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Les Vraies Voix avec Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2024-11-20##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04La grogne des maires de France.
00:06Il a supprimé aux maires la taxe d'habitation, ce qui est idiot,
00:09parce qu'en réalité en faisant ça, on enlève ce qui permet aux maires de gérer leur commune.
00:13Oui, quand la France va mal, quand la France se déchire, les maires sont là pour réparer à proximité.
00:18C'est devenu très compliqué pour les maires.
00:19Il n'a pas tant de pouvoir que ça.
00:21Contre la suppression de la taxe d'habitation, la baisse régulière des dotations de l'Etat,
00:25le coût délirant l'hiver dernier, on s'en souvient, de l'énergie,
00:28et bien beaucoup de communes aujourd'hui se retrouvent sur le flanc.
00:33La santé, la sécurité, les impôts locaux, ce sont les trois thèmes les plus importants
00:36pour les Français en matière de politique municipale.
00:38Résultat d'une étude d'EFOP selon laquelle 52% des sondés
00:42souhaitent la réélection de leur maire dans un an et demi.
00:45Alors parlons vrai, le maire est-il là finalement pour pallier les carences de l'Etat ?
00:49Est-ce que de la sécurité à la santé, il ne gère pas de plus en plus de régaliens ?
00:54Et à cette question pour vous, qu'est-ce qui est le plus important chez un maire ?
00:57Vous dites à égalité parfaite, à 46% la sécurité et la gestion de l'argent,
01:02à 5% son point politique et à 3% l'offre de soins dans sa commune.
01:06Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
01:10Et nous avons récupéré Frédéric Dhabi, directeur général de l'EFOP,
01:13avec Bonsoir Frédéric.
01:15Bonsoir Cécile, bonsoir à tous.
01:18Avec ce livre, parlons-nous tous la même langue,
01:21que vous avez co-écrit avec Brice Socol.
01:24Alors la première question que je voulais vous poser avant de donner la parole
01:27à nos éditorialistes du jour, c'est que ne parlons pas la même langue,
01:31c'est-à-dire face aux enjeux, que vous soyez en ruralité ou très urbain ou périurbain,
01:38peut-être que les éléments ou en tout cas les problèmes ne sont pas les mêmes.
01:41Oui c'est vrai que les problématiques ne sont pas les mêmes,
01:43parce que pour autant il y a une vraie homogénéisation des enjeux.
01:47Dire que tout va bien sur la santé dans les métropoles et tout va mal sur la ruralité,
01:51c'est extrêmement rapide, à les trouver rapidement dans une grande métropole
01:54comme Paris, Montpellier ou ailleurs, un dermatologue ou un ophtalmo,
01:58il y a des zones rurales où les choses ne se passent pas si mal que ça.
02:01Mais par rapport à ce qu'a dit Philippe tout à l'heure,
02:03c'est vrai que moi je vois à travers les enquêtes que l'EFOP réalise,
02:07on est à un an et demi des élections municipales et beaucoup de villes nous sollicitent,
02:11que le maire est maintenant quasiment le seul acteur de confiance pour les Français.
02:16Le maire a gagné par chaos la bataille de la confiance.
02:19On est dans un moment où, à l'échelle nationale, il y a une sorte d'éclipse du politique.
02:25Les Français, on le voit dans les enquêtes, pour Sud Radio, pour Paris Match, avec Fiducia,
02:29les Français sont dans une posture depuis le 7 juillet de désintérêt, d'indifférence.
02:33Je parlais tout à l'heure par rapport à l'affaire Marine Le Pen et la censure,
02:37à quel point ça n'intéressait pas, on n'est pas dans le contexte passé où il y avait une forte mobilisation.
02:41Et la nature ayant hors du vide, les Français voient qu'à l'échelle nationale,
02:45le politique, sauf période rare et courte, je pense qu'à l'égalité de l'éducation nationale,
02:50ne change plus la vie, il se tourne vers d'autres acteurs de confiance.
02:53Les dirigeants d'entreprises, il faut le dire, et également les maires.
02:57Dans toutes les enquêtes que l'IFOP réalise, et l'enquête générale dont vous avez parlé,
03:01pour Politica et Le Montre, on a une cote de confiance des maires de 70%.
