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Avec Jean-Paul Pelras, agriculteur "Le sacrifice paysan" aux éditions Erick Bonnier

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-05-27##

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Transcription
00:00effectivement sur les routes, avec leurs tracteurs, sauf quand ils se font entendre au salon de l'agriculture ou autre.
00:07Bonjour Jean-Paul Pelleras.
00:10Bonjour. Vous venez d'écrire le sacrifice paysan aux éditions Éric Bonnier.
00:16Jean-Paul Pelleras, on vous a déjà reçu et toujours avec plaisir.
00:20Au fond, on va parler de cette loi, de cette fameuse loi dite du plomb,
00:28mais auparavant, aujourd'hui, la FNSEA et les jeunes agriculteurs ont appelé à calmer le jeu et à, non pas se démobiliser,
00:36mais enfin de dire, voilà, il y a une avancée et est-ce que c'est encore une fois un nouveau chapitre, un nouveau...
00:44On a presque l'impression de loin, mais c'est facile à dire, qu'on a des chapitres comme ça, puis ça se réveille et puis ça.
00:51Et puis le travail, si vous voulez, de... Je dirais le travail, j'allais dire, d'une moissonneuse batteuse,
00:58mais d'une moissonneuse batteuse mortelle, mortifère continue.
01:03Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:05Ça fait maintenant un an et demi que les promesses ont été émises consécutivement lors des deux salons d'agriculture.
01:14Et effectivement, bon, il y a eu une cacophonie parlementaire qui fait que tout est bloqué.
01:21Il y a eu une obstruction qui a mené à la situation actuelle.
01:28Et je pense que les agriculteurs doivent rester mobilisés parce que cette loi est nécessaire.
01:34Et nécessaire et de cette loi dépend, à mon avis, une bonne partie de la survie de l'agriculture française.
01:40Alors pourquoi ? Dites-nous juste très rapidement, Jean-Paul Pelleras, c'est quoi exactement cette loi, si on avait à la résumer ?
01:47Qu'est-ce qu'elle apporte ? Qu'est-ce qu'elle dit ?
01:50Elle apporte la levée d'un certain nombre de contraintes, notamment sur l'utilisation des insecticides.
01:56Il y a également sur l'utilisation de l'eau.
01:59Il ne faut pas oublier quand même que les écologistes sont allés jusqu'à écrire dans leurs amendements
02:03que tous ceux qui ne produiraient pas en bio ne pourraient plus irriguer.
02:08C'est quand même quelque chose de complètement ubuesque.
02:10Et ensuite sur la taille des bâtiments d'élevage, entre autres.
02:14Voilà les grandes lignes.
02:15Il faut absolument, parce que sur les insecticides, nous sommes les seuls en Europe
02:22à ne pas utiliser certains insecticides, ce qui nuit évidemment à notre compétitivité
02:26et qui met en péril des filières entières, betteraves, noisettes, fruits, légumes et autres.
02:32– Mais Jean-Paul Pelleras, je ne comprends pas.
02:34Vous dites, nous sommes les seuls à la France donc,
02:37mais je croyais qu'il y avait des lois égales et communes pour l'Union européenne,
02:43la sacro-sainte Union européenne.
02:45– Non, pas du tout, puisque vous avez la cétamipride qui est autorisée partout en Europe
02:54et qui ne l'est pas sur certaines productions en France.
02:58Bon, allez savoir pourquoi, c'est encore un zèle environnementaliste franco-français
03:04qui fait que, voilà, alors, d'ailleurs, qui a fait obstruction
03:07et qui a déposé plus de, je crois, 3 500 amendements ?
03:12C'est la France insoumise et les écologistes.
03:14Pour rappel, quand même, la dernière fois que l'extrême gauche s'est occupée d'agriculture,
03:19que ce soit en Chine ou en Russie, ça a causé 60 millions de morts.
03:24Soyons prudents avec ces gens-là.
03:25– Oui, 1 500 amendements, effectivement, déposés par les écologistes
03:29et 800 par les insoumis, donc 3 500 amendements déposés là-dessus.
03:35On peut se poser la question.
03:37Restez avec nous, évidemment, Jean-Paul Pelleras.
03:39Et bonjour et merci d'être avec nous, Brigitte Barège.
03:42– Oui, bonjour à tous les deux, merci beaucoup.
