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Les Vraies Voix avec Franck Longo, maire de Fontaine, près de Grenoble.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-05-13##

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Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04Comme je vous le disais, se droguer c'est mal, il ne faut pas vous droguer.
00:08C'est de la délinquance, oui j'ose le dire.
00:11Et vous fumez monsieur.
00:12Comment tu sais que c'est de la drogue toi ?
00:13Je veux la drogue ! Non, non, on ne veut pas !
00:19Et à Fontaine, près de Grenoble, le maire, pardon, ses élus, les services municipaux,
00:25les bailleurs sociaux et la police s'unissent pour reprendre un quartier gangréné par le trafic de drogue.
00:30Dès demain et pour dix jours, la commune lance donc une opération de sécurité et d'occupation citoyenne.
00:35Alors parlons vrai, est-ce que l'État étant impuissant, c'est aux élus locaux de prendre le relais comme à Fontaine ?
00:41Et à cette question, trafic de drogue, insécurité, certains élus ont-ils été dans le déni pendant des années ?
00:47Vous dites oui à 97%.
00:49Les Vraies Voix attendent vos appels et monsieur le maire également au 0826 300 300.
00:55Et nous sommes ravis d'accueillir Franck Longo, maire de Fontaine.
00:58En tout cas, merci d'avoir accepté notre invitation à Sud Radio.
01:01D'abord, petit tour de table avec Philippe Bilger.
01:03On pourrait avoir un double regard contradictoire sur ce qui s'est passé à Fontaine.
01:09C'est d'abord un regard négatif en disant que cette démarche collective
01:14est le signe en quelque sorte de la carence de l'État et du fait que celui-ci, par les organes dont il a la maîtrise,
01:23ne permet plus d'assurer la sécurité.
01:26Mais pour ma part, je préfère un regard positif.
01:30Je trouve extraordinaire, véritablement, cette démarche collective
01:35qui réunit un grand nombre d'acteurs sous l'autorité du maire et avec son concours,
01:42je trouve que c'est ce qu'on devrait faire profondément
01:45et qui pourrait représenter le futur d'une lutte efficace contre la drogue.
01:51Après l'avocat général, le maire et ancien flic d'élite Bruno Pommard.
01:55Alors, je voulais saluer d'abord mon collègue qui fait un travail formidable, évidemment,
01:59et je suis tout à fait d'accord pour une fois avec Philippe Bilger.
02:01– Ah, attendez, on prend une photo. – Bon, ben, on y va alors.
02:04– La réponse, c'est qu'on parle de sécurité globale.
02:07Et je pense qu'il y a une responsabilité collective de l'ensemble et des élus,
02:11du gouvernement, de tout le monde, sur ces sujets-là.
02:13Parce qu'on a laissé faire, effectivement.
02:15Il y a quelques années en arrière, Darmanet a lancé cette fameuse loi sur la sécurité globale
02:19où on devait mettre dans la boucle sécuritaire l'ensemble des acteurs.
02:23Ça va du maire, en passant par le gouvernement, en passant par les bailleurs,
02:27en passant par les associations, en passant par les éducateurs.
02:30Enfin, tous les acteurs de la société.
02:32Et ça, malheureusement, on n'a pas su le faire avant.
02:34Et le résultat, il est là.
02:36C'est-à-dire, ce maire est en train de galérer, je dirais,
02:39avec ces problématiques de stupes qu'on rencontre dans les 1500 quartiers QPV de France
02:43et les 62 QRF.
02:44– Quartiers priori père de l'Asie.
02:45– Voilà, et les quartiers de reconquête républicaine.
02:47– Bon, c'est pas le cas chez lui.
02:48Mais c'est exactement le schéma qu'on a actuellement.
02:50Et c'est bien qu'il y ait cette réaction de ce maire,
02:54une réaction qui est spontanée et qui ne sera pas durable, à mon sens.
02:58Il va nous en dire plus.
02:59Et je pense que c'est important de le faire encore une fois.
03:00– Pierre-Yves Martin.
03:01– Moi, je voulais aussi vous féliciter, monsieur le maire, pour votre démarche.
