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  • il y a 11 heures
Avec Thomas Fauré, Spécialiste du numérique, Président et fondateur du réseaux social Whaller
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##A_LA_UNE_WK-2026-03-21##

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Transcription
00:00Et à la une, on a décidé de vous parler de ce sujet, et pas d'un petit sujet, tout
00:03simplement de 10 milliards d'euros qui s'évadent de la France.
00:07Bonjour Thomas Forêt.
00:09Oui, bonjour à vous.
00:10Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes spécialiste du numérique, président et fondateur du réseau social Waller.
00:16Commençons par le début de ce sujet, qu'est-ce qu'un super calculateur et pourquoi est-ce indispensable dans
00:21la course à l'IA qui déchaîne les grandes puissances actuellement ?
00:24Parce que ces 10 milliards dont on s'apprête à parler, ils ne sont pas actuellement dans les caisses de
00:28la France, tout simplement parce que ça concernait un super calculateur.
00:32Donc c'est quoi ?
00:33Un super calculateur, en fait, c'est un ensemble de machines, d'ordinateurs, on appelle ça des serveurs, mais qui
00:40sont faits en l'occurrence spécifiquement pour pouvoir faire fonctionner des intelligences artificielles
00:48comme ChatGPT, Cloud ou surtout Mistral, puisque en l'occurrence, la société française Mistral, qui produit de l'intelligence artificielle,
01:00qui entraîne des modèles d'intelligence artificielle,
01:03utilisait une partie des serveurs déjà de cette société en question.
01:09Donc c'est aujourd'hui crucial d'avoir ces infrastructures, c'est crucial de les avoir chez nous, parce que
01:16ce dont il s'agit ici, c'est, je suis sûr qu'on va en parler,
01:20c'est in fine la maîtrise des technologies par les Européens et par les Français en particulier.
01:25Et justement, on va en parler, tout le monde pouvait se réjouir de ce projet, parce que ce fameux super
01:28calculateur, il devait être installé à Bosquel, dans le nord de la France,
01:32et il participait à ce fameux plan de 109 milliards d'euros d'investissement qu'Emmanuel Macron avait annoncé, notamment
01:39lors du sommet de l'IA,
01:40c'était il y a quasiment, c'était il y a un peu plus d'un an, c'est-à
01:43-dire en février 2025.
01:45Mais cette fois-ci, qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que la France avait réussi à se
01:50réjouir de l'implantation de cette entreprise sur notre sol
01:53et avait déjà vanté le budget que cela allait lui rapporter, je rappelle quand même la somme, 10 milliards d
01:58'euros.
01:58Qu'est-ce qui s'est passé ?
02:00Ce qui s'est passé, c'est tout simplement des négociations plus avantageuses avec les Etats-Unis.
02:07Cette société, elle a signé des gros contrats avec des entreprises américaines récemment, et en particulier la société Anthropik.
02:14Alors Anthropik, c'est l'intelligence artificielle qui s'appelle Cloud, qui est le premier concurrent de ChatGPT que le
02:21grand public connaît,
02:22et qui fait partie des géants de l'intelligence artificielle.
02:25Ils ont décidé d'acheter des supercalculateurs et de louer ces machines à cette entreprise.
02:33Mais la contrepartie, évidemment, d'avoir ces gros contrats américains, c'était d'aller aux Etats-Unis installer des serveurs.
02:41Donc il n'y a pas eu de friction avec les Français, ça c'est important de le noter.
02:46Il n'y a pas eu de problème, mais c'est évidemment un problème géopolitique et politique.
02:51Oui, mais est-ce que sans en effet évoquer des frictions qui auraient eu ou qui n'auraient pas eu
02:56lieu dans ce dossier,
02:57est-ce qu'on peut tout simplement reconnaître, est-ce qu'on peut expliquer la décision de cette entreprise à
03:02ne pas s'installer en France,
03:03parce que tout ce qu'on dénonce depuis des années, tout ce que dénoncent certains économistes,
03:08certains politiques, c'est-à-dire une fiscalité trop lourde, un territoire pas suffisamment attractif,
03:11des enjeux du futur qui ne sont pas suffisamment considérés en France ?