03:44– Bonjour, vous êtes, je rappelle, une députée UDR du Tarn-et-Garonne.
03:49Alors, il y a quelque chose qui m'a fait, je ne dirais pas bondir, mais étonner,
03:53vous voyez, de l'extérieur, c'est ceci.
03:55On dit, l'Assemblée nationale a repoussé la loi du plomb
03:58à la faveur d'une motion de rejet tactique du Bloc central
04:02pour passer outre les amendements écologistes et insoumis.
04:05Bon, on a bien compris, donc, la motion de rejet, je dis bien,
04:09a été adoptée par 274 voix contre 121.
04:14Et la mesure qui vise, effectivement, est saluée par Jean-Paul Pelleras
04:17et la plupart des agriculteurs.
04:19Et donc, on rejette cette loi, mais elle va passer devant une commission mixte paritaire
04:27qui réunit à huit clots sept députés et sept sénateurs.
04:31Et alors, eux, on pense que cette loi va passer.
04:34Alors, dites-moi, moi, je ne comprends pas.
04:35Les législateurs, l'Assemblée nationale, elle est là pour voter une loi.
04:40Elle vote, effectivement, elle veut voter pour cette loi du plomb.
04:44Mais comme il y a une opposition, on doit passer aujourd'hui.
04:47C'est-à-dire que c'est un 49-3 déguisé, on doit passer par une commission paritaire.
04:52Expliquez-nous, Brigitte Barège.
04:54Vous avez raison, M. Bercop, de parler de vraie cacophonie,
04:57même d'un marathon législatif incroyable, même théorique.
05:01Voilà, donc, au départ, il y a une loi qui vient du Sénat, vous l'avez dit.
05:04Elle porte le nom d'un sénateur qui s'appelle le vote du plomb.
05:07À l'Assemblée, on va rebaptiser, lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur.
05:12C'est tout un programme.
05:13Comme vous l'a dit tout à l'heure la personne précédente,
05:16il n'y a pas beaucoup d'articles, mais il y en a essentiellement deux qui ont posé problème.
05:22L'article 2 qui vise, et vous en a parlé,
05:25à permettre aux azécuteurs foncés d'utiliser des produits phytosanitaires
05:29qui sont utilisés partout en Europe, sauf en France.
05:33Alors moi, je suis d'un département, vous savez, où il y a des vergers,
05:36premiers réportateurs de pommes, de prumes, de noisettes,
05:38et ils sont directement concernés parce qu'il vous a parlé notamment de la fameuse acétalipride.
05:47C'est une molécule dont on a raconté, madame Delphine Bateau,
05:51qu'elle tue des abeilles, ce qui est totalement faux.
05:53Les arboriculteurs, ils utilisent ces abeilles pour polliniser leurs vergers.
05:58Ce produit est utilisé en Espagne.
05:59Vous voyez, dans ma région, on est à deux pâtes d'Espagne.
06:01Ils utilisent ces produits, nous, non.
06:03Et au total, qu'est-ce qui se passe ?
06:05Eh bien, c'est que nos vergers sont entaillés par les pucerons,
06:07par la plumesse diabolique, enfin, tout un tas d'insectes
06:09qui mangent des fruits, mais aussi des arbres.
06:13Donc, l'article 2, c'était ce sujet-là,
06:15qui était d'ailleurs très polémique
06:16et qui, d'ailleurs, a été vivement critiqué par les écologistes.
06:20Voilà pourquoi ils ont fait presque 70% des 3500 amendements
06:23des amendements de suppression.
06:27Et l'article 5, comme vous l'avez rappelé également,
06:29c'est celui qui permet l'accès à l'eau.
06:31Comment peut-on imaginer que les agriculteurs ne puissent pas irriguer ?
06:34Ce n'est pas possible.
06:35Oui, ce que disait Jean-Paul Pelleras, oui.
06:36Absolument.
06:37Évidemment.
06:38Alors, ce qui s'est passé, c'est que,
06:40quand on a vu comment ça s'est passé en commission,
06:42vous savez, avant d'arriver dans l'hémicycle,
06:43vous avez des commissions qui examinent les textes.
06:45Oui.
06:46Et en commission développement durable, justement,
06:48où il y a beaucoup d'écolos,
06:49ils avaient supprimé carrément l'article 5 sur l'irrigation,
06:52sur l'accès à l'eau.
06:53D'accord.
