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  • il y a 14 heures
A l'heure où les politiques s'écharpent sur le travail le 1er mai, il livre ses réflexions sur l'état du pays dans un ouvrage au titre provocateur : "La France est-elle un pays communiste ?". L'écrivain et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 01 mai 2026.

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News
Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est 7h42, il vient de publier son petit livre rouge à lui avec, on le reconnaît bien là, un
00:07titre provocateur.
00:08La France est-elle un pays communiste ? Publié chez Plon.
00:11François-Olivier Gisbert est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, François-Olivier.
00:14Bonjour Thomas Soto.
00:15Ça vous va, vous de travailler à 1er mai ?
00:16Ah bah oui, j'ai toujours travaillé 1er mai, vous êtes journaliste moi aussi.
00:21Le 24 décembre, le 1er janvier, on est tous les jours au travail.
00:26Parce qu'en fait, quand on est journaliste, je dis toujours, on est tous les jours en vacances.
00:30Vous aimeriez pouvoir faire vos courses, vous, un 1er mai, dans tous les magasins ?
00:33Ou vous dites, c'est bien comme ça ? C'est un psychodrame le 1er mai ?
00:36Non, non, c'est un psychodrame stupide.
00:37Je trouve que c'est très bien qu'il y ait des tas de choses qui soient fermées le 1er
00:41mai,
00:41parce que c'est la fête du travail, on est d'accord là-dessus.
00:43Mais enfin, franchement, s'acharner comme on le fait là sur les pauvres boulangers,
00:47et puis il faudrait qu'ils vivent aussi, et puis les fleuristes.
00:49Enfin, on a besoin de ces gens-là, bien sûr.
00:51Bon, allons-nous.
00:52Ils ont besoin de vivre, de travailler le 1er mai.
00:54La France est-elle un pays communiste ? Un pays communiste, pourquoi ?
00:58Alors d'abord, attention, moi, je crois en la France.
01:02Je suis un patriote, je crois que rien n'est foutu.
01:05Je déteste le discours ambiant.
01:07Vous n'êtes pas décliniste ?
01:08Non, non, je ne suis pas décliniste.
01:09Je pense simplement qu'on file un très mauvais coton,
01:11qu'on est sur une mauvaise pente.
01:13Et c'est vrai qu'on sent très bien une espèce de...
01:16Regardez, on les chiffre déjà, tout simplement.
01:19Il y a beaucoup de gens qui vous expliquent, par exemple,
01:20là, vous parliez des soignants, des...
01:23Bon, tout du discours qu'on entend sans arrêt
01:27sur les services publics, qui foirent ?
01:30Parce que, à cause du libéralisme, enfin, c'est ridicule.
01:33Il n'y a pas de libéralisme.
01:34Mais est-ce qu'il foire en tant que ça ?
01:35Quand on a 57% de dépenses publiques,
01:37avec 45%, plus de 45% de prélèvements obligatoires,
01:41c'est-à-dire de records mondiaux, quasiment,
01:44ce n'est pas un pays libéral.
01:46Alors, ce n'est pas un pays communiste non plus,
01:49parce que je ne suis pas en train de vous dire
01:50que le goulag n'est pas en train de s'installer en France.
01:53On est d'accord.
01:54Il y a certains qui rêvent de guillotine.
01:55Mais on n'est pas là-dedans encore.
01:57Mais il y a quand même un glissement.
02:00Et ça, c'est... Comment dire ?
02:02C'est ça qui a motivé mon envie d'écrire vite ce livre,
02:05parce qu'il y a une campagne qui commence,
02:07la campagne électrique.
02:07C'est votre contribution à la campagne présidentielle ?
02:09Je fais ça avant, oui, bien sûr.
02:11Parce que je pense que c'est le sujet, au fond.
02:13Au fond, aujourd'hui, le grand sujet, c'est de créer des richesses.
02:15C'est-à-dire pour partager.
02:17La France, elle partage.
02:18N'oubliez jamais.
02:19Enfin, il y a deux clowns qui nous ont expliqué
02:20que les inégalités ne cessaient d'augmenter.
