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  • il y a 51 minutes
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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-01-21##

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Transcription
00:00Avec tonton Philippe Bilger qui est avec nous, ça va tonton ?
00:04Tonton, mais c'est flatteur.
00:05Mais moi j'aime bien tonton.
00:06Je pense à quelqu'un de parfaitement intègre comme Mitterrand.
00:10Oui, il y a les tontons flaméants aussi.
00:11Parfaitement intègre, Mitterrand...
00:13On ne peut pas privatiser l'État qui n'a rien fait.
00:16Non, absolument.
00:17Sébastien Ménard avec nous, editorialiste et entrepreneur dans la foodtech,
00:20et Marc Auclair, président du groupe Caramba Renko,
00:23et Philippe David, bien entendu.
00:25On revient sur cette mobilisation à Strasbourg depuis deux jours.
00:28Les agriculteurs qui viennent d'obtenir une victoire,
00:31le Parlement a voté en faveur d'un blocage temporaire de l'accord du Mercosur.
00:35Avec cette question, Philippe ?
00:36Cette question, les agriculteurs ont-ils raison de continuer leur mobilisation ?
00:40Eh bien vous dites toujours oui à 92%.
00:42Vous voulez réagir ?
00:43Le 0826 300 300.
00:45Et c'est la question du soir.
00:47Alors, les députés européens viennent de saisir la Cour de justice de l'Union Européenne
00:52contre l'accord Mercosur, c'est une surprise.
00:54Oui, c'est effectivement le oui qui l'emporte à 334 voix pour 324 contre,
01:01ce qui veut dire qu'elle va étudier sa conformité au traité européen durant 6 à 18 mois.
01:07Pendant ce temps-là, l'application du Mercosur devrait être suspendue,
01:11c'est ce qu'espéraient les agriculteurs.
01:12La Commission regrette cette décision par le Parlement européen.
01:18Dans notre analyse, les questions posées par le Parlement dans cette motion ne sont pas justifiées.
01:28Les Vraies Voix Sud Radio
01:34Et c'est Julien qui nous appelle d'Oreg.
01:37Bonsoir Julien, bienvenue sur Sud Radio, on est ravis de vous accueillir.
01:41Bonsoir Julien.
01:41Bonsoir Cécile, bonsoir à tous.
01:43Alors, ce recul, en tout cas cette pause momentanée, est-ce que c'est pour vous une victoire ?
01:48J'imagine que oui.
01:50Oui, c'est un début d'espoir.
01:53Une victoire, c'est bien grand.
01:55C'est un espoir.
01:57Un espoir, oui.
01:58Et est-ce que vous vous êtes mobilisé, vous, pendant tout ce temps ?
02:03Alors là, à Fransbourg, non, mais durant tout l'hiver et début d'année,
02:07oui, oui, on a fait tout ce qu'on pouvait.
02:09Bon, on a essayé de se faire entendre.
02:11Après, il n'y a pas que le Mercosur.
02:14Il y a tous les autres sujets aussi, la BNC, la Nouvelle Pâques et tout ça.
02:18Donc, forcément, il y a beaucoup de sujets à mobilisation.
02:21Et le Mercosur aussi en faisait partie.
02:23Marc Auclair voulait revenir tout à l'heure, justement, un peu plus largement sur la PAC.
02:27Je crois que c'était la PAC.
02:28Ou à Galim, peut-être ?
02:30Oui, enfin, sur le combat des agriculteurs.
02:32Il y a deux sujets, en fait.
02:33C'est le porte-monnaie et c'est la lourdeur administrative et les normes.
02:37Je vais vous donner un exemple.
02:38En France, on est beaucoup mieux disant ou beaucoup plus contraignant pour les agriculteurs français
02:45que les réglementations européennes.
02:46Un exemple, moi, qui le connais bien, parce que j'utilise beaucoup de sucre,
02:50les champs de betterave.
02:52L'Europe a interdit l'utilisation des néonicotinoïdes à horizon 2027, même 2028.
02:59En France, on les a interdits dès 2024.
03:02Alors que le timing de recherche et développement pour trouver des palliatifs à ça,
03:06c'est 3-4 ans.
03:07Donc, la loi européenne était bien faite.
03:09Nous, en France, on a voulu aller plus vite que la musique.
03:12Et on a interdit dès 2024.
03:14Ça veut dire qu'un agriculteur français ne joue pas avec les mêmes armes qu'avec un agriculteur en Belgique ou en Hollande.
03:20Dans beaucoup de domaines, c'est comme ça.
