00:31:48Donc il faut cette thérapie
00:31:49de choc
00:31:49mais bienveillante.
00:31:50Ça veut dire
00:31:50il ne faut pas simplement
00:31:51baisser n'importe comment
00:31:52les dépenses publiques
00:31:53et d'abord j'ai envie de dire
00:31:54pour redonner confiance
00:31:55aux Français
00:31:55il faut,
00:31:56tenez-vous bien,
00:31:57baisser les impôts.
00:31:58Baisser les impôts
00:31:59sur les entreprises
00:32:01et sur les ménages
00:32:02bien entendu.
00:32:02Par exemple baisser la CSG
00:32:04qui est un impôt
00:32:04que tout le monde paye.
00:32:05J'ai fait des simulations
00:32:06où on pourrait baisser
00:32:07de 25 milliards d'euros
00:32:08cette CSG.
00:32:09Je rappelle que la CSG
00:32:09a été créée en 1991
00:32:11par Michel Rocard.
00:32:12A la base c'était 1%.
00:32:14Maintenant on est à 9,2%.
00:32:15Il y a plus de 17%
00:32:17pour l'épargne.
00:32:18On voit que
00:32:18évidemment c'est dramatique.
00:32:19Donc là on peut baisser
00:32:20de 25 milliards.
00:32:21Pareil sur les entreprises.
00:32:22Réduire notamment
00:32:23et supprimer l'impôt
00:32:23sur la production.
00:32:2525 milliards ça veut dire
00:32:26bon on baisse les impôts
00:32:27de 50 milliards d'euros
00:32:27vous allez dire
00:32:28comment on finance ?
00:32:29C'est pas compliqué
00:32:29si justement
00:32:30j'ai baisse les impôts
00:32:31j'ai moins besoin
00:32:32de niche fiscale
00:32:33ça permet de gagner
00:32:34justement quelques recettes en plus
00:32:38et parallèlement
00:32:39on aurait une croissance
00:32:40qui va être plus dynamique.
00:32:42Donc ces 50 milliards
00:32:42vont nous coûter
00:32:43seulement 20 milliards d'euros.
00:32:45Mais surtout
00:32:45dans le même temps
00:32:46il faut réduire
00:32:48les dépenses publiques.
00:32:50Et c'est ça qui ne passe pas.
00:32:51C'est là où
00:32:52tous les dirigeants français
00:32:53depuis la seconde
00:32:54il y a de l'après
00:32:55on va dire les années 50
00:32:56tous les dirigeants français
00:32:57ont refusé
00:32:59de baisser
00:32:59la dépense publique
00:33:00et même
00:33:01ils ont continué
00:33:02de l'augmenter
00:33:02en permanence.
00:33:03Sachez que
00:33:04depuis qu'on a des statistiques
00:33:05la dépense publique
00:33:06n'a jamais baissé
00:33:07en France.
00:33:08Elle n'a fait qu'augmenter
00:33:09c'est ça.
00:33:09Elle n'a fait qu'augmenter.
00:33:10Tout comme le nombre
00:33:11de fonctionnaires
00:33:12on a eu
00:33:13de nombre de déclarations
00:33:14Nicolas Sarkozy
00:33:15etc.
00:33:16qui disait
00:33:16on va réduire par deux
00:33:17etc.
00:33:17En réalité
00:33:18le nombre de fonctionnaires
00:33:19ne fait qu'augmenter
00:33:19là aussi.
00:33:20c'est une arnaque complète
00:33:22alors ça augmente plus
00:33:23avec M. Macron
00:33:24mais même M. Sarkozy
00:33:25ça a augmenté
00:33:25à l'époque de 0,6%
00:33:26pendant son mandat.
00:33:27J'ai regardé les chiffres
00:33:28vous savez
00:33:28depuis 1997
00:33:30le nombre d'agents
00:33:31de la fonction publique
00:33:32a augmenté de 22%
00:33:34on a des comptes
00:33:34plus d'un million
00:33:35de personnes supplémentaires.
00:33:36On a aujourd'hui
00:33:366,1 millions
00:33:38d'agents de la fonction publique.
00:33:39Si on enlève
00:33:40cette fonction publique
00:33:41c'est des gens
00:33:42qui vont se retrouver
00:33:42au chômage
00:33:43y a-t-il assez d'emplois
00:33:44en France
00:33:45pour tout le monde ?
00:33:47C'est ce que j'évoquais
00:33:47c'est que si effectivement
00:33:48vous réduisez
00:33:48la dépense publique
00:33:49alors déjà
00:33:49comme vous savez
00:33:50on ne peut pas licencier
00:33:51un fonctionnaire
00:33:52parce qu'il est seul
00:33:52emploi à vie
00:33:53mais par contre
00:33:54effectivement
00:33:54ceux qui partent
00:33:55déjà à la retraite
00:33:55on ne peut ne pas
00:33:56les remplacer
00:33:57et ne pas surtout
00:33:58augmenter
00:33:58faire des nouvelles dépenses
00:34:00tout à l'heure
00:34:00j'évoquais 22%
00:34:02d'auses depuis 1997
00:34:03du nombre
00:34:03de la fonction publique
00:34:04sur la même période
00:34:05la population française
00:34:06augmentait de 14%
00:34:08parce qu'on dit
00:34:09oui il y a plus de français
00:34:09il faut s'occuper de oui
00:34:10mais le sale drame
00:34:11c'est que malgré
00:34:11cette augmentation
00:34:12du nombre d'agents
00:34:13de la fonction publique
00:34:13les services publics
00:34:15ne sont pas améliorés
00:34:16ça se dégrade
00:34:17de jour en jour
00:34:18mais la question
00:34:18qui se pose
00:34:19c'est où va l'argent
00:34:19c'est clairement
00:34:20la question
00:34:21c'est exactement ça
00:34:22aujourd'hui
00:34:22que tout le monde se pose
00:34:23c'est qu'on a des moyens
00:34:23énormes
00:34:24je vous rappelle
00:34:25que nous sommes
00:34:25numéro 1 du monde
00:34:26en termes de dépenses publiques
00:34:27par rapport à notre richesse
00:34:28c'est la France
00:34:28numéro 1 du monde
00:34:29et encore une fois
00:34:30ça ne fonctionne plus
00:34:31alors moi
00:34:32on me dit
00:34:32oui mais c'est du social
00:34:33etc
00:34:34attention
00:34:35c'est vrai que
00:34:3547% des dépenses publiques
00:34:38c'est effectivement du social
00:34:39mais attention
00:34:39le deuxième poste
00:34:41et là
00:34:41ça va vous surprendre
00:34:42le deuxième poste
00:34:43ce sont des dépenses
00:34:44de fonctionnement
00:34:4632% des dépenses publiques
00:34:48sont des dépenses
00:34:49de fonctionnement
00:34:50et ces dernières années
00:34:51depuis 2021
00:34:52elles ont augmenté
00:34:53tenez-vous bien
00:34:53de quasiment 22%
00:34:56alors que les dépenses sociales
00:34:57ont augmenté de 11%
00:34:58donc c'est là
00:34:59où il y a au moins 50 milliards d'euros
00:35:01d'économies à faire
00:35:02sans faire de drames sociaux
00:35:04vous savez ce que j'appelle
00:35:05ce qu'on appelle
00:35:06ce qu'ils appellent
00:35:07les ODAC
00:35:07organismes d'administration centrale
00:35:10il y en a 700 en France
00:35:11ça coûte 140 milliards d'euros
00:35:14si on enlève la moitié
00:35:15ça ne se verra quasiment pas
00:35:16vous comprenez
00:35:17mais c'est quoi ces organismes
00:35:18on les connaît ?
00:35:20oui bien sûr
00:35:20il y en a 700
00:35:21donc je sais pas vous les énumérez
00:35:22il y en a dans cette heure
00:35:23la plus connue c'est Météo France
00:35:25un cerf
00:35:25mais il y en a effectivement
00:35:26il y a énormément de
00:35:27l'ADEME etc
00:35:28c'est ce genre d'organisation
00:35:30sans parler des comités
00:35:31Théodule et autres
00:35:32donc c'est ça pour vous dire
00:35:33qu'on sait
00:35:34où on peut faire
00:35:35des réductions
00:35:36des dépenses
00:35:36après bien entendu
00:35:37il va falloir lutter
00:35:38contre les fraudes
00:35:38les fraudes sociales
00:35:40les fraudes fiscales
00:35:40ça peut également
00:35:41ramener 50 milliards d'euros
00:35:42mais quand je parle
00:35:43de fraude fiscale
00:35:44on me dit oui
00:35:44c'est pas je dirais
00:35:46le patron de PME
00:35:47qui a fait une petite erreur
00:35:48comptable
00:35:49et que l'URSSAS
00:35:50va lui taper dessus
00:35:51non c'est pas ça
00:35:52les fraudes fiscales
00:35:52la fraude fiscale
00:35:53c'est l'économie parallèle
00:35:54c'est la mafia
00:35:55c'est les trafics
00:35:56en tout genre
00:35:57qui représentent
00:35:5814% de notre PIB
00:35:59et qui sont comptés
00:36:00dans le PIB
00:36:01bien sûr
00:36:01oui 14% de notre PIB
00:36:03c'est de l'économie parallèle
00:36:04et c'est ça pour moi
00:36:05la fraude fiscale
00:36:06et là évidemment
00:36:06on les laisse
00:36:07on voit qu'évidemment
00:36:08dans les cités HLM
00:36:09dont je suis issu
00:36:10je le rappelle toujours
00:36:11j'ai grandi
00:36:12je suis à 25 ans
00:36:12dans ces cités HLM
00:36:13d'Orly en l'occurrence
00:36:14donc j'ai bien connu ça
00:36:16mais là aujourd'hui
00:36:16une complète impunité
00:36:17donc on va embêter
00:36:19effectivement
00:36:19le petit salarié
00:36:20ou le petit patron
00:36:21ou celui qui va avoir
00:36:24un PV pour ça seulement
00:36:25lui on va les embêter
00:36:26mais par contre
00:36:27les parrains de la mafia
00:36:28on les laisse continuer
00:36:29et là il y a effectivement
00:36:30des milliards d'euros
00:36:32à récupérer
00:36:33et donc si vous faites ça
00:36:34évidemment vous réduisez
00:36:36parce que dans l'assimilation
00:36:37on peut baisser
00:36:38les impôts de 50 milliards d'euros
00:36:39et tenez-vous bien
00:36:40avec la baisse des dépenses publiques
00:36:41le rebond de la croissance
00:36:42ça génère une réduction
00:36:44de notre déficit
00:36:45de 80 milliards d'euros
00:36:46je peux baisser mes impôts
00:36:48et réduire également
00:36:49mon déficit
00:36:50d'ailleurs la plupart
00:36:51des pays européens
00:36:52l'ont fait regarder
00:36:52l'Italie par exemple
00:36:53l'Italie
00:36:54on s'évoquait
00:36:55on se moquait deux
00:36:56nous les français
00:36:56enfin certains du moins
00:36:57pendant des années
00:36:58en disant oui regardez
00:36:59ils sont passés à l'eux etc
00:37:00là ils ont un déficit public
00:37:01de 3% du PIB
00:37:03nous on les assiste
00:37:04du simple double
00:37:05et cette année
00:37:05ils vont baisser les impôts
00:37:06de 30 milliards d'euros
00:37:07donc ça veut dire que
00:37:08on peut réduire notre déficit
00:37:10réduire les impôts
00:37:11et faire la France
00:37:12il y a une autre ligne rouge
00:37:12quand même en France
00:37:13il y a une autre ligne rouge
00:37:15en France
00:37:15c'est les retraites
00:37:16personne ne veut s'attaquer
00:37:18à certaines retraites
00:37:20en disant on ne peut pas
00:37:21baisser les retraites
00:37:21vous comprenez
00:37:22c'est compliqué
00:37:22donc tous les français
00:37:23doivent payer
00:37:24mais pas les retraités
00:37:25alors justement
00:37:26sur le problème des retraites
00:37:27il faut être très clair là aussi
00:37:28n'oublions pas que
00:37:29le régime de retraite
00:37:31du secteur privé
00:37:32est un équilibre
00:37:33voire légèrement excédentaire
00:37:35par contre
00:37:35ce qui coûte très cher
00:37:36chaque année
00:37:37c'est le régime des retraites
00:37:39de la fonction publique
00:37:40qui coûte entre 60
00:37:41et 80 milliards d'euros
00:37:43de trop
00:37:44il n'y a pas
00:37:45donc il faut que l'État paye
00:37:46pourquoi ?
00:37:47parce qu'aujourd'hui
00:37:47tenez-vous bien
00:37:48il y a 6,1 millions
00:37:50d'agents de la fonction publique
00:37:52il y a 6,4 millions
00:37:54de retraités
00:37:55de la fonction publique
00:37:56donc il y a un manque
00:37:57à gagner
00:37:57énorme
00:37:58vous comprenez ?
