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Les Vraies Voix avec Florence Rouas, avocate pénaliste.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2024-11-08##

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Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, le code projecteur des Vraies Voix.
00:05A chaque saisie, le montant peut donner le tournique.
00:08Encore cette semaine, 1,2 millions d'euros interceptés dans une voiture à Marseille.
00:13Un juteux trafic contre lequel devra lutter le futur parquet anticriminalité organisé qui doit être créé dans les prochaines semaines.
00:22Donc est-ce que vous allez créer un parquet national antinarcotrafic ?
00:26Moi, vous savez, j'y suis favorable depuis le débarque.
00:29Donc oui, c'est un sujet qui est un sujet du garde des Sceaux, bien sûr.
00:33Donc le fait d'avoir un parquet national qui aurait autorité sur les services qui sont en charge de mettre en oeuvre ces technologies,
00:41nous pensons que c'est une avancée extrêmement importante.
00:45Et les milices de l'intérieur et de la justice ont donc présenté sur un plan antidrogue aujourd'hui à Marseille
00:50création d'un parquet national spécialisé, sécurisation, brouillage des quartiers d'isolement,
00:55assouplissement de l'excuse de minorité.
00:57Le gouvernement annonce aussi une amélioration du statut des repentis pour le rendre plus incitatif.
01:03Alors parlons vrai, gagner la bataille contre la drogue, est-ce encore possible ou est-ce définitivement perdu ?
01:08Et à cette question, un statut de repenti est-il une porte de sortie pour ceux qui veulent quitter le narcotrafic ?
01:13Vous dites non à 52%, vous voulez réagir le 0826 300 300.
01:17Florence Roy, c'est avec nous, avocate pénaliste. Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:22Philippe Bilger.
01:24Alors, dans toutes les mesures qui sont envisagées, paradoxalement, il n'y en a qu'une dont je doute forcément de l'efficacité.
01:34Je sais que Bruno Retailleau y tient depuis longtemps, c'est la création d'un parquet national spécialisé.
01:41Je continue à dire que toutes les autres mesures sont très positives, notamment un statut des repentis,
01:49mais qu'il faut arrêter de croire que lorsqu'on est en quelque sorte dépassé par une catégorie délictuelle ou criminelle,
01:59le réflexe doit être automatiquement de dégainer un parquet national anti-drogue.
02:08Parce qu'on va dépouiller la justice ordinaire, on aura du mal à trouver un nombre de magistrats pour nourrir ces parquets spécialisés.
02:18Et j'ajoute qu'à Marseille, ceux qui ont sonné l'alerte il y a quelques mois, ils sont plutôt partisans.
02:25Et j'espérais que le ministre de l'Intérieur serait un peu sur cette ligne, sur rendre plus substantiels les fameux GIRS qui, à l'heure actuelle, existent.
02:37— René Chiche. — Mais là, on parle du statut de repenti. On parle pas du parquet, etc.
02:42— On a parlé du statut de repenti. Ça fait partie du parquet. — D'accord. Mais là, on revient au statut de repenti.
02:47Bon, déjà, c'est un statut qui existe depuis plusieurs années, je pense. Il y a même une loi, même au début des 2000, qu'on appelait...
02:56— 2004. Une loi de 2004. — Des collaborateurs de justice ont appelé ça. — Oui. Alors non. Alors je crois que c'est...
03:00— M. François. — Oui. Alors collaborateurs de justice, je crois que c'est l'appellation en Italie.
03:04— En France, c'est les dispositions du code pénal qui existent depuis 2004. Donc ce statut de repenti existe.
03:12C'est-à-dire que quelqu'un qui dénoncerait un réseau bénéficierait de la mi-peine. Et celui qui se serait livré à une tentative
03:21et qui dénoncerait, il serait carrément exempté de peine. Donc de toute façon, ça existe déjà dans le code pénal.