03:22Oui, c'est ça.
03:23Je me demande si...
03:25Mais là, une question un peu provocatrice.
03:28Au fond, je comprends bien qu'on soutienne les agriculteurs, qu'on leur conseille de continuer le combat.
03:36Mais est-ce que ça n'est pas une vision un peu romantique de leur cause,
03:41alors qu'on sait peut-être, malheureusement, qu'ils vont perdre ?
03:46Puisque même par rapport à la saisine de la Cour européenne,
03:50j'ai cru comprendre que von der Leyen avait le droit, tout de même, de faire passer le texte.
03:56Est-ce que c'est une question que je pose à notre ami ou à ceux qui sont beaucoup plus compétents que moi dans ce domaine ?
04:05Alors, Julien, peut-être ?
04:07Oui, alors, évidemment, c'est sûr que Mme von der Leyen va user de tout son poids, on va dire,
04:13pour continuer à faire passer son traité.
04:16Mais moi, il y a une chose que je ne comprends pas, c'est...
04:20On entend tous que la monnaie d'échange vis-à-vis de l'Allemagne, c'est de vendre des voitures dans ces pays-là.
04:28Mais quand on voit le prix de ces voitures ici, en France, entre 30 et 40 000 euros,
04:33et qu'on sait le rythme de vie des Argentins et des Brésiliens...
04:38Ce MIG brésilien, 240 euros par mois.
04:41Voilà, et moi, je me demande comment vont-ils arriver à acheter des voitures ?
04:46Moi, je vais vous répondre.
04:48Par exemple, aux Etats-Unis, Mercedes, l'un des premiers clients de Mercedes, c'est la police américaine.
04:53Voilà.
04:53Vous avez des voitures...
04:55Donc, c'est des marchés publics.
04:56C'est-à-dire que ces entreprises européennes, en l'occurrence allemandes,
05:01à savoir la franchise Mercedes, s'est plutôt bien positionnée aux Etats-Unis.
05:05Vous regardez la police de New York, la moitié des véhicules sont des véhicules Mercedes.
05:08Vous avez des Smart aux couleurs de la police, etc.
05:11Voilà, donc, eux, ils font leur boulot, entre guillemets.
05:14J'ai envie de dire que l'Allemagne...
05:14Les Allemands défendent les affaires de l'Allemagne.
05:16Après, là où moi qui défends bec et ongle les agriculteurs
05:20et qui vous encourage, monsieur, à maintenir la mobilisation,
05:23moi, je fais la part des choses.
05:24Entre deux trucs.
05:26Évidemment, il faut plus de protectionnisme
05:29pour que nous, Européens, nous, Français,
05:33nous consommions d'abord Européens et Français.
05:35Et que les agriculteurs vivent de leur travail.
05:37Voilà, partout et en toutes circonstances.
05:39et qu'effectivement, il y ait égalime 1, 2, 12, 25,
05:44que votre travail soit justement rémunéré.
05:47Mais en même temps, pour répondre à Marc Auclair,
05:50je pense aussi qu'on ne peut pas, quelque part,
05:52s'affranchir, je dirais, des améliorations en matière...
05:58Vous fabriquez des choses qui se mangent par nos enfants,
06:00moi aussi.
06:01Et que je parle à Marc Auclair, monsieur, pardonnez-moi.
06:05Il a le droit de dire oui.
06:06Non, non, mais ce que je veux dire,
06:07c'est que quand on est citoyen, entrepreneur,
06:11papa, grand-papa, etc.,
06:13faire en sorte qu'il y ait moins de...
06:15nico-noticoïsme, voilà, j'arrive pas à le dire,
06:18et que la France soit un peu aux avant-postes
06:21de ce qui nous dérange aujourd'hui,
06:23et quand même, et quand même,
06:25très significativement suspectée d'empoisonner,
06:30et à la fois...
06:31Non, mais c'est une réalité, quand même.
06:33Enfin, je ne vais pas vous donner les recrudescences
06:34de cancer du pancréas, etc., etc.
06:36Ça serait...
06:37Voilà, on a une heure de...
06:39Voilà, je vais faire attention à ce que je dis.
06:41Mais voilà, il faut protéger les agriculteurs,
06:43il faut que les agriculteurs vivent
06:45très dignement de leur dur travail,
06:48parce que c'est un travail difficile,
06:50mais en même temps, on ne peut pas condamner la France
06:52quand la France décide, quelque part,
06:54d'interdire avant tout le monde,
06:56ce qui sera de toute façon interdit demain,
06:58partout ailleurs.