00:37:59donc ce qui veut dire
00:38:00qu'évidemment
00:38:00il faut à planir
00:38:01il faut faire de la justice
00:38:03justement
00:38:03à planir
00:38:04faire une égalisation
00:38:06des systèmes
00:38:06de retraite
00:38:07et puis
00:38:08dans l'autre côté
00:38:08ne l'oublions pas
00:38:09on n'y coupera pas
00:38:10il faudra également
00:38:10mettre le retraite
00:38:11par capitalisation
00:38:12aujourd'hui
00:38:13le problème de la retraite
00:38:14par répartition
00:38:14c'est vrai que c'est un acquis
00:38:15social formidable
00:38:16mais malheureusement
00:38:17ça marchait quand on avait
00:38:18plus d'actifs
00:38:19que de retraités
00:38:20aujourd'hui
00:38:20je parlais pour la fonction publique
00:38:21il y a plus de retraités
00:38:22que d'actifs
00:38:23et au niveau national
00:38:24il y a à peu près
00:38:251,4 actifs
00:38:26pour un retraité
00:38:27donc ça ne suffit pas
00:38:29on ne peut pas continuer
00:38:29de fonctionner comme ça
00:38:30donc il faut dire la réalité
00:38:31aux Français
00:38:32mais par contre
00:38:32il ne faut pas obliger
00:38:33les Français
00:38:34à dire voilà
00:38:34toi tu vas partir
00:38:35à tel âge la retraite
00:38:36il faut laisser les Français
00:38:37choisir
00:38:38et à ce moment-là
00:38:39ils auront une retraite
00:38:40en conséquence
00:38:41en fonction de partir plus tôt
00:38:42ou partir plus tard
00:38:43avec bien sûr
00:38:44une prise en compte
00:38:45de la pénibilité
00:38:45et donc tout ça
00:38:46il faut jouer franc jeu
00:38:47le problème c'est que
00:38:48on n'ose pas dire la réalité
00:38:50on est dans le déni permanent
00:38:51y compris sur les retraites
00:38:52mais je pense aux retraités
00:38:54qui ont cotisé
00:38:54toute leur vie
00:38:55on ne va pas leur dire
00:38:56maintenant
00:38:56désolé
00:38:56on ne peut pas vous payer
00:38:57ils ont cotisé
00:38:58toute leur vie
00:38:59vous comprenez
00:38:59donc le drame
00:39:00c'est qu'aujourd'hui
00:39:00il faut reprendre
00:39:03ce système justement
00:39:03et l'améliorer
00:39:04et on me dit
00:39:05parfois ça va durer
00:39:0620 ans
00:39:07puis après ça ira mieux
00:39:08non ça va s'aggraver
00:39:09pourquoi ?
00:39:09parce qu'aujourd'hui en France
00:39:10le taux de natalité
00:39:12est passé sous le taux de mortalité
00:39:13c'est bien un des problèmes clés
00:39:15quand même
00:39:15les enfants qui naissent aujourd'hui
00:39:17ne pourront pas financer
00:39:18notre retraite
00:39:18dans 20 ans
00:39:19dans 30 ans
00:39:19donc on est vraiment
00:39:21comme vous l'avez dit tout à l'heure
00:39:22c'est vraiment le Titanic
00:39:23qui est en train de s'effondrer
00:39:24de couler
00:39:25et on ne fait rien
00:39:26on peut encore le sauver
00:39:27mais il faut effectivement
00:39:28prendre le taureau par les cornes
00:39:30alors justement
00:39:31prendre le taureau
00:39:32prendre le taureau par les cornes
00:39:35il y en a un qui l'a fait en Argentine
00:39:36c'est Ravier Milley
00:39:37est-ce qu'on peut avoir
00:39:39un Ravier Milley en France
00:39:40ou est-ce que c'est totalement impossible ?
00:39:42alors non
00:39:43ce n'est pas impossible
00:39:43le problème c'est qu'il est arrivé
00:39:45une fois que l'Argentine
00:39:46était vraiment justement
00:39:46alors qu'on l'avait vu
00:39:47pour le coup
00:39:47elle avait vraiment complètement coulé
00:39:49donc moi j'ai l'impression
00:39:50que c'est ce qu'on attend en France
00:39:51on attend d'être vraiment
00:39:52parce que là
00:39:52on n'arrête pas d'alerter
00:39:54depuis des années
00:39:55en ce qui me concerne
00:39:56et on me dit
00:39:56oui vous avez raison
00:39:57mais ça va tenir
00:39:58ça va tenir
00:39:58donc je pense que
00:39:59tant qu'on n'a pas compris
00:40:00qu'on est vraiment
00:40:01dans une situation catastrophique
00:40:04on ne pourra pas réagir
00:40:05en conséquence
00:40:06donc c'était la force
00:40:07de M. Milley
00:40:07c'est que finalement
00:40:08il a dit
00:40:08maintenant
00:40:09on a été tellement loin
00:40:10qu'on va pouvoir effectivement
00:40:11une fois qu'on a touché
00:40:12le fond de la piscine
00:40:13on rebondit
00:40:13le problème en France
00:40:14c'est qu'on n'a toujours pas
00:40:15touché le fond de la piscine
00:40:16en fait on ne veut pas le toucher
00:40:17donc on le racle
00:40:18voire on creuse un peu
00:40:20pour ne pas le toucher
00:40:21mais c'est évident
00:40:22qu'il faudra le toucher
00:40:23et c'est en cela
00:40:25que je pense
00:40:25que c'est important
00:40:26de faire ce que nous faisons
00:40:27ce que vous faites sur Sudiradio
00:40:28ce que je fais sur ma chaîne YouTube
00:40:29233 000 abonnés
00:40:30bien entendu
00:40:31mais ce que font également
00:40:32sur d'autres chaînes
00:40:32et autres
00:40:33c'est important
00:40:33de dire la vérité
00:40:35le drame que nous avons
00:40:36c'est qu'on ne veut plus
00:40:38dire la vérité aux Français
00:40:39on les infantilise
00:40:41on les déresponsabilise
00:40:43et c'est ça
00:40:44qui est très dangereux
00:40:45alors bien sûr
00:40:45il y a aussi
00:40:46il faut le dire
00:40:46des économistes
00:40:47des politiques
00:40:48qui disent des inepties
00:40:50en permanence
00:40:50quand il dit
00:40:51c'est que la dette publique
00:40:51on s'en fiche
00:40:52qu'il faut encore augmenter
00:40:53les impôts
00:40:53que tout s'ira bien
00:40:54c'est le numéro 1
00:40:55du monde des impôts
00:40:56je n'arrête pas de voir
00:40:57des PME
00:40:57parce que je fais beaucoup
00:40:58de conférences en province
00:40:59notamment
00:40:59qui me disent
00:41:00moi ça y est
00:41:00je mets la clé sous la porte
00:41:01je vous l'ai laissé
00:41:02on a vu le nombre de faillites
00:41:03se multiplier
00:41:05avec le quoi qu'il en coûte
00:41:06ça n'a pas aidé
00:41:07on a des records historiques
00:41:09de faillites d'entreprises
00:41:10en France
00:41:11et personne ne bouge
00:41:13c'est ça qui me rend fou
00:41:14quand même
00:41:15mais qu'attendons-nous
00:41:16alors c'est vrai
00:41:16qu'il n'y a pas de majorité
00:41:17à l'Assemblée
00:41:18alors à ce moment-là
00:41:19faisons une élection
00:41:20la seule élection
00:41:22qui pourrait régler les choses
00:41:23serait une élection présidentielle
00:41:24et on rebat les cartes
00:41:26c'est un peu ça
00:41:26je pense qu'il est
00:41:28encore une fois
00:41:29un grand dirigeant
00:41:30à quoi va-t-on un grand dirigeant
00:41:31on a vu ça
00:41:31avec le général de Gaulle
00:41:32dans son temps
00:41:33c'est qu'à un moment
00:41:34il dit
00:41:34là ça ne peut plus
00:41:35continuer comme ça
00:41:36donc il faut prendre
00:41:37les français justement
00:41:37un témoin
00:41:38quitte à partir
00:41:39quitte à faire d'autres élections
00:41:40et à ce moment-là
00:41:40on pourra réagir
00:41:42mais si on continue comme ça
00:41:43vous l'avez dit
00:41:43et Mme Demont-Charlin
00:41:45encore une fois l'a dit
00:41:45elle nous l'a dit
00:41:47le FMI il est là
00:41:48il est à nos portes
00:41:49donc ils attendent
00:41:51donc attendez
00:41:51c'est pas une stratégie ça
00:41:53c'est vraiment pas
00:41:54une stratégie
00:41:55comme on est de notre pays
00:41:58on veut qu'il s'en sorte
00:41:59sans avoir recours au FMI
00:42:01et c'est encore possible
00:42:02sans avoir l'abordage
00:42:03de l'équipage pirate
00:42:04du FMI
00:42:05sur le Titanic français
00:42:06allez je vous remets la musique
00:42:07Marc Toiti
00:42:07pour finir
00:42:08merci Marc Toiti
00:42:09conseiller chez Itoro
00:42:11et la chaîne bien sûr
00:42:13Marc Toiti TV sur Youtube
00:42:15merci beaucoup
00:42:16d'avoir été notre invité
00:42:16à bientôt
00:42:17et nous on se retrouve
00:42:18dans un instant
00:42:19pour la suite
00:42:19sur Sud Radio
00:42:20notre invité sera
00:42:21Pascal Boniface
00:42:22pour parler de Gaza
00:42:24à tout de suite
00:42:24c'est
00:42:24Sud Radio
00:42:27midi 14h
00:42:28Alexis Poulin
00:42:29sans réserve
00:42:31et sans réserve
00:42:33on continue
00:42:33jusqu'à 14h
00:42:35sur Sud Radio
00:42:35avec notre invité
00:42:37Pascal Boniface
00:42:38géopolitologue
00:42:38fondateur et directeur
00:42:40de l'Institut des relations
00:42:41internationales et stratégiques
00:42:42l'IRIS
00:42:42et auteur de
00:42:44permis de tuer
00:42:44aux éditions Max Milot
00:42:45un livre qui parle
00:42:47de ce deux poids deux mesures
00:42:49sur ce qu'il se passe
00:42:50à Gaza
00:42:51depuis des mois maintenant
00:42:52où on voit bien
00:42:54que la vie des Palestiniens
00:42:55finalement
00:42:55médiatiquement
00:42:56ça ne compte pas
00:42:57ou c'est traité
00:42:57de manière très différente
00:42:58par rapport
00:42:59à la vie
00:43:00d'autres citoyens
00:43:02il y a eu des frappes
00:43:02israéliennes hier
00:43:03qui ont fait 74 morts
00:43:05à Gaza
00:43:06imaginez un instant
00:43:07que des frappes du Hamas
00:43:09ou des frappes de l'Iran
00:43:09fassent 74 morts
00:43:11en Israël
00:43:12on ne parlerait que de ça
00:43:13là en fait
00:43:14c'est tellement banal
00:43:15c'est tellement quotidien
00:43:16qu'on n'en parle pas
00:43:1730 de ces morts
00:43:18ont été
00:43:19en recherchant
00:43:20de l'aide alimentaire
00:43:21de l'aide humanitaire
00:43:22qui est de l'aide alimentaire
00:43:23puisqu'il y a un blocus
00:43:24et donc on a mis en place
00:43:25une association
00:43:27qui est en fait
00:43:27une association inhumanitaire
00:43:29on parque les gens
00:43:30pendant des heures
00:43:31et puis après
00:43:31on les fait courir
00:43:32l'association s'appelle
00:43:35GHF
00:43:37soutenue par Washington
00:43:38et là c'est
00:43:39Médecins Sans Frontières
00:43:40qui accuse cette fondation
00:43:41justement
00:43:41de causer
00:43:43ces massacres
00:43:44à la chaîne
00:43:44parce que
00:43:45à chaque distribution
00:43:46d'aide alimentaire
00:43:47il y a des morts
00:43:48qui sont tués
00:43:49par des tirs
00:43:49de l'armée israélienne
00:43:51il y a des bousculades
00:43:52parce que c'est un blocus
00:43:53il y a des gens
00:43:54qui meurent de faim
00:43:55et donc ils n'ont plus rien
00:43:56donc on les parque
00:43:57et puis ensuite
00:43:58en fait
00:43:58on a vu aussi
00:43:58c'est documenté
00:43:59il y a eu des pillages
00:44:00dans le temps
00:44:01mais des pillages
00:44:01qui ont été faits
00:44:02par des bandes armées
00:44:03qui sont soutenues
00:44:04équipées par l'armée israélienne
00:44:05parce qu'elles peuvent lutter
00:44:06contre le Hamas
00:44:07et donc effectivement
00:44:09on a mis en place
00:44:09cette fondation
00:44:10pseudo fondation
00:44:11dont le premier directeur
00:44:13a démissionné
00:44:14quand il a vu ce que c'était
00:44:15c'était pour un ancien
00:44:15militaire américain
00:44:17et qui est là
00:44:18uniquement pour
00:44:19empêcher l'ONU
00:44:20et empêcher les ONG
00:44:21qui eux
00:44:22dont c'est eux le métier
00:44:23de fournir
00:44:24de l'aide humanitaire
00:44:25de le faire
00:44:25et effectivement
00:44:26on tire sur les gens
00:44:27qui viennent demander
00:44:28de l'aide humanitaire
00:44:29enfin
00:44:29c'est quand même
00:44:30quelque chose
00:44:31qui est parfaitement inadmissible
00:44:33on est dans le cadre
00:44:34du crime de guerre là
00:44:35enfin
00:44:35très clairement
00:44:36quand vous tirez
00:44:37sur des civils
00:44:37enfin de doublement
00:44:39quand vous bloquez
00:44:40l'aide humanitaire
00:44:41quand vous bloquez
00:44:42l'accès aux aliments
00:44:43l'accès aux éléments
00:44:45de la vie
00:44:45l'accès à l'eau
00:44:46l'accès aux produits
00:44:47d'hygiène
00:44:47tout simplement
00:44:48c'est un crime de guerre
00:44:49si en plus
00:44:50vous tirez aux gens
00:44:51qui viennent rechercher
00:44:53quelques denrées
00:44:54et de produits alimentaires
00:44:55c'est un deuxième crime de guerre
00:44:57et pourtant
00:44:58le soutien
00:44:59à Netanyahou
00:45:00ne faiblit pas
00:45:01on continue de dire
00:45:03que c'est le droit
00:45:04de se défendre
00:45:05d'Israël
00:45:06de continuer cette politique
00:45:07à Gaza
00:45:07les frappes sur l'Iran
00:45:08d'ailleurs
00:45:09ont mis Gaza
00:45:09en second plan
00:45:10est-ce que