03:27Alors de quelle manière le durcir ? Moi, j'avais entendu dire l'année dernière... J'avais entendu une mesure – je sais pas si elle est en cours
03:34d'application ou pas – sur des gens qui étaient détenus d'origine étrangère, à qui on accorderait un aménagement de peine ou une réduction
03:43de peine s'ils dénonçaient et qu'ils acceptaient de repartir dans leur pays d'origine. Est-ce que ça fait partie de l'arsenal, finalement,
03:52de ce renforcement du statut de repenti ? Parce qu'en tout cas, le statut de repenti, il existe déjà et depuis 2004.
03:59Donc je sais pas quelles sont les mesures qui vont renforcer cela.
04:02– Sébastien Mainard.
04:03– Moi, je suis plutôt d'accord pour cette mesure. Mais comme on dit dans le milieu, les poucaves finissent jamais bien.
04:09C'est-à-dire les balances, celles et ceux qui collaborent. Quand on voit déjà la manière dont se règlent les comptes, je dirais,
04:17en dehors de cette mesure, je ne prête pas longue vie à celles et ceux qui viendraient collaborer avec l'État français.
04:28Parce qu'à moins de les... Oui, mais ça existe, peut-être. Mais en tout cas, on voit aujourd'hui le niveau d'extrême violence
04:35qui outrepasse, je dirais, le carcan même du grand banditisme. Honnêtement, je crois moyennement ça.
04:43– Moi, je vous pose juste une question. Est-ce qu'on a suffisamment, indépendamment, cette histoire de parquet national, etc.?
04:51Je ne suis pas suffisamment technicien pour pouvoir m'exprimer là-dessus.
04:54Mais je pense un peu comme vous, Philippe Bilger, c'est qu'à un moment donné, on essaie de cumuler les dispositifs.
04:58Mais a-t-on suffisamment de places de prison?
05:01– Attendez.
05:02– Moi, je vais juste poser une question à Céliminibus, parce qu'on l'a déjà posée sur cette antenne.
05:05C'est bien de vouloir, par des effets de manches, etc., dire on va faire ci, on va faire ça.
05:11La France s'est mexicanisée.
05:14Moi, je veux juste, a-t-on les moyens, aujourd'hui, de mettre hors d'état de nuire,
05:19de pourrir nos cités, de gangréner nos gamins?
05:22Est-ce qu'on a, en termes de surface foncière, suffisamment de places pour incarcérer tous ces gens-là?
05:29– Attendez, d'abord, avant de répondre à cette question, pour qu'on comprenne bien le statut de repentis.
05:33Parce que, qu'est-ce que ça veut dire?
05:35Et est-ce que finalement, ces repentis, est-ce qu'ils doivent changer de nom?
05:39Est-ce qu'ils retrouvent une vie normale?
05:42Parce que ça, c'est important.
05:43Parce qu'on ne sait pas, c'est quoi l'issue, en fait?
05:45– Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que les dispositions actuelles du Code pénal
05:49prévoient que, qu'est-ce que le statut de repentis?
05:51C'est quelqu'un qui irait dénoncer un réseau dans lequel il est lui-même impliqué,
05:55et auquel cas, il bénéficierait de la moitié de la peine qu'il en court.
05:59Ça, ça se pratique depuis 2004.
06:01Moi, je l'ai vu faire, et ça fonctionne bien.
06:03Bien sûr qu'il y a des précautions qui sont prises, Philippe Bilger le sait.
06:07Et effectivement, pour protéger la personne qui vient à dénoncer le réseau.
06:11Ça, c'est une première chose.
06:12Sur la question du changement de vie, du témoin anonyme, etc.,
06:16c'est de plus en plus, et ça existe également.
06:19C'est encore autre chose.
06:21Ça existe notamment dans la criminalité organisée,
06:23les réseaux de proxénétisme, la traître des êtres humains.
06:26Donc, il y a des choses qui existent, qui sont…
06:28Moi, je veux bien entendre qu'il va y avoir des mesures de renforcement,
06:32et ça, j'en suis ravie.
06:35Mais il faut savoir quelles seront-elles,
06:37parce qu'il y a quand même déjà, et c'est comme à chaque fois,
06:40qu'il y a un effet d'annonce.
06:42Mais la réalité, c'est que les choses existent en partie.
