- il y a 2 ans
Avec Thierry Coste, conseiller de la Fédération nationale des chasseurs et auteur de "Le plan secret de nos élites contre le monde rural" publié aux éditions Plon.
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NewsTranscription
00:00 Sud Radio Bercov dans tous ses états, le face à face.
00:05 Et dans le face à face aujourd'hui Jean-Marie Bandri vous recevez Thierry Coste, conseiller de la Fédération Nationale des Chasseurs
00:11 et auteur de ce nouveau livre "Dans le plan secret de nos élites contre le monde rural"
00:15 C'est aux éditions Plan. Bonjour Thierry Coste.
00:17 Bonjour et bienvenue sur Sud Radio.
00:19 Alors Thierry Coste, sans transition on est passé d'une campagne militaire à la campagne tout court.
00:24 "Dans le plan secret de nos élites contre le monde rural" tout ce que vous avez vu depuis 30 ans.
00:31 Alors je vais vous rappeler, je vais rappeler d'abord à ceux qui nous écoutent qui vous êtes.
00:34 Vous êtes lobbyiste, c'est votre métier on peut le dire ainsi.
00:36 C'est mon métier.
00:37 Vous êtes l'homme qui a poussé Nicolas Hulot à démissionner parce qu'il était ministre de l'environnement.
00:41 Il a découvert que vous étiez présent à une réunion, il ne l'a pas supporté.
00:44 Et chez nos confrères du service public il a décidé de quitter son poste.
00:47 Vous avez fait beaucoup de choses depuis 30 ans, vous le racontez dans votre livre et on va le raconter.
00:51 Mais d'abord quand même, je le disais vous êtes lobbyiste.
00:54 Vous avez parlé à l'oreille de presque tous les présidents de la République depuis François Mitterrand exactement.
00:59 Et vous publiez un livre "Le plan secret de nos élites contre le monde rural".
01:02 On a quand même envie de vous dire que vous êtes gonflé.
01:04 Parce que le propre d'un lobbyiste c'est d'agir en secret, en tout cas en coulisses.
01:09 Et le propre d'un lobbyiste qui travaille avec les présidents de la République c'est donc de faire partie de l'élite.
01:13 Et pourtant vous publiez ce livre en disant qu'il y a un plan secret de nos élites.
01:17 Mais vous en êtes de nos élites ?
01:19 Je ne suis pas sûr que j'en sois.
01:21 J'ai la chance de côtoyer des gens puissants.
01:25 Mais hélas, j'ai fait le constat de mon impuissance.
01:28 C'est à dire que vous avez beau parler à l'oreille des présidents,
01:31 il y a une technocratie dans ce beau pays, au niveau européen comme au niveau national,
01:36 qui fait que quel que soit ce que vous puissiez dire, ça bloque en dessous.
01:41 Si on a un pays avec 400 000 normes pour gérer la vie quotidienne des gens,
01:47 que ce soit à la ville ou à la campagne,
01:49 mais à la ville c'est beaucoup plus conséquent parce que les entreprises sont plus petites,
01:54 la distance est plus grande, la mobilité est une urgence.
01:57 Résultat, effectivement, je peux constater depuis 30 ans que mon vrai combat
02:01 ce n'est pas de parler au président de la République.
02:03 C'est d'arriver à faire en sorte qu'un arbitrage aille jusqu'au bout, jusqu'au dernier kilomètre.
02:08 C'est que l'accord qu'on vous a donné soit suivi dans les faits.
02:11 Généralement, il ne se traduit pas ou il est déformé, ce qui est pire puisqu'effectivement on a une technocratie.
02:19 Dans les élites, je suis assez large quand même.
02:22 Il faut reconnaître que parfois, certains syndicats, professionnels ou autres, ou salariés, veulent que rien ne bouge.
02:31 Or, nous ce qui nous intéresse, qui intéresse les gens, moi j'ai été agriculteur 10 ans,
02:35 je suis un passionné du monde rural, je vis toujours à la campagne.
02:38 - Vous êtes franc-comptoir ? - Je suis franc-comptoir, expatrié en Provence,
02:42 donc je suis dans le Sud, et je m'y sens bien dans le Haut-Var,
02:46 mais honnêtement, j'ai passé ma vie à combattre la mauvaise application
02:52 de ce que les politiques ont décidé.
02:54 Comment c'est possible qu'on complique la vie quotidienne des gens dans les campagnes comme ça ?
02:59 - Et justement, on va en parler de ces petites complications,
03:02 on va parler aussi de tout ce que vous avez pu voir et entendre avant ça,
03:06 pour bien camper les termes de ce débat qu'on va avoir, ou plutôt de cet entretien.
03:10 Quelle est votre définition de la campagne ?
03:12 À partir de combien d'habitants, un village est un village et non pas une ville ?
03:16 - Alors, on dit 2000 habitants, mais il faut être honnête, ça dépend des endroits.
03:22 - Franchement ? - Parce que d'abord, c'est beaucoup plus large que ça pour une raison toute bête.
03:27 C'est que quand vous habitez, vous travaillez en ville, vous pouvez y habiter,
03:31 mais vous avez des amis qui viennent travailler, qui habitent à 10 kilomètres.
03:34 Donc, s'il y a une vraie permanence, une vraie transparence entre les individus,
03:40 même une ville de 5000, c'est toujours une petite ville,
03:43 avec tous les problèmes de mobilité qu'il peut y avoir.
03:46 En fait, la campagne, c'est d'abord et avant tout un problème de distance.
03:49 Distance pour tout, pour amener les enfants, pour aller acheter, pour avoir besoin du service public.
03:54 - Pour aller en soirée dans un autre village ?
03:56 - Voilà, c'est la distance qui fait la différence et qui engendre quand même
04:00 une perception assez différente de la vie au quotidien.
04:03 - Et on n'a pas forcément les mêmes urgences.
04:05 Avec quel président de la République vous avez travaillé ?
04:08 Quel parti politique vous avez aidé à monter ?
04:10 Quels autres vous avez d'ailleurs poussé à redescendre ?
04:13 On va parler de vos souvenirs dans quelques minutes,
04:15 et ce, jusqu'à 14h, vous tous qui nous écoutez sur Sud Radio.
04:18 Vous êtes campagnards ? C'est un beau mot, campagnards.
04:21 Appelez-nous, tiens, 0 826 300 300.
04:23 C'est quoi les tracasseries qu'on vous impose ?
04:26 Venez témoigner et venez débattre d'ailleurs avec Thierry Coste.
04:29 On va se retrouver dans quelques instants, dans quelques minutes,
04:32 plutôt juste après les infos de 13h, sur Sud Radio.
04:34 A tout de suite.
04:35 Et on poursuit le face à face avec notre invité Thierry Coste,
04:38 auteur de ce livre "Le plan secret de nos élites contre le monde rural".
04:42 C'est publié chez Plon.
04:43 "Tout ce que j'ai vu depuis 30 ans", nous dit Thierry Coste,
04:46 lui qui est lobbyiste, notamment conseiller politique
04:48 de la Fédération Nationale des Chasseurs.
04:51 Combien de présidents vous avez bien connus ?
04:53 - 5.
04:54 J'ai commencé avec François Mitterrand.
04:58 Parce que j'avais identifié, je ne connaissais pas le conseiller général de mon canton,
05:02 ni même le député.
05:03 - On disait conseiller général à l'époque.
05:05 - Voilà.
05:06 Mais il y avait des grands feux dans les Cévennes,
05:09 et j'avais appris que François Mitterrand était très sensible au sujet des arbres.
05:13 Et donc je lui ai fait une proposition par un intermédiaire que je connaissais à peine.
05:18 Et ça a marché.
05:19 Et à partir de ce jour-là, je me suis dit que c'était pas mal d'être proche des présidents de la République.
05:25 Parce que ça pouvait simplifier les choses.
05:27 30 ans plus tard, je me dis que ça ne suffit pas du tout.
05:30 La preuve, c'est que le monde rural est mal traité parce qu'il n'est pas assez influent.
05:35 - Ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que vous n'êtes plus proche des présidents ou du président de la République.
05:40 Mais ça on en parlera un peu plus tard.
05:41 Vous l'expliquez d'ailleurs en toute transparence assez longuement dans cet ouvrage.
05:45 Quel était le président, dans ceux que vous avez connus, qui était le plus sensible à la cause rurale ?
05:50 - Ah c'était Emmanuel Macron.
05:52 De source sûre, bien au-delà de la chasse.
05:56 Mais quand même, entre guillemets, un président entravé, à la fois par les circonstances,
06:02 les gilets jaunes, qui sont quand même la conséquence de tout ce qu'on n'a pas fait pendant 20 ans
06:07 et qui a provoqué la colère de bon nombre de ruraux.
06:10 Mais en même temps, le Covid et l'Ukraine.
06:15 Dans les faits, même Emmanuel Macron est tout au sang entravé que les autres,
06:21 par cette technocratie, qui rêvent quand même d'un monde sans humains dans notre campagne.
06:27 - On va en revenir d'ailleurs à cette fameuse technocratie.
06:29 Mais c'est vrai, j'espère que tous ceux qui nous écoutent sur Sud Radio sont bien accrochés.
06:32 Il y en a beaucoup qui n'aiment pas forcément Emmanuel Macron.
06:34 En tout cas, ceux qui nous écoutent, elles n'y sont pas d'habitude à cette heure-là.