06:59Oui, alors c'est juste pour réagir.
07:01On parle de santé publique.
07:02Mériam, vous êtes avec nous, bougez pas.
07:03Bougez pas, Mériam.
07:04Je suis d'accord avec ça,
07:06sauf qu'on ne peut pas demander
07:08à tout un modèle agricole de s'adapter en six mois.
07:11Et donc, à un moment donné, il faut...
07:12Sauf si vous le protégez, ce modèle agricole.
07:14Il faut être cohérent avec les cycles de vie.
07:17En recherche et développement,
07:18il y a des substituts à ça,
07:20mais il faut le temps de les développer.
07:22Il faut le temps de la recherche,
07:23il faut le temps du développement.
07:24Et donc, l'agriculteur...
07:25Ou les soutenir financièrement.
07:26C'est ce que je dis, il faut les protéger.
07:27Ou les soutenir financièrement.
07:28Absolument.
07:29Ça veut dire qu'on n'avait pas commencé déjà
07:31à chercher des substituts ?
07:34Alors, quand on a décidé de gagner trois ou quatre ans
07:36par rapport à la réglementation européenne, non.
07:39Non.
07:39Allez.
07:40Myriam est avec nous au 0826 300 300.
07:43Myriam, vous nous appelez d'Aubagne.
07:44Bienvenue sur Sud Radio.
07:46Bonsoir, Myriam.
07:47Merci beaucoup.
07:48Bonne soirée à tout le monde.
07:49Bonne soirée.
07:51Allez-y.
07:52Oui.
07:52Alors, je voulais juste dire
07:53que je suis passée d'un sentiment interloqué
07:56à un peu en colère.
08:00D'accord.
08:00Et maintenant, je suis complètement révoltée.
08:02Je vous explique.
08:03Je ne connais aucun métier,
08:05à part celui des agriculteurs,
08:07qui supportent ce qu'ils ont supporté.
08:09Ils ne peuvent pas planter ce qu'ils veulent,
08:11où ils veulent, comme ils veulent.
08:13Ils ne peuvent pas tailler les haies
08:14aux dates où ils ont envie eux.
08:16Il faut que ce soit décidé par des hautes instances.
08:20Ils ne peuvent même pas décider
08:22du prix de vente de leur production.
08:25Aucune entreprise n'admettrait ça.
08:27En plus, on les taxe, les surtaxes
08:29et encore, on les retaxe derrière.
08:31Et maintenant, on fait rentrer en France
08:35ou on souhaite faire rentrer en France
08:36des produits qui ne respectent aucune norme.
08:39C'est un véritable scandale.
08:42D'autant plus que ces personnes
08:43qui ne demandent rien à personne
08:45à part de travailler, de vivre de leur travail,
08:48on leur tape dessus
08:49dès qu'ils lèvent le petit doigt.
08:51Et on leur tape dessus par des taxes.
08:53On leur tape dessus en leur envoyant
08:55les forces de l'ordre.
08:57Je voulais juste rajouter, si je peux,
08:59et faire attention à bien séparer
09:02ce qu'on vous dit dans les médias.
09:04Média, surtout télé, bien sûr.
09:07Il y a deux parties dans les agriculteurs.
09:09Alors là, je vais faire peut-être bondir certains.
09:12Il y a la FNSEA,
09:14dont le grand patron est partie prenante
09:16pour Macron, pour l'Europe,
09:18pour le Mercosur.
09:19Macron est contre le Mercosur.
09:23Mais attention, attention à ce qu'on dit.
09:24Macron est contre le Mercosur.
09:26Bien sûr.
09:27Et la marmotte, elle le met...
09:29Il est contre le Mercosur.
09:31Il n'a pas beaucoup montré ces dernières années.
09:33Il a fluctué, quand même.
09:34Il n'était pas si mal que ça, finalement.
09:37Il est contre le Mercosur.
09:38Oui, aujourd'hui.
09:39C'est qu'il y a eu clash.
09:40Je ne veux pas vous contredire.
09:41Myriam, on vous écoute.
09:42Merci.
09:43Oui.
09:44Il est contre.
09:45Allez, on va dire qu'il est contre.
09:47mais il peut en penser pas moins non plus.
09:50Quand on suit un peu l'actualité,
09:52autre que les médias,
09:53toujours pareil,
09:54on se rend compte de beaucoup de choses.
09:56Bref.
09:57Et donc, M. Rousseau,
09:59qui est quand même propriétaire
10:00de très grandes entreprises,
10:01de très grandes terres
10:02et d'entreprises de produits nocifs,
10:05là-bas, en Amérique du Sud.
