- il y a 3 ans
Avec Clémence Guetté, députée LFI du Val de Marne
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NewsTranscription
00:00 Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Patrick Roger.
00:04 L'invité ce matin Clémence Guettet, députée La France Insoumise du Val-de-Marne.
00:08 - Bonjour Clémence Guettet. - Bonjour.
00:10 - Le nouvel échec pour bloquer la réforme des retraites, le climat de tension hier à l'Assemblée aussi,
00:15 c'est ce que l'on va évoquer ainsi que les grandes questions dans l'actualité.
00:18 Alors vous avez assisté hier aux discussions en commission des affaires sociales sur les retraites.
00:22 Il paraît qu'on a failli en venir aux mains, c'est vrai ?
00:26 - Alors non, c'était extrêmement tendu parce que le sujet pour nous est d'une importance capitale
00:31 et que ça a commencé par le fait qu'il n'y avait pas assez de place dans cette salle
00:35 pour qu'on puisse tous siéger et discuter de la réforme.
00:38 Donc si vous voulez, il y a un sujet fondamental de quelle importance on accorde à ce texte.
00:42 Et pour nous c'était extrêmement important et ça a été expédié trop rapidement.
00:46 Je veux dire que ce qui s'est passé hier en commission c'est extrêmement grave.
00:50 Pour que les gens comprennent, c'est le droit d'amender des lois hier
00:54 qui a été attaqué par Mme Braun-Pivet, par la présidente de la commission des affaires sociales.
00:59 Qui a décidé tout d'un coup que nos 1000 amendements n'étaient pas examinés
01:03 et qu'elle voulait passer à autre chose parce que les débats allaient sinon durer trop longtemps.
01:07 C'est absolument inacceptable.
01:08 - Parce que vous avez déposé de nouveau des amendements ?
01:10 - Bah oui, parce qu'on veut discuter, parce qu'on est parlementaires et qu'on est là pour ça.
01:13 Et je rappelle quand même que l'histoire de cette loi, c'est le 49-3, le temps limité des débats,
01:18 que ensuite les macronistes voyant revenir cette affaire avec cette loi d'abrogation
01:22 se sont dit "est-ce qu'on fait de l'obstruction ? Comment on s'en sort ?"
01:25 Ils ont fait pression sur le président de la commission des finances.
01:27 Et puis pour finir, voilà, ce coup de force hier en commission,
01:30 et on le dénonce fortement parce qu'en fait c'est vraiment notre rôle de parlementaire,
01:35 de représentant du peuple qui a été remis en question hier.
01:37 - Alors le coup de force, pour que les auditeurs comprennent bien,
01:40 c'est que la majorité a réussi à bloquer 38 voix contre 34 me semble-t-il.
01:44 L'article 1, c'est ça qui portait sur l'âge de départ à la retraite.
01:48 - C'est ça, mais donc la conception des macronistes, c'est que 38 personnes dans ce pays,
01:52 contre 70% des gens qui voudraient que cette réforme des retraites n'entre pas en vigueur.
01:58 - C'était les gens qui étaient en commission.
01:59 - Oui d'accord, mais alors pourquoi ne pas donner déjà en hémicycle
02:02 la possibilité d'examiner cette question ? Parce que c'est à ça que ça visait.
02:06 C'est que le 8 juin prochain, nous nous disons très fortement à Madame Brown-Pivet,
02:11 cette loi doit être examinée, nos amendements de réintroduction de la mesure
02:14 qui permet d'abaisser l'âge de départ à la retraite,
02:17 ça doit pouvoir être discuté, examiné et voté.
02:19 Et je vais vous dire pour finir, ils ne veulent pas que ce soit examiné et voté
02:23 parce qu'ils vont perdre.
02:24 Donc il y a une importance fondamentale à aller dans la rue mardi le 6 juin
02:28 et ensuite à pouvoir laisser les représentants du peuple s'exprimer le 8 juin.
02:32 - Bon, mais où vont aller vos milliers d'amendements ?
02:35 A la poubelle alors ? Ils ne vont pas être retenus ?
02:37 - Hier, ils ont été mis à la poubelle, comme ça, d'entrée de plume.
02:40 Et je veux dire que ça dénote aussi une conception de l'importance du rôle du Parlement
02:45 dans la Ve République qui est typiquement macroniste
02:48 et qui est un danger très grave pour notre démocratie.
