- il y a 2 ans
Maxime Gasteuil est à l'affiche de "14 jours pour aller mieux", en salle le 6 mars prochain. Son ami Redouane Bougheraba lui a laissé un message, ainsi que l'acteur Romain Lancry et le réalisateur du film, Edouard Pluvieux. Depuis le Salon de l'Agriculture, Maxime revient sur son parcours, son attachement à sa région, le Sud-Ouest, et partage les anecdotes de tournage de "14 jours pour aller mieux". On retrouve la chronique de Valéry Zeitoun.
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00:00 *Générique*
00:09 Paris, province, la façon de parler, c'est très différent.
00:11 Quand tu rencontres quelqu'un à Paris, ça part en livret de famille.
00:14 - Ça va frérot ? - T'es mon rœuf toi.
00:15 - Ça va frère ? - Salut bro !
00:17 - Salut frérot. - Ça va cousin ?
00:18 - Hé tonton !
00:19 Alors que nous en province, c'est 30 millions d'amis.
00:21 - Salut ma poule ! - Ça va ma caille ?
00:22 - Oh mon cochon ! - Oh poulé !
00:24 - Salut mon loup ! - Comment il va ma biche ?
00:26 - Mon p'tit chat !
00:27 - Salut les p'tits chatons, bon bah dernier jour sur mon île grec préféré,
00:30 apéros, on est en bateau.
00:32 - Tain ! Mais doucement ! P'tain mais c'est qui je suis là ?
00:34 Tain, j'ai 700 000 followers moi !
00:36 - Ce bordel, mais faut faire quelque chose pour le réchauffement climatique hein !
00:41 - Un problème monsieur. - Un problème ?
00:43 J'ai pris une cigogne, pêche de Saint-Arnoude, elle volait à basse altitude,
00:46 - vous trouvez ça normal ? - Effectivement.
00:47 - Bon, tout le monde est arrivé ? - Oui, on vous attend juste avant que ce soit bon.
00:50 - Vous parlez pas boulot aujourd'hui. - Non.
00:52 - En plus, y'a Romain, il est trop content de te voir.
00:54 - Max !
00:55 Yes !
00:56 - Non mais Romain il est trop content, il est toujours content Romain.
00:58 - Romain, un piano il tomberait sur la gueule, il dirait "t'in j'adore la musique !"
01:01 - Il est là Maxime !
01:03 Comment ça va le meilleur d'entre nous ?
01:05 - Hubert, il faut vraiment que je vous parle du contrat.
01:08 - Max, c'est un déjeuner de famille, on est dimanche, on parle pas business.
01:11 - Oh merde !
01:12 - Tain mais merde, ma veste !
01:13 La mère de la pute, putain !
01:15 - Vocabulaire hein ! - Putain, pute de pute là !
01:17 - Et j'aime bien parce qu'on attaque avec le générique de fin que,
01:20 même en allant voir le film, vous n'entendrez pas et c'est dit dans les paroles.
01:24 Merci de nous rejoindre sur RTL depuis le Salon international de l'agriculture.
01:28 C'est le bon dimanche chaud pendant une heure et demie.
01:30 C'est le bon dimanche chaud de Maxime Gasteug.
01:33 - Je suis très heureux d'être ici.
01:34 - Ça me fait plaisir Maxime.
01:35 - Là je suis dans les privilégiés français, je vous le dis tout de suite.
01:38 - C'est un peu le nec plus ultra de la crème de la vie, de la cerise sur le gâteau.
01:42 Vraiment, il n'y a rien au-dessus.
01:43 - Non je suis très heureux, merci pour l'invitation.
01:45 - Mercredi sort le film "14 jours pour aller mieux"
01:48 et alors il y a un petit côté autobiographique, on va en parler.
01:51 On va parler de ce film pendant une heure et demie, cher Maxime.
01:54 Mais avant cela, on a une petite habitude dans l'émission,
01:56 c'est qu'on a ce qu'on appelle le comité d'accueil.
01:58 Il y a des gens qui voulaient vous laisser des messages de bienvenue
02:01 ou peut-être d'anecdotes vous concernant.
02:03 On va commencer avec quelqu'un que l'on retrouve à l'intérieur du film.
02:07 Vous avez un message de Redouane Bouguéraba.
02:10 - Salut les amis, c'est Redouane Bouguéraba
02:12 et pour moi Maxime Gasteug, c'est un amour.
02:15 Le reste c'est de la littérature.
02:17 Allez, pof !
02:19 - Simple, rapide, efficace.
02:21 Un peu comme sa participation au film.
02:23 - C'est ça !
02:24 Non mais ce qui est dingue, c'est que Redouane,
02:26 j'ai démarré avec lui dans l'humour, c'est un ami,
02:28 comme Ragnard le breton qui est dans le casting du film.
02:30 Et quand on a eu fini d'écrire le scénario,
02:32 je sais que si je ne les avais pas appelés,
02:34 ils auraient défoncé la porte pour rentrer dans ce film.
02:36 Donc on s'est dit avec Edouard, il faut trouver deux petites virgules
02:38 et on est tombé sur ce boulanger complotiste
02:40 et ce policier municipal vraiment bas du front
02:42 qui se croit à Los Angeles.
02:44 Et ça fonctionne, les gens kiffent beaucoup dans les salles,
02:46 donc on est très heureux.
02:47 - Deuxième message, c'est Romain Lancry.
02:49 Romain Lancry, vous l'avez peut-être vu déjà dans le film
02:51 "Les crevettes pailletées".
02:52 - Ton fils ?
02:53 - C'est un peu mon fils, c'est un peu mon fils caché.
02:55 C'est lui qui joue le rôle de votre beau-frère dans le film.
02:57 Il a laissé ce message pour vous.
02:59 - Salut mon Bruno, salut mon Max.
03:01 Alors j'ai une petite anecdote sur Maxime, sur le tournage.
03:04 Dans le film, il y a une scène de fête.
03:07 Le mot-clé pour ceux qui ne l'ont pas vu, c'est Céline Dion.
03:10 Pendant cette fête qu'on a tournée de nuit, évidemment,
03:14 Maxime a eu un petit coup de mou.
03:17 C'était lui le moteur, il fallait absolument qu'il soit à fond.
03:22 Et le producteur, Benjamin Demey, est passé par là
03:25 et il lui a dit "écoute, j'ai une petite solution".
03:27 Il lui a sorti une tequila sans brosser,
03:30 il lui a servi deux, trois shots,
03:32 il lui a dit "voilà, tu me les bois cul sec et on empile".
03:36 Bon ben Max a bu les trois shots, il voit de l'alcool, il boit.
03:40 Benjamin est passé de voir le réalisateur,
03:43 il lui a dit "Edouard, maintenant tu filmes
03:45 parce que là ça va être fantastique".
03:47 Et en effet, c'est parti d'un coup.
03:49 Et donc ce que vous voyez dans cette scène,
03:51 ce n'est pas Maxime comédien,
03:53 non, Maxime ne joue pas si bien que ça.
03:55 C'est Maxime complètement bourré, à deux grammes.
03:59 Voilà, je vous embrasse, bisous Bruno, bisous Max, et à très vite !
04:03 Merci Romain, je suis un peu surpris !
04:05 On lui reçoit sur le cul !
04:07 Avec enlevage de t-shirt et pompé-lope !
04:12 Non mais en fait, ce casting, on en parlait avant
04:15 et ça m'a énormément touché parce que tu connais la plupart des actrices et acteurs
04:18 qui sont dans le film, était organique,
04:20 on s'est aimé de jour en jour parce qu'on était en autarcie
04:22 et on vivait aux mêmes endroits.
04:24 Donc on se voyait tout le temps en dehors du tournage
04:26 et cette scène, on ne l'a pas jouée, on l'a vécue,
04:28 on s'est amusé et c'est vrai que,
04:30 bon, il y a un moment j'ai un peu lutté
04:32 à trouver la direction d'acteur et ça m'a quand même beaucoup aidé la sang-rosée.
04:35 Ce que je ne conseille pas parce que la sang-rosée,
04:37 c'est 2,45 chez Leclerc,
04:39 la vodka, c'est du gazoil, je vous le dis.
04:41 Puisqu'on parle de direction d'acteur,
04:43 d'un des messages, c'est le réalisateur du film qui a un pote commun,
04:45 c'est Edouard Pluvieux.
04:47 Quand on a démarré le cinéma,
04:49 on avait un projet de film il y a quelques années
04:51 qu'on avait écrit avec Maxime
04:54 et que Ben, notre troisième larron,
04:56 voulait produire
04:58 et on avait la volonté,
05:01 on voulait demander à Didier Bourdon de jouer dans le film
05:03 et on s'était démerdé pour trouver le numéro de Didier
05:06 sauf que son numéro, c'était en fait le numéro de son assistant
05:10 qui s'appelle, de mémoire, David.
05:12 Maxime appelle et l'assistant de Didier lui dit
05:15 "alors il faut me parler du film, tout ça"
05:17 et Maxime dit "ben je vais te passer Edouard qui va t'en parler"
05:20 et moi je prends le téléphone un peu tremblant
05:22 et puis je lui en parle avec tout mon emphase,
05:25 tout ce que j'invente des trucs,
05:27 enfin voilà, j'essaye de faire en sorte qu'il soit convaincu
05:29 et le gars dit "ben écoute, pas de problème,
05:32 envoie-nous le scénario, tout ça"
05:34 et Maxime prend le téléphone et dit
05:36 "ben merci Didier" et il raccroche.
05:38 Donc il venait d'appeler Didier, l'assistant de Didier Bourdon,
05:41 donc David, il raccroche, il dit "merde j'ai dit ça, putain je suis débile"
05:44 donc du coup il reprend le téléphone, il attend "pas de problème"
05:46 et je lui envoie un SMS.
05:48 Donc il prend le téléphone, il lui envoie un SMS en disant
05:50 "voilà, merci pour cet appel,
05:53 on espère que vous allez nous répondre positivement,
05:56 on se voit très bientôt, bonne journée Didier"
05:58 et il l'envoie, donc il lui renvoie une deuxième fois,
06:01 là à ce moment-là, il me regarde avec sa tête, les yeux en l'air
06:04 en me disant "je crois qu'il a fait une bêtise"
06:06 et donc là je l'ai vraiment poursuivi sur une place dans Paris pour le taper.
06:09 Il est parti en courant très très vite et moi je voulais vraiment le taper
06:12 et Benjamin, notre pote, est arrivé à ce moment-là,
06:14 il nous a vu tous les deux se courir l'un après l'autre.
06:16 Voilà, voilà ce que c'est que de travailler avec Maxime Gaston.
06:19 - Et d'avoir plus vu qu'il n'a pas laissé un message mais un podcast,
06:22 visiblement.
06:24 - Non mais cette histoire est folle, putain, cette histoire est dingue.