06:53Et l'article 2, pareil, sur les fameux tracements sanitaires.
06:58Donc, nous, on était déterminés à se battre dans l'hémicycle,
07:02et le bloc central, qui n'est pas tout à fait sûr,
07:06le bloc central, c'est les macronistes,
07:07pas tout à fait sûr de ses députés, finalement, en définitive,
07:10il a préféré ne pas prendre le risque de voir certains de ses députés
07:14voter contre la loi, enfin la partie de la loi qui les intéresse.
07:18Et dans le doute, dans le doute,
07:20il n'est pas sûr d'ailleurs d'avoir une majorité,
07:22ils ont préféré demander, justement,
07:23aux rapporteurs qui appartiennent au bloc central,
07:26dont EOLR,
07:28de présenter ce qu'on appelle une motion de rejet.
07:29C'est assez incroyable.
07:31Donc, c'est le propre rapporteur qui a demandé
07:32qu'on rejette le texte qui allait arriver en débat à l'Assemblée.
07:36Je vous avoue que moi-même, j'étais furieuse.
07:38J'ai beaucoup hésité.
07:39On en a parlé avec le RN, on a parlé avec l'UDR,
07:42on a parlé avec les agriculteurs, la FNSA,
07:44la coordination rurale.
07:46Ils pensaient tout.
07:47C'est la question de sagesse.
07:48Donc, ça veut dire qu'on n'a rien voté hier.
07:50On a voté comment rejeter le texte, purement et simplement.
07:53Ça a été vite fait, ça a duré une heure.
07:55Et maintenant, qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ?
07:57Eh bien, dans ce cas-là, c'est ce qu'on appelle
07:59la commission mixte paritaire qui va examiner ce texte.
08:01C'est ça.
08:02Alors, elle est composée, vous l'avez rappelé,
08:04de sept députés et de sept sénateurs.
08:06Bon, côté sénateurs, ça ne devrait pas poser de problème
08:08parce que c'est quand même eux qui ont voté le texte
08:10qui arrivaient en débat à l'Assemblée.
08:11Côté députés, bon, la composition n'est pas encore arrêtée.
08:15Mais en gros, il y a, en principe,
08:17les plus gros groupes qui participent,
08:19par exemple, mon groupe UDR, ne seront certainement pas.
08:21Il y a deux RN, un modem, un LR, peut-être un LFI, un PS.
08:25Et on pense que la commission paritaire, Brigitte Barège,
08:28va, elle, voter cette loi ?
08:31Il va voter le texte initial du Sénat.
08:33Le texte initial, oui.
08:34Alors, ce qu'il y a, je ne sais pas si j'ai encore le temps
08:37de vous expliquer comment ça fonctionne.
08:38Avant de passer vraiment en commission mixte paritaire,
08:41les deux présidents des commissions économiques
08:43du Sénat et de la République
08:45vont déjà faire un petit travail de grossissage.
08:48Ils vont essayer de s'entendre
08:49avant que ça passe en commission.
08:52Et s'ils arrivent à s'ajuster,
08:54à ce moment-là, ça va très vite.
08:55La commission mixte paritaire, elle vote en une heure,
08:57quasiment.
08:58Par contre, il faut aller très, très vite.
09:00Après, elle doit revenir à l'Assemblée.
09:02Ah oui, c'est ça.
09:03C'est-à-dire qu'elle n'a pas force de loi.
09:05Ça doit revenir à l'Assemblée ensuite.
09:07C'est ça.
09:07Si c'est une CMP conclusive, on appelle ça,
09:10parce qu'on est arrivé à un accord,
09:11elle repasse ensuite pour être là,
09:14en ce que c'est un public.
09:15Et là, bon, a priori,
09:16ça repartira peut-être au Sénat.
09:18C'est pas sûr que ça revienne à l'Assemblée.
09:20Donc, vous voyez, on n'est pas arrivés au bout, quand même.
09:22On n'est pas arrivés au bout.
09:22Donc, il faut que les agriculteurs restent quand même mobilisés.
09:25Je pense, sincèrement.
09:26Bien sûr, mais vous imaginez, Brigitte Barret,
09:28je veux dire, ce qui est extraordinaire pour quelqu'un exérieur
09:30quand on regarde ça,
09:32c'est qu'on se dit,
09:33et voilà, il y a une majorité à l'Assemblée nationale, etc.,
09:37pour voter cette loi favorable aux agriculteurs,
09:40simplement comme il y a les autres qui sont contre,
09:43eh bien, il faut voter contre la loi
09:45pour contourner tout cela.