03:04Je trouve ça, comme dit Philippe, extraordinaire.
03:07– Il est content d'être venu.
03:09– Et il ne le dira pas, au vrai voix, Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.
03:14– Non, néanmoins, monsieur le maire, j'ai deux questions
03:18et qui sont des questions de soutien, pas du tout des questions pièges.
03:22La première question, c'est, au bout de ces dix jours,
03:25qu'est-ce qui vous permettra de dire, ça a bien marché,
03:28je suis content de ce que j'ai fait, ou au contraire, je suis déçu ?
03:31Ça, c'est ma première question.
03:33Ma deuxième question, c'est, dans votre esprit,
03:35le onzième jour, il se passe quoi ?
03:38Comment on fait pour vivre durablement sur une démarche que vous avez initiée ?
03:43Merci beaucoup.
03:45– Franck Longo, pour faire le juge de paix en étant maire avec les vraies voix.
03:49– Alors, avant de répondre à cette question, si vous permettez,
03:52je voulais juste vous poser une question, monsieur le maire.
03:55Est-ce que vous avez eu un moment, l'impression, d'avoir fermé les yeux,
03:58comme certains maires l'ont dit, en disant,
04:01ben, ok, ça passe, ça passe, jusqu'au moment où on n'en peut plus
04:05et ça ne passe plus ?
04:07– Merci. Alors, il y a pas mal de questions.
04:10Je vais tenter de répondre à toutes vos interrogations.
04:12D'abord, vraiment, merci beaucoup de m'accueillir.
04:15Et c'est une opération qui est assez inédite et qui commence demain.
04:17Donc, j'aurai sûrement beaucoup plus de réponses à vous apporter dans quelques jours.
04:20– Déjà, vous dire que sur le constat, effectivement, il y a de plus en plus,
04:25c'est ce que je vois sur ma commune, d'actes de délinquance et d'actes dangereux.
04:30En tout cas, la dangerosité augmente, puisque ça faisait très longtemps
04:33qu'on n'avait pas connu des fusillades et en plus, elles se sont multipliées.
04:36Et je crois que malheureusement, ce constat-là, il se fait partout dans de nombreuses communes en France.
04:40Donc finalement, ce qui avant était gérable par quelques policiers nationaux,
04:45finalement, aujourd'hui, ça ne l'est plus, puisque la délinquance a vraiment explosé.
04:48Et entre moi, déjà, mon début de mandat, j'ai été élu pour la première fois en 2020.
04:52Donc, c'est mon premier mandat. Je suis un jeune maire, j'ai 36 ans.
04:55J'ai d'abord essayé d'agir avec mes moyens.
04:58J'ai rajouté des policiers municipaux. J'ai augmenté 30% de mes effectifs de police.
05:01J'ai rajouté des caméras. L'année dernière, j'ai mis 30 caméras supplémentaires.
05:04J'en remets 37 années. C'est un budget d'un million d'euros.
05:07J'ai créé une brigade cynophile il y a un an de ça.
05:09C'est un chien policier avec un maître chien.
05:11Donc en fait, depuis le début de mon mandat, je rajoute des policiers, je rajoute des caméras.
05:15J'ai racheté des véhicules, j'ai racheté des boucliers, j'ai racheté des cases, j'ai remets des effectifs, je remets de la médiation.
05:20Et force est de constater que malheureusement, la délinquance augmente.
05:25Donc finalement, à force de recevoir les habitants qui me disent « moi j'ai envie de quitter le quartier »,
05:29à force de recevoir des parents qui me disent « moi j'ai désinscrit mon enfant du basket parce que je ne veux pas qu'elle rentre tard le soir »,
05:34parce que sur les points de deal avec ses fusillades, il peut y avoir des balles perdues.
05:38Et malheureusement, on a eu des blessés qui n'avaient rien à voir avec les points de deal.
05:41Donc forcément, au bout de 4 ans, malgré tout l'argent que la ville a mis, je suis obligé de me dire « finalement il faut que j'y aille moi-même,
05:48que je reste avec mes élus des heures sur les points de deal, avec mes policiers municipaux ».
