- il y a 2 ans
Mettez vous d'accord avec Jacques Myard, maire de Maisons Laffitte, Ergun Toparslan, vice président et Porte parole de Territoires de Progrès, Alexis Bachelay, maire adjoint à Colombes, Ancien député PS et Sophie De Menthon, chef d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC
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00:00 Mettez-vous d'accord, Valérie Expert
00:02 Eh bien nous allons tenter de nous mettre d'accord.
00:05 Alors on a un petit peu dépassé, je dois vous le dire, que la presse jeunesse et votre enthousiasme sur les réseaux
00:09 a fait que nous avons passé beaucoup de temps avec Frédéric Lefebvre pour Pif Gadget.
00:13 Ça vous évoque, vous allez me dire si ça vous évoque quelque chose.
00:16 Aujourd'hui pour commenter l'actualité, Jacques Myard. Bonjour Jacques, je commence avec vous.
00:20 - Oui bonjour, on décolle pour la semaine prochaine.
00:22 On ne vous entend plus. Maire de maison Lafitte.
00:25 Il est au téléphone, il travaille, il est dans sa mairie.
00:27 - C'est pas lui le fondateur de Pif Gadget ? - C'est vous le fondateur de Pif Gadget, Jacques Myard ?
00:33 - Non mais quand j'ai vu mon ami Lefebvre avec Pif Gadget, je dis, il se reconvertit à chaque instant.
00:39 - Eh bien oui mais il est très heureux. - C'est bien pour un ancien ministre Pif Gadget.
00:43 - Bah oui mais il est... - Ça change pas beaucoup du coup.
00:46 - Non, c'est ce que j'allais dire. - Il a pas beaucoup de choses à dire.
00:49 Surtout qu'il porte la barbe, faut toujours se méfier des gens qui portent la barbe.
00:52 - Ah, attention, nous en avons un ici. Non, non, restez.
00:55 - De toute façon, un ministre qui devient chef d'entreprise, c'est génial.
00:58 - Jacques Myard, maire de maison Lafitte, Ergun Toparslan, vice-président et porte-parole de Territoires de Progrès.
01:05 Bonjour Alexis Bachelet, maire adjoint à Colombes, ancien député PS et Sophie de Menton,
01:09 chef d'entreprise et présidente du mouvement Éthique.
01:12 Je rappelle votre livre Jacques Myard, le brûlot de l'année qu'il faut absolument lire, n'est-ce pas ?
01:19 - Absolument. Et je tiens à vous dire qu'il a un certain succès
01:23 parce qu'on m'en redemande chaque jour. - C'est vrai ?
01:27 - On le trouve dans les bonnes librairies, non ? - Même dans les mauvaises.
01:30 - On le trouve en librairie et puis un certain nombre de gens me demandent où le trouver.
01:35 - Ça s'appelle Bye Bye Démocratie. - Bye Bye Démocratie qui est formidable, on le sait bien.
01:40 - On me dit que ça se vend sous le manteau aussi. - Ça se vend sous le manteau et que même il y a un trafic énorme.
01:47 Alors on va revenir, il ne nous reste plus beau pas beaucoup de temps avant le journal, mais je vais vous donner le menu.
01:51 On va parler des premiers jours de Gabriel Attal, hyperactivité, est-ce que c'est de la com ?
01:56 Je crois qu'il y en a qui ont des avis là-dessus. Amélie Houdera, Castera, le Amélie-Gate comme a dit notre amie Alexis Bachelet.
02:04 Elle met ses enfants dans le privé, oh là là. Macron donnera une conférence de presse ce soir,
02:13 un tournant du quinquennat et Jordane Bardella largement en tête aux européennes.
02:18 Tous ces sujets à suivre dans un tout petit instant avec vous sur Sud Radio.
02:22 - Sud Radio. - Parlons vrai. - Parlons vrai. - Sud Radio. - Parlons vrai.
02:27 - Sud Radio, il est 11h. - Parlons vrai. - Les infos, Florian Laffont, bonjour.
02:36 Bonjour à tous, la Réunion repasse en alerte rouge à cause du passage du cyclone Bélal.
02:41 L'alerte violette, le plus haut niveau de vigilance a été levé pour permettre aux secours d'intervenir.
02:47 En revanche, pas de changement pour la population qui doit rester confinée aujourd'hui.
02:51 Des vents à plus de 200 km/h frappent actuellement le territoire.
02:55 Un sans-abri a aussi été retrouvé mort à Saint-Gilles.
02:58 Emmanuel Macron réunit aujourd'hui les parlementaires de la majorité et ce en présence du nouveau gouvernement à tale,
03:04 le chef de l'État qui tiendra une conférence de presse demain soir à 20h15.
03:08 Un exercice auquel il ne s'était pas frotté depuis la crise des Gilets jaunes en 2019
03:13 et qui s'inscrit dans le cadre du rendez-vous avec la nation selon l'Élysée.
03:17 Amélio Deacastera, elle, reçoit en fin de matinée les syndicats d'enseignants.
03:21 Rendez-vous qui s'annonce tendu pour la nouvelle ministre de l'Éducation
03:24 alors que la polémique enfle autour de la scolarisation de ses enfants dans le privé.
03:29 Aux États-Unis, les primaires du parti républicain débutent aujourd'hui avec le caucus de l'Iowa.
03:34 Les républicains de cet État du Mid-Ouest sont appelés à voter pour désigner le candidat de leur parti à la présidentielle.
03:40 Donald Trump fait figure bien sûr de grands favoris,
03:43 mais la tempête de neige qui s'abat en ce moment dans cette partie du pays
03:47 pourrait porter un coup à la participation de cette primaire.
03:50 C'est un virement qui va faire du bien au portefeuille après ces fêtes de fin d'année.
03:55 9 millions de Français vont recevoir de la part du fisc aujourd'hui l'avance de réduction et crédit d'impôt.
04:01 La somme de 634 euros sera versée par personne en moyenne.
04:05 En tennis, Gaël Monfils, qualifié ce matin pour le second tour de l'Open d'Australie.
04:10 Ça passe aussi pour Hugo Imbert ou encore Adrián Manarino qui a sorti le suisse Stan Vavrinka.
04:16 Chez les filles, qualification de Varvara Gráceva, mais c'est terminé déjà pour Fiona Ferro.
04:21 Et puis les premiers relayeurs de la flamme olympique dévoilés aujourd'hui.
04:25 11 000 personnalités et anonymes sont sélectionnés.
04:28 On retrouve par exemple l'ancien footballeur Christian Carambeu, le chef étoilé Alexandre Mazia
04:33 ou encore l'athlète Laji Dokouri.
04:36 Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
04:38 Très bonne journée, à notre écoute.
04:40 Et tout de suite les pronostics hippiques de Jean-Paul Delperrier.
04:43 Bonjour cher Jean-Paul, vous êtes à Cagnes-sur-Mer aujourd'hui.
04:47 Eh oui, bonjour ma chère Valérie, bonjour à tous.
04:50 Le meeting de plat de Cagnes-sur-Mer qui démarre avec le prix Charles Gastaut,
04:54 support des paris à la carte dans la deuxième épreuve de la Réunion 1,
04:57 sur la piste en sable fibré, 16 partants sur 1600 mètres.
05:01 Avec le 4K1 qui sera ici ma favorite.
05:04 Avant le 2, le Nomade, 6 Dante, 8 Fortchester, 9 Aclum, 16 Abel Aref, 11 Everly Spring et l'As Bozio.
05:13 4, 2, 6, 8, 9, 16, 11 et As.
05:17 En Réunion 3 course 4 pour ma sélection du jour à Nantes, le 8 Calis-Cana.
05:23 Et vous rappelez que si vous m'avez suivi samedi, vous avez touché tiercé, quarté, quinté.
05:27 Et hier, tiercé ordre, quarté désordre.
05:32 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
05:37 Avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité, les premiers jours de Gabriel Attal,
05:42 la gaffe ou pas d'Amélie Oudéa Castera, a-t-elle menti ?
05:47 La conférence de presse d'Emmanuel Macron demain, Ubi et Torbi à 20h15,
05:54 sur toutes les chaînes de télévision et même sur Sud Radio.
05:57 Et puis les européennes, bref j'espère qu'on aura le temps de traiter tous ces sujets.
06:01 Avec aujourd'hui Sophie de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique.
06:05 Alexis Bachelet, maire adjoint à Colombes.
06:08 Et vous avez été député PS, Ergouttre, parcellant vice-président et porte-parole de Territoire de Progrès.
06:14 Et Jacques Myard, maire de Maison Lafitte.
06:16 Et je rappelle que vous avez publié l'excellent livre "Bye bye démocratie" paru aux éditions Robert Laffont.
06:23 Le brûlot de l'année que vous brandissez devant les caméras,
06:28 pour ceux qui nous suivent sur Facebook ou Youtube.
