00:00Rideaux baissés, locaux vides, fermetures de magasins et multiplication des défaillances
00:16témoignent d'un malaise profond du commerce de détails, en particulier des centres-villes
00:22et du déclin des galeries ou zones commerciales de second rang.
00:25Ces difficultés vont perdurer, c'est le sens qu'il faut donner à l'évolution
00:30du climat des affaires dans le commerce de détails qui, depuis la crise de la Covid,
00:34n'a jamais dépassé sa moyenne de long terme.
00:38Des commerçants pas spécialement optimistes sur l'évolution de leurs ventes au cours
00:42des trois prochains mois.
00:44Baisse de fréquentation des magasins, des ventes, le tout sans réelle possibilité
00:49de rattrapage sur les prix ou pas en proportion de la hausse des coûts avec notamment l'inflation
00:55des loyaux commerciaux.
00:56La pression est mise sur les marges, témoin de cette détérioration de la capacité du
01:02commerce à transformer leurs valeurs ajoutées en bénéfices, le taux de marge a plié.
01:08Replacer cette tendance dans un temps long montre que le mal est chronique depuis le
01:14début des années 2000.
01:15Plus inquiétant encore, l'excédent brut d'exploitation, c'est-à-dire ce qui
01:20reste du chiffre d'affaires, une fois payés les factures, le personnel, c'est-à-dire
01:25acquitter des impôts et taxes, à l'exception de l'IS, diminue aussi en valeur absolue.
01:30Cela n'est notamment pas sans impact sur la valorisation des fonds de commerce qui
01:36est doublement impactée.
01:38Parce que l'EBE est un élément qui participe à l'élaboration du prix de cession, parce
01:44que fragilisés, nombre de commerçants sont contraints de mettre la clé sous la porte.
01:48Les fonds perdent instantanément de leur valeur au moment où de nombreux locaux se
01:53retrouvent sur le marché.
01:54Quant au retour des consommateurs sur leur lieu d'achat favori en 2025, cela reste
02:00très hypothétique.
02:01Certes, une partie des Français se retrouvent à la tête d'une abondante sur-épargne
02:06héritée de la période Covid qui n'a pas été réduite face au choc inflationniste
02:11ce qui aurait permis de lisser les effets de l'inflation sur la consommation.
02:15Bien au contraire, l'effort pour mettre de l'argent de côté s'est intensifié
02:19depuis la mi-2022.
02:21L'espoir, c'est que cette réserve soit enfin mobilisée pour faire sortir la consommation
02:27de son inertie.
02:28Moins rémunératrice, avec la baisse des taux d'intérêt, l'épargne devrait logiquement,
02:33progressivement, être libérée.
02:35Mais un autre scénario est possible.
02:38Poussé par les incertitudes politiques, économiques, budgétaires, fiscales, le taux
02:44d'épargne pourrait bien rester en 2025 collé à son niveau de 2024, sonnant ainsi
02:49le glas des espoirs d'une reprise générale des activités commerciales.
02:53Ce panorama masque toutefois des situations très contrastées.
02:57Les ménages restent ultra sensibles à l'inflation, notamment alimentaire.
03:03L'avantage va donc aux grandes enseignes loin des centres-bourgs, d'autant qu'elles
03:07peuvent jouer sur la péréquation des marges.
03:10Autrement dit, la marge sur certains produits est augmentée afin de compenser sa réduction
03:16sur d'autres, le plus souvent des produits d'appel.
03:19Et une fois dans le magasin ou le centre commercial, les achats débordent sur les autres rayons
03:24ou les établissements situés à proximité, surtout que les enseignes à prix cassé sont
03:29historiquement installées dans ces zones.
03:31La seconde précision est sectorielle.
03:34Dépense facilement arbitrable, présence d'une offre concurrente agressive voire déloyale
03:40sur le net, important marché de la seconde main sont les trois principaux éléments
03:45expliquant la plus ou moins grande intensité des difficultés des magasins physiques en
03:50fonction des secteurs.
03:51Il y a longtemps que l'habillement a coché toutes les cases et la casse depuis une dizaine
03:56d'années y est spectaculaire.
03:59L'ameublement et par extension l'équipement du logement glissent aussi peu à peu.
04:04La part de marché du meuble capté par les purplayers du e-business progresse et un peu
04:09moins d'un tiers du mobilier entrant chez les ménages est désormais d'occasion.
04:14La santé, pharmacie, magasins d'optique, d'appareils auditifs, la beauté, salon
04:19de coiffure et autres sont épargnés.
04:21Mais c'est certain, actuellement, il y a plus de perdants que de gagnants dans le commerce.
04:28L'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur
04:30de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur de l'ampleur
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