05:53Je remercie la police nationale parce que, comme je le dis, nous on est débordés avec l'augmentation de la délinquance,
05:59mais la police nationale l'est aussi. Ils font un travail formidable nos policiers nationaux.
06:02Et moi, je ne critique pas du tout l'action de l'État. Au contraire, ils ont énormément de choses à faire.
06:07Par contre, je considère que c'est aussi le rôle des maires.
06:09Et c'est pour ça que j'investis énormément sur la sécurité.
06:11J'ai une ville de 23 000 habitants. J'ai aussi un quartier prioritaire, un QPV d'environ 4 000 habitants.
06:18Malheureusement, ces points de deal, elles sont juste à côté de mon quartier prioritaire,
06:21parce que j'ai le tram qui va de Grenoble à ma commune. Il y a un arc d'écart.
06:24Et je suis touché aussi par la délinquance de l'agglomération grenobloise.
06:28Donc effectivement, j'ai décidé d'agir. L'objectif de ces 10 jours, et je vais répondre maintenant aux questions qui m'ont été posées,
06:33c'est aussi de voir avec les habitants comment, derrière, on met des solutions durables en place.
06:37Parce que moi, en tant que maire, je ne vais pas pouvoir être tous les jours, toutes les heures, sur les points de deal.
06:41Donc je veux aussi voir pendant ces 10 jours, qu'est-ce qu'on va pouvoir mettre ensemble après.
06:45J'ai des locaux disponibles pour les habitants. Est-ce qu'ils vont être d'accord pour se montrer en association ?
06:50Est-ce qu'ils vont vouloir investir les lieux ?
06:52Je vais proposer aussi la création de groupes WhatsApp, pour qu'on puisse échanger avec le maire, les policiers municipaux, les services de l'État,
07:00pour qu'on puisse vraiment réagir de manière collective.
07:02Et pourquoi pas remettre, en quelques heures, à peine, ce dispositif sur pied, si ça le nécessite.
07:08On va essayer de créer aussi ensemble des animations.
07:12Il y a un volet sécurité dans mon opération avec les forces de police, mais il y a évidemment l'occupation du domaine public.
07:17On a prévu un goûter avec une fête des voisins le vendredi soir.
07:21Le vendredi de la semaine prochaine, ce sera un apéritif partagé.
07:24Il y aura les services de la ville, le service jeunesse qui va venir notamment aller voir les jeunes en même temps.
07:29Il y aura mon service prévention.
07:30Il y aura les bailleurs sociaux qui vont faire le tour des appartements,
07:33parce qu'il y a aussi des problématiques liées aux logements sociaux, les squats de hauls d'immeubles, les appartements désertés.
07:39On va essayer de fermer les copropriétés aussi.
07:41On va travailler sur le mobilier urbain, parce que quand ça squatte, ça peut se poser sur des barrières qu'on peut aussi enlever.
07:48Bref, on va vraiment essayer de travailler un volet sécurité, un volet d'occupation, d'animation du quartier.
07:54Et effectivement, pendant dix jours, essayer de faire venir les habitants.
07:56Je crois qu'en fait, les habitants, ils ont envie de se mobiliser, mais qu'ils ont peur.
07:59En tout cas, moi, ceux que je reçois, ils ont peur.
08:02Et je crois que le fait d'y aller en tant que maire, le fait de venir avec mes élus, avec mes policiers,
08:05fait qu'on va initier un mouvement, on va désarmer cette peur.
08:10Et je crois qu'au final, on aura énormément de monde.
08:12Alors, l'opération commence demain, je vous en dirai plus dans les jours qui arrivent.
08:16Mais je crois que les gens, ils ont envie d'agir.
08:18Et je crois que le maire, en tout cas, c'est ce que je fais.
08:21Je considère que c'est mon rôle.
08:22Il doit être l'initiateur de tout ça, pour que dans quelques jours, on puisse se dire
08:25« Ok, j'ai eu 100, 150, 200, 300 habitants qui sont descendus, qui ont envie de faire quelque chose. »
08:30Et qu'on voit ensemble, au travers de ces rencontres, on sera tous les jours en bas des immeubles,
08:35sur les points de deal, qu'on travaille ensemble sur une organisation qu'on puisse mettre en place
08:39et justement qu'on dure.