06:32 Alors on commence rapidement avec vos coups de cœur, vos coups de gueule.
06:37 On va commencer peut-être avec vous Sophie, on va faire assez rapide parce que je vois qu'on passe à l'actualité.
06:42 Je vais faire rapide. J'entends la colère des agriculteurs.
06:47 Ça mériterait d'ailleurs de faire long.
06:49 Parce qu'il y a partout en Europe d'ailleurs, il y a des problèmes avec nos agriculteurs.
06:54 Il y a un livre formidable que je vous conseille, c'est écrit par Xavier Coste.
07:00 Et c'est "Comment nous avons tué l'agriculture de notre pays".
07:04 Parce que ça fait des années que nous ne considérons surtout pas que ce sont des entrepreneurs.
07:11 Un agriculteur c'est un bouseux, c'est un éleveur.
07:15 Non mais ça a été, ça a évolué.
07:17 Mais on ne les considérait pas comme ils sont aujourd'hui de vrais patrons.
07:21 - La gros business ça existe. - Pardon ?
07:24 Oui mais on ne les considère pas comme tels.
07:26 La preuve c'est qu'ils sont négligés par le pays.
07:28 Je pense que les verts les laminent en ce moment.
07:33 Dès qu'il se passe quelque chose, il y a une opposition des écolos.
07:38 Et je trouve qu'il faut absolument qu'on prenne en considération, entendre cette colère qui monte.
07:44 Je vous signale qu'on n'en parle pas tellement dans les médias.
07:47 - On en parle toutes les semaines, nous ici. - Oui, nous.
07:50 - Dans tous les villages. - Régulièrement sur le terrain.
07:53 J'ai tout à fait d'accord.
07:54 - Oui mais le Seine Radio c'est exceptionnel. - Oui absolument.
07:57 Donc ils sont partout dans les villages.
08:00 Et puis ce qu'on oublie aujourd'hui c'est que c'est très très lié à l'industrie de l'agroalimentaire.
08:06 C'est très lié aux entreprises en général.
08:09 Or à force de tout vouloir légiférer et mettre des règles partout,
08:14 on est vraiment en train de perdre notre souveraineté alimentaire.
08:18 On est en train de faire des aberrations au nom du climat
08:22 qui fait qu'on va importer d'autres pays des produits que nous pourrions faire.
08:28 Je pense aux vaches, c'est absolument incroyable.
08:31 On est en train de lutter contre la viande bovine et puis évidemment les vaches dégagent du CO2.
08:37 Donc c'est n'importe quoi. On va faire venir toutes des vaches d'un côté quoi.
08:41 Et donc là aujourd'hui il y a un problème.
08:44 C'est de plus en plus compliqué.
08:47 Voir les Allemands qui sont en train aussi de réduire notre capacité à produire des aliments en Europe.
08:52 Donc partout. Ce qui va accroître notre dépendance.
08:55 Je pense que c'est un problème qui n'est pas traité à sa juste valeur.
08:58 Je fais court.
08:59 Vous avez fait court.
09:00 Vous êtes d'accord ?
09:01 Oui.
09:02 Absolument.
09:03 Ah vraiment ?
09:04 Non on va pas faire le démarrage.
09:05 Non on va pas faire le démarrage.
09:06 Et l'Asie et l'Europe dans l'Union Européenne va flinguer complètement la PAC française.
09:13 Ça fait 30 ans que tu dis ça Jacques.
09:15 Oui ça fait 30 ans qu'on la flingue.
09:17 Mais continue c'est pas grave. Ça change rien.
09:19 On arrive.
09:20 Oh les yeux Alexis.
09:21 Oui oui. Oh là là. Grand ouvert.
09:24 Alors le titre, je précise le titre du bouquin de Thierry Coste
09:28 qui est le plan secret de nos élites contre le monde rural.
09:31 Un excellent lobbyiste.
09:32 Oui c'est un très grand lobbyiste.
09:34 Prépare une liste d'ailleurs.
09:35 Alexis vous c'est un coup de gueule sur l'Ukraine.
09:38 Oui alors c'était un coup de gueule parce que je suis tombé par hasard.
09:42 J'ai vu que notre nouveau ministre des Affaires étrangères.
09:45 Non je vais pas parler des fautes d'orthographe.
09:47 Ne vous inquiétez pas.
09:48 Je vais rester sur les sujets de fond qui sont quand même importants.
09:55 C'est quand même l'action diplomatique de la France et de l'Europe par rapport au conflit ukrainien.
10:01 Alors il paraît que le déplacement avait été prévu sous Catherine Colonna.
10:04 Et que finalement c'est lui qui l'a honoré.
10:06 Mais alors quand on fait une visite quand même de ce niveau là,
10:10 c'est qu'on a quelque chose à dire.
10:12 Et alors là le moins qu'on puisse dire c'est que c'est plus qu'affligeant.
10:17 Il a fait la photo obligatoire avec le président Zelensky.
10:21 Tant mieux pour lui.
10:22 Il va mettre ça dans son album de famille.
10:24 Je pense que ça lui fera ses vieux jours.
10:25 Mais enfin, quelles annonces ont été faites ?
10:28 Qu'est-ce que la France va rengager ?
10:31 Aujourd'hui on sait qu'on est dans un moment un peu crucial de ce conflit.
10:35 Où la situation militaire est compliquée.
10:39 La Russie, visiblement, n'a pas l'intention de négocier pour l'instant.
10:44 Et les Ukrainiens, eux, ils jouent leur survie.
10:46 Donc qu'est-ce qu'on fait pour les aider ?
10:48 On aurait pu annoncer effectivement une initiative européenne.
10:52 On aurait pu annoncer...
10:53 La France avait été effectivement la première à envoyer des blindés légers.
10:56 Aujourd'hui on sait que les Ukrainiens, il manque de munitions.
11:00 Donc qu'est-ce que fait la France en particulier ?
11:02 Qui est un fabricant d'armes et qui a les moyens peut-être aussi.
11:05 Qu'est-ce qu'on peut faire ? Moi je suis désolée.
11:06 Et qu'est-ce qu'on peut faire aussi au niveau diplomatique, au niveau européen,
11:09 dans cette situation où quand même, je le rappelle,
11:12 c'est pas simplement un conflit entre la Russie et l'Ukraine.
11:15 C'est aussi les frontières orientales de l'Union Européenne qui sont menacées.
11:20 C'est vrai, mais je me demande ce qu'on peut annoncer.
11:22 On ne peut pas faire semblant.
11:23 Non mais j'ai une amie diplomate qui m'a dit...
11:25 Alors pourquoi voyager alors ?
11:26 Voilà, je vous lis ce qu'elle m'a dit.
11:27 "J'ai suivi le déplacement de ses journées à Kiev.
11:29 Ses propos sont vides de sens. Il a simplement transmis le message de Macron.
11:33 L'Ukraine reste notre priorité pour préparer son déplacement.
11:37 Franchement, est-ce que ça valait une visite ?"
11:39 La priorité, c'est de trouver une solution diplomatique et d'arrêter les conneries.
11:43 Absolument !
11:44 Bah oui, mais bon, la visite...
11:45 Arrêter les conneries !
11:46 La visite...
11:47 On sait très bien qu'il n'y a pas de solution militaire.
11:50 D'accord.
11:51 Alors Ergoun, Ergoun Toparsan...
11:52 Je veux bien que ce soit un pas en guerre, mais tu vas dans le mur !
11:55 Non !
11:56 Toi, tu capitulerais devant les Russes.
11:58 Moi, je ne suis pas d'accord.
11:59 Mais non, il n'y a pas d'autre solution.
12:00 C'est l'erreur de capituler.
12:01 On n'a jamais dit ça.
12:02 Bah si, aujourd'hui, ça revient à laisser l'Ukraine occupée.
12:05 Envoyer quelques blindés légers, ça n'a pas de sens.
12:07 Les Russes occupent 17% du territoire ukrainien.
12:10 Est-ce qu'on accepterait, nous, qu'un de nos voisins nous envahisse et occupe 17% de notre territoire national ?
12:14 Mais je n'ai jamais dit qu'il fallait accepter !
12:15 Jacques, tu laisserais 17% de ton territoire aux Italiens, aux Espagnols ou aux Allemands ?
12:19 Il ne faut pas faire semblant.
12:20 Mais il faut arrêter les conneries.
12:21 Il faut arrêter les conneries.
12:27 Il faut arrêter les conneries.
12:28 Il faut arrêter les conneries.
12:29 Il faut arrêter les conneries.
12:30 Il faut arrêter les conneries.
12:31 Il faut arrêter les conneries.
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14:00 Il faut arrêter les conneries.
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14:03 Il faut arrêter les conneries.
14:04 Il faut arrêter les conneries.
14:05 Il faut arrêter les conneries.
14:06 On ne va pas épiloguer.
