00:00L'Artic 51 a été créé en 2018, c'est un dispositif qui est porté par le ministère
00:11de la Santé et par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie et qui vise à donner les moyens à
00:14des porteurs de projets sur le terrain de conduire des expérimentations.
00:17Un peu n'importe qui, des établissements de santé, des professionnels de santé mais
00:25aussi des startups, des associations d'usagers.
00:28Dès la proposition, on prend leur idée et on leur permet de la développer.
00:35On a des ateliers qu'on appelle des accélérateurs et qui leur donnent un appui pour développer
00:41leur projet.
00:42Et puis on les suit tout au long de la vie du projet, on prend des nouvelles, on leur
00:45demande aussi de nous expliquer où ils en sont et bien sûr le nerf de la guerre, on
00:49les finance.
00:50OZIF, c'est une expérimentation qui a été proposée par les pharmaciens et les médecins
00:59libéraux en Bretagne, proposée aux patients des petits soins, ce qu'on appelait des petits
01:03maux, directement en pharmacie d'officine.
01:05Aujourd'hui, par exemple, on peut avoir des antibiotiques quand on a une angine ou une
01:08cystite directement au côtoir du pharmacien, on n'a plus besoin d'aller voir son médecin
01:12pour faciliter la vie au quotidien et l'accès aux soins.
01:15C'est des bons résultats d'évaluation, on montre que ça marche, que c'est efficient
01:23sur le plan économique, que les patients s'y retrouvent et les professionnels également.
01:27Donc c'est quelque chose qui a produit de la valeur et qui a réussi à en faire la
01:30démonstration.
01:311250 projets proposés, on en a retenu 156 et aujourd'hui 90 sont encore actifs.
01:415 sont rentrés dans le droit commun et 20 vont l'être.
01:43Les articles 51 sont financés par le Fonds de l'innovation pour le système de santé.
01:51C'est un fonds qui est hébergé par l'assurance maladie et ils sont souvent cofinancés par
01:56les agences régionales de santé.
01:57Ça vise à expérimenter une nouvelle organisation des soins de rééducation à la phase aiguë
02:08et sub-aiguë d'un AVC, un accident vasculaire cérébral.
02:11Quand on a un accident vasculaire cérébral, on a des déficiences motrices, cognitives
02:16qui s'installent et pour bien récupérer, il faut de l'intensité de rééducation.
02:22Là, on se rend compte qu'il faudrait trois heures de rééducation journalière, les
02:28patients n'en ont qu'une heure et demie, c'est la moyenne européenne.
02:30Un des leviers concernant ce frein d'accès à de la rééducation intensive, c'est l'autorééducation
02:37dont on souhaite se baser sur une innovation technologique pour rendre l'autorééducation
02:43plus ludique.
02:44Et le côté innovation de l'organisation, c'est donner accès à des patients alors
02:49qu'ils sont hospitalisés à de l'autorééducation dans des salles dédiées et de façon autonome.
02:56Le patient va être acteur de sa prise en charge, mais également redonner plus d'autonomie
03:01en favorisant l'intensité de rééducation.
03:08C'est un ensemble de dispositifs qui s'appellent SRT, Self Rehabilitation Therapy, qui sont
03:13fabriqués par une entreprise française de Saint-Etienne.
03:16Ces dispositifs développent des jeux sérieux, des sérious games cognitifs et moteurs à
03:21l'aide de différentes sphères que le patient va pouvoir mobiliser.
03:26Il va y avoir un côté ludique, un côté de stimulation cognitive, d'exploration visuelle,
03:33de rééducation motrice.
03:35Et on peut même mettre en jeu des thérapies qui sont vraiment prouvées sur le plan scientifique,
03:41notamment ce qu'on appelle la thérapie induite par la contrainte.
03:47Plus que des obstacles, c'est un peu des défis, parce que jusqu'à présent, ça
03:51ne se faisait pas d'ouvrir une salle comme ça, laisser des dispositifs et de dire au
03:56patient « bon, allez-y ».
