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LE GRAND ENTRETIEN - SAS ADAPEI COLBERT : cinq questions à Corinne Charbonnier
B SMART
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il y a 1 an
L'Adapei œuvre au quotidien pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Portée par un engagement militant, l’association place l’humain et la solidarité au cœur de ses actions.
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00:00
Le grand entretien avec Corine Charbonnier qui est présidente de l'ADAPEI de la Nièvre,
00:10
de l'UNAPEI de la Bourgogne-Franche-Comté et membre du bureau national qui est accompagnée de
00:16
Ombline Bouvier qui est ambassadrice de l'ADAPEI. Alors bonjour à vous deux.
00:20
Bonjour Michel.
00:21
Qu'est-ce que c'est que l'ADAPEI ?
00:23
Alors l'ADAPEI c'est l'association départementale des amis des parents de l'enfance inadaptée.
00:29
Maintenant c'est un mot que l'on utilise sans expliquer puisque tout le monde connaît les ADAPEI et l'UNAPEI
00:35
puisque c'est une union nationale qui défend les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap mental
00:42
avec des problèmes du trouble du neurodéveloppement par ailleurs et d'autisme.
00:46
Vous vous êtes engagée depuis longtemps ?
00:48
Je suis engagée depuis longtemps. J'ai moi-même un fils qui a 33 ans, qui est en situation de handicap,
00:51
qui est autiste et qui a une maladie génétique très rare.
00:55
Donc je suis à l'ADAPEI depuis maintenant 18 ans, présidente du département depuis plus de 6 ans
01:01
et au national depuis 4 ans et au régional pour la troisième année consécutive.
01:07
Quelle est la mission principale de l'ADAPEI ?
01:09
L'accompagnement des personnes en situation de handicap mental.
01:12
Ca veut dire quoi ? Ca va jusqu'où ?
01:14
Ca va jusqu'au... Maintenant ça a évolué considérablement.
01:18
On peut considérer qu'au démarrage, il y a eu une première phase où les parents,
01:23
ce sont des associations parentales, donc ce sont les parents qui ont ouvert les établissements
01:28
pour trouver des solutions acceptables et de qualité pour l'accompagnement de leurs enfants.
01:33
Ensuite, on a donc trouvé et créé des établissements de plus en plus nombreux pour accompagner tous ces enfants.
01:41
Donc une prise de conscience de plus en plus grande.
01:44
Après, avec un accompagnement, je dirais, de plus en plus qualitatif.
01:49
Ensuite, maintenant, on est dans une phase nouvelle où on cherche à pouvoir sortir, entre guillemets,
01:56
parce que beaucoup de personnes disent placer un enfant. On ne place pas un enfant.
02:00
Ce n'est pas un objet. Un enfant, on l'accompagne tout au long de sa vie.
02:05
Et donc maintenant, c'est l'idée de pouvoir faire s'épanouir les jeunes et les moins jeunes
02:12
dans une vie citoyenne normale, avec un accompagnement professionnel et une vie de plus en plus autonome possible.
02:19
Et c'est ce qu'a réussi à faire Omblin.
02:21
Omblin, quelle est l'histoire ? Qu'est-ce que vous a apporté l'ADAPEUI ?
02:27
Qu'est-ce qu'elle t'a apporté ? Elle t'a apporté quoi ? Que tu peux vivre comment maintenant ?
02:34
Tu vis en appartement ? Oui. Tu vis en autonomie ?
02:40
Je vis en autonomie depuis novembre et je suis heureuse de mon premier appartement.
02:47
Et on t'a bien, l'ADAPEUI t'a entouré beaucoup ?
02:52
Beaucoup à mes parents et aussi à mes soeurs.
02:59
Elles reviennent très certainement à l'appartement pour aller au fil de l'eau.
03:05
Elle est accompagnée au fil de l'eau dans un centre et après on t'a formée à l'autonomie.
03:12
Du coup la pauvre Omblin elle est stressée, elle parle vite.
03:16
Mais maintenant tu te sens beaucoup plus heureuse parce que ce que tu voulais à la base c'était être autonome et vivre seule.
03:24
Quelles actions menez-vous ?