14:07 On ne va pas épiloguer.
14:08 On ne va pas épiloguer.
14:09 Et Ergoun, vous aviez un coup de cœur.
14:10 Et Ergoun, vous aviez un coup de cœur.
14:11 Un coup de cœur, un coup de gosse, un peu surprise.
14:12 Un coup de cœur, un coup de gosse, un peu surprise.
14:13 Et puis un clin d'œil documentaire.
14:14 Et puis un clin d'œil documentaire.
14:15 Et puis un clin d'œil documentaire.
14:16 C'est ça, je voulais un peu évoquer le remaniement avec l'arrivée de Rachida Dati,
14:23 où il y a eu une grosse confusion, une cacophonie, une surprise dans le camp des Républicains.
14:28 On a appris qu'elle a été exclue, elle qui était présidente du Conseil national.
14:32 Et on a appris aussi qu'elle resterait présidente du groupe Changez Paris, au Conseil de Paris.
14:38 Tout ça montre encore une fois le décalage que peut avoir dans les partis politiques
14:42 par rapport au centre de gravité politique et à l'attente de nos concitoyens.
14:46 Et encore une fois, les Républicains ont montré qu'ils n'ont pas tiré les leçons
14:51 de ce qui s'est passé ces dernières années, ce qui est plutôt inquiétant.
14:54 Moi, j'espère qu'il y a un retour à la raison avec une stratégie qui viserait à
15:00 aller vers un accord gouvernemental s'il le fallait, mais éviter ce genre de théâtralité
15:06 qui ne glorifie pas le monde politique.
15:08 Et mon coup de cœur, c'est le documentaire d'un des intervenants ici, Alex Dermont,
15:13 qui est passé hier soir, il a passé trois ans auprès du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.
15:19 Et franchement, c'est un gros coup de cœur, c'est un très beau documentaire qui a mis
15:23 en avant la personnalité et les traits d'une personnalité que j'admirais déjà avant
15:27 que ce soit ministre.
15:28 Et surtout, voir toute son équipe autour, j'ai une pensée pour Guillaume Guervillac,
15:32 qui a crevé l'écran aussi hier dans ce documentaire.
15:34 J'ai pas compris le lien avec le début de ton intervention, j'ai cru qu'il avait
15:36 passé trois ans avec Rachida Dati.
15:37 Non, il l'a fait !
15:38 Mais qu'elle était aussi garde des Sceaux !
15:41 Il a fait un coup de cœur pour le doc d'Alex Dermont, effectivement.
15:45 Mais qu'est-ce qu'il dit ce document ?
15:46 Qu'est-ce qu'il veut dire ?
15:47 Il explique, ça s'appelle le ministre qui ne devait pas l'être, c'est-à-dire qu'on
15:50 voit la transformation, la coulisse finalement des images assez rares d'un homme qui est
15:55 avocat et qui devient ministre de la Justice, qui dit "j'aurai une parole libre" et
15:59 puis qui se rend compte que c'est pas tout à fait possible et comment un avocat se
16:03 transforme en politique.
16:04 Et s'adapte.
16:05 Et est-ce qu'on montre les déviances quand même de nos magistrats ?
16:09 Ah non, mais là c'est encore autre chose.
16:11 Non, ça c'est un autre documentaire.
16:12 Mais on en parlera plus tard.
16:13 Allez, on se retrouve dans un instant et Jacques Merbe, vous aurez votre coup de gueule qui
16:16 va nous amener sur notre débat sur les premiers jours de Gabriel Attal.
16:22 A tout de suite.
16:23 Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.
16:27 Vous êtes auditrice de Sud Radio depuis longtemps Michel ?
16:29 Depuis 6 mois, je ne connaissais pas votre radio et je me suis dit "tiens, là au moins
16:35 il y a des journalistes qui posent des questions qui concernent vraiment notre vie de tous
16:40 les jours".
16:41 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
16:49 Avec aujourd'hui Jacques Merbe, Ergun Toparslan, Alexis Bachelet et Sophie de Menton.
16:53 On va parler des premiers jours de Gabriel Attal, 5 visites en 5 jours.
16:57 On va parler d'Amélie Oudea Castera qui scolarise ses enfants dans une école privée
17:02 pour cause d'absentéisme réel ou supposé.
17:06 On va y revenir, polémique.
17:08 Jacques Merbe, c'est une réflexion que vous avez sur Matignon ?
17:14 En effet, mais auparavant, avec votre permission, je voudrais répondre à Ergun en lui disant
17:21 qu'en matière de théâtralité, je crois que véritablement l'annonce de Rachid
17:27 Attal, c'est quand même, je dirais, le summum.
17:31 Car la qualité d'un politique c'est la cohérence.
17:34 On ne peut pas vituperer, sulfater la Macronie comme elle l'a fait et ensuite, en toute
17:43 honte, but, entrer au gouvernement.
17:45 C'est de l'incohérence et elle le payera très cher.
17:48 Alors maintenant, je viens à ce qui se passe à l'hôtel de Matignon qui est, je dirais,
17:54 la nouvelle agence de communication de l'appareil d'État.
17:58 Car effectivement, jusqu'à présent, on voit que ce jeune Premier ministre, vous
18:07 savez le jeune ministre ça n'a jamais été une solution à la politique.
18:09 Ce jeune Premier ministre va à droite, à gauche et ne s'occupe pas de ce qui devrait
18:17 être, je dirais, les problèmes de la France.
18:19 Ce matin, le Figaro parle de la sécurité, de la dette, des écoles, etc.
18:25 Et il va à droite, à gauche.
18:27 Il est tout à fait légitime qu'à un moment, il s'est rendu sur les fameuses inondations
18:33 du Nord.
18:34 Mais on voit bien que ça signifie quoi ?
18:37 Ça signifie que l'Élysée a fait l'OPA total sur Matignon et que ce Premier ministre
18:46 n'a aucune, je dirais, légitimité propre.
18:50 Il est dans les mains totales du Président de la République.
18:56 Et ce matin, j'ai lu avec effarement, je dirais, une rubrique de Nicolas Baverez qui
19:04 dit que le Président de la République, ce n'est pas avec ça qu'il va s'en sortir,
19:07 il n'a plus aucune légitimité.
19:09 Et en fait, on voit sous nos yeux, avec grand renfort de pub, grand renfort de com, l'effondrement
19:18 total d'un gouvernement qui s'appelle Macron-Attal.
19:22 Et donc, on va dans le mur.
19:25 La seule solution, c'est la démission du Président de la République et des élections.
19:30 Car aujourd'hui, on est dans le pass total avec ses pieds nickelés.
19:35 Vous croyez que...
19:37 Je suis un peu sans voix.
19:39 Alors là, ça c'est dit.
19:41 Je respecte son avis.
19:43 Il ne faut pas faire dans la demi-mesure.
19:45 Non, mais vous n'êtes pas dans la demi-mesure.
19:47 Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de communication autour du gouvernement resserré, de ce jeune
19:52 ministre, on a parlé de sa jeunesse, de Rachida Dati qui a été une sorte de big bang médiatique.
19:58 Est-ce qu'on voit plus une ligne se dessiner, à votre avis, un cap, ou ce qu'attendent
20:05 les Français ? Alors c'est vrai qu'il a fait cinq déplacements en cinq jours sur des sujets
20:09 qui intéressent les Français tout de même, un commissariat...
20:12 Il ne s'occupe pas de la constitution de son gouvernement.
20:16 C'est l'Elysée qui le fait.
20:18 Alors la constitution du gouvernement, effectivement, évidemment, il y a l'importance de l'Elysée.
20:22 Il y a aussi à prendre en compte les attendus d'une majorité, parce que c'est une majorité
20:28 qui est plurielle avec le modem, horizon et une île gauche qui n'est pas totalement satisfaite.
20:36 Donc il y a aussi encore des négociations en cours.
20:38 Mais pour autant, s'il fallait marquer le coup de ce changement, qui est quand même
20:41 un changement historique, on a le plus jeune premier ministre de l'histoire, il faut que
20:47 ça se ressente aussi en matière de ressenti sur le terrain.
20:50 Et ces déplacements, ces présences, elles ont pour moi été nécessaires.
20:52 C'est vrai qu'il y a des personnes qui se sont amenées à connaître un peu plus Gabriel
20:58 Attal.
20:59 Je suis sûr qu'il va surprendre beaucoup, beaucoup de monde.
21:01 Mais pour autant, on va être très attendus, surtout sur les résultats.
21:04 Et les résultats, c'est dès le mois de février, le prix de l'inflation alimentaire...
21:07 - Pardon ? Alors laissez le terminer.
21:10 - L'agence de com, à un moment donné, il va falloir rendre des résultats.
21:15 Et nous, on pense que cette équipe sera la meilleure pour ramener des réponses rapides
21:19 dès le mois de février aux Français.