03:57Déjà, il faut acculturer tout un service au fait de se dire « le patient va pouvoir
04:02accéder à une salle, à un dispositif tout seul, on va former des équipes pour
04:08déjà motiver les patients, trouver le lieu adéquat en termes de sécurité ».
04:13Et puis, il y a aussi un enjeu de communication avec les patients, avec leurs proches, parce
04:18que ce qui est pas mal aussi avec ce dispositif, c'est qu'il y a une utilisation qui est
04:21possible avec un proche.
04:22On peut jouer avec son proche, avec de la compétition, etc.
04:26Chez De Sainté, nous, ce qu'on essaye de pousser, c'est de mettre la technologie
04:30au cœur d'un écosystème qui est la technologie, l'usage, le patient, le besoin clinique
04:35et le design.
04:36Et en fait, la technologie, pour nous, ce n'est jamais une fin en soi, c'est plutôt
04:39un moyen de répondre à des enjeux qui nous remontent du terrain, donc on part toujours
04:43d'une problématique.
04:48Nous, on est accompagnés dans le cadre d'un appel à projet qui va regarder tout ce qui
04:51Nous, on est accompagnés dans le cadre d'un appel à projet qui va regarder tout ce qui
04:54est innovation en organisation.
04:55On a un soutien financier qui nous permet d'expérimenter la mise en place de ces dispositifs
05:01dans quatre centres parisiens.
05:02Ça nous permet aussi d'avoir le support de professionnels, on va dire, vraiment spécialisés
05:08au sein de l'Université Paris-Sorbonne, sur des techniciens de recherche qui vont
05:12nous permettre de faire de la collecte de données, sur des personnes, des méthodologistes
05:16qui nous permettent de vraiment poser les bonnes questions.
05:21C'est le tout début parce que ça fait quelques semaines qu'on a mis en place les dispositifs,
05:26donc on est dans une phase qu'on appelle de familiarisation, mais on a des premiers retours
05:30qui sont, on va dire, plus des petits cas isolés, mais qui sont très intéressants.
05:34On a eu un autre médecin qui me disait « moi, un coup, je suis venue et c'était rigolo,
05:38il y a un patient qui était venu avec son proche, ils s'étaient chacun installés
05:41sur un dispositif, ils ont dit « un, deux, trois, tu lances », on a lancé l'activité
05:44en même temps et créé ce petit moment aussi social.
05:46Donc c'est plein de retours comme ça qu'on commence à voir, qu'il va falloir formaliser,
05:50mais qui nous disent vraiment qu'on est dans la bonne direction.
05:58C'est une entreprise française qui a développé un outil très intéressant.
06:02On sait depuis des années qu'on peut tremper des petits bouts de carton dans les urines
06:05pour mesurer un certain nombre de choses.
06:07Il y a cette entreprise qui s'appelle Icky qui a digitalisé ce process.
06:10C'est un outil qui est très facile à utiliser pour les patients, les citoyens
06:13qui veulent tester leurs urines à la maison.
06:15Et nous, on les accompagne dans un projet qui touche les maladies rénales,
06:19puisque les maladies rénales sont des situations dans lesquelles on a un enjeu majeur diététique,
06:24de changement de comportement diététique.
06:26Donc les patients qui ont des maladies rénales avancées, qui sont pris en charge par des spécialistes,
06:30ont besoin d'être accompagnés pour faire des changements alimentaires au quotidien.
06:34Et on mesure dans leurs urines un certain nombre de paramètres qui nous permettent d'être sûrs
06:38que l'alimentation a bien été modifiée, de telle façon qu'elle va protéger le plus longtemps possible
06:44la fonction rénale.
06:46L'idée, c'est de le tester et de le mettre à disposition des patients à la maison.