00:45:12ce soutien
00:45:13à un moment
00:45:14va trouver ses limites
00:45:15ou est-ce que ça peut
00:45:16continuer comme ça
00:45:16on se demande
00:45:17et effectivement
00:45:18Netanyahou
00:45:18a très très bien joué
00:45:19parce qu'en frappant
00:45:20sur l'Iran
00:45:21il a
00:45:22alors comme l'Iran
00:45:23a très mauvaise presse
00:45:24pour de bonnes raisons
00:45:25les dirigeants
00:45:25c'est quand même
00:45:26normalement
00:45:27c'est quand même
00:45:27Netanyahou
00:45:27qui a tiré sur l'Iran
00:45:28c'est Israël
00:45:29donc en droit
00:45:30en droit
00:45:31non
00:45:31même si on n'aime pas
00:45:33un pays
00:45:33on ne peut pas
00:45:34lui déclarer la guerre
00:45:35c'est ça le droit
00:45:36c'est que la règle
00:45:37est la même pour tout le monde
00:45:38c'est pas
00:45:38chacun a son droit
00:45:40donc c'est quand même
00:45:41Netanyahou
00:45:42qui a violé
00:45:42le droit international
00:45:43et du coup
00:45:44les pays européens
00:45:45comme c'est l'Iran
00:45:45qui est quand même
00:45:47aussi un pays problématique
00:45:48ont dit
00:45:48Israël a le droit
00:45:49de se défendre
00:45:50mais là c'était plutôt
00:45:50le droit d'attaquer
00:45:51que l'on mettait en place
00:45:52et puis effectivement
00:45:53ça a permis
00:45:54d'invisibiliser encore
00:45:55un peu plus
00:45:55ce qui se passait à Gaza
00:45:56parce qu'il l'a fait
00:45:57au moment où
00:45:58même très timidement
00:45:59les dirigeants européens
00:46:00notamment français
00:46:01allemands
00:46:01et britanniques
00:46:02commençaient un peu
00:46:02à dire que
00:46:03écoutez quand même
00:46:04à Gaza
00:46:05il faudrait tirer un peu moins
00:46:06il faudrait faire un peu moins
00:46:07de victimes civiles
00:46:08donc du coup
00:46:08on n'en parle plus
00:46:09et pendant que
00:46:10cet épisode de guerre
00:46:11des 12 jours
00:46:12il y a eu des centaines
00:46:12de morts à Gaza
00:46:13oui rien a changé
00:46:14c'était la même politique
00:46:15non ça s'est bien intensifié
00:46:16sans parler
00:46:17et là encore
00:46:18pour tous ceux
00:46:19qui très souvent
00:46:20sont sensibles
00:46:21au sort des chrétiens d'Orient
00:46:22qu'il faut défendre
00:46:24notamment la droite française
00:46:25qui est très sensible
00:46:26aux chrétiens d'Orient
00:46:27là il y a deux jours
00:46:28il y a un village
00:46:28chrétien palestinien
00:46:30qui a été attaqué
00:46:31par des colons
00:46:31l'armée est venue
00:46:33défendre les colons
00:46:34qui attaquaient ce village
00:46:34il y a eu trois morts
00:46:35et voilà
00:46:36et on a brûlé
00:46:37des maisons
00:46:38des voitures
00:46:39les biens des palestiniens
00:46:40et il y a eu trois morts
00:46:41et donc en fait
00:46:42la vie est infernale à Gaza
00:46:43et elle est extrêmement
00:46:45pénible
00:46:47pour ne pas dire infernale
00:46:47également en Cisjordanie
00:46:48où les habitants
00:46:49civils de Cisjordanie
00:46:50sont soumis
00:46:51régulièrement
00:46:52aux attaques des colons
00:46:53protégés par l'armée
00:46:54oui et protégés
00:46:55dans ces exactions
00:46:57ce qui est assez terrible
00:46:58vous le disiez
00:46:59ça commençait à craquer
00:47:01les institutions européennes
00:47:02avaient publié un rapport
00:47:03je crois que c'était
00:47:05il y a une semaine
00:47:06le 20 juin
00:47:06qui montrait
00:47:08qu'effectivement
00:47:08les crimes de guerre
00:47:09à répétition
00:47:10documentée
00:47:11dans la bande de Gaza
00:47:12devaient amener l'Europe
00:47:14à revoir son accord
00:47:15de partenariat
00:47:16avec Israël
00:47:17ce rapport a fuité
00:47:19et l'Europe se donne
00:47:20jusqu'à juillet
00:47:21pour voir éventuellement
00:47:22s'il faut faire quelque chose
00:47:23là on voit vraiment
00:47:24le deux poids deux mesures
00:47:25il ne se passera rien
00:47:26il ne se passera rien
00:47:27vous êtes sûr
00:47:28qu'il ne se passera rien
00:47:28je serais très étonné
00:47:30et agrément surpris
00:47:31qu'il se passe quelque chose
00:47:32parce que l'accord d'association
00:47:33avec Israël
00:47:34il est agrémenté
00:47:35d'une clause de respect
00:47:36des droits humains
00:47:37comme le fait toujours l'Europe
00:47:38qui quand elle donne
00:47:39un avantage commercial
00:47:40et c'est un très grand
00:47:41avantage commercial
00:47:42qui a été donné à Israël
00:47:43met une clause quand même
00:47:45de respecter
00:47:46les normes de l'Europe
00:47:47et là effectivement
00:47:49un rapport de la commission
00:47:50met en scène
00:47:52tous les crimes de guerre
00:47:52de l'Amérique israélienne
00:47:53mais l'Allemagne
00:47:55est tétanisée
00:47:55par le fait
00:47:56de critiquer Israël
00:47:57le poids de la Shoah
00:47:58fait que l'Allemagne
00:48:00permet à ce qu'il y ait
00:48:01des crimes de guerre
00:48:02qui soient commis
00:48:02au nom de sa culpabilité
00:48:04dans les années 30 et 40
00:48:06à tel point d'ailleurs
00:48:08que le chancelier allemand
00:48:09Mers a justifié
00:48:11les frappes israéliennes
00:48:11sur l'Iran
00:48:12et c'est un peu le paradoxe
00:48:13c'est que le droit international
00:48:15que l'on connaît
00:48:15qui est issu
00:48:16de la seconde guerre mondiale
00:48:17a été justement
00:48:18créé pour empêcher
00:48:19les drames que l'on a connus
00:48:20pendant la seconde guerre mondiale
00:48:21et l'Allemagne est coincée
00:48:23entre sa culpabilité
00:48:25à l'égard d'Israël
00:48:25et sa volonté
00:48:26de respecter
00:48:27le droit international
00:48:27mais on ne peut pas
00:48:29soutenir Israël
00:48:29et soutenir le droit international
00:48:30en même temps
00:48:30puisque Israël est tout à fait
00:48:32en dehors des clous
00:48:32par rapport au droit international
00:48:34et donc il n'y a pas que l'Allemagne
00:48:35il y a d'autres pays aussi
00:48:36mais c'est vrai qu'un pays
00:48:37comme les Pays-Bas
00:48:38qui a toujours été
00:48:38très pro-israélien
00:48:39commence un peu
00:48:40à avoir des doutes
00:48:41sur sa propre attitude
00:48:42et on voit que le président Macron
00:48:44lui-même est un peu
00:48:45enfin il fait du en même temps
00:48:47c'est-à-dire qu'il ne veut pas
00:48:51que ça lui permet
00:48:52d'avoir une influence sur lui
00:48:53mais très honnêtement
00:48:54on ne voit pas trop
00:48:55l'influence qu'il peut avoir
00:48:56sur Benyamin Netanyahou
00:48:57qui peut refuser
00:48:59l'accès de parlementaires français
00:49:00en Israël
00:49:02on dit que c'est un pays ami
00:49:02mais on ne traite pas
00:49:03les amis comme ceux-là
00:49:04et qui peut aussi
00:49:05faire insulter la France
00:49:07par ses différents ministres
00:49:09donc voilà
00:49:10et l'Europe
00:49:10et en fait c'est très grave
00:49:12pour la crédibilité morale
00:49:13de l'Europe
00:49:13parce qu'on n'a pas arrêté
00:49:15de dire aux pays du Sud
00:49:16il faut prendre des sanctions
00:49:17contre la Russie
00:49:17comme nous l'avons fait
00:49:18dans la mesure où la Russie
00:49:20viole le droit international
00:49:21et bombarde des civils
00:49:22on l'a pris
00:49:23l'Europe a mis une semaine
00:49:24à prendre des sanctions
00:49:25contre la Russie
00:49:25c'était très rapide oui
00:49:26on est au 18ème paquet
00:49:27de sanctions actuellement
00:49:28contre la Russie
00:49:29bon et ça a toujours marché
00:49:30donc ça fait très longtemps
00:49:32qu'on prend les sanctions
00:49:33contre la Russie
00:49:33au bout de 20 mois
00:49:34de bombardements
00:49:35de crimes de guerre
00:49:36de crimes contre l'humanité
00:49:37mettons de côté
00:49:39le débat sur le génocide
00:49:40il n'y a toujours pas
00:49:41la moindre sanction
00:49:42qui est prise contre Israël
00:49:43donc par rapport
00:49:44aux pays du Sud global
00:49:45qui prennent de l'importance
00:49:46diplomatiquement
00:49:47ils nous disent
00:49:48mais c'est bien beau
00:49:48vos leçons de morale
00:49:49mais on n'achète pas cela
00:49:51ce n'est pas très crédible
00:49:53et donc en fait
00:49:54l'Europe montre
00:49:55doublement
00:49:57qu'elle est en fait
00:49:58en perte de crédibilité
00:49:59perte de crédibilité stratégique
00:50:00parce qu'on demande
00:50:01des choses à Israël
00:50:02qui ne sont pas obtenues
00:50:03et on ne fait rien
00:50:05et on accepte aussi
00:50:08un deux poids deux mesures
00:50:09qui fait que
00:50:10les autres pays
00:50:12en sont tout à fait conscients
00:50:13et nous le reprochent
00:50:13et que ça crée aussi
00:50:15des troubles en interne
00:50:15parce qu'il y a beaucoup
00:50:16d'Européens
00:50:18de citoyens européens
00:50:19qui se mobilisent
00:50:19en disant que
00:50:20ce n'est pas tout à fait juste
00:50:21d'agir comme ça
00:50:22oui mais on voit
00:50:23que ceux qui se mobilisent
00:50:24pour la Palestine
00:50:25sont parfois traités
00:50:26comme des terroristes
00:50:28le maire de Chalon-sur-Saône
00:50:30qui fait du drapeau palestinien
00:50:31un emblème terroriste
00:50:32qui veut l'interdire
00:50:33Christian Estrosi
00:50:34qui accuse maintenant
00:50:36la justice française
00:50:37de l'obliger
00:50:38à retirer le drapeau israélien
00:50:39du fronton de la mairie de Nice
00:50:40enfin c'est quand même
00:50:42le deux poids deux mesures
00:50:43va très très loin
00:50:44oui c'est très important
00:50:45ce que vous l'expliquez
00:50:46parce qu'en fait
00:50:46pendant très longtemps
00:50:47on a laissé Christian Estrosi
00:50:48et d'autres
00:50:49mettre un drapeau israélien
00:50:50sur le fronton de la mairie
00:50:51sans que ça pose aucun problème
00:50:53et puis quand il y a des maires
00:50:54qui ont déposé
00:50:55des drapeaux palestiniens
00:50:55on dit ah non
00:50:56il ne faut pas de drapeau
00:50:56et donc on a demandé
00:50:58au bout de quelques temps
00:50:59bon de même
00:50:59qu'on a illuminé
00:51:00la tour Eiffel
00:51:00aux couleurs d'Israël
00:51:02on attend encore
00:51:02qu'elle le soit
00:51:03aux couleurs de la Palestine
00:51:04malgré le nombre de morts
00:51:05donc on voit bien là
00:51:06ce deux poids
00:51:07deux mesures
00:51:08effectivement très grands
00:51:09mais il y a aussi
00:51:10un problème
00:51:10par rapport à l'attitude
00:51:12de l'État français
00:51:13l'État français
00:51:14soutient la création
00:51:15d'un État palestinien
00:51:17mais dès que des gens
00:51:18le demandent
00:51:19ils sont facilement accusés
00:51:21d'apologie du terrorisme
00:51:22et donc il n'y a pas
00:51:24de gens qui ont été accusés
00:51:25d'apologie de crime de guerre
00:51:26pourtant vous avez
00:51:27des rassemblements
00:51:28où on célèbre
00:51:29les exploits
00:51:30de l'armée israélienne
00:51:31qui se passent
00:51:32sans aucun problème
00:51:33et par contre
00:51:35dès qu'il y a
00:51:35des manifestations
00:51:36à faire de la Palestine
00:51:37très vite
00:51:37il y a beaucoup de gens
00:51:38qui ont été mis en examen
00:51:40culpés pour apologie du terrorisme
00:51:41souvent les affaires
00:51:42se dégonflent
00:51:43parce qu'il n'y a pas
00:51:43matière juridique
00:51:44mais on voit bien
00:51:45qu'il y a
00:51:48une diplomatie française
00:51:49qui se voudrait active
00:51:50sur le règlement du conflit
00:51:51et une politique
00:51:52d'ailleurs française
00:51:53qui fait une chasse
00:51:55très dure
00:51:55au soutien
00:51:56de la Palestine
00:51:57et qui ne dit rien
00:51:59par rapport au soutien
00:52:00de l'armée israélienne
00:52:02on va en parler
00:52:03on va marquer une courte pause
00:52:04et on va revenir
00:52:05sur justement
00:52:06ces soutiens médiatiques
00:52:08et au traitement
00:52:10de deux poids deux mesures
00:52:12avec vous
00:52:12Pascal Boniface
00:52:13à tout de suite
00:52:13sur Sud Radio
00:52:14Sud Radio
00:52:16midi 14h
00:52:18Alexis Poulin
00:52:19sans réserve
00:52:20Et on se retrouve
00:52:22avec Pascal Boniface
00:52:23géopolitologue
00:52:24fondateur
00:52:25et directeur
00:52:25de l'IRIS
00:52:26Institut de relations
00:52:27internationales
00:52:28et stratégiques
00:52:29auteur de
00:52:29Permis de tuer
00:52:30aux éditions
00:52:30Max Milot
00:52:31un livre
00:52:32qui fait état
00:52:33de ce deux poids deux mesures
00:52:34sur les morts