21:21 - Alors ? - Quand on est cocu, tu es content, c'est
21:24 génial.
21:25 - Je n'ai pas le droit de rire.
21:27 - C'est plutôt drôle.
21:28 - Ça ne vous fait rien.
21:29 - Alexis ? - Ergune, je t'adore !
21:30 - Alexis, Alexis Bachelet ? - Oui, bon après, on peut être un peu dans
21:38 l'outrance et puis on peut aussi essayer d'analyser les choses en disant que c'est le changement
21:43 dans la continuité.
21:44 Parce que certes, il y a un casting qui évolue.
21:46 Derrière le casting, je pense qu'il faut décrypter le message politique.
21:50 Derrière Gabriel Attal, le numéro 2 du gouvernement, c'est Bruno Le Maire, qui vient de LR.
21:55 C'est Gérald Darmanin, qui vient de LR.
21:57 - Mais qu'est-ce qu'il en reste de LR ? - La personnalité, le poids lourd qui rentre
22:01 au gouvernement, c'est Rachida Dati, comme l'a rappelé Ergune, elle est présidée
22:04 du Conseil National de LR.
22:06 Donc, il y a quand même un message politique qui est plutôt à droite toute.
22:10 Et c'est logique.
22:11 Pourquoi ? Parce que le gouvernement n'a toujours pas de majorité à l'Assemblée Nationale.
22:14 Attal ou pas Attal, Dati ou pas Dati, ce n'est pas le sujet.
22:18 - C'est pas, pardon, je suis désolé de faire un cours de droit constitutionnel à mon ancien
22:23 collègue Jacques Myard, mais il connaît la Constitution sans doute même mieux que
22:26 moi.
22:27 Mais enfin, quand même, sous la Ve République, certes, l'exécutif est puissant, le président
22:30 de la République a beaucoup de prérogatives, mais enfin, la loi, elle est votée au Parlement.
22:34 Alors, vous me direz, il y a les outils du parlementarisme rationalisé, le 49-3, etc.
22:38 Mais enfin, le gouvernement quand même est passé plusieurs fois, et en particulier sur
22:42 le projet de loi immigration, près d'un accident.
22:44 C'est-à-dire près, il a même d'ailleurs été battu sur certains votes, et il n'est
22:48 pas incertain que demain une motion de censure arrive et passe.
22:52 Donc le message, c'est d'aller chercher, draguer les 67 députés LR, même parfois
22:57 d'aller chercher des majorités de circonstance avec le Rassemblement National comme sur le
23:01 projet de loi immigration, pour, si je puis dire, permettre au gouvernement de continuer
23:05 à gouverner.
23:06 - Ou le centre-rouge.
23:07 - A moins que j'ai mal lu la Constitution, mais Jacques Myard peut me corriger si je
23:11 me trompe, un gouvernement sans majorité au Parlement, c'est compliqué.
23:15 - On ne peut pas faire grand-chose.
23:16 - C'est compliqué.
23:17 - On dissout, on dissout...
23:18 - Notamment sur les lois de finances.
23:19 - ... des proches politiques, qu'ils ne soient pas celui de la Com, et je dirais, parce que
23:24 ça me rappelle la phase...
23:25 - Oui mais la Com c'est l'écume, Jacques, il faut rester sur les sujets de fond.
23:28 - ... rien ne change.
23:29 - Justement.
23:30 - Voilà, la politique du gouvernement, il faut que tout change.
23:34 - C'est ce que je viens de dire, c'est le changement à la continuité.
23:36 - Sophie, remarquez que je suis très sage, je ne coupe pas la parole.
23:39 - Je m'attends.
23:40 - Alors, je voudrais, moi, signaler qu'on vit de Com, qu'on peut le déplorer, que c'est
23:47 navrant.
23:48 Qui fait la Com, excusez-moi, aussi, c'est quand même la presse qui va se jeter sur
23:52 une phrase, qui en fait des kilos, c'est la presse, et les gens écoutent ou n'écoutent
23:57 pas, en fait ils se foutent complètement de ce qu'a dit la ministre qui ne connaissait
24:00 pas sur l'école de ses enfants.
24:02 Bon, premier point.
24:04 Deuxième point, vous êtes aussi en train de raisonner, pardonnez-moi, mais sans bon
24:09 sens pratique.
24:10 Je veux dire, de toute façon, la bêtise des LR qui a viré instantanément Rachida
24:17 Dati fait que ça fait encore une division de plus.
24:20 Ne me dites pas que le gouvernement est à droite, parce que de toute façon, maintenant
24:22 ils vont faire l'impossible pour emmerder Rachida Dati.
24:25 - Qui ?
24:26 - Les LR.
24:27 - C'est pas sûr.
24:28 - En tout cas, ils l'ont viré.
24:30 Moi, je me serais précipité en disant "Quelle chance, le gouvernement va un peu à droite".
24:34 Je dirais "Ils n'ont aucun bon sens, c'est du marketing".
24:37 Là, ben non, ils l'ont viré, ils prennent l'air outragés.
24:40 Ils excluent, mais qu'ils continuent à exclure, comme ça on n'aura plus les LR, on sera tranquille,
24:44 on n'aura plus du tout.
24:45 Mais c'est grave.
24:46 Quand à Rachida Dati, oui, elle s'est contredite, j'aimerais que vous me citiez, écoutez Attal,
24:53 écoutez Macron, qui se contredit d'un jour à l'autre sur certaines positions, même
24:57 internationales.
24:58 - Donc c'est un gouvernement oxymore.
25:01 - Oui, c'est vrai, mais il faut savoir une chose, c'est que par exemple, je réfléchissais
25:06 au "en même temps".
25:07 Le "en même temps" est inéluctable d'une forme de pensée, de raisonnement et de réponse
25:13 à la complexité.
25:14 On a en même temps envie absolument de défendre l'Ukraine et on a en même temps envie qu'on
25:20 arrête les morts et les guerres.
25:22 Même chose pour Israël et Gaza.
25:24 En même temps, il faut exterminer le Hamas et on ne peut pas supporter de voir ce qui
25:29 se passe dans la Baie de Gaza.
25:30 Donc le problème n'est pas le "en même temps", et donc on peut se contredire, le
25:33 problème est la capacité à décider et à s'y tenir.
25:36 Et ça, alors là, il n'y en a pas.
25:39 La capacité à décider et à s'y tenir, c'est embêtant.
25:41 Quant à Attal, amusant aussi, c'est le jouet d'Emmanuel Macron pour l'instant.
25:47 D'un autre côté, il a du caractère, il peut s'énerver aussi.
25:50 Il ne peut pas être d'accord.
25:52 Il fait du terrain, c'est bien tout.
25:54 - C'est un brutus, il peut être un jour.
25:55 - C'est un brutus ! Il va tuer le père à un moment.
25:58 - C'est un brutus, il a dit.
26:01 César, c'est Macron, brutus, c'est son fils.
26:04 - Brutus a toujours existé, absolument.
26:05 - Tout coquet, mi fili.
26:06 - Tout coquet, mi fili.
26:07 - Ah oui.
26:08 - Et donc, je crois qu'aussi, nous sommes un peu responsables.
26:14 Tout ça est illogique, tous les Français ont leur avis.
26:17 Il y a un gouvernement.
26:18 Moi, Rachida Datti, je suis assez bluffée, parce que la culture d'entreprise, elle a
26:23 fait des trucs à sa mairie du 7ème où je suis.
26:25 - Ah oui, avec Renaud, elle a gagné un bon contrat.
26:28 - Des salons du livre, etc.
26:30 On va essayer aussi de lui faire passer un quiz pour savoir si elle connaît tel auteur.
26:35 Je veux dire, la presse vouloir se jeter immédiatement sur les choses, c'est absurde.
26:41 Donnez-leur 8 jours, au moins.
26:43 - Jacques, Jacques, Jacques, Jacques, Jacques, Jacques, donnez-leur 8 jours.
26:48 - C'est un auditeur qui a écrit, Jacques, si on vous avait proposé un poste, est-ce
26:53 que vous y seriez allé ?
26:54 - C'est la pompe à dour qui montait à l'échafaud, encore quelques minutes, Monsieur le bourreau.
27:00 - Est-ce que vous seriez allé au gouvernement si on vous l'avait proposé, Jacques Miard ?
27:05 - Certainement pas.
27:06 - Pourquoi ? Alors, est-ce qu'il n'y a pas un devoir, après tout ?
27:10 Est-ce que quand on croise son pays, moi qui déteste la politique et les politiques,
27:14 il y a un moment où on se dit après tout, je vais essayer.
27:18 Non, je ne suis pas d'accord.
27:19 Ce n'est pas forcément aller bouffer au râtelier.
27:21 - Alors, on se retrouve dans un instant et on va parler d'Amélie Ousdéa Castera qui
27:26 décidément a bien du mal.