03:05Prenons le baromètre Fiducia-Sud Radio-Paris Match qui a été lâché hier.
03:10Edouard Philippe, qui est le préféré des Français, était à 54%.
03:13Vous voyez la différence. L'écart est très très fort.
03:16Parce que le maire, et je n'aurai fini, contribue à réenchanter...
03:20Je suis du Philippe Bilger, je suis un petit peu long.
03:23Lui c'est pas le maire, c'est le président.
03:25Le maire contribue à réenchanter la promesse du politique.
03:30Et qu'est-ce que c'est que la promesse du politique ?
03:32C'est en fonction, en échange de mon vote, vous contribuez à améliorer mon quotidien,
03:37changer les choses, changer la vie, peser sur ma vie quotidienne.
03:41Et aujourd'hui, il faut le dire, il y a quelques aînés régionaux qui y arrivent.
03:45Mais en dehors de ça, le seul qui y arrive assez fortement, et les Français le voient,
03:50celui qui est dans le faire et pas dans le dire, c'est le maire.
03:53Philippe Bilger.
03:54Mon chef Frédéric, comme disait l'humoriste, vous n'avez pas eu le temps de faire bref.
03:59Mais plus sérieusement, la question de Sud Radio est très pertinente.
04:06Je rejoins Frédéric sur le fait que le maire est aujourd'hui, évidemment, la fonction de confiance.
04:13Et pour répondre à l'interrogation, je dirais que le maire...
04:17Il y a des grands maires qui sont parfaitement inconnus, qui protègent, qui accomplissent,
04:24et qui sont au service de leurs concitoyens.
04:27Et puis, lorsqu'on a une personnalité connue, bien sûr,
04:31on est d'autant plus écouté sur les deux exigences fondamentales, la sécurité et l'argent.
04:38Donc le maire est une personnalité capitale dans notre démocratie.
04:43Philippe Coy. On parle de sincérité, de fidélité, de confiance.
04:47Les communes sont en confiance avec les burealistes.
04:50Mais on parle toujours de ce qui rassure les Français.
04:53Je viens d'écouter parfaitement M. David. On parle de proximité.
04:57La défiance peut-être avec le politique en général aujourd'hui, c'est l'éloignement, le manque de considération.
05:02Et on le voit bien, le réseau des burealistes, c'est aujourd'hui l'accueil de 10 millions de Français.
05:07Donc on est au cœur de la vie de nombre de Français.
05:10On écoute, je dis souvent, le Bartaba, c'est le parlement du peuple.
05:13On y fait nos histoires, on défait nos histoires.
05:16On y partage nos peines, on y partage nos joies.
05:19Alors je ne suis pas surpris que les Français, aujourd'hui, vouent un amour à leur maire.
05:23Parce que c'est un acteur de proximité.
05:26C'est un acteur, comme le disent ici les visiteurs à ce salon, de proximité à portée d'Angoulade.
05:31Comme peut l'être le commerçant quand ça ne va pas et que vous êtes insatisfait du produit.
05:36C'est un acteur de la politique de votre quotidien qui agit et avec lequel vous voyez l'action.
05:42Donc je ne suis pas surpris aujourd'hui de cet amour des maires par rapport aux concitoyens.
05:48Je suis plutôt inquiet du manque, comme vous l'avez dit en ouvrant cette émission, d'engagement.
05:54Parce que cette vocation, cet engagement est de plus en plus dur, notamment sur les communes rurales.
06:00Ludovic Françoischet.
06:01Alors moi je suis très inquiet du fait qu'ils démissionnent.
06:04Et je dirais que, en fait, les maires ils sont en première ligne des élus.
06:09Et c'est les maîtres des cérémonies dans une ville en fait.
06:13Et on a réellement besoin d'eux.
06:16Donc s'il vous plaît, restez. Vrai sujet.
06:20Ne partez pas.
06:21Cette confiance Frédéric Dhabi, quand on dit toujours ce qu'il a dit, plutôt plus illégalement que moi, à portée de baffe quand même.
06:29Le maire il est frontal devant tous les problèmes en fait.
06:34Oui, par rapport à ce que Philippe David vient de dire.
06:36Quand on voit les sujets qui sont au cœur des attentes à l'égard des maires.
