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  • il y a 9 mois
Le président des sénateurs macronistes estime ce 21 mai que la porte-parole du gouvernement s’est « laissée aller » dans « l’euphorie de la victoire » de Bruno Retailleau. La ministre, issue de la droite, avait vivement choqué le camp présidentiel mardi en estimant que la séquence politique ouverte par Emmanuel Macron en 2017 se clôturerait « dans les mois qui viennent ».

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Transcription
00:00Bonjour François Patrière, alors si on regarde quelques chiffres de ce rapport sur les frères musulmans,
00:04et bien ce mouvement islamiste noyote 7% des mosquées dans toute la France,
00:08mais seulement 127 associations sportives, il y en a 180 000 dans notre pays,
00:13et 21 écoles confessionnelles.
00:15Est-ce que ce tableau est aussi effrayant que le disent vos alliés de droite, vos alliés des républicains ?
00:21Je crois que ce rapport est accablant, dans la mesure où il montre que c'est un trisme,
00:26et qu'il y a une dissimulation, parce que c'est comme ça que ça se dit,
00:30montre que le projet porté par les frères musulmans est un projet profondément contraire aux valeurs de la République.
00:37Il est contraire aux valeurs de liberté, il est contraire aux valeurs sportives, il est contraire aux valeurs de l'école.
00:42Mais leur influence est assez limitée.
00:43Si on regarde les chiffres, leur influence est assez limitée.
00:45Justement, alors c'était si on ne le dénonçait pas aujourd'hui, et si on n'existait pas aujourd'hui,
00:50que dans quelques années on dirait mais qu'avez-vous fait ?
00:52Vous le saviez, le rapport l'avait dit.
00:53Donc je pense qu'il existe malgré tout, on le voit bien, et on le voit bien avec le problème du voile qu'on pourrait évoquer aussi,
00:59ou bien que toutes les valeurs qu'il porte aujourd'hui, ce qui place la religion au-dessus des lois,
01:04c'est totalement contraire à l'esprit républicain, et formidablement dangereux pour le sectarisme qu'il développe en France.
01:10Il faut donc une nouvelle loi séparatisme comme le propose Gabriel Attal, le patron de Renaissance ?
01:14Je ne suis pas hostile à cette proposition.
01:16Il est aujourd'hui, compte tenu des découvertes que nous avons pu faire, de la réalité que nous connaissons dans ce pays,
01:20il n'est pas impossible, ou il n'est pas, je crois, négligeable de pouvoir envisager, effectivement, peut-être, une deuxième loi, si on ne sait pas.
01:27En tout cas, je crois que les mesures qu'a annoncées Bruno Retailleau aujourd'hui dans ce domaine,
01:32mesures de surveillance, mesures financières, mesures de rétorsion à côté, sont des mesures qui me paraissent nécessaires et justes.
01:37Qui vont dans le bon sens.
01:38En tout cas, Gabriel Attal, lui, ce jour, le même jour que la publication du rapport,
01:42propose l'interdiction du port du voile pour les jeunes mineurs de moins de 15 ans.
01:47Est-ce que ce ne serait pas, François Patria, une atteinte quand même très forte à la liberté de religion dans l'espace public ?
01:51Je vous répose la question.
01:53Est-ce que pour une fillette de 5 ans ou 6 ans, le port du voile, c'est la liberté ?
01:58Vous me dites, est-ce que c'est la liberté ?
02:00Est-ce que vous pensez, aujourd'hui, que le rôle de l'État n'est pas de protéger les Français,
02:04et non pas de plus, de laisser, aujourd'hui, des gens sous influence, sous la contrat ?
02:08On parle toujours des femmes, des jeunes filles qui veulent porter le voile.
02:11Est-ce qu'on parle souvent de celles qui ne veulent pas le porter ?
02:14On voit très bien, aujourd'hui, qu'une enfant, la protection des enfants,
02:18passe par, effectivement, ce genre, aujourd'hui, d'obligations qu'ont leurs femmes dans leur famille.
02:22Je ne suis pas convaincu qu'une fillette de 5 ans, de 8 ans, de 7 ans,
02:26souhaite d'elle-même porter le voile spontanément.
02:28Je crois que ce n'est pas une liberté, donc ce ne serait pas une atteinte aux libertés.
02:32Donc c'est une mesure sérieuse qu'il faut défendre au Parlement ?
02:34Je crois que c'est une mesure qu'il faut envisager, étudier,
02:37et dans laquelle je ne m'opposerai pas à titre personnel.
02:39Dernière question politique.
02:40François Patria, après l'élection à la présidence des Républicains du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
02:46il y a eu hier cette phrase de Sophie Prima en disant que, voilà,
02:48on avance vers 2027 et vers la fin du macronisme.
02:52Qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:53Ça m'inspire d'abord un sourire, parce que je pense que dans l'euphorie d'une victoire
02:57qu'on pense définitive et porteuse d'avenir, on peut se laisser aller.
03:02Ensuite, je m'interroge quand même d'une ministre qui est au gouvernement,
03:06qui appartient à une coalition, dans laquelle il y a des macronistes,
03:10et s'il est là, c'est parce que justement il y a un gouvernement porté par des macronistes,
03:13notamment que ce soit à la fois le Premier ministre et d'autres ministres,
03:16qui l'ont intégré.
03:17Ce genre de déclaration à l'intérieur du gouvernement, ce n'est pas très bien perçu.
03:21Je pense qu'elle l'a regrettée elle-même.
03:22Elle a compris qu'elle avait fait une gaffe.
03:23Je pense qu'elle l'aura d'elle-même compris et que ce sera sa propre sanction.
03:27Est-ce que Bruno Rotailleux, s'il poursuit sa dynamique dans les sondages,
03:29pourrait représenter le socle commun en 2027 ?
03:32Écoutez-moi, aujourd'hui, vous savez, je soutiens sans état d'âme Emmanuel Macron.
03:36Nous sommes à deux ans d'élection présidentielle.
03:38On a encore du travail à faire d'ici là.
03:39On a des échéances budgétaires à passer.
03:41Se précipite dans la présidentielle aujourd'hui.
03:43Toutes les ambitions sont légitimes,
03:45mais toutes les déclarations prématurées sont inutiles.
03:49Chaque chose en son temps.
03:50Chaque chose en son temps.
03:50Merci beaucoup.
03:51Merci à vous.
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