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  • il y a 2 ans
Le leader des magasins de sports et marque préférée des français voit ses ventes s'essouffler en raison de l'inflation. Il doit donc renouveler son image et baisser ses prix s'il veut rester dans la course.
Regardez L'éco & You du 05 avril 2024 avec Martial You.

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Transcription
00:00 Vous êtes sur RTL.
00:02 Salut, le 7 avril, année 2023, compliqué pour Décathlon, le leader incontesté des magasins de sport et marque préférée des Français quand même.
00:14 2024 va être une année charnière.
00:17 Oui, alors la vitrine reste belle, mais il y a quelques inquiétudes en arrière boutique et quelques défis à relever pour cette année, d'où un nouveau logo.
00:24 Je devrais même dire un premier logo, puisque ça n'était pas arrivé dans l'histoire de cette marque qui appartient, vous le savez, à la Galaxie-Mulier, Auchan, Leroy Merlin ou Boulanger.
00:33 Mais quel est le principal défi alors ?
00:35 Les prix. La marque est jugée bon marché par les Français, mais les prix ont quand même augmenté au rythme de l'inflation l'an dernier avec une hausse de 6% en moyenne.
00:43 Résultat, les ventes ont souffert parce qu'en période de hausse des étiquettes, les équipements sportifs sont moins prioritaires que l'alimentaire évidemment.
00:50 Je prends un exemple, les ventes de vélos, stars incontestées, où Décathlon est ultra dominant, ces ventes ont chuté.
00:56 Et peut-être parce que Décathlon encourage les achats d'occasion ?
00:59 C'est vrai aussi que la marque met beaucoup en avant les achats dits "circulaires", donc l'activité réparation, seconde main, abonnement, tout ça a bondi de 21% sur 2023.
01:11 C'est bon pour l'image, bon pour la planète, mais très mauvais pour le chiffre d'affaires parce que ça fait moins de vente neuve.
01:16 Est-ce que Décathlon va baisser ses prix pour relancer les ventes ?
01:19 Oui, 350 produits sur 50 000 références en magasin vont baisser dans les jours qui viennent.
01:25 Doudounes, vélos justement, on en parlait, bandes muscules...
01:28 C'est l'époque, oui, Doudounes !
01:29 Doudounes, pour le mois de...
01:31 D'août, le lendemain !
01:32 Pour retrouver leur niveau de 2022.
01:35 D'ici la fin de l'année, l'objectif c'est de réduire les prix de 1000 produits environ.
01:40 Le groupe a aussi décidé de supprimer certaines de ses marques maison.
01:44 Vous savez, Artango, Kalingi, Weeds...
01:47 Ça permet de réduire le nombre et les stocks.
01:50 Décathlon est aussi très présent à l'étranger. Comment ça se passe en l'occurrence ?
01:54 Présent dans 78 pays, effectivement.
01:56 Le gros caillou dans la Quechua, c'est la Russie.
01:59 Décathlon y était très implanté, une des marques françaises les plus visibles là-bas.
02:04 L'enseigne a dû fermer ses 60 magasins, tirer un trait sur son chiffre d'affaires sur place.
02:08 C'est une des explications aussi des résultats en demi-teinte de ces derniers mois.
02:12 Et dans le e-commerce, est-ce que la marque est forte ?
02:14 Et bien non. C'est le dernier défi à relever dans les prochaines années.
02:17 Le patron de Décathlon France dit "nos concurrents sont Chine et AliExpress".
02:21 Autrement dit, des vendeurs en ligne chinois qui cassent les prix.
02:24 Et c'est vrai que l'activité e-commerce ne représente que 17,4% de l'activité globale du groupe.
02:29 C'est d'autant plus important de se renforcer sur ce marché que les concurrents français
02:33 se réorganisent aussi pour attaquer la citadelle Décathlon.
02:35 Puisque ces derniers mois, InterSport a repris GoSport.
02:38 Votre plus ce matin Martial, des difficultés pour The Body Shop et NafNaf.
02:42 Redressement judiciaire tous les deux.
02:44 The Body Shop, champion de la comesthétique naturelle, est victime des difficultés de sa maison mère britannique.
02:49 Il y a 66 magasins en France, 260 salariés.
02:51 Les difficultés de NafNaf, elles sont connues depuis longtemps.
02:54 Le groupe lance un appel d'offres aujourd'hui pour trouver des investisseurs.
02:57 Et puis autre info, Sanofi arrête la recherche sur le cancer et supprime 330 emplois.
03:01 Des emplois de chercheurs en oncologie.
03:03 Mauvaise nouvelle pour la Big Pharma française, pour la recherche et développement.
03:07 Le laboratoire avait investi 1 milliard d'euros l'an dernier sans résultat.
03:10 Et puis votre chiffre du jour, 1,3 milliard d'euros pour Kering.
03:14 Et oui, c'est le prix que la marque de luxe de la famille Pinault a payé
03:17 pour s'installer dans la deuxième avenue commerciale la plus chère du monde.
03:20 La première, c'est la cinquième avenue de New York.
03:22 Mais à votre avis, la deuxième c'est où ?
03:23 L'avenue Montaigne à Paris.
03:24 Non !
03:25 Il y a un petit piège.
03:26 Ça aurait pu être les Champs-Élysées, ça aurait pu être Montaigne.
03:28 Non, c'est en Italie.
03:29 C'était à Milan.
03:30 Et ça s'appelle la Montaignapoleone.
03:32 Merci beaucoup.
03:33 Merci beaucoup.
03:34 [SILENCE]
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