06:39Santé, sécurité, impôts locaux.
06:42C'est des dimensions sur lesquelles l'état national apparaît en situation d'impuissance, de difficulté, d'échec.
06:48Quand on parle du déclin français, de la France qui tombe.
06:51C'est un sujet qui se criticise dans l'imaginaire des Français.
06:54Et le livre Rempart, vous l'avez gentiment cité.
06:57Pas sur l'immigration, pas sur le grand remplacement, mais sur deux institutions.
07:01L'hôpital et l'école.
07:03Et c'est vrai qu'on attend le maire, même si noir sur blanc, le maire n'est là que pour s'occuper des écoles primaires.
07:08Il n'est que sur la police municipale.
07:10Mais on l'attend, il y a un niveau d'attente très fort.
07:13Ce qui fait, et par rapport à ce que vous avez dit, Lédovic,
07:15ce qui fait que beaucoup de maires ressentent une certaine lassitude, même si on le sait très bien.
07:19Les sondages, trois ans avant, disent que beaucoup ne vont pas se présenter.
07:22On connaît leur sens de l'intérêt général.
07:25Beaucoup, beaucoup iront finalement au combat en 2026.
07:28Mais est-ce que quelque part, on ne leur demande pas de prendre le relais sur le rigalien ?
07:32Je pense en particulier sur la sécurité.
07:34Pour qu'un maire, comme le maire écologiste de Bordeaux, dise maintenant
07:37« je vais armer ma police municipale »,
07:39est-ce que ça ne prouve pas quand même qu'il y a un changement de paradigme ?
07:42Oui, et vous avez raison de citer Pierre Urmic, qui n'est pas un écolo rêveur.
07:46C'était quelqu'un, c'est quelqu'un qui est madré.
07:48Il était déjà là en 1995 contre Alain Juppé et il ne parlait pas de...
07:52Oui, Pierre Urmic, c'est quelqu'un qui n'est pas un écolo à tendance radicale.
07:57Il n'est pas du tout, ce n'est pas la ligne Sandrine Rousseau.
07:59C'est le moins qu'on puisse dire.
08:00Et c'est vrai que sur la police, sur la question de la sécurité,
08:03vous avez vu dans Sud-Ouest que l'IFOP a travaillé dans la ville de Bordeaux.
08:06Il est crédité par les habitants en dehors du clivage gauche-droite
08:10qui dirait dans notre imaginaire « les écolos ne savent pas gérer la question sécuritaire ».
08:14La droite y arrive, mais c'est vrai que de plus en plus,
08:17dans ce contexte d'éclipse du politique à l'échelle nationale,
08:20concrètement depuis trois mois, qu'est-ce qu'on peut dire sur la sécurité ?
08:23Elle est incarnée nationalement et bien incarnée par Bruno Retailleau,
08:27mais concrètement sur le terrain, ce sont les maires qui prennent le relais,
08:31y compris dans des villes jurées par des personnalités de gauche.
08:35Je ne pense pas à Pierre Urmic pour une gauche radicale, mais assez à gauche.
08:38Et Grenoble a été le contre-exemple.
08:41Et surtout, Pierre Urmic a eu une attitude très rare de la part d'un politique.
08:47Il a dit « j'ai compris le réel et donc j'ai décidé d'armer la police municipale ».
08:54Il a pris les devants, tout simplement.
08:56C'est trop rare pour ne pas être souligné.
08:59Je veux juste revenir sur cette proximité et l'attente des maires.
09:04Philippe David, vous disiez, est-ce qu'il récupère beaucoup de missions régaliennes ?
09:08Oui, certainement, trop.
09:10Et il comble ce que l'État ne fait plus, cette proximité qu'attendent les administrés.
09:16Mais je reviens sur notre présence ici, à ce salon,
09:19parce que c'est le salon de la proximité,
09:21c'est le salon du premier rang des élus engagés dans le territoire.
09:26Il a été naturel pour nous, Confédération des Buralistes,
09:29d'être présents autour des élus locaux,
09:31pour construire ce bien-vivre-ensemble, cet aménagement du territoire.