06:49Ils ont eux-mêmes une petite application sur leur téléphone qui leur permet d'avoir des informations
06:53qui les aident à changer leur comportement alimentaire, donc c'est de l'éducation thérapeutique.
06:57Et le professionnel de santé de son côté, les diététiciens, diététiciennes
07:01ou les professionnels de la nutrition qui les accompagnent,
07:03ils vont avoir les résultats numérisés de ces analyses faites à la maison,
07:08en même temps que des informations que le patient va renseigner sur ce qu'il a mangé,
07:12ce qu'il a bu, etc., des questions qu'on peut lui poser plus précisément.
07:21L'idée de tester cette solution à l'hôpital, ça va être de pouvoir montrer qu'on est plus efficace,
07:27qu'on fait gagner du temps aux professionnels de santé.
07:29Du coup, les professionnels de santé n'ont pas besoin de passer trop de temps à analyser des questionnaires,
07:34que toutes les informations dont ils disposent sont déjà recueillies dans leur plateforme digitale.
07:38Et puis, il y a aussi un avantage majeur qu'on va tester, c'est l'impact sur l'autonomie des patients,
07:43leur capacité à se prendre en charge.
07:45En fait, on va les former, on va les former plutôt que de leur donner des conseils
07:49quand on les voit seulement une fois tous les trois mois à l'hôpital.
07:52Tous les jours, ils vont pouvoir apprendre des choses sur leur nutrition
07:54et devenir de plus en plus autonomes pour changer leur comportement de santé.
08:03L'ARS est le financeur de l'hôpital.
08:06L'ARS est le financeur. L'ARS a sélectionné ce projet sur un dossier.
08:10Ce qui est vraiment intéressant, c'est de pouvoir avancer ensemble, maintenant.
08:13On a mis en place un comité de pilotage qui associe à la fois les membres du tiers-lieu, l'entreprise,
08:18le service de néphrologie de l'hôpital Pitié-Salpêtrière
08:21et le département de néphrologie qui va gérer cet appel à projet sur le terrain.
08:24Et puis, les partenaires de l'ARS qui vont vraiment nous aider en travaillant ensemble
08:29à rester le plus près possible de l'objectif auquel on s'est engagé,
08:32c'est-à-dire de démontrer vraiment un impact organisationnel
08:35et de pouvoir, à la fin, être capable d'abord qu'on a bien utilisé les fonds,
08:38qu'on a bien fait ce qu'on allait dire, qu'on allait faire,
08:40qu'on a bien essayé d'être dans un processus de qualité tout au long du projet.
08:44Et que du coup, c'est ça qui va nous garantir à la fin de pouvoir répondre à la question posée initialement.
08:49Et finalement, que l'argent public qui a été investi par l'ARS pour faire cette expérimentation
08:54elle permette d'avoir la réponse à la question qui a été posée à l'origine.
09:03Oui, alors l'ARS a fait le choix de sélectionner une entreprise qui a déjà pas mal avancé sur son chemin.
09:09Donc, c'est une solution qui a déjà marqué CE, qui a pour objectif de pouvoir être commercialisée,
09:14qui a besoin de faire de la démonstration dans différents champs.
09:17Donc, elle a déjà démontré évidemment cette solution, qu'elle était pertinente, qu'elle était juste,
09:22que c'est une mesure des paramètres urinaires qui est efficace.
09:25Maintenant, on a besoin de répondre à plein de questions,
09:27c'est-à-dire en quoi ça change les parcours de soins, en quoi c'est mieux pour les patients.
09:31Donc, ça c'est une partie de la réponse qui va être apportée par Optalim.
09:34Et donc, cet appel à projet, il permet vraiment à l'entreprise de continuer à développer
09:39tout un tas de démonstrations qui sont essentielles pour pouvoir aller toucher leur cible
09:45et puis arriver au marché avec un bagage de documentation
09:50de l'intérêt de leur solution qui est absolument essentiel.
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