08:40Parce qu'effectivement, la police nationale fait ce genre d'opération.
08:43Alors, sur des périodes plus courtes, on a appelé des places nettes, etc.
08:46Des policiers, ils viennent en nombre, ils restent un jour, deux jours.
08:49On sait que le trafic se réinstalle le lendemain.
08:51Et c'est ce qu'on ne veut pas.
08:52Et la chance qu'on a, nous, élus, service de la ville, c'est qu'on est en proximité.
08:57La police nationale, qui a son centre à Grenoble, elle peut intervenir en 10-15 minutes,
09:01mais elle a toute l'agglomération à gérer.
09:02Nous, on est sur place, on est à Fontaine.
09:04Et si demain, les habitants de ma commune me disent,
09:07voilà ce que j'ai remarqué, voilà, ça bouge depuis quelques heures,
09:09tout de suite, on est capable de revenir sur place avec des...
09:12C'est une brigade d'autodéfense, en fait, que vous faites.
09:15C'est une forme de brigade d'autodéfense, que ce que vous faites là.
09:17Oui, mais est-ce que vous pensez, M. le maire,
09:20je respecte tout à fait votre travail, évidemment,
09:22moi, je n'ai pas ces soucis, tant mieux,
09:23parce que j'ai un tout petit village.
09:25Mais est-ce que vous ne pensez pas que la présence des acteurs associatifs,
09:29vous parliez, qui ne peuvent rien faire pour l'instant,
09:31ou les médiateurs ? Qu'est-ce que vous avez concrètement sur les quartiers
09:34en termes de médiation ?
09:37Vous avez dit que vous avez des policiers municipaux.
09:38Combien vous en avez, de policiers municipaux ?
09:40Alors, Franck Longo, réponse courte,
09:41parce que ça réagit beaucoup au 0826 300 300.
09:45Combien d'agents municipaux et combien de médiateurs
09:47vous avez dans ces quartiers, ou dans ce quartier en particulier ?
09:49C'est un interrogatoire, là ?
09:52Non, non, non, c'est pas pour le conseil.
09:55Oui, et puis surtout, les éducateurs, la fête des voisins.
09:59Pardon ?
10:00Allez-y, on y va, on y va.
10:02J'ai 14 agents de police municipale,
10:04j'ai créé une équipe de nuit,
10:05donc j'en ai 7 le matin et 7 le soir,
10:08qui finissent à mi-nuit.
10:09J'ai augmenté les temps d'intervention des agents de police,
10:11et j'ai même créé la présence de la police municipale
10:13le dimanche de 15h à 20h.
10:15Donc j'ai étendu mes effectifs,
10:16j'ai 4 SVP supplémentaires,
10:18donc j'ai 18 agents de police.
10:20Et après, j'ai un service médiation-prévention dédié.
10:24On a même été au-delà,
10:26on travaille avec le délégué du procureur
10:27qui fait des permanences à la ville de Fontaine.
10:29Vous savez, c'est un petit délit,
10:31ça évite de passer au tribunal pour faire de la justice plus rapide.
10:33On travaille avec l'aide aux victimes,
10:35on a des permanences d'avocats aussi à la ville de Fontaine,
10:37gratuites pour nos habitants.
10:40On travaille avec le conciliateur
10:41quand il y a des problèmes de voisinage.
10:43On travaille avec un service égalité
10:45qui intervient dans les collèges.
10:46Il y a énormément de dispositifs présents sur la commune,
10:50mais force est de constater que la grande délinquance
10:52malheureusement protère
10:53et qu'il faut aller sur ce volet sécurité
10:54d'un peu plus prononcé.
10:56Philippe Lucia.
10:57Et après, on parle aux émotions de l'636, très court.
10:59Il y a toute une part de votre politique
11:01qui fait plaisir à Bruno Pommard,
11:03la fête des voisins, les éducateurs
11:06et toutes ces choses parfaitement inutiles.