09:35Parce que nous sommes aux côtés des élus locaux,
09:38avec ce statut de préposé d'administration,
09:40ce serviciel que nous avons développé dans notre cadre de la transformation,
09:44parce qu'un aménagement du territoire doit se conserter avec les élus locaux.
09:49Je suis très heureux aujourd'hui de pouvoir être là pour la 7ème année.
09:53Avec l'ensemble des Buralistes de France, nous avons des choses à nous dire.
09:56Vous avez dit en ouvrant l'émission, c'est le salon des collectivités,
10:00c'est les communes, heureusement, et moi je dirais, c'est les commerçants, évidemment.
10:05Oui, il faudrait y aller.
10:07Oui, deux choses par rapport à ce que vous avez dit.
10:09La proximité, c'est central.
10:11Mais pour un maire, ce n'est pas la proximité,
10:13pardon de le dire de manière un peu triviale, à la papa.
10:16Ce n'est pas, je vais sur le terrain, je me promène, je fais le tour des marchés.
10:19Les Français, les administrés, attendent une proximité efficace.
10:24Que le maire soit dans la connexion, dans l'écoute.
10:27Et ce qui fait mal à la classe politique nationale, c'est ce sentiment de déconnexion.
10:31On le montre dans le livre, où les Français, un peu comme à l'échelle locale,
10:35sont beaucoup moins clivés gauche-droite sur l'insécurité, sur l'éducation,
10:39sur l'immigration, sur la santé.
10:41Et la classe politique reste arc-boutée sur le clivage gauche-droite.
10:45Donc les choses ont changé.
10:47Et c'est vrai que les maires sont confrontés au réel.
10:50La proximité, les promesses non tenues.
10:52Autant à l'échelle nationale,
10:54parfois ça peut arriver que les élus ne tenaient pas leurs promesses,
10:57un élu local, un maire, il n'a pas le choix.
11:00Si il a promis qu'une médiathèque sorte de terre,
11:04qu'un quartier soit rénové, ou que mille arbres soient plantés,
11:07il peut se faire challenger, par exemple de l'anglicisme,
11:10tous les jours, en disant, vous aviez promis ça, vous n'avez pas fait.
11:13D'ailleurs la question des promesses tenues,
11:16on est quasiment dans notre normifop et dans l'enquête politique.
11:19Il y a deux tiers des français qui considèrent que leur maire a tenu ses promesses.
11:23Là aussi, c'est des chiffres qu'on n'a jamais à l'échelle nationale.
11:26— Philippe Collier. — Ludovic veut réagir.
11:28— Oui, en fait, le comportement des gens, il a changé.
11:30Donc qui veut armer la police ?
11:32Pour moi, ça ne me choque pas du tout, finalement.
11:34Parce que nous, en tant qu'éboueur, on est face à ce changement de comportement.
11:37— À la violence. — Exactement. On est face à ce changement.
11:39Donc du coup, nous, on ne doit pas réagir.
11:41— Vous êtes aussi victime de violence.
11:43— Oui, oui, complètement.
11:44— Des fouquets, des policiers, des personnels soignants.
11:46— Mais même des buralistes. — Des buralistes, exactement.
11:48— Et des commerçants, malheureusement.
11:50— Donc du coup, moi, ça ne me choque pas. Et il faut...
11:52— Philippe Collier, vous voyez, vous aussi, se désertifier les centres-villes.
11:57Vous êtes parfois le dernier commerce.
12:00Et au fur et à mesure de voir que ça disparaît, les intercommunalités augmentent.
12:06C'est-à-dire qu'on a plusieurs communes.
12:09Et il y a peut-être parfois un commerce.
12:11— Je suis attaché depuis des années à ce commerce de proximité, à ce lien.
12:15Et d'ailleurs, on parle... Je ne voudrais pas opposer ruralité et centralité,
12:18parce qu'en définitive, un quartier, c'est un village.
12:21On le voit bien ici à Paris.
12:23Moi, je suis des Périns-Atlantiques, un petit village charmant, l'Escarou.
12:26J'avais essayé de briguer le mandat de maire, parce que c'est quelque chose de passionnant.
12:30C'est l'action de l'immédiateté et de la proximité.
12:33Mais la raison pour le réseau des buralistes d'être présent, c'est d'apporter des solutions en urbain
12:38et d'étudier, bien évidemment, les populations à qui nous allons adresser nos services.