27:28 Un auditeur vient de m'envoyer sa dernière réflexion, déclaration.
27:33 Elle s'enfonce encore plus, me dit-il.
27:34 Je crois en l'école publique, je priorise le bien-être de mes enfants.
27:39 - On y croit.
27:42 - Non mais c'est pas possible.
27:43 - Non mais d'abord les frères, ensuite.
27:46 - Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
27:48 Valérie Expert.
27:50 Cette semaine, écoutez le Grand Matin Sud Radio et gagnez votre séjour d'exception.
27:56 Une nuit au somptueux hôtel Le Clair de la Plume, ensuite avec les petits déjeuners
28:02 et votre dîner au bistrot à la ferme Chapoutan.
28:05 Découvrez la carte co-signée par le célèbre chef Glenn Vielle.
28:09 Une expérience gastronomique incomparable vous attend au pied du château de Grignan
28:14 en Drôme Provençal, au cœur de la première région productrice de truffes en France,
28:19 avec Sud Radio et l'hôtel Le Clair de la Plume.
28:22 Sud...
28:23 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
28:27 Valérie Expert.
28:29 - Alors, nous partons sur le Amélie Gate.
28:32 Amélie Oudéa Castera a-t-elle commis une bourde ? A-t-elle menti ?
28:36 Plus grave.
28:37 - Est-ce qu'il y a un Amélie Gate ?
28:38 - Elle était interrogée.
28:40 Je sais pas si on a le son.
28:41 J'ai pas demandé au réalisateur d'Amélie Oudéa Castera,
28:45 donc qui est interrogée lors d'une déambulation avec le Premier ministre,
28:50 où on lui pose la question de savoir où sont...
28:53 Enfin, pas où sont...
28:54 Oui, c'est un fait, ses enfants sont scolarisés à l'école Stanislas, école de l'élite...
29:00 - Où elle était élevée à Thânes ?
29:02 - Non, elle était à l'école asiatique.
29:04 - À l'école asiatique, pardon.
29:05 - C'est un arrondissement à côté.
29:06 - Oui.
29:06 - Et donc Amélie Oudéa Castera explique que oui, son fils a été scolarisé dans le privé,
29:12 dans le public au départ, mais que devant le nombre de profs non remplacés,
29:18 elle a décidé de le mettre dans le privé.
29:20 Ce qui parle certainement à beaucoup de gens.
29:23 Et par la suite, donc évidemment, on a appris ou on apprend ce matin par Libération,
29:28 mais c'est une enseignante qui parle et qui dit son fils était en petite section de maternelle.
29:34 Et quand vous lisez, je sais pas si vous avez lu l'article de Libération,
29:36 il était en petite section de maternelle et elle a voulu le faire passer en grande section
29:40 sans passer par la moyenne section.
29:41 Ils ont refusé, donc elle est partie à Stan.
29:44 Ça c'est ce que dit l'enseignante.
29:46 On en est sur des petites sections de maternelle.
29:48 - Est-ce qu'il faut commenter ça ?
29:50 - Mais vous avez le journaliste Nicolas Poincaré qui lui dit que son fils, depuis 8 ans,
29:57 est dans l'école littrée, l'école publique, et qu'il n'y a pas d'absentéisme.
30:00 - Oh, il y en a partout en France de toute façon.
30:02 - Je me signale qu'elle a répondu, je crois en les donner des exemples.
30:06 Je priorise le bien-être de mes enfants.
30:08 Sous-entendu, le public, les enfants sont malheureux.
30:12 - Bon, c'était terriblement maladroit, c'est une absence de communication incroyable.
30:16 - Mais est-ce qu'on ne prépare pas ? C'est la question que je vous posais pendant la pub.
30:19 Vous êtes tous mes ministres, je vais aller voir Jacques Miard,
30:22 ou vous Sophie, et je vais dire, voilà, vous avez un château dans le Bordelais,
30:26 qu'est-ce qu'on va répondre aux journalistes qui vont nous parler de ça ?
30:29 Enfin, on prépare un minimum sur les points faibles des uns et des autres.
30:33 - Non, j'ai pas de château dans le Bordelais, mais néanmoins, je pourrais aller.
30:36 - Non, mais ça se prépare, donc on peut imaginer qu'elle avait prévu la réponse.
30:40 Elle savait qu'on allait lui poser la question.
30:42 - Je vais vous répondre qu'on n'a pas à prévoir, on dit la vérité.
30:44 Moi, je pense que le problème, il est là.
30:46 Je veux bien préparer tout ce que vous voulez,
30:48 mais si on prépare, déjà, on commence à déguiser, ou voir ce qu'il en est.
30:51 Je pense qu'on dit la vérité quand on est ministre et on l'assume.
30:54 On dit "oui, c'est vrai, j'ai mis dans le privé, c'était mon choix".
30:56 Vous savez que l'école privée est reconnue en France.
30:58 Donc, je vais faire le maximum pour que l'une soit aussi bonne que l'autre.
31:02 La vérité !
31:03 - Tu devrais être ministre de l'éducation, Sophie.
31:06 - De tout !
31:06 - Non, mais l'éducation, c'est ça qu'il fallait dire.
31:08 - Donc, la phrase exacte, c'est "jamais mon mari et moi n'avons priérisé autre chose
31:12 que le bien-être de notre enfant".
31:14 - Le bien-être, c'est un mauvais mot.
31:16 - Je crois en l'école publique, où le bien-être...
31:19 Oui, Alexis.
31:20 - Gaffe ! Elle a menti. Qu'est-ce qu'elle a voulu faire ?
31:24 - En fait, ce qu'elle a voulu faire, c'est se justifier
31:27 et en livrant, on va dire, une vérité qui est celle, non pas de la ministre,
31:33 mais de mère, de famille, pour que chacun puisse comprendre ses arguments et s'y retrouver.
31:40 Et d'ailleurs, personne ne...
31:43 Moi, je ne critique pas le fait qu'elle ait mis ses enfants dans le privé,
31:48 dans une école privée, c'est un choix.
31:50 - C'est un droit.
31:51 - C'est un choix, c'est un choix qu'il faut assumer.
31:54 - Et qui n'est pas le fait que des gens travaillent.
31:58 - Il ne faut pas se déguiser et c'était évident que dès lors qu'elle est nommée,
32:02 en plus d'être ministre des Sports, ministre de l'Education nationale,
32:04 parce qu'on pourrait aussi parler du regroupement de ce super grand ministère,
32:07 l'année des JO, le ministre des Sports n'est pas de plein exercice.
32:10 Il a aussi l'éducation nationale, qui est quand même un sujet énorme.
32:14 - Je ne comprends pas ce regroupement.
32:16 - C'est Gabriel Attal qui nous avait dit qu'il faut vraiment s'en occuper à temps plein.
32:20 - Mais vous comprenez ce regroupement ?
32:22 - On est à rebrousse poil d'un certain nombre de bédasses,
32:24 c'est ce que disait tout à l'heure Jacques Maire,
32:25 il y avait un manque de cohérence dans les priorités, dans la communication du gouvernement.
32:30 Mais ce qu'on peut lui reprocher aujourd'hui, c'est d'abord une énorme maladresse,
32:34 c'est d'avoir finalement, en tant que ministre des Education nationale,
32:37 dit "j'ai retiré mes enfants du public parce que ça ne marchait pas".
32:41 - Dramatique.
32:42 - Le bien-être de mes enfants, il est dans le privé, il n'est pas dans le public.
32:46 Donc déjà, ça rallume un peu des mauvais souvenirs de guerre scolaire,
32:49 il ne faut jamais opposer le public et le privé.
32:51 Donc déjà, c'était une énorme maladresse au départ.
32:54 Mais en plus, elle a rajouté qu'effectivement, c'était spécifiquement à cause de l'absentéisme.
33:01 Et ça, ça se vérifie.
33:03 On peut vérifier qu'à telle année, dans telle classe, il y a eu des faillants.
33:08 Et là, visiblement, ce qui remonte des enquêtes de journalistes,
33:11 c'est parce qu'il ne faut quand même pas nous prendre pour des pin-pin.
33:14 On peut vérifier quand même ces choses-là.
33:16 Quand une ministre, ça devient une parole politique.
33:18 Elle n'était pas obligée de dévoiler ça.
33:21 Personne ne l'a obligée.
33:22 - Elle aurait pu dire "c'est mon choix, j'ai la chance d'habiter à côté de sa niche là".
33:26 - Je l'assume.
33:27 Et d'ailleurs, on est dans un pays, comme l'a dit Sophie,
33:29 on est une démocratie, les gens ont le choix,
33:31 il y a l'école publique, il y a l'école privée, chacun est libre de faire son choix.
33:34 - Mais comment ?