03:27
Elles sont considérables et elles sont sur un champ assez large.
03:31
Elles sont en matière de lobbying pour la défense des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap.
03:37
Donc là on a beaucoup à dire sur le droit à la citoyenneté, le droit à la vie affective, intime et sexuelle.
03:45
Le droit au choix de sa vie tant que faire se peut, c'est-à-dire à la communication.
03:52
Mais on trouve des moyens détournés aussi pour apprendre aux personnes qui ont du mal à communiquer, à communiquer.
03:57
Même les non-verbaux peuvent communiquer et on en a beaucoup.
04:01
On accompagne les familles par l'action familiale, c'est un accompagnement je dirais de proximité.
04:08
Tu expliques ce que tu as fait ce matin avec ta maman.
04:14
Vous étiez à un séminaire sur la 13 2021.
04:21
C'est un séminaire qui était proposé avec la recherche et dont je fais partie à la commission recherche de Paris.
04:27
C'est un séminaire qui s'adressait à toutes les familles et aux personnes en situation de handicap.
04:31
Et tout le monde pouvait assister à ce séminaire pour voir quels sont les avancements sur ce particularisme.
04:37
Parce que moi je préfère dire syndrome de Down que le trisomie.
04:41
Mais où toutes les personnes peuvent vivre, être accompagnées comme tout un chacun.
04:47
Et ce séminaire ce matin vous a appris quelque chose ?
04:55
Un petit peu et après même pas truc.
05:04
C'est difficile un peu, c'est difficile un peu.
05:09
L'accompagnement c'est du bénévolat essentiellement ?
05:13
Pour nous au mouvement parental, on a une particularité dans nos associations.
05:17
C'est un mouvement parental géré par un conseil d'administration de membres tous bénévoles.
05:23
Un président ou une présidente que je suis là maintenant entièrement bénévole.
05:27
Avec une direction générale à part qui dépend du conseil d'administration.
05:31
J'ai un directeur général.
05:33
Et des directeurs de pôles et d'établissements.
05:36
Donc finalement nous sommes une association gestionnaire.
05:40
Le mouvement parental fait partie intégrante de la gestion de nos établissements.
05:44
Et c'est ce que je souhaite conserver par ailleurs.
05:46
Certains passent en fondation ou dans d'autres cadres.
05:51
Je pense que la présence des parents pour la surveillance je dirais éthique est très bénéfique.
05:59
Alors on va voir ce qu'on peut appeler les chiffres de votre entreprise avec Virginie Mass.
06:03
On se retrouve juste après.
06:05
Créée en 1960, l'ADAPI est une association parentale de loi 1901.
06:10
Aujourd'hui l'ADAPI c'est 290 adhérents avec 16 membres au conseil d'administration.
06:16
Il y a aussi près de 500 salariés.
06:18
Dans la Nièvre on compte 500 personnes accompagnées sur 30 établissements et services.
06:23
Enfin l'ADAPI s'ouvre vers l'extérieur avec la création de l'espace inclusif Colbert
06:28
qui comprend une crèche inclusive, un centre de formation et un restaurant inclusif
06:33
qui vient d'embaucher 14 salariés dont 10 en situation de handicap.
06:37
Donc Virginie comme vous dit que votre objectif aujourd'hui c'est une ouverture vers l'extérieur.
06:44
Oui tout à fait.
06:45
C'est ça.
06:46
C'est l'ouverture vers l'extérieur.
06:47
C'est ce que l'on vient de faire et de réaliser sur notre espace inclusif Colbert
06:53
qui est un espace qu'on avait imaginé il y a longtemps, qu'on a réussi à trouver en centre ville
06:59
qui nous permet d'avoir ouvert au 2 septembre une crèche inclusive avec 6 enfants en situation de handicap,
07:05
6 enfants sans handicap avec une file active de 18 enfants
07:09
puisqu'il y a des horaires aménagés en fonction des difficultés de chacun.
07:12
Donc avec un accompagnement au plus près des enfants en difficulté.
07:16
Un centre de formation qui s'appelle l'IFA, l'Institut de formation ADAPI.