12:43Parce que bien évidemment, si vous êtes en ruralité, si vous avez des néo-ruraux,
12:47si vous avez des seniors, et on va parler de cyberéconomie, nous allons adapter notre offre.
12:52Et c'est pour ça que nous avons besoin de travailler de concert conjointement avec les élus locaux
12:58pour offrir les meilleures solutions dans tous les territoires.
13:01— Adaptées.
13:02— Et surtout, également, offrir la résilience au réseau des buralistes de sa transformation.
13:07— Philippe Bilger.
13:08— Philippe Bilger.
13:09— Non, mais...
13:10— Viens dans le micro.
13:11— La nouvelle, vous vous êtes présenté, vous avez été battu. Comment est-ce possible ?
13:15— Par un senior. Désolé, Philippe.
13:17— Ah, d'accord.
13:18— J'étais trop jeune à l'époque. La loi est bizarre. Mais en fait, elle donnait le bénéfice de l'âge au plus ancien.
13:25— Les seniors ont tout raison.
13:27— Ben oui. C'est pour ça que je vous admire, cher Philippe.
13:29— Frédéric Dhabi. Ce livre « Parlons-nous tous la même langue », finalement, c'est une cartographie de cette France.
13:34Mais est-ce que c'est une France au moment T où, malheureusement, elle va durer encore un petit peu dans ce sens ?
13:40— Alors c'est difficile de vous dire. Ce qui me paraît très bien enraciné, malheureusement, c'est la crise du politique.
13:47C'est le sentiment que le politique n'écoute pas. Et dans le livre, on relate de paroles de Français qui en parlent d'événements
13:53qui ont symbolisé l'absence d'écoute du politique à l'échelle nationale.
13:56Le référendum du 29 mai 2005, qu'on va fêter ou commémorer – c'est selon les 20 ans –, les Gilets jaunes, la réforme des retraites,
14:03cette dissolution qui reste – qu'on le veuille ou pas – l'acte le plus incompris jamais pris par un président de la République.
14:11— Celle de 1997 était pas mal non plus.
14:13— Elle était... Non, mais 13-15 ans, Philippe, elle était... Bien sûr, elle a su été rien à voir en termes de déflagration sur l'image présidentielle.
14:21Jacques Chirac, avec la cohabitation, s'était refait une santé tout de suite. Il a jamais perdu son crédit dans son camp.
14:26Tel n'est pas le cas pour Emmanuel Macron. Mais ce qui est tout à fait incroyable, c'est que les Français, à travers ce livre,
14:35montrent qu'il y a du commun sur plein de sujets. Mais ils attendent qu'un discours collectif soit pris en compte,
14:43qu'une personnalité – ça sera le vainqueur ou la vainqueur de la présidentielle – parvienne à prendre en charge, à relayer ce commun
14:49pour nous projeter vers un imaginaire, si je puis dire, heureux. Ce qui n'est pas le cas, puisque la toile de fond,
14:53le fond de sauce du discours des Français, ça reste, malgré la parenthèse enchantée des JO, cette idée de déclin.
14:59— Merci beaucoup d'avoir été avec nous. On vous retrouve tout à l'heure aux alentours de 18h30, puisque...
15:06— David Lysnard sera notre compagne. — David Lysnard, pardon. Le président des maires de France et le président de Cannes
15:11sera avec nous dans un instant. Le qui-sait-qui qui l'a dit... Alors ça, c'est un grand moment de solitude pour ceux qui n'ont pas révisé.
15:19— L'IFOP n'a pas fait de sondage sur le résultat du qui-sait-qui qui l'a dit. — Non, il n'a pas fait de sondage, mais bientôt, il en fera.
15:24— 100% de marge d'erreur. — En tout cas, 100% de gens qui ont joué ont gagné et perdu. Voilà. Ça, c'est sûr.
15:32On en parle dans un instant. Révisez vos fiches. Je peux vous assurer que chez Les Buralistes, ça rigole pas. À tout de suite.
15:37— Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense. — C'est vraiment agréable d'entendre une radio aussi joyeuse,
15:44même que ce soit 7 heures du matin et le soir. C'est excellent.
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