33:35 - Elle a décidé de se lancer dans une opération de justification
33:39 dans laquelle elle se prend visiblement les pieds dans le tapis
33:41 puisque, après un certain nombre d'enquêtes, mais on verra à la suite,
33:44 il semblerait qu'en fait, il n'y avait pas de problème d'abstentéisme,
33:46 que son enfant ait resté très peu de temps, 6 mois, dans l'école publique,
33:50 et que donc, non seulement, elle a un petit peu fragilisé l'institution qu'elle est censée défendre,
33:55 mais en plus, elle le fait au prix d'un mensonge.
33:58 Et ça, franchement, c'est pas normal.
34:00 - Elle a fait pire que ça.
34:02 Elle a dit qu'elle l'avait mis à Stan, parce qu'elle habitait rue Stanislas.
34:05 Mais c'est pour elle que c'est dangereux.
34:07 J'espère qu'elle a déménagé.
34:08 Mais je trouve qu'elle a dit "j'ai mis mon enfant à Stan"
34:12 parce que nous habitions la rue Stanislas.
34:14 - Pourquoi dangereux c'est ça que je veux dire ?
34:15 - Bah, donner son adresse privée à la... Enfin, je sais pas.
34:17 - De toute façon, elle a monté sur le Titanic et elle coulera avec.
34:23 - Mais comment comprendre une maladresse comme celle-là ?
34:28 Ça se prépare, vous savez.
34:30 - Parce que quand on fait de la com', Valérie,
34:32 quand on fait de la com' à Wipron,
34:34 - On se remet les pattes.
34:36 - On s'appuie. Voilà.
34:38 - Il faut dire la vérité.
34:40 - Ergoun, comment vous le comprenez ?
34:42 - Je rentrerai pas dans le débat de vérification de mensonge par mensonge.
34:46 - Non, mais sur la réponse.
34:47 Parce que beaucoup ont dit, finalement,
34:49 elle a dit ce que ressentent beaucoup de parents,
34:50 ou le constat qu'on fait des parents.
34:53 - Après, ça serait pas ma première prise de parole.
34:56 J'aurais préféré commencer en rappelant l'importance
34:59 et les enjeux de l'école publique.
35:01 Si elle voulait mettre le doigt sur les problématiques d'absentéisme,
35:05 ça se passe en Seine-Saint-Denis,
35:07 ou sur la scolarité d'un enfant,
35:09 c'est un an de scolarité en moins,
35:11 à cause de l'abstention, l'abstentéisme des profs.
35:13 Et donc, du coup, là, ça aurait pu avoir un volet politique
35:16 qui m'intéresse beaucoup plus.
35:18 Et pour le coup, là, on a des vrais enjeux,
35:21 et comment on fait pour lutter contre cette discrimination,
35:24 cette inégalité sociale, là.
35:26 Voilà, pour le reste, on parle quand même d'enfants,
35:29 de sujets qui datent d'il y a 15 ans,
35:31 ça reste des adolescents maintenant,
35:33 donc on a un petit peu de prudence dans tout ça.
35:36 - Une auditrice me dit, je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux,
35:39 elle a peut-être accepté ce poste en espérant pouvoir faire
35:42 quelque chose pour le public,
35:44 qu'il faut bien l'avouer, dans un état lamentable.
35:46 C'est vrai que ça, beaucoup de...
35:48 Moi, j'ai entendu beaucoup de réactions de gens qui disaient,
35:50 au moins, elle dit les choses, et ce à quoi...
35:52 - Une championne, elle est formidable.
35:54 - Non, mais ce à quoi sont confrontés beaucoup de parents.
35:56 Moi, ça a été mon cas, j'ai mis mes enfants dans le public
35:58 parce que j'étais profondément attachée au public.
36:00 Il y a un moment, vous vous dites, c'est plus possible.
36:02 - Parfois, la mixité sociale, elle est beaucoup plus présente
36:04 dans le privé que dans le public.
36:06 - Elle vient d'être nommée ministre.
36:08 Ses enfants doivent être adolescents,
36:10 elle a le droit de... Enfin voilà, c'est pas parce qu'elle est prof,
36:12 pas parce qu'elle est ministre de l'éducation
36:14 que ses enfants doivent être dans le public.
36:16 - Encore une fois...
36:18 - C'est pas ça, Valérie.
36:20 - Oui, je voudrais dire qu'il faut éviter,
36:23 parce que ça, c'est sérieux,
36:25 et je me félicite qu'Alexis ait dit
36:27 qu'il ne s'agit pas de rallumer la guerre scolaire.
36:29 - Absolument, surtout pas.
36:31 - Effectivement, stabiliser le public.
36:33 - C'est ce qu'elle a fait.
36:35 - Beaucoup de parents se plaignent des absences
36:37 d'un certain nombre de profs,
36:39 et ça passe par une rémunération,
36:41 une motivation des profs,
36:43 et malheureusement, là, elle s'est prise les pieds dans le tapis.
36:45 Mais de grâce,
36:47 il faut savoir aussi que dans les établissements
36:50 sous contrat avec l'État,
36:52 le service public est assuré
36:55 avec les mêmes principes.
36:57 Il ne faut jamais l'oublier,
36:59 étant payé par l'État,
37:01 il faut qu'ils assurent le même service public.
37:04 Donc, il ne se faut pas opposer public-privé,
37:07 ce serait une catastrophe.
37:09 En revanche, il ne faut pas, je dirais,
37:11 se prendre les pieds dans le tapis
37:13 en racontant des fadaises.
37:15 C'est là où elle a pêché, point barre.
37:17 - Oui, oui, non mais,
37:19 effectivement, on me dit,
37:21 pape Ndiaye, plusieurs auditeurs me disent,
37:23 pape Ndiaye avait ses enfants à l'école alsacienne,
37:25 sauf que vos enfants sont dans une école privée,
37:27 et vous êtes ministre de l'éducation nationale.
37:29 - Jérôme Gage aussi.
37:31 - Oui, Jérôme Gage,
37:33 qui peut tout un dégagement.
37:35 Mais en même temps,
37:37 vous l'avez rappelé,
37:39 l'école privée fait partie
37:41 de l'éducation nationale.
37:43 - Mais évidemment, enfin.
37:45 - C'est pour ça qu'elle a voulu prendre les devants.
37:47 On a l'impression qu'elle a voulu se justifier
37:49 de quelque chose dont on aurait pu l'accuser.
37:51 Parce que c'est elle, quand même,
37:53 un journaliste, je crois, lui a posé la question,
37:55 elle a posé la réponse, et on voit bien que dans sa réponse,
37:57 elle veut la jouer vérité-transparence.
37:59 - Voilà. - Sauf que quand vous faites ça,
38:01 il faut vraiment dire la vérité.
38:03 - Voilà. - C'est tout.
38:05 - Il ne faut pas ajouter un mensonge à une adresse.
38:07 - Voilà, exactement.
38:09 Et le malaise, encore une fois,
38:11 il ne provient pas du fait qu'on lui pose la question,
38:13 elle peut être légitime. Le malaise, il provient
38:15 du type de réponse qu'elle fait,
38:17 où elle utilise sa vie privée pour se justifier,
38:19 maintenant qu'elle est ministre de l'éducation,
38:21 et elle se prend les pieds dans le tapis.
38:23 - Mais elle a un sujet là-dessus, elle vient d'arriver,
38:25 c'est une femme exceptionnelle maintenant, ce temps.
38:27 - Oh, ça vient d'arriver !
38:29 - À ce moment-là, on n'a plus le droit de rien dire.
38:31 Les ministres peuvent raconter n'importe quoi,
38:33 et c'est terminé. - On est en train d'en faire un buzz national.
38:35 - Il y a un objectif politique aussi derrière,
38:37 il va déstabiliser très vite ce gouvernement.
38:39 - Oui, mais c'est pour ça, je dis que,
38:41 on n'oublie pas la femme qu'elle est, une grande championne,
38:43 qui a été une bonne ministre des sports.
38:45 Je pense, moi, en tout cas, que mettre ces deux ministères
38:47 l'année des Jeux Olympiques, on est tombés sur la tête,
38:49 à un point de vue, tombés sur la tête.
38:51 - Et travail et santé, ça vous choque pas ?
38:53 - Travail et santé, j'étais en train d'y réfléchir,
38:55 au syndic, évidemment, car...
38:57 - Nous avons eu un régiste de Castelnau
38:59 qui nous a chanté...
39:01 - De plus en plus dans les entreprises,
39:03 nous sommes indirectement en charge
39:05 de la santé mentale, psychique,
39:07 physique de nos salariés.
39:09 Il faut les mettre en télétravail quand ils sont un peu fatigués.
39:11 Il faut... On a été obligés,
39:13 pendant le Covid, on a fait beaucoup de choses.
39:15 Donc, il y a
39:17 l'absentéisme qui est un problème majeur.