06:37 Vous avez choisi un chapitre qui s'intitule, tenez-vous bien les amis,
06:41 "Emmanuel Macron, provincial et rural assumé".
06:45 Si on demande à tous ceux qu'on croise dans la rue,
06:48 je pense que personne n'imagine Emmanuel Macron comme quelqu'un de rural et même de provincial.
06:54 - Bien sûr, mais alors pourquoi ?
06:56 Moi, je dis ouvertement ce que je pense.
06:58 J'ai la chance d'avoir côtoyé cinq présidents.
07:00 Donc, je peux témoigner de façon, non pas en ayant lu quelque chose dans la presse,
07:06 mais en ayant vécu et accompagné ces cinq présidents.
07:10 Je fais le constat, dans beaucoup de cas, que ce soit Chirac, Sarkozy ou un peu François Hollande.
07:16 - L'agriculture où le député de la Corrèze était moins provincial qu'Emmanuel Macron.
07:20 - Mais c'est un leurre !
07:22 Jacques Chirac s'intéressait à l'agriculture, point,
07:25 neuf personnes sur dix qui vivent à la campagne ne sont ni chasseurs ni agriculteurs
07:29 et voudraient qu'on s'occupe de leur vie quotidienne.
07:32 Mais Jacques Chirac ne s'intéressait pas, sauf en Corrèze,
07:35 ne s'intéressait pas à la politique rurale, Nicolas Sarkozy non plus,
07:41 qu'il y ait une stratégie à la fois électoraliste et de passion pour certains,
07:45 pour le monde agricole.
07:47 Mais le monde agricole, ce n'est pas le monde rural, c'est une partie du monde rural.
07:52 Alors je peux en témoigner, puisque parfois j'ai fait croire que le lobby de la chasse
07:57 était un bon porte-parole du monde rural.
07:59 Mais je dis toujours...
08:00 - J'ai fait croire, dites-vous, c'est donc que c'était faux.
08:03 - Non mais ça veut dire que neuf personnes sur dix ne s'intéressent ni à l'agriculture ni à la chasse,
08:08 donc il faut s'intéresser à la vie quotidienne d'un tiers de nos habitants de ce beau pays,
08:14 et beaucoup de touristes qui viennent consommer.
08:17 Mais s'il n'y a plus de gens qui vivent et travaillent à la campagne pour accueillir les touristes,
08:21 il n'y a plus personne, que les touristes soient français ou étrangers.
08:24 Donc ce que je dis, oui, c'est vrai, je ne chasse pas sur des terres faciles,
08:29 la preuve, c'est que j'ose dire ouvertement qu'il y a un certain nombre de gens
08:33 qui ne sont pas, qui n'ont pas été des défenseurs du monde rural, presque jamais, ou jamais,
08:39 et que d'autres le sont, alors qu'on aurait l'impression qu'ils sont encore banquiers et bobos urbains.
08:46 - Banquiers et bobos urbains, en tout cas c'est l'image qu'a Emmanuel Macron,
08:49 c'est celle qu'il avait auprès des Gilets jaunes, dont vous avez parlé à l'instant.
08:52 On va reparler de vos ambitions, en tout cas pour la représentation du monde rural en politique,
08:57 on parlera même des élections européennes.
08:59 Avant ça, revenons sur vos différents souvenirs.
09:02 Vous êtes lobbyiste, vous avez dit, vous avez employé ce mot, j'ai fait croire parfois
09:06 que la chasse était un bon porte-parole du monde rural.
09:10 Il y a d'autres choses que vous avez fait croire, et vous le dites vous-même dans ce livre,
09:13 c'est pour ça que c'est très bien qu'on puisse en parler.
09:15 Ceux qui nous écoutent et qui ont voté aux différentes européennes se souviennent de ce parti,
09:18 chasse-pêche, nature et tradition.
09:21 Vous le dites vous-même, vous avez construit son programme à ce parti.
09:24 - Son programme rural, pas chasse, c'était un programme rural.
09:27 - Il n'y avait pas de CPNT sans Thierry Coste.
09:30 - J'étais certes très très proche, mais l'analyse était simple.
09:36 C'était qu'il fallait que l'on traite correctement ceux qui ont une passion rurale.
09:42 A cette occasion-là, le thermomètre, on en reparlera pour l'année prochaine,
09:46 le thermomètre était utile, c'est-à-dire qu'on maltraitait beaucoup,
09:49 non seulement les chasseurs, mais les élus ruraux.
09:51 - Donc, CPNT a été utile pour vous ?
09:53 - CPNT a été utile, donc j'en suis devenu le conseiller politique,
09:56 puisque CPNT n'a plus été utile, je me suis occupé de le débrancher.
10:01 - C'est une page plus loin dans votre livre, je vous cite,
10:04 "Par goût du travail bien fait, j'ai conduit toutes les polémiques
10:07 contre CPNT et ses dirigeants, en se rasant le matin le pauvre Jean St-Jos,
10:11 qui était la figure du parti, entendait ma voix chez nos confrères de France Bleu-Béarnes,
10:16 et quand il parcourait son journal préféré sud-ouest,
10:19 il tombait sur une interview qui lui gâchait son café."
10:22 Vous les avez plus que débranchés, vous les avez détruits après ?
10:25 - Écoutez, la règle était simple, y compris avec Jean St-Jos,
10:29 c'est qu'on n'allait pas faire un parti politique des chasseurs
10:32 comme il y a un parti politique écologiste.
10:34 La réalité, c'est que quand un parti politique est centré sur un sujet
10:38 et qu'il fait de la politique politicienne, il fait tout sauf s'occuper du sujet.
10:42 Donc, l'idée c'était d'avoir un bon marqueur, résultat,
10:45 Jean St-Jos a fait un score brillant, y compris à la présidentielle.
10:48 - Aux élections européennes de 99.
10:50 - Oui, mais y compris avec 6,73, mais après 4,3 à la présidentielle,
10:54 ce qui est énorme, quand on voit juste ce qu'a fait Yannick Jadot l'année dernière avec 4,70.
11:01 - C'était une autre époque, 2002, c'est là que l'électorat a été le plus éparpillé,
11:05 mais vous avez raison.
11:06 - Oui, mais en même temps, il n'y avait pas de communication
11:08 et tout le monde ne parlait non pas du maire rural qui était Jean St-Jos,
11:12 mais on parlait de la liste chasseur.
11:15 On a toujours cette tendance à marquer, la chasse c'est un mode de vie,
11:18 mais les gens qui chassent vivent à la campagne, dans 80% des cas,
11:22 et ils ont besoin d'avoir une école, une épicerie,
11:28 et d'avoir des services publics, et surtout d'avoir un travail.
11:32 Donc effectivement, je ne suis pas un petit saint,
11:35 c'est pas vraiment l'étiquette qu'on peut me coller,
11:37 et donc quand je fais un boulot, je le fais jusqu'au bout.
11:40 L'objectif c'était, dans ces cas-là, que la droite revienne au pouvoir
11:43 et que les écologistes quittent le pouvoir.
11:45 Une fois que les écologistes avaient quitté le pouvoir, c'était bien.
11:48 - Vous n'aviez plus besoin de Jean St-Jos, et donc vous avez tué son parti.
11:51 - Voilà, sauf que, faut être honnête, je me suis trompé sur la perception de Jacques Chirac,
11:57 qui tout de suite après a inscrit le principe de précaution dans la Constitution,
12:01 a désigné des ministres qui étaient très écolos,
12:04 comme Nathalie Cossuz, comme Morisset, dont je parle dans le livre.
12:07 Donc en fait, effectivement, les ruraux, on est toujours un peu les dindons de la farce.
12:12 - Oui, et vous avez montré qu'il ne fallait pas, en tout cas, vous décevoir.
12:15 Est-ce que c'est vous qui avez trahi, de votre point de vue,
12:17 Jean St-Jos, et chasse-pêche nature et tradition, ou est-ce que c'est le contraire ?
12:20 - Non, non, mais il y avait un accord.
12:22 Jean St-Jos a toujours dénoncé, il ne me parle plus depuis 20 ans.
12:25 - C'est ce que vous dites aussi.
12:26 - Mais on avait un accord pour débrancher CP&T.
12:29 Le problème, c'est quand vous faites une élection, comme les européennes,
12:32 ou une présidentielle, et que vous avez tout d'un coup les médias qui s'intéressent énormément à vous,
12:36 je ne sais pas pourquoi en politique, les gens n'arrivent plus à débrancher.
12:41 - Oui, mais bizarrement, on va voir d'ailleurs, vous, si vous êtes prêt à brancher ou à débrancher.
12:45 Puisqu'on parle d'une liste aux européennes que vous seriez en train de construire.
12:48 À qui profite ce crime ? Est-ce que c'est un crime d'ailleurs ?
12:51 On va en parler dans quelques minutes.
12:52 On va parler aussi de vos relations avec Emmanuel Macron, dont vous êtes proche quand même.
12:57 Je vais citer cette phrase que vous citez, c'est une phrase d'Emmanuel Macron.
13:01 Vous finissez par tomber d'accord, il vous effleure la poignée de veste,
13:07 et vous dit "Thierry, tu as toute ma confiance, mais ne me trahis pas".
13:11 On se croirait quand même dans Scarface.
13:13 - Mais c'est juste la vraie vie.
13:15 Pourquoi un président de la République n'aurait pas des comportements très humains ?