02:51 - Oui, mais Clémence Guettet, hier, Eric Woerth a ce même micro affirmé
02:55 que certains opposants, vous, à travers les recours, les amendements, etc.,
02:59 vous menaciez la démocratie. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
03:03 - Quand des parlementaires jouent leur rôle pour des macronistes,
03:06 ça menace la démocratie.
03:07 Quand les débats durent trop longtemps, ça menace la démocratie.
03:10 Ils sont dans une rhétorique qui est fictive
03:13 et ils sont dans une dérive, je le dis vraiment, qui est très grave.
03:17 Ne pas voir que des millions de personnes sont allées dans la rue,
03:20 ne pas recevoir les syndicats,
03:22 critiquer la femme qui reçoit la palme d'or parce qu'elle critique cette réforme des retraites,
03:27 empêcher le Parlement de voter, empêcher les oppositions de déposer des amendements,
03:31 c'est une dérive vraiment très grave.
03:33 Il faut qu'on en prenne la mesure collectivement
03:36 et il faut que les macronistes acceptent que maintenant, ils sont minoritaires,
03:40 ils perdent des votes et que le pays ne veut pas de cette réforme des retraites.
03:42 - Mais vous avez perdu la bataille et probablement la guerre,
03:45 puisque si ça ne sera pas véritablement examiné le 8 juin prochain...
03:50 - Ah ben ça, ça reste à voir, évidemment.
03:52 On a quelques jours pour mettre une certaine pression.
03:56 - Comment alors ?
03:57 - Déjà, on a la pression populaire,
03:59 alors ils peuvent verrouiller le Parlement autant qu'ils veulent,
04:01 tordre le règlement de l'Assemblée nationale,
04:03 nous empêcher de déposer des amendements,
04:05 mais si les gens sortent dans la rue massivement,
04:07 s'il y a des grèves, s'il y a des manifestations nombreuses,
04:10 ils vont être obligés d'écouter.
04:12 Donc ça, c'est la première étape.
04:14 - Il n'y a plus beaucoup de grèves, ce n'est pas suivi.
04:16 - Moi, je pense qu'il faut remettre la pression.
04:18 Personne ne veut tourner la page.
04:20 C'est 70% des gens qui voulaient qu'il y ait un vote sur cette histoire le 8 juin en hémicycle.
04:24 Donc il faut respecter la souveraineté populaire
04:26 et celle des représentants du peuple que nous sommes,
04:29 et donc nous permettre de voter.
04:30 Et ensuite, il y aura des astuces parlementaires,
04:33 on va déposer des amendements pour réintroduire cette mesure qui, pour nous, est centrale,
04:37 y compris jusqu'à Charles de Courson,
04:40 je veux dire qu'il est quand même quelqu'un de modéré,
04:42 qui a une grande expérience parlementaire.
04:44 - Qui est un peu à l'opposé de vous, et vous vous retrouvez tout de même.
04:46 - Eh bien sur ce sujet, on fait partie des gens
04:48 qui pensent qu'on a été élu pour certaines raisons,
04:50 et notamment sur cette question des retraites, qui est centrale.
04:54 Il a une grande expérience parlementaire,
04:56 et même lui se dit choqué de la façon dont ça se déroule.
05:00 Et vraiment, il faut que ça sorte de cette enceinte,
05:02 que les gens en prennent conscience, et qu'on se mobilise.
05:05 - Mais est-ce que c'est vraiment constitutionnel ?
05:07 Parce que c'est ce qui est aussi affirmé par la majorité,
05:10 que ce n'est pas constitutionnel, ce que vous vouliez faire.
05:13 Oui, en tout cas, le groupe Lyot voulait faire aussi.
05:16 - C'est faux, il y a des constitutionnalistes qui montrent
05:18 que le fait de déclarer recevable des propositions parlementaires
05:22 qui créent des charges par milliard pour le budget,
05:27 c'est tout à fait dans la pratique parlementaire.
05:29 Sinon, si vous voulez, si on éteint, on ne peut plus rien proposer.
05:32 Tout coûte de l'argent, mais le fait est que nous,
05:35 on ne veut pas la louer pour les mêmes choses.
05:37 Par ailleurs, nous avons des solutions de financement.