00:52:35à Gaza
00:52:36et le soutien
00:52:38finalement
00:52:39à une politique
00:52:40maintenant documentée
00:52:41de crime de guerre
00:52:42la question du génocide
00:52:42elle est posée
00:52:43aux institutions
00:52:44internationales
00:52:45mais en France
00:52:46on a quand même
00:52:47des chroniqueurs
00:52:49et chroniqueuses
00:52:49qui à la télé
00:52:50peuvent parler d'enfants
00:52:51qui sont des boucliers humains
00:52:52expliquer que c'est normal
00:52:54après tout
00:52:55on casse des assiettes
00:52:56Caroline Forest
00:52:58à la Légion d'honneur
00:52:59après avoir dit
00:53:00des horreurs
00:53:01à la télé
00:53:02et à la radio
00:53:03en Belgique
00:53:04c'est différent
00:53:04un des chroniqueurs
00:53:06qui parlait
00:53:06des gazabouis
00:53:07qui mangeait des crêpes
00:53:07au Nutella
00:53:08lui a été viré
00:53:10et où la télé
00:53:11s'est dit
00:53:11non mais on ne peut pas
00:53:12cautionner ses propos
00:53:13pourquoi en France
00:53:14une telle complaisance
00:53:15avec
00:53:15il y a une exception française
00:53:17effectivement
00:53:17j'observe que le débat
00:53:18est beaucoup plus libre
00:53:19en Suisse
00:53:20et en Belgique
00:53:21qu'en France
00:53:22alors est-ce que c'est
00:53:23la culpabilité
00:53:24la culpabilité
00:53:25par rapport à Vichy
00:53:26par rapport à l'antisémitisme
00:53:28joue beaucoup
00:53:28c'est-à-dire que l'argument
00:53:30massue c'est que
00:53:30si vous critiquez Netanyahou
00:53:31vous êtes accusé d'antisémitisme
00:53:32et c'est quelque chose
00:53:34qui vous exclut
00:53:36du paysage public
00:53:37c'est-à-dire qu'il y a
00:53:38beaucoup de gens
00:53:39qui tiennent des propos
00:53:40hostiles aux musulmans
00:53:41qui continuent d'avoir
00:53:42table ouverte
00:53:42sur les médias
00:53:43mais quelqu'un qui aurait
00:53:44des propos antisémites
00:53:45serait excusé
00:53:46c'est justifié d'ailleurs
00:53:47de la scène médiatique
00:53:49il n'est pas question
00:53:49de propos antisémites
00:53:50il est question de critiquer
00:53:51une politique gouvernementale
00:53:53bien sûr
00:53:53mais il y a un amalgame
00:53:54qui est fait
00:53:55et donc en fait
00:53:56les gens se disent
00:53:57je ne vais pas prendre
00:53:58le risque de dire cela
00:53:59moi j'ai plein de collègues
00:54:01et comme vous d'ailleurs
00:54:02vous avez plein de collègues
00:54:03qui disent sur Gaza
00:54:05je pense comme toi
00:54:06mais je ne le dirai jamais
00:54:06en public
00:54:07moi je dis en public
00:54:08oui mais vous avez
00:54:09beaucoup de collègues
00:54:10qui vous disent
00:54:10je préfère ne pas le dire
00:54:11en public
00:54:11parce que
00:54:12et moi j'en ai plein
00:54:13en tous les cas
00:54:13vous avez des gens
00:54:14qui disent
00:54:14je ne vais pas risquer
00:54:15d'avoir des emmerdements
00:54:16de me prendre une shitstorm
00:54:18de me faire emmerder
00:54:19sur les réseaux sociaux
00:54:19et puis de perdre
00:54:20mon rond de serviette
00:54:21dans les médias
00:54:21c'est ça
00:54:22c'est la peur de perdre
00:54:23le strapopin
00:54:23exactement
00:54:24donc en fait
00:54:25effectivement
00:54:25vous pouvez raconter
00:54:27des mensonges
00:54:28des mensonges documentés
00:54:30dire par exemple
00:54:31oui Karine Forrest a dit
00:54:33qu'il n'y avait pas
00:54:34de blocus
00:54:35de l'aide humanitaire
00:54:35à Gaza
00:54:36ce qui est faux
00:54:36et que c'est faux
00:54:38matériellement faux
00:54:38elle avait rappelez-vous
00:54:39dit qu'il fallait diviser
00:54:41par 5 ou par 10
00:54:41le nombre de morts
00:54:42que le Hamas
00:54:45que le service de sécurité
00:54:46de la santé
00:54:47du ministère de la santé
00:54:48du Hamas
00:54:48annonçait
00:54:48il faut plutôt
00:54:49l'augmenter
00:54:50que le diminuer
00:54:51mais malgré
00:54:52ces mensonges
00:54:52à répétition
00:54:53elle a toujours
00:54:54table ouverte
00:54:55un peu partout
00:54:55parce qu'effectivement
00:54:57en fait
00:54:57on est dans un monde
00:54:58où le vrai
00:54:58le faux
00:54:59ça n'a pas tellement
00:54:59d'importance
00:55:00ce qui compte
00:55:00c'est
00:55:01est-ce que vous êtes
00:55:02dans le bon mouvement
00:55:03et si vous êtes
00:55:03dans le bon mouvement
00:55:04il n'y a pas
00:55:04qu'aux Etats-Unis
00:55:05qu'il y ait
00:55:06le triomphe des fake news
00:55:07et donc là
00:55:08vous voyez très bien
00:55:09dans le cercle médiatique
00:55:11qu'il y a des gens
00:55:12qui mentent
00:55:12mais vraiment
00:55:13les yeux dans les yeux
00:55:14elle avait le bleu
00:55:14regard qui ment
00:55:15et qui continuent
00:55:17de pouvoir avancer
00:55:18bon
00:55:19quand vous êtes
00:55:20porte-parole
00:55:21ou ambassadeur
00:55:21porte-parole
00:55:23de l'armée israélienne
00:55:23ou ambassadeur
00:55:24de l'armée israélienne
00:55:24on n'attend pas de vous
00:55:25que vous venez de dire
00:55:26la vérité
00:55:26on sait qu'il faut déconner
00:55:27disons que
00:55:28vos collègues
00:55:29qui les reçoivent
00:55:29pourraient être
00:55:30des fois un peu plus
00:55:31offensifs
00:55:32par rapport à eux
00:55:32et un peu plus
00:55:33le contredire
00:55:34on voit un peu
00:55:35comment
00:55:35par exemple
00:55:37il y a
00:55:37M. Raffovitz
00:55:38qui est le porte-parole
00:55:39de l'armée israélienne
00:55:40qui est quand même
00:55:40très souvent invité
00:55:42des chaînes d'info
00:55:43en continu
00:55:43et qui n'est pas
00:55:45contredit
00:55:45c'est vrai
00:55:46qu'il le soit invité
00:55:47oui
00:55:47il est normal
00:55:48d'avoir un peu
00:55:48un peu
00:55:48un peu
00:55:49le journaliste
00:55:50accepte
00:55:51les satisfaits
00:55:52qu'il peut leur donner
00:55:53est plutôt inquiétant
00:55:54et quand
00:55:55Laurence Ferrari
00:55:56reçoit un prix
00:55:57pour avoir bien couvert
00:55:58cela
00:56:00c'est quand même
00:56:00un peu inquiétant
00:56:01effectivement
00:56:02mais au moins
00:56:03on sait d'où il parle
00:56:04le problème
00:56:05c'est qu'il n'y a pas
00:56:06de journalistes
00:56:06qui font leur métier
00:56:07c'est-à-dire quand quelque chose
00:56:08est faux
00:56:08le démonter
00:56:09et quand il dit
00:56:10que non
00:56:11l'armée n'a pas tiré
00:56:12sur des civils
00:56:13dire attendez
00:56:14c'est faux
00:56:14etc
00:56:15et puis vous avez des gens
00:56:16qui avancent masqués
00:56:17qui sont en fait
00:56:18un peu des
00:56:18qui viennent effectivement
00:56:20rapporter les éléments
00:56:21de langage
00:56:22de l'armée israélienne
00:56:23en passant
00:56:24soit pour des experts
00:56:25soit pour des commentateurs
00:56:27et donc on a effectivement
00:56:28tous ces arguments
00:56:29c'est la guerre
00:56:30c'est normal
00:56:30il y a des morts
00:56:31comme si c'était normal
00:56:32de pouvoir bombarder des civils
00:56:33Israël se défend
00:56:35oui
00:56:35mais le droit
00:56:36de la dignifance
00:56:38implique
00:56:39une réponse proportionnée
00:56:41pourquoi Israël
00:56:42est capable
00:56:42de viser avec précision
00:56:43la porte de l'entrée
00:56:44de prison à Téhéran
00:56:45et pas capable
00:56:46de viser avec précision
00:56:47les installations
00:56:47du Hamas
00:56:48la question avait été posée
00:56:50sur la façon
00:56:51dont ils ont ciblé
00:56:52des dignitaires
00:56:53des gardiens
00:56:53de la révolution iranien
00:56:54dans leur chambre à coucher
00:56:55sans descendre l'immeuble
00:56:57et là
00:56:58la question a été posée
00:56:59pourquoi Gaza
00:57:00les responsables du Hamas
00:57:00n'ont pas été traités
00:57:01de la même façon
00:57:02donc en fait
00:57:02s'il y a quelqu'un
00:57:02du Hamas quelque part
00:57:03on tue tout le monde
00:57:05et Dieu organera les siens
00:57:06donc on voit bien
00:57:08effectivement
00:57:08que tous ces arguments
00:57:09ne tiennent pas la route
00:57:10il y a aussi un argument
00:57:11qui a été répété
00:57:12à de satiété
00:57:13en disant
00:57:14vous parlez de Gaza
00:57:15vous ne parlez pas du Soudan
00:57:16donc vous parlez de Gaza
00:57:17parce que c'est Israël
00:57:18donc vous êtes antisémite
00:57:19sauf que d'une part
00:57:20beaucoup d'entre nous
00:57:21parlons du Soudan
00:57:22mais la différence
00:57:23quand même fondamentale
00:57:24c'est que le Soudan
00:57:24n'est pas notre allié
00:57:25le Soudan ne dit pas
00:57:26qu'il fait la guerre
00:57:27en notre nom
00:57:27les généraux soudanais
00:57:29qui se battent
00:57:29ne viennent pas dire
00:57:30que c'est la défense
00:57:32de l'Occident
00:57:33qu'ils viennent
00:57:34se faire la guerre
00:57:35donc en fait
00:57:35Israël est un pays occidental
00:57:37se réclame
00:57:38du camp occidental
00:57:39se réclame
00:57:39être la seule démocratie
00:57:41du Proche-Orient
00:57:41de façon autoproclamée
00:57:42et donc effectivement
00:57:43si nous soutenons
00:57:44et puis on a pris
00:57:45des sanctions
00:57:45contre les généraux soudanais
00:57:47on ne l'a pas pris
00:57:48contre les généraux israéliens
00:57:50mais alors justement
00:57:51Israël
00:57:52seule démocratie
00:57:53de la région
00:57:53il faut rappeler
00:57:54que Benjamin Netanylou
00:57:55le Premier ministre
00:57:56est en procès
00:57:57Donald Trump
00:57:58a demandé
00:57:58à ce qu'il n'y ait pas de procès
00:57:59là un tribunal israélien
00:58:01dit si si
00:58:01on va le faire
00:58:02le procès
00:58:02donc c'est quand même
00:58:03une démocratie
00:58:04on voit qu'un responsable politique
00:58:06peut être devant la justice
00:58:08alors même qu'il en exercice
00:58:09oui effectivement
00:58:10et c'est vrai que la guerre
00:58:11a longtemps protégé Netanyahou
00:58:12parce que sa grande crainte
00:58:14c'est que si la guerre s'arrête
00:58:15il soit jugé
00:58:16et que s'il est jugé
00:58:17il ne sera pas
00:58:18il ne sera pas
00:58:19le Premier ministre
00:58:19il sera plutôt en prison
00:58:20et il est jugé
00:58:21sur des affaires de corruption
00:58:22pas sur ce qui se passe
00:58:23à Gaza
00:58:24effectivement
00:58:25Israël est une démocratie
00:58:26pour les Israéliens
00:58:27pas pour les Palestiniens
00:58:28donc effectivement
00:58:29le reproche
00:58:30les accusations
00:58:31qui sont portées
00:58:32contre Netanyahou
00:58:32portent sur les affaires
00:58:33de corruption
00:58:34sur les affaires
00:58:35de volonté
00:58:36de réforme de la justice
00:58:37qui pourraient mettre en cause
00:58:38la déconvaincée israélienne
00:58:39mais ne portent pas
00:58:40sur son comportement
00:58:41par rapport aux Palestiniens
00:58:43tant en Cisjordanie
00:58:44où les ministres
00:58:45d'extrême droite
00:58:46font l'appui
00:58:47et le beau temps
00:58:47ont armé
00:58:49les colons
00:58:49pour qu'ils puissent
00:58:50encore plus
00:58:51jouer aux cowboys
00:58:52dans cette réserve d'Indiens
00:58:54qui est la Cisjordanie
00:58:55et il faut quand même
00:58:56aussi rappeler
00:58:57pour ceux qui soutiennent
00:58:58en se disant
00:58:59de gauche
00:59:00Netanyahou
00:59:00c'est que ces deux alliés
00:59:02sont ceux qui appartiennent
00:59:03à la famille politique
00:59:04de ceux qui ont appelé
00:59:05à la mort
00:59:05d'Igzak Rabin
00:59:06et qui l'ont tué
00:59:08donc en fait
00:59:09voilà
00:59:09Justement le poids des ultras
00:59:11dans le gouvernement
00:59:11Netanyahou
00:59:12est-ce que
00:59:13il n'y a pas un danger
00:59:15de les voir
00:59:16le pousser
00:59:17à toujours plus
00:59:18de fuite en avant
00:59:18on a vu l'attaque
00:59:19unilatérale
00:59:20contre l'Iran
00:59:21on a vu les opérations
00:59:23au Liban
00:59:23il y a encore eu des frappes
00:59:24au Liban récemment
00:59:26la Syrie qui est tombée
00:59:27donc l'appétit sur le Golan
00:59:29avec cette zone
00:59:29démilitarisée
00:59:30d'une certaine façon
00:59:31est-ce qu'il n'y a pas là
00:59:32derrière le plan
00:59:33le grand Israël
00:59:34qui est demandé
00:59:36par ces gens-là
00:59:36qui est en train
00:59:37de se mettre en place
00:59:38il se met en place
00:59:39parce qu'effectivement
00:59:40Benvir et Smotrich
00:59:41ils quittent
00:59:42la coalition
00:59:42de Netanyahou
00:59:43Benvir lui
00:59:43il est ministre de quoi ?