13:20 On l'a vu pour d'autres présidents qui parfois font des déclarations dans la rue
13:23 qui leur ont porté préjudice alors que c'était juste une réaction instinctive.
13:28 Là, il faut être honnête, en politique, il y a quand même beaucoup de trahison.
13:32 C'est le moins qu'on puisse dire.
13:33 Donc je comprends pourquoi, quand on ne connaît pas quelqu'un,
13:36 on lui précise qu'on n'a pas envie de la trahison.
13:39 - Eh bien, avez-vous prévu de trahir Emmanuel Macron ?
13:41 On va en parler dans un instant sur Sud Radio.
13:43 "Plan secret de nos élites contre le monde rural",
13:45 c'est le livre de Thierry Causses publié chez Plon.
13:47 "Thierry, tu as toute ma confiance, mais ne me trahis jamais",
13:50 c'est ce que vous a dit Emmanuel Macron, la mâchoire serrée sur un ton très intimidant.
13:54 Vous avez été intimidé ou pas quand il vous a dit ça ?
13:56 - Non, j'ai du mal à être intimidé.
13:59 C'est sans doute parce que j'avais confiance en moi.
14:03 Mais c'est surtout parce que moi je plaide,
14:06 je défends le monde rural depuis que j'ai 15 ans.
14:10 J'ai été agriculteur 10 ans, j'ai arrêté parce que je ne gagnais pas ma vie,
14:13 justement parce que le contexte était trop compliqué.
14:16 Je ne savais pas ce que j'allais vendre dans 2 ans ou dans 3 ans.
14:20 Je voyais une norme arriver pour faire que moi, petit agriculteur,
14:24 j'allais devoir installer une fromagerie et une transformation pour mes saucissons
14:29 qui allait être un investissement terrible.
14:32 Donc j'ai vu très vite que j'allais être ennuyé par des tas de normes
14:37 qui allaient me pourrir la vie alors que moi j'étais un éleveur, un producteur,
14:42 un transformateur et un commerçant de mes propres produits en circuit court
14:46 il y a presque 40 ans.
14:48 Et je me disais "mais même ça je ne vais pas réussir à vivre".
14:51 Et heureusement que j'ai arrêté au bout de 10 ans parce que vous avez vu
14:54 que j'étais quand même un peu syndicaliste et là plutôt trotskiste.
14:58 - Vous avez même été trotskiste au lycée.
15:00 Comme tous les chemins mènent à Rome, ça c'est logique.
15:02 - Non, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
15:04 - Effectivement, on verra justement si vous décidez d'en changer plus tard.
15:07 Quoi qu'il en soit, revenons malgré tout sur ces normes
15:10 et votre accord tacite, on va le dire, avec Emmanuel Macron
15:12 puisque globalement c'est ainsi que vous fonctionnez avec lui,
15:15 en tout cas en toute confiance.
15:17 Comment vous réagissez lorsque vous voyez certaines mesures
15:20 qui ne sont pas favorables au monde rural que vous voulez défendre
15:24 et qui sont prises sous la présidence d'Emmanuel Macron ?
15:27 Tiens, j'en reviens, par exemple la modification du pré-atot zéro.
15:30 Ça ne concerne pas l'accession à la propriété dans les maisons.
15:32 Les maisons, ce n'est pas la ville, les maisons, c'est la campagne.
15:34 - Bien sûr, mais regardez, c'est simple.
15:37 Vous voyez que je fais l'éloge de ce président
15:40 mais que j'ai dénoncé le choix de son ministre de l'écologie,
15:44 qui n'est pas rien, il était numéro 3 du gouvernement,
15:46 et que je l'ai combattu, et que j'ai dénoncé aussi...
15:49 - Avec succès puisqu'il a démissionné.
15:50 - Voilà, et dans le livre, c'est assez précis,
15:52 j'ai été très critique sur Edouard Philippe, et je le suis toujours.
15:56 Parce qu'effectivement, dans la technocratie,
15:58 on peut parfois monter très haut jusqu'à devenir premier ministre
16:01 et avoir une culture qui est quand même un peu affolante.
16:04 Les gilets jaunes, on peut toujours penser que c'est de la faute d'Emmanuel Macron,
16:08 mais c'est de la faute des gouvernements précédents,
16:11 y compris de droite, notamment d'Alain Juppé,
16:13 qui ont toujours eu cette culture de compliquer la vie des gens.
16:18 - En quoi elle s'est simplifiée dans les six dernières années ?
16:22 - Alors, le problème, c'est qu'on fait des ministres de la simplification
16:26 à peu près tous les deux ans.
16:28 - Là, on parle de la vie, plus que des ministres.
16:30 - Mais là, c'est...
16:31 - Mais exemple.
16:32 - Non mais, il y a eu cette obsession de simplifier les choses
16:35 sur le monde rural, au niveau des guichets.
16:37 Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, avec France Rural,
16:40 avec l'ensemble des guichets, sur la téléphonie,
16:42 honnêtement, on n'a pas fait beaucoup de bruit.
16:44 Alors, moi, ce que je reproche surtout à Emmanuel Macron,
16:46 c'est d'avoir conduit une politique où il y a eu un certain nombre d'avancées significatives,
16:49 où il n'y a eu zéro communication.
16:51 C'est quand même génial de réussir ça.
16:53 Je vous prends la téléphonie mobile.
16:55 - Exemple.
16:56 - La téléphonie mobile, c'est ce qui nous importe, nous,
16:58 quand on est à la campagne.
17:00 Parce que les zones blanches, c'est ras-le-bol.
17:02 Surtout que vous vous dites, parfois, c'est tout plat, ou en montagne,
17:04 et vous n'avez pas de communication.
17:06 Eh bien, c'est pas compliqué.
17:08 Lorsqu'il est arrivé, c'est Julien Dormandie qui a piloté ça,
17:10 il y a eu une négociation avec les opérateurs.
17:13 Ils ont facilité le renouvellement des concessions,
17:16 en exigeant que dans toutes les zones qui n'étaient pas assez rentables,
17:20 les opérateurs mettent des antennes.
17:22 Eh bien, on a vu le changement très vite.
17:24 - Il y en a encore.
17:25 - La stratégie politique a été mauvaise,
17:27 personne, globalement, le sait,
17:29 et on pourrait presque me demander pourquoi je raconte ça.
17:31 Dans la réalité, moi j'habite à la campagne, désolé,
17:34 j'étais obligé de sortir sur ma terrasse
17:36 pour pouvoir parler avec mon portable.
17:38 Maintenant, je peux rester à l'intérieur de la maison,
17:40 mais comme j'habite dans le sud, je vais souvent sur ma terrasse.
17:42 On m'a expliqué que pour bien téléphoner, il faut marcher.
17:46 - Oui, oui. - Parce qu'on est concentré.
17:48 - Ça fait toujours du bien de marcher à la campagne.
17:50 - La réalité, c'est quoi ? C'est qu'effectivement,
17:52 plein de choses commencent à aller dans le bon sens.
17:55 Avec les maisons de services publics,
17:57 avec les maisons de santé, etc.
17:59 Mais on revient de loin.
18:01 Et ça n'empêche, on a toujours des contraintes.
18:04 Pour le médecin, pour le vétérinaire,
18:07 pour l'artisan, mais il y en a de moins en moins.
18:09 Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a une évolution de la société.
18:12 Les gens veulent moins habiter la campagne
18:14 s'il n'y a pas tous les services publics.
18:16 Et puis la distance, il faut être honnête,
18:18 la distance, c'est une réalité.
18:20 - Parlons-en de la distance.
18:21 On a besoin d'une automobile pour parcourir cette distance.
18:24 Quand on fait des longues distances,
18:25 tiens par exemple, c'est le diesel le plus avantageux aujourd'hui,
18:27 c'est ce qui coûtait le plus, c'était ce qui consomme le moins.
18:30 Et pourtant, le diesel est de plus en plus taxé.
18:33 De la même manière, un certain nombre de véhicules,
18:35 des gens qui habitent à la campagne ou à la proche campagne,
18:37 ne pourront bientôt plus rentrer dans les centres-villes.
18:39 Ce sont les zones à faible émission.
18:41 Ça, ça ne va pas dans le bon sens pour le rural que vous êtes.
18:43 - Ça, ça ne va pas dans le bon sens, mais je vous rappelle que ça,
18:45 c'est essentiellement des décisions européennes,
18:48 qui sont une véritable catastrophe pour le quotidien de chacun.
18:52 Parce qu'effectivement, même tout ça vient du fait
18:56 que nous n'avons pas souvent envoyé des parlementaires
18:59 qui se mobilisaient beaucoup au niveau européen.
19:01 Deux, que pendant longtemps, le pouvoir politique européen
19:04 s'est partagé entre deux grands partis en clair.
19:07 Circuler, il n'y a rien à voir.
19:08 On se partage le territoire.
19:10 Et cette culture de la norme, c'est la culture
19:13 de l'administration européenne comme nationale.
19:16 On peut parler du Loup,
19:18 on peut parler des zones d'archivisation,
19:20 on peut parler du...
19:22 Il y a des tas de choses qui sont d'abord européennes
19:25 avant d'être nationales.
19:26 - Alors vous êtes opiniatre...
19:27 - Je vous l'accorde, les Français ont quand même une caractéristique,
19:30 et les dirigeants français, c'est que généralement,
19:32 quand il y a des normes européennes,
19:34 on sur-enchirie avec notre administration.