06:26 Le mec doit se dire "mais il me prend pour... c'était le dîner de cons,
06:28 j'étais pignon, vraiment". Je lui dis "vous inquiétez pas, je le rappelle".
06:31 - Bon en tout cas, le film sort ce mercredi, ça s'appelle "14 jours pour aller mieux".
06:36 C'est avec Maxime Gaston, il parle de quoi ? Qu'est-ce qu'il y a dans ce film ?
06:39 Il y a beaucoup de rire, on va parler de ça dans quelques instants,
06:42 en étant direct sur RTL, depuis le Salon international de l'agriculture.
06:45 A tout de suite.
06:46 - Quand le bon dimanche chaud commence,
06:53 le monde entier se tait et l'écoute.
06:58 - Chut, Marcel.
07:00 - C'est évidemment faux, mais on dit ce qu'on veut.
07:03 - Chut, Marcel, deuxième fois.
07:05 - Le bon dimanche chaud sur RTL.
07:08 - Maxime Gaston fait son bon dimanche chaud sur RTL ce mercredi,
07:11 sort le film "14 jours pour aller mieux".
07:13 L'histoire, tu joues le rôle de Max, Maxime, pas très...
07:16 - Non, écoute, en fait, Maxime et Romain Lancry,
07:20 Maxime Gaston et Romain Lancry, on s'appelle Maxime et Romain
07:23 dans les ronds de "Les Rondes de Max".
07:25 On s'appelle Maxime et Romain dans les rôles du film
07:28 parce que nos producteurs qui nous ont assistés,
07:31 les premiers qui ont fait que ce film a pu exister avec Benjamin Demy,
07:35 c'est Maxime Delonney et Romain de Nolita.
07:39 Donc on a voulu leur rendre hommage.
07:41 Le frère de Romain Lancry s'appelle Maxime
07:43 et ma mère s'appelle Romain.
07:45 Donc, il y a un moment donné, il faut que ça s'aligne.
07:48 - Très bien, très bien.
07:49 - Ça te choque que ma mère s'appelle Romain ?
07:50 - Non, ça me choque pas du tout.
07:51 J'en parlais à ma mère Bernard avant-hier.
07:54 - Dis-moi, Maxime, l'histoire de Maxime,
07:58 qui est cadre ambitieux, un peu cartésien, un peu droit,
08:02 qui pense vraiment que boulot, qui n'assume pas trop sa filiation,
08:05 qui n'assume pas trop ses parents, son milieu social,
08:08 qui va se marier avec une nana qui, elle par contre, est riche
08:12 et pour cause, son papa, Bernard Farsi, c'est ton patron.
08:16 - Il y a une grosse boîte dans tout ce qui est jardin,
08:19 mais qui travaille pour des Etats et des pays carrément.
08:22 - Donc, toi, il faut que tu ailles signer un contrat à Dubaï.
08:25 C'est le problème quand tu interviews un copain.
08:28 - Tu peux dire "tu" avec trente pédales.
08:29 - Oui, mais je vais dire "vous", on est sur RTL.
08:31 - On a fait du tracteur-tondeuse ensemble, putain Bruno, merde !
08:35 - Le problème, Maxime, c'est qu'à un moment, vous pétez les plombs,
08:38 vous faites un début de burn-out.
08:40 Et donc, Romain Lancry, qui joue le rôle de votre beau-frère,
08:42 vous dit "tiens, moi, je dois partir dans une retraite, un truc un peu..."
08:45 - Un stage de clairvoyant, une retraite de bien-être,
08:48 de développement personnel.
08:50 - Et vous partez avec lui, vous pensez que ça va durer deux, trois jours,
08:53 et en fait, c'est quatorze jours à passer avec des gens qui sont quand même un peu asylutés.
08:58 - Et puis, un casting de dingue, David Salle, qui est barjo,
09:00 Nader Boussandel, Tatiana Goussef, et j'en passe les meilleurs.
09:03 - Et Zabou, Zabou Bretman, qui dirige le truc.
09:05 - Zabou Bretman, qui est la patronne du stage avec Lionel Abelanski.
09:08 On retrouve aussi Rosa Bernstein dans ce groupe de stagiaires.
09:12 Il y a Bernard Farsi, tu en as parlé, qui joue mon beau-père.
09:14 Mes parents, c'est Chantal Obie, Michel Bougenat.
09:16 - Oui, c'est dingue. Le casting est dingue.
09:19 - Moi, je voudrais qu'on vienne à la jeunesse de cette histoire,
09:21 cette histoire de burn-out.
09:23 C'est un truc que vous avez vécu, vous aussi, un peu perso.
09:25 - Oui, alors moi, je me mets...
09:27 Il faut faire attention avec ces pathologies, parce qu'elles sont lourdes, burn-out, dépression.
09:30 Moi, je n'ai pas grandi là-dedans, ni avec ces outils,
09:33 mais il y a un moment de ma carrière quand je suis arrivé,
09:35 je pense qu'on le rencontre tous. On vient tous de famille.
09:38 Pour soi, je suis très fier d'être au Salon de l'agriculture,
09:40 parce que moi, mes parents sont artisans et j'ai grandi dans ce genre de milieu-là.
09:43 Et c'est des milieux où tu atteins un objectif,
09:46 tu le crées et tu rentres le soir, tu as fait ta journée.
09:48 Nous, on a beau créer, parfois, on ne rencontre ni le succès, ni le public,
09:51 ni même un patron qui dit "Ok, je crois en toi et on fait des choses ensemble".
09:54 Donc, à ce moment de ma carrière, je lutte, les salles sont vides,
09:57 et à tel point qu'un soir, je dis à Ben, je ne regardais même plus le remplissage de la salle,
10:00 je lui dis "Il y a combien ce soir ?" Il m'a répondu, il m'a dit
10:02 "Dans un monospace, on est complet,
10:04 mais dans une salle de spectacle, il va y avoir des trous."
10:06 Et là, vraiment, je lui dis "Écoute, je rentre."
10:08 Et il me dit "Dans deux semaines, j'ai un pote, il fait un stage de développement personnel,
10:10 ça va peut-être te faire du bien et ça va peut-être te faire changer d'avis
10:12 sur le reste de ta vie et de ta carrière."
10:14 Et moi, je n'ai aucune envie d'y aller.
10:16 Pareil, je grandis avec une famille très cartésienne.
10:18 Elle expliquait à mon père que pour aller mieux, il faut faire un câlin à un arbre
10:20 et il vous met une tarpe, vraiment.
10:22 Donc, j'arrive avec mes préjugés et je ris nerveusement
10:24 parce que je suis vraiment avec des barjots.
10:26 Et puis, je m'attache à eux parce que je les vois psychologiquement très ouverts
10:28 et aller mieux de jour en jour.
10:30 Donc, nous, on ne fait pas l'apologie de ce genre de stage,
10:32 mais on s'est rendu compte, dans celui dans lequel on était,
10:34 ça se passait plutôt bien. Le mec ne revendique ni d'être un dieu,
10:36 ni d'avoir des pouvoirs. Il parle juste aux gens.
10:38 C'est un cercle de paroles.
10:40 Et puis, ça nous a tellement touchés,
10:42 j'ai appelé Edouard, il m'a dit "Ok",
10:44 il a refait le stage pour comprendre les outils et la manière dont c'était traité.
10:46 Et après, on est partis dans cette aventure
10:48 tout en faisant une comédie bienveillante parce qu'on rit avec ces gens-là.
10:50 On ne rit pas contre eux, ni de...
10:52 - Oui, c'est ça. En fait, on rit avec. On ne rit pas d'eux, on rit avec.
10:54 Mais quelle part de vérité il y a ?
10:56 Parce qu'il y a des portraits qui sont complètement barrés dans les gens.
10:58 - Parle-moi de ce que tu veux, je peux te dire si c'est vrai ou pas.
11:00 - Qui vous accompagnent dans ce stage,
11:02 ils sont tous bien perchés.
11:04 On parlait du gars qui se prend pour Jésus.
11:06 - La lentille, pour Jésus.
11:08 - Il a existé.
11:10 - Ouais ? - Ouais, un apôtre. Vraiment.
11:12 Il pouvait se balader vraiment avec une croix en chaîne de 2 mètres de haut,
11:14 des chapelets jusque sur les chevilles.
11:16 Et lui, vraiment, c'était...
11:18 Vraiment, la vanne de marcher sur l'eau,
11:20 il y avait un lac au vrai stage et tout le monde la faisait en disant
11:22 "A tout moment, le mec nous fait une accélération sur les temps, là".
11:24 Et puis, il y avait un autre mec qui s'y appelait
11:26 Demi-Phrase, vraiment, il finissait pas.
11:28 Du coup, pour des besoins de casting et technique,
11:30 on a fusionné des personnages.
11:32 Mais l'histoire de la sexualité,
11:34 assez exacerbée,
11:36 d'une des stagiaires et surtout cachée par ses parents,
11:38 a existé aussi. C'était plus violent.
11:40 Donc nous, on a fait un truc un peu comédie-vanne.
11:42 Et on a voulu parler de la sexualité propre aux femmes.
11:44 Le gros baiseur, il existe.
11:46 - Il existe aussi ? - Oui.
11:48 Lui, il avait baisé toute la Drôme Provençale, si on l'écoutait.
11:50 C'est-à-dire 28 000 femmes.
11:52 Ce qui n'est impossible, en fait, dans une vie.
11:54 Et qui s'est révélée à se lâcher,
11:56 sortir son costume de mec un peu roublard
11:58 et dire "bah ouais, en fait, je suis homosexuel".
12:00 Et il a fait son coming-out devant nous.
12:02 C'était hyper touchant.
12:04 Et le mec est reparti avec sa balise vide.
12:06 Il allait bien, quoi.
12:08 - Mais vous, qui êtes un vanneur hors pair,
12:10 un punchliner de dingue, quand vous vous retrouvez dans ce genre de truc,
12:12 vous avez réussi à vous freiner un peu ?
12:14 - Ouais, je fais comme dans le film, vraiment.
12:16 Je l'ai fait avec Ben et je lui parlais dans l'oreille
12:18 en lui disant "il n'y a que des barjots, en fait, le héros".
12:20 Donc j'essayais pas de faire ça devant, parce que vraiment,
12:22 c'était très touchant. Et moi, j'y étais...
12:24 J'allais pas bien, mais j'avais pas ce genre de séquel là.
12:26 Donc on était vraiment dans le respect, quand même.
12:28 - Dans le début du film, vous avez tous les clichés
12:30 du businessman, du gars qui peut faire
12:32 un call dans un open space pour essayer
12:34 de faire monter des actions.
12:36 - Un mec qu'on a envie de tarter, en fait.
12:38 - Il y a beaucoup d'anglicisme et on s'est dit qu'on allait vous faire
12:40 l'interview en franglais.