02:23Bon, vous avez 57% de Français
02:25qui sont bénéficiaires nettes de la protection sociale,
02:27c'est-à-dire qui reçoivent plus de prestations
02:30qu'on ne leur retire d'argent.
02:31C'est la réalité.
02:32Vous avez 40% des...
02:34Après, pardon, je vous interromps,
02:35mais sur les inégalités,
02:36on parlait dans le journal de 7h30
02:37de l'étude publiée par Oxfam ce matin
02:39qui précise que la rémunération...
02:40Oxfam, c'est très orienté.
02:42Alors, attendez, il faut peut-être regarder aussi
02:43les chiffres de prêt
02:44parce que, bon, on sait très bien ce que c'est.
02:46C'est pas...
02:46Excusez-moi, c'est une ONG très politisée.
02:48Non, non, c'est très politisé.
02:50Attendez, c'est Cécile Duflo
02:51qui n'est pas n'importe qui
02:52qui s'occupe de ça.
02:54Il faut dire les choses.
02:56Mais sauf que le rapport dit quand même
02:57que la rémunération des grands patrons,
02:58des dirigeants de grandes entreprises françaises,
03:00a augmenté 3,3 fois plus vite
03:02que celle des salariés en France.
03:03Si c'est le cas, c'est pas bien.
03:04Moi, je critique ça, bien entendu.
03:06Je suis pas...
03:07Attendez, c'est pas un livre
03:08en train de vous expliquer
03:09qu'il faut tout donner au patronat.
03:11Mais la réalité,
03:12aujourd'hui, par exemple,
03:13quand on criminalise les bénéfices
03:15comme on le fait,
03:16regardez l'espèce de lever de bouclier
03:18contre Total Energy
03:21parce qu'il gagne de l'argent.
03:22Enfin, c'est une bonne chose.
03:23On devrait s'en féliciter.
03:24Mais après, évidemment,
03:26il va payer des...
03:27C'est une fierté française totale pour vous ?
03:28Ben oui, bien sûr.
03:29Comme, d'ailleurs,
03:30toutes les grandes entreprises mondiales.
03:31C'est une grande entreprise mondiale.
03:33On devrait s'en féliciter.
03:35Je dis pas simplement
03:36qu'il faut leur ouvrir un boulevard.
03:39Ils payent des impôts, ces gens-là.
03:41Mais ils gagnent, d'ailleurs.
03:42Ils gagnent l'argent.
03:43Faut pas oublier l'essentiel de l'argent à l'étranger.
03:45Je pense notamment aux entreprises de luxe.
03:47C'est 90%, pratiquement,
03:48des bénéfices qui viennent de l'étranger.
03:49Ils les ramènent en France.
03:50Et là, on les engueule
03:51et on veut leur prendre tout le fric.
03:54C'est stupide
03:55parce que, de toute façon,
03:56ça veut dire qu'on les chasse.
03:57Mais alors, attendez,
03:58François-Olivier Gilbert.
03:59Vous, président non-communiste de la France,
04:01imaginons,
04:02qu'est-ce que vous feriez
04:02pour les prix de l'essence, aujourd'hui ?
04:05Oh ben, ça,
04:06c'est une affaire totalement conjoncturelle.
04:09Et je veux dire,
04:09il faut aider les gens.
04:10D'accord.
04:10C'est évident,
04:11l'État, il est là pour ça.
04:12Simplement,
04:13il faut baisser les taxes.
04:14Simplement,
04:14mais évidemment.
04:15Mais simplement...
04:16Pour faire les poches de Total ?
04:17Sur ces bénéfices.
04:17Non, c'est pas les poches de Total.
04:19C'est pas le sujet.
04:19Enfin, je veux dire,
04:20Total, il doit payer ses impôts.
04:22Ça, c'est autre chose.
04:23Mais je veux dire,
04:23il faut arrêter de dire
04:24dès que quelqu'un gagne de l'argent,
04:26il faut tout lui prendre.
04:27C'est-à-dire,
04:27on criminalise les bénéfices.
04:29Or,
04:30l'économie,
04:30on le sait,
04:31quand on a fait
04:32des petites études d'économie,
04:33on sait tous
04:34que les bénéfices d'aujourd'hui
04:37sont les investissements de demain
04:40qui seront les emplois d'après-demain.