03:14Est-ce que ça, c'est un argument valable pour expliquer cette envolée de 10 milliards d'euros ?
03:20D'abord, je ne suis pas dans le secret de cette négociation, mais je ne pense pas que ce soit
03:26le sujet.
03:26Je pense que le sujet, c'est que les Etats-Unis ont mis beaucoup sur la table,
03:31ont expliqué à cette entreprise qu'elle allait travailler avec les entreprises les plus importantes dans l'intelligence artificielle
03:40qui sont américaines, et que l'entreprise a tout simplement fait un choix économique.
03:46Elle a d'ailleurs changé son siège social à New York, donc ça devient maintenant une entreprise américaine.
03:50Donc c'est vraiment, bien sûr, un changement de dimension totale.
03:55Et le sujet, ce n'est pas seulement l'image, vous commencez à l'esquisser au début de notre conversation,
04:00ce sont les infrastructures, les puces, l'électricité, la capacité de calcul,
04:03bref, une capacité tout simplement à ce que notre pays soit souverain sur ces nombreuses dimensions
04:09et des enjeux du futur, comme l'intelligence artificielle.
04:12Est-ce que la France, après ce type d'épisode, a encore aujourd'hui les moyens d'être parmi les
04:17leaders en Europe,
04:18voire dans le monde, de ces enjeux du futur, c'est-à-dire de l'intelligence artificielle ?
04:23Oui, la France a les moyens, ça souvent pose cette question.
04:27Elle a d'abord les moyens intellectuels, c'est-à-dire qu'on forme les meilleurs ingénieurs du monde.
04:31On a la capacité de comprendre, de mettre en place ces technologies sans aucune difficulté.
04:38Ce qu'il nous manque aujourd'hui, c'est probablement une politique plus agressive en matière de souveraineté.
04:45Alors, on voit qu'il y a des efforts, que le sujet commence à venir dans le débat public,
04:50mais c'est évidemment totalement insuffisant.
04:54Par exemple, pourquoi ?
04:55Moi, je reproche beaucoup toute cette politique de Choose France,
04:59du sommet organisé par le président de la République,
05:02qui a donné lieu à ces annonces, parce que c'est beaucoup d'annonces, justement.
05:06C'est beaucoup d'annonces de choses qui n'existent pas encore.
05:07En fait, on accueille, on se fait les poignets de main avec les sourires,
05:10mais derrière, peut-être qu'on ne suit pas suffisamment,
05:12et comme vous le disiez à l'instant, on n'est peut-être pas suffisamment agressif
05:14pour s'assurer que ces projets, ils viennent bien s'implanter en France.
05:18Exactement, mais surtout, on essaye de faire venir des entreprises étrangères
05:22sur le sol français.
05:23Bon, c'est une bonne chose, mais est-ce qu'on n'oublierait pas un petit peu trop
05:27de penser à faire grandir et croître nos propres entreprises ?
05:31Oui, et tous les talents sur le sol français, avec toutes les compétences que l'on a,
05:35et notamment les nombreux talents d'ingénieurs que vous avez évoqués au début de cette conversation.
05:38Merci beaucoup, Thomas Fauret, d'avoir été avec nous, spécialiste du numérique,
05:42président et fondateur du réseau social Waller,
05:44de nous avoir expliqué pourquoi, tout d'un coup, la France,
05:46qui se réjouissait quand même d'un projet à plus de 10 milliards d'euros sur son sol
05:49et des emplois, notamment dans le sud et dans le nord de la France,
05:52s'est retrouvée d'un coup évaporée pour des raisons un peu inconnues.
05:55Merci d'avoir décrypté tout ça pour nous, il est 8h24.
05:57Merci d'avoir regardé cette vidéo !
05:57Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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