12:42 Maxime, si vous deviez pitcher un peu votre carrière,
12:44 raconter votre succès story,
12:46 vous commenceriez par quoi ?
12:48 Je veux dire, un peu un personal branding, quoi.
12:50 - Oh putain, je suis coincé là-dessus !
12:52 - Euh, non, je dirais que...
12:54 Bon, mais moi, je pourrais te parler de ça à SAP.
12:56 - Ouais. - Franchement.
12:58 Et puis, je te mets en CC.
13:00 Ça, c'est pas vraiment du franglais, mais...
13:02 - Non, mais vous pouvez me répondre normalement.
13:04 - Ouais, je peux te faire répondre normalement.
13:06 - Parce que le début, en fait... - C'est un connard, ce mec.
13:08 Et c'est ce qu'on dit dans les salles,
13:10 quand on fait des avant-premières, les gens rigolent,
13:12 mais le mec, il est que sur lui, il est que dans le futur,
13:14 il est que dans sa vitrine. Donc il veut une belle femme, une belle voiture,
13:16 une belle vie. Il est pas du tout dans le présent
13:18 et il va tomber dans un stage avec que des gens qui traitent
13:20 leurs problèmes et qui vivent l'instant.
13:22 Donc tout va s'arrêter pour lui et dans ce film, finalement,
13:24 c'est de lui qu'on se fout. Et c'est lui qui arrive en se disant
13:26 "Moi, je suis le meilleur, j'ai aucun problème", et c'est lui qui en a le plus, en fait.
13:28 - Maxime, on va parler de la façon
13:30 dont ça s'écrit, le process de travail.
13:32 Comment vous avez fait avec
13:34 le reste de l'équipe ? Vous avez brainstormé
13:36 beaucoup ? Ça s'est passé comment avec... - Je te déteste,
13:38 j'ai envie de me casser. - Avec Edouard ?
13:40 - On a brainstormé énormément.
13:42 Edouard, comme je t'ai dit, a refait le stage
13:44 pour vraiment coller au plus proche de la vérité
13:46 le scénario. Il a travaillé avec Lionel Dutemps,
13:48 que tu connais, hein ? - Ouais, bien sûr. - Qui est un
13:50 K-dor. - Ancien auteur des guignols. - Et d'ailleurs qui a participé
13:52 au film K-dor à l'écrit.
13:54 Ils ont bossé. Moi, je suis arrivé
13:56 à la fin, c'est-à-dire pour le traitement de texte
13:58 et tout ce qui était dialogue, parce qu'on adore faire
14:00 des vannes et qu'on voulait vraiment
14:02 polir le scénario. Et puis on a trouvé
14:04 un espèce... Je vais pas spoiler le film,
14:06 mais j'ai trouvé un truc "rocambolesque"
14:08 qui nous manquait. - C'est bien
14:10 de reloger le mot "rocambolesque". La dernière personne
14:12 à l'avoir utilisé sur RTL, c'était Julien Lepers.
14:14 - En 82 !
14:16 - En 84 !
14:18 Maxime Gasteuil
14:20 fait son Bon Dimanche Chaud sur RTL.
14:22 On parle du film "14 jours
14:24 pour aller mieux". Et on va se retrouver
14:26 dans quelques instants. On va parler des critiques du web.
14:28 A tout de suite.
14:30 *Musique*
14:32 - Alors moi, si je n'avais plus qu'une heure
14:34 à vivre, je demanderais 30 minutes
14:36 de rab pour pouvoir écouter le Bon
14:38 Dimanche Chaud. 14h15h30
14:40 sur RTL.
14:42 - C'est Maxime Gasteuil qui fait son Bon Dimanche Chaud
14:44 sur RTL. "14 jours pour aller mieux",
14:46 le film sort ce mercredi. On parlait tout à l'heure
14:48 de l'écriture du film et des vannes.
14:50 Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que c'est pas une surenchère
14:52 de vanne. Parce que des fois, souvent dans les comédies, on se dit
14:54 "On met de la vanne, on met de la vanne, on met de la vanne" et ça va être drôle
14:56 et c'est pas forcément le cas. Là, il n'y a pas que ça.
14:58 Il y a du fond également dans le film.
15:00 - Tu connais Edouard, il voulait traiter ça
15:02 de la meilleure façon possible pour traiter
15:04 la comédie, mais il en a fait un film très touchant
15:06 aussi. Donc on a fait un film de cinéma
15:08 et moi je sais que les gens qui m'aiment et qui
15:10 me suivent s'attendaient à un film où on se tape
15:12 sur les cuisses pendant 1h30 et on ne voulait pas faire un film
15:14 à sketch nous. Donc on raconte une vraie histoire
15:16 et ça me touche beaucoup ce que tu dis.
15:18 Parce que hier, par exemple, nous étions chez Xavier Desmoulins
15:20 sur le JT d'M6 et il m'a dit la même chose que toi
15:22 que c'était très bien écrit, qu'il avait adoré le film.
15:24 - Ouais, non mais voilà, le jeu
15:26 d'acteurs et les acteurs qui vous entourent.
15:28 Son canon, comment ça s'est passé l'écriture ?
15:30 Vous vous êtes isolé avec Edouard ?
15:32 - Nous, avec Benjamin
15:34 avec qui j'ai fait le premier stage, qui coproduit le film
15:36 Benjamin Demey, on avait déjà traité
15:38 un traitement de texte en amont en 2017.
15:40 Après 2018, on s'est revus
15:42 et puis tu connais les histoires d'un film, c'est très long à monter.
15:44 Et le jour où vraiment
15:46 Wild Bunch, Nolita, nous ont fait confiance
15:48 c'est-à-dire
15:50 les producteurs et le distributeur, là on a commencé
15:52 à se réunir et on a appelé
15:54 Lionel qui a vraiment peaufiné avec Edouard le scénario.
15:56 Ça, ils l'ont fait de leur côté et moi
15:58 j'étais, pour rien de caché, en traitement
16:00 de texte chez moi, au téléphone avec Edouard
16:02 pour les dialogues. Donc ça a duré
16:04 un petit mois. - Il y a eu quelques avant-premières
16:06 avant le film qui va sortir
16:08 ce mercredi. Ça a été
16:10 un carton dans tous les cinémas. - Ouais, c'est dingue.
16:12 - Stressé un peu à la première
16:14 devant du vrai public ?
16:16 - Franchement, c'est sans égo mais on a fait le film
16:18 dont on rêvait. Moi j'ai vu le film la première fois au début
16:20 de la tournée à l'Alpe d'Huez avec Edouard, je l'ai pris dans mes bras.
16:22 Donc je sais le défendre, je sais
16:24 pourquoi on a fait ça, je sais d'où on arrive aussi.
16:26 Et les gens sont tellement heureux
16:28 que moi je fais de la scène, donc là je m'éclate
16:30 c'est limite du détournement, je fais un peu de one man
16:32 donc il faut que je me calme. D'habitude tu dois rester 10 minutes,
16:34 on fait 45 minutes dans les cinémas.
16:36 Donc ils prennent un malin plaisir à nous regarder
16:38 puis on a le privilège de les écouter encore.
16:40 Parce que là, le 6 il sort et après il n'est plus à nous le film.
16:42 Donc on a encore la chance de pouvoir écouter les gens
16:44 nous parler du film. - Alors justement, puisqu'on parle de one man,
16:46 c'est grâce à ça qu'on vous a connu
16:48 Maxime, vous avez cartonné sur scène.
16:50 Est-ce qu'on a reçu il n'y a pas très longtemps
16:52 Franck Dubosc pour le film "Chien et chat" qui nous disait
16:54 que du coup le cinéma, l'écriture
16:56 de films, etc. l'éloignait
16:58 petit à petit de la scène.
17:00 Vous, vous êtes dans quel délire par rapport à ça ?
17:02 Pour le coup, on vous a connu un peu grâce à la scène,
17:04 si ça cartonne au cinéma, est-ce que vous vous dites
17:06 "ouais, du coup je vais un peu le... - Non, je ne lèverai pas le pied.
17:08 Mais en fait, ce qu'il y a, c'est que le cinéma te prend
17:10 énormément de temps. Moi je pensais vraiment en arrivant
17:12 pas les mains dans les poches, mais tu tournes et puis c'est fini.
17:14 Pas du tout. Un film c'est un an de ta vie.
17:16 C'est-à-dire que du moment où tu l'as écrit jusqu'à ce que tu le tournes,
17:18 que tu le montres, que tu l'étalones, que tu le présentes,
17:20 que tu fasses une tournée d'AVP et qu'il sorte,
17:22 c'est vraiment un an. Donc tu ne peux pas tout faire.
17:24 Et moi j'ai envie de travailler avec cette famille-là
17:26 qu'on s'est créée il y a dix ans, Edouard et Ben,
17:28 et on a d'autres films à défendre. On en tourne un autre
17:30 la juin-juillet.
17:32 - Non mais je l'ai lu dans une interview, vous en avez encore quatre ou cinq sur le coude.
17:34 - En fait, si tu veux, on a tellement pris
17:36 de noms et de portes fermées qu'au lieu de pleurer,
17:38 on s'est dit "bon, on va en écrire d'autres"
17:40 et puis il y en a bien un qui m'ont accepté.
17:42 Donc voilà. Et en fait, je pense qu'il faut...
17:44 Mais Franck a raison, je ne le connais pas,
17:46 mais c'est compliqué après, parce que quand tu te fais happer par ça
17:48 et que t'es... En plus, lui, il propose, il réalise,
17:50 il écrit. Moi je sais qu'aujourd'hui
17:52 ce n'est pas une volonté ni d'écrire...
17:54 Là, je me suis mis là-dessus parce que j'avais vécu l'expérience,
17:56 mais ni d'écrire ni de réaliser.
17:58 Donc j'espère pouvoir joindre les deux quand même. J'adore la scène, moi.
18:00 - Alors justement, puisqu'on parle de scène... - On va faire un duo, d'ailleurs, Bruno,
18:02 il faut qu'on en parle. - Je suis là. Je suis là pour tout.
18:04 - Bruno et Max, bientôt dans vos salles. Voilà, je vous le dis.
18:06 C'est 2027. - On mettra Max et Bruno, je trouve que ça sonne bien.
18:08 - Ouais, super. Franchement, t'as plus
18:10 de force que moi à mettre Bruno et Max, franchement.
18:12 - "Plaisir de vivre", c'était votre premier
18:14 spectacle, Maxime.
18:16 On a une rubrique dans l'émission qui s'appelle "Les critiques du web".
18:18 Comment ça fonctionne ? On s'amuse à aller sur
18:20 un site marchand, ça peut être Amazon,
18:22 là, en l'occurrence, on est allé sur Bireduc,
18:24 et on a pris des critiques qui ont été laissées sur votre spectacle.