39:19 Il y a les médecins qui font des arrêts de travail
39:21 à tire l'arrigo. Et donc, je me suis dit
39:23 que s'il y a un lien,
39:25 en tout cas, entre travail et santé,
39:27 et peut-être que si on le jouait intelligemment,
39:29 ça pourrait résoudre les problèmes.
39:31 - Oui. Oui.
39:33 Alexis ?
39:35 - Je crois surtout qu'il faut revenir sur le sujet de fond.
39:37 Si au moins, cette polémique
39:39 qui se dégonflera ou qui ne se dégonflera pas
39:41 permettait vraiment d'affronter
39:43 le sujet et de régler
39:45 les problèmes
39:47 que ça peut poser concrètement
39:49 dans la vie des gens de ne pas avoir d'enseignant
39:51 devant les enfants. Sachant que Gabriel Attal
39:53 avait lui-même pris l'engagement il y a quelques mois
39:55 que ça n'arrive plus et il a dit
39:57 "100% des classes
39:59 doivent avoir un enseignant".
40:01 Bon. OK. Si c'est ça
40:03 l'objectif, je crois qu'on peut le partager.
40:05 Maintenant, il faut s'en donner les moyens.
40:07 Et ça passe, comme le disait Jacques Myard,
40:09 par une meilleure rémunération des enseignants,
40:11 par une revalorisation des statuts, par les moyens de se former.
40:13 Il faut s'en donner les moyens.
40:15 Et c'est dommage, effectivement,
40:17 que sur un sujet important,
40:19 on aille sur des problèmes,
40:21 des polémiques un peu stériles,
40:23 parce qu'à la fin, c'est quand même un peu stérile,
40:25 mais malgré tout, le problème, lui, il est réel
40:27 et il faut le régler.
40:29 - Juste par rapport au regroupement des ministères,
40:31 très souvent, c'est bien perçu,
40:33 c'est voulu d'avoir des gouvernements
40:35 resserrés, mais à un moment donné,
40:37 si on veut resserrer et avoir pas beaucoup de ministres,
40:39 il faut regrouper certains ministères.
40:41 - Oui, mais ça aussi,
40:43 c'est de la com', parce que...
40:45 - Ça se fait au détriment, quand même, de l'efficacité.
40:47 - Parce que regardez la palanquée
40:49 de sous-ministres,
40:51 sous-secrétaires, enfin secrétaires d'État...
40:53 - Ils sont pas encore sortis.
40:55 - Oui, mais enfin, vous voyez bien, on imagine bien
40:57 qu'on va se retrouver à 40
40:59 assez facilement.
41:01 - Je serais que pour que toutes les sous-ambissibilités
41:03 de la majorité soient représentées.
41:05 - Non, Jacques Myard, vous qui parliez de com',
41:07 vous pensez pas ?
41:09 - Non, on connaît l'histoire
41:11 des gouvernements resserrés,
41:13 ça se termine à 40, mais
41:15 en l'occurrence, ça va pas être un gouvernement
41:17 resserré, ça va être un gouvernement
41:19 au gareau.
41:21 - Il est de bonne humeur, Jacques Myard, ce matin.
41:23 - Au gareau, c'est-à-dire ?
41:25 - Au gareau.
41:27 - Fermez, le gareau va se resserrer
41:29 et à la fin, ils vont être dans le mur.
41:31 - Ou alors ça va être une armée...
41:33 - Il n'y a pas de marche de manœuvre.
41:35 - Ou alors ça va être une armée mexicaine,
41:37 qui fera des tonnes de gens rajoutés.
41:39 - Il ne peut pas marquer.
41:41 - A tout de suite sur Sud Radio.
41:43 - Sud Radio, le 10h midi,
41:45 mettez-vous d'accord...
41:47 Sud Radio,
41:49 le 10h midi, mettez-vous d'accord,
41:51 Valérie Exper.
41:53 - Avec vous sur Sud Radio,
41:55 Alexis Bachelet est très en forme.
41:57 Vous parliez de la com'.
41:59 - Oui, il ne faut pas dire
42:01 que c'est des amateurs,
42:03 ils ne connaissent rien en com'.
42:05 - Il y a des conseils rubis sur long,
42:07 des agences...
42:09 - Mais les agences ne sont pas bonnes !
42:11 - Je ne vais pas citer les noms,
42:13 mais des grosses agences qui les entourent.
42:15 - Et qui se plantent !
42:17 - Dans tous les ministères,
42:19 ils ont des contrats avec des agences de com'.
42:21 Et en plus, dans le ministère,
42:23 ils ont des directeurs de la com',
42:25 des attachés de presse dont c'est le métier.
42:27 Donc il ne faut pas nous dire que ce n'est pas préparé,
42:29 que ce n'est pas organisé.
42:31 Par contre, parfois, ils veulent fabriquer
42:33 et ils prennent les pieds dans le tapis.
42:35 90% de la mauvaise com', c'est parce que vous racontez n'importe quoi
42:37 et que vous vous faites gauler.
42:39 Il y a les journalistes, les réseaux sociaux, les vidéos...
42:41 - Je suis d'accord.
42:43 - Reprenez la Faire Benalla, reprenez toutes les histoires.
42:45 Ce n'était pas des vidéos qui sortaient, ce n'était pas la manipulation.
42:47 - Je vais leur donner un conseil gratuit.
42:49 Ils réfléchissent deux minutes et ils disent la vérité.
42:51 La vérité !
42:53 - La vérité !
42:55 - Mais vraiment !
42:57 - Je ne vais pas vous dire "ah, mes pauvres enfants, ils...".
42:59 - Ce qu'ils ressentent !
43:01 - C'est nul !
43:03 - Ils arrêtent de payer la com', ils cherchent à détourner la vérité.
43:05 On cherche à masquer tout ce qu'ils sont.
43:07 Ben non, ça ressort.
43:09 - Mais quelqu'un a fait une réflexion en disant
43:11 "ça va encore faire le jeu des extrêmes".
43:13 - Bien sûr !
43:15 - Et il y a un moment où on ne peut pas promener
43:17 la mixité sociale sans s'appliquer à soi.
43:19 - Oh, mais ce n'est pas vrai !
43:21 - Ils sont beaucoup plus considérants
43:23 avec les extrêmes qu'avec n'importe quel membre
43:25 de la majorité ou qui que ce soit.
43:27 - La mixité sociale, c'est aussi une école privée.
43:29 - Demain, le président de la République
43:31 a décidé de s'adresser à la presse.
43:33 - Mais je suis dans la presse, je voudrais y aller !
43:35 - Ben, appelez l'Elysée.
43:37 Donc, conférence de presse demain
43:39 à 20h15, d'habitude c'est dans l'après-midi.
43:41 Pourquoi ?
43:43 Pourquoi faire ?
43:45 Là aussi, c'est de la com'.
43:47 - Comme à l'époque des généraux de Sous-Radio même.
43:49 - Partout, même sur Sous-Radio.
43:51 - Tu te rappelles, Jacques ?
43:53 - Comme le général de Gaulle.
43:55 - Tu te rappelles des conférences du général ?
43:57 - De Gaulle avait des choses à dire et il y avait une politique.
43:59 Le problème de Macron,
44:01 c'est que depuis 2017,
44:03 ça a été un amateurisme
44:05 le plus complet.
44:07 Donc, c'est aussi simple que ça.
44:09 Et donc, il faut bien croire,
44:11 bien voir qu'il est décribilisé.
44:13 Et que les Français n'ont plus confiance
44:15 dans le locataire
44:17 de l'Elysée. Donc, on va voir.
44:19 Je suis sûr que ça va être un beau pâteau
44:21 s'il cesse à enflammer.
44:23 Il risque d'être coincé de temps à autre.
44:25 Et puis, on parlera à autre chose.
44:27 Et après les Jeux Olympiques,
44:29 je pense qu'il faut que le suffrage universel
44:31 se prononce.
44:33 - Oui, mais là, il faut qu'on s'en sorte.
44:35 Donc, il faut arrêter.
44:37 - Ce n'est pas visiblement à l'ordre du jour.
44:39 Donc, qu'est-ce qui va se passer ?
44:41 - Pour rassurer Jacques Myard,
44:43 la côte de popularité du président de la République
44:45 se porte plutôt bien, malgré tout.
44:47 Et très souvent, après ses prises de parole,
44:49 elle se porte un petit peu mieux.
44:51 - On n'a pas les mêmes avis, ça ?
44:53 - C'est possible qu'on n'ait pas les mêmes avis.
44:55 Mais il est vrai qu'après ses voeux
44:57 et ce remaniement en début d'année,
44:59 vu les échéances qui nous attendent
45:01 à très très court terme, malgré tout,
45:03 sur un calendrier politique,
45:05 cette prise de parole, elle est attendue.
45:07 Et il y a beaucoup d'interrogations qui se font,
45:09 notamment dans l'opposition, sur le discours de politique générale
45:11 qui va venir après. Et le fil conducteur de tout cela,
45:13 je pense qu'il est essentiel aussi de mettre quelques repères.