04:42Ça dépend.
04:42Ça dépend.
04:43Mais vous savez très bien
04:44que c'est la réalité.
04:45Moi, je n'ai pas d'avis.
04:46Je dis simplement
04:47que ça dépend.
04:48Il y a une partie
04:49qui est dans les investissements
04:50et ça, c'est très très bien.
04:51Et puis, il y a une partie
04:51dans les dividendes,
04:52ce qui est légitime
04:53d'avoir un dividende
04:53dans les actions d'entreprise.
04:55Mais parfois,
04:55on se dit que la proportion,
04:57c'est mal réglé,
04:58qu'il y a un peu trop de dividendes
04:59et passé d'investissements.
05:00Oui, mais ça,
05:00c'était la fiscalité de revoir.
05:02Mais franchement,
05:02la fiscalité en France,
05:03elle est très lourde.
05:04Nous sommes les champions.
05:06Madame, attendez, regardez,
05:0745% de prélèvements obligatoires,
05:08les impôts, les taxes, etc.
05:10On le sait très bien.
05:11Et ça touche, y compris.
05:12Attendez,
05:13il y a 40% de Français
05:14qui ne payent pas d'impôts,
05:15mais il y en a beaucoup
05:15qui payent des taxes
05:17parce que justement,
05:18les taxes sur l'essence, etc.,
05:19c'est un vrai sujet.
05:21Mais comme l'État
05:22n'a pas d'argent,
05:23comme on a jeté l'argent
05:25par les fenêtres,
05:26comme on a emprunté
05:28pour payer la protection sociale
05:31l'État-providence...
05:32Dernier budget à l'équilibre
05:33en France, 1974.
05:35Mais oui, c'est le général de Gaulle.
05:36Et vous savez ce qui se passait
05:37du temps du général de Gaulle ?
05:38Parce que tous les imbéciles
05:39qui vous disent
05:39il faut augmenter les dépenses
05:41parce que c'est comme ça
05:41qu'il y a de la croissance.
05:42C'est ce qu'a couru Macron
05:43depuis 2017.
05:44Vous voyez le résultat.
05:44Aujourd'hui, zéro croissance
05:46et en plus,
05:47la baisse du pouvoir d'achat,
05:49moins 0,8%.
05:49Vous étiez bien content
05:50au moment du Covid
05:51comme on l'était tous,
05:52quand tout le monde a été aidé,
05:54quand les secteurs ont été soutenus.
05:55Évidemment qu'il faut rembourser tout ça.
05:57J'ai d'ailleurs écrit à l'époque,
05:58j'étais pour le quoi qu'il en coûte.
06:01Le seul souci, si vous voulez,
06:03c'est quand vous regardez
06:03les dépenses publiques.
06:05Vous les regardez annuellement.
06:07Les dépenses publiques en Allemagne,
06:08ils ont fait le quoi qu'il en coûte aussi.
06:10L'année suivante,
06:11après le Covid,
06:13c'était retourné à la normale.
06:14Nous, on a continué.
06:15On a continué
06:16parce qu'il ne s'est pas s'arrêter.
06:18C'est vrai qu'on paye
06:19beaucoup d'impôts,
06:19beaucoup de cotisations,
06:20mais quand on doit se faire soigner,
06:21malgré toutes les difficultés,
06:23on est bien content
06:24d'avoir nos hôpitaux en France.
06:25Je n'ai jamais dit le contraire.
06:26Enfin, évidemment.
06:27C'est l'un et la conséquence de l'autre.
06:30Et puis, je suis en plus à un âge
06:32où on fréquente souvent les hôpitaux,
06:33on voit comment ça marche.
06:34Ce n'est pas ça du tout
06:35que je suis en train de vous dire.
06:36Je ne dis pas qu'il faut remettre
06:37tout ça en question.
06:39Je dis juste que l'État
06:40doit apprendre à vivre.
06:41Vous savez,
06:42vous regardez les hôpitaux.
06:43Pour l'hôpital,
06:45la France est le pays
06:46qui dépense plus.
06:48C'est extraordinaire.
06:49C'est vraiment...
06:50On est d'ailleurs champions
06:51avec les Allemands sur la santé.