18:26 Ça peut être soit des bonnes, soit des mauvaises,
18:28 mais en fait, c'est des critiques qui nous font rire, et je pourrais
18:30 vous les lire telles quelles en français, mais on s'est dit "on va rajouter
18:32 un petit truc en plus, profitons de l'intelligence artificielle".
18:34 Ces critiques-là, je les ai traduites dans une autre langue.
18:36 Je vous fais écouter la critique dans
18:38 la langue étrangère, d'accord ? - Je vous dis si c'est bon ou mauvais ?
18:40 - Et vous me dites si c'est bien ou pas bien. - C'est quoi la langue ?
18:42 - Je vais vous le dire,
18:44 on parle du spectacle "Plaisir de vivre". La première critique,
18:46 on l'a traduite en suédois.
18:48 - "So much energy po senen
18:50 at tilome ja er utmatad.
18:52 Ja tjene at ja elskade honom.
18:54 Men nej, de verkar inte
18:56 som de far mej." - Bonnes ou
18:58 mauvaises critiques ? - Ça a l'air long, donc à mon avis, c'est bon.
19:00 - C'est une bonne critique. Lola
19:02 Poff vous a mis 5/5, et elle a écrit tellement
19:04 d'énergie sur scène que même moi, je suis crevé.
19:06 J'ai l'impression d'avoir fait l'amour avec lui.
19:08 Entre parenthèses, mais non, il me semble pas.
19:10 - Ah ouais, c'est une critique très chelou !
19:12 - La critique numéro 2,
19:14 on l'a traduite en philippin.
19:16 - "Isang matalino, babli,
19:18 mello at welkoif komidian.
19:20 Manga katangian lamang."
19:22 - Bonnes ou mauvaises critiques ?
19:24 - Je dirais bonnes aussi.
19:26 - Ouais, c'est du philippin, c'est une critique
19:28 de Yvan Pomard, qui vous a mis
19:30 4/5/5, et avec cette critique,
19:32 "Un humoriste dégourdi,
19:34 pétillant, moelleux,
19:36 et bien coiffé." - Je suis un gâteau !
19:38 - Que des qualités, c'est ça ! Il manquait
19:40 "gourmang krokang". Critique numéro 3,
19:42 on l'a traduite en portugais.
19:44 - "Fui la con minha namorada
19:46 e não gosto disso, daqueles
19:48 garotos lindos que são mais
19:50 engraçados que eu na frente
19:52 da minha namorada."
19:54 - Tout à l'air kiffant en portugais, et à mon avis,
19:56 c'est une horreur. - C'est une horreur.
19:58 Manu64 vous a mis 0/5.
20:00 Avec cette critique, "J'y suis allé avec ma copine et
20:02 j'aime pas bien ça. Les beaux gosses qui sont plus drôles
20:04 que moi devant ma copine."
20:06 Non mais ce qui est ouf, c'est que ça plombe la note.
20:08 Pour le coup, vous y êtes pour rien.
20:10 Avant-dernière critique, c'est l'islandais.
20:12 - "J'ai vu un magnifique spectacle,
20:14 mais ce n'était pas le mien."
20:16 - Bonne ou mauvaise critique.
20:18 - Ça a l'air court, à mon avis, il dit "c'est de la merde". Merci, au revoir.
20:20 - Pareil critique, vous a mis 1/5.
20:22 La critique est la suivante, "J'ai vu un excellent spectacle
20:24 d'humour, mais c'était pas le sien."
20:26 - Le bâtard !
20:28 - Non mais ça se trouve, il vous a vraiment pas vu en fait.
20:30 Et la dernière, en adonésien,
20:32 on la traduit en adonésien, écoutez.
20:34 - "Pertounjoukan yang hampir
20:36 sama baiknya dengan bir lokal
20:38 dari bistro tepat di depan théater.
20:40 Saya merekomendasi
20:42 pertounjukan dan birnya."
20:44 - Bonne ou
20:46 mauvaise critique ?
20:48 - Franchement, si t'es assis dans une pièce et qu'une femme te parle comme ça,
20:50 tu sais que tu vas finir en prison. Donc à mon avis, c'est grave.
20:52 - C'est une bonne critique.
20:54 - Ah ouais ? - Bob Isky a mis un spectacle presque aussi bon
20:56 que la bière locale à la tireuse du bistro juste en face du théâtre.
20:58 Je recommande le spectacle
21:00 et la bière.
21:02 Maxime Gaston, il fait son
21:04 Bon dimanche chaud. - Merci beaucoup.
21:06 - Vous restez avec nous, on va se retrouver dans quelques instants
21:08 et c'est Valérie Zetoun qui viendra nous rendre visite
21:10 comme chaque dimanche. A tout de suite.
21:12 - Il y a des rencontres qui changent la vie.
21:18 Des instants qui remettent en question
21:22 tout le reste de votre existence.
21:24 Bon, ça, ça peut attendre un peu.
21:28 Pour l'instant, c'est le Bon dimanche chaud
21:30 sur RTL.
21:32 - 14 jours
21:34 pour aller mieux. C'est le film qui va
21:36 sortir ce mercredi. Film réalisé
21:38 par Edouard Pluvieux avec Maxime
21:40 Gaston. On a adoré ce film.
21:42 Et alors, pour aller mieux, nous, le dimanche,
21:44 on a un petit truc pour nous, Maxime, que je partage.
21:46 C'est le moment où on accueille Valérie Zetoun.
21:48 Parce que ça, c'est pas du lancement.
21:52 - Il a un jingle, Valérie.
21:54 - Il a un jingle.
21:56 - Zetoun, Zetoun. - On te fait des années que t'es respectée.
21:58 - Tout ce que j'ai. M. Gaston, je suis ravi.
22:00 Ravi de ce qui vous arrive. - Je suis très touché.
22:02 - Que je vous suis depuis longtemps. - Ouais, on a plein de gens
22:04 en commun. Et on se rencontre pour la première fois.
22:06 Et je vais passer 15 jours avec vous
22:08 très vite. - Eh ben, écoutez, il n'y a pas
22:10 de problème si c'est vous qui casquez.
22:12 - Je suis sur votre livret de famille depuis hier.
22:14 - Ah ben, vous êtes le 9ème, alors.
22:16 Parce qu'il y a du monde.
22:18 - Vous saluerez votre producteur
22:20 pour moi. Voilà. Mon cher Bruno.
22:22 - On parle de quoi aujourd'hui, Valérie ?
22:24 - Eh bien, puisque nous sommes au Salon de l'agriculture,
22:26 je vais vous parler aujourd'hui
22:28 des artistes qui ont chanté la campagne
22:30 et les paysans. J'adore.
22:32 1995, en Angleterre,
22:34 c'est l'impitoyable
22:36 Battle of Britpop entre
22:38 Oasis et Blur, les deux groupes phares
22:40 du moment, qui sortent leur single
22:42 la même semaine. Et même si
22:44 tous les bookmakers donnent Oasis gagnant,
22:46 c'est Blur qui se classe numéro 1
22:48 avec Country House, la maison de campagne.
22:50 * Extrait de Country House *
22:52 Dans ce titre, ils moquent leur ancien manager,
23:04 fatigué du rock et de la folie citadine,
23:06 parti s'installer avec
23:08 femme et enfant dans une immense
23:10 baraque au fin fond de la campagne
23:12 anglaise. Ils le décrivent
23:14 comme lisant Balzac en prenant
23:16 du Prozac, tout un programme.
23:18 Un humour qui fait penser
23:20 à celui des Beatles. Et ça tombe bien
23:22 parce qu'en 1971,
23:24 Paul McCartney quitte Londres
23:26 pour la campagne irlandaise,
23:28 fatigué par sa rupture avec ses anciens
23:30 amis. Il sort Ram,
23:32 son premier album solo avec Linda,
23:34 sa femme, sur lequel figure
23:36 un petit bijou, Heart of
23:38 the Country, où on y entend
23:40 un McCartney heureux de vivre avec
23:42 Linda au milieu des chevaux
23:44 et des moutons, loin de la fureur
23:46 londonienne.
23:48 * Extrait de Heart of the Country *
23:50 - C'est beau ça !
23:52 * Extrait de Heart of the Country *
23:54 * Extrait de Heart of the Country *
23:56 - Franchement, ça donne envie de se galocher !
23:58 - C'est très très beau ! - Je vous vois tous les deux moi, en tandem !
24:00 - Oui, on va partir sur un tandem justement !
24:02 - On quitte la porte de Versailles
24:04 en tandem Valérie, sur ce morceau avec
24:06 une enceinte. - Aux Etats-Unis, c'est
24:08 Bruce Springsteen qui fait un carton avec
24:10 My Oklahoma Home, une chanson qui
24:12 prône une vie simple à la campagne,
24:14 même si le travail y est très dur.
24:16 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:18 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:20 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:22 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:24 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:26 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:28 - John Denver a aussi été mondialement connu
24:30 grâce Take Me Home, Country Road,
24:32 un titre assez poétique où il retourne
24:34 chez lui à la campagne, où la vie
24:36 est plus vieille que les arbres, mais plus
24:38 jeune que les montagnes.
24:40 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:42 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:44 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:46 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:48 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:50 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:52 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:54 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:56 * Extrait de My Oklahoma Home *
24:58 - En France, certains artistes ont écrit
25:00 leur amour des paysans, c'est le cas
25:02 de Pierre Bachelet avec Paysans,
25:04 une chanson qui parle d'un agriculteur
25:06 qui perd sa maison et son exploitation.
25:08 * Extrait de Paysans *
25:10 Tu es, on te tuera pas, s'il n'y a plus de blé qui le plantera. »
25:21 En 1993, Kent, l'ancien leader agité des Starshooters, prône déjà la nature pour
25:27 retrouver le vrai sens de la vie.
25:29 « Battons la campagne, allons à la campagne, et oublions Paris. »
25:39 Je ne peux pas oublier Trio bien évidemment avec l'hymne de nos campagnes, énorme tube
25:43 de 1998.
25:44 « C'est l'hymne de nos campagnes, de nos rivières, de nos montagnes, de la vie mâle.
25:50 » « J'ai envie d'être devant une mairie avec un labrador et des bolasses en flamme.
25:53 Et des 8.6 par centaines. »
25:56 Mais les plus populaires restent « Mad in Normandie » de Stoney Chardin ou l'histoire
26:01 de ce GI qui n'a jamais oublié la campagne normande et ses vaches.
26:05 « Vaches rouges, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie. »
26:09 Stoney Chardin paraît mieux orglé que vous.
26:11 « Mad in Normandie, avec des canards, des pognards. »
26:17 Et bien évidemment, « Le Loir-et-Cher » écrite par Jean-Michel Rivas, Michel Delpech
26:21 et composé par l'immense Michel Pelé qui sera le dernier gros tube de l'artiste en
26:25 1977.