00:59:46Alors il y a
00:59:46Smotrich
00:59:47le ministre des Finances
00:59:49et Benvir
00:59:49ou des colonies
00:59:50de la sécurité
00:59:51Benvir des Finances
00:59:52c'est ça
00:59:52c'est les deux ultras
00:59:54du gouvernement
00:59:54les deux ultras
00:59:55et en fait
00:59:56en mai 2024
00:59:57en mai 2024
00:59:58un accord a été conclu
01:00:00sous l'autorité de Joe Biden
01:00:01enfin sous l'égide
01:00:03de Joe Biden
01:00:04s'il n'y a pas beaucoup
01:00:04d'autorité en l'occurrence
01:00:05qui prévoyait
01:00:07la libération des otages
01:00:08en plusieurs phases
01:00:09et l'arrêt
01:00:10et un cessez-le-feu
01:00:10et ces deux ministres
01:00:12Benvir et Smotrich
01:00:12ont dit que
01:00:13si le cessez-le-feu
01:00:14se mettait en place
01:00:14ils quittaient le gouvernement
01:00:16et donc
01:00:16Benyamin Netanyahou
01:00:17tombait
01:00:18donc les otages
01:00:19ont été sacrifiés
01:00:20parce que
01:00:21les otages
01:00:22qui ont été libérés
01:00:23ont été suite à une négociation
01:00:25pas suite à des frappes
01:00:25les frappes ont plutôt
01:00:26tué des otages par ailleurs
01:00:27donc en fait
01:00:28Netanyahou
01:00:29et ça lui est reproché
01:00:30par une partie des Israéliens
01:00:31a volontairement
01:00:33négligé le sort des otages
01:00:35pour pouvoir poursuivre
01:00:36sa guerre
01:00:36et poursuivre
01:00:37cette fuite en avant
01:00:38dont on ne sait pas
01:00:38où elle va s'arrêter
01:00:39parce que là
01:00:40le Liban est de nouveau
01:00:41bombardé effectivement
01:00:42malgré la trêve
01:00:43la Syrie l'est régulièrement
01:00:44va recommencer
01:00:46à l'Iran
01:00:47on a l'impression
01:00:47que la guerre
01:00:48est son horizon
01:00:49mais je relisais récemment
01:00:50un livre de Raymond Aron
01:00:51que Raymond Aron
01:00:53donc grand intellectuel
01:00:54juif universaliste
01:00:56avait écrit sur
01:00:57Klaus Witz
01:00:57le maître à penser
01:00:58de la guerre
01:00:59et il disait
01:01:00c'était en 76
01:01:01en 76
01:01:01donc
01:01:02qu'Israël avait
01:01:03une stratégie militaire
01:01:04qui lui permettait
01:01:05des victoires militaires
01:01:06mais qui l'empêchait
01:01:07de réaliser ses buts stratégiques
01:01:08et effectivement
01:01:09on voit que
01:01:10la guerre est un moyen
01:01:12normalement
01:01:12pour en faire quelque chose
01:01:13là
01:01:13en quel est le but stratégique
01:01:14peut-être effectivement
01:01:16virer tous les Palestiniens
01:01:18parce que la vie
01:01:18si vous êtes bombardé
01:01:20et que vous n'avez pas à manger
01:01:20il va être difficile
01:01:21de rester à Gaza
01:01:22et qu'en Cisjordanie
01:01:23au fur et à mesure
01:01:24à subir les violences
01:01:25des colons
01:01:26dans la plus totale impunité
01:01:27au fur et à mesure
01:01:29il est possible
01:01:30que les Palestiniens
01:01:31quittent la Cisjordanie
01:01:32et que
01:01:33et comme en plus
01:01:34on étend le nombre
01:01:35de colonies
01:01:35de nouvelles colonies
01:01:37qui sont illégales
01:01:37ont encore été annoncées
01:01:38et là aussi
01:01:39en fait
01:01:40Netanyahou
01:01:41poursuit ses provocations
01:01:42par rapport aux droits
01:01:43par rapport à ce que lui demandent
01:01:44ses alliés européens américains
01:01:46sans que
01:01:47personne ne réagisse réellement
01:01:48mais encore une fois
01:01:49pour aller où
01:01:50parce que les Palestiniens
01:01:51ne sont pas les bienvenus
01:01:52par ailleurs
01:01:53enfin l'Egypte
01:01:54a fermé
01:01:55on ne sent pas non plus
01:01:56un accueil
01:01:57il y a des plans
01:02:00pour les répartir
01:02:01un peu à droite à gauche
01:02:02surtout
01:02:02c'est espérer
01:02:03de les décourager
01:02:04de les décourager
01:02:05il faut quand même
01:02:06faire preuve
01:02:06d'une très grande résilience
01:02:07pour rester en Cisjordanie
01:02:08malgré les humiliations
01:02:10malgré le fait
01:02:11que la mort rôde
01:02:12dès que les colons arrivent
01:02:14et à Gaza encore plus
01:02:15alors à Gaza
01:02:16effectivement
01:02:17il y a un blocage
01:02:18puisque ni l'Egypte
01:02:19ni l'Egypte
01:02:19ne vaient cueillir
01:02:20des centaines de milliers
01:02:21de Palestiniens
01:02:21qui seraient un facteur
01:02:22de désordre
01:02:23et de déstabilisation
01:02:24chez eux
01:02:25mais on voit bien
01:02:26que
01:02:27Gaza est inhabitable
01:02:29Gaza est devenu inhabitable
01:02:30donc
01:02:30je ne sais pas
01:02:32ce que l'on va faire
01:02:32de ces gens là
01:02:33mais Gaza est devenu
01:02:35inhabitable
01:02:35et pour très longtemps
01:02:36et donc en fait
01:02:37la poursuite
01:02:38tout le monde a protesté
01:02:39contre le plan
01:02:40de Donald Trump
01:02:40de faire de Gaza
01:02:41une nouvelle rivière
01:02:41mais en fait
01:02:42Netanyahou est en train
01:02:44très pratiquement
01:02:46de le mettre en oeuvre
01:02:47on va marquer
01:02:48on va marquer une courte pause
01:02:49et puis parler
01:02:49bien sûr
01:02:50de l'avenir
01:02:51de cette région
01:02:52de la solution
01:02:53à deux états
01:02:54est-ce que c'est une chimère
01:02:55ou est-ce qu'elle est possible
01:02:55et puis de Gaza
01:02:56avec vous
01:02:57Pascal Boniface
01:02:58dans un instant
01:02:58sur Sud Radio
01:02:59Et notre invité
01:03:04Pascal Boniface
01:03:05le fondateur
01:03:07et directeur
01:03:08de l'Institut des Relations
01:03:09Internationales
01:03:10et Stratégique
01:03:10l'IRIS
01:03:10auteur de
01:03:11Permis de tuer
01:03:12aux éditions
01:03:13Max Milot
01:03:13pour parler
01:03:14de la situation
01:03:15au Proche-Orient
01:03:16on parlait
01:03:17de ce projet
01:03:19de Donald Trump
01:03:20de faire la rivière
01:03:21à Gaza
01:03:21on se rappelle tous
01:03:22de cette vidéo
01:03:22par intelligence artificielle
01:03:24juste peu après
01:03:25son élection
01:03:25où il expliquait
01:03:26que ce serait
01:03:27une Gaza
01:03:27Gaza Trump
01:03:28et finalement
01:03:30c'est un peu
01:03:31ce qui est en train
01:03:31de se produire
01:03:32vous dites qu'aujourd'hui
01:03:33le but
01:03:34c'est de vider Gaza
01:03:35de ses habitants
01:03:36pour en faire
01:03:37un nouveau territoire occupé
01:03:38un territoire vidé
01:03:40plutôt
01:03:40un territoire vidé
01:03:41parce que
01:03:42l'argumentation israélienne
01:03:44c'est qu'on a quitté Gaza
01:03:46et il nous tire dessus
01:03:47en fait
01:03:48quand vous faites
01:03:48le blocus
01:03:49d'un territoire
01:03:50c'est comme s'il était occupé
01:03:51donc l'armée israélienne
01:03:53s'est retirée de Gaza
01:03:54et a organisé un blocus
01:03:55il était impossible
01:03:57d'entrer
01:03:57et de sortir
01:03:58on ne pouvait pas pêcher
01:03:59à plus de 6 miles
01:04:01des côtes
01:04:01de Gaza
01:04:02donc ça équivaut
01:04:04juridiquement
01:04:04à une occupation
01:04:05d'ailleurs
01:04:06le regretté Stéphane Essel
01:04:07a longtemps
01:04:08protesté
01:04:08contre cette occupation
01:04:10quelqu'un qui n'est pas
01:04:11vraiment accusé
01:04:12d'être
01:04:13islamo-gauchiste
01:04:14comme Nicolas Sarkozy
01:04:15avait évoqué
01:04:16une prison à ciel ouvert
01:04:17pour parler de Gaza
01:04:18sauf que maintenant
01:04:19on la bombarde
01:04:20c'est-à-dire que
01:04:21des bombardantes civiles
01:04:22malheureusement
01:04:23ça arrive
01:04:24dans les guerres
01:04:25mais là on va voir des gens
01:04:26qui ne peuvent aller nulle part ailleurs
01:04:28puisqu'ils sont soumis à un blocus
01:04:29donc c'est bien
01:04:30au nord
01:04:30au sud
01:04:30on leur dit
01:04:30bougez
01:04:31on va bombarder le sud
01:04:33bouger au nord
01:04:34bouger
01:04:34voilà
01:04:35ils se déplacent
01:04:35sur une bande très limitée
01:04:37disons que les ukrainiens
01:04:38qui sont bombardés
01:04:39les gens qui étaient bombardés
01:04:40à Alep
01:04:41en Syrie
01:04:41les gens qui étaient
01:04:42bombardés à Grosny
01:04:43pouvaient fuir
01:04:43et là ils sont soumis
01:04:45à un blocus
01:04:46donc depuis le nombre
01:04:47de bombes
01:04:48qui est bien supérieur
01:04:49à Hiroshima
01:04:50au total
01:04:51c'est-à-dire qu'ils n'ont
01:04:52plus rien faire pousser
01:04:53à Gaza
01:04:54il n'y a plus d'habitation
01:04:55il n'y a plus rien
01:04:56le temps de reconstruire
01:04:57ceci
01:04:58de dépolluer déjà
01:04:59simplement de dépolluer
01:05:00donc en fait
01:05:01quand vous coupez
01:05:02l'alimentation
01:05:04quand vous coupez
01:05:05l'aide alimentaire
01:05:06les flux
01:05:07même d'eau
01:05:08et que vous bombardez
01:05:10les gens
01:05:10c'est quand même
01:05:11une incitation
01:05:12à un nettoyage ethnique
01:05:13pousser
01:05:14et donc effectivement
01:05:15même si
01:05:17officiellement
01:05:18personne n'a accepté
01:05:19le plan de Trump
01:05:20et que les Européens
01:05:21les pays du Golfe
01:05:22disent non non
01:05:23on va faire autrement
01:05:24mais grosso modo
01:05:25Netanyahou est en train
01:05:26de le mettre en pratique
01:05:27en rendant Gaza
01:05:28inhabitable
01:05:29et après on va dire
01:05:29il faut reconstruire
01:05:31d'ailleurs quand Trump
01:05:32avait parlé de son plan
01:05:33c'était
01:05:34il avait présenté ça
01:05:34presque comme un geste
01:05:36humanitaire
01:05:36en disant
01:05:36les pauvres
01:05:37ils sont dans un endroit
01:05:38qui est devenu inhabitable
01:05:39il faut reconstruire ça
01:05:40sauf que le temps
01:05:41de reconstruire
01:05:41on les vire
01:05:42et après on les empêchera
01:05:43de revenir
01:05:43c'est un peu le but
01:05:45est-ce que aussi
01:05:46cette situation
01:05:47à Gaza
01:05:48c'est pas
01:05:48la faillite
01:05:49de toutes les institutions
01:05:50internationales
01:05:52l'ONU
01:05:53la Cour de justice
01:05:53internationale
01:05:55l'Union Européenne
01:05:56enfin
01:05:56on a l'impression
01:05:57que là
01:05:58tout le monde
01:05:58fait un pas de côté
01:06:00regarde ses chaussures
01:06:01parce que la Cour Pédale
01:06:03internationale
01:06:03et la Cour
01:06:04interjustice
01:06:04font leur boulot
01:06:05et d'ailleurs
01:06:06elles font leur boulot
01:06:07alors elles font leur boulot
01:06:08sauf que le temps
01:06:09est long pour la justice
01:06:10et tout le monde
01:06:11s'en fout
01:06:12effectivement
01:06:12alors oui et non
01:06:13parce que
01:06:13le problème
01:06:14c'est bien
01:06:15les pays occidentaux
01:06:16qui sont en totale
01:06:17contradiction
01:06:18avec les principes
01:06:19qu'ils affichent
01:06:20c'est-à-dire qu'on a
01:06:21pendant les années
01:06:21on a dit
01:06:22il faut défendre
01:06:22la Cour Pédale internationale