06:52Mais sur l'hôpital,
06:53on dépense le plus.
06:54Or, on est moins bien le titre.
06:55Vous savez pourquoi ?
06:56Quelle est la différence ?
06:57Nous, on a des fonctionnaires.
06:58On a rajouté beaucoup de fonctionnaires.
07:00Alors, je ne fais pas la guerre
07:01aux fonctionnaires.
07:02Enfin, on en embauche,
07:03on en embauche,
07:04on en...
07:04Oui, dans le livre,
07:05qu'est-ce que vous voulez ?
07:05Vous avez les chiffres sont là.
07:06C'est-à-dire, on en embauche sans arrêt.
07:08Mais c'est quand même...
07:09Ce n'est pas la solution.
07:11Vous savez,
07:12c'est une vieille histoire française.
07:14Donc, je ne suis pas en train
07:15de la découvrir.
07:16Déjà, Georges Clemenceau disait
07:17que la France est un pays
07:18très fertile.
07:20On plante des fonctionnaires,
07:21ils poussent des impôts.
07:22L'histoire, elle continue.
07:23Vous citez aussi Gorbatchev.
07:24La France est le seul pays
07:25où le communisme a réussi,
07:26disait Gorbatchev.
07:28Bon, en tout cas,
07:28contrairement à l'URSS,
07:29on n'aura pas de candidat unique
07:30pour la prochaine présidentielle.
07:32Vous allez voter pour qui,
07:32vous, l'an prochain ?
07:34Oh, ça, je ne sais pas encore.
07:35C'est vrai ?
07:35Vous savez, un an avant,
07:36c'est très difficile.
07:37Mais là, on prend des hypothèses.
07:38Un an avant, en général,
07:38le favori, il est toujours...
07:40On prend des hypothèses.
07:41Entre Jean-Luc Mélenchon
07:41et Marine Le Pen,
07:42vous votez pour qui ?
07:43Oh, mais moi,
07:44je ne donne jamais mes votes avant.
07:45Je le dis après.
07:46Ah non, j'ai toujours fait ça.
07:47C'est vrai ?
07:47Oui, je le dis après
07:48parce que je ne sais pas
07:49au dernier moment,
07:49on verra bien.
07:50Mais franchement, là,
07:52je vous le dirai dans un an,
07:53si vous voulez.
07:54Bon, bien sûr.
07:55Et entre Jordan Bardella
07:55et Marine Le Pen,
07:56quelle différence ?
07:57Quelle différence ?
07:58Qui vous choisissez
07:58entre les deux ?
07:59On voit bien qu'ils ne sont
08:01pas tout à fait
08:01sur la même ligne.
08:02Économiquement ?
08:03Ça, c'est la politique, bien sûr.
08:04Elle est de gauche,
08:05économiquement ?
08:05Elle est socialiste,
08:06comme certains d'entre eux ?
08:07Oui, bien sûr.
08:08Oui, il y a un petit côté
08:09elle est fille, un peu,
08:10si on veut.
08:10Elle est fille ?
08:11Non, mais pas...
08:13Elle a bien compris
08:14que ça ne marchera pas.
08:15Si vous voulez,
08:15le gros problème aujourd'hui,
08:17c'est que vous avez une gauche
08:17qui est quand même entendue
08:18et qui va se développer un peu.
08:20Et quand son projet,
08:22c'est uniquement
08:23on va supprimer,
08:25enfin, on va faire
08:26la semaine de 4 jours,
08:28les 32 heures,
08:29parce que vous regardez ça,
08:30entre LFI et le Parti Socialiste,
08:31c'est un peu ça.
08:32Et puis, on remet en question,
08:33d'ailleurs, le droit au travail,
08:37c'est quand même un droit.
08:39Georges Haurès l'a exalté.
08:40Et là, on revient en arrière.
08:41Le droit à la propriété,
08:43vous avez des très belles phrases
08:44de Jean Jaurès
08:44sur le droit à la propriété.
08:46Aujourd'hui,
08:47il y a des farceurs
08:48comme Piketty
08:48qui vous disent
08:49que c'est l'ultralibéralisme
08:50qui a inventé
08:52le droit à la propriété.