26:26 Delpech s'inspire des vacances de son enfance qu'il passait à la Ferté Saint-Cyr qui
26:32 fait partie de la petite région agricole de la Grande-Sologne.
26:36 « Ma famille habite tant le Loir-et-Cher, ces gens-là ne font pas de manier.
26:42 Ils passent tout l'automne... »
26:44 Mais le succès campagnard le plus étonnant vient du Québec où le groupe Mesaïeu, tout
26:49 un programme, fait un ras-de-marée avec le titre « Dégénération » lors de sa sortie
26:54 en 2006.
26:55 Le titre décrit un monde agricole assez impuissant face aux valeurs transformées d'une société
27:02 et d'une génération à l'autre.
27:04 D'ailleurs, si j'étais président de la FNSEA, je le prendrais comme hymne.
27:08 « Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre... »
27:14 Elle passe en ce moment beaucoup cette chanson, vous ne l'avez pas entendue ? Sur les réseaux
27:18 sociaux où il y a des gens qui mettent des vidéos justement de ce qu'ont fait les générations
27:23 d'agriculteurs de leur...
27:25 Allez, ça y est, j'arrête, merci, au revoir ! Je n'ai pas la fin de cette phrase !
27:30 En même temps, il n'y a que vous qui suivez l'actualité en ce moment, merci !
27:35 Pour ne rien vous cacher, mon cher Bruno, en tant que parigo de naissance qui a fui
27:42 Hidalgo et ses rats pour se réfugier dans un petit village de campagne, je suis très
27:48 sensible au combat de nos agriculteurs.
27:50 Et même s'ils me considéreront éternellement comme un Parisien, ce que je suis fondamentalement,
27:56 je tenais à les soutenir dans leur lutte à travers cette petite chronique musicale.
28:01 Bon dimanche !
28:02 Il est là mon Valéry Engagé, il est là !
28:04 Qui veut pouvoir traverser les allées du salon de l'agriculture !
28:09 Il veut passer devant chez Pink Lady, il sait qu'il va se faire baiser sinon il va pas pouvoir
28:12 passer !
28:13 J'ai des viticulteurs surtout, je vais avoir des prix !
28:15 C'est le Bon Dimanche Show sur l'hôtel, on va se retrouver dans quelques instants avec
28:20 Maxime Gasteuil qui est avec nous, à tout de suite !
28:22 La légende raconte qu'une nuit, Bruno Guillon vit en rêve la reine des fées, qui lui souffla
28:34 à l'oreille de créer tous les dimanches après-midi sur RTL une émission de radio
28:40 magique, éternelle et bienfaisante.
28:45 Bon, après faut pas tout prendre au pied de la lettre non plus, faut pas exagérer.
28:51 C'est sûrement des conneries sans histoire de film, enfin bon.
28:54 Le Bon Dimanche Show sur RTL avec Maxime Gasteuil, nous sommes depuis le salon international
28:58 de l'agriculture et nous sommes dans un Algicou.
29:02 Où des gens me prennent en photo et il y a marqué "vous avez écrit pas de flash, j'ai
29:06 l'impression d'être un poisson rouge".
29:08 Ou alors "moi plus une vache charolaise".
29:10 Mais il y a un vrai délire.
29:12 Alors le problème c'est que comme on fait de la radio on se tourne vers le micro et les
29:14 gens nous disent "non faites nous signe, faites nous signe".
29:15 Non mais tu sais que parfois ils sont tellement touchants les gens qui sont là, d'ailleurs
29:18 on vous salue, merci d'être là et merci de nous écouter les auteurs aussi.
29:21 Parfois je te parle et je suis en pause.
29:22 C'est la seule radio où tu fais des pauses photos pendant que tu parles aux gens.
29:27 Yes, pas de soucis, comme ça c'est bien.
29:29 Le film 14 jours max sort ce mercredi, 14 jours pour aller mieux.
29:35 Ça c'est Tariq Boudali, 14 jours max, saison prochaine.
29:37 Il va en faire 11 autres et après ce sera le 14ème.
29:40 14 jours pour aller mieux sort ce mercredi au cinéma.
29:42 Je voudrais qu'on revienne sur ce casting qui est complètement dingue, on en parlait
29:45 tout à l'heure.
29:46 Zabou Bretman qui joue Clara, la clairvoyante.
29:48 Bernard Farsi qui joue votre beau-père.
29:50 Chantal Lobby, Michel Bougenin qui joue vos parents.
29:53 Comment ça s'est passé pour monter cette équipe ? C'est vous qui les avez appelés
29:59 directement ?
30:00 Alors moi je connais Chantal et Michel parce que ils sont… Chantal, on a du temps là
30:05 ou pas ?
30:06 Oui, on a du temps.
30:07 Sur Insta un jour je regarde mes messages privés, je vois Chantal Lobby et je me dis
30:10 que non, Chantal Lobby n'a pas Instagram en fait.
30:12 Et en fait c'est Chantal Lobby parce que je suis ami avec Jane, sa fille qui a le
30:15 groupe Superbuzz que vous connaissez.
30:16 Et je vérifie avec sa fille, je lui dis "c'est ta mère ?" sur Insta elle me dit "oui,
30:19 tu l'as fait grave marrer" donc elle vient voir mes spectacles, on parle de ça il y
30:22 a des années.
30:23 On se suit, Michel pareil.
30:24 Et je leur avais dit en vanne un jour à table "vous jouerez mes parents".
30:27 Donc là c'est fou parce qu'ils sont venus vraiment avec grand plaisir.
30:31 Zabou, je rêvais qu'elle joue ma mère sur le premier scénario dont parlait Edouard
30:34 tout à l'heure sur la vanne avec Didier Bourdon.
30:35 Il s'est jamais fait, il y a eu le Covid et on nous a jamais rappelé, apparemment
30:38 on nous a oubliés.
30:39 Et du coup on l'a rappelé pour ce rôle, elle a accepté.
30:41 Mais ce qui est dingue c'est que ces gens-là, tu te dis, vont jamais nous calculer ou pas
30:44 nous répondre et nous ont envoyé des messages en nous disant pour la plupart "merci d'avoir
30:48 pensé à moi".
30:49 Donc là tu tombes de ta chaise et puis après ils se connaissent plus ou moins donc le casting
30:52 était instinctif, organique et comme je te disais on a vécu en autarcie un mois donc
30:56 on s'est aimé très vite et de plus en plus.
30:58 Donc ça se voit à l'écran et les gens qui le voient nous disent que c'est sincère
31:01 et généreux et c'est exactement comment ça s'est passé pendant le tournage.
31:04 - Le Maxime Gasteuil qui cartonnait sur scène et qui cartonne toujours, on le connaît,
31:07 mais le Maxime Gasteuil qui commence en tant qu'acteur au cinéma.
31:09 - Est-ce que je t'ai fait chialer Bruno ?
31:11 - J'ai été ému.
31:12 - Est-ce que je vous ai fait chialer Bruno ?
31:14 - Non mais comment ça s'est passé quand vous vous êtes retrouvé face caméra avec
31:19 eux etc.
31:20 Est-ce que vous avez eu le sentiment de l'imposteur quelques instants ?
31:24 - Non, j'ai lu ça plein de fois chez des acteurs, j'ai aucun sentiment de l'imposteur.
31:28 Moi j'ai une famille d'artisans, je sais ce que j'ai fait pour en être là donc je savoure
31:32 tous les jours mes journées.
31:33 Après te dire que j'étais très à l'aise en face de Zabou Bretman le premier jour,
31:37 non.
31:38 Parce que Zabou Bretman c'est une femme qui arrive et qui connaît le film par cœur,
31:41 pas son texte, le film.
31:42 Donc tu te trompes dans une réplique et tu te dis "non non non c'est pas ça, c'est
31:45 ça".
31:46 Ah tu te dis "ouais bon peut-être je vais bosser un peu plus demain".
31:47 - Parce que c'est écrit quand même le film, d'accord ?
31:51 Fais bien attention à ce que tu parles !
31:54 - Le mec l'a écrit, il le connaît pas !
31:56 Non après Bernard Farsi, ce qui était touchant c'est de voir ces acteurs avec une telle carrière
31:59 et un tel niveau d'entrée de film arriver toujours dans le doute et la création et
32:04 la remise en question.
32:05 Tu te dis ces mecs-là normalement, ces femmes-là arrivent détendus.
32:08 Et pas du tout, ils sont très pros, ils sont très rigoureux, c'est hallucinant.
32:11 - Maxime, on est ici au Salon international de l'agriculture.
32:14 Parmi les thèmes qui sont abordés ici, parmi les différents rayons et les questions d'écologie,
32:18 c'est un peu au cœur des préoccupations de tout le monde.
32:20 Et nous nous avons décidé désormais de faire de la radio écologique, c'est-à-dire
32:23 qu'on pratique le recyclage.
32:25 Je me suis toujours dit que c'est quand même très très con que des gens viennent
32:27 à des émissions de télé qui répondent à la question de l'animateur et cette question
32:31 est jetée un jour et on ne l'utilise plus jamais.
32:33 Donc nous, on les récupère dans les poubelles et on les pose à d'autres invités.
32:36 - C'est des questions qui ont déjà été posées ?
32:38 - Oui, voilà, mais là vous allez répondre comme si c'était pour vous.
32:40 Par exemple, j'ai récupéré une question de Léa Salamé.
32:42 Elle avait posé sur France Inter cette question à Catherine Ringer.
32:45 Là, elle vous la pose à vous.
32:46 - On va parler de poèmes.
32:49 La poétesse Alice Mendelssohn écrit "il ne faut jamais bâcler de vivants".
32:54 Vous vous reconnaissez dans cette phrase ?
32:56 - Tu me fais ça ?
32:57 - Vous vous reconnaissez dans cette phrase, Maxime ?
32:59 - Pourquoi tu me fais ça ?
33:00 Je ne connais même pas un poème de La Fontaine, frérot.
33:03 T'es en jeu.
33:04 Je suis bâclé de vivants.
33:05 - Non, mais il ne faut jamais bâcler de vivants.
33:07 C'est un truc que vous pourriez vous dire au quotidien.
33:09 - Non, après, si on le retransmet dans mon langage, ça veut dire qu'il faut éviter
33:12 de perdre du temps et de faire de belles choses dans la vie.
33:15 Je pense que oui.
33:16 Après, il y a des gens, ils n'ont pas le choix, malheureusement.
33:17 Et moi, il y a des moments de ma vie où je n'ai pas eu le choix.
33:20 Et là, j'essaye de faire en sorte que toutes mes minutes et mes jours soient des belles minutes.
33:25 Là, je suis au bon dimanche chaud.
33:26 Je ne vous cache pas que je passe un bon moment.
33:27 - Question que Thierry Radisson avait posée à Vincent Cassel.