11:08Et l'apéro.
11:09Mais plus sérieusement,
11:12est-ce que vous ne croyez pas
11:13que votre initiative,
11:14que nous avons qualifiée de formidable,
11:17elle peut représenter un modèle
11:19pour toutes les autres municipalités ?
11:22Et deuxième élément,
11:23si vous échouez,
11:25est-ce que ça ne risque pas
11:26de dégrader l'image du maire ?
11:28Très court, monsieur le maire.
11:29Très court, très court.
11:30Oui, vous avez raison.
11:32Mais il faut qu'on tente notre maximum.
11:35Et je crois que le volet sécurité,
11:37il est très important.
11:39Effectivement, il faut qu'on réussisse.
11:41Je ne sais pas si on pourra faire plus
11:42parce que c'est vraiment un dispositif énorme.
11:44Mais je suis convaincu aussi
11:45que le volet,
11:47on dit apéritif, goûter,
11:48il est important,
11:49mais pour réunir les gens
11:50et pour que demain,
11:51on s'auto-saisisse de la problématique.
11:53Parce qu'il faut effectivement que ça dure.
11:55Mais si on veut durer,
11:56ce n'est pas que par la police.
11:57Parce que moi, mes amis en police,
11:58ils ne pourront pas rester tous les jours
11:59sur les points de deal.
12:00Au même endroit,
12:01il y a toute la commune à gérer.
12:02Donc si je veux que ça marche,
12:04il faut que je crée
12:05cette émulation collective
12:07avec les habitants.
12:08Donc en fait,
12:08ça ne fait pas tranquille
12:09dans la continuité
12:10que par les habitants.
12:11Vous voulez créer cette émulation
12:13puisqu'il y a beaucoup d'appels
12:14au standard au 0826 300 300.
12:16Franck, qui est avec nous ?
12:17Franck, une réaction ?
12:19Oui, écoutez, moi je trouve
12:20que je salue l'initiative
12:21de Franck Longo,
12:22le maire de Fontaine,
12:23parce que je trouve
12:23que c'est beaucoup de courage
12:24et beaucoup d'engagement
12:25de la part de ma mère.
12:26Ce que je remarque néanmoins,
12:27c'est qu'on ne parle jamais
12:29de la demande qui crée l'offre.
12:31Et en réalité,
12:32j'ai le sentiment quand même
12:33que dans le déni
12:34de tout le monde politique,
12:36il y a l'absence de punition,
12:39si vous voulez,
12:40pour punir les consommateurs.
12:42Je pense que nos députés,
12:43que l'État,
12:44devraient prendre des dispositions
12:46pour s'occuper surtout
12:48des consommateurs
12:48puisque c'est finalement eux
12:50qui créent l'offre.
12:51C'est la demande qui crée l'offre.
12:52Et c'est vrai que
12:53si on punit les consommateurs
12:55très fortement,
12:56on réduit d'autant,
12:57je dirais,
12:58la demande
12:58et donc l'offre
12:59et les deals
13:00et les points de deal
13:01qui sont partout en France.
13:02Malheureusement,
13:03à Fontaine,
13:03bienvenue au club
13:04puisqu'à Marseille,
13:05on est servi de ce côté-là.
13:06Oui, ça c'est sûr.
13:07Allez, Pierre est avec nous
13:08de Montèche,
13:08ne bougez pas Franck.
13:09Bonsoir Pierre.
13:10Bonsoir Pierre.
13:11Oui, bonsoir.
13:12Bonsoir.
13:12Avant, je salue
13:13l'initiative
13:14de M. Le Mérin.
13:16Mais j'ai bien peur
13:17qu'après les dix jours,
13:19le naturel revienne au galop.
13:21parce qu'il ne pourra pas
13:23être présent tout le temps
13:24sur les points de deal
13:25et les dealers
13:27se déplacent rapidement.
13:29Par contre,
13:30oui,
13:30punir les consommateurs,
13:32je pense que ça,
13:33ce serait une bonne chose
13:36parce que les consommateurs
13:37ne sont pas punis.