09:47Mais quelle image de la représentativité ?
09:51Quelle image de la démocratie, quand même ?
09:54– Monsieur Bacow, je suis entièrement d'accord avec vous.
09:55La problématique de l'Assemblée nationale,
09:56moi, j'ai été députée il y a longtemps,
09:58quand je reviens ici, je ne me reconnais pas.
10:00Il y a 11 groupes différents.
10:02La problématique, elle vient du bloc central.
10:04Vous voyez, pour le narcotrafic,
10:06la loi qu'on a passée avec Retailleau-Darmanin,
10:08on a pu dégager une majorité.
10:09Pourtant, on avait les mêmes adversaires,
10:11LF, Écolo et les communistes.
10:13Et par contre, une partie des socialistes et des NR
10:16ont voté avec nous.
10:17Néanmoins, cette fois-ci, et le bloc central,
10:20cette fois-ci, ils ont peur.
10:22On était sûr d'avoir le RN, l'UDR et les LR.
10:26Mais ça ne suffit pas à faire une majorité.
10:27Et donc, comme le groupe de Macron
10:30n'était pas tout à fait sûr de ses propres voies,
10:31c'est j'ose dire,
10:32ils ont préféré prendre la solution de facilité
10:34de quasiment éviter le débat à l'Assemblée.
10:37C'est catastrophique.
10:38On est à quoi faire,
10:39on se pose la question.
10:41Vraiment, on se demande à quoi faire le législateur,
10:43pourquoi on a été élu.
10:44C'est une vraie question.
10:46Merci beaucoup de vos éclaircissements, Brigitte Barège.
10:48On va continuer à parler, évidemment,
10:50avec Jean-Paul Pelleras,
10:52tout de suite après cette petite pause.
10:54Quid du reste ?
10:55Parce que, voilà, on voit ce qui se passe, là.
10:57Voilà, voilà, ce qu'il faut pour faire passer une loi.
11:09Voilà, il faut la rejeter.
11:10Ça passe en commission paritaire.
11:12Ça va repasser à l'Assemblée nationale.
11:14Ça va repasser au Sénat.
11:16Jean-Paul Pelleras.
11:17Alors là, parlons du fond, quand même.
11:18Et Dieu sait si vous êtes bien placé pour ça.
11:21Et si vous avez écrit là-dessus,
11:23aussi bien comme journaliste
11:24que comme auteur du Sacrifice Paysan.
11:28Au fond, ça dit quoi, quand même, de cette France ?
11:31Ça dit quoi de ce système ?
11:33Parce qu'on a l'impression, vraiment,
11:34qu'on fait une course de haie,
11:36une course d'obstacles,
11:37et puis voilà, ça avance, ça recule,
11:40deux pas en avant, deux pas en arrière.
11:42Je ne sais pas, c'est triste, quoi.
11:45C'est... Je ne sais pas.
11:47Il y a plusieurs, évidemment.
11:49C'est multifactoriel, hein.
11:50Donc, on commence par avoir...
11:53Bon, évidemment, le problème des marchés.
11:55Il faut conserver les marchés,
11:57donc conserver sa compétitivité.
11:59Et ensuite, bon,
12:02il y a également, régulièrement,
12:04des problèmes,
12:05mais ça, c'est l'agriculture qui veut ça,
12:07liés aux intempéries,
12:08liés aux ravageurs,
12:09liés aux prédateurs.
12:11Bien sûr.
12:12Et il y a des gens qui,
12:14depuis quelques années,
12:16ont tendance à s'occuper des affaires des autres.
12:19Et c'est, je crois,
12:20ce que l'agriculteur ne supporte plus.
12:21Et ce sont majoritairement
12:23les environnementalistes.
12:25À un moment donné,
12:26à force,
12:28à force de tirer sur la corde,
12:30je crois que là,
12:31ils sont en train...
12:32C'est ce qui se passe actuellement
12:33avec cette loi.
12:35Ils se mettent en travers.
12:36Ils ne laissent pas travailler
12:38le monde agricole.
12:39Vous savez,
12:40l'histoire des insecticides,
12:43bon,
12:44quand quelqu'un est malade,
12:45il n'hésite pas
12:46à prendre des produits chimiques
12:47pour se soigner.