07:22
Et cet institut de formation a pour objet évidemment d'accueillir des formations émanant de l'extérieur
07:27
mais aussi de permettre aux citoyens ordinaires d'intégrer et de s'approprier ce qu'est la personne vulnérable ou dite handicapée.
07:38
Je veux dire en situation de handicap.
07:40
Et ce lieu sera un lieu pour rendre, à mon humble avis, Nevers et ses environs, première ville inclusive.
07:53
Par ailleurs, on dit inclusif actuellement, mais ça m'envoie un petit peu ce mot inclusif.
08:00
Parce que je dirais qu'on est tous libres et égaux en dignité et en droit.
08:04
Donc c'est non-exclusif qu'on devrait utiliser.
08:07
N'exclure personne et ne laisser personne au bout du chemin.
08:11
C'est vraiment là l'objectif et notre mission principale.
08:15
Alors vous avez parlé du bénévolat, mais il faut quand même des moyens pour faire tourner tout ça.
08:19
Bien sûr.
08:20
Comment êtes-vous financés ?
08:21
Alors nous sommes financés par l'ARS, bien sûr, pour toute la partie médicalisée de nos établissements.
08:26
Par le conseil départemental pour les établissements foyers non médicalisés
08:31
et les centres de jour où a été Ombeline précédemment, par ailleurs.
08:35
Il y a aussi la DRETS pour financer certains emplois dans les entreprises adaptées.
08:41
Et les ESAT, parce qu'on en a un aussi.
08:45
Alors comment vous aider ?
08:47
Comment nous aider ? Nous aider, c'est merveilleux.
08:49
Alors on a créé quelque chose aussi, c'est qu'on peut avoir des actions du restaurant chez nous.
08:52
C'est quelque chose d'assez novateur.
08:54
On a créé un fonds de dotation en plus.
08:57
On a créé une possibilité d'investir et d'acheter des actions pour soutenir l'innovation de ce bouillon
09:03
qui va être accessible et qui est fait par tous et pour tous.
09:09
Donc c'est vraiment là l'idée de la non-exclusion et de mettre tout le monde au cœur du système économique global.
09:16
Quels sont vos objectifs à court et moyen terme ?
09:19
À court terme, de réussir l'ouverture du restaurant, ça c'est une évidence.
09:24
À moyen terme, de continuer à valoriser et à défendre les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap.
09:29
À long terme, ne plus avoir besoin d'un ministère dédié au handicap
09:33
et considérer que toutes les personnes handicapées font partie intégrante de notre société.
09:38
Ombeline, est-ce que vous voulez dire quelque chose ?
09:41
Vous avez un texte ?
09:45
Elle voulait dire son parcours.
09:48
Très bien.
09:49
En naissance, Patrice Fugier, 197, à 7 mois 13 annuaires,
09:59
avec suivi Isate, éducatrice orthophoniste kiné, à 3 ans, école martinienne annuaire,
10:11
de 6 ans à 22 ans et demi de mardi, acclusion au Collège St-Laurent, à Mitter, pendant 2 ans, stage.
10:22
2016, Isate, 26, 2 semaines en cuisine.
10:27
2016, Côte-Sainte-Collège de Bonasagie, 2 semaines.
10:33
2017, au foyer de vie, soit autrement, 2 semaines.
10:39
2017, accueil d'aujourd'hui au fil de l'eau, 2 semaines.
10:44
2018, Côte-Sainte-Collège, école martinienne annuaire à Mitter, 2 semaines.
10:50
2019, garderie de martinienne annuaire à Mitter, 2 semaines.
10:56
Octobre 2018, intégration au fil de l'eau,
11:03
objectif de travail sur l'autonomie, novembre 2023,
11:09
et emménagement de mon appartement.
11:18
C'est un appartement qui est sur le site Colbert, on a acheté 2 appartements pour l'autonomie et on a pu en bénéficier.
11:25
Mon prochain objectif, travailler au restaurant Colbert
11:30
et loisir danse de 3 ans à 16 à 17 ans.
11:36
Courte théâtre, sort depuis un an.
11:40
Merci beaucoup, on va se quitter là-dessus.
11:43
Merci beaucoup de nous avoir reçus, merci on veut bien.
11:45
Merci bien vous deux, merci.
11:46
Merci beaucoup.
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