05:39 Pourquoi on a débattu pendant huit jours en hémicycle
05:42 sur les solutions de financement sur la retraite ?
05:44 Parce qu'une autre réforme serait possible,
05:46 parce qu'on pourrait taxer les plus riches,
05:48 parce qu'on pourrait faire l'égalité entre les femmes et les hommes,
05:50 parce qu'on pourrait avoir une hausse des cotisations de ce point de vue-là.
05:53 Donc, il y a d'autres choses à faire.
05:55 Et s'il vous voulait, il nous enferme dans quelque chose
05:57 qui dirait "c'est nécessaire, c'est indispensable",
05:59 et de cette façon-là.
06:00 Ce que nous contestons, c'est que de cette façon-là,
06:02 il y a mille autres solutions possibles.
06:04 - Oui. Bon, alors, vous dites qu'il faut faire pression
06:08 sur le gouvernement d'ici le 8 juin.
06:10 Grève, manifestation.
06:12 Manifestation le 6 juin.
06:14 Qu'est-ce que vous allez faire précisément, là, le 6 juin ?
06:16 - Eh bien, on va sortir à l'appel de l'intersyndical,
06:19 qui, je le rappelle, est uni dans ce pays,
06:21 qui répond à l'aspiration de 93% des actifs,
06:25 des gens qui travaillent dans ce pays,
06:26 qui sont opposés à la réforme.
06:28 Et ensuite, on devra trouver aussi d'autres points d'appui.
06:31 Mais je rappelle qu'entre-temps, il n'y a rien qui s'est arrêté.
06:33 Les ministres, les députés macronistes,
06:36 ils sont arrêtés par des casserolades
06:38 à chaque fois qu'ils se déplacent dans ce pays.
06:40 - On les entend un petit peu moins, les casserolades, mais bon.
06:42 - Les gens ne tournent pas la page.
06:43 Ils ne passent pas à autre chose.
06:44 Ce n'est pas parce que M. Macron nous invente
06:47 un nouveau sujet par jour, pour essayer de passer à autre chose,
06:50 que le pays est à l'unisson de ça.
06:52 C'est faux, et c'est très grave.
06:54 Et par ailleurs, ce que ça va amener,
06:56 c'est plus de défiance politique.
06:58 C'est de la méfiance vis-à-vis de ce qui se passe au Parlement.
07:02 Et nous, nous disons, réfléchissons vraiment.
07:04 On les met en garde, parce qu'on défend, nous,
07:07 le fait de passer à une 6ème République,
07:08 de faire une constituante, de redonner le pouvoir aux gens.
07:11 Il faut vraiment changer les règles du jeu,
07:13 parce que là, il n'y a plus rien qui va.
07:14 - Oui, bon, et alors quand il y a des annonces,
07:16 comme aujourd'hui, d'Elisabeth Borne,
07:18 pour des places de crèche, etc.
07:20 Ça, vous estimez que c'est une tentative de diversion ?
07:24 - Non, c'est simplement qu'il y a des urgences,
07:26 et qu'il faut aussi les régler.
07:27 - Alors évidemment, il faut continuer d'avancer.
07:30 Sauf que qu'est-ce qu'ils ont fait ?
07:32 Là, vous me parlez des places de crèche.
07:33 Je vais vous dire ce qu'ils ont fait à 3h du matin,
07:35 cette nuit, à l'Assemblée Nationale.
07:36 Peut-être que les gens ne le savent pas, ce matin.
07:38 Ils ont voté une hausse des loyers dans ce pays.
07:41 Une nouvelle hausse, notamment pour les HLM.
07:43 Donc pour les gens qui, déjà, galèrent,
07:45 avec une inflation qui, au mois de juin,
07:47 est prévue à 15,4%, je vous le rappelle,
07:49 voilà ce qu'ils continuent de faire.
07:51 - Alors l'inflation qui a ralenti.
07:53 - D'accord, mais elle est énorme.
07:54 Les gens sont étranglés, ils vont à l'aide alimentaire,
07:56 ils sautent des repas tous les jours.
07:58 Donc c'est un véritable scandale.
08:00 Voilà ce qu'ils continuent à faire,
08:01 c'est de dérouler un agenda néolibéral
08:03 qui brise des vies, et qui va vraiment avoir
08:05 des conséquences très graves.