19:37 - Alors vous êtes un peu opiniatre, mais on a quand même l'impression
19:39 que tout ce qui se passe bien, c'est grâce à Macron,
19:41 et tout ce qui va mal, c'est soit à cause de la technostructure,
19:43 soit à cause de l'Europe. C'est jamais de la sienne.
19:45 - Non, non. Moi, j'ai longtemps,
19:48 et fréquemment, j'accuse Emmanuel Macron,
19:50 quand il y a des choses qui n'avancent pas.
19:52 - Exemple ? - Bien évidemment.
19:53 Les zones d'archivisation...
19:55 - Par contre, il n'y a pas une seule mauvaise mesure
19:57 prise par Emmanuel Macron.
19:58 - Mais bien sûr qu'il y a des mauvaises mesures
20:01 qui sont prises. Pourquoi ?
20:03 Parce que, quand on a une vision un peu globale,
20:06 on oublie que le monde rural
20:09 ne peut pas avoir les mêmes contraintes.
20:11 Les passoires thermiques, on va dire, c'est l'Europe,
20:13 mais c'est aussi une traduction française.
20:15 - Absolument. - Mais c'est une hérésie.
20:17 Demain, dans nos montagnes, moi je suis un montagnard,
20:20 demain, dans nos montagnes, il va y avoir
20:22 des centaines de milliers de logements vides,
20:24 parce que, depuis le 1er janvier,
20:26 il n'y en a un certain nombre qui n'a plus le droit de les louer.
20:28 Sauf que les saisonniers qui vont travailler
20:31 tout cet hiver, mais maintenant, heureusement,
20:33 un peu l'été, ils vont faire 30 à 40 bornes
20:36 pour pouvoir se loger. Mais c'est débile.
20:38 Alors qu'ils arrivent, ils vont bosser à 6h du matin,
20:41 ils vont faire ce trajet. Ou certains
20:43 vont dormir dans leur voiture, dans un parking,
20:45 parce que c'est trop cher. - On est aussi en droit...
20:47 - Je suis d'accord pour dire que
20:49 tout ne va pas bien avec le président
20:51 de la République actuelle. Les choses
20:53 s'améliorent, mais ce que je combats, moi,
20:55 c'est la technocratie,
20:57 parce que c'est la même depuis 30 ans.
20:59 - Revenons quand même sur les passevoirs thermiques.
21:01 On est aussi en droit de parler de la responsabilité
21:03 des propriétaires qui logeaient
21:05 des locataires dans des logements
21:07 qui étaient tellement des passevoirs thermiques
21:09 que le chauffage était exorbitant.
21:11 - D'accord. Il y a partout
21:13 une responsabilité individuelle.
21:15 Arrêtons de penser que c'est l'État,
21:17 le président, quiconque.
21:19 Mais soyons honnêtes, dans beaucoup de cas...
21:21 - Construire des passevoirs thermiques à la montagne
21:23 où il fait plus froid que dans une plaine,
21:25 c'était quand même lamentable. - On a construit
21:27 des bâtiments dans les années 70 et 80.
21:29 Honnêtement,
21:31 les économies de chauffage, c'était pas le sujet.
21:33 Donc aujourd'hui,
21:35 quand on décide, je vous prends l'exemple,
21:37 Isola 2000, 90%
21:39 des logements à Isola 2000
21:41 ne respecteront
21:43 aucune des règles.
21:45 Dans les Alpes-Maritimes, en montagne,
21:47 ils ne respecteront pas les règles.
21:49 Comment on fait ? Est-ce qu'il faut tout détruire ?
21:51 Ou est-ce qu'il faut être malin et annoncer
21:53 qu'au lieu d'avoir 5 ans,
21:55 on mettra ça sur 15 ans ?
21:57 Parce que la plupart des gens qui ont
21:59 un appartement ne sont pas tous
22:01 des riches. Que celui qui est très riche
22:03 puisse le faire, ok.
22:05 Mais il y a plein de gens, c'était leur façon
22:07 d'avoir un complément de revenus,
22:09 un complément de retraite, et aujourd'hui
22:11 ils se retrouvent coincés,
22:13 prisonniers, et ils ne peuvent même plus
22:15 louer leur bien. - Il y a une logique à ce que vous dites.
22:17 Là, sur cet aspect précis,
22:19 on l'a d'ailleurs déjà dit sur Sud Radio TI Coast,
22:21 est-ce que vous êtes candidat aux prochaines élections européennes ?
22:23 - Non, bien sûr que non. Moi, je ne
22:25 m'intéresse pas à la politique. Tout le monde
22:27 le sait, j'en ai fait un livre.
22:29 J'explique que la politique, moi,
22:31 je suis passionné du monde
22:33 rural, donc c'est différent.
22:35 Non, non, ça ne m'intéresse pas,
22:37 mais, alors, je lance
22:39 un think-stand dont je
22:41 parle dans le livre, qui s'appelle "Nos campagnes",
22:43 qui va mobiliser une centaine de personnalités
22:45 pour le monde rural, pour... - Pour construire ?
22:47 - Pour expliquer. Non, non, je pense
22:49 qu'il faut faire beaucoup de pédagogie. Il faut
22:51 expliquer aux urbains
22:53 qui viennent à la campagne, comme aux ruraux
22:55 qui accueillent des gens, qu'on peut
22:57 parler ensemble, qu'on peut
22:59 cohabiter de façon intelligente. Je dis
23:01 ça parce que l'intolérance,
23:03 elle pointe partout, y compris
23:05 chez les ruraux, qui voient
23:07 des gens qui débarquent avec des règles de vie
23:09 de la campagne, quand on fout le
23:11 propriétaire du coq au tribunal lorsqu'on attaque
23:13 les agriculteurs, parce que les bouches... - On en a beaucoup
23:15 parlé sur Sud Radio. - Les bouches des bâches... - Vous avez raison d'en parler,
23:17 on est d'accord, le patrimoine immatériel de la
23:19 campagne et les modes de vie ruraux, on est d'accord.
23:21 Reparons des européennes. - Les européennes,
23:23 c'est, pour moi, un thermomètre
23:25 à brancher l'année prochaine
23:27 pour que le monde rural
23:29 s'exprime fortement. - Donc, votre
23:31 think-tank... - Non, non, le think-tank
23:33 n'a rien à voir, le think-tank c'est pour les 4 prochaines
23:35 années, je vous rassure, moi je m'intéresse surtout
23:37 à la présidentielle.
23:39 - Mais il y aura une liste aux
23:41 européennes. - Il y aura une liste aux européennes,
23:43 il y aura une liste rurale, enfin, pour le moment,
23:45 il y a plusieurs chefs de file
23:47 qui rêvent d'une liste rurale, ou d'une liste
23:49 et du loco. - Et plusieurs chefs de file
23:51 et un lobbyiste, il y aura une liste.
23:53 - Mais il y aura une liste rurale, parce que je pense
23:55 que ça vaut le coup de prendre un thermomètre
23:57 en 2024
23:59 sur ce sujet-là,
24:01 histoire d'influencer les politiques,
24:03 quels qu'ils soient, à la fois
24:05 au niveau européen, mais aussi au niveau national,
24:07 2027 se prépare,
24:09 alors bien évidemment,
24:11 je suis toujours accusé de quelque chose
24:13 que je ne commets pas,
24:15 mais on pense que cette liste,
24:17 elle sert à quelqu'un.
24:19 Moi, j'ai l'impression que cette liste, si elle existe,
24:21 il faut encore, je vous rappelle qu'il faut
24:23 2 millions d'euros pour conduire une liste,
24:25 et ensuite, il faut, si c'est une liste
24:27 rurale, moi je n'ai pas l'intention qu'on ait
24:29 une liste chasse et tradition.
24:31 Donc, si on veut une liste
24:33 vraiment rurale, j'ai déjà donné,
24:35 et entre guillemets, j'ai débranché.
24:37 Donc, s'il y a une liste, elle sera rurale,
24:39 et elle correspondra à la défense
24:41 des valeurs rurales.
24:43 - Et elle ne roulera pas pour Macron ?
24:45 - Bien évidemment qu'elle ne roulera pas pour Macron.
24:47 Vous savez, moi j'ai... - Vous comprenez qu'on a du mal à vous croire
24:49 après tout ce que vous venez de raconter ?
24:51 - Ah mais alors, l'avantage chez moi,
24:53 c'est que d'abord, je vous rappelle que j'ai conseillé les autres présidents,
24:55 sans le moindre état d'âme,
24:57 c'est de gauche et de droite, et comme je conseille
24:59 à titre amical et personnel,
25:01 ça veut dire que les gens me choisissent
25:03 ou se débarrassent de moi,
25:05 comme ça, donc, il y a sans doute
25:07 une raison sur ma passion
25:09 rurale, pour que des gens
25:11 m'utilisent. Mais au nom de quoi
25:13 j'aurai des états d'âme ?
25:15 L'année prochaine, je pense qu'il faut
25:17 brancher ce thermomètre, les écologies
25:19 se pèsent trop dans ce pays,
25:21 et je pense que c'est bien
25:23 qu'il y ait des gens qui s'expriment pour dire
25:25 "Stop, l'écologie
25:27 mise sous cloche, il faut arrêter,
25:29 une vraie écologie pragmatique, il faut le faire."
25:31 - Il y aura donc bien une liste rurale que vous aurez
25:33 inspirée aux élections européennes.
