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  • il y a 5 mois
Aux portes d’Annecy, deux radiologues ont créé l’Institut de radiologie interventionnelle des Savoie (IRIS), l’un des premiers centres libéraux en France dédié à 100 % à cette spécialité encore méconnue. Avec le soutien de Vivalto Santé, ils rendent accessibles en ville des gestes mini-invasifs longtemps réservés aux grands hôpitaux.

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Transcription
00:00Je suis Alexandre Néros, je suis radiologue interventionnel.
00:02Je vais aujourd'hui vous montrer mon activité au cabinet IRIS, par ici.
00:13À l'hôpital, dans les gros centres type CHU ou gros CH,
00:17le radiologue interventionnel va être appelé par les autres spécialités
00:20pour des cas très spécifiques, pour boucher un soignement,
00:23à l'inverse déboucher un vaisseau en neuroradiologie interventionnelle pour les AVC.
00:27Donc soit c'est une activité mixte, il y a beaucoup de radiologues
00:30qui vont être le matin au scanner ou en IRM sur du diagnostic,
00:33et puis l'après-midi qui vont faire des gestes,
00:35et puis il y en a certains qui vont décider, comme nous,
00:37de vraiment faire plus que de l'interventionnel.
00:40Ça consiste du coup à avoir des patients en consultation,
00:43d'organiser un bloc opératoire, de les opérer,
00:46puis de les revoir après, de gérer ces patients au quotidien.
00:49On a quand même ce background de la radiologie qui fait qu'on est capable de lire des images,
00:52et c'est ça qui nous permet durant nos gestes de voir l'image en temps réel,
00:55de voir notre matériel à travers le patient,
00:58et donc d'agir avec un trou souvent microscopique.
01:01On voit l'aiguille ici, du coup, sur les images,
01:03et en fait, en temps réel, je suis capable de voir vraiment la pointe de l'aiguille,
01:06donc ça permet du coup de traiter la zone qui m'intéresse.
01:08Dans un CH, elle est très organisée sur cette activité d'urgence,
01:11c'est difficile de traiter donc la semi-urgence,
01:13et c'est pas toujours évident non plus d'être présent pour ce qu'on appelle le fonctionnel.
01:16C'est des patients qui sont très douloureux au quotidien,
01:18mais ils n'ont pas un cancer.
01:19On avait envie du coup de proposer une autre façon de travailler,
01:22c'est pas forcément en opposition,
01:24la preuve c'est que Vincent comme moi,
01:26on est tous les deux encore à l'hôpital également,
01:28sur une partie de notre activité.
01:29On avait créé l'Institut de Radiologie Interventionnelle des Savoies,
01:32donc IRIS, il y a deux ans.
01:34En France, probablement l'un des premiers.
01:35Centre de Radiologie Interventionnelle vraiment dédié à l'interventionnel.
01:38La nouveauté, c'est de vouloir être accessible directement par le patient,
01:43dans un cabinet en ville.
01:45Donc ça peut être des petits gestes qu'on va faire ici au cabinet,
01:47c'est extrêmement pratique pour les patients.
01:48Le fait d'aller lâcher le trait, c'est pour l'objectif d'essayer de calmer l'inflammation.
01:52Mais également des moments de consultation,
01:54pour ensuite aller au bloc opératoire de la Clinique Générale d'Annecy.
01:56Alors là, on part sur une embolisation articulaire.
01:59On a une partie de notre travail qui est en gros l'oncologie,
02:01donc on fait des biopsies pour les oncologues,
02:03des thermoablation, des cimentoplasties, des accès vasculaires.
02:06La deuxième grosse partie, c'est la côté douleur,
02:09les infiltrations, les blocs tests et la neurolyse.
02:11Et le troisième canal, c'est l'embolisation fonctionnelle.
02:14Ça allait vite pour vous finalement, ça fait 8 ans qu'il vous embête ce nodule.
02:17Moi, j'ai contacté les différentes structures libérales du coin.
02:20Et puis, Vivalto, c'est eux qui ont eu l'oreille la plus attentive,
02:23qui nous ont fait confiance en nous mettant à disposition des plages de blocs opératoires,
02:27en nous disant « à vous de jouer ».
02:28Et Vivalto a compris l'intérêt, la pertinence de la radiologie interventionnelle très tôt.
02:33Il nous a mis à disposition suffisamment de vacations,
02:35le matériel, le personnel pour faire ce qu'on avait besoin de faire.
02:38Une fois que le coup d'essai a été réussi sur Annecy,
02:41le projet, c'est de trouver des gens qui seraient motivés pour développer le modèle
02:44dans d'autres centres.
02:46Et là encore, Vivalto, vu que la preuve de concept a été faite,
02:49est OK pour mettre les moyens à des gens qui voudraient travailler comme nous dans notre territoire.
02:52Je viens de faire la même image, je suis au même endroit, j'ai avec la même quantité.
02:55En revanche, la tâche est accompagnée dans l'histoire.
02:57C'est une discipline extrêmement stimulante.
02:59C'est quelque chose qui évolue constamment.
03:00Il n'y a pas une année sans prendre des nouveaux gestes,
03:02des nouvelles techniques, des nouvelles indications.
03:04Donc, la certitude de proposer des choses qui sont mieux qu'avant aux gens,
03:07de leur mettre à disposition des techniques qui, jusqu'à là, n'existaient pas,
03:10parfois qu'on invente même, ou bien qu'on rende disponible parce qu'elles sont encore très rares sur le territoire.
03:15J'ai une patiente de 50 mètres de marche, je la revois à 3 mois en consultation, elle revient d'entrée.
03:20On se sent utile pour nos patients, immédiatement.
03:23On est beaucoup plus libre, du coup, sur notre activité, sur comment on s'organise,
03:27quel programme, on gère nos programmes de bloc, on gère nos urgences.
03:31C'est un gain médical pour les patients et en fait, nous, on le ressent.
03:33Et ça, en tant que médecin, c'est forcément quelque chose qui nous touche particulièrement.
03:38Voilà, c'est tout propre.
03:39Tous les radiologues interventionnels ont connu des patients chez qui on a vraiment changé la vie
03:43et ça, c'est des choses qui, au quotidien, font aimer la spécialité.
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