33:30 Bon, il vous la pose à vous.
33:31 Écoutez.
33:32 - Vous avez l'air radieux.
33:33 C'est l'amour qui vous rend comme ça ?
33:34 - Tu le penses vraiment ?
33:37 - Ben oui.
33:38 - C'est l'amour.
33:40 Et je suis heureux dans ma vie privée.
33:43 J'ai une petite fille fabuleuse.
33:44 Je suis super gâté.
33:46 Je m'éclate dans mon travail.
33:47 Après, là, je suis quand même très cerné.
33:49 J'ai des bananes sous les yeux.
33:50 - Une question de Nagui.
33:52 Nagui qui avait posé la question à Lou Doyon.
33:54 Il vous la pose à vous.
33:55 Retournons dans la cuisine.
33:57 Trois plats, tu vas me dire lesquels tu préfères.
33:59 Entre un rose bif, pommes de terre sautées.
34:01 Un velouté de petit rond.
34:03 Ou des têtes de poisson.
34:05 - Il a changé d'auteur, Nagui.
34:08 - Mais en fait, il y en a, à part le premier, tous les autres, c'est immonde.
34:12 Moi, je vais prendre rose bif.
34:14 - D'ailleurs, il y a un rapport à la bouffe compliquée dans le film.
34:17 Quand tu te retrouves dans ton fameux stage pendant 14 jours,
34:20 où ça mange de la graine.
34:21 - Du chili sin carne.
34:23 - Pour faire un peu spoil.
34:24 - Question de Anne-Elisabeth Lemoyne.
34:28 C'était pour Didier Benhurault.
34:30 Pourquoi vous aimez à ce point les imbéciles ?
34:32 - Moi, je les adore vraiment.
34:35 Je les aime à ce point parce qu'ils sont touchants, ils sont flamboyants, les imbéciles.
34:38 Et dans ce film, je suis un imbécile vraiment flamboyant.
34:41 Non, en plus, c'est de la matière pour nous.
34:44 Mais j'adore aussi les fous.
34:45 Moi, je ne traîne qu'avec des barges.
34:47 J'espère un jour, vous inviterez Ragnard Le Breton, alias Mathias Kuviger,
34:51 qui est en train de faire une carrière d'acteur superbe.
34:54 C'est un barge et je fréquente ce mec depuis 5 ans.
34:57 Et j'aime les barges, en fait.
34:58 Mais toi, tu es barge aussi.
34:59 - Un peu.
35:00 - Je t'aime bien.
35:01 On ne se fréquente pas dans le privé, mais ça ne va pas tarder.
35:03 Mais tu es un vrai barge.
35:04 Il est bargeau, ce mec.
35:05 Et ton acolyte est bargeau aussi, je te le dis.
35:07 - Ragnard, pour le coup, joue le rôle d'un policier municipal.
35:10 Il a un petit rôle, mais qui est extraordinaire, où le gars se croit à Los Angeles.
35:14 Et il veut taser tout ce qui bouge.
35:16 Il y a une scène extrêmement drôle où il y a un des gars qui fait partie de ce stage,
35:20 qui a des boutons un peu.
35:21 - Nader Boussandel.
35:22 - Nader qui a une irruption cutanée.
35:24 Nader que vous avez vu notamment aux côtés de Manu Payet et Géraldine Nackage dans New York, etc.
35:29 Qui a deux doigts de se faire taser.
35:31 Et c'est vrai que Ragnard, c'est une personnalité.
35:33 - En plus, franchement, je ne peux pas dire que je connais tout le cinéma français,
35:36 mais ce physique-là, il est rare en France.
35:38 On n'en a pas des mecs qui font 2m10 comme ça, avec des pectoraux en format A4.
35:42 - Oui, et puis sans savoir s'il est premier dog ou pas.
35:44 - Oui, c'est ça.
35:45 Et je l'ai vu dans "Un stupéfiant de Noël" de Arthur Sanigou, là, sur Amazon.
35:49 Il joue bien aussi.
35:50 Le mec touchant, il joue un papa dans ce film-là.
35:52 Donc, il a une multi-cartes. C'est plutôt cool.
35:54 - C'est Maxime Gasteuil qui fait son bon dimanche chaud sur RTL.
35:57 On parle du film "14 jours pour aller mieux".
35:59 Et pour aller bien, déjà dès mercredi, allez voir le film.
36:02 Il sortira dans toutes les salles de cinéma.
36:04 On va se retrouver dans quelques instants.
36:05 On a prévu une interview contraire.
36:07 Et vous allez voir, c'est un rapport avec le film.
36:09 A tout de suite sur RTL.
36:10 - Pour trouver l'émission de Radio Parfait, on a fait appel à 37 experts venus du monde entier.
36:19 Ils ont travaillé pendant 11 mois pour atteindre la quintessence de l'excellence.
36:24 Ensuite, on a tout jeté à la poubelle.
36:26 Et on a mis le bon dimanche chaud à la place.
36:29 Bruno Guillon sur RTL.
36:31 - Maxime Gasteuil fait son bon dimanche chaud sur RTL.
36:35 "14 jours pour aller mieux". Le film sort ce mercredi.
36:38 On a adoré le film. Dans les avant-premières, ça cartonne.
36:41 C'est Maxime Gasteuil qui tient le premier rôle.
36:43 Ça met une petite pression sur les épaules ou pas ?
36:45 - Oui, parce que tu te dis que c'est qui tout ouvre.
36:49 Non, mais on est heureux. Après, on a fait le film dont on rêvait.
36:52 Il ira où il ira.
36:53 Mais si le sentiment d'avant-première qui nous traverse en ce moment
36:57 et la même chose à la sortie, ça va être assez beau.
36:59 Parce que je crois beaucoup aux bouche à oreille.
37:01 Moi, j'ai bâti ma carrière là-dessus.
37:03 Je crois à la qualité et à la valeur des choses.
37:05 Donc les gens qui vont le voir, je pense qu'ils peuvent que passer un bon moment.
37:09 - Les bouche à oreille, vous allez voir des fois les commentaires sur les réseaux sociaux,
37:12 genre sur Insta.
37:13 - J'ai commencé à le faire quand j'ai débuté ma carrière.
37:15 Mais ça peut te rendre vraiment méchant et malheureux.
37:18 Donc j'ai arrêté. Vite.
37:20 - À la fin du film, il y a Serge qui est un des personnages qui dit...
37:24 - David Salle.
37:25 - Qui dit ses quatre vérités.
37:26 Et donc, pour vous couvrir devant votre future femme,
37:29 vous lui dites "attention, tu fais pas gaffe",
37:30 tout ce qu'il dit, en fait, il pense le contraire.
37:33 Pour essayer de vous couvrir.
37:34 On va faire la même chose.
37:35 Je vais vous poser des questions
37:37 et vous allez me répondre le contraire de ce que vous pensez.
37:39 - Bruno, c'est une émission très quali.
37:41 C'est au-dessus du lot, je vous le dis tout de suite.
37:43 - Déjà, on a vu le film.
37:45 - C'est pas beau.
37:47 - Bonjour, on reçoit Maxime Gasset pour 14 jours pour aller mieux.
37:49 Le film, on l'a pas vu.
37:51 Mais on est très heureux d'être avec vous.
37:52 - En général, ils le disent pas.
37:54 - Tu le vois quand tu commences à leur en parler.
37:56 - Evidemment.
37:57 Maxime, qu'est-ce que vous vous êtes dit
37:59 quand vous avez lu le scénario définitif ?
38:02 - Je me suis dit "on va bien rigoler".
38:04 - Attention, je rappelle que vous êtes obligé de répondre le contraire.
38:06 - Je sais, mais je veux te faire rigoler.
38:08 On a fait une belle merde, en gros.
38:10 - L'entente avec les autres acteurs, c'était comment sur le tournage ?
38:14 - C'était un plaisir, franchement.
38:16 On a passé un moment assez éclaté.
38:18 Et surtout avec Zabou Bretman, que j'embrasse.
38:20 Zabou, franchement, je t'aime énormément.
38:22 Et j'ai envie de passer des vacances avec toi.
38:24 - Je rappelle que c'est l'interview contraire.
38:26 - Bâtard, il me le rappelle bien pour les gens, au cas où.
38:29 - Est-ce que vous pensez que le film va bien être accueilli par le public, Maxime ?
38:33 - Franchement, ouais. Ils vont kiffer.
38:36 Et je sais que ça va se passer comme pour les ch'tis.
38:38 Ils vont y aller 2-3 fois d'affilée.
38:40 Et franchement, je pense qu'on va faire un joli record avec ce film.
38:43 - Vous jouez aux côtés de Romain Lancry, qui est un super acteur.
38:45 Je crois que vous êtes amis dans la vraie vie.
38:47 - Nickel, ouais.
38:49 Amis, voilà, j'ai son portable et tout.
38:52 Je connais sa famille. Amis, amis. Un bon ami.
38:55 Un bel ami.
38:56 - Je sais que c'est un peu délicat comme question,
38:58 mais vous êtes satisfait de la rémunération que vous avez reçue pour votre rôle ?
39:02 - Euh...
39:04 Franchement, je te dis la vérité, Yannick, de vanne.
39:06 Je n'ai pas été payé pour ce putain de film.
39:08 - Là, on était vraiment sur...
39:10 - Non mais là, c'est vraiment premier degré.
39:12 Je vais te dire la vérité.
39:13 L'équipe de 3, Edouard, moi et Ben,
39:15 nous avons fait énormément de concessions pour le montage du film.
39:18 Et je ne vais pas faire le mec balaboine.
39:20 On ne travaille pas pour l'argent.
39:22 On adore gagner de l'argent.
39:23 On ne travaille pas pour gagner de l'argent.
39:25 Et on a fait beaucoup de concessions pour que le film puisse être monté.
39:29 Voilà.
39:31 Putain, elle est bien large, ta liasse.
39:33 Non mais là, tu as mis ton doigt sur ton truc,
39:35 mais tu as quelque chose de lourd dans ton...
39:37 - Non, non, il y a les papiers de carte bleue.
39:38 - Et ça te gêne si je prends une mandarine avec les 20 balles ?
39:40 - Non, je viens de lui donner 20 balles, c'est pour ça.
39:42 C'est Maxime Gasteuil qui fait son bon dimanche show sur RTL.
39:45 On se retrouve dans quelques instants, à tout de suite.
39:47 - Avant, le dimanche après-midi, j'étais triste.
39:56 J'avais pas d'amis.
39:58 Aujourd'hui, j'ai toujours pas d'amis, mais au moins je m'amarre.
40:02 Le bon dimanche show, Bruno Guillon sur RTL.
40:05 - Maxime Gasteuil qui fait son bon dimanche show sur RTL.
40:08 Ce mercredi sort le film "14 jours pour aller mieux".