25:35 - Oui, il y aura une liste rurale, et je ne serai bien sûr pas
25:37 sur la liste. - Et on va en parler avec vous,
25:39 dans un instant, on va parler aussi avec vous tous,
25:41 au 0800 26 300 300, Esteban ?
25:43 - Oui, on continue de prendre vos réactions.
25:45 Tiens sur le Facebook et le Youtube
25:47 de Sud Radio, la page Facebook et la page Youtube.
25:49 Sud Radio, à tout de suite !
25:51 - Sur Sud Radio.
25:53 - On est toujours avec notre invité Thierry Coste,
25:55 "Le plan secret de nos élites contre le monde rural",
25:57 c'est son livre publié chez Plon.
25:59 Mais avant de reparler des élites contre la campagne,
26:01 on va parler des supporters contre le bon sens,
26:03 Esteban ? - Oui, exactement. Nous avons Sébastien
26:05 qui nous appelle depuis Strasbourg
26:07 pour revenir sur les violences commises
26:09 hier soir par des pseudo-supporters marseillais
26:11 envers le Carlionnet. Bonjour Sébastien.
26:13 - Salut Sébastien ! - Bonjour.
26:15 - On rappelle les faits pour ceux qui nous rejoignent en cours
26:17 d'émission. Effectivement, hier, des supporters
26:19 marseillais ont balancé, non pas des cailloux, mais des
26:21 pavés sur le bus de l'équipe de
26:23 l'Olympique lyonnais. L'entraîneur Fabio Grosso
26:25 blessé au visage, le visage en sang, plusieurs points de suture.
26:27 Évidemment, bon,
26:29 vous êtes strasbourgeois, il y a des supporters
26:31 aussi qui sont extrêmement enthousiastes
26:33 dans le stade du racing.
26:35 Sébastien, ça vous a surpris ces scènes hier ou pas ?
26:37 - Non, non, pas du tout.
26:39 En fait, je voudrais plutôt parler d'ordre
26:41 général, en fait. Pourquoi ça se passe
26:43 comme ça en France et pas ailleurs ?
26:45 Pour moi, les premiers responsables, et les supporters,
26:47 ça c'est bien sûr, il n'y a pas de débat, mais
26:49 les premiers responsables, c'est les autorités.
26:51 C'est M. Darmanin lui-même. Depuis des
26:53 années, maintenant bientôt dix ans, on interdit
26:55 systématiquement tous les déplacements. Donc en fait,
26:57 on ne s'est plus organisé en France. Ils ne savent plus ce que c'est
26:59 d'avoir des supporters qui se déplacent, d'avoir des rivalités
27:01 entre clubs. On utilise la facilité
27:03 depuis plus de dix ans en disant
27:05 "on interdit". On fait un arrêté, on interdit
27:07 "n'y allez pas, laissez tomber, ne vous déplacez
27:09 pas, c'est plus facile, on s'en occupe pas".
27:11 Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des catastrophes,
27:13 comme la finale de la Ligue des champions, et c'est comme ça
27:15 que l'Euro 2016 a été un échec aussi
27:17 en France. Et c'est comme ça qu'à chaque
27:19 fois qu'on a de nouveau autorisé un petit
27:21 peu de supporters à venir, on ne s'est plus
27:23 organisé le déplacement. On fait passer
27:25 les Lyonnais en place entre villes de Marseille, alors qu'on
27:27 sait très bien qu'il y a des rassemblements
27:29 avant le match, qu'il y a 65 000 spectateurs attendus,
27:31 que les villes sont blindées de gens qui vont vers
27:33 le stade, et on fait passer les supporters au milieu de tout ça.
27:35 - Je vais vous apporter
27:37 un petit peu un bémol pour qu'on en débatte
27:39 d'ailleurs Sébastien, parce que vous faites une bonne observation.
27:41 D'ailleurs notre invité Mathieu Zagrotzky
27:43 disait la même chose, on pratique la punition
27:45 collective davantage en France qu'ailleurs, et pourtant ça ne marche pas.
27:47 En revanche, on a interdit
27:49 pendant 6 ans les déplacements des Lyonnais à Marseille,
27:51 là on l'autorise, ils se font caillasser,
27:53 ça n'encourage pas à réautoriser les déplacements.
27:55 Vous n'êtes pas d'accord Sébastien ?
27:57 - Mais si en fait les déplacements, tous les ans,
27:59 vous les avez, ça ne devient pas un événement que les Lyonnais se déplacent.
28:01 - Et donc on ne balancera plus le pavé ?
28:03 - Il y aura moins de problèmes, puisque vous savez que tous les ans
28:05 ils sont là. Mais comme ça se fait pour certains matchs
28:07 en Allemagne, des îles qui sont rivales
28:09 à moins de 100 km l'une de
28:11 l'autre, et ils arrivent à faire déplacer
28:13 3000 personnes sans aucun incident.
28:15 Pourquoi ils y arrivent ? Parce qu'ils ne les
28:17 interdisent pas, et qu'ils savent les gérer, et qu'ils
28:19 savent les organiser. - Et vous, quand vous alliez
28:21 assister par exemple, vous êtes
28:23 supporter du racing je suppose Sébastien ?
28:25 - Oui. - A Strasbourg.
28:27 Quand vous alliez par exemple, prenons l'exemple
28:29 du FC Metz, c'est le grand club rival
28:31 de Strasbourg, et ce depuis toujours.
28:33 Il y a toujours eu des incidents, ou en tout cas
28:35 c'est toujours risqué ?
28:37 - Alors c'est deux villes qui sont
28:39 très proches l'une de l'autre. Maintenant
28:41 effectivement il y a des arrêtés. Tout le monde ne peut pas se déplacer
28:43 à Metz. C'est encadré, c'est hyper
28:45 encadré. Et à la limite là, c'est un déplacement
28:47 organisé, il n'y a pas d'incident.
28:49 - Effectivement. - C'est la première fois
28:51 qu'on a le droit d'y aller depuis
28:53 X temps. Mais là, c'est pas
28:55 un déplacement qui fait que vous allez réussir à organiser
28:57 des événements. Et là il n'y avait que 600 supporters
28:59 lyonnais. - Qu'est-ce que vous dites ? - On peut la rouler par rapport au reste de l'Europe.
29:01 - Oui, oui, c'est très peu, vous avez raison.
29:03 Qu'est-ce que vous dites, c'est ma dernière question,
29:05 parce qu'on va donner la parole ensuite à Richard,
29:07 depuis la Seine-et-Marne à Goué.
29:09 Qu'est-ce que vous dites aux supporters marseillais,
29:11 on va les appeler supporters, puisqu'ils se revendiquent
29:13 comme tels, qui ont balancé des pavés au bus
29:15 de l'Olympique lyonnais ?
29:17 Vous, qu'êtes-vous supporter vous-même ?
29:19 - Ça sert à rien, ça pourrait être moins absurde, mais après
29:21 c'est Marseille, c'est encore un cas
29:23 à part par rapport à beaucoup de choses.
29:25 - Il n'y a pas que les enfants de chœur à Strasbourg non plus.
29:27 Je me permets, je suis supporter
29:29 dans le club où il y a eu des dérapages aussi, si vous voulez.
29:31 C'est pour ça que je me permets.
29:33 - Il y en a partout, mais encore une fois, ça revient à la même chose.
29:35 Pourquoi est-ce que le quart lyonnais se retrouve dans cette situation-là,
29:37 à un moment donné ? Maintenant, si on sait que c'est un match
29:39 dangereux, pourquoi est-ce qu'on fait venir le quart de Lyon
29:41 avec les couleurs de Lyon dessus ? On n'a qu'à faire venir
29:43 un quart complètement anonyme, et personne ne sait que c'est
29:45 les joueurs qui sont dedans.
29:47 Et pourquoi on n'est qu'une voiture de police
29:49 devant et derrière pour les faire venir, et on les fait traverser
29:51 la ville à des heures où il ne faut pas ?
29:53 - Peut-être justement, Sébastien, parce que les forces
29:55 de l'ordre ont mieux à faire en ce moment avec la montée
29:57 de l'antisémitisme, des manifestations
29:59 interdites à empêcher. - Vous pensez qu'en
30:01 Allemagne, ils n'ont pas les mêmes problèmes ?
30:03 - En tout cas, j'ai vu quelques images de manifestations
30:05 massives en Allemagne où c'était particulièrement plus
30:07 intimidant. Je comprends ce que vous dites, Sébastien.
30:09 Merci beaucoup en tout cas d'avoir pris la parole
30:11 au 0826-300-300
30:13 depuis Strasbourg, et puis allez le racing, quand même !
30:15 Richard est avec nous. Bonjour, Richard.
30:17 - Oui, bonjour.
30:19 - Bienvenue. - Oui, merci.
30:21 Un petit commentaire
30:23 sur ce qui s'est passé. - Alors, vous savez quoi,
30:25 Richard ? Vous m'appelez de la Seine-et-Marne,
30:27 au 0826-300-300, et vous illustrez
30:29 parfaitement le contraire de ce que
30:31 disait Thierry Coste il y a quelques minutes. Il y a
30:33 encore apparemment des zones blanches dans la Seine-et-Marne.
30:35 Alors, je vous propose de vous déplacer un tout petit peu.
30:37 Le temps qu'on vous retrouve, je vais redonner la parole
30:39 à Thierry Coste jusqu'à ce que vous ayez du réseau, Richard.