13:39Ils ne sont punis
13:40que quand il y a
13:40des contrôles de police.
13:43Mais après,
13:44ils ne sont pas punis.
13:44Mais je pense que
13:45les consommateurs,
13:47il faut les punir
13:48et sévèrement même.
13:51Et ça arrêterait
13:52peut-être
13:52un petit peu
13:53le trafic,
13:55mais ça l'arrêterait.
13:56Et si les consommateurs
13:57sont punis,
13:59et je pense aussi
14:00qu'il y a certaines villes
14:01dans des quartiers
14:02où il faut présenter
14:03la carte d'identité,
14:05eh bien là,
14:05il faudrait y mettre l'armée.
14:06Peut-être que l'armée
14:07n'aurait que de...
14:10Oui, alors il y en a
14:11qui sont contre,
14:13il y en a qui hurlent.
14:14Vous avez réveillé,
14:15vous avez réveillé,
14:16Bruno Boma.
14:17Non, mais il ne dormait pas.
14:18Le réveillé,
14:19il n'a pas un poignard qui dort.
14:21Si on veut endiguer,
14:23endiguer aussi,
14:24il faut se perdre
14:25et par l'armée.
14:27Eh oui.
14:28Bougez pas,
14:28Pierre,
14:29merci pour votre témoignage.
14:30Non, mais ce que je dis
14:32depuis des Lus,
14:32même si certains,
14:34et surtout qui,
14:35plus est le haut commandement
14:36de l'armée,
14:37ne veulent surtout pas
14:38aller faire des patrouilles
14:39mixtes,
14:40police-militaire
14:40dans ces quartiers
14:41pour faire de la sécurisation,
14:42au même titre
14:43qu'on fait le plan
14:44Vigipirate-Sentinelle
14:45sur les Champs-Elysées
14:46ou ailleurs
14:46avec des verres et verres.
14:47Eh bien,
14:47à un moment donné,
14:48il faut se donner les moyens,
14:50débloquer les effectifs.
14:51On a 250 000 militaires
14:52en France,
14:53on doit envoyer des militaires
14:54sur le terrain
14:55pour aider nos policiers
14:56municipaux et les policiers nationaux.
14:57Oui, mais tant qu'on aura
14:58des consommateurs,
14:58ça ne sert à rien.
14:59Un mot qui arrive
15:00et la conclusion à Franck Longo.
15:01Monsieur le maire,
15:02je profite juste de ce moment-là
15:04pour partager avec vous
15:05une petite suggestion.
15:06Pendant ces 10 jours,
15:08peut-être que ça serait bien
15:09que vous puissiez
15:10organiser des petits ateliers
15:12de réflexion,
15:13des petits ateliers de travail
15:14avec les différentes parties prenantes,
15:16avec la préfète,
15:17avec les forces de l'ordre,
15:19avec les habitants,
15:20avec les associations,
15:21en définissant 4-5 sujets clés
15:23autour de ce que vous êtes
15:24en train d'animer
15:25comme démarche
15:26pour essayer
15:27d'identifier des solutions
15:29et donc,
15:30à la fin de ces 10 jours,
15:31d'identifier des engagements
15:32de qui peut faire quoi
15:33pour que le 11e jour,
15:35ça continue à vivre.
15:36– En fait,
15:38c'est une réunion de travail
15:39que vous lui proposez.
15:39– Ne pas vivre
15:41pendant les 10 jours.
15:42– Non, pas du tout.
15:44– Mais vous êtes d'une...
15:45– Non, mais Pierre-Yves,
15:46il sait tout ça.
15:47– On va laisser répondre
15:48le maire Franck Longo.
15:49– Allez, vous avez 20 secondes.
15:52– Pour répondre à tout le monde,
15:53en plus.
15:53– J'ai un exemple très concret.
15:55Je demande aussi
15:56plus de pouvoir
15:56à l'État pour les maires.
15:58Nos agents de police
15:59sont des APJ.
16:00Les amendes forcuitaires délictuelles
16:01qu'on peut mettre
16:02aux dealers ou aux consommateurs
16:03ne peuvent être mises
16:04que par des OPJ.