06:44Donc, peut-être qu'il faut un peu plus les mettre en pratique,
06:48peut-être les renforcer,
06:50peut-être être plus attrayant dans la proposition.
06:53Mais en tout cas, le statut de repenti a déjà fait ses preuves.
06:57Moi, j'ai eu des cas, en mémoire, où ça a fonctionné,
07:00sans qu'il y ait eu de mesures de rétorsion ou de risque encourus.
07:03– Je suis d'accord avec vous, Maître, mais en même temps,
07:05il y a eu très très peu de repentis en France depuis 20 ans.
07:07À peu près une quarantaine en France.
07:09– Mais on ne le sait pas, on ne sait pas qui sont-ils.
07:11– Ah bah, si, ça je le sais.
07:12– Ah non, mais par définition…
07:14– Il n'y a pas de statistiques.
07:15– Non, mais par définition, mais par définitive…
07:17Ah non, mais moi, je peux vous assurer qu'en matière de stupéfiants…
07:19– Bien sûr qu'on ne donne pas les noms, etc.
07:21Mais il y a eu exactement 40 repentis en France.
07:24Même pas, même pas, même pas, même pas que je raconte.
07:26Il y a eu 20 repentis en France.
07:28– Et comment, vos chiffres, c'est des chiffres de quoi ?
07:30– Ah bah, attendez, c'est un chiffre qui est…
07:32Mais bien sûr qu'ils étaient dans un…
07:33Je vous le promets, dans un rapport, etc.
07:34Il y a 20 repentis en France.
07:35– Dans le bilteau ?
07:36– Non, non, non !
07:37Mais franchement, c'est vrai.
07:39Écoutez, franchement, c'est vrai.
07:40Je me suis un petit peu hanté.
07:41Il y a eu 20 repentis depuis 20 ans.
07:43C'est ça qu'il y a en France.
07:44– Ça fait un par an.
07:45– Et vous imaginez le nombre de gens impliqués dans des trafics de stupéfiants.
07:48C'est énorme.
07:49Donc vous ne pouvez pas avoir un chiffre, c'est impossible.
07:51– Contrairement à l'Italie, où vous avez vu, il y a eu à peu près 1000 repentis.
07:55– Sur la mafia.
07:56– Voilà, sur la mafia.
07:57Donc ça peut montrer…
07:58Ça montre d'ailleurs que ça peut être efficace.
07:59Puisqu'il paraît-il, en plus, il y a moins de crimes qu'en Corse, maintenant, si c'est…
08:03– Ne m'engueulez pas.
08:04– Pardon, il y a moins de crimes en Corse.
08:05Mais non, mais ce que je veux dire, c'est que j'ai juste…
08:07Non mais moi, je repose.
08:08Je vous repose une question.
08:09– C'est vrai, il a raison.
08:10Qu'est-ce qu'on va en faire ?
08:11– C'est qu'à un moment donné…
08:12– Remarquez, ils sont déjà en prison.
08:14nouvelles facilités pour les repentis, etc.
08:17Tout ça, pas de problème.
08:19Je vous dis, je ne suis pas suffisamment technicien.
08:21Je suis petit élu.
08:22Je vais être…
08:23Voilà, je vais parler comme un bon père de famille.
08:25Mais quid de…
08:26On a des établissements pénitentiaires qui sont surpeuplés.
08:31On sait très bien que le crime organisé gangrène nos prisons.
08:35Qu'il y a des ordres qui sont donnés pour maintenir des raisons de vie,
08:41pour probablement exécuter des gens depuis les maisons d'arrêt,
08:44depuis les centres de détention.
08:46– Alors là, il y a des mesures aussi, visiblement.
08:48– Écoutez, j'ai une conception de la politique pénale très particulière.
08:52Je parle sous le contrôle aussi de Philippe Bilger.
08:56C'est que je considère qu'il y a des gens qui sont en prison
08:59qui n'ont pas leur place en prison.
09:00Pour deux raisons.
09:01La première, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui sont en prison
09:03et qui méritent un traitement dans des hôpitaux psychiatriques
09:07plutôt que d'être dans la case prison.