01:06:23il faut défendre
01:06:24le droit international
01:06:24mais quand c'est Israël
01:06:26qui est en cause
01:06:26et bien
01:06:27on change totalement
01:06:30d'avis
01:06:31et d'opinion
01:06:32on a fait la leçon
01:06:33aux pays du sud
01:06:34pendant des années
01:06:34pour dire
01:06:35il faut agir dans tel sens
01:06:36une fois encore
01:06:37on est en train de perdre
01:06:38notre crédibilité
01:06:39politique et morale
01:06:40dans cette affaire
01:06:40on voit l'Europe
01:06:42qui à l'occasion
01:06:44du sommet de l'OTAN
01:06:44met en place
01:06:45une cour de justice
01:06:46particulière
01:06:47pour les crimes de guerre
01:06:48russes en Ukraine
01:06:49en disant
01:06:50voilà c'est formidable
01:06:51mais pour ce qui est
01:06:51des crimes de guerre
01:06:52israéliens
01:06:54à Gaza
01:06:55rien
01:06:55l'Allemagne a même dit
01:06:57qu'ils pourraient recevoir
01:06:58l'Étania
01:06:59alors qu'ils sont partis
01:07:00à la Cour Pédale internationale
01:07:01l'Hongrie
01:07:02s'en est carrément retirée
01:07:03pour que l'Étania
01:07:04puisse se rendre à Hongrie
01:07:05bon les Etats-Unis
01:07:05n'ont jamais signé
01:07:07comme la Russie
01:07:07comme la Chine
01:07:08et ces grandes puissances
01:07:09ne avaient signé
01:07:10quelque chose
01:07:10qui pourrait éventuellement
01:07:11les mettre en cause
01:07:12quant à la France
01:07:13elle était un peu ambiguë
01:07:15et c'est vrai
01:07:16qu'il y avait eu
01:07:16un communiqué triomphal
01:07:17lorsque un mandat d'arrêt
01:07:18a été émis
01:07:19contre Vladimir Poutine
01:07:20et un communiqué
01:07:21très alambiqué
01:07:22lorsque Netanyahou
01:07:23a été inculpé
01:07:24donc une fois encore
01:07:25soit on défend le droit
01:07:26soit on ne défend pas le droit
01:07:27certains ont dit
01:07:28mais il est absolument
01:07:29anormal de mettre
01:07:30sur le même plan
01:07:31le Hamas et Israël
01:07:32il y a eu un groupe terroriste
01:07:33et un état démocratique
01:07:35oui c'est vrai
01:07:35ils ne sont pas de la même nature
01:07:36puisque la CPI
01:07:37avait inculpé en même temps
01:07:38trois leaders du Hamas
01:07:39et Netanyahou
01:07:40et son ministre de la Défense
01:07:41sauf que
01:07:42la Cour Pédale internationale
01:07:43n'est pas un organe
01:07:44juridictionnel
01:07:45enfin n'est pas un organe
01:07:46pardon
01:07:47n'est pas un organe constitutionnel
01:07:48elle juge
01:07:50les actes internationaux
01:07:51commis par les uns
01:07:52et par les autres
01:07:53et donc alors que
01:07:54ces pays
01:07:55pour jusqu'ici
01:07:55étaient accusés
01:07:56de faire du deux poids
01:07:57deux mesures
01:07:57là elle a franchi le pas
01:07:59en appliquant la même règle
01:08:01y compris un allié
01:08:02des occidentaux
01:08:03et ça passe pas
01:08:03et pour les occidentaux
01:08:05non parce que
01:08:06juger les africains
01:08:06c'est très bien
01:08:07juger Netanyahou
01:08:08ben là
01:08:09on est beaucoup plus gênés
01:08:10effectivement
01:08:11donc pour beaucoup
01:08:12ils disaient
01:08:13mais écoutez
01:08:13vous parlez de la Cour
01:08:14Pédale internationale
01:08:15tant qu'elle juge
01:08:15les africains
01:08:16après elle met
01:08:17un mandat d'arrêt
01:08:19contre Poutine
01:08:20c'est votre rival
01:08:20ça va très bien
01:08:21mais voilà
01:08:22le droit une fois encore
01:08:23il est universel et général
01:08:25on applique la même règle
01:08:26à tout le monde
01:08:26mais on peut pas dire
01:08:27qu'il y a une règle
01:08:28pour les amis
01:08:28et une règle
01:08:29pour les rivaux
01:08:30et les ennemis
01:08:31parce que là
01:08:31on est plus dans le droit
01:08:32on est dans le deux poids
01:08:34deux mesures
01:08:34l'autre terme de droit
01:08:36qui fait débat
01:08:37et qui est là
01:08:39dans le débat international
01:08:41c'est celui de génocide
01:08:42à Gaza
01:08:43donc ces institutions
01:08:44internationales se penchent
01:08:45sur la question du génocide
01:08:47combien de temps
01:08:49ça va mettre
01:08:50pour avoir toutes les preuves
01:08:52en janvier 2024
01:08:53la Cour
01:08:55a évoqué un risque
01:08:56de génocide
01:08:57c'est ça
01:08:57risque de génocide
01:08:58donc là
01:08:59quand même
01:09:00c'était il y a longtemps
01:09:01et donc
01:09:02bon
01:09:03alors Amnesty International
01:09:04Human Rights Watch
01:09:06ont franchi le pas
01:09:07Médecins Sans Frontières
01:09:09également
01:09:09ont utilisé
01:09:11ce terme
01:09:11qui fait débat
01:09:12parce que pour certains
01:09:13le terme devrait être réservé
01:09:15effectivement
01:09:15à la Shoah
01:09:16enfin on l'a utilisé
01:09:17pour les Arméniens
01:09:17on l'a utilisé
01:09:18pour le Cambodge
01:09:19on l'a utilisé
01:09:20pour le Rwanda
01:09:20on l'a même utilisé
01:09:22d'ailleurs
01:09:22pour
01:09:23Sebrinitsha
01:09:24pour certains
01:09:25je vois que certains
01:09:27mettent en avant
01:09:28le génocide
01:09:28pour le sort des Ouïghours
01:09:30mais refusent
01:09:30d'employer le même terme
01:09:31en disant
01:09:32non c'est exagéré
01:09:32donc si on accuse
01:09:35la Chine d'un génocide
01:09:36par rapport aux Ouïghours
01:09:36on n'a quand même pas
01:09:37bombardé aussi massivement
01:09:38les Ouïghours
01:09:39que cela
01:09:40ils sont réprimés
01:09:41je veux dire
01:09:41je ne dis pas
01:09:42la répression des Ouïghours
01:09:43mais on n'a pas tué
01:09:45des dizaines de milliers
01:09:45de Ouïghours
01:09:46en les bombardant
01:09:46jour et nuit
01:09:48donc effectivement
01:09:49c'est un thème
01:09:51qui est sensible
01:09:53mais je pense que
01:09:54les preuves
01:09:55s'accumulent
01:09:56de plus en plus
01:09:57notre président de la République
01:09:58a dit que
01:09:59c'était aux historiens
01:10:00de trancher sur ce point
01:10:01de savoir
01:10:02s'il y avait ou non
01:10:03génocide
01:10:03c'est pas aux historiens
01:10:04c'est aux juges
01:10:06c'est aux juges
01:10:08aux historiens certainement
01:10:09mais c'est aux acteurs
01:10:12publics d'agir
01:10:12or la convention
01:10:14de 1948
01:10:15est une convention
01:10:16qui non seulement
01:10:16interdit le génocide
01:10:17mais aussi
01:10:18réclame sa prévention
01:10:20donc si
01:10:21c'est une convention
01:10:22sur la prévention
01:10:23du génocide
01:10:23s'il y a un risque
01:10:25du génocide
01:10:25il faut agir
01:10:26avant que ce génocide
01:10:28ne soit commis
01:10:28parce que là
01:10:29ce sera trop tard
01:10:30et effectivement
01:10:31les historiens jugeront
01:10:32je pense qu'ils jugeront
01:10:33très négativement
01:10:34ceux qui se sont tus
01:10:36par complicité
01:10:38ou par lâcheté
01:10:38les deux
01:10:39et qui n'ont rien dit
01:10:40alors effectivement
01:10:41je sais très bien
01:10:42quand on parle
01:10:43quand on met en accusation
01:10:45Israël
01:10:45on subit des agréments
01:10:47extrêmement importants
01:10:48personnellement
01:10:48et professionnellement
01:10:49vous c'est des menaces de mort
01:10:51oui oui
01:10:51il y a des interdictions
01:10:52d'antenne
01:10:53sur de nombreux médias
01:10:55Radio France
01:10:56et d'autres
01:10:56etc
01:10:57mais enfin
01:10:58voilà
01:10:58je préfère
01:10:59effectivement
01:11:00je sais très bien
01:11:02le prix
01:11:02que depuis assez longtemps
01:11:03je paye pour dire
01:11:04ce que je pense
01:11:05je n'ai jamais été
01:11:06condamné pour antisémitisme
01:11:07que je sache
01:11:08personne n'a jamais trouvé
01:11:10s'il y avait la moindre phrase
01:11:11qui donne lieu à cela
01:11:13tout le monde se serait
01:11:13précipité dessus
01:11:14pour le signaler
01:11:16mais effectivement
01:11:17il y a
01:11:18entre une fois encore
01:11:19lâcheté et complicité
01:11:20il ne faut jamais ignorer
01:11:21la lâcheté
01:11:21il y a un silence
01:11:23qui fait que
01:11:24dans l'avenir
01:11:26certains pourront dire
01:11:27mais pourquoi
01:11:28vous n'avez rien dit
01:11:29pourquoi vous avez laissé faire
01:11:31et très honnêtement
01:11:32on ne pourra pas dire
01:11:33nous ne savions pas
01:11:34on ne pourra pas dire
01:11:35nous ne savions pas
01:11:36parce que même si
01:11:37beaucoup de médias
01:11:38invisibilisent
01:11:38ce qui se passe
01:11:39tout le monde est au courant
01:11:40parce qu'il y a
01:11:41les réseaux sociaux
01:11:42qui existent
01:11:43ça circule
01:11:44et d'ailleurs
01:11:44en grande partie
01:11:45le silence
01:11:46disons partiel
01:11:47ou le disons
01:11:48le biais médiatique
01:11:50de certains médias
01:11:51nourrit le complotisme
01:11:53que l'on dénonce par ailleurs
01:11:53les grands médias
01:11:55ont mis
01:11:55dans mon livre
01:11:57permis de tuer
01:11:57je finalise
01:11:58des unes de journaux
01:11:59en fait
01:12:01on voit très bien
01:12:01que c'est toujours
01:12:02d'un point de vue
01:12:03israélien
01:12:04que l'on ne parle pas
01:12:05d'un point de vue palestinien
01:12:06c'est les otages
01:12:07bien sûr qu'il faut
01:12:08libérer les otages
01:12:08la prise otage
01:12:10est un crime de guerre
01:12:11donc il faut le dire également
01:12:12mais je veux dire
01:12:13lorsque l'Iran
01:12:15a lancé quelques missiles
01:12:16sur Israël
01:12:17tout le monde était
01:12:18on a mal dormi
01:12:20mais ça fait 20 mois
01:12:21que les gens de Gaza
01:12:22ne dorment pas du tout
01:12:23ou quand il y a eu un hôpital
01:12:25frappé par les Iraniens
01:12:26ou là
01:12:27Netanyahou est allé
01:12:28à l'hôpital
01:12:28en disant
01:12:29c'est un crime de guerre
01:12:30c'est inacceptable
01:12:30plus c'est gros
01:12:31plus ça passe quand même
01:12:32parce qu'ils ont détruit
01:12:33systématiquement
01:12:34toutes les infrastructures
01:12:35hospitalières de Gaza
01:12:36sous prétexte que c'était
01:12:37des caches
01:12:38du Hamas
01:12:40sans jamais apporter
01:12:41aucune preuve
01:12:42sans jamais apporter
01:12:43aucune preuve
01:12:44il faut à chaque fois
01:12:44les croix sur parole
01:12:45et là
01:12:46alors effectivement
01:12:46on ne bombarde pas
01:12:48les hôpitaux
01:12:48soit israéliens
01:12:49ou Gaza
01:12:50mais on ne peut pas
01:12:51s'offusquer
01:12:51que l'Iran
01:12:52attaque les hôpitaux
01:12:53israéliens
01:12:54alors qu'on a détruit
01:12:55tous les hôpitaux
01:12:56à Gaza
01:12:57à Gaza
01:12:58aujourd'hui
01:12:59on ampute
01:13:00sans anesthésie
01:13:01nous sommes en 2025
01:13:02il y a des enfants
01:13:03et des adultes
01:13:04qui ont été amputés
01:13:05sans anesthésie
01:13:06en 2025
01:13:07c'est proprement hallucinant
01:13:09et donc là aussi
