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00:02 Salut, le 7 avril, année 2023, compliqué pour Décathlon, le leader incontesté des magasins de sport et marque préférée des Français quand même.
00:14 2024 va être une année charnière.
00:17 Oui, alors la vitrine reste belle, mais il y a quelques inquiétudes en arrière boutique et quelques défis à relever pour cette année, d'où un nouveau logo.
00:24 Je devrais même dire un premier logo, puisque ça n'était pas arrivé dans l'histoire de cette marque qui appartient, vous le savez, à la Galaxie-Mulier, Auchan, Leroy Merlin ou Boulanger.
00:33 Mais quel est le principal défi alors ?
00:35 Les prix. La marque est jugée bon marché par les Français, mais les prix ont quand même augmenté au rythme de l'inflation l'an dernier avec une hausse de 6% en moyenne.
00:43 Résultat, les ventes ont souffert parce qu'en période de hausse des étiquettes, les équipements sportifs sont moins prioritaires que l'alimentaire évidemment.
00:50 Je prends un exemple, les ventes de vélos, stars incontestées, où Décathlon est ultra dominant, ces ventes ont chuté.
00:56 Et peut-être parce que Décathlon encourage les achats d'occasion ?
00:59 C'est vrai aussi que la marque met beaucoup en avant les achats dits "circulaires", donc l'activité réparation, seconde main, abonnement, tout ça a bondi de 21% sur 2023.
01:11 C'est bon pour l'image, bon pour la planète, mais très mauvais pour le chiffre d'affaires parce que ça fait moins de vente neuve.
01:16 Est-ce que Décathlon va baisser ses prix pour relancer les ventes ?
01:19 Oui, 350 produits sur 50 000 références en magasin vont baisser dans les jours qui viennent.
01:25 Doudounes, vélos justement, on en parlait, bandes muscules...
01:28 C'est l'époque, oui, Doudounes !
01:29 Doudounes, pour le mois de...
01:31 D'août, le lendemain !
01:32 Pour retrouver leur niveau de 2022.
01:35 D'ici la fin de l'année, l'objectif c'est de réduire les prix de 1000 produits environ.
01:40 Le groupe a aussi décidé de supprimer certaines de ses marques maison.
01:44 Vous savez, Artango, Kalingi, Weeds...
01:47 Ça permet de réduire le nombre et les stocks.
01:50 Décathlon est aussi très présent à l'étranger. Comment ça se passe en l'occurrence ?
01:54 Présent dans 78 pays, effectivement.
01:56 Le gros caillou dans la Quechua, c'est la Russie.
01:59 Décathlon y était très implanté, une des marques françaises les plus visibles là-bas.
02:04 L'enseigne a dû fermer ses 60 magasins, tirer un trait sur son chiffre d'affaires sur place.
02:08 C'est une des explications aussi des résultats en demi-teinte de ces derniers mois.
02:12 Et dans le e-commerce, est-ce que la marque est forte ?
02:14 Et bien non. C'est le dernier défi à relever dans les prochaines années.
02:17 Le patron de Décathlon France dit "nos concurrents sont Chine et AliExpress".
02:21 Autrement dit, des vendeurs en ligne chinois qui cassent les prix.
02:24 Et c'est vrai que l'activité e-commerce ne représente que 17,4% de l'activité globale du groupe.
02:29 C'est d'autant plus important de se renforcer sur ce marché que les concurrents français
02:33 se réorganisent aussi pour attaquer la citadelle Décathlon.
02:35 Puisque ces derniers mois, InterSport a repris GoSport.
02:38 Votre plus ce matin Martial, des difficultés pour The Body Shop et NafNaf.
02:42 Redressement judiciaire tous les deux.
02:44 The Body Shop, champion de la comesthétique naturelle, est victime des difficultés de sa maison mère britannique.
02:49 Il y a 66 magasins en France, 260 salariés.
02:51 Les difficultés de NafNaf, elles sont connues depuis longtemps.
02:54 Le groupe lance un appel d'offres aujourd'hui pour trouver des investisseurs.
02:57 Et puis autre info, Sanofi arrête la recherche sur le cancer et supprime 330 emplois.
03:01 Des emplois de chercheurs en oncologie.
03:03 Mauvaise nouvelle pour la Big Pharma française, pour la recherche et développement.
03:07 Le laboratoire avait investi 1 milliard d'euros l'an dernier sans résultat.
03:10 Et puis votre chiffre du jour, 1,3 milliard d'euros pour Kering.
03:14 Et oui, c'est le prix que la marque de luxe de la famille Pinault a payé
03:17 pour s'installer dans la deuxième avenue commerciale la plus chère du monde.
03:20 La première, c'est la cinquième avenue de New York.
03:22 Mais à votre avis, la deuxième c'est où ?
03:23 L'avenue Montaigne à Paris.
03:24 Non !
03:25 Il y a un petit piège.
03:26 Ça aurait pu être les Champs-Élysées, ça aurait pu être Montaigne.
03:28 Non, c'est en Italie.
03:29 C'était à Milan.
03:30 Et ça s'appelle la Montaignapoleone.
03:32 Merci beaucoup.
03:33 Merci beaucoup.
03:34 [SILENCE]
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