30:41 OK ? A tout de suite, Richard.
30:43 Question, Thierry Coste. Vous parlez du monde rural,
30:45 là on parlait d'affrontements en ville.
30:47 J'imagine que la première chose que vous allez nous dire, c'est que ça
30:49 ne serait pas arrivé comme ça à la campagne ?
30:51 - Oh là là ! Vous savez, la nature humaine,
30:53 je m'en méfie quand même.
30:55 Non, non, c'est...
30:57 Je pense qu'il y a un phénomène
30:59 d'intolérance qui touche
31:01 tout le monde, ville-campagne.
31:03 On a... Il y a ce
31:05 côté communautariste
31:07 qui se développe et qui est
31:09 très inquiétant. Or, à la campagne,
31:11 le monde associatif, du football,
31:13 du rugby, etc., c'est encore une des
31:15 valeurs fortes de proximité. On l'a
31:17 vu pour le rugby, on l'a vu pour la polémique
31:19 autour de
31:21 l'événement
31:23 organisé par Jean Dujardin.
31:25 L'avantage du monde rural,
31:27 c'est cette proximité et c'est le fait
31:29 de parler. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de dérapage.
31:31 - Si on s'engueule, on risque de croiser la personne qu'on a engueulée
31:33 toute la vie, donc c'est pour ça qu'on fait plus attention ?
31:35 - Oui ! Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de dérapage.
31:37 Mais il faut être honnête. La preuve, c'est qu'on est
31:39 obligés de remettre des gendarmeries
31:41 dans les campagnes. Ça veut dire qu'il y a
31:43 aussi des problèmes de sécurité. Mais il y a
31:45 moins, sans doute, d'intolérance
31:47 qu'ailleurs. Et c'est loin de s'y intéresser.
31:49 - On va en parler, tiens, dans quelques instants. La délinquance
31:51 en zone rurale, les incivilités qui se
31:53 multiplient, les agressions d'élus, y compris
31:55 dans des villes de moins de 100 habitants. On aurait eu des témoignages
31:57 édifiants sur Sud Radio. On a retrouvé Richard
31:59 dans la Seine-et-Marne où on écoute Sud Radio
32:01 au 99.9 FM. Vous êtes
32:03 avec nous, Richard ? - Oui, je sais.
32:05 Vous m'entendez, Nathan ? - C'est beaucoup mieux.
32:07 Voilà, on a retrouvé du raison. Vous vouliez revenir
32:09 vous aussi sur ces incidents
32:11 scandaleux à Marseille, hier ?
32:13 - Oui, je voudrais dire que peut-être en France
32:15 il faudrait commencer à être un peu plus
32:17 sévère. En Angleterre,
32:19 ça a été aussi
32:21 pendant des années, il y a eu des gros problèmes.
32:23 Ils ont interdit à vie
32:25 certains supporters. En France, il faudrait
32:27 faire la même chose. Mais je veux aussi
32:29 parler de l'attitude des joueurs, aussi
32:31 sur le terrain. Des fois, qu'ils défient.
32:33 On a vu l'attitude de Mbappé
32:35 ce week-end. Il devrait
32:37 se prendre au moins trois matchs de suspension
32:39 mais il ne va pas se les prendre. On a vu le match
32:41 Barcelone - Real Madrid. Je ne sais pas
32:43 si vous l'avez vu. Vous avez vu l'attitude
32:45 de Vinicius envers
32:47 les arbitres, sa simulation.
32:49 On dirait qu'il a la jambe cassée.
32:51 Le Real Madrid récupère le ballon
32:53 et il se lève et puis
32:55 il court comme un lébrié. - Ça c'est vieux comme le monde.
32:57 - Voilà.
32:59 Et après, on vient de passer
33:01 deux mois extraordinaires avec la Coupe du monde
33:03 de rugby. Les joueurs, c'est
33:05 extraordinaire. Moi, ça me fait...
33:07 ça me donne la chair de poule quand je vois
33:09 les supporters sud-africains
33:11 avec les Français tous mélangés.
33:13 Les joueurs qui respectent l'arbitre,
33:15 ils se taisent, ils ne disent rien.
33:17 C'est extraordinaire.
33:19 - Un petit bémol, Richard.
33:21 - Juste un petit bémol parce qu'on a
33:23 toujours tendance à sanctifier un peu le monde du rugby
33:25 et à diaboliser le monde
33:27 du football. Des bagarres
33:29 générales, y compris entre supporters, ça arrive
33:31 dans le rugby. Pas plus tard qu'il y a deux semaines,
33:33 c'était dans les Pyrénées-Orientales,
33:35 si mes souvenirs sont bons, en tout cas, chez les Catalans.
33:37 - Estéban, vous qui suivez tous les matchs, vous pouvez le confirmer ?
33:39 - Je confirme, effectivement. Et on a vu aussi des vidéos
33:41 des supporters anglais qui se sont battus
33:43 pendant la Coupe du monde au Vélodrome.
33:45 - Absolument. Il y en avait un qui était déguisé en Amiral Nelson
33:47 dans le stade Vélodrome et qu'en achetait
33:49 un autre par-dessus la tribune. Comme quoi, vous voyez,
33:51 ça peut arriver aussi, Richard.
33:53 - Oui, mais c'est des exceptions.
33:55 C'est pas la norme. Tandis que dans le foot,
33:57 c'est des exceptions quand ça n'arrive pas.
33:59 Donc, c'est un peu différent.
34:01 Mais en général, oui, il y a des...
34:03 Je vais être vulgaire, mais il y a des cons partout.
34:05 Même dans le rugby.
34:07 Mais voilà.
34:09 Mais en général, il y a beaucoup plus de valeur
34:11 dans le rugby que dans le football.
34:13 Et surtout, il faut commencer à
34:15 responsabiliser les joueurs
34:17 et les entraîneurs. Parce que ça devient
34:19 du n'importe quoi.
34:21 Moi, le foot, c'est mon sport préféré,
34:23 mais j'arrive plus à le regarder, le foot.
34:25 - Écoutez le rugby sur la radio du rugby.
34:27 Sud Radio qui diffuse le top 14.
34:29 - Et je vous écoute tout le temps.
34:31 - Et la Pro D2, on est les seuls d'ailleurs
34:33 à en diffuser autant. C'est pour ça qu'on restera fidèles
34:35 toujours aux valeurs de l'Ovalie.
34:37 Merci Richard. - De rien, merci.
34:39 - Et profitez bien de la Seine-et-Marne.
34:41 En tout cas, vous parliez du sport
34:43 plus pacifié, Thierry Coste,
34:45 à la campagne. On parlait aussi
34:47 de la montée de la délinquance.
34:49 La campagne n'est pas épargnée. Et ça, c'est un phénomène
34:51 nouveau ? Vous l'expliquez comment ?
34:53 - Oui, c'est un phénomène nouveau. - Enfin, la montée de la délinquance.
34:55 La délinquance a toujours existé. - Bien sûr.
34:57 Non, mais c'est un phénomène nouveau, d'abord parce que
34:59 je pense qu'il y a un certain nombre de délinquants
35:01 et trafiquants qui se déplacent vers
35:03 les campagnes, ne serait-ce que parce qu'ils
35:05 ont un sentiment
35:07 d'une meilleure impunité dans ces zones-là
35:09 plutôt que dans les villes ou dans
35:11 les banlieues où il y a eu
35:13 des attaques. On l'a vu de plus en plus
35:15 souvent. Mais donc, bien évidemment,
35:17 pendant ce temps-là,
35:19 nos technocrates se sont amusés
35:21 à fermer 500
35:23 gendarmeries en se disant "C'est pas
35:25 grave, finalement, la concentration
35:27 des humains se fait sur la banlieue
35:29 et la ville, donc on va mettre
35:31 beaucoup moins de gens dans les campagnes". - Je vous vois venir.
35:33 - Non, mais c'est juste une réalité.
35:35 - Non, mais je sais. - C'est juste une réalité. - Et il y a deux
35:37 semaines, trois semaines à peu près, Emmanuel Macron a annoncé
35:39 la réouverture de... la recréation
35:41 de plusieurs centaines de brigades de gendarmerie.
35:43 - Voilà, mais je pense que la reconquête
35:45 du monde rural, c'est une réalité. C'est pas
35:47 le fait du président de la République.
35:49 C'est que c'est une réalité. On a de plus en
35:51 plus de gens qui viennent consommer
35:53 la campagne, qui viennent y vivre ou juste
35:55 la consommer le week-end. Il faut avoir
35:57 les mêmes conditions de sécurité
35:59 comme il faut avoir des services publics
36:01 et des magasins,
36:03 pour pouvoir assumer correctement
36:05 une vie relativement
36:07 tranquille. Parce que la campagne, c'est aussi
36:09 un truc... Moi, j'adore, on est
36:11 bien, on se sent bien. Moi, j'ai un jardin,
36:13 j'en fais même un chapitre de mon livre,
36:15 de mon jardin. Parce que la réalité
36:17 d'aujourd'hui, la pratique du sport et
36:19 le loisir de nature, pas seulement la chasse ou la pêche,
36:21 mais le VTT, l'équitation,
36:23 etc. C'est des choses sympas
36:25 qu'on peut faire et partager. Ça crée
36:27 du lien, ça crée de la proximité,
36:29 mais pour ça, il faut juste qu'on ne complique
36:31 pas la vie des gens qui ont déjà
36:33 suffisamment
36:35 d'emmerdes parce qu'ils vivent
36:37 dans un endroit où
36:39 les distances entre deux points
36:41 leur compliquent la vie. De façon provocatrice,
36:43 je dis régulièrement que la campagne,
36:45 c'est beau, c'est la nature, mais ce sera
36:47 toujours du goudron et du béton.