12:48Quand le chien commence à se gratter,
12:51on va chez le vétérinaire
12:52et puis on va se dépêcher
12:53d'acheter un insecticide
12:55qui fait d'ailleurs partie
12:56de la famille
12:56de ceux qui sont incriminés aujourd'hui.
12:59Voilà.
12:59Donc,
13:00tout ça,
13:02c'est...
13:02Alors,
13:03qu'est-ce qui va se passer
13:04après les agriculteurs ?
13:05Une fois qu'ils auront eu la peau
13:07du dernier agriculteur de France,
13:09ce que j'explique un peu dans le livre,
13:11ils vont passer à quoi ?
13:13Ils ont déjà foutu
13:14le secteur de l'énergie en l'air,
13:17l'industrie.
13:18Il faut arrêter avec ça.
13:20Il faut arrêter
13:21de cibler systématiquement
13:22l'induction
13:23et la productivité.
13:25Et c'est ce qui est en train
13:25d'arriver à l'agriculture.
13:26Aujourd'hui,
13:27l'agriculteur,
13:27il se trouve pour travailler le matin
13:28et il se fait engueuler
13:30parce qu'il travaille.
13:31Ce n'est pas normal quand même ça.
13:32Oui,
13:32on veut décourager
13:34les personnes qui travaillent,
13:35c'est-à-dire
13:35qui font,
13:36qui produisent.
13:38C'est la première raison.
13:40Oui.
13:41Et à votre avis,
13:42vous qui observez ça
13:43depuis quand même quelques temps,
13:45c'est le moins
13:45que l'on puisse dire,
13:46c'est quoi ?
13:47C'est une volonté,
13:48je dirais,
13:49entre guillemets,
13:49suicidaire.
13:50C'est on s'en fout,
13:52nous on n'appartient pas
13:52à ce monde-là,
13:53nous on est protégés.
13:55C'est quoi ?
13:56Parce qu'on se dit,
13:57on se dit logiquement,
13:57attendez,
13:58c'est un pays,
13:58on est dans le même pays,
14:00on travaille pour le même pays,
14:01enfin pour nous,
14:02bien sûr.
14:03Qu'est-ce que c'est
14:04que cette espèce de volonté
14:05de l'agriculture,
14:08l'industrie,
14:09etc.,
14:09etc.,
14:10quoi ?
14:10Ça ne sert plus à rien,
14:11on va tout déléguer aux Chinois
14:12et tout va bien ?
14:14Effectivement,
14:15c'est le risque.
14:17Le problème qu'on a aujourd'hui
14:18avec ces gens
14:20qui critiquent systématiquement
14:21ceux qui se lèvent le matin
14:22pour travailler,
14:23parce que je crois que c'est ça,
14:24c'est qu'ils ne connaissent
14:25de l'outil,
14:26j'ai l'habitude de le dire
14:27comme ça,
14:28ils ne connaissent de l'outil
14:29ni l'usage ni le prix,
14:30n'est-ce pas ?
14:31Oui.
14:31Alors, vous avez,
14:32il faut les citer,
14:34vous avez Mme Panot,
14:35Mme Rousseau,
14:36Mme Tondelier,
14:37Mme Bateau,
14:39qui depuis leurs assemblées,
14:41leurs strapontains,
14:42ma foi,
14:43décident,
14:44ont droit,
14:44semblent avoir
14:45un droit de vie et de mort
14:46sur des dépens entiers
14:48du secteur d'activité.
14:49C'est quand même dramatique,
14:50à un moment donné,
14:51il faut peut-être aller
14:52sur le terrain
14:52et puis se saisir de l'outil,
14:55mais il ne faut pas faire ça
14:56en une heure
14:57avec des bottes
14:57qu'on n'a jamais mises
14:59et qu'on range
14:59et qu'on ne remettra plus jamais.
15:01Non, non, non,
15:01il faut faire ça
15:01pendant une semaine,
15:03un mois,
15:04un an,
15:04une vie.
15:05C'est là que les choses se voient,
15:07parce qu'à la fin du mois,
15:08la fin de l'année,
15:09il faut rembourser les emprunts.
15:11Vous voyez ?
15:11C'est ce que les agriculteurs
15:12aujourd'hui, je crois,
15:13ne supportent plus.