08:53Mais le pauvre,
08:54il n'a pas lu
08:56la Déclaration universelle
08:57des droits de l'homme.
08:58C'est dedans,
08:58c'est en 1789.
09:00Jordan Bardella,
09:01tiens, il a dit
09:01que s'il était élu
09:02président de la République
09:02l'an prochain,
09:03il enlèvera le drapeau européen
09:04des perrons de l'Elysée
09:05et de Matignon.
09:06Il a raison ou pas ?
09:07Ça, ils feront ce qu'ils veulent.
09:10Simplement...
09:10C'est pas trop
09:10sur certains sujets quand même.
09:12Moi, je me mouille toujours.
09:13Ce que je veux dire,
09:13c'est pas...
09:14Excusez-moi de vous le dire,
09:15c'est pas une question pertinente
09:17parce que
09:17c'est normal
09:19que le drapeau européen
09:22soit à certains frontons.
09:23Et ce qu'il doit être
09:24à tous les frontons,
09:25ça, je suis pas sûr.
09:26Voilà, c'est tout.
09:27L'Elysée et Matignon,
09:28c'est pas d'abord...
09:28Vous savez,
09:29moi, je suis européen,
09:30de toute façon,
09:30je m'en cache pas,
09:31je suis très européen,
09:32mais je suis pour l'Europe des nations.
09:34On a peut-être un peu oublié,
09:36notamment ces dernières années,
09:37on a un petit peu oublié
09:38le drapeau français.
09:39Mais c'est très bien
09:39s'il y a le drapeau français
09:40avec le drapeau européen.
09:42Bon.
09:43Vous êtes drôle,
09:45provocateur,
09:45chaleureux,
09:46plein d'esprit
09:46et vous n'avez pas peur
09:47d'aller vers les...
09:48Et j'aime la France.
09:48C'est qui, aujourd'hui,
09:50François-Olivier Gisbert ?
09:51C'est un agitateur ?
09:52C'est le tonton qui met les pieds
09:53dans le plat
09:53dans les dîners de famille ?
09:54C'est qui ?
09:55Moi, j'ai toujours été comme ça,
09:56de toute façon.
09:57Moi, j'ai toujours été insolent
09:58depuis que je suis monté à Paris
09:59parce que je viens
09:59de ma petite province
10:01et je me suis rendu compte
10:02qu'on pouvait tracer sa route
10:04en disant ce qu'on pensait
10:05et c'est un peu ce que je fais.
10:07Là, la situation
10:08était un petit peu plus grave
10:09que quand je suis arrivé
10:10à monter à Paris.
10:11Je suis monté à Paris,
10:12bon, c'était 68,
10:13mais c'était une époque
10:15incroyable pour la France.
10:16N'oubliez jamais.
10:17J'ai de la nostalgie
10:18de cette époque.
10:18Donnez-moi un truc
10:19que vous aimez pour finir.
10:205-6% de croissance.
10:21Un truc que vous aimez pour finir.
10:22Un truc qui vous met en joie,
10:23aujourd'hui ?
10:24Oh, ben, plein de choses.
10:24La musique.
10:25La musique ?
10:26Oui.
10:27D'ailleurs, il y a des chanteurs
10:29qui reviennent
10:29qui sont très intéressants.
10:30Je pense, par exemple,
10:32Feu de Chatterton.
10:33Quand j'entends ça,
10:34ça, je me dis,
10:35il se passe quelque chose
10:36quand même, ça revient.
10:38Oui, voilà.
10:39Et puis, la petite Santa aussi,
10:41qui est une espèce
10:41de voix un peu éraillée
10:43à la Johnny Hallyday.
10:44J'aime bien ça aussi.
10:44Et puis, si vous regardez
10:45sur Instagram,
10:46Bob Sinclar a mis une photo
10:47de lui, tout nu,
10:48sur une plage,
10:49en train de lire votre livre,
10:50qui s'appelle
10:51La France est un pays communiste.
10:52Merci, Bob Sinclar.
10:54C'est la classe.
10:55François-Olivier Gisbert,
10:56c'est à lire chez Plon.
10:57Moi, j'ai au moins un lecteur.
10:58Voilà, tout de suite,
10:58c'est Alex Villiers.
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