36:49 Il en faudra moins, il en faudra mieux,
36:51 mais la réalité, c'est qu'on ne va pas
36:53 mettre des services publics,
36:55 des bus, des trains
36:57 ou des métros à la campagne.
36:59 Donc, il faudra bien accepter l'idée
37:01 qu'on doit continuer aussi
37:03 à ce qu'il y ait une vraie vie économique.
37:05 - Et c'est pour ça aussi que quand on grandit à la campagne,
37:07 on apprend à faire de l'autostop quand on a raté son transport
37:09 scolaire, par exemple. Allez, restez avec nous,
37:11 on se retrouve dans quelques instants sur Sud Radio. Si vous êtes
37:13 campagnard, vous avez aussi la parole. Bien
37:15 entendu, 0826 300 300.
37:17 Quelles sont les normes, les tracasseries
37:19 qu'il faudrait supprimer pour
37:21 améliorer la vie à la campagne ?
37:23 On va en parler avec Thierry Coste dans un instant. A tout de suite.
37:25 13h45,
37:27 dernière ligne droite dans ce Face à Face
37:29 où on reçoit Thierry Coste aujourd'hui, qui
37:31 vient nous voir pour son livre "Dans le plomb secret de nos
37:33 élites contre le monde rural". C'est aux éditions
37:35 Plomb. Et nous sommes aussi avec Philippe
37:37 qui nous appelle depuis Caen. Bonjour Philippe.
37:39 - Oui, bonjour.
37:41 Bonjour Monsieur Coste.
37:43 J'ai deux questions.
37:45 La première question
37:47 représente le chiffre d'affaires du monde
37:49 de la chasse sur le plan
37:51 national,
37:53 dans sa globalité bien sûr, mais aussi
37:55 voir si on peut faire
37:57 quelque chose, limiter les chasses
37:59 commerciales. Monsieur Coste
38:01 est parfaitement courant. Ça limite
38:03 un peu aussi le territoire
38:05 des petites chasses, on va dire.
38:07 Là, il y a un effet
38:09 domino. Une autre question,
38:11 je vous la pose
38:13 telle que je la pose, d'accord ?
38:15 Quel a été
38:17 l'incident
38:19 qui a fait que M. Hulot
38:21 a donné sa démission
38:23 quand vous avez assisté, contre
38:25 son avis apparemment,
38:27 à sa démission ?
38:29 Quelle a été la raison ?
38:31 Est-ce que vous étiez un soldat
38:33 avec une mine antipersonnelle pour M. Macron
38:35 ou c'était
38:37 pas prévu au programme ?
38:39 - Bon, ben écoutez, on va poser vos questions.
38:41 Restez en ligne, Philippe. Vous êtes chasseur d'ailleurs ?
38:43 - Je le suppose. - Oui. - Dans le calvados.
38:45 - Alors Philippe, je vais devoir vous recommander
38:47 quelque chose, c'est d'acheter mon livre.
38:49 Parce qu'effectivement, non seulement il y a plein
38:51 d'anecdotes sur à peu près tout le monde,
38:53 mais je pense que ça peut intéresser même
38:55 les gens qui ne connaissent rien à la politique,
38:57 qui vont rire, et il y a une explication de texte
38:59 concernant Nicolas Hulot.
39:01 - On vous le dédicace.
39:03 - D'abord, pour la première
39:05 question, c'est 4
39:07 milliards l'économie de la chasse.
39:09 Une enquête vient d'être sortie
39:11 il y a 15 jours. Mais il faut
39:13 reconnaître que ce soit l'économie de la chasse,
39:15 de la pêche, du golf ou de l'équitation,
39:17 ce sont des activités
39:19 qui sont à la fois des activités de loisirs,
39:21 des activités de passion, mais c'est aussi
39:23 des activités économiques.
39:25 Parce qu'il y a, à part la
39:27 randonnée où on a besoin
39:29 de personne sauf que vous êtes content d'arriver au village
39:31 et d'acheter votre
39:33 sandwich ou à manger,
39:35 ou aller au restaurant, donc en fait, il y a beaucoup
39:37 d'activités de nature qui sont des activités...
39:39 C'est pour ça que je râle souvent en pensant
39:41 que la seule activité économique
39:43 dans le monde rural, c'est pas
39:45 l'agriculture, c'est aussi la forêt.
39:47 C'est très réaliste, il y a une grosse production
39:49 forestière, on n'a jamais eu autant de forêt,
39:51 on n'a jamais autant de produits de bois, et c'est tant mieux.
39:53 Donc, effectivement, le monde de la
39:55 chasse, comme d'autres mondes, c'est à la fois une activité
39:57 très populaire, mais c'est aussi
39:59 une économie. - Sauf que ce que dit
40:01 Philippe, et c'est là-dessus qu'il vous interpelle, c'est
40:03 les chasses privées commerciales
40:05 qui sont vendues, qui prennent de plus en plus de
40:07 place au détriment des chasses
40:09 des associations communales, par exemple.
40:11 - Alors, heureusement, c'est... - Oui, exactement.
40:13 - Philippe n'a pas tout à fait raison,
40:15 mais dans certains départements,
40:17 c'est le cas, et c'est rageant.
40:19 La preuve, c'est qu'on a vu la dégradation
40:21 de la Sologne, avec du grillage
40:23 partout, c'est quand même un peu affolant
40:25 d'avoir juste des chasses commerciales
40:27 où les gens ne sont pas des chasseurs.
40:29 - Il faut rappeler ce qu'il se passe dans la Sologne, c'est assez particulier.
40:31 C'est-à-dire que vous avez des grandes fortunes
40:33 qui possèdent des propriétés
40:35 gigantesques dans lesquelles ils chassent et ils les ont
40:37 grillagées. - Voilà, et en même temps... - Et c'est pas monsieur et madame
40:39 tout le monde. - Non, non, voilà.
40:41 Je pense que la chasse populaire, c'est la force de ce pays.
40:43 On a cette chance-là,
40:45 et c'est vrai qu'on
40:47 arrive à pratiquer
40:49 cette activité avec
40:51 peu d'argent, mais pour ça,
40:53 il faut effectivement éviter qu'il y ait
40:55 le développement des chasses commerciales.
40:57 Il y en a quelques-unes, ça ne gêne pas.
40:59 Cécilie en avait trop, il y a peu d'endroits où il y en a
41:01 trop, parce qu'économiquement, c'est pas
41:03 toujours simple. - Bon, mais faites-vous
41:05 décasser le livre quand vous l'aurez trouvé, Philippe.
41:07 - Oui, y a pas de problème. Et la
41:09 dernière question sur monsieur Hulot, alors,
41:11 dites-nous tout ! - Bon, il le veut
41:13 quand même. C'était dans le livre, disait Thierry Coste.
41:15 - C'est dans le livre, alors je verrai. - Ah, d'accord.
41:17 - Non, mais écoutez, j'ai
41:19 toujours été surpris de savoir que
41:21 il rêvait de partir depuis un moment, quand même.
41:23 Faut être honnête. Moi, je veux bien considérer
41:25 que Hulot est un trophée à mon tableau de chasse,
41:29 mais honnêtement, ça faisait quelques
41:31 semaines qu'il rêvait de partir.
41:33 - Vous avez été le prétexte. - Et il a...
41:35 J'ai servi de prétexte. Il a été maladroit
41:37 parce qu'il m'a offert une communication géniale
41:39 pendant 8 jours, à peu près partout.
41:41 Mais surtout, il a beaucoup
41:43 menti, c'est ce que j'explique dans le livre,
41:45 puisqu'il savait que j'étais à cette réunion.
41:47 Et donc... Mais par contre, il avait
41:49 pas travaillé son dossier. Le sujet n'était
41:51 pas seulement la chasse, mais la police de l'environnement
41:53 et la stratégie biodiversité
41:55 pour créer un établissement
41:57 un peu plus conséquent. Donc, en fait,
41:59 il pouvait très bien sortir de cette réunion
42:01 en expliquant qu'il avait tordu le bras
42:03 au chasseur et que c'était plutôt malin.
42:05 Mais comme il avait vraiment envie de partir
42:07 et que j'étais en face
42:09 de lui pendant 2h30,
42:11 je pense qu'il a craqué. - Bon, écoutez,
42:13 ça arrive à tout le monde comme quoi. Merci, Philippe,
42:15 de nous avoir appris. - Merci, Mr. Cotte.
42:17 - Merci. - Le Calvados, au 0826
42:19 300 300. Tiens, vous parliez des chasses commerciales.
42:21 Un certain nombre d'agriculteurs se mettent
42:23 à replanter. Je dis bien, c'est une transition.
42:25 Toutes trouvées. Vous en parlez beaucoup dans votre livre.
42:27 Un certain nombre d'agriculteurs
42:29 se mettent à replanter des haies.
42:31 Ça permet de faire revenir la biodiversité dans les champs
42:33 parce que les remembrements ont tout rasé.
42:35 Et en plus, ça leur permet souvent
42:37 de faire des chasses. - Alors,
42:39 je sais pas s'ils font des chasses.