16:05Les élus et le maire
16:06dans les communes
16:07sont des OPJ.
16:08Moi, je suis prêt
16:09à mettre des amendes
16:10forcuitaires délictuelles
16:11de 200 euros
16:12aux consommateurs
16:13parce que si j'appelle
16:13la police nationale
16:14le temps qu'ils viennent
16:15ou si je ramène le dealer,
16:16ils n'ont pas que ça à faire.
16:17Moi, je suis prêt
16:18en tant que maire
16:19avec mes adjoints
16:20à mettre des amendes
16:21tous les jours
16:21à nos consommateurs de drogue.
16:23Le problème,
16:24c'est qu'en fait,
16:25ça n'existe pas
16:26puisqu'on doit le mettre
16:26de manière électronique
16:28et que les élus,
16:28aujourd'hui,
16:28n'ont pas accès
16:29aux logiciels électroniques
16:31d'OPJ.
16:31Et d'ailleurs,
16:32il faut consulter le TAJ,
16:33le traitement des antécédents judiciaires
16:35auquel les OPJ élus
16:37n'ont pas accès.
16:38En fait,
16:38moi, je pense
16:38que mes agents de police
16:39APJ municipaux
16:41aient les mêmes droits
16:42que nos OPJ
16:43et que des amendes
16:44de 200 euros
16:45sur les consommateurs,
16:46on puisse les mettre
16:46nous directement
16:47ou alors les élus.
16:48Moi, je suis prêt
16:49à le faire
16:49avec mes 10 adjoints.
16:50Mes policiers municipaux
16:51arrêtent un dealer,
16:52on se déplace en deux minutes,
16:53on le sanctionne,
16:53on lui met 200 euros d'amende.
16:55Sauf qu'aujourd'hui,
16:55on est obligé
16:55de passer par la police nationale
16:56et forcément,
16:57on ne va pas amener l'agent,
16:59celui qu'on a attrapé
17:00à Grenoble,
17:01ça n'a pas de sens,
17:01il y a tellement de choses
17:02à frais importantes.
17:03Donc, donnez-nous aussi
17:04aux maires,
17:05aux agents de police municipaux
17:06plus de pouvoir
17:07pour qu'on puisse agir
17:07et moi, demain,
17:08il n'y a aucun consommateur
17:09qui ressort sans amende
17:10de ma commune
17:11et donc, j'assainis
17:12le point de deal
17:13en moins d'un mois.
17:14Ça, je peux le faire.
17:14Merci beaucoup,
17:16en tout cas,
17:16Franck Longo,
17:17maire de Fontaine
17:18et puis,
17:19on refera un bilan
17:20si vous le permettez
17:20dans une dixième de jours.
17:22Vous viendrez nous raconter
17:23de nouveau
17:24ce qui s'est passé.
17:25Peut-être qu'il y aura
17:26des choses intéressantes
17:27à Garda
17:28et peut-être
17:30au ministère de l'Intérieur
17:31ou auprès des policiers.
17:32C'est vrai qu'il a raison.
17:33C'est lui,
17:34en tant qu'OPJ,
17:35à un moment donné,
17:36ça sert à quoi d'être OPJ
17:37si on ne peut pas
17:37être opérationnel
17:38sur le terrain ?
17:39Oui, mais c'est comme
17:40le coup des fichiers,
17:40c'est exactement le même truc.
17:41Exactement.
17:42Merci en tout cas à Franck,
17:43merci Pierre.
17:45Franck, vous restez avec nous
17:45dans un instant,
17:46le qui c'est qui qui l'a dit.
17:47Là, c'est effet place net,
17:50je vous le dis tout de suite.
17:51Il n'y aura qu'un gagnant.
17:52Allez, à tout de suite.
17:54Sud Radio,
17:55votre attention
17:55est notre plus belle récompense.
17:57Merci de nous écouter
17:58sur Sud Radio.
17:59Non, c'est normal
18:00parce que vous êtes
18:01une radio sympa,
18:02diversifiée et tout,
18:04donc c'est très bien.
18:05Sud Radio,
18:06parlons vrai.
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