45:15 Et à mon avis, cette conférence de presse permettra de le faire.
45:17 - Moi, je pense qu'il doit donner un objectif
45:19 et dire "Voyez, il sera atteint dans un mois.
45:21 Il ne faut pas un rendez-vous. Il faut qu'il fasse des trucs concrets.
45:23 Ça suffit, j'ai plus envie d'entendre..."
45:25 - En même temps,
45:27 honnêtement, cette conférence de presse,
45:29 elle interpelle parce que
45:31 Ergoun a raison. Normalement,
45:33 il y a un nouveau Premier ministre
45:35 qui, à la rentrée parlementaire,
45:37 doit faire un discours de politique générale.
45:39 Quelque part, ça conforte
45:41 un peu la tête de Jacques Myard qui dit
45:43 "Attal, c'est juste la marionnette de Macron".
45:45 En fait, le fait que...
45:47 - Qu'il a contre-dépense.
45:49 - Il faut pas que le Premier ministre fasse ses preuves
45:51 mais avant même, on redonne le cadrage.
45:53 - Bien sûr. - Moi, je trouve que ce n'est pas une preuve de confiance.
45:55 - C'est une erreur marketing énorme.
45:57 - Enorme dans son nouveau Premier ministre
45:59 parce qu'il aurait pu prendre le temps parlementaire,
46:01 le discours de politique générale
46:03 et s'exprimer plus tard.
46:05 Est-ce qu'il n'y a pas le feu au lac, finalement ?
46:07 Est-ce que l'opération Remaniement,
46:09 il faut déjà la sauver
46:11 parce qu'il y a quelques quacks, des incompréhensions ?
46:13 Parce que même au niveau politique,
46:15 on peut dire ce qu'on veut,
46:17 c'est que cette nomination de Rachida Dati fait couler beaucoup d'encre.
46:19 Pas seulement parce que c'est Rachida Dati,
46:21 elle fait couler beaucoup d'encre
46:23 parce qu'elle était ministre sous Nicolas Sarkozy,
46:25 parce qu'elle est encore très proche de Nicolas Sarkozy
46:27 et parce que ça indique
46:29 une tendance, une orientation politique
46:31 qui est moins en même temps qu'à droite toute.
46:33 - Ouais, quoi ?
46:35 - Et donc, bah si, Sophie, il faut arrêter de prendre les bonnes ménèces.
46:37 - De toute façon, elle va se faire bouffer par les intermittents du spectacle, comme tout le monde.
46:39 - Non, Rachida Dati, c'est une politique,
46:41 elle a des convictions de droit, ça se respecte,
46:43 mais ça donne une orientation politique
46:45 que le président va venir nous rappeler
46:47 que non, non, l'ADN du macronisme, c'est pas ça.
46:49 - Et je pense que Rachida Dati sera pas forcément,
46:51 l'orientation culturelle qu'elle donnera,
46:53 sera pas forcément du tout à droite.
46:55 Parce que c'est aussi un symbole.
46:57 - Ouais, ils ont pas fini de vous surprendre.
46:59 - Elle nous surprendra, je pense.
47:01 - Mais cette conférence de presse,
47:03 effectivement, une semaine avant le discours de politique générale
47:05 de Gabriel Attal.
47:07 Là aussi, c'est, oui, quelques jours.
47:09 Donc ça doit être la semaine prochaine.
47:11 - Il faut aussi concevoir
47:13 qu'il n'y a pas de flouze, comme on dit dans les banlieues.
47:15 Il n'y a pas d'argent.
47:17 - Flouze, c'est...
47:19 - Et là, il y a un problème réel,
47:21 qui est comment on finance tout ce que Macron
47:23 distille à longueur de temps.
47:25 C'est ça le problème.
47:27 - C'est le seul problème.
47:29 - Et elle est pas raison.
47:31 Il faut demander à Philippe ce qu'il a pensé,
47:33 justement, de la conférence de presse,
47:35 avant qu'il ne s'exprime à l'Assemblée.
47:37 - Absolument.
47:39 - C'est l'OPA totale de l'Élysée
47:41 sur Matignon.
47:43 - Bon, il y a un seul ministère qui peut réagir,
47:45 et c'est le ministère des Finances.
47:47 Et il peut taper du poids sur la table,
47:49 il n'a plus rien à espérer.
47:51 - Il est le responsable
47:53 d'une augmentation
47:55 de la dette de 712 milliards.
47:57 - Et d'ailleurs,
47:59 ça interpelle sur certaines annonces
48:01 de Gabriel Attal, qui reparlent
48:03 des baisses d'impôts pour les classes moyennes.
48:05 Mais enfin, baisser les impôts
48:07 quand on a déjà une dette abyssale
48:09 et un déficit annuel colossal,
48:11 c'est quand même
48:13 juste du grand n'importe quoi.
48:15 - Ceci dit, il y a un objectif
48:17 qui est plus palpable,
48:19 c'est l'objectif du plein emploi,
48:21 qui, malgré les réformes de l'année dernière,
48:23 ne suffiront pas, il faudra préparer d'autres réformes.
48:25 - Il faut diviser le temps de chômage par deux,
48:27 le ministre des Finances l'a dit.
48:29 - Il faut le mettre en oeuvre et l'articuler.
48:31 Et le ministre des Finances qui a un périmètre beaucoup plus élargi.
48:33 - Oui, ce qui remonte l'économie
48:35 aujourd'hui est catastrophique.
48:37 - Avec le chômage le plus bas depuis 40 ans,
48:39 on ne peut pas dire ça.
48:41 - On va voir ce qui va se passer.
48:43 Toutes les opérations d'aménagement immobilière
48:45 sont arrêtées
48:47 en raison de la cherté des taux.
48:49 - Ce n'est pas faux.
48:51 - Il faut réfléchir aux politiques monétaires
48:53 et retrouver
48:55 ce qui a fait la fortune de la 4ème République,
48:57 c'est les avances
48:59 du trésor à l'État
49:01 pour les investissements.
49:03 - Il ne faut rien avancer à l'État,
49:05 c'est fini ça.
49:07 - En raison de l'absence
49:09 d'investissement.
49:11 - Et puis,
49:13 ça ne va pas très bien pour les PME.
49:15 Et l'État a d'ailleurs prolongé
49:17 le remboursement des aides
49:19 que les PME avaient eues au moment du Covid.
49:21 Ils sentent bien que ça ne va pas bien.
49:23 - Il y a beaucoup de conventions
49:25 qui ont été signées avec les régions
49:27 qui investissent énormément
49:29 dans les territoires. Et les budgets
49:31 de toutes les régions ont été augmentés, notamment en termes d'infrastructures.
49:33 Je ne suis pas certain que l'État se retire de tout ça.
49:35 Il y a de forts enjeux, notamment sur les transports
49:37 dans toutes les régions qui sont attendus.
49:39 Et après les Jeux Olympiques, on aura
49:41 d'autres chantiers très territorialisés.
49:43 - Il faut tout construire.
49:45 - Il faudra, puisqu'on a quand même...
49:47 - Il faut les financer.
49:49 - Les budgets ont été votés en fin d'année.
49:51 - Les départements sont en faillite et les régions vont avoir
49:53 de grosses difficultés. Les investissements
49:55 publics des collectivités
49:57 territoriales ont chuté de 20 points.
49:59 - Oui, absolument.
50:01 - Oui, et ça va encore chuter parce que
50:03 les collectivités territoriales, elles ont aussi
50:05 l'impact de l'inflation,
50:07 le coût de l'énergie. Et dans toutes les communes,
50:09 les factures ont explosé. - Il faut changer de politique.
50:11 - Est-ce qu'on pourrait finir
50:13 sur une note positive ? - Allez-y, Sophie.
50:15 - Je voudrais avoir
50:17 espoir dans une politique culturelle nouvelle.
50:19 Je voudrais qu'Attale
50:21 tape du poing sur la table et que
50:23 le président de la République n'ose pas le virer.
50:25 Et qu'il suive un peu son énergie.
50:27 Je voudrais
50:29 qu'on serre les cordons de la bouche.
50:31 Je voudrais qu'on diminue les prestations
50:33 à Pôle emploi.
50:35 - Ils y travaillent, le gouvernement.
50:37 - Vous inquiétez pas.
50:39 - Ils y viennent à droite, maintenant.
50:41 - C'est pas ce que j'appelle
50:43 une note tout à fait positive.
50:45 - Le président a dit que
50:47 2024 serait le millésime français.
50:49 On espère que ça le sera. - Merci à tous les quatre.
50:51 - J'espère que ça va bien se passer aux Jeux Olympiques.
50:53 - Merci à vous. Dans un instant, c'est André Bercoff
50:55 qui sera avec vous. Très bonne journée.
50:57 Sud Radio, parlons vrai.
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