01:13:10le deux poids deux mesures
01:13:11je dirais simplement
01:13:12on arrive à
01:13:13c'est une insulte
01:13:14à notre intelligence
01:13:15de penser
01:13:16qu'une telle chose
01:13:17puisse être gobée
01:13:18c'est vraiment
01:13:19nous prendre pour des idiots
01:13:20et donc
01:13:21il y a vraiment là
01:13:22moi c'est ça
01:13:23qui me met un peu
01:13:24en colère
01:13:24c'est que vraiment
01:13:26on nous prend
01:13:26on insulte
01:13:27notre intelligence
01:13:28de penser
01:13:28qu'on peut
01:13:28gober cela
01:13:29et je veux dire
01:13:31moi j'ai
01:13:31quand j'ai fait l'étude
01:13:32du droit international
01:13:33j'ai toujours pensé
01:13:34que le monde
01:13:34pouvait progresser
01:13:35que le monde progressait
01:13:37qu'il y aurait de plus en plus
01:13:38d'encadrement
01:13:39de la vie internationale
01:13:40par le droit
01:13:40et donc une diminution
01:13:42de la violence
01:13:43la décolonisation
01:13:44progrès de la démocratie
01:13:46progrès des droits de l'homme
01:13:46nous assistons
01:13:47à un recul
01:13:48extrêmement important
01:13:49de cela
01:13:50un déchaînement
01:13:51de la violence
01:13:51et moi
01:13:52qui suis enseignant
01:13:54qui suis prof
01:13:55qui suis pédagogue
01:13:56j'ai toujours pensé
01:13:57que l'éducation
01:13:57permettait de mieux
01:13:58comprendre les choses
01:13:59quand j'entends
01:14:00certains débats
01:14:00le nombre de mensonges
01:14:02d'assertions
01:14:03totalement erronées
01:14:04volontairement
01:14:05qui sont faites
01:14:07sans qu'elles soient
01:14:07contredites
01:14:08et le biais médiatique
01:14:10sur ce conflit
01:14:10me consterne
01:14:11on va marquer une courte pause
01:14:13et revenir sur votre livre
01:14:15Permis de tuer
01:14:15aux éditions Max Milot
01:14:17Pascal Boniface
01:14:18à tout de suite
01:14:18sur Sud-Rhin
01:14:19Alexis Poulin
01:14:20sans réserve
01:14:21l'invité
01:14:22et on se retrouve
01:14:23pour la dernière partie
01:14:24de l'émission
01:14:25avec Pascal Boniface
01:14:27directeur et fondateur
01:14:28de l'IRIS
01:14:29auteur de Permis de tuer
01:14:30aux éditions Max Milot
01:14:31pour parler de la situation
01:14:32au Proche-Orient
01:14:32et on a avec nous
01:14:34Richard de Toulouse
01:14:35qui souhaitait réagir
01:14:36bonjour Richard
01:14:37oui bonjour à vous
01:14:38je trouve que c'est bien
01:14:40que vous parliez
01:14:41de la guerre
01:14:43parce qu'en fait
01:14:44Gaza
01:14:45aujourd'hui
01:14:45l'information
01:14:47est complètement biaisée
01:14:48c'est des choix
01:14:50volontaires
01:14:51parce qu'il y a
01:14:51le choc des chiffres
01:14:52le choc des chiffres
01:14:52c'est
01:14:53en un an
01:14:54on a 50 000 morts
01:14:56mais qui ont 20 ans
01:14:57d'âge
01:14:58en moyen
01:14:59et en Ukraine
01:15:00en 3 ans
01:15:01on a 50 000 morts civils
01:15:02avec 40 ans
01:15:04d'âge moyen
01:15:05donc en fait
01:15:05ça équivaut
01:15:06à 100 000 morts
01:15:07en Ukraine
01:15:07en 3 fois moins de temps
01:15:09voilà le choc des chiffres
01:15:11et malgré tout
01:15:12on voit bien
01:15:13que cette guerre
01:15:13si elle est aussi
01:15:14aussi dévastatrice
01:15:16pour la population civile
01:15:17c'est que ça a été
01:15:18c'est volontaire
01:15:19parce qu'en fait
01:15:19Netanyahou
01:15:21et l'armée australienne
01:15:23n'ont pas voulu
01:15:23prendre les maisons
01:15:25une à une
01:15:25s'approprier le terrain
01:15:27en ciblant
01:15:29les gens du Hamas
01:15:30ce qui aurait pu être fait
01:15:31mais en fait
01:15:32on voit qu'on a affaire
01:15:33à un massacre
01:15:34de l'HTA
01:15:35en fait
01:15:35c'est ça
01:15:37que je voulais dire
01:15:37et j'espère
01:15:39que les français
01:15:40qui n'ont pas la parole
01:15:41pourront réaliser
01:15:43ce malheur
01:15:44en regardant
01:15:44des enfants courir
01:15:45cet été
01:15:46sur la plage
01:15:46et en disant
01:15:47qu'ailleurs
01:15:48ils seront massacrés
01:15:50comme du bétail
01:15:51et pire
01:15:51c'est bien vrai
01:15:53merci beaucoup
01:15:53Richard
01:15:54de votre intervention
01:15:55les chiffres
01:15:57justement
01:15:58je crois que
01:16:00c'est le
01:16:00Harvard
01:16:01qui sort
01:16:03377 000
01:16:04disparus
01:16:05disparus
01:16:05oui
01:16:06disparus
01:16:06alors il y a des gens
01:16:07qui ont pu fuir Gaza
01:16:08il y a des gens
01:16:09qui ont quitté Gaza
01:16:10on estime à 120 000
01:16:11mais en fait
01:16:12par rapport aux chiffres
01:16:13officiels
01:16:13alors certains disent
01:16:14oui c'est
01:16:15mis à la salle du Hamas
01:16:15mais on ne peut pas y croire
01:16:16donc il y a une fraise
01:16:17qui dit qu'il faut diviser
01:16:18par 10 ce chiffre
01:16:19et d'autres ont dit
01:16:21mais on ne peut pas comparer
01:16:22la mort d'enfants palestiniens
01:16:24et la forte d'enfants israéliens
01:16:25un enfant est un enfant
01:16:25c'est absolument abonniable
01:16:27de dire cela
01:16:28mais ce qui se passe
01:16:30c'est qu'il y a beaucoup de morts
01:16:31qui sont sous les décombres
01:16:32qu'on n'a pas retrouvés
01:16:33et puis là on ne compte
01:16:35ce chiffre de 56 000
01:16:37aujourd'hui
01:16:37ne compte que ceux
01:16:38qui sont tués directement
01:16:39par les bombardements
01:16:40on ne compte pas
01:16:41ceux qui meurent de faim
01:16:41on ne compte pas
01:16:43ceux qui meurent
01:16:43de leurs blessures
01:16:44par la suite
01:16:45et on ne compte pas
01:16:46ceux qui meurent
01:16:47de maladies
01:16:47qui auraient pu être
01:16:48soignés
01:16:49mais comme il n'y a plus
01:16:49d'hôpitaux
01:16:50si vous avez un cancer
01:16:51si vous êtes diabétique
01:16:53vous pouvez mourir
01:16:54alors qu'en d'autres temps
01:16:56vous auriez pu
01:16:56avoir une chance
01:16:57de guérir
01:16:58donc en fait
01:16:59le nombre de morts
01:16:59à mon avis
01:17:00lorsque tout ceci sera terminé
01:17:02va être réévalué
01:17:03de façon extrêmement forte
01:17:05et ça veut dire aussi
01:17:06qu'en termes de pourcentage
01:17:08par rapport à la population
01:17:09c'est extrêmement important
01:17:10le nombre
01:17:11par rapport aux 2 millions
01:17:12d'habitants de Gaza
01:17:1356 000 morts
01:17:15peut-être 100 000
01:17:16200 000
01:17:16c'est quand même
01:17:17extrêmement important
01:17:18certaines ONG
01:17:19montrent
01:17:19si cela devait toucher
01:17:21la France
01:17:21le nombre de morts
01:17:22que cela créerait
01:17:23et donc effectivement
01:17:24les chiffres sont les chiffres
01:17:25et puis
01:17:25comment ces gens
01:17:27une fois
01:17:28ça fait quand même 2 ans
01:17:28qu'il n'y a pas d'hygiène
01:17:29qu'il n'y a pas d'éducation
01:17:31qu'il n'y a pas
01:17:32que vont devenir ces gens
01:17:33enfin je veux dire
01:17:34il y a le risque aussi
01:17:35de voir la politique
01:17:37de la vengeance
01:17:38s'enclencher
01:17:39ces gens qui ont perdu
01:17:41leur famille
01:17:41cette violence là
01:17:43va créer de la violence
01:17:44vous ne combattez pas
01:17:45le terrorisme
01:17:45en nourrissant le terrorisme
01:17:46évidemment
01:17:47c'est à dire que
01:17:47si pendant 20 mois
01:17:48vous allez vous coucher
01:17:49sans savoir
01:17:50si vous allez survivre demain
01:17:51si votre père
01:17:52votre mère
01:17:52vos frères et soeurs
01:17:53vont survivre
01:17:54vous n'allez pas
01:17:55nourrir une sorte
01:17:55de bienveillance
01:17:56à l'égard de l'humanité
01:17:57c'est aussi notre sécurité
01:17:59qui est en cause
01:18:00parce que s'il y a du terrorisme
01:18:01on en sera également
01:18:02les victimes
01:18:03et donc en fait
01:18:04bien sûr qu'il faut
01:18:04combattre le terrorisme
01:18:05mais il faut le combattre
01:18:06avec efficacité
01:18:07pas en voulant tout raser
01:18:09on sait très bien
01:18:10que lorsque on fait
01:18:11des bombardements
01:18:11comme ceux-là
01:18:12de façon énorme
01:18:13on va plus multiplier
01:18:14le nombre de terroristes
01:18:15enfin on en tue
01:18:15mais on tue des civils aussi
01:18:17mais si vous tuez des civils
01:18:18de vrais membres du Hamas
01:18:20et bien vous allez
01:18:21susciter des vocations
01:18:22ultérieures
01:18:22et donc là on voit
01:18:23la grande différence
01:18:24c'est à dire que
01:18:25des gens comme
01:18:26Bernard-Henri Lévy
01:18:27ou André Glucksmann
01:18:28qui critiquaient
01:18:29les bombardements
01:18:30russes
01:18:31sur Grozny
01:18:31en Tchétchénie
01:18:32applaudissent
01:18:33enfin applaudissaient
01:18:35déjà à l'époque
01:18:36parce que c'est pas
01:18:37la première fois
01:18:37que Gaza est bombardée
01:18:39donc mais là
01:18:40jamais de cette ampleur
01:18:41et donc
01:18:42des gens
01:18:43la guerre n'est toujours
01:18:44pas terminée
01:18:45comment vont sortir
01:18:46de cela
01:18:47des gens qui
01:18:47depuis 20 mois
01:18:48sont soumis
01:18:49à des bombardements
01:18:50le stress
01:18:51et bien sûr
01:18:52il y a beaucoup de morts
01:18:53aussi du fait du stress
01:18:54et on sait très bien
01:18:55qu'en période de stress
01:18:56vos défenses immunitaires
01:18:57sont beaucoup moins fortes
01:18:59donc le nombre de morts
01:19:00va être révisé
01:19:01à la hausse
01:19:02et puis il faut quand même
01:19:03rappeler que
01:19:03Israël qui se présente
01:19:04comme la seule démocratie
01:19:05du Proche-Orient
01:19:06interdit
01:19:07toute présente
01:19:08de journalistes
01:19:09internationaux
01:19:11à Gaza
01:19:11d'habitude
01:19:12dans les conflits
01:19:13il y a quand même
01:19:14la presse qui est présente
01:19:15c'est normal
01:19:15mais on a vu
01:19:16que les journalistes
01:19:17étaient pris pour cible
01:19:18le nombre de journalistes
01:19:19qui ont été tués
01:19:20dans ces opérations
01:19:21vous avez l'autre consoeur
01:19:22Jérôme Vosner
01:19:22du Point
01:19:23qui dit qu'il n'y a pas
01:19:23de journalistes palestiniens
01:19:24donc il n'y a pas de morts
01:19:26il n'y a pas de journalistes français
01:19:27non plus
01:19:27on ne tue pas de journalistes
01:19:29parce qu'il n'y a pas
01:19:29de journalistes palestiniens
01:19:30comme s'ils n'étaient incapables
01:19:31d'être journalistes
01:19:32c'est quand même une
01:19:33essentialisation un peu curieuse
01:19:34mais effectivement
01:19:35ce que disent aujourd'hui
01:19:36les humanitaires
01:19:37et les journalistes
01:19:37donc les journalistes
01:19:38on ne peut pas rentrer à Gaza
01:19:39mais il y avait des journalistes
01:19:40palestiniens
01:19:40qui étaient déjà à Gaza
01:19:41qui continuaient à informer
01:19:42en envoyant leurs vidéos
01:19:44etc.