08:07 Ils continuent sur le RSA, sur l'assurance chômage,
08:09 sur toutes les lois qui sont de casse sociale, véritablement.
08:12 Voilà ce qu'ils sont en train de faire.
08:13 - C'est à casse sociale, ou alors c'est la volonté
08:15 de préserver quand même notre système,
08:17 qui est un peu en danger, parce qu'on a énormément de dettes.
08:19 - Je vous l'ai dit, il y a d'autres solutions.
08:21 Il y a vraiment d'autres solutions.
08:23 Pourquoi ne pas rétablir l'ISF ?
08:25 Il y a deux semaines, il y a eu un débat là-dessus,
08:27 un ISF vert.
08:29 C'était présenté par M. Pisani-Ferry,
08:31 qui est l'homme qui a fait le programme économique de Macron.
08:33 Ils ont un dogme, c'est de ne pas s'en prendre aux riches
08:36 et de faire peser tout l'effort sur les classes populaires.
08:38 - Oui, parce que parfois ce sont aussi certains riches
08:40 qui créent des emplois, alors sinon ils devraient aller
08:42 les créer ailleurs.
08:43 - C'est pas les riches qui créent les emplois.
08:45 C'est les travailleurs.
08:46 C'est les travailleurs dans l'entreprise.
08:47 C'est eux qui mettent leur force de travail.
08:49 - Non mais ceux qui investissent...
08:50 - Ça c'est le capitalisme.
08:51 - Non mais ceux qui investissent...
08:53 On va pas faire un débat évidemment sur...
08:55 - Mais ce serait intéressant.
08:56 Il y a d'autres formes.
08:57 Il y a les coopératives.
08:58 Et ce sont les travailleurs qui font la richesse de ce pays.
09:00 - Oui.
09:01 Emmanuel Macron a recadré visiblement sa première ministre.
09:04 Est-ce que vous estimez qu'il lui fait toujours confiance,
09:07 à Elisabeth Borne ?
09:09 - Je pense qu'il y a une difficulté,
09:10 mais de toute façon M. Macron ne supporte personne d'autre
09:12 que lui-même.
09:13 Il pense qu'il a toutes les bonnes idées
09:15 et que tous les autres sont une bande d'incapables.
09:17 Je ne suis pas forcément loin de le rejoindre sur certains points,
09:20 mais de cette analyse...
09:21 - Y compris sa première ministre.
09:22 - Y compris sa première ministre.
09:23 - Alors dis donc, comment vous y allez ?
09:25 - Y compris, là en l'occurrence,
09:26 c'était un recadrage sur la question du Rassemblement National.
09:29 Je le dis très fortement,
09:30 nous devons toujours rappeler l'histoire du Rassemblement National,
09:34 qui oui, a un lien avec la collaboration
09:36 avec le régime de Vichy dans ce pays.
09:38 Et il ne faut pas s'en tenir...
09:40 - Oui, mais tous les partis ont eu des liens
09:41 avec des choses passées plus ou moins terribles.
09:44 Y compris la France Insoumise
09:46 et certains qui sont chez vous avec le régime communiste
09:49 et ce qui s'est passé avec le régime soviétique.
09:51 - Non, mais non, nous ne sommes pas communistes, nous sommes insoumis.
09:53 Non, ça n'est pas mon histoire politique.
09:55 - Vous le savez, dans les rangs des insoumis,
09:58 ils viennent du Parti Communiste,
09:59 où on avait en tout cas les mêmes idées.
10:01 - Ils en sont partis au moment où il a fallu dénoncer.
10:04 Et il faut rappeler l'histoire du Rassemblement National,
10:06 ne pas se cacher derrière son petit doigt,
10:09 ne pas avoir peur de ce que l'histoire politique
10:11 crée dans notre pays.
10:13 Il ne faut pas s'en tenir à ça,
10:14 parce qu'en plus, sur le fond, ils sont dangereux.
10:16 Ils proposent des choses qui sont dangereuses
10:18 en matière de régression sociale.
10:20 Ils n'ont rien à dire sur l'écologie.
10:22 - Sur les retraites, ils sont comme vous ?
10:24 - Sur les retraites, ils proposent d'autres solutions que les nôtres.
10:26 Ça ne vous aura pas échappé.