42:41 J'en parle énormément dans mon livre
42:43 parce que quand j'avais 14 ans, j'étais déjà
42:45 mobilisé sur ce sujet des haies.
42:47 Je pense que la haie, dans
42:49 l'espace ordinaire, c'est un truc génial.
42:51 Ça sert à tout le monde. Ça sert aux
42:53 randonneurs parce qu'il y en a au bord des chemins.
42:55 Ça sert pour la faune sauvage, ça sert pour la chasse,
42:57 ça sert pour la biodiversité. Mais regardez,
42:59 c'est l'exemple même de la technocratie.
43:01 Depuis 30 ans, tout le monde est d'accord
43:03 pour dire que la haie, c'est un élément utile
43:05 et structurant. Depuis 30 ans,
43:07 on en arrache terriblement.
43:09 - C'est pas les technocrates qui les ont arrachés,
43:11 ce sont les agriculteurs. - Non, non. Les technocrates,
43:13 ils ont facilité l'arrachement.
43:15 Pendant longtemps, on a financé
43:17 l'arrachage de haies.
43:19 Pendant longtemps,
43:21 et encore aujourd'hui, on a introduit
43:23 des clauses de protection des haies
43:25 qui sont tellement rigides que les agriculteurs
43:27 ne veulent plus planter de haies
43:29 parce que c'est trop rigide. - Parce que sinon,
43:31 ils sont obligés de mettre du pesticide trop loin
43:33 et que c'est pas bon pour leur culture.
43:35 - Donc, on marche sur la tête et ça,
43:37 que ce soit les... - Et donc, vous dites quoi ? Il faut planter des haies d'une part
43:39 et laisser déverser du pesticide
43:41 juste à côté ? - Non, non, non, non.
43:43 Sur les pesticides, entre guillemets, dans mon livre,
43:45 vous noterez que moi, je me suis engagé
43:47 sur les néonicotinoïdes et
43:49 ça m'a valu de ne...
43:51 que les agriculteurs, les syndicats agricoles
43:53 ne veuillent plus me parler pendant deux ans.
43:55 Donc, j'assume complètement. - On s'en souvient
43:57 très bien, Willi Schran, le président de la Fédération,
43:59 était venu sur Sud Radio expliquer que les néonicotinoïdes
44:01 étaient probablement responsables
44:03 de la diminution des perderies. - Voilà, donc,
44:05 non mais, de la diminution de toute
44:07 la faune sauvage, il faut pas juste ramener
44:09 les choses à la chasse. Moi, je suis un défenseur,
44:11 je suis un écolo convaincu,
44:13 je suis un vrai passionné du monde rural,
44:15 je suis photographe animalier,
44:17 je suis naturaliste, j'ai vécu
44:19 des centaines de nuits dans les forêts,
44:21 je l'explique dans mon livre, mais tout ça pour dire que
44:23 regardez quand
44:25 des gens hors sol
44:27 décident de règles et de normes,
44:29 pendant 20 ans on les applique
44:31 et aujourd'hui, on fait le constat, le gouvernement
44:33 vient d'annoncer un méga programme
44:35 de plantation de haies, mais on en arrache
44:37 encore 20 000 kilomètres
44:39 par an. On est
44:41 à côté de la plaque,
44:43 alors, dans les élites, pour moi, il y a aussi
44:45 les professionnels des syndicats
44:47 agricoles qui, pendant 20 ans, répétaient
44:49 la même chose. - Ceux qui ne parlent plus pendant
44:51 deux ans. - Il faut arracher les haies,
44:53 il faut mettre des pesticides, je suis désolé,
44:55 l'agriculteur, il pense
44:57 surtout à la
44:59 fin du mois et à son revenu.
45:01 Donc, c'est pas compliqué, quand
45:03 on accompagne les transitions, moi je plaide
45:05 pour qu'on accompagne les gens.
45:07 Chacun est capable de changer ses pratiques
45:09 si elles sont polluantes, si elles sont destructrices,
45:11 mais il faut accompagner les gens.
45:13 Et au bout du bout, il faut avoir,
45:15 à la fin du mois, un revenu. Il faut jamais
45:17 oublier que la politique rurale, le vivre
45:19 et travailler au pays, c'est d'abord
45:21 un problème de fin du mois, plutôt que d'un
45:23 problème de fin du monde. - Alors, on peut parler aussi
45:25 de cet autre aspect, comment
45:27 adapter ses pratiques, le pastoralisme
45:29 en but au retour du
45:31 loup, et parfois même de l'ours, comment
45:33 on fait pour les faire cohabiter ? - Moi, je suis
45:35 pas pour la cohabitation, que les choses soient
45:37 claires. Je considère que c'est pareil,
45:39 Europe et
45:41 technocrates français, on a la culture du cliquet.
45:43 Cette espèce se portait mal,
45:45 on protège l'espèce.
45:47 Sitôt que cette espèce va bien, on veut
45:49 plus la toucher, parce qu'on l'a protégée avant,
45:51 on n'y touche plus. C'est pareil pour le corps morant
45:53 dans les rivières. - Non, vous êtes pas pour la cohabitation ? - Moi, je suis pour
45:55 que dans tous les
45:57 secteurs où il y a du pastoralisme,
45:59 on réduise de façon drastique
46:01 le nombre de loups. L'espèce
46:03 se porte bien, il faut en prélever 300
46:05 tous les ans, pendant 3 ans,
46:07 et quand on aura fait ça, moi,
46:09 la biodiversité dans les montagnes, c'est les bergers
46:11 et leurs troupeaux, c'est pas les loups.
46:13 - 0826 300 300, Esteban.
46:15 - Oui, décidément, vous êtes beaucoup à nous écouter
46:17 dans le Calvados, puisque nous étions avec Philippe
46:19 il y a quelques instants depuis Caen, et là nous sommes avec
46:21 Mickaël depuis Caen. Bonjour Mickaël !
46:23 - Bonjour ! - En quelques mots,
46:25 puisqu'on arrive au terme de cette émission.
46:27 Allez-y. - C'était
46:29 pour réagir par rapport
46:31 au sujet de la délinquance
46:33 en campagne.
46:35 Auparavant, j'étais dans un village
46:37 où il y avait le garagiste
46:39 qui s'était fait cambrioler par
46:41 3 individus, et malencontreusement,
46:43 il n'avait qu'une seule arme pour se défendre,
46:45 c'était son fusil de chasse, à 2 coups.
46:47 - D'accord. - Et,
46:49 dans l'absolu, ce qui aurait pu éviter
46:51 le drame, à savoir que
46:53 un des agresseurs a été blessé
46:55 sur le tas,
46:57 l'idéal aurait été
46:59 d'avoir un fusil
47:01 pour lui à 5 coups,
47:03 et de pouvoir tirer en l'air, et de pouvoir
47:05 laisser
47:07 les personnes qui sont
47:09 rentrées dans son garage,
47:11 et de laisser
47:13 s'attacher en attendant que les flics arrivent.
47:15 Chose qui ne peut pas se faire aujourd'hui,
47:17 parce que la législation de la chasse
47:19 n'autorise pas des fusils à plus de 3 coups.
47:21 - Et du port d'armes, et qu'on n'est pas aux
47:23 Etats-Unis, Mickaël ?
47:25 - Oui, certes,
47:27 on n'est pas aux Etats-Unis,
47:29 mais on a aussi la jurisprudence
47:31 d'enjeu, et en France, on a le droit
47:33 qu'il y a 2 façons de s'armer,
47:35 le permis de chasse, et la licence de tir.
47:37 - Je vous propose, mon cher Mickaël, que je fasse répondre
47:39 un bon connaisseur des armes, et du droit
47:41 des armes, qui est Thierry Coste.
47:43 Merci pour votre appel, en tout cas, Mickaël,
47:45 depuis le Calvados, Thierry Coste.
47:47 - Oui, mais il y a 5 millions de détenteurs
47:49 légaux d'armes à feu,
47:51 moi je ne souhaite pas qu'on parte
47:53 dans la dérive américaine qui est du port
47:55 d'armes sur soi, la détention d'armes
47:57 y compris de
47:59 tir automatique, donc c'est clair,
48:01 on est bien encadré, la loi est bien
48:03 encadrée, - Pas plus d'armes, plus de gendarmes,
48:05 en gros. - Voilà, on n'a pas d'usage
48:07 autre que pour l'activité sportive,
48:09 et c'est tant mieux, ou l'activité
48:11 de loisir, et je pense qu'il faut en
48:13 rester là, c'est pas mal,
48:15 il vaut mieux dans ces cas-là que les gendarmes soient
48:17 beaucoup plus présents, ou que
48:19 les caméras soient installées,
48:21 c'est ce qui se passe de plus en plus souvent,
48:23 pour pouvoir rassurer.
48:25 - On va en reparler, peut-être avec vous. Merci à vous Thierry Coste,
48:27 je rappelle votre ouvrage "Le plan secret de nos
48:29 élites contre le monde rural", c'est publié
48:31 chez Plon, la suite
48:33 de votre journée à l'écoute de Sud Radio,
48:35 ben tiens, justement, on parlait des
48:37 places à Brigitte Laé, Sud Radio, c'est
48:39 juste après les informations de 14h, pardonnez-moi,
48:41 ce calembour, mais il fallait bien le faire,
48:43 un moment, bonne journée à vous à l'écoute de Sud Radio.
48:45 !
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