01:19:45et en fait aujourd'hui
01:19:46avant on mettait
01:19:46un statut
01:19:47un t-shirt presse
01:19:49quelque chose
01:19:51pour signaler
01:19:52qu'on était de la presse
01:19:52pour se protéger
01:19:53aujourd'hui on devient une cible
01:19:55pareil pour les humanitaires
01:19:56quand vous discutez
01:19:58on a vu le croissant rouge
01:19:59qui a été pris pour cible
01:20:00qui l'a dit
01:20:01il n'y a pas eu de suite
01:20:03à ces attaches
01:20:04et donc
01:20:04toutes les ONG
01:20:07ont eu un nombre
01:20:07et c'est le plus grand nombre
01:20:09de morts
01:20:09d'acteurs humanitaires
01:20:12dans un conflit
01:20:13parce qu'ils sont pris pour cible
01:20:14effectivement
01:20:15parce qu'on ne veut pas
01:20:16qu'ils témoignent
01:20:17on ne veut pas qu'ils viennent apporter
01:20:18on ne veut pas que les ONG
01:20:20apportent une aide
01:20:21aux palestiniens
01:20:22c'est assez terrible
01:20:23vous parliez
01:20:25quand vous étiez
01:20:26depuis les années
01:20:27que vous occupez
01:20:28de relations internationales
01:20:29vous aviez l'espoir
01:20:30que ça aille mieux
01:20:31pour les droits de l'homme
01:20:31et puis actuellement
01:20:33ce recul des droits de l'homme
01:20:34s'amplifie
01:20:36quand vous le datez
01:20:37en fait
01:20:37cette bascule
01:20:39d'un rêve de progrès
01:20:41à un recul avéré
01:20:42c'est une lente dégradation
01:20:44on peut dire que
01:20:45moi j'ai cru à la paix
01:20:46entre Israël et la Palestine
01:20:47en 1993
01:20:48quand les accords d'Oslo
01:20:49ont été signés
01:20:50oui ils étaient inégaux
01:20:51mais c'était un espoir
01:20:52et il faut reconnaître
01:20:53que et le Hamas
01:20:54et les Likoudnik
01:20:55et les extrémistes israéliens
01:20:57ont tué
01:20:57le Hamas
01:20:58en commettant des attentats
01:20:59et du coup
01:21:01Sharon lui
01:21:01quand on allait au pouvoir
01:21:02s'en prenait
01:21:03à l'autorité palestine
01:21:04donc c'est le Hamas
01:21:04qui commette les attentats
01:21:05et puis l'assassinat de Rabin
01:21:06en 1995
01:21:07par un extrémiste israélien
01:21:09et puis au fur et à mesure
01:21:11on a bien vu
01:21:11ce recul du droit
01:21:13au fur et à mesure
01:21:13alors bon
01:21:14c'est Poutine en Ukraine
01:21:15c'est aussi quand même
01:21:17les Etats-Unis en Irak
01:21:19en 2003
01:21:19et au moins à l'époque
01:21:20la France a eu
01:21:21l'honneur
01:21:22le courage
01:21:23la lucidité
01:21:23de s'y opposer avec force
01:21:24on était du bon côté
01:21:26de l'histoire
01:21:26à ce moment là
01:21:26et d'ailleurs
01:21:27jamais la France
01:21:28n'a été aussi populaire
01:21:29enfin
01:21:29le regain de popularité
01:21:31de la France
01:21:31à ces époques
01:21:32pour avoir dit quelque chose
01:21:33qui était à la fois
01:21:33lucide
01:21:34et courageux
01:21:36lucide parce qu'effectivement
01:21:37c'était la chose à faire
01:21:38et courageux
01:21:38parce qu'on s'opposait
01:21:39à l'hyperpuissance américaine
01:21:42et là
01:21:42c'est nettement moins tranché
01:21:44comme position
01:21:45en même temps
01:21:46c'est-à-dire que
01:21:46là où la France
01:21:47était non alignée
01:21:48elle est alignée
01:21:49mais avec
01:21:50plus ou moins
01:21:51d'astéris
01:21:52pour dire
01:21:52attendez
01:21:52disons que
01:21:54le choix qui a été fait
01:21:55c'est de ne pas rompre
01:21:55avec Netanyahou
01:21:56en fait
01:21:57en leur temps
01:22:00De Gaulle
01:22:00Mitterrand
01:22:01et Chirac
01:22:01prenaient le choix
01:22:03de pouvoir
01:22:04rompre provisoirement
01:22:05avec l'allié américain
01:22:07ou même
01:22:07Mitterrand
01:22:09quand il va faire
01:22:09en 82 discours
01:22:10devant la Knesset
01:22:11devant la Knesset
01:22:12où il dit
01:22:12qu'il faut qu'il y ait
01:22:13un état
01:22:14un foyer national
01:22:15et que c'est ainsi
01:22:16que la paix ira
01:22:16il n'a pas demandé
01:22:17l'autorisation
01:22:18aux Israéliens
01:22:20de le faire
01:22:21ni aux présidents américains
01:22:22On voit que
01:22:23aujourd'hui
01:22:24la stratégie américaine
01:22:25qui sont quand même
01:22:26ceux qui décident
01:22:27de ce qui se passe
01:22:27au Proche-Orient
01:22:28qu'on le veuille ou non
01:22:28c'est l'alliance d'Abraham
01:22:30c'est-à-dire
01:22:30de faire en sorte
01:22:31que tous les états
01:22:32autour d'Israël
01:22:33soient bienveillants
01:22:35à l'égard d'Israël
01:22:36et donc
01:22:36in fine
01:22:37en finir avec
01:22:38le régime iranien
01:22:39d'où la taxe
01:22:40Ce qui a changé
01:22:41entre Trump 1
01:22:42et Trump 2
01:22:42c'est l'Arabie Saoudite
01:22:43c'est-à-dire qu'entre-temps
01:22:45d'ailleurs
01:22:45les Saoudiens
01:22:46se sont rendus compte
01:22:47qu'ils étaient mieux
01:22:49ils ont vu la débat de Kabou
01:22:50ils ont vu qu'en 2019
01:22:51quand l'Iran les attaquait
01:22:52les Etats-Unis
01:22:53n'ont pas eu leur secours
01:22:53et donc il y a une réconciliation
01:22:55sous l'égide de la Chine
01:22:56entre l'Iran
01:22:57et les Saoudiens
01:22:58et la Russie
01:22:59était à condamner
01:22:59alors que effectivement
01:23:00pendant le premier mandat
01:23:02Trump
01:23:02les Saoudiens demandaient
01:23:03à ce que l'on coupe
01:23:04la tête du serpent
01:23:04pour reprendre leur expression
01:23:05ils réclamaient
01:23:06comme Israël
01:23:07des frappes sur l'Iran
01:23:08aujourd'hui
01:23:09les Saoudiens
01:23:10ont condamné très fermement
01:23:11les frappes sur l'Iran
01:23:13parce qu'ils n'ont pas envie
01:23:14d'une déstabilisation
01:23:14et ils savent que leur opinion
01:23:16parce que même si
01:23:17ce n'est pas un pays démocratique
01:23:18il y a une opinion
01:23:18il y a une société civile
01:23:19c'est un peu compliqué
01:23:21pour ça
01:23:21de le comprendre
01:23:22mais il n'y a pas
01:23:23que dans les démocraties
01:23:23où il y a des sociétés civiles
01:23:25vu ce qui s'est passé à Gaza
01:23:26depuis 20 mois
01:23:27une réconciliation
01:23:28comme cela avec Israël
01:23:30est juste impossible
01:23:30le régime serait renversé
01:23:32donc Mohamed Belsalman
01:23:33ne va pas signer
01:23:34les accords d'Abraham
01:23:35sauf si Israël
01:23:36s'engage à aller vers la création
01:23:38de l'État palestinien
01:23:38ce que Netanyahou
01:23:39et ses alliés
01:23:40refusent fermement
01:23:41Oui clairement
01:23:42mais est-ce que ça
01:23:42ça peut changer
01:23:43dans les années...
01:23:45Pourquoi Israël changerait ?
01:23:47Pourquoi Israël changerait ?
01:23:48Quel est le prix
01:23:49à payer d'Israël
01:23:49de faire ce qu'il fait ?
01:23:50Aujourd'hui non
01:23:50il n'y a pas de sanctions
01:23:51internationales
01:23:52il n'y a rien
01:23:52Donc soit tout d'un coup
01:23:54il y a une crise morale
01:23:55vous savez
01:23:56la paix maintenant
01:23:57était née avant
01:23:58Sabre Echatila
01:23:59mais il a eu
01:24:00beaucoup de succès
01:24:01après Sabre Echatila
01:24:02parce que
01:24:02les Israéliens
01:24:03se sont dit deux choses
01:24:03ce qui a été fait
01:24:04c'est pas nous qui l'avons fait
01:24:05mais on l'a laissé faire
01:24:06c'est horrible
01:24:07c'est une atteinte morale
01:24:08à la conception
01:24:09que nous avons
01:24:09d'être juifs
01:24:10d'Israël
01:24:11et puis nous risquons
01:24:12quand même
01:24:13d'être mis au banc
01:24:14des nations
01:24:14de ce fait là
01:24:16et donc c'est à la fois
01:24:17la conscience morale
01:24:17et la menace de sanctions
01:24:19ben là la conscience morale
01:24:20elle ne marche pas trop
01:24:21parce que le 7 octobre
01:24:22a été un tel choc
01:24:23pour les Israéliens
01:24:23que la vengeance
01:24:24l'emporte sur tout autre sentiment
01:24:26et comme en plus
01:24:27ils savent
01:24:27qu'il n'y a aucun risque
01:24:29de sanctions
01:24:29ils n'ont aucune pression
01:24:31pour arrêter
01:24:31Merci beaucoup Pascal Boniface
01:24:34d'avoir été notre invité
01:24:35pour parler de cette situation
01:24:36Proche-Orient
01:24:37dans un instant
01:24:37sur Sud Radio
01:24:38vous retrouvez
01:24:39Brigitte Laès
01:24:40c'est un autre sujet
01:24:40quels sont les auteurs
01:24:41qui ont provoqué
01:24:42des émois érotiques
01:24:43ou qui vous ont aidé
01:24:44à vous construire
01:24:44comme par exemple
01:24:45Bruno Le Maire
01:24:46ou Marlène Schiappa
01:24:46allez savoir
01:24:47on en parle avec Brigitte Laès
01:24:50dans un instant
01:24:51vous êtes sur Sud Radio
01:24:52restez-y
01:24:53merci
Commentaires