09:09Ce qui pourrait être le cas échéant de la case prison.
09:11Mais ils ont d'abord besoin d'être traités.
09:12Et c'est vrai que ça pose toute la question de la psychiatrie.
09:15On l'a vu d'ailleurs dans des faits divers retentissant ces derniers mois.
09:17Où finalement on se disait, les gens qui avaient des problèmes psychiatriques
09:20n'avaient pas été pris en charge.
09:22Ils avaient été largués dans la nature à juste une peine de prison.
09:25Et finalement, on s'aperçoit qu'ils récidivent.
09:27Donc ça prouve bien qu'il y a beaucoup de choses
09:29qui sont comme ça extrêmement liées.
09:31La deuxième chose, c'est que je pense qu'il y a des infractions
09:33qui mériteraient d'être des peines alternatives.
09:36Il existe ces peines alternatives.
09:38Mais encore plus de peines alternatives.
09:40C'est-à-dire qui finalement touchent au portefeuille
09:43des aménagements de peines X, Y, Z.
09:46Qui permettraient d'alléger, si vous voulez, les prisons.
09:49Parce que ces gens n'ont fondamentalement pas grand-chose à y faire.
09:51Et en revanche, laisser en détention des gens
09:54qui ont commis des infractions très graves.
09:56Et qui sont dangereux.
09:57Et qui sont dangereux pour la société.
09:58Quelle est la fonction de la peine ?
10:00Sanctionner, protéger la société, prévoir la réinsertion.
10:04C'est ça la fonction de la peine.
10:06Donc vous savez, si on permet à des gens
10:09qui ont participé à des réseaux importants
10:11de dénoncer et d'obtenir mi-peine,
10:13ces gens-là sortent de la casse-prison.
10:15Donc forcément, vous allégez la détention.
10:17Merci beaucoup Florence Rouas d'avoir été avec nous.
10:19Avocat, pénaliste, c'était passionnant.
10:21Merci beaucoup en tout cas pour toutes ces bonnes interventions.
10:24Par celles de René Chiche et de Sébastien Maynard.
10:29Merci, nous n'en sommes pas d'accord avec vous forcément.
10:33Oui, je suis de mauvaise foi.
10:35Ça dérange quelqu'un ?
10:36Ce n'est pas grave.
10:37Merci beaucoup Philippe Bilger.
10:38Merci beaucoup Philippe David.
10:39Merci à notre équipe formidable.
10:42Passez un très bon week-end.
10:43On se retrouve mercredi matin ?
10:44Mercredi soir.
10:46Vous serez avec Jean-Marie Bordry lundi et mardi.
10:48Tout de suite le rugby.
10:50Salut Alexandre Priam.
10:51Salut Alexandre.
10:52Bonjour et bienvenue dans le temple de la mauvaise foi, celui de Radio Rugby.
10:57Ah, enfin des amis !
10:59Je confirme que dans certains cas c'est loin d'être faux.
11:01Alors quel est le menu du soir Alex ?
11:03On reprendrait bien un petit peu de mauvaise foi avec déjà une équipe au complet ce soir.
11:07Avec Clément Combe, avec Anta Kevini, Senzo Jacquet, Philippe Spanghiro dans quelques instants.
11:11Avec un très beau programme de Prod2.
11:13Il y en a Grenoble, Aix-en-Provence, Aurillac, Soyen-Goulême, Agin, Béziers d'Axe, Montauban, Nice, Nevers, Valence-Roman et on terminera par Brive, Colomiers.
11:20Demain, on vous le rappelle sur Sud Radio, dès 20h, samedi dès 20h.
11:24France-Japon, l'avant-match exceptionnel du côté du Stade de France.
11:26Et puis dans quelques minutes, notre invité Robert Menard pour revenir sur la vente du club de Béziers.
11:31Une chose à évoquer avec le maire de la ville bitéroise.
11:33On sera là comme tous les vendredis, passer une belle émission.
11:36Bon week-end et on se retrouve mercredi soir. Allez salut !
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