10:07Je rebondis sur ce que dit Myriam.
10:10Et je m'adresse à vous, Marc Auclair.
10:13Quel entrepreneur,
10:14et là, là-dessus elle a raison,
10:15accepterait,
10:17qu'on fixe le prix de ces produits.
10:18Ça, c'est juste dingue.
10:20Ça, c'est incroyable.
10:21Et vendre à perte,
10:22c'est interdit en France
10:23de vendre à perte.
10:24Alors, justement,
10:25et vendre à perte.
10:26Ça, c'est un bon point.
10:28On est dans un mode...
10:29Alors, là, je vais parler
10:30de la grande distribution
10:31des industriels
10:32et donc de l'amont agricole.
10:34Aujourd'hui, il y a une loi en France
10:35qui s'appelle
10:36le seuil de revente à perte.
10:38Le seuil de revente à perte
10:39qui interdit la grande distribution
10:41de vendre à perte.
10:42Sauf que cette loi
10:43ne s'applique pas
10:44à des industriels comme nous,
10:47et ne s'applique
10:47évidemment pas à vous
10:48parce que des éleveurs,
10:50des agriculteurs,
10:52il y en a plein
10:53qui se retrouvent
10:53dans une situation
10:54où pour écouler la marchandise,
10:56parfois, ils sont à perte
10:57quand on regarde
10:57le prix de revient.
10:58Donc, ce qui est aberrant,
10:59c'est qu'en aval de la filière,
11:01en aval,
11:02le distributeur
11:02n'a pas le droit
11:03de vendre à perte
11:03mais tout l'amont,
11:05que ce soit première,
11:06deuxième transformation
11:07et amont agricole,
11:08ils se retrouvent
11:09dans des situations
11:09où ils sont obligés
11:10de vendre à perte.
11:11Et ça, ça ne peut pas fonctionner.
11:13Donc, si on instaure
11:14un système de seuil
11:15de revente à perte,
11:16il faut l'instaurer
11:16sur toute la filière.
11:18Julien voulait réagir.
11:20Oui, je voulais rajouter
11:21une chose
11:21sur deux points.
11:23Sur les produits phyto,
11:25alors moi,
11:25comme toute la profession,
11:27on est 100% d'accord
11:28pour avancer
11:29dans l'utilisation
11:30de moins en moins
11:31de produits phyto,
11:32on va dire.
11:33Parce que ce qui est bon
11:34pour le consommateur
11:35est surtout bon pour nous
11:36aussi en premier lieu.
11:38Mais par contre,
11:39ce qu'on voudrait,
11:39c'est que la FAS
11:41prenne des initiatives
11:42en interdisant
11:43des produits phyto-sanitaires
11:44avant les autres pays,
11:45d'accord ?
11:46Mais que ça soit moteur
11:47et que les autres pays
11:47s'y mettent.
11:48Ah, on est d'accord avec ça.
11:50Et la deuxième chose,
11:51c'est pour vous donner
11:52un exemple concret,
11:54il y a eu la crise du lait
11:55il y a, je ne sais pas,
11:56une dizaine d'années,
11:57on va dire,
11:58les producteurs ont jeté
11:59du lait symboliquement,
12:00peut-être que vous vous en rappelez.
12:01Oui.
12:02Et bien là,
12:03peut-être d'ici le courant 2026,
12:05on va revivre la même chose
12:06parce que déjà le lait,
12:07le prix de 1000 litres de lait
12:08a perdu déjà 50 euros.
12:09Oui, malheureusement,
12:13en tout cas,
12:13on est très heureux
12:15de ce témoignage de Myriam,
12:16merci de nous avoir appelés.
12:17Merci à vous.
12:18Julien, merci beaucoup
12:19et on continue bien entendu
12:20à soutenir nos agriculteurs.
12:22Sud Radio,
12:23vous savez qu'on fait
12:23des sujets assez souvent,
12:24qu'on vous ouvre l'antenne
12:25au 0826 300 300.
12:28Dans un instant,
12:29chers amis,
12:30l'un de nos auditeurs
12:30sera nommé ministre
12:32et ça c'est bien.
12:33Quelle belle promotion.
12:33Et voilà,
12:34ministre de la diplomatie.
12:36On vient de l'inventer
12:37avec Philippe David.
12:38Pour remplacer Barreau.
12:39Oui, là,
12:41c'est nécessaire.
12:43C'est nécessaire.
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