40:11 On a beaucoup ri en voyant le film.
40:14 C'est vrai que Maxime également cartonne sur scène et nous fait vachement marrer.
40:17 Alors qu'au départ, vous l'avez dit dans une interview,
40:20 vous étiez pas du tout programmé pour faire de la comédie ou pour faire marrer.
40:24 C'est pas un truc que vous aviez au départ dans votre plan de carrière.
40:28 - Non, je voulais faire pilote de chasse, pour tout te dire.
40:31 Après, il y a eu l'école, les maths...
40:34 - Alors BTS, BTS commercial.
40:36 - Oui, c'est ça.
40:38 Je te raconte tout le cursus.
40:40 Le collège, c'était immonde.
40:42 Je regardais par la fenêtre au lieu de regarder les professeurs.
40:44 J'ai quand même mon brevet des collèges.
40:46 Ensuite, je fais une voie professionnelle.
40:48 D'ailleurs, je le dis pour tous les parents et les enfants qui nous écoutent.
40:50 N'ayez pas peur de mettre vos enfants là-dedans en se disant
40:52 "ouais, c'est un truc, ça sert à rien, voie de garage".
40:54 Pas du tout.
40:55 BEP, bac pro, c'est du génie chez vos enfants.
40:57 Ils n'ont pas envie d'aller à l'école.
40:59 BTS, que je redouble et que je fais en alternance.
41:01 Je fais commercial en alternance.
41:03 Je me dis qu'il faut vraiment que ça s'arrête.
41:05 Parce que je ne vends des parpaings.
41:07 Je suis tout seul dans des hôtels F1.
41:09 Il y a des mecs que je croise qui me disent "putain, mais c'est nickel,
41:11 t'es sans ta femme, tu peux regarder le foot, t'es baisé des putes".
41:13 J'ai dit "bah non, c'est pas ma vie en fait,
41:15 c'est pas la vie que j'ai envie de mener.
41:17 Donc Bernard, je te souhaite une belle journée,
41:19 mais moi je vais partir".
41:21 Je ne fais pas une généralité sur les commerciaux.
41:23 J'ai entendu ça une fois, ça m'a halluciné.
41:25 Après je dis à mon père "écoute, il faut que j'y aille".
41:27 On verra bien, mais il faut que j'y aille.
41:29 - Première vraie scène, c'est le Jamel Comedy Club ?
41:31 - Non, c'est le Chinchman Comedy Club à côté du Père Lachaise.
41:33 - Super ambiance, nickel, à côté du cimetière.
41:35 - Dans un pub au fond,
41:37 où les gens te dînent "tu fais 5 minutes".
41:39 Il y avait tout à l'époque quand j'ai commencé.
41:41 Les plateaux, c'était des chanteurs, des propositions artistiques,
41:43 des humoristes.
41:45 Et t'as 5 minutes pour faire tes preuves.
41:47 Je suis en costard, j'ai l'impression que je suis Gad Elmaleh.
41:49 J'ai une bouteille de vin à la main,
41:51 un accessoire, je suis mon Patrick Sébastien.
41:53 Mais les gens rient, et du coup je me dis "putain, j'ai passé un bon moment".
41:55 Et puis voilà, me voilà avec toi aujourd'hui.
41:57 - Comme quoi, c'est fou.
41:59 C'est un accomplissement de vie, quelque part.
42:01 - Oui, et puis je pense qu'il ne faut pas avoir peur.
42:03 Douter, c'est bien, c'est important.
42:05 Et puis si vous avez envie de faire des trucs, faites-les.
42:07 En plus, on a la chance d'avoir un pays
42:09 où on peut faire ce dont on a envie.
42:11 Donc faites-le.
42:13 - Ce souvenir d'où on vient pour savoir où on va.
42:15 - Oui, et puis si vous n'y arrivez pas,
42:17 c'est pas grave, la vie elle est belle,
42:19 il y a plein de trucs à faire.
42:21 - C'est un mage. Et ça lui a bien servi son petit stage.
42:23 - Oui, mais vraiment, je suis de mieux en mieux.
42:25 J'ai envie de te dire "je t'aime Bruno".
42:27 - Mais dites-le, n'hésitez pas.
42:29 - Est-ce que je peux me faire salarié chez RTL s'il vous plaît ?
42:31 Si les patrons m'entendent,
42:33 moi je veux bien bosser avec le Bon Dimanche Show.
42:35 Franchement, j'ai la plage horaire,
42:37 je vous jure, j'ai pas des trucs de fous la semaine.
42:39 - Maxime Gasteu est avec nous,
42:41 on va se retrouver dans quelques instants.
42:43 Alors ça tombe bien qu'on soit au Salon de l'Agriculture,
42:45 parce qu'on a prévu une interview animaux.
42:47 *Générique*
42:55 *Générique*
42:57 RTL, 14h15h30, le Bon Dimanche Show, avec Bruno Guion.
43:03 *Générique*
43:05 - Et avec Maxime Gasteu qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL,
43:09 14 jours pour aller mieux, le film sort ce mercredi.
43:12 Il y a le film au cinéma, il y a la vie de Daron,
43:15 il y a la scène, il y a l'écriture.
43:17 Ça va maintenant, vous arrivez à gérer ?
43:20 - Ouais, je suis sorti de tout ça,
43:22 mais après je pense que c'est des phases normales.
43:24 Edouard m'avait prévenu, qui est beaucoup plus âgé que moi,
43:26 il m'a dit là, le moment où on rodait le spectacle,
43:28 je venais d'avoir un enfant et on était à l'horaire de tourner le film,
43:33 il m'a dit "il va se passer quelque chose".
43:36 Et à un moment donné, ça va être "Rocambolesque".
43:38 Deux fois "Rocambolesque".
43:40 Putain, je sais pas pourquoi, je suis avec toi "Rocambolesque".
43:42 Jamais j'ai sorti ce mot.
43:44 J'ai envie d'être de belles factures ce matin,
43:47 donc je te sors des mots soutenus.
43:49 Non mais oui, et puis voilà, c'est pas très très grave,
43:53 c'est plutôt beau, j'ai essayé de mener à bien tout,
43:56 et j'ai une fille magnifique, et un film superbe,
43:59 et un spectacle de rêve, donc je suis plutôt gâté.
44:01 - Dans le film, vous faites une sortie à la ferme,
44:04 et on vous demande de choisir un animal qui vous correspond le plus.
44:06 D'ailleurs, vous vous faites mordre par un mouton,
44:10 truc improbable.
44:12 On est au salon de l'agriculture, ça tombe bien,
44:14 et là je peux vous dire que vous allez voir qu'on a des auteurs qui viennent des Etats-Unis.
44:16 On vous a prévu l'interview animaux.
44:20 Cher Maxime Gasteuil,
44:24 est-ce que vous êtes plutôt du genre têtu comme une mule,
44:27 ou doux comme un agneau ?
44:29 - Je suis un peu têtu comme une mule.
44:31 - C'est vrai qu'au taf, quand on vous dit "ah bah tiens, il faudrait faire ça"...
44:34 - Ouais, mais j'ai fait ce métier pour justement qu'on me dise pas tous les matins
44:37 "il faudrait que tu fasses ça à telle heure".
44:39 Parce que si vraiment j'avais passé ma vie à entendre ça,
44:41 je pense que le mec il est à la gueule dans la photocopieuse le vendredi.
44:44 - Maxime Gasteuil, qu'est-ce qui vous rend fier comme un coq en ce moment ?
44:48 Je vais tout te les faire, je préfère vous prévenir.
44:50 - Je dirais ma fille, parce que c'est le plus important de ma vie aujourd'hui.
44:54 Ma fille, vraiment.
44:56 - Maxime Gasteuil, est-ce qu'en amour vous êtes un peu canard ?
44:58 - Ouais. Ah bah je suis pas canard, je suis un poussin frérot.
45:01 Je suis un canard qui a jamais déployé ses ailes,
45:04 et les pattes elles sont même pas palmées, j'ai du vernis au cul.
45:07 - Maxime Gasteuil, est-ce que vous êtes plus rusé comme un renard,
45:10 ou malin comme un singe ?
45:12 - Oh un peu des deux. Il faut de la ruse, et non je suis assez malin,
45:16 mais je suis malin un quart d'heure par jour.
45:18 C'est ce que me disent mes équipes, j'arrive à trouver une super idée dans la journée,
45:21 mais j'ai que 10 minutes où mon cerveau il est à 100%, le reste vraiment c'est rien,
45:24 c'est une huître après.
45:25 - Maxime Gasteuil, qu'est-ce qui vous donne le cafard ?
45:28 - La solitude. Je suis beaucoup seul dans mon métier,
45:32 mais je croise le public donc ça me...
45:35 J'ai une heure et demie de mes soirées dans ma vie où c'est fou quand je travaille.
45:39 - Maxime Gasteuil, est-ce que vous vous souvenez de la dernière vacherie qu'on vous ait faite ?
45:43 - Euh... Edouard Pluvieux, ouais, qui m'a pendant le tournage fait croire...
45:49 Parce qu'il y a une scène dans le lac que tu as dû voir.
45:52 - Oui, j'ai vu le film, donc j'ai forcément vu la scène dans le lac.
45:55 - Je saute dans le lac, il est 7h du matin, le lac il est à 4°C.
45:58 Et je lui dis "mais il n'y a pas un cascadeur ?"
46:00 Il me dit "mais t'as cru que t'étais Tom Cruise ? Mais tu vas fermer ta gueule Gasteuil !
46:03 C'est ton premier film, tu vas sauter dans le lac en fait !"
46:06 Et ils m'ont fait croire, une fois que j'étais dans l'eau et que j'étais très loin pour revenir jusqu'à la berge,
46:09 que le bateau qui devait nous récupérer n'avait plus d'essence pour venir
46:12 et qu'il y avait des ragondins et des serpents.
46:14 Donc vraiment, moi je suis un mec flippé.
46:16 J'ai vécu une angoisse de 25 minutes dans ce lac jusqu'à revenir.
46:19 - Vous venez de la campagne, vous savez bien qu'à 4°C il n'y a pas de serpents dans l'eau.
46:22 - Ouais mais des ragondins, je te promets...
46:23 Tu sais ce que c'est un ragondin ?
46:24 C'est un pigre d'eau, c'est pas des dents, c'est des sabres jaunes qu'il a dans la bouche.
46:28 Il te mord la cuisse et c'est terminé, c'est Tétanos.
46:31 - Et enfin, dernière question de la série Animaliaire.
46:34 Qu'est-ce qui vous correspond le plus, Maxime Gasteuil ?
46:37 Monter sur ses grands chevaux ou monter comme un âne ?
46:40 Oui, cette question est posée sur RTL.
46:42 Cette question est posée sur RTL.
46:45 On va prendre les chevaux.
46:46 - Non, je vais dire un âne moi.