15:14C'est cette stigmatisation
15:15qui passe aussi,
15:17malheureusement,
15:17des fois,
15:18ce n'est pas le cas chez vous,
15:19mais par certains médias
15:20où il y a cette stigmatisation
15:24qui devient inacceptable.
15:26Oui,
15:27et cette stigmatisation
15:28qui devient inacceptable,
15:29elle agit presque,
15:31il faut le dire,
15:31on voit comme un rouleau compresseur
15:34qui fait que...
15:36Vous savez,
15:36moi, l'impression que j'ai...
15:37Enfin, on le sait,
15:38aujourd'hui,
15:38on voit très très bien
15:39le monde appartient aujourd'hui,
15:42on voit très bien
15:43avec ce qui se passe
15:44avec les BRICS
15:45et ailleurs,
15:45l'Amérique,
15:46la Russie, etc.
15:47Le monde appartient
15:48à ceux qui produisent,
15:50qui produisent,
15:51au vrai sens du terme,
15:51dans tous les sens du terme.
15:53Et on a l'impression chez nous
15:54que c'est le contraire,
15:55non, non,
15:55ceux qui produisent,
15:56c'est pelé,
15:57c'est galeux,
15:58et ben,
15:59il faut les mettre,
16:00il faut les entretenir,
16:01mais les mettre,
16:02aller en résidence surveillée.
16:03C'est un peu ça,
16:04Jean-Paul Pedrasse,
16:05non ?
16:05C'est un peu ça.
16:07C'est le régime
16:08des purs et des impurs.
16:09Voilà,
16:10alors,
16:10les purs,
16:11ce sont ceux,
16:11allez,
16:12qui, quelque part,
16:13prennent l'oisiveté,
16:15et les impurs,
16:15ce sont ceux qui travaillent.
16:17Vous savez,
16:17il y a également une chose
16:18qu'il faut prendre en compte,
16:20c'est qu'aujourd'hui,
16:21c'est très difficile
16:22de tenir une entreprise
16:23parce qu'on est confronté
16:24à la compétitivité
16:26et au moins dix ans social.
16:28Aujourd'hui,
16:28dans le monde,
16:29celui qui emporte les marchés,
16:30c'est toujours
16:31le moins dix ans social.
16:32C'est comme ça.
16:33Alors,
16:33il faut essayer,
16:35en plus de tenir
16:36avec cette difficulté-là,
16:38et si,
16:38on vient vous scier
16:39la planche en permanence,
16:40au bout d'un moment,
16:41bon,
16:41les paysans vont envoyer
16:43valser par-dessus
16:44les moulins le métier
16:45et puis il n'en restera plus.
16:46Il n'en restera plus
16:47et là,
16:47qu'est-ce qu'on fera ?
16:48On l'a dit à votre antenne
16:49de nombreuses fois,
16:51alors là,
16:51il faudra se contenter
16:52de l'importation
16:54et je ne sais pas
16:55si les écologistes
16:56et tous ces gens
16:57si vertueux
16:58auront le courage
17:00d'aller expliquer
17:01au roi du Maroc,
17:02ma foi,
17:03qu'il ne faut plus
17:03un porteur de tomate,
17:05n'est-ce pas,
17:05en Amérique du Sud
17:06ou dans des pays
17:09lointains,
17:10ce sera beaucoup plus
17:10compliqué quand même.
17:12– Oui,
17:12et c'est ça qui est terrible
17:14comme moment de vérité,
17:15vraiment,
17:16est-ce qu'on doit passer
17:17par le suicide
17:18pour comprendre
17:19quelque chose ?
17:21– Merci Jean-Paul Pelleras,
17:22je rappelle votre livre,
17:23lisez-le,
17:24je recommande
17:24« Le sacrifice paysan »
17:26aux éditions Éric Bonnier,
17:28on continuera d'en parler
17:29mais vraiment,
17:30on espère que
17:31les princes
17:32qui aspirent à nous gouverner
17:33seront ce que s'appelle
17:35le territoire français,
17:37il suffit de sortir
17:39de la ville
17:40pour s'en apercevoir
17:41même si on n'y connaît rien
17:43et c'est quand même
17:44franchement un crime,
17:46peut-être pas contre l'humanité
17:47mais contre une certaine humanité
17:49et c'est déjà suffisant.
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Sud Radio
il y a 11 mois