10:28 - Ils proposent même 60 ans et ensuite 62 ans.
10:30 - On ne comprend plus rien à ce qu'ils proposent.
10:32 - Bon, un regard plus général sur Emmanuel Macron.
10:35 Il est un an, parce que ça fait plus d'un an
10:38 qu'il a été réélu et qu'il a mis en place Elisabeth Borne.
10:42 Est-ce que vous estimez qu'il a divisé davantage le pays ?
10:45 Ou c'est vous aussi qui avez profité peut-être de quelques failles
10:48 pour cliver un peu le pays ?
10:51 - Non, je pense qu'il s'est énormément isolé.
10:54 On a l'impression qu'il veut mener des réformes jusqu'au bout,
10:58 détruire le plus possible le cadre de protection sociale.
11:01 Tout ce qui, dans notre pays, tient les gens unis.
11:05 Et il s'est donné pour mission de le faire pendant 5 ans.
11:08 Et donc, nous, notre mission en tant qu'opposition,
11:10 c'est de dénoncer très fortement.
11:12 Ça fait 6 mois qu'on est sur cette question de la réforme des retraites.
11:15 Il n'y avait pas d'obligation de faire ça maintenant.
11:17 Ce n'est pas une nécessité.
11:19 - Et vous, La France Insoumise, comment s'arrangent les choses ?
11:23 Où est-ce qu'elles s'arrangent justement ?
11:24 Parce qu'il y a toujours des dissensions internes.
11:26 J'ai vu Clémentine Autain, Alexis Corbière,
11:28 qui ont refusé de siéger au bureau de groupe de l'Assemblée nationale hier.
11:32 Que se passe-t-il ?
11:33 Ces derniers mois, on en a beaucoup parlé.
11:35 On disait "oui, c'est tout fait par la réforme des retraites,
11:37 et puis ça reviendra après".
11:38 - Du point de vue de notre groupe parlementaire,
11:40 on est en ordre de marche.
11:41 Il fallait renouveler le bureau.
11:42 Nous l'avons fait.
11:43 Nous avons une équipe avec notamment beaucoup de nouveaux députés
11:46 qui avaient envie de prendre des tâches et des fonctions,
11:49 qui ont pu le faire.
11:50 Et donc là, nous préparons la suite.
11:52 Du point de vue du mouvement,
11:53 on a une assemblée représentative du mouvement
11:55 dans une semaine et demie,
11:57 qui permettra de discuter de ce qu'on avait proposé de faire au mois de décembre.
12:01 Il y a plein de choses qui sont mises en place.
12:02 On va acheter des locaux.
12:04 On a mis en place des réunions départementales
12:07 pour s'organiser, se structurer sur le terrain.
12:09 On continue de travailler sur le fond avec l'Institut Labo ici.
12:12 On fait des formations dans tout le pays
12:14 pour armer idéologiquement nos militants,
12:16 pour les faire être plus solides,
12:19 pour aller au contact des gens et continuer de convaincre.
12:21 Donc on fait beaucoup de choses.
12:22 - Et l'avenir de LFI, ça passe par qui ?
12:25 Par Jean-Christophe Ruffin ?
12:27 - L'avenir de la France insoumise, à mon avis, il est collectif.
12:31 Vraiment, il est collectif.
12:33 Je vous rappelle qu'il y a encore un an...
12:35 - François Ruffin, j'ai dit Jean-Christophe Ruffin.
12:37 - C'est pas grave, c'est un auteur.
12:39 Vous avez compris.
12:41 En l'occurrence, il est collectif.
12:42 Il y a un an de ça, on a fait 22%.
12:44 On a créé la NUPES
12:46 autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre.
12:49 On a fait 26% et on était en tête.
12:51 Et moi, je ne veux pas qu'on oublie ça
12:53 et qu'on passe à autre chose trop vite.
12:55 Il faut que l'avenir soit collectif
12:57 et qu'on continue de travailler pour être prêt.
12:59 Parce qu'il faut être à la hauteur, vraiment.
13:01 - Merci Clément Sequetté, député LFI du Val-de-Marne
13:04 d'avoir été avec nous ce matin sur ce radio.
13:06 Et François Ruffin, vous aviez rectifié, évidemment, de vous-même.
13:09 Il est 8h32.
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