46:48 - Maxime Gasteuil fait son bon dimanche chaud sur RTL.
46:52 Vous restez avec nous, on se retrouve dans quelques instants après, tiens le dao.
46:55 - Il a fermé l'interview !
46:56 - On va dire un âne.
46:58 Aujourd'hui, le bon dimanche chaud reçoit le meilleur invité qu'il n'ait jamais eu.
47:05 C'est complètement faux.
47:09 On repassera ce jingle la semaine prochaine.
47:11 - Bande de bâtards.
47:12 Bruno Guillon sur RTL jusqu'à 15h30.
47:15 - Franchement, ça m'a touché au début.
47:16 - Ça fait plaisir quand même.
47:17 - J'étais hyper touché au début, j'ai dit il a fait un truc spécial pour moi parce qu'on a un peu une complicité.
47:22 Ah putain, franchement vous niquez là.
47:24 - Maxime Gasteuil fait son bon dimanche chaud sur RTL.
47:27 - C'est qui le prochain d'ailleurs ?
47:29 - C'est Patrick Bouret le dimanche prochain.
47:30 - Ah putain, on voulait embrasser, je ne le connais pas mais je kiffe ce mec.
47:32 - Il n'y a pas de souci, je passerai le message.
47:34 14 jours pour aller mieux, le film sort ce mercredi.
47:36 On le disait Maxime, le film parle d'une expérience de stage, de développement personnel que vous avez vécu vous-même.
47:44 D'ailleurs, vous l'aviez transformé en sketch dans un de vos spectacles.
47:48 Est-ce que ça veut dire qu'on peut imaginer un autre de vos sketchs qui se transforment en long métrage ou qui se transforment en film ?
47:54 - Pour le premier spectacle qui s'appelle "Maxime Gasteuil arrive en ville", on avait l'adaptation au cinéma de ce provincial qui arrivait à Paris avec tous ses codes et qui prenait dans la gueule.
48:02 Malheureusement, c'était une idée de 2018-19.
48:05 Est-ce qu'on le fera ? Je ne sais pas.
48:06 En tout cas, maintenant j'ai vieilli, donc je ne sais pas si je vais pouvoir jouer le rôle encore.
48:09 Tout ce qu'on vit, c'est une adaptation de...
48:13 Tout ce qu'on crée, c'est des adaptations de ce qu'on vit avec Edouard et Ben.
48:16 Donc c'est assez touchant.
48:18 Premier spectacle, c'était ce que je vivais en tant que provincial.
48:20 Le deuxième, je parle de mon papa et de tous les parents du monde d'ailleurs.
48:24 Ce film, c'est une expérience vécue.
48:26 On en a un autre aussi qui s'appelle "Y a pas de réseau" qu'on tourne juin-juillet.
48:30 C'est un peu du vécu avec les nouvelles technologies et les enfants qui arrivent à se servir d'un téléphone beaucoup mieux que les parents et qui peuvent peut-être même s'en sortir grâce aux tutos et aux applis Insta.
48:40 Donc voilà, c'est assez...
48:41 - Alors il y a un truc justement, vous venez de mettre le doigt dessus, qui est différent entre la vraie vie et le film.
48:45 Dans le film, vous assumez mal vos parents qui, je vous le rappelle, sont incarnés par Michel Bougna et Chantal Lobby.
48:50 Alors que pour le coup, dans la vraie vie, vos parents vous en parlez souvent, notamment votre papa.
48:53 - Thierry ?
48:54 - Oui, souvent dans vos sketchs.
48:56 - Non, mon père c'est un peu mon héros.
48:58 Mais je pense comme tous les enfants du monde, mes parents sont mes héros.
49:02 Ma mère, elle est plus timide, plus réservée.
49:05 Donc je ne la mets pas en avant et puis elle n'a aucune envie.
49:07 Mais mon père, lui, là, il est dans Saint-Emilion depuis que je fais ce métier.
49:10 Vitre ouverte, hiver comme été et ça sort les mains.
49:12 C'est Barack Obama dans Saint-Emilion, mon père.
49:14 - Le film s'appelle "14 jours pour aller mieux".
49:17 Tout est dans le titre.
49:18 On va vous faire l'interview jour.
49:20 Maxime, combien de jours pour vous remettre d'une grosse, grosse fête ?
49:24 - Oh putain, là, en ce moment, je peux dire 48-72 heures.
49:28 - C'est ça.
49:29 Combien de jours pour tomber amoureux ?
49:31 - Moi, ça m'a pris 5 minutes.
49:35 Même pas, je dirais en secondes.
49:37 La femme à qui je partage ma vie, qui est fabuleuse, j'allais rentrer dans un bar.
49:41 J'étais au comptoir et on est ensemble depuis 7 ans.
49:44 - En un regard ?
49:45 - Ouais.
49:46 Je l'ai vu, j'ai dit "Waouh".
49:47 Allez, on arrête là.
49:49 Allez, frappe à la main s'il vous plaît.
49:51 Merci, bonsoir.
49:52 - C'était avant le début de la soirée alors ?
49:54 Parce que quand on ressort en gérant.
49:57 - Non, non, j'avais de la badoit juste dans la cuirasse.
50:00 - Je suis marié depuis 12 ans et t'as pas non stop.
50:02 - T'as sans rien à foutre.
50:06 - Combien de jours pour que Paris vous manque ?
50:12 - Là, c'est de pire en pire.
50:14 Parce que je suis trop bien.
50:15 Je suis un provincial, je le revendique et j'y vis.
50:17 Mais Paris restera Paris et Paris me manque.
50:20 Donc j'ai la chance avec mon métier de venir.
50:22 Mais ouais, je pense qu'une semaine.
50:24 Au bout d'une semaine, j'ai envie d'y retourner un ou deux jours.
50:27 - Combien de jours pour se décider et créer un nouveau spectacle ?
50:30 - Ça, c'est plus des années, je dirais.
50:33 Des mois, je dirais 60-90 jours.
50:36 - Combien de jours pour sortir cette putain de poubelle qui déborde depuis deux jours ?
50:40 Merde !
50:41 - Ça, c'est ma femme qui le fait.
50:42 Je suis vraiment le fainé en dernier.
50:44 Je peux mettre jusqu'au dernier yaourt.
50:46 C'est même plus une poubelle, c'est un monticule de déchets.
50:48 Jusqu'à ce que je puisse encore la fermer, je la laisse.
50:50 Une fois qu'elle déborde, je me dis peut-être qu'il faut faire quelque chose.
50:52 - Comment ça s'appelle ce jeu où on appile des petits morceaux de bois ?
50:56 - Ah oui, le truc avec les fesses.
50:59 - Un John Gar, oui, c'est ça.
51:00 C'est celui qui fait tomber de la poubelle.
51:02 - Oui, c'est ça.
51:03 Quand le yaourt s'y tombe, c'est celui qui l'amène.
51:05 - Allez, Maxime Gasteuil est avec nous pendant encore quelques minutes.
51:07 C'est le Bon Dimanche Show sur RTL.
51:09 À tout de suite.
51:10 - Le Bon Dimanche Show, c'est l'émission préférée de Céline Dion.
51:17 - Bonjour, c'est Céline Dion et j'écoute le Bon Dimanche Show.
51:21 - Exactement ce que je disais.
51:23 Bruno Guillon, jusqu'à 15h30 sur RTL.
51:26 - 14 jours pour aller mieux.
51:27 Le film sort mercredi et vous allez voir en une heure et demie,
51:30 vous irez beaucoup mieux en sortant de la salle.
51:31 On passe un très bon moment.
51:32 C'est Maxime Gasteuil qui est avec nous aujourd'hui.
51:35 Alors dans le film, on parle de ce stage qui est censé vous permettre
51:40 de rentrer dans une forme de plénitude, de zénitude.
51:43 - Oui, d'acceptation.
51:45 - C'est ça.
51:46 - C'est des mots que j'ai jamais utilisés dans ma vie.
51:47 - De vous et de l'autre.
51:48 - Oui.
51:49 - Et donc pendant l'atelier, dans la salle du cercle,
51:51 les gens qui vous accompagnent à ce stage sont invités à décrire
51:53 avec un seul mot les autres personnes présentes autour d'eux.
51:56 D'ailleurs, ce qui est une scène extrêmement drôle,
51:57 puisqu'on vous demande de l'écrire sur un papier.
51:59 Vous, vous y allez cache et vous vous rendez compte qu'en fait...
52:00 - C'est ça.
52:01 - ...tous les autres ont des mots plutôt sympas.
52:03 - Oui.
52:04 - Et vous, vous vous restez à l'oppris.
52:05 - Et moi, je les détruis.
52:06 - Eh bien justement, on va faire la même chose avec des gens
52:09 que vous connaissez personnellement ou pas.
52:12 - OK.
52:13 - OK ? Je vais vous donner des noms et en un mot,
52:16 vous me donnez votre ressenti sur eux.
52:18 - D'accord.
52:19 - OK ?
52:20 - OK.
52:21 - On commence avec quelqu'un pour qui vous avez fait vos premières parties
52:23 au début.
52:24 - Oui.
52:25 - Gad Elmaleh.
52:26 - Fabuleux.
52:27 Quelqu'un de...
52:28 Oui, fabuleux, je dirais.
52:29 Fabuleux.
52:30 Allez, j'ai un mot.
52:31 - Djamal Debbouze.
52:32 - Je dirais...
52:33 Comment je fais ? Tuteur.
52:34 - OK.
52:35 - Parce qu'il m'a donné de bonnes indications sur ce métier.
52:36 - Ragnard Le Breton.
52:37 - C'est mon frère.
52:38 - Zabou Bretman.
52:39 - Ma sœur.
52:40 - Chantal Lobby.
52:41 - Ma sœur aussi.
52:42 - Ma mère.
52:43 - Une grosse famille.
52:44 Non, Chantal Lobby, c'est rêve.
52:45 Je vais mettre le mot rêve parce qu'on en parlait tous les deux.
52:46 Tu la connais très bien.
52:47 Et d'avoir Chantal Lobby, enfin un mythe du cinéma français,
52:48 c'est un rêve.
52:49 - C'est un rêve.
52:50 - Une grosse famille.
53:11 - C'est un rêve.
53:32 - C'est un rêve.
54:00 - C'est un rêve.
54:15 - C'est un rêve.
54:28 - C'est un rêve.
54:38 - C'est un rêve.
54:48 - C'est un rêve.
55:08 - C'est un rêve.
55:28 - C'est un rêve.
55:48 - C'est un rêve.
56:08 - C'est un rêve.
56:28 - C'est un rêve.
56:48 - C'est un rêve.
57:08 - C'est un rêve.
57:28 - C'est un rêve.
57:48 - C'est un rêve.
58:08 Mon frédo